Inconscient collectif
ATTENTION : texte généré à partir de l'IA
Allan Arsmann n'utilise pas le terme exact d'« inconscient collectif » tel que Carl Jung l'a popularisé, mais il décrit un concept équivalent et son influence profonde, qu'il désigne par des expressions telles que la « psyché humaine », l'« héritage psychique », le « conditionnement multimillénaire » et les « pulsions » issues de pratiques ancestrales. Pour Arsmann, cet héritage psychique est une structure fondamentale qui continue de nous influencer aujourd'hui.
Voici comment Allan Arsmann définit l'inconscient collectif et son impact sur l'homme moderne :
1. Définition et origine de l'« inconscient collectif » (ou héritage psychique) :
• Modelage de la psyché par l'anthropophagie : Arsmann explique que le genre Homo a été anthropophage pendant presque un million d'années, et durant cette très longue période, la psyché de ces individus a été modelée par le phénomène d'introjection. L'introjection est la conviction d'incorporer en soi les qualités et les défauts des individus que l'on consomme. Ce mécanisme psychologique, initialement lié à l'alimentation et au cannibalisme, est le premier mode d'identification de l'être humain et le point inaugural de la structure inconsciente.
• « Manger c'est devenir » : C'est la « règle d'or » de la psychologie de la consommation. En consommant, l'homme ne fait pas qu'absorber des nutriments ; il s'identifie inconsciemment à ce qu'il mange, s'unissant à lui et s'assimilant ses qualités. Ce principe, bien que devenu un "effet placebo" pour l'homme moderne, était une réalité psychique puissante pour nos ancêtres anthropophages.
• Héritage universel et durable : Ces considérations psychiques ancestrales sont encore profondément ancrées en nous aujourd'hui du fait d'un « conditionnement multimillénaire ». Elles sont universelles et se retrouvent dans toutes les cultures, influençant notre langage, nos comportements et nos structures sociales.
2. Impact sur l'homme moderne depuis les pratiques anciennes :
Les pratiques anciennes, en particulier l'anthropophagie, ont laissé un « lourd passé » et un « noir héritage » de pulsions et de tabous qui continuent de façonner l'homme moderne, souvent de manière inconsciente :
• Le refoulement et les tabous :
◦ L'anthropophagie est le « tabou le plus important de nos sociétés », l'interdit fondamental sur lequel nos civilisations ont été érigées. C'est un sujet refoulé, que nous fuyons et dont nous nions l'importance.
◦ Ce refoulement collectif engendre une « dissonance cognitive globale » et de « nombreux biais » dans nos interprétations des textes anciens et de notre histoire. Il nous empêche de comprendre le sens réel de récits anciens qui, pour leurs auteurs, étaient « historiques et extrêmement pertinents ».
• Influence sur les croyances et les concepts :
◦ Les « dieux » anciens : Arsmann affirme que « tous les dieux de notre lointain passé sont des anthropophages ». La pratique anthropophage était un acte préhistorique qui rendait « divin » celui qui l'effectuait, et qui est à l'origine de cette notion.
◦ La notion de « bien et de mal » : Le « mal absolu » dans l'homme est défini par l'expérience cannibale de son propre enfant par un parent, en particulier l'acte d'Adam et Ève. C'est cette expérience qui a formé le socle culturel de nos notions du mal et du péché.
◦ Le « sacré » : Le concept du sacré, dans toutes les cultures, trouve ses racines dans les expériences anthropophages, notamment le rite de la hiérogamie.
• Impact sur le langage et le symbolisme :
◦ De nombreux symboles, allégories et dictons du langage moderne sont des survivances de cette pensée ancienne, même si leur signification originelle est perdue. Des expressions comme « manger c'est devenir » ou les associations entre le pain et la chair dans la Bible proviennent de ce paradigme.
◦ La multiplication des pains et l'Eucharistie chrétienne sont interprétées par Arsmann comme des manifestations symboliques de la démultiplication de l'essence, un concept de la pensée cannibale où un fragment transmet l'essence entière.
• Pulsions et troubles comportementaux :
◦ Des « pulsions » et « troubles » issus de ces temps anciens demeurent en nous, affectant nos comportements et nos jugements. Arsmann suggère que de nombreux problèmes de société actuels proviennent de ces « restes de notre anthropophagie passée ».
◦ Il souligne la nécessité de « conscientiser l'existence » et de « comprendre le fonctionnement » de ces pulsions pour s'en libérer, car un trauma non conscientisé continue d'asservir l'individu et l'espèce.
En résumé, pour Allan Arsmann, l'inconscient collectif est une matrice psychique universelle, forgée par des millions d'années de pratiques anthropophages. Cet héritage, bien que largement refoulé et transformé en tabous, continue de conditionner nos perceptions, nos croyances, nos comportements et notre compréhension du monde, souvent de manière inconsciente, à travers des biais cognitifs et des symbolismes dont nous avons oublié les racines. La clé de la libération et de l'évolution réside dans la « conscientisation » de ce passé oublié.