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Plaies d'Egypte

De Archéopsie

ATTENTION : textes générés par l'IA


Allan Arsmann interprète les Dix Plaies d'Égypte de manière radicalement différente des lectures traditionnelles, les présentant comme des événements historiques, matériels et rationnels, plutôt que des miracles magiques. Il affirme que les interprétations classiques sont le résultat d'un "refoulement" et d'un "blanchiment" des réalités passées, visant à masquer des pratiques jugées inacceptables par les sociétés ultérieures.

Bien que votre question porte sur "les 7 plaies d’Égypte", il aborde plus largement les "dix plaies" ou, plus spécifiquement, les "huit plaies centrales" de l'Exode biblique. Il détaille particulièrement la "première plaie" (la transformation du Nil en sang) et la "dixième plaie" (le massacre des premiers-nés), tout en contextualisant les autres fléaux.

Voici les points clés de son interprétation :

Non-magie et Historicité :

   ◦ Selon lui, aucune "main magique n'est descendue du ciel". Ces événements sont le résultat d'actions humaines, militaires ou stratégiques, que les textes anciens attribuaient directement au roi ou à la divinité pour glorifier leur puissance.

   ◦ Il situe l'Exode biblique, et par conséquent les plaies, vers 1540 avant Jésus-Christ, en l'identifiant à l'exode historique des Hyksos d'Égypte.

   ◦ Le pharaon de l'Exode n'est pas un Égyptien, mais un souverain Hyksos (qu'il identifie à Apophis III), dont le règne fut marqué par des tensions avec les Égyptiens autochtones.

   ◦ Les plaies sont liées à une "tempête colossale et impressionnante" survenue sous le règne d'Amosis Ier, pharaon égyptien qui a chassé les Hyksos. Cette tempête a principalement touché le sud de l'Égypte (région de Thèbes), épargnant le Delta où se trouvaient les Hyksos et leurs alliés, ce qui correspondrait aux récits bibliques épargnant les Hébreux.

Identité de Yahvé et le rôle de Baal/Set :

   ◦ Allan Arsmann affirme que le dieu Yahvé des passages de l'Exode est en réalité identique à Baal, connu sous le nom de Set en Égypte à cette époque.

   ◦ Baal/Set est le dieu du désert, des tempêtes, du feu, et est associé aux sacrifices d'enfants. Le pharaon Hyksos Apophis III était un fervent adepte de Baal/Set et cherchait à imposer son culte, y compris les sacrifices de premiers-nés, à toute l'Égypte.

   ◦ Moïse, en tant qu'émissaire divin, se présente au pharaon en arborant les symboles de Baal/Set (le serpent, la lèpre, les fléaux, la mort des premiers-nés). Ceci est une stratégie politique délibérée pour provoquer la haine et le rejet des Égyptiens et forcer la scission entre les peuples.

Interprétations de Plaies spécifiques :

   ◦ La Première Plaie (Le Nil en Sang) : Il ne s'agit pas d'une transformation littérale du Nil en sang, mais d'une pollution volontaire et stratégique du fleuve. Les Hébreux (Hyksos alliés) auraient jeté des cadavres humains ou d'animaux sacrés dans le Nil. Pour les Égyptiens, cela était une profanation majeure et une évocation symbolique du mythe du démembrement d'Osiris par Set, son phallus ayant été jeté dans le Nil. Les Égyptiens, du fait de leurs tabous religieux, percevraient le fleuve comme "de sang" et donc intouchable et imbuvable, tandis que les Hébreux ne partageraient pas ce tabou.

   ◦ Les Fléaux en général (y compris la Lèpre) : Les signes montrés par Moïse (main lépreuse) et les autres fléaux (mouches, grenouilles, sauterelles, grêle) sont tous des attributs traditionnels du dieu Set dans la mythologie égyptienne, associé à la souffrance et la maladie. La liste des dix fléaux bibliques est, pour Arsmann, une "carte de visite" des principales attributions du culte de Baal/Set.

   ◦ La Dixième Plaie (Le Massacre des Premiers-Nés) : Cet événement est interprété comme un acte historique réel, une riposte menée par le pharaon Hyksos Apophis III et ses troupes. Étant un adorateur de Baal (Set), Apophis III tentait d'imposer le culte de ce dieu, qui exigeait le sacrifice des premiers-nés. Lorsque le pharaon égyptien (Amosis Ier) refusa la demande de Moïse (qui, pour Arsmann, était une demande voilée de pouvoir effectuer ce rituel de sacrifice des premiers-nés dans le désert), Yahvé/Baal l'aurait imposé directement en Égypte. La version biblique traditionnelle est un "blanchiment" pour cacher la réalité de ces pratiques.

   ◦ Le Passage de la Mer Rouge : Bien que ce ne soit pas une "plaie", cet événement est le point culminant de l'Exode. Il est expliqué comme une manœuvre militaire ingénieuse. Les Hyksos/Hébreux auraient détourné l'eau d'un canal (probablement une ancienne version du canal de Suez) pour traverser à sec, puis l'auraient relâchée brusquement pour piéger et noyer l'armée de chars égyptienne qui les poursuivait. Cela aurait été possible en raison du nombre considérable d'exilés et de la méconnaissance des lieux par l'armée égyptienne (qui n'avait plus accès au Nord depuis 150 ans).

Portée Générale :

   ◦ Ces événements, interprétés ainsi, s'inscrivent dans une vision plus large de l'évolution des Hébreux en tant que peuple, leur alliance forcée et leur adoption d'une nouvelle identité collective.

   ◦ Les plaies représentent un "choc des civilisations" entre la vision égyptienne (protectrice des enfants) et celle de Baal/Set (exigeant le sacrifice des premiers-nés), avec Moïse et Yahvé/Baal utilisant cela comme levier politique.

   ◦ Il soutient que le "gigantisme" des descriptions bibliques (ex: "tout le cheptel est mort") est une emphase littéraire courante à l'époque, et non une réalité stricte.

En somme, Allan Arsmann décortique les récits des plaies pour en révéler une "historicité" cachée, en les replaçant dans un contexte archéologique, linguistique et psychologique précis de l'Antiquité, loin des interprétations miraculeuses ou simplificatrices.