Déluge
ATTENTION : texte rédigé à partir de l'IA
Allan Arsmann interprète l'épisode du déluge biblique en s'appuyant sur une pensée alternative d'Asperger, visant à dépasser les « considérations sociales et traditionnelles » et les « illusions collectives » pour retrouver le « réel sens » et l'« historicité » de ces anciens récits. Son approche déconstruit plusieurs interprétations communément admises pour proposer une vision plus ancrée dans les réalités archéologiques et culturelles de l'époque.
Voici les points clés de son interprétation :
• La "Tebah" n'est pas un bateau, mais une Ziggourat : Arsmann affirme que le mot hébreu « tébah », traduit par « arche » dans la Bible, ne signifie absolument nulle part un bateau. Il s'agit d'une interprétation traditionnelle qui n'est pas directement soutenue par le texte. Le matériau de fabrication, le « gopher », est un mot unique dans toute la littérature antique, dont la signification exacte est inconnue ; toutes les interprétations le présentant comme du bois sont des spéculations basées sur l'idée préconçue d'un bateau. Arsmann soutient que l'Arche de Noé avait bien une base rectangulaire, trois étages et une porte sur le côté, et il l'identifie comme étant une ziggourat. Il explique que ces bâtiments mésopotamiens étaient jadis conçus, entre autres, pour survivre aux grandes inondations, ce qui, selon lui, se confond parfaitement avec le motif biblique.
• Une inondation locale et de faible ampleur : Contrairement à l'idée populaire d'une inondation gigantesque, voire planétaire, Arsmann insiste sur le fait que la Bible ne parle que d'une inondation de 15 coudées, soit environ 7 mètres. Cette ampleur beaucoup plus modeste rend l'épisode « tout de suite beaucoup plus crédible, voire même en fait complètement banal ». Il rappelle que les régions mésopotamiennes ont connu de très nombreuses submersions de cette ampleur, comme l'ont démontré les découvertes archéologiques.
• La notion de « montagnes » (Kur) : La mention de l'eau recouvrant les montagnes est, selon Arsmann, scientifiquement absurde si l'on parle de montagnes géographiques. Il révèle que le texte biblique du déluge est originalement sumérien, fait avéré depuis la découverte de la tablette 11 de l'Épopée de Gilgamesh. En sumérien, le terme « Kur » (montagne) avait une seconde signification : le monde d'en bas, une sorte d'enfer souterrain, considéré par les Sumériens comme l'origine des inondations. La Bible mentionne d'ailleurs à deux reprises cette double origine des eaux d'inondation (du ciel et du sous-sol). Ainsi, la hauteur de 7 mètres est donnée par rapport au niveau du sol, et le recouvrement des « montagnes » fait référence à la submersion de ce monde souterrain. Ce savoir fut ensuite perdu.
• Survivants et finalité du déluge : Arsmann explique que, étant donné la hauteur modeste de l'inondation, seuls quelques prêtres qui se trouvaient dans ce temple très élevé (la ziggourat) ont pu survivre. Ces prêtres associèrent leur survie à leur dieu et à leur culte, ce qui leur permit de survivre et de se propager.
• Le rôle de Yahvé (Ea) : Le dieu Ea sumérien, auquel Yahvé est associé, est intrinsèquement lié à l'eau et aux jaillissements d'eau. Le texte sumérien du déluge retrouvé est d'ailleurs un texte où le dieu Ea prévient et guide Utnapishtim (l'équivalent sumérien de Noé). Arsmann suggère que la version biblique du déluge pourrait être la version des « Achipu » (prêtres de Ea), qui ont transformé un texte polythéiste en une narration monothéiste axée sur Yahvé.
En résumé, Allan Arsmann dépeint l'épisode du déluge comme un événement historique réel et "banal" pour l'époque, dénué de la magie souvent attribuée, et dont le sens profond a été déformé par des siècles d'interprétations erronées et de refoulements collectifs. La clé de sa compréhension réside dans le retour aux sources sumériennes et à la relecture des termes dans leur contexte culturel et linguistique originel.