Abraham
| Abraham | |
|---|---|
| Le sacrifice d'Isaac - Philippe de Champaigne | |
| Biographie | |
| Titre | Patriarche |
| Ascendants | Thrah (père) |
| Conjoint | Sarah Agar Ketourah |
| Descendants | Ismaël Isaac Zimran Yokshan Medan Madian Ishbak Shouah |
| Renouvelé en | Isaac |
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde[1]. D'origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant Allan Arsmann son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l'amènera à réformer son culte. Il se renouvellera ensuite, selon les conclusions d'Arsmann, en Isaac.
Biographie
Origines en Chaldée
Abraham est né à Ur en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d'un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme Sara[2], appelée "princesse"[3], et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine[4]. Il est également considéré comme un descendant de Noé et Hénoch[5], des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes[6].
Son père, Terakh, exerçait un sacerdoce à Ur, servant des idoles de différents cultes, non familiaux[7]. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l'époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l'égyptien, et le sumérien, qu'il étudia et traduisit[8]. Les "livres de ses pères" qu'il emporta d'Ur et traduisit à Haran étaient très probablement écrits en sumérien[9], la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l'Eden et du Déluge.
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d'exorciste, comme sa capacité à "chasser les corbeaux", une activité symbolique associée à la "vocation d'Abraham"[10]. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam[11]. Il était également associé à Ea, le dieu sumérien civilisateur, et s'employait à propager des techniques agricoles, telles que l'invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou āšipu. Selon Arsmann, Abraham vénérait Éa comme son dieu patron[12], une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l'eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa[13].
Le Séjour en Égypte et l'Influence Osirienne
Abraham quitta Ur et se rendit en Égypte, non seulement à cause d'une famine[14], mais aussi par désir de profiter de l'abondance du pays[15] et, surtout, pour s'entretenir de religion avec les prêtres égyptiens[16]. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans[17], fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances[18]. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d'un "roitelet" ou plus, interagissant avec d'autres rois sur un pied d'égalité. Des historiens antiques affirment qu'Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.
L'influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d'Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d'alliance peu après le retour d'Abraham d'Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de "sagesse et vérité" entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l'un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d'Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d'Osiris et Isis : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant "miraculé" alors qu'Abraham est décrit comme "déjà mort" (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu'il soit tué. Un rêve qu'il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.
Le Sacrifice d'Isaac et la Renaissance d'Abraham
Le moment le plus important de la vie d'Abraham est le sacrifice d'Isaac. Yahvé ordonna à Abraham d'offrir Isaac, son fils unique, en holocauste. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l'autel, se préparant à l'immoler. Abraham a bien exécuté l'ordre divin : "Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m'as pas refusé ton fils unique". Le verbe "épargner" est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l'Église, soulignant qu'Abraham n'a pas épargné son fils.
Isaac est décrit comme un "enfant" ou "garçonnet", ayant à peine huit ans selon la conversion des "années nilotiques" (saisons égyptiennes). Le fait qu'Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de "vicieux" et "immonde". Le récit du bélier substitué et de l'ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à "gommer" la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l'acte et rempli d'amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette "théophanie"[19], dans le but de mettre l'accent sur l'acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.
Le sacrifice d'Isaac est interprété par Allan Arsmann comme un "renouvellement cannibalique", où l'identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l'auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d'Isaac. La vie d'Abraham "s'arrête" selon lui à ce moment-là ; il devient une "ombre". Le personnage d'Isaac tel qu'il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, "renouvelé" sous le nom de son fils. L'Isaac de ces textes est jugé "effacé" par Allan Arsmann, comme "l'image grise de son père", et reproduit selon lui exactement les actions d'Abraham. Le fait qu'il n'y ait pas d'Isaachites, contrairement aux descendants d'Abraham (Hébreux) ou de Jacob (Israélites), appuie selon lui l'idée qu'Isaac n'a pas eu de descendance propre. De plus, Sarah, la mère d'Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d'Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des "deux boucs" (représentant Ismaël exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du "Grand Pardon"[20] en son honneur. Le surnom "Terreur d'Isaac" donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.
Héritage et Influence
Pour Allan Arsmann, Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d'influencer le récit biblique. Il est le père de Jacob (qui, selon l'auteur, est aussi son fils par renouvellement)[21] et l'ancêtre d'un groupe de soixante-dix "anciens" qui seraient les descendants génétiques d'Abraham et joueront un rôle crucial lors de l'Exode[22]. Ces "anciens" sont définis comme la "maison de Jacob", et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination hyksôs en Égypte.
L'histoire d'Abraham et des patriarches est ainsi, selon l'hypothèse posée par Allan Arsmann dans ses livres et vidéos, ponctuée de "renouvellements" où les pères consomment leurs fils et en adoptent l'identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu'Abraham, bien que célèbre sous le nom d'Isaac, n'a pas connu sous son nom un renouveau "dynamique" comme l'a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d'Isaac.
La vie d'Abraham serait donc, selon Allan Arsmann, un témoignage des pratiques anthropophages de l'Antiquité, une "horreur" qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La "Justice divine" de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés[23], serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté par l'auteur comme celui qui s'est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les "œuvres du Diable", prônant une acceptation symbolique plutôt qu'une réalisation physique des offrandes. L'acte de "renouvellement" d'Abraham, par le sacrifice d'Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.
Bien que la Bible ne fasse pas de mention explicite de la mort d'Abraham après le sacrifice d'Isaac, l'auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu'il avait 175 "années" (nilotiques, soit 58 années solaires)[24]. Le terme "ancêtre" prendrait donc selon lui un sens psychique et symbolique plutôt que génétique, spécifique à ceux qui ont "mangé" ces figures du passé et de ce fait absorbé leur histoire. La vie d'Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait dans cette optique une chronique de ses transformations, de ses influences culturelles et de l'évolution de ses conceptions religieuses, à rebours des interprétations dogmatiques traditionnelles.
Démonstration textuelle
Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible
Allan Arsmann considère que la Bible a longtemps été l'objet d'un scepticisme "étrangement" et "systématiquement" plus élevé que pour la plupart des autres textes anciens[25]. Cependant, l'archéologie a depuis apporté des "milliers de preuves de la validité historique" du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d'Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont depuis toutes été exhumées et confirmées, souvent à l'emplacement décrit par la Bible[26]. Le peuple d'Israël lui-même, dont l'existence fut niée par la science, est aujourd'hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah[27]. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible est au contraire "l'un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre". Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.
Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse
L'auteur fait partir sa démonstration du récit de l'arche de Noé, l'un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, qui présente un parallèle irréfutable avec l'Epopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms diffèrent et certaines modifications théologiques (comme le passage du polythéisme au monothéisme) soient une réalité, la "moelle" du récit est restée la même. Cette persistance de la colonne vertébrale du texte à travers les âges et les manipulations atteste selon Arsmann de l'ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris de ceux d'Abraham. La Genèse biblique est d'après lui d'origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou au moins "de mouvance", ce qui est étayé selon l'auteur par la provenance d'Abraham d'Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk)[28].
Le séjour d'Abraham en Égypte et l'intégration de rites osiriens
La Bible décrit un bref séjour d'Abraham en Égypte en raison d'une famine[29]. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d'une durée d'environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés)[30], fut un "choc culturel gigantesque"[31].
◦ La circoncision : L'auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d'Abraham d'Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans[32]. L'idée qu'Abraham ait "par hasard" réinventé le même rite est jugé par Arsmann statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l'avoue jamais explicitement suggèrerait selon lui une refonte volontaire du texte[33].
◦ Témoignages directs de contact religieux : Des textes apocryphes, comme "L'apocryphe de la Genèse", décrivent qu'Abraham reçut "sagesse et vérité" de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d'Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s'appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu'à nous, confirme que le pharaon "mit en relation" Abraham avec les "plus grands savants des Égyptiens". Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu'avec d'autres initiés circoncis renforce l'idée de l'initiation d'Abraham à la religion égyptienne.
Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu)
Allan Arsmann soutient qu'Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.
◦ Maîtrise de l'écriture et polyglottisme : Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu'il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l'époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l'écriture était une prérogative corporative.
◦ Famille sacerdotale : Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.
◦ Exorcisme et guérison du pharaon : Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des "mauvais esprits" envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d'exorciste, qui n'était pas attribuée à d'autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s'adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.
◦ Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes : L'auteur établit l'identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l'hypothèse qu'Abraham était un Ašipu.
◦ Autres indices convergents : Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d'écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L'accumulation de ces "centaines d'indices" rend l'hypothèse de l'Ašipu "la plus probable".
Abraham en tant que roi et le "roi-berger"
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le "berger"), suggérant qu'Abraham était un roi, ou au moins un "roitelet". Il dialogue exclusivement avec d'autres rois qui le nomment "Seigneur". Josèphe affirme qu'Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du "berger", associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d'où provient le texte biblique. Cette royauté est également "prouvée archéologiquement" pour d'autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l'Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d'Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de "naissance de la civilisation" liée à une autorité royale.
Le renouvellement cannibale et la modification des textes
L'auteur développe l'idée que l'anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant "sacrifié son fils premier-né" (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, "Terreur d'Isaac", est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d'Isaac. Abraham, après avoir commis l'acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l'agneau substitutif), cherchant à mettre l'accent sur l'acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un "sublime évolution" et une "vérité perdue". Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont "renouvelés" en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d'identité dans le texte.
Notes et références
- ↑ Cf. article Wikipedia "Abraham", https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.
- ↑ Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme. » Cela signifie qu'Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu'ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. Bereshit Rabbah 40:4) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les Antiquités judaïques (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran. ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.
- ↑ En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : "Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle. » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », sans possessif. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus la princesse d’Abraham, mais une princesse pour des peuples.
- ↑ Cf. Genèse 11:29 : « Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca. » En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (m-l-k), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (melek) signifie roi, et מַלְכָּה (malkah) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».
- ↑ La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la justice d’Abraham découle de celle d’Hénoch et de Noé : « Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch. » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses Antiquités judaïques (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : « Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé). »
- ↑ Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube L'identité d'Adam élucidée par un Asperger (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans L'identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&t=81s), l'auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l'origine de Yahvé, selon l'hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo Éléments de convergence entre l'Histoire et le texte biblique de la Genèse - L'enquête d'un asperger (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&t=5s), Arsmann précise que l'histoire de la construction de l'arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l'Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.
- ↑ Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, Mésopotamie : la religion, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch & Daniel Schwemer, Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals, 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations, 2016, p. 19–24).
- ↑ Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée. Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C'est dans le Livre des Jubilés, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu'il est écrit qu'« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu' « Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs. » dans ses Antiquités judaïques écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu' « Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes. [...] Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens. » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le Midrash Bereshit Rabbah (ch. 38–39), et certains passages du Talmud Bavli (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « les livres des générations antérieures », ce qui signifie qu'il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.
- ↑ Voir article Wikipedia "Sumérien", https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l'Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie..
- ↑ Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment l’Apocalypse d’Abraham), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres [des animaux du sacrifice], et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : "Abraham, Abraham !" Et je répondis : "Voici, me voici." » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa. » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse. » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (āšipu) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, "The Witchcraft Series Maqlû", 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du Sefer ha-Zohar) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (Zohar I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts. [...] Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.
- ↑ L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu'Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le Livre des Jubilés (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le Sefer HaBahir (XIe–XIIe siècle) et certains passages du Zohar évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in Religion in Ancient Mesopotamia, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d'un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d'un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d'un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d'un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), Apocalypse d’Abraham, in Old Testament Pseudepigrapha, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. ṭupšarru, scribes, ou kalû, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d'Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d'āšipus (cf. A. R. George, House most high: the temples of ancient Mesopotamia, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch & Daniel Schwemer, Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, The Heavenly Writing, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)
- ↑ Voir le tome 1 de la série La Bible lue par un Asperger, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l'auteur : L'origine sacerdotale d'Abraham - élucidée par un asperger (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in Religion in Ancient Mesopotamia (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in The Treasures of Darkness (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l'Apocalypse d’Abraham (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le Livre des Jubilés (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.
- ↑ Voir l'article Wikipedia intitulé "Ea (dieu)", https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).
- ↑ Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (« L'Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. », Genèse 12:1). Ce n’est qu'après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l'Égypte (« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. », Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les Antiquités judaïques, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu. »
- ↑ Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. », Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère (Philon, De migratione Abrahami, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.
- ↑ Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les Antiquités judaïques (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c'est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs. » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l'idée qu'Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C'est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le Fihrist » sur le site Journals OpenEdition – Civilisations, qui affirme que « La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc… » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue Civilisations, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d'avis qu'Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu'il a pratiqué ses rites d'exorciste dans ce pays, tout en s'enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s'y rendrait pas pour s'initier à la médecine occidentale, mais il s'y entretiendrait avec des médecins locaux et pratiquerait ses propres techniques (comme l'acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales. Cf. vidéos YouTube L'origine sacerdotale d'Abraham - élucidée par un asperger (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&t=6s).
- ↑ L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le Livre des Jubilés précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l'Anglais à partir de Charles, The Book of Jubilees, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme. » (Sefer ha-Yashar, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (Antiquités judaïques I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le Sefer ha-Yashar) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.
- ↑ Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (Antiquités judaïques I, 8, §166–168). Le Livre des Jubilés (13:9–10) mentionne qu'Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine. », De migratione Abrahami, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les Corpus Hermeticum, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le Kitāb al-Fihrist (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu'aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.
- ↑ Cf. l'article de Wikipedia "Théophanie", https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne..
- ↑ Cf. article Wikipedia "Yom Kippour", https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.
- ↑ Cf. vidéo de l'auteur "L'identité entre ABRAHAM & ISAAC - élucidée par un Asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).
- ↑ Cf. vidéo de l'auteur "L'ORIGINE des HÉBREUX (avant MÉRENPTAH) - élucidée par un ASPERGER" (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&t=33s).
- ↑ Cf. article "Prémices" de ce Wiki.
- ↑ Genèse 25:7 : « Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans. » (trad. Louis Segond).
- ↑ Cf. vidéo précitée, "L'identité entre ABRAHAM & ISAAC - élucidée par un Asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).
- ↑ Pour Jericho, localisé dans l'actuel Cisjordanie, voir Kathleen M. Kenyon, Excavations at Jericho (Volumes I–V, 1960–1983), qui a établi la stratigraphie de Jéricho, confirmant l’occupation très ancienne de la ville (depuis l'Âge du Bronze), et Ernst Sellin & Carl Watzinger, Jericho: Die Ergebnisse der Ausgrabungen (1913), première fouille scientifique systématique. Concernant Aï (Et-Tell ou Khirbet el-Maqatir selon les écoles), également en Cisjordanie, les sources majeures sont les travaux de Joseph Callaway, Ai: The Excavations of 1964–1970 (1972), et de Bryant G. Wood, “The Search for Joshua’s Ai”, Biblical Archaeology Review (1999) qui propose Khirbet el-Maqatir comme la Aï biblique. Assur (Capitale de l’empire assyrien) a été localisée au Nord de l’Irak et remonterait au 3e millénaire av. J.-C. selon Walter Andrae (Découvreur principal d’Assur), Der Anu-Adad-Tempel in Assur (1909) et rapports de fouilles associés, et The Epigraphic Survey, Assyrian Royal Inscriptions (Université de Chicago) qui a révélé des inscriptions royales confirmant l’importance d’Assur. Assur est unanimement reconnue comme ville historique bien attestée, mentionnée dans la Bible et dans d’innombrables sources mésopotamiennes. Ur en Chaldée, Patrie d’Abraham, serait Tell el-Muqayyar dans le Sud de l’Irak actuelle. Sir Leonard Woolley, dans Ur of the Chaldees (1938) ; Excavations at Ur (1934–1950), détaille la mise au jour de la ziggourat, du cimetière royal, de quartiers résidentiels. Les rapports de fouilles des British Museum & University of Pennsylvania Joint Expedition to Ur de 1922 à 1934 mènent à un consensus archéologique : Ur fut une ville sumérienne puis babylonienne authentique, parfaitement identifiée, avec une chronologie correspondant à l’époque d’Abraham (Ur III). quant à la plaine de Sumer (Sumer / Shinar), dans le Sud mésopotamien (Irak), elle a été largement documentée par Samuel Noah Kramer, History Begins at Sumer (1956), Georges Roux, Ancient Iraq (1964, réédit.), et les publications de l’Institut archéologique allemand sur Eridu, Ur, Uruk, Lagash, etc. Sumer est la région la mieux documentée du Proche-Orient antique, avec des milliers de tablettes et des dizaines de villes exhumées.
- ↑ La stèle de Mérenptah (ou stèle d’Israël) est l’un des documents archéologiques les plus importants pour l’historicité d’Israël. Elle contient la plus ancienne mention extra-biblique connue du peuple d’Israël. Découverte en 1896 par Flinders Petrie, archéologue britannique, dans le temple funéraire de Mérenptah, (Thèbes occidentale, Égypte), elle est aujourd’hui exposée au Musée du Caire. Datant de vers 1208 av. J.-C., règne du pharaon Mérenptah fils de Ramsès II, la stèle commémore les victoires militaires du pharaon en Canaan et en Libye. Le texte de la stèle comporte la fameuse ligne : « Israël est ravagé, sa semence n’existe plus ». Cette phrase est cruciale parce que c’est la première mention connue du nom “Israël” dans un document historique. Israël y est écrit avec le déterminatif égyptien d’un peuple (groupe ethnique), et non celui d’une ville ou d’un territoire, ce qui signifie que les Égyptiens considéraient Israël comme une population nommée, déjà reconnue en Canaan au XIIIe siècle av. J.-C.
- ↑ Cet argument est récurent chez Allan Arsmann, et traverse plusieurs de ses vidéos YouTube, dont "L'identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger", (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), "L'identité d'Adam élucidée par un asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), "L'Arche de Noé - élucidée par un asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&t=34s), "Éléments de convergence entre l'Histoire et le texte biblique de la Genèse - L'enquête d'un asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU), "La Genèse élucidée par un asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=Tagk6tZnu4g&t=19s) et "Potentiels enjeux scientifiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse" (https://www.youtube.com/watch?v=oY8YIj-gykI).
- ↑ Genèse 12:10 : « Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. » (trad. Louis Segond).
- ↑ Jubilés 13:12–13 : « Abram demeura en Égypte sept années, et il revint ensuite au pays de Canaan. » Les autres textes connus qui évoquent ce séjour d'Abraham en Egypte ne mentionnent pas sa durée : les Antiquités judaïques de Flavius Josèphe (Ant. I.8.1), l'Apocalypse d’Abraham (traite surtout des visions d’Abraham), le Testament d’Abraham (récit tardif, moral et visionnaire).
- ↑ La culture égyptienne, en particulier durant le Nouvel Empire, est dépeinte par l'auteur comme étant l'antithèse des pratiques archaïques mésopotamiennes. L'Égypte a fondé, selon ses conclusions, sa religiosité sur l'objection à l'anthropophagie, qui fut selon lui le cœur de ses premiers mouvements sociétaux. Le culte du dieu Osiris et les pratiques comme la momification visaient d'après lui à protéger le corps de toute forme de consommation, y compris la putréfaction. Les pratiques sacrificielles liées au culte de Yahvé/Baal étaient donc selon toute logique perçues par les Égyptiens comme abominables, voire maléfiques. Elles étaient contraires à leur religion et à leurs pratiques funéraires, car elles annihilaient toute possibilité de momification. Or le culte sumérien de Yahvé (Ea), bien que culte par excellence de la civilisation, exigeait pourtant le sacrifice du premier-né selon la loi incontournable des prémices. L'Égypte au contraire, avait fait le choix de construire sa civilisation sur le refus catégorique de l'anthropophagie et de l'infanticide. Le choc culturel résida donc dans le fait qu'Abraham, avec ses pratiques de hiérogamie et ses considérations rituelles, arrivât dans un pays dont les fondements civilisationnels étaient l'interdiction de ces mêmes pratiques, qui horrifiaient les Egyptiens. Le séjour d'Abraham en Égypte n'est donc pas seulement un événement anecdotique, mais une rencontre entre deux paradigmes civilisationnels opposés : celui qui intègre encore l'anthropophagie sacrificielle comme source de pouvoir (Mésopotamie) et celui qui l'interdit totalement comme acte fondateur de sa morale (Égypte). Cf. vidéos YouTube de l'auteur : "La PROSTITUTION SACRÉE de Sarah - élucidée par un ASPERGER" (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&t=13s), "L'origine sacerdotale d'ABRAHAM - élucidée par un ASPERGER" (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&t=968s), et "Éléments de CONVERGENCE entre l'HISTOIRE et le texte biblique de la GENÈSE - L'enquête d'un ASPERGER" (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&t=26s).
- ↑ De nombreuses sources égyptiennes viennent en effet corroborer cette affirmation : la tombe d’Ankh-Mahor (dite « tombe du médecin »), datant de la VIᵉ dynastie (vers 2345–2181 av. J.-C.) offre une fresque représentant clairement une opération de circoncision sur un jeune homme, avec un opérateur tenant un couteau. Elle est considérée par les égyptologues comme la plus ancienne représentation connue de la circoncision humaine. Cf. J. H. Breasted, Ancient Records of Egypt, vol. I (1906), Toby Wilkinson, The Rise and Fall of Ancient Egypt (2010), et The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, ed. Redford (2001), article "Circumcision". Quelques textes médicaux et sociaux laissent entendre que la circoncision était un rite de passage, ou une pratique d’élite chez les prêtres et aristocrates. Cf. le papyrus médical "Kahun Gynecological Papyrus", vers 1800 av. J.-C., qui ne décrit certes pas explicitement la circoncision, mais fait référence à la « purification » génitale, que certains égyptologues associent au contexte de la circoncision. Cf. R. David, Handbook to Life in Ancient Egypt (1998), chap. sur les rites corporels, et E. J. Michael Wakin, Male Circumcision in Ancient Egypt, Journal of Egyptian Archaeology. Enfin, les auteurs classiques décrivent la circoncision comme une pratique « traditionnelle » égyptienne antérieure aux Hébreux. Cf. Hérodote, Histoires, Livre II, 36–37, qui indique que les Égyptiens se circoncisent « pour la propreté », et que cette pratique est très ancienne. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, I, 28, qui mentionne les Égyptiens comme peuple circonciseur, ancienne coutume rituelle. Enfin Strabon, in Géographie, XVII,2, qui décrit la circoncision comme un usage égyptien immémorial.
- ↑ Cf. vidéo "Le souci linguistique de Moïse (le rôle d'Aaron) - élucidé par un asperger" (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&t=13s).
Bibliographie
- Allan Arsmann, La Bible lue par un Asperger, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.
Voir aussi
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube La Bible lue par un Asperger : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos
- Paradeigma, site de l'auteur : https://paradeigma.be/
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/
- Page Patreon de l'auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts