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Origine de la conscience

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré à partir de l'IA


Allan Arsmann, à travers l'éclairage de sa pensée alternative de type Asperger, définit la spécificité de la conscience humaine et son émergence historique en lien étroit avec la pratique ancienne de l'anthropophagie et les textes sacrés.

Spécificité de la conscience humaine au sein du monde vivant

Arsmann postule que l'homme se distingue du reste du règne animal par une lucidité inédite et une conscience qui, bien que partielle, discontinue et seulement potentielle en chaque individu, est d'une ampleur différente de celle des autres animaux. L'humanité est une "créature évidemment humaine en apparence mais différente d'esprits". Pour lui, l'homme est "un animal qui peut potentiellement devenir beaucoup plus conscient que les autres au niveau individuel". Cette conscience n'a pas toujours existé, elle est apparue à un certain moment de l'histoire. Il parle de la "naissance d'un ressenti, le sentiment d'humanité".

Émergence historique de la conscience humaine

L'émergence de la conscience humaine n'est pas le fruit d'une évolution biologique au sens darwinien classique uniquement, mais plutôt le résultat d'événements et de pratiques historiques qui ont profondément transformé la psyché humaine.

1. L'Anthropophagie comme "chaînon manquant"

   ◦ Arsmann affirme que l'anthropophagie est la clé manquante du genre Homo, le "chaînon manquant" et la "clé réelle de toute notre plus lointaine histoire".

   ◦ Selon lui, les pratiques anthropophages ont jadis provoqué des changements radicaux et des "effets inédits" dans notre espèce, inexistants dans le reste du monde animal.

   ◦ Ces pratiques ont modelé la psyché humaine pendant presque un million d'années.

2. Le principe de l'incorporation : "Manger, c'est devenir"

   ◦ Le phénomène psychologique d'introjection ou d'incorporation, résumé par l'adage "Manger, c'est devenir," est central à sa théorie. Selon ce principe, l'homme absorbe les qualités, et parfois les défauts, de ce qu'il consomme.

   ◦ Cet effet était considérablement plus puissant chez les anthropophages, du fait de l'identité d'espèce entre le consommateur et le consommé, et de l'intensité du lien entre eux.

   ◦ La consommation d'individus proches ou aimés, en particulier des enfants (qui représentent la jeunesse, l'innocence et les aspirations parentales), entraînait une métamorphose psychique foudroyante.

   ◦ Cette transformation pouvait mener à une sensation de rajeunissement psychique, d'acquisition de l'innocence, de réabsorption des aspirations vitales, et même à une dissociation identitaire où le consommateur devenait partiellement l'individu mangé, parfois au point de prendre son nom et son identité. Ces "renouvelés" étaient souvent perçus comme des "dieux" ou des êtres supérieurs.

   ◦ L'anthropophagie a également favorisé l'unification des groupes, créant des liens "indéfectibles" entre les consommateurs, leurs ancêtres et les figures fondatrices du groupe.

3. Le rôle des récits bibliques et des rites anciens

   ◦ Arsmann soutient que les textes bibliques, en particulier la Genèse, sont des témoignages de ces époques et de ces pratiques.

   ◦ Le "crime d'Adam et Ève", où ils consomment le fruit défendu, est interprété comme la dévoration cannibalique de leur propre enfant.

   ◦ Cette expérience traumatisante est le point de départ d'un "éveil de la conscience". Adam et Ève sont initialement décrits comme des "créatures inconscientes" soumises à leurs pulsions, mais leur acte les conduit à une "prise de conscience non sans douleur".

   ◦ Le concept de péché originel est, selon Arsmann, l'expression de ces "pulsions anthropophages et pédoanthropophages" réelles et universelles qui subsistent en nous.

   ◦ La "naissance de l'homme au sens civilisé" est liée au refus catégorique de ces pratiques barbares. L'humanité s'est définie en s'opposant à l'anthropophagie, considérant ceux qui la pratiquaient comme "non-humains" ou des "monstres".

   ◦ Le rite de la hiérogamie (qui implique la consommation rituelle de l'enfant), présent dès les premières pages de la Genèse, est considéré comme le fondement de la religiosité sumérienne et de la quasi-totalité des religions. Ce rite est associé à l'origine de l'homme et à son évolution psychique.

   ◦ Les personnages bibliques comme Moïse et Jésus sont également analysés à travers ce prisme. Moïse est lié à la "manne" (chair humaine consommée lors de l'Exode) et à un rituel de "renouvellement". Jésus, le "nouvel Adam," refuse la tentation de l'anthropophagie, marquant ainsi une évolution par rapport aux pratiques anciennes.

En somme, pour Allan Arsmann, la spécificité de la conscience humaine réside dans sa capacité à une lucidité et une transformation psychique uniques, dont l'émergence historique est directement liée aux expériences et aux conséquences de l'anthropophagie rituelle, telles que sublimées et refoulées dans les textes sacrés et les traditions culturelles.