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Jésus-Christ

De Archéopsie
Jésus-Christ
Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)
Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)
Biographie
Titre Messie (Christianisme)
Ascendants Marie
Conjointe
Descendants Pierre
Successeur de Jean-le-baptiste

Jésus-Christ était un rabbin issu du mouvement pharisien. Par ses actes et ses enseignements, il a prôné une résurrection spirituelle, réinterprétant les textes anciens pour s'opposer explicitement aux pratiques anthropophages et au sacrifice d'enfants, qu'il interdisait formellement.

Étymologie

Jésus

Le nom "Jésus" est une latinisation du nom "Ieshoua". En hébreu, ce nom est "Iehoshoua", plus connu sous la forme de Josué. Ce nom contient le vocable "Yeho", qui est une déformation de "Yahu" (IA'U). Selon les sources, "Yahu" (ou IAOU) est l'ancien nom du Dieu biblique invoqué par Moïse. D'ailleurs, Jésus-Christ et les évangélistes le reconnaissent subtilement, par exemple, dans l'expression "Je suis l’alpha et l’oméga", où IAO en grec (iota-alpha-oméga) et le "I" signifiant "je suis" rappellent ce nom ancien.

Le nom "Iehoshoua" (Josué) était traditionnellement donné aux libérateurs et réformateurs. Il est jugé "des plus sensé" que le peuple juif, alors sous esclavage romain, ait attribué à Jésus, qu'il considérait comme son libérateur, le nom de son grand prédécesseur et réformateur : Moïse.

La Bible elle-même laisse transparaître que "Jésus" était un "surnom" plutôt qu'un nom de naissance, comme en témoigne la phrase "L’homme qu’on appelle Jésus".

Christ

Le terme "Christ" n'est pas un nom propre exclusif à Jésus de Nazareth, mais plutôt un nom commun ou un titre d'origine grecque. Il provient du grec ancien "kristos", qui se traduit par "oint" ou "oint par l’huile sacrée". Ce titre était couramment porté par de nombreuses figures historiques ; par exemple, dans la Bible, Salomon et le roi perse Cyrus sont également désignés comme "Christ". Par extension, tous les monarques de Judée recevaient occasionnellement ce titre après avoir été oints d'huile sacrée pour leur intronisation. Le concept de "Messie" est un équivalent de "Christ" et était également très répandu.

Le concept de "Christ" existait bien avant Jésus-Christ. Les Grecs l'utilisaient parfois, et même Alexandre le Grand aurait été qualifié de "Kristos". Il existait des "Angelo-Christos" (désignant des considérations spirituelles) et des "Christs" liés à des rituels de fêtes anciennes. Les Pères de l'Église eux-mêmes ont attesté que le "christianisme" était bien plus ancien que Jésus-Christ, car le Christ était "attendu", ce nom étant déjà commun à l'époque.

D'un point de vue spirituel, le terme "Christ" est réservé à ceux qui accomplissent une métamorphose psychique.

Historicité

La naissance du Christ

Un "Nouvel Adam" et une Figure de Transformation

   ◦ Jésus est présenté comme le "nouvel Adam", celui qui rachète la faute de l'ancien. Sa "naissance" est dite immaculée, car elle se fait sans le meurtre d'un enfant, contrairement aux pratiques anthropophages des ancêtres.

   ◦ Il est symboliquement le "fruit" de la faute originelle, l'enfant mangé au commencement (en référence au "crime" d'Adam et Ève)


Rabbinat pharisien

Selon Arsmann, de nombreux indices textuels suggèrent que Jésus-Christ était un rabbin juif. Cette hypothèse est cruciale pour replacer le personnage dans une structure sociale préexistante et mieux comprendre son contexte historique.

   ◦ Le fait que Jésus soit appelé "Rabbi" par ses disciples, ses ennemis (scribes, Sadducéens, légistes, Hérodiens), et même par lui-même, atteste de son statut social de dignitaire religieux.

   ◦ Il exerçait ses fonctions de rabbin en enseignant dans les synagogues et même dans le Temple de Jérusalem, le lieu de culte le plus prestigieux. Arsmann explique que si Jésus n'avait pas été un rabbin respecté, il n'aurait pas pu y expulser les marchands sans intervention des gardiens du temple.

   ◦ Plus précisément, Arsmann affirme que l'homme qui devint le Christ était un pharisien. Le titre de "rabbin" était alors propre au groupe pharisien.

   ◦ L'idéologie du Christ est très proche de celle des pharisiens, notamment sur des concepts clés comme la résurrection après la mort et l'existence des anges en tant qu'esprits, idées qui étaient absentes ou refusées par d'autres courants juifs de l'époque comme les Sadducéens.

   ◦ Jésus citait régulièrement les maximes de figures pharisiennes éminentes comme le docteur Hillel.

   ◦ Bien que Jésus se soit finalement séparé des pharisiens, cette séparation implique une union initiale. Ses proches et disciples étaient également souvent des pharisiens ou issus de sous-groupes pharisiens, comme Simon le Cananéen (un zélote) et Nicodème.

   ◦ Cependant, Jésus critiquait les pharisiens pour leur déni du passé sombre (notamment les pratiques anthropophages ou le "crime" d'Adam et Ève) et leur tendance à en "blanchir" les textes, contrairement à Jésus qui invitait à les comprendre et les explorer.

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Le ministère de Jésus

Les "Miracles" Expliqués par l'Anthropologie

   ◦ La Tentation du Christ dans le désert est interprétée comme la confrontation de Jésus avec la tentation de l'anthropophagie, la pulsion que représente le Diable. Le Diable propose à Jésus de manger son propre fils premier-né, comme l'auraient fait les rois anciens pour atteindre le pouvoir. Jésus refuse cet acte, marquant une rupture avec l'ancienne pratique.

   ◦ La Multiplication des Pains est également expliquée par le prisme de l'anthropophagie. Le "pain" y symbolise la chair humaine, et le miracle représente la première communion eucharistique, où l'essence du Christ (son corps et son sang) est "multipliée" et partagée. Le but de cet acte est de permettre aux gens de se libérer de leurs pulsions anthropophages héritées du passé, sans commettre de crime.

La Résurrection

◦ Un concept central chez Arsmann est la "renaissance" dont parle Jésus. Il s'agit d'une transformation spirituelle nécessaire pour atteindre le Royaume de Dieu.

   ◦ Cette renaissance est symbolisée par la naissance de Jésus dans la crèche, qui n'est pas une naissance biologique, mais l'expression d'un état spirituel, un "enfant psychique".

   ◦ Jésus, en ayant lui-même expérimenté cette renaissance, montre la voie : tout un chacun peut devenir le Christ par ce processus.

   ◦ Cette "naissance d'eau et d'Esprit" (le baptême) symbolise la sortie de l'inconscience collective et l'accès à une lucidité accrue, en lien avec la compréhension du passé anthropophage de l'humanité.

Le christianisme comme religion nouvelle

Démonstration textuelle

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi