La chute de Jéricho
ATTENTION : texte généré à partir de l'IA
Allan Arsmann interprète la chute de la ville de Jéricho non pas comme un événement uniquement militaire, mais comme un épisode profondément lié aux pratiques rituelles et sacrificielles de l'Antiquité, en particulier le sacrifice des enfants premiers-nés.
Voici les points clés de son interprétation :
• Historicité et preuves archéologiques : Arsmann affirme que la destruction de Jéricho est historiquement et archéologiquement établie. La ville de Jéricho a été retrouvée dans les régions décrites par la Bible, et ses murs ont été détruits à plusieurs reprises, connaissant également de longues périodes d'abandon, ce qui correspond au récit biblique. Pour Arsmann, cela contredit les doutes passés sur son existence. Il situe cet événement à la fin de la période hyksos, vers 1540 av. J.-C., en lien avec l'Exode hyksos, qui est selon lui le même événement que l'Exode biblique.
• La malédiction et le sacrifice de fondation : L'aspect le plus notable de son interprétation concerne la malédiction prononcée par Yahvé sur Jéricho après sa conquête, telle que rapportée dans le Livre de Josué.
◦ Yahvé maudit quiconque entreprendra de rebâtir la ville, affirmant qu'il en posera les fondations "au prix de son aîné".
◦ Arsmann interprète cela comme une exigence claire de sacrifice humain, spécifiquement du premier-né, constituant un "sacrifice de fondation".
◦ Il souligne que cette prophétie se réalise plus tard dans le récit biblique (1 Rois 16:34) lorsque Hiel de Béthel reconstruit Jéricho, et que son premier-né, Abiram, meurt au moment de la pose des fondations. Pour Arsmann, il n'y a pas de rachat dans ce cas, et la mort de l'enfant est directement liée à l'exigence formelle de Yahvé.
◦ Il considère que la perte du premier-né du roi est un motif récurrent dans la Bible, souvent déguisé en accidents (chasse, tempête, meurtres) pour préserver l'innocence officielle des personnages royaux. Pour Arsmann, ces "accidents" sont en réalité des sacrifices délibérés, partie intégrante de la loi des Prémices (ou Prémisses humaines) exigée par Yahvé.
• Lien avec le cannibalisme et la loi des Prémices :
◦ Ces sacrifices de premiers-nés sont replacés par Arsmann dans le contexte plus large de l'anthropophagie rituelle dans la haute Antiquité. Il soutient que tout sacrifice sanglant était systématiquement consommé à ces époques. Par conséquent, le sacrifice des enfants premiers-nés impliquait également leur consommation.
◦ Pour Arsmann, le sujet des Prémices est central dans toute la Bible, de la première à la dernière page, et il est profondément lié à la notion du "péché originel". Le peuple hébreu aurait pratiqué les prémices humaines depuis son commencement et aurait maintenu ces pratiques plus tardivement que d'autres cultures.
◦ Il affirme que les textes bibliques ne dissimulent pas ces réalités, mais les décrivent de manière "plate", c'est-à-dire directement, bien que les interprétations modernes aient tendance à les "blanchir" ou à les considérer comme symboliques.
En résumé, pour Allan Arsmann, la chute de Jéricho n'est pas seulement un récit de conquête militaire, mais un témoignage d'une pratique ancienne et sombre de sacrifice d'enfants premiers-nés comme offrande de fondation et de Prémices, une réalité qu'il relie étroitement à l'anthropophagie et à l'identité originelle du culte de Yahvé.