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Pharisiens

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré par l'IA


Selon Allan Arsmann, la secte des pharisiens a joué un rôle central et complexe dans l'histoire juive et l'évolution des textes bibliques, leur influence et leur perception ayant évolué au fil du temps.

Voici comment Allan Arsmann les présente à différentes époques :

1. Durant l'Antiquité, avant la naissance de Jésus (Période d'émergence)

Origines et Caractéristiques : Les pharisiens sont décrits comme les descendants des Hassidim, un groupe de dévots qui ont organisé la résistance nationale juive à l'époque macabéenne. Ils se sont distingués par leur piété et leur rigueur vis-à-vis d'eux-mêmes et de la Loi de la Torah.

Rebelles et Marginaux : À leurs débuts, ils étaient un groupe en dehors de toute hiérarchie traditionnelle, considérés par les autorités comme des paria et des "emmerdeurs". Leur nom hébreu, "Perushim", qui signifie "séparés" ou "séparatistes", leur fut attribué par leurs rivaux, les Saducéens, qui détenaient alors le pouvoir religieux.

Recrutement Ouvert : Contrairement à d'autres groupes de l'époque, les pharisiens recrutaient dans toutes les classes de la société, y compris parmi les bouchers, les marchands de sauce ou les pâtres. Cela suggère une origine sociale souvent modeste.

Idéologie et Innovations :

   ◦ Ils étaient des lettrés et des scribes, connaissant parfaitement la loi et les textes.

   ◦ Ils développèrent une tradition orale en parallèle des textes écrits, qui véhiculait notamment l'idée d'un passé juif sacrificiel et anthropophage, et la certitude qu'Abraham avait sacrifié son fils Isaac.

   ◦ Ils furent à l'origine de l'introduction de concepts majeurs dans le judaïsme, comme la résurrection après la mort et l'existence des anges en tant qu'esprits, concepts quasiment absents de l'Ancien Testament et refusés par les Saducéens de l'époque.

Le titre de "Rabi" : Allan Arsmann affirme que le titre de "Rabi" (Maître, Sage, expert en loi juive) est né uniquement au sein du groupe pharisien.

Influence Précoce : Des figures comme le Docteur Hillel (vécu au temps d'Hérode, président du Sanhédrin en 30 avant J.-C.) sont considérées comme des précurseurs éminents, voire des fondateurs du pharisaïsme, et leurs maximes ont influencé la pensée de l'époque.

2. À l'époque de Jésus-Christ

Groupe Minoritaire mais Omniprésent : Au temps de Jésus, les pharisiens sont un groupe totalement minoritaire, ne comptant qu'à peine 6 000 membres sur une population de plusieurs millions de Juifs. Ils ne dominent pas encore le judaïsme, qui est contrôlé par les Hérodiens et les Saducéens.

Relations avec Jésus :

   ◦ Arsmann contredit l'idée traditionnelle des pharisiens comme ennemis jurés de Jésus. Il soutient que Jésus est lui-même issu de ce mouvement pharisien et que ses idées sont "incontestablement beaucoup plus proches des idées pharisiennes que des idées judaïques dominantes".

   ◦ La virulence des disputes entre Jésus et les pharisiens s'explique par une "dissension progressive" au sein d'un même groupe, plutôt que par une opposition globale. On n'a jamais pire ennemi qu'une trop proche variante de soi-même.

   ◦ Les pharisiens sont continuellement présents autour de Jésus dans les Évangiles, non pas comme de simples contradicteurs diabolisés, mais comme des suivants et des critiques, des auditeurs attentifs de ses discours. Jésus dîne toujours chez des pharisiens, et plusieurs de ses amis et disciples (comme Paul ou Nicodème) sont des pharisiens ou en sont issus.

   ◦ Les pharisiens tentent même de sauver Jésus en le prévenant d'un complot visant à lui ôter la vie, ce qui atteste d'un respect mutuel et d'un lien.

Position sur le Passé Sombre : Les pharisiens sont des "hypocrites" car, tout en étant détenteurs des secrets divins du passé (notamment sur l'anthropophagie et les sacrifices d'enfants), ils en ont honte et refusent ce passé. Ils le nient, le dissimulent et en "blanchissent" les interprétations des textes sacrés, déformant le sens réel des récits pour qu'ils soient plus acceptables. Ils refusent par exemple d'admettre que les matriarches étaient des prostituées ou que les sacrifices d'enfants étaient réels.

Anachronisme et Déni : Allan Arsmann critique les interprétations modernes qui diabolisent les pharisiens comme les "méchants" de la Loi juive, soulignant que cette vision est un héritage des "traditions médiévales" et qu'elle empêche de comprendre le réel sens des textes.

3. À l'époque romaine de la destruction du Temple (Post-70 ap. J.-C.)

Prise de Pouvoir : Après la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains en 70 après J.-C., ce sont les pharisiens qui sont installés au pouvoir par Rome.

Domination Idéologique : En conséquence, l'idéologie pharisienne, caractérisée par l'hypocrisie et le refoulement, est devenue dominante dans l'histoire ultérieure du judaïsme et dans les débuts du monde chrétien romanisé. Cette domination a conduit à la déformation du sens original des textes bibliques et à la perpétuation du déni de certains aspects sombres du passé (comme l'anthropophagie ou la prostitution sacrée des matriarches). Arsmann voit cette tendance au déni comme une "hypocrisie pharisienne" qui perdure encore dans la pensée moderne.

Allan Arsmann présente la secte des Pharisiens comme un groupe aux multiples facettes et dont l'influence a profondément évolué au fil de l'histoire du judaïsme, en particulier par rapport à la compréhension des textes bibliques.

Voici comment Allan Arsmann les dépeint à différentes époques :

Durant l'Antiquité, avant la naissance de Jésus

Origines et statut social : Les Pharisiens sont les descendants des Hassidim, un groupe de dévots qui a organisé la résistance nationale juive durant l'époque macabéenne. Ils se caractérisaient par leur piété et leur rigueur envers eux-mêmes et la Loi de la Torah. Au début, ils étaient des rebelles marginaux, en dehors de toute hiérarchie traditionnelle, et étaient considérés comme des "paria" et des "emmerdeurs" par les autorités. Leur nom hébreu, "Perushim" (qui signifie "séparés" ou "séparatistes"), leur fut attribué par leurs rivaux, les Sadducéens, qui détenaient alors le pouvoir religieux.

Recrutement et savoir : Contrairement à d'autres groupes, les Pharisiens recrutaient dans toutes les classes de la société, y compris parmi les bouchers, les marchands de sauce ou les pâtres, ce qui suggère une origine sociale souvent modeste. Malgré cela, ils étaient tous de fins lettrés et scribes, connaissant parfaitement la loi et les textes.

Innovations et idéologie :

   ◦ Ils ont développé une tradition orale en parallèle des textes écrits, qui véhiculait l'idée d'un passé juif sacrificiel et anthropophage, et la certitude qu'Abraham avait sacrifié son fils Isaac.

   ◦ Ils furent à l'origine de l'introduction de concepts majeurs dans le judaïsme, tels que la résurrection après la mort et l'existence des anges en tant qu'esprits, des idées quasiment absentes de l'Ancien Testament et refusées par les Sadducéens.

   ◦ Le titre de "Rabi" (Maître, Sage, expert en loi juive) est né uniquement au sein du groupe pharisien.

   ◦ Ils étaient des nationalistes opposés aux étrangers et à leur contrôle, prônant une résistance civile non armée.

   ◦ Des figures comme le Docteur Hillel (président du Sanhédrin en 30 avant J.-C.) sont considérées comme des précurseurs éminents, voire des fondateurs du pharisaïsme, et leurs maximes ont influencé la pensée de l'époque.

Du vivant de Jésus

Groupe minoritaire : Au temps de Jésus, les Pharisiens étaient un groupe très minoritaire, comptant à peine 6 000 membres sur une population de plusieurs millions de Juifs. Ils ne dominaient pas le judaïsme, qui était alors contrôlé par les Hérodiens et les Sadducéens, ces derniers étant bien plus nombreux.

Relations avec Jésus :

   ◦ Arsmann affirme que Jésus lui-même est issu de ce mouvement pharisien et que ses idées sont "incontestablement beaucoup plus proches des idées pharisiennes que des idées judaïques dominantes".

   ◦ La virulence des disputes entre Jésus et les Pharisiens s'explique par une "dissension progressive" au sein d'un même groupe, plutôt que par une opposition frontale. Jésus les traitait de "vieilles outres", signifiant une séparation d'une doctrine qu'il considérait comme la sienne auparavant.

   ◦ Les Pharisiens sont omniprésents dans les Évangiles, non pas comme des ennemis diabolisés, mais comme des suivants et des critiques attentifs de ses discours. Jésus dîne toujours chez des Pharisiens, et plusieurs de ses amis et disciples (comme Paul, Simon le Cananéen ou Nicodème) sont des Pharisiens ou en sont issus.

   ◦ Les Pharisiens, dont Nicodème, ont même tenté de sauver Jésus en le prévenant d'un complot visant à lui ôter la vie, ce qui atteste d'un certain respect mutuel et d'un lien.

"Hypocrisie" et déni : Arsmann considère les Pharisiens comme des "hypocrites" car, bien que détenteurs des secrets divins du passé (notamment sur l'anthropophagie et les sacrifices d'enfants), ils en avaient honte et refusaient ce passé. Ils le nient, le dissimulent et en "blanchissent" les interprétations des textes sacrés, déformant le sens réel des récits pour qu'ils soient plus acceptables. Par exemple, ils refusaient d'admettre que les matriarches étaient des prostituées ou que les sacrifices d'enfants étaient réels. Leur motivation était de préserver leur prestige social et de ne pas soutenir des propos impopulaires.

Accès aux textes : À l'époque de Jésus, l'intégration des Israélites dans l'Empire romain leur donnait accès à de nombreux documents anciens qui leur étaient jusque-là inconnus, ce qui a pu raviver la "redécouverte" de ce passé sombre que les Pharisiens ont ensuite cherché à réprimer.

À l'époque romaine de la destruction du Temple

Prise de pouvoir : Après la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains en 70 après J.-C., ce sont les Pharisiens qui sont installés au pouvoir par Rome.

Domination idéologique : En conséquence, l'idéologie pharisienne, caractérisée par l'hypocrisie et le refoulement, est devenue dominante dans l'histoire ultérieure du judaïsme et dans les débuts du monde chrétien romanisé. Cette domination a conduit à la déformation du sens original des textes bibliques et à la perpétuation du déni de certains aspects sombres du passé (comme l'anthropophagie ou la prostitution sacrée des matriarches). Arsmann voit cette tendance au déni comme une "hypocrisie pharisienne" qui perdure encore dans la pensée moderne.

Allan Arsmann offre une interprétation complexe et nuancée des Pharisiens, les considérant comme un groupe essentiel pour comprendre le personnage historique de Jésus et les fondements du christianisme. Il utilise son approche "Asperger" pour dépasser les "considérations sociales et traditionnelles" qui, selon lui, ont obscurci le sens réel des anciens textes bibliques.

Voici les points clés de l'interprétation d'Allan Arsmann concernant les Pharisiens :

Un groupe minoritaire et rebelle, non le pouvoir dominant :

   ◦ Contrairement à l'image courante, les Pharisiens à l'époque de Jésus étaient un groupe minoritaire, comptant "à peine 6000 pour une population de plusieurs millions de Juifs".

   ◦ Ils n'étaient pas les dirigeants du judaïsme ; ce pouvoir était détenu par les Hérodiens et les Saducéens.

   ◦ Ils étaient perçus comme des "rebelles," des "paria" et des "emmerdeurs" par les autorités, étant les descendants des Cassidim qui avaient organisé la résistance juive.

   ◦ Leur nom "Perouim" (Pharisiens) signifiait "les séparés ou les séparatistes" et leur fut donné par leurs rivaux, les Saducéens.

   ◦ Ils recrutaient dans toutes les classes sociales, y compris des professions modestes comme boucher ou pâtre, ce qui rend plausible l'idée que Jésus, un charpentier, ait pu en faire partie.

Le lien étroit entre Jésus et les Pharisiens :

   ◦ Arsmann soutient avec force que Jésus était "inscrit en ce groupe pharisien" ou du moins en était très proche culturellement.

   ◦ La fréquence des rencontres entre Jésus et les Pharisiens dans les évangiles, qui serait statistiquement "absurde" pour un groupe si minoritaire, devient "parfaitement cohérente" si Jésus en faisait partie.

   ◦ Le titre de "Rabi" (Rabbin), utilisé pour désigner Jésus par ses disciples, ses amis, et même ses ennemis (prêtres, Hérodiens, Pharisiens eux-mêmes), était à l'époque exclusivement réservé aux éminences pharisiennes. Cela confère du prestige à Jésus, ce que ses ennemis n'auraient pas fait s'il n'avait pas ce statut officiel à leurs yeux.

   ◦ La plupart des proches et des disciples de Jésus étaient aussi des Pharisiens, comme Simon le Cananéen (issu des Zélotes, un sous-groupe pharisien), Saint Paul (qui eut des maîtres pharisiens), et Nicodème, un riche et influent Pharisien, ami du Christ.

Des similitudes idéologiques et doctrinales majeures :

   ◦ L'idéologie de Jésus est "tout entière comprise dans celle des pharisiens".

   ◦ Les Pharisiens étaient des lettrés, des scribes et connaissaient parfaitement la loi, tout comme Jésus. Ils développèrent une tradition orale en parallèle aux textes écrits.

   ◦ Ils étaient nationalistes et prônaient une résistance civile (non armée), reflétant les enseignements de Jésus de "tendre la joue gauche" ou de "rendre à César".

   ◦ Ils se regroupaient en communautés de disciples appelés "frères", à l'instar de Jésus et ses apôtres.

   ◦ Les Pharisiens ont introduit des concepts cruciaux dans le judaïsme, comme la résurrection après la mort (quasiment absente de l'Ancien Testament et rejetée par les Saducéens) et l'existence des anges en tant qu'esprits, idées qui deviendront centrales dans le christianisme.

   ◦ Jésus cite et paraphrase régulièrement les maximes de Hillel, le plus éminent des précurseurs du rabbinat et du mouvement pharisien, ce qui ancre fortement Jésus dans cette culture pharisienne.

Le cœur de la "dissension" et de l'"hypocrisie" pharisienne :

   ◦ Les "disputes" entre Jésus et les Pharisiens ne sont pas une opposition globale, mais une "dissension progressive" issue d'une collaboration initiale. La parabole du "vin nouveau et des vieilles outres" est interprétée comme la séparation de Jésus du mouvement pharisien, qu'il considérait comme "l'ancien".

   ◦ La principale critique de Jésus envers les Pharisiens est leur "hypocrisie" et leur "refoulement" concernant le passé sombre et anthropophage des Hébreux.

       ▪ Les Pharisiens avaient connaissance de ce passé (notamment les sacrifices et la consommation de chair humaine, la prostitution des matriarches comme Sarah) mais en avaient "honte" et cherchaient à le "garder secret" et à le "dissimuler".

       ▪ Ils "blanchissaient" et déformaient les textes qui y faisaient référence, transformant les "crimes anciens" en "vagues allégories" ou les niant purement et simplement. Par exemple, ils rejetaient l'idée que les matriarches étaient des prostituées ou que les prophètes se plaignaient du cannibalisme.

       ▪ Jésus, à l'inverse, invitait à "révéler, le comprendre et l'explorer" ce passé refoulé afin d'y apporter un remède et une libération. Il voyait Adam et Ève comme de "très réels ancêtres réellement criminel", tandis que les Pharisiens en faisaient des "personnages conceptuels et creux".

       ▪ Arsmann estime que les "modernes sont bel et bien très largement concernés" par cette hypocrisie pharisienne, car ils continuent de "refouler" et de "nier" cette "part sombre" du passé biblique par honte.

En somme, Allan Arsmann dépeint les Pharisiens comme un mouvement fondamental à la compréhension de Jésus, avec lequel il partageait de profondes racines idéologiques et une origine commune. La divergence majeure, selon Arsmann, réside dans la manière d'appréhender le passé violent et anthropophage de l'humanité et des Hébreux eux-mêmes : les Pharisiens choisissant le déni et le refoulement, tandis que Jésus prônait la révélation et la libération.