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Prostituées sacrées

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré avec l'IA


Allan Arsmann présente les prostituées sacrées comme des figures centrales des religions de l'Antiquité, en particulier celles du Proche-Orient, et soutient qu'elles ont un rôle fondamental, souvent occulté ou déformé, dans les mythes et textes bibliques et coraniques.

Voici sa perspective détaillée :

1. Définition et rôle dans les mythologies et religions anciennes

Hiérogamie (Mariage Sacré) : Le concept central est la hiérogamie, le "mariage sacré", un rite ancien et éminent, particulièrement important chez les Sumériens. Ce rituel impliquait une union charnelle entre un homme (souvent un futur roi) et une femme, une prostituée sacrée ou prêtresse.

Incarnation Divine d'Ishtar : La prostituée sacrée était considérée comme l'incarnation terrestre de la déesse Ishtar. Ishtar, connue sous le nom d'Inanna chez les Sumériens, puis Astarté et Ashéra dans les régions sémitiques, est la déesse principale de l'érotisme, de l'amour libre et de la prostitution sacrée. Sa capacité de séduction était un outil délibéré pour attirer et maintenir les foules dans le système social mésopotamien.

Fonction de l'Initiation Royale : Le but de la hiérogamie était d'initier les rois et les prêtres aux secrets du divin, leur conférant un statut "comme des dieux" et légitimant leur pouvoir. Ce rite est "le fondement de la religiosité sumérienne" et des autres religions qui en découlent. Le roi était perçu comme l'incarnation vivante de la divinité masculine, son avatar terrestre, suite à ce rite.

Types de Prostituées Sacrées : Il existait différentes catégories de prostituées, mais les plus prestigieuses étaient celles qui s'offraient aux rois uniquement lors de cérémonies religieuses hautement sacrées. Ces femmes étaient appelées les "Ishtar-itou".

Rétributions considérables : En raison de l'importance du rituel, des risques encourus et de la rareté de ces femmes, les compensations obtenues par ces prostituées sacrées étaient "très conséquentes", et les textes bibliques en gardent la trace, ce qui serait "totalement absurde dans un contexte de prostitution profane".

Évolution du culte : Bien que le caractère sacré de ces pratiques ait pu se théoriser et se corrompre dans les époques plus tardives (comme en Grèce classique), leur origine est profondément religieuse et liée à la "naissance psychique du genre humain".

2. Rôle dans la Bible

Allan Arsmann affirme que la Bible contient de nombreuses traces de ces pratiques, souvent dissimulées ou refoulées par des interprétations ultérieures :

Sarah, la Prostituée Sacrée : Selon Arsmann, la matriarche biblique Sarah, épouse d'Abraham, fut une prostituée sacrée, une "Ishtar-itou".

   ◦ Preuves Textuelles et Historiques : Sa stérilité, affirmée par trois fois dans la Bible (Genèse, Torah, Coran), est une preuve majeure. Dans la ville d'Ur (d'où Abraham et Sarah sont originaires), toutes les femmes stériles sans exception étaient vouées à la prostitution au sein du culte d'Ishtar ; c'était un "décret" et une "affaire de destin".

   ◦ Les "étranges unions maritales ponctuelles avec larges rétributions financières" décrites dans la Bible pour Sarah ne peuvent s'expliquer que dans le contexte du rituel de la hiérogamie.

   ◦ Abraham, en tant qu'exorciste mésopotamien (A-Shipu), avait pour rôle d'introduire ces prostituées sacrées auprès des rois pour organiser les rituels des grandes fêtes religieuses, qui étaient souvent des exorcismes collectifs.

   ◦ La relation ambiguë entre le culte du dieu Ea (identifié à Yahvé) et celui d'Ishtar explique également les comportements de Sarah.

Ève, l'Avatar d'Ishtar : Le personnage d'Ève est également présenté comme une incarnation de la déesse Ishtar. Le mythe d'Adam et Ève est une transposition du rituel de la hiérogamie sumérienne, où Ève, comme Ishtar, est associée à un "fruit défendu", un "arbre sacré" et un "serpent", ainsi qu'à un sentiment de honte et de nudité à valeur religieuse. Ève est également nommée "Mère de tous les vivants", titre partagé avec Ishtar.

Refoulement et Déni Bibliques : Arsmann insiste sur le fait que ces pratiques, bien que documentées dans les textes anciens et archéologiques, ont été "refoulées" et "blanchies" dans les interprétations religieuses ultérieures, en particulier après la réforme de Josias et l'intégration du christianisme à l'Empire romain.

   ◦ Le Nouveau Testament affirme l'existence d'une controverse autour de la prostitution des patriarches, et que les pharisiens, en niant cette réalité, ont déformé les textes.

   ◦ L'Inquisition et les massacres des courants religieux (comme le catharisme) qui affirmaient la prostitution des matriarches ont contribué à faire disparaître cette idée de la conscience collective.

   ◦ Des indices subtils persistent, comme la description d'une statue d'une idole féminine (Ishtar) cachée dans le Temple de Jérusalem dans le texte de Zacharie, ou la présence de Tamouz (Adam) dans le même temple.

3. Rôle dans le Coran

Bien que la plupart des détails proviennent de sources mésopotamiennes et bibliques, Allan Arsmann note que la stérilité de Sarah, un élément clé de son argumentation pour la prostitution sacrée, est "affirmée et répétée à plusieurs reprises au sein de la Torah et du Coran". Cela suggère que, selon sa logique, le Coran, en attestant de la stérilité de Sarah, soutient indirectement le contexte qui l'aurait conduite à la prostitution sacrée dans la ville d'Ur. Cependant, il ne développe pas spécifiquement comment le Coran, en dehors de cette mention, aborde la prostitution sacrée ou la hiérogamie.