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Magie

De Archéopsie

ATTENTION : vidéo générée par l'IA


Allan Arsmann interprète de manière approfondie le concept de « magie » et de « miracles », qu’il réinterprète à travers le prisme de l'anthropologie et de la psychologie humaine ancienne. Si Simon le Mage était mentionné, il serait probablement analysé dans ce même cadre :

La « magie » comme phénomène rationnel et psychique : Pour Allan Arsmann, la « magie » ou les « miracles » décrits dans les textes anciens ne sont pas des phénomènes surnaturels au sens moderne du terme. Ils s'expliquent par des processus psychiques réels liés aux pratiques et croyances de nos ancêtres, notamment l'anthropophagie. Il affirme que « la magie n'existe pas chez les anthropophages ou plutôt elle a tout autre sens : la magie, c'est l'anthropophagie et tous les effets miraculeux qu'elle a jadis pu produire en le contexte de la psyché des anciens ».

L'origine de la « magie » dans l'anthropophagie : Les effets qui étaient perçus comme "magiques" dans l'Antiquité, comme l'acquisition de qualités (bravoure, agilité, connaissances, prophétie) en mangeant certaines parties d'animaux ou d'humains, sont pour Arsmann des effets psychiques du cannibalisme. Par exemple, la consommation d'un enfant permettait de "redevenir un enfant" psychiquement, un "rajeunissement" ou une "renaissance". Ces phénomènes étaient perçus comme naturels et logiques par les cannibales eux-mêmes.

Le rôle de la « magie » comme voile du refoulement : Allan Arsmann insiste sur le fait que la « magie » et le « fantastique » ont été greffés sur les récits au fil des millénaires en raison d'une ignorance collective du passé et d'un refoulement des réalités archaïques. Les descriptions "magiques" servent de voile symbolique pour dissimuler des pratiques jugées inacceptables ou taboues, comme l'anthropophagie.

La « démultiplication des essences » : Un exemple de « magie » expliquée rationnellement par Arsmann est la démultiplication des essences dans la pensée anthropophage. Il explique que la consommation d'un fragment (comme l'hostie chrétienne) transmet l'essence entière de l'individu, permettant ainsi une "multiplication" symbolique.

Les figures de « charlatans » ou de « manipulateurs » : Arsmann mentionne que la discipline des exorcistes (ashipu), à laquelle appartenait Abraham, a pu, à des époques plus tardives, se greffer de « considérations superstitieuses voire même de charlatanisme ». Il met en lumière comment des personnages comme Joseph pouvaient manipuler les croyances et les symboles (comme les rêves du Pharaon) pour servir leurs propres objectifs politiques et militaires, faisant passer des actions humaines pour des interventions divines ou "magiques". De même, les actes des rois étaient souvent décrits comme "magiques" par les textes anciens, mais cela s'expliquait par l'ampleur des travaux manuels réalisés par des milliers d'hommes obéissant à un ordre royal.

En somme, pour Allan Arsmann, ce que la tradition qualifie de « magie » est une interprétation erronée de phénomènes réels – psychologiques, sociaux ou politiques – qui ont été mal compris ou délibérément dissimulés, principalement en raison du refoulement de l'histoire anthropophage de l'humanité.