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Mythologie sumérienne

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré avec l'IA


Allan Arsmann présente la mythologie sumérienne comme une source fondamentale et un socle originel pour de nombreux concepts et récits retrouvés plus tard dans la Bible et d'autres cultures antiques. Il soutient que la compréhension de cette mythologie est essentielle pour élucider le sens originel des textes bibliques, souvent déformé par des interprétations modernes et des tabous.

Voici comment Allan Arsmann présente la mythologie sumérienne :

L'origine de la civilisation et de l'histoire humaine : Arsmann affirme que l'histoire a commencé en Sumer. C'est dans cette région, et à cette époque (début de l'Antiquité, vers 3500 av. J.-C. pour l'écriture), que sont apparus les premiers ingrédients de notre civilisation, y compris l'écriture. Les textes bibliques, en particulier la Genèse, sont directement issus de cette région et de cette période, mentionnant des villes sumériennes comme Ur, Uruk, Babylone, Assur, et des fleuves comme le Tigre et l'Euphrate. Arsmann insiste sur le fait que la Bible a été le seul document à préserver le souvenir de ces peuples et lieux sumériens avant leur redécouverte archéologique moderne. La ville d'Ur, une cité sumérienne, est mentionnée comme la ville d'origine d'Abraham, qui y vénérait déjà un dieu sumérien, ce qui établit une filiation directe entre Sumer et les récits bibliques. Le concept même de royauté s'est développé à partir de Sumer.

Les dieux sumériens et leurs liens avec les figures bibliques :

   ◦ Ea (ou Ya) / Yahvé : Arsmann affirme que le dieu sumérien Ea est très probablement le même dieu que Yahvé. Ea est le dieu de l'eau (l'Absou, l'océan intérieur de l'inconscient), de la sagesse, et le détenteur des "me" (ingrédients de la civilisation, dont l'écriture). Il est présenté comme un dieu jaloux et le premier à avoir mis la discorde dans les langues des hommes, un récit que l'on retrouve dans la Bible. Les prêtres (Achipous) d'Ea sont les précurseurs des patriarches bibliques comme Abraham. Ea est aussi considéré comme un dieu éminemment ancien.

   ◦ Dumuzi (ou Tammuz) / Adam : Le roi sumérien Dumuzi est identifié comme étant Adam. Allan Arsmann soutient qu'Adam est une déformation tardive du nom du roi sumérien Dumuzi. Dumuzi était un roi humain devenu dieu, et son histoire implique une union avec une femme, une "chute", des "tourments atroces", une "descente aux enfers", et un retour. Ce dieu sumérien était également associé à un arbre sacré et un serpent. Arsmann note que le nom de Tammuz est explicitement mentionné dans le livre d'Ézéchiel de la Bible, où il est représenté sur le portique du Temple de Jérusalem, ce qui est une preuve textuelle d'une connexion. Il est un roi humain devenu dieu, et son histoire, qui inclut une chute, des tourments, une descente aux enfers, et un retour parmi les vivants, est fortement comparée au récit d'Adam. Son nom sumérien se traduirait par "véritable fils de l'eau profonde", ce qui le lie à Ea. Arsmann insiste sur le fait que Dumuzi est le fils principal du dieu Ea dans la mythologie sumérienne, établissant une filiation père-fils entre Ea/Yahvé et Dumuzi/Adam.

   ◦ Inanna / Ishtar / Ève : Ève est identifiée à la déesse sumérienne Inanna, qui devint Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens, puis Ashéra et Astarté chez les peuples ouest-sémitiques, et Aphrodite/Vénus dans le monde gréco-romain. Ishtar est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée, mais aussi une initiatrice et gardienne des secrets divins. Ève porte également le titre de "Mère de tous les vivants", un titre typiquement attribué à Ishtar et à d'autres déesses mères mésopotamiennes, désignant la mère de tous les dieux ou de tous les "nouveaux dieux" que la déesse initiait. Les symboles associés à Ève (fruit défendu, arbre sacré, serpent, honte, nudité) sont tous des symboles de la déesse Ishtar. La déesse sumérienne Inanna, devenue Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens, puis Ashtarté ou Ashéra, est identifiée à Ève. Ishtar est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée, mais aussi la gardienne des secrets divins et une initiatrice. Elle est associée à un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent, des symboles qui sont également centraux dans le récit d'Ève. Lilith, une démone sumérienne, vivait dans les branches de l'arbre sacré d'Ishtar. Ishtar est l'épouse de Dumuzi.

   ◦ Baal / Yahvé (syncrétisme) : Allan Arsmann explique qu'il y a eu un syncrétisme religieux entre le culte de Baal et celui de Yahvé. Dans la mythologie mésopotamienne, Baal (Marduk en Babylonie) est le fils du dieu Ea (Yahvé). Le culte de Baal est également lié à des sacrifices d'enfants. Il démontre l'identité entre le dieu biblique Yahvé et le dieu sumérien Ea, également appelé Yahoo, qui était vénéré dans la ville d'Ur, d'où Abraham est originaire. Ea est le dieu de l'eau (jaillissement de l'eau), de la sagesse, de la vie, de l'esprit, de l'abîme (l'Absou) et est associé aux inondations. Il est également le dieu de la concurrence, de la jalousie et de la division des langues (l'écriture), des attributs que l'on retrouve chez Yahvé. Ea est présenté comme le créateur de l'humanité à partir d'argile.

 ◦ Baal et Marduk : Baal est présenté comme le fils symbolique de Yahvé (Ea), notamment à travers l'identification de Baal à Marduk, qui est le fils d'Ea dans la mythologie mésopotamienne. Cette relation père-fils entre Yahvé et Baal (ou leurs équivalents sumériens) est un lien clé pour comprendre le syncrétisme religieux au Sinaï. 

Concepts clés et pratiques rituelles :

   ◦ Anthropophagie et essence : La pensée sumérienne, comme d'autres cultures anciennes, est imprégnée de l'essentialisme et de l'incorporation, où consommer la chair d'un être permet d'absorber son essence et ses qualités. Cette notion est au cœur de l'explication de nombreux récits bibliques et rituels sumériens.

   ◦ Hiérogamie : Il s'agit d'un rite sacré sumérien central qui implique l'union entre une divinité masculine (souvent un roi incarnant Dumuzi ou Baal) et une déesse (incarnée par une prostituée sacrée comme Ishtar). Ce rite est considéré par Arsmann comme le fondement de la religiosité sumérienne et des origines de l'humanité, et il est directement lié au récit d'Adam et Ève dans la Genèse. Ce rituel pouvait inclure la consommation symbolique du "fruit", c'est-à-dire l'enfant.

  ◦ Le "Kur" et l'Enfer : Les Sumériens ont inventé le concept de l'Enfer, le "Kur" ou "monde d'en bas", où se déroulent des épisodes de la mythologie, notamment la descente d'Ishtar.

   ◦ La division des langues : La mythologie sumérienne, par l'intermédiaire d'Ea, est la source de l'épisode de la division des langues écrites, reflétant l'apparition de différentes écritures à partir du sumérien.

Influence sur les textes bibliques :

   ◦ Le Déluge : Le texte biblique du Déluge est "jadis sumérien", avec la Tablette 11 de l'épopée de Gilgamesh comme preuve archéologique. Le personnage d'Ounapishtim (Noé sumérien) est un prêtre dévoué au dieu Ea.

   ◦ Genèse : Le texte de la Genèse est positionné en Mésopotamie sumérienne et babylonienne. Arsmann soutient que la Genèse ne décrit pas la création biologique de l'homme, mais la naissance de l'homme civilisé et l'émergence de la psyché humaine, en lien avec le dieu Ea (dieu de la civilisation).

   ◦ Noms et symboles : Les noms et symboles sumériens (comme l'Absou, le serpent, le pain comme chair, etc.) sont omniprésents dans la Bible, attestant de cette filiation.

Importance historique et scientifique : Arsmann insiste sur le fait que l'archéologie a permis de redécouvrir des milliers de textes sumériens et accadiens qui éclairent les récits bibliques, souvent déniés ou mal interprétés par la tradition. Il considère que le judaïsme et le christianisme ont refoulé les aspects "sombres" de leur origine sumérienne, notamment l'anthropophagie et la prostitution sacrée.

En somme, Allan Arsmann perçoit la mythologie sumérienne non seulement comme un riche corpus de récits anciens, mais surtout comme la clé indispensable pour déverrouiller le sens caché et la profonde historicité des textes bibliques, en révélant une continuité culturelle et religieuse souvent occultée.




Rituels sumériens et leur transposition biblique :

   ◦ La Hiérogamie (mariage sacré) : Arsmann affirme que l'histoire d'Adam et Ève est une transposition écrite d'un rituel sumérien de hiérogamie, une union concrète et charnelle entre un roi (Dumuzi) et une prêtresse incarnant la déesse (Ishtar). Ce rite impliquait une "descente aux enfers" et la consommation d'un "fruit défendu" (nourriture maudite des enfers), entraînant une malédiction et la transformation des participants en "dieux" (apothéose).

   ◦ Le Déluge : Le récit biblique du Déluge est "archéologiquement avéré" comme étant originellement un texte sumérien. Le personnage de Noé a son équivalent sumérien, Utnapishtim, un prêtre du dieu Ea. La construction de l'arche de Noé est également liée à une fête religieuse sumérienne, la fête de la "Kittou", elle-même partie du rituel de la hiérogamie.

   ◦ Le "Kur" et l'Absou : Les Sumériens concevaient le "Kur" (le monde d'en bas, une sorte d'enfer) et l'Absou (l'abîme) comme l'origine des inondations. Manger aux enfers était un acte interdit, synonyme de malédiction.

Le polythéisme des textes anciens : Arsmann insiste sur le fait que le texte de la Genèse et les premières versions des textes bibliques sont polythéistes. Il y avait de nombreuses divinités sumériennes (jusqu'à 5000), et les rois et reines pouvaient devenir des dieux (apothéose). Le monothéisme biblique est, selon lui, une évolution et un refoulement postérieur de ce polythéisme originel.

Cannibalisme rituel et sens caché : Une thèse centrale d'Arsmann est que la mythologie sumérienne, et par extension les textes bibliques anciens, dissimulent la trace de pratiques anthropophages, notamment le sacrifice et la consommation du premier-né. Le "fruit défendu" et les "douleurs des grossesses" d'Ève sont des allégories de ce cannibalisme rituel lié au sacrifice des enfants. Cette pratique, selon Arsmann, était la "clé perdue" pour comprendre non seulement la Bible, mais aussi toutes les plus anciennes cultures du monde et l'origine de concepts comme le "sacré", le "bien et le mal", et l'évolution psychique de l'homme.

En somme, pour Allan Arsmann, la mythologie sumérienne n'est pas une simple curiosité historique, mais la matrice culturelle et religieuse fondamentale à partir de laquelle les textes bibliques ont été élaborés. En reconnectant les personnages, les récits et les rituels bibliques à leurs homologues et origines sumériennes, il prétend pouvoir décrypter le "sens originel" de la Bible, révélant des réalités historiques, psychologiques et culturelles souvent "refoulées" par les interprétations religieuses et la pensée moderne.