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Noé

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré par l'IA


Selon Allan Arsmann, l'analyse du personnage de Noé et de son alter ego sumérien est essentielle pour comprendre la véritable signification du récit biblique du Déluge, qui, selon lui, a été obscurcie par des interprétations modernes et des tabous collectifs.

Voici son analyse et son interprétation :

Origine sumérienne du récit du Déluge : Arsmann affirme que la filiation du texte biblique du Déluge avec le peuple sumérien est une "certitude archéologique". Cette certitude est étayée par l'analyse de la Tablette 11 de l'épopée de Gilgamesh, découverte en 1872 par Jan Smith dans la bibliothèque d'Assurbanipal à Ninive.

L'alter ego sumérien : Utnapishtim : Le personnage biblique de Noé a bien un pendant sumérien, appelé Utnapishtim. Dans les textes sumériens, Utnapishtim est décrit comme un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea, qui le prévient du déluge et le guide. Arsmann établit une identité entre le dieu sumérien Ea et le Yahvé biblique, ce qui renforce les parallèles entre les deux récits et personnages.

Le rôle sacerdotal et la filiation divine : Tout comme Utnapishtim est un prêtre du dieu Ea, Noé est également un prêtre de Yahvé dans la Bible. Arsmann souligne que les rapports entre ces personnages, qu'ils soient sous leurs noms modernes ou anciens, sont les mêmes. Les éléments archéologiques attestant de l'identité entre Noé et son alter ego sumérien servent également d'indice indirect à l'identité entre Ea et Yahvé.

L'Arche de Noé comme sanctuaire et lien avec la hiérogamie :

   ◦ Arsmann propose une réinterprétation fondamentale du terme "arche" (nef). En sumérien, le mot kur signifie "montagne" mais aussi le "monde d'en bas". Le terme français "nef" a une double valeur : celle d'un bateau et celle d'une église ou d'un sanctuaire. Pour Arsmann, le texte biblique de l'Arche de Noé parle en réalité de l'établissement d'un sanctuaire, une "nef" au sens lyrique du terme, destinée à faire "barrage symbolique à la bêtise des hommes".

   ◦ La construction de cette "arche" (nef/sanctuaire) est liée à un contexte de fête religieuse sumérienne appelée la fête du Ki-Tu, qui, à son tour, est une partie de la fête de la hiérogamie. La hiérogamie était un rituel sacré sumérien, dont l'acte central était l'incorporation cannibale. Ce rite ancien impliquait que le père mange le fils et le devienne. Arsmann suggère que cette connexion entre la construction de l'arche et le rituel de la hiérogamie, avec ses implications anthropophages, est cruciale pour comprendre le fondement du culte sumérien et, par extension, des religions qui en découlent.

En somme, Arsmann analyse Noé et son homologue sumérien non pas comme de simples figures mythologiques d'un déluge, mais comme des éléments clés pour dévoiler les pratiques et croyances archaïques, notamment l'anthropophagie et les rites de transformation psychique, qui, selon lui, sont dissimulées sous un voile de symbolisme dans les textes sacrés. Sa démarche vise à contextualiser ces récits dans la psychologie des sociétés anciennes pour en révéler le sens original.