Holocauste
ATTENTION : texte généré par l'IA
Utiliser le tome 3 de La Bible lue par un Asperger pour construire cet article (ch. 10, pp. 123-130).
Allan Arsmann n'offre pas dans ses vidéos YouTube une définition unique et formelle du terme holocauste mais en décrit l'usage, la fonction et les implications, en le reliant intrinsèquement au contexte de l'anthropophagie et à la loi des prémices dans l'Antiquité.
Selon son analyse, un sacrifice réalisé par holocauste, notamment dans le contexte des textes bibliques et des cultes anciens, est défini par les aspects suivants :
1. La Consommation Systématique et Totale
L'aspect fondamental de l'holocauste (ou de tout sacrifice sanglant de la haute antiquité) est qu'il est systématiquement consommé par les adeptes ou par l'élite religieuse.
• Règle universelle : Dans la haute antiquité, tout sacrifice sanglant est systématiquement mangé (« point »).
• Absence de gaspillage : Les ancêtres ne laissaient pas la viande sacrée pourrir sur les autels, car ce serait « débile ». La haute antiquité manquait de luxe et de viande pour envisager un tel gaspillage absurde.
• Preuve textuelle : Cette consommation est même explicitement notifiée dans la Bible : « les sacrifices qu'il m'offre il les sacrifices pour en manger la chair » (Osée 8:13). Le Prophète Jérémie fait dire à Yahvé : « ajouter vos holocaustes à vos sacrifices et mangez-en la chair » (Jérémie 7:21).
2. Le Holocauste comme Technique de Préparation Anthropophage
Dans le contexte des sacrifices humains (comme les prémices d'enfants), l'holocauste désignait souvent la technique de combustion utilisée pour traiter les restes non charnus :
• Réduction des os en farine/cendre : Dans la vaste majorité des cas de pratiques anthropophages connues, l'ossature des individus sacrifiés était systématiquement réduite en poudre afin d'être pareillement consommée.
• Brûlage en holocauste : L'une des méthodes les plus courantes à cette époque était le brûlage en holocauste de ces restes osseux. Au matin, on récupérait le mélange de cendres et d'os brûlés (ou déposés spontanément au sol après le brasier).
• La Manne : Cette poudre ou farine d'os, conservée dans l'Arche d'alliance (selon certaines cultures anthropophages), était ensuite utilisée comme farine pour faire du pain. C'est cette « farine la cendre retombée des holocaustes de la veille » qui est la cause factuelle de la Manne tombant du ciel, les « pains et des pains comme s'il en pleuvait ».
3. Holocauste et Sacrifice des Premiers-Nés
Dans les textes bibliques, l'holocauste est souvent directement lié au sacrifice des premiers-nés humains, un acte central de la loi des prémices :
• Cas de Jiphté : Le roi Jiphté promet d'offrir la première personne qu'il croisera en holocauste à Yahvé, qui se révèle être sa fille unique, son premier-né. Elle est « offerte en holocauste ».
• Sacrifice d'Isaac : Abraham se rend sur le Mont Moria pour réaliser le sacrifice de son fils premier-né, Isaac, pour y installer le bois de l'holocauste. Ce passage est « partout titré le sacrifice d'Isaac dans tous nos plus anciens textes ». Arsmann soutient que ce sacrifice est allé jusqu'au bout, car dans ces temps anciens, tout sacrifice était consommé.
• Sacrifice de Fondation : L'holocauste était aussi utilisé pour les sacrifices de fondation, une forme de prémices, comme le cas de Hiel de Béthel qui rebâtit Jéricho et « en jeta les fondations au prix de son premier-né Abib, et posa les portes au prix de son plus jeune fils ».
4. Holocauste et Anthropophagie (Exocannibalisme)
L'holocauste est également mentionné dans des contextes d'anthropophagie guerrière (exocannibalisme) :
• Le Démembrement des Corps : Le sacrifice en holocauste impliquait souvent un processus de démembrement et de traitement des corps.
• Cas de Jézabel : Lors de l'assassinat de Jézabel par le roi Yahou, il ne reste de son corps que « le crâne, les pieds et la paume des mains ». Ces trois parties sont « justement les trois parties coupées lors des sacrifices en holocauste, les trois parties que l'on ne mangeait pas ». Cela suggère que le reste du corps a été consommé suite à l'acte sacrificiel, qui impliquait un holocauste.
5. La Signification de l'Or
Arsmann associe également symboliquement l'holocauste du premier-né à l'or dans certains rites. Dans le mythe d'Hermès, la grotte où le dieu est né contient un autel d'or près d'un berceau et d'un chaudron. Cet or « suggère ce sacrifice là : le sacrifice de l'enfant premier né ».