Désert
ATTENTION : texte généré par l'IA
Le concept du "désert" est un thème récurrent et complexe dans les propos d’Allan Arsmann, revêtant des significations à la fois littérales, rituelles, symboliques et psychologiques, particulièrement en lien avec les pratiques anthropophages et l'évolution des cultes.
Voici une exploration détaillée du désert selon ces sources :
• Le désert comme lieu de survie et d'anthropophagie
◦ L'Exode et la survie forcée : L'épisode de l'Exode est situé dans le désert, un lieu intrinsèquement dépourvu de vie et de nourriture en grande quantité dans l'Antiquité. Les Hébreux, partis précipitamment d'Égypte sans provisions suffisantes, ont été contraints de traverser cette vaste zone hostile. Il est suggéré que, pour survivre, ils ont dû recourir à l'anthropophagie, un fait que les sources considèrent comme une réalité crédible et logique étant donné les circonstances extrêmes.
◦ La Manne et la multiplication des pains : La "manne" et la "multiplication des pains" sont interprétées comme des récits symboliques de cette consommation de chair humaine. La "manne" est décrite comme de la viande, de la farine ou de la poussière tombée du ciel, ce qui correspondrait à la consommation des ossements réduits en poudre et des cendres des corps sacrifiés, utilisés pour faire du pain. Pour les anthropophages, la viande humaine était sacrée et rien ne devait être gaspillé.
◦ Le "trauma cannibal" : Cet événement est décrit comme le "plus grand trauma cannibal de l'histoire humaine", ayant marqué profondément la psyché collective et étant à l'origine de notions de péché, de honte et de la nécessité de pardon. Le refus de cette pratique pour le "plaisir" (fringale) est condamné, mais son acceptation par "nécessité" (faim) est comprise.
◦ La mort/transformation de Moïse : La mort "étrange" et planifiée de Moïse dans le désert est interprétée comme une mort symbolique, liée à un rite de "renouvellement" anthropophage (ingestion de son fils spirituel Josué) qui lui permet de "renaître" sous un autre nom. Cette "renaissance" est un cliché des cultures cannibales.
• Le désert comme espace sacré et lieu de culte
◦ Exigence de culte : Moïse demande au Pharaon de laisser son peuple partir pour rendre un culte à Yahvé dans le désert. Ce n'est pas une simple demande de liberté, mais une revendication de liberté religieuse impliquant des sacrifices.
◦ Culte de Baal/Set : En Égypte, seul le culte de Set (identifié à Baal) se pratiquait dans le désert, les autres dieux étant vénérés dans les temples des villes. Le Dieu biblique (Yahvé) est présenté avec tous les symboles de Baal/Set dans ces passages de l'Exode : dieu du désert, du feu, de la tempête, et même représenté par un serpent.
◦ Les prémices humaines : La fête la plus importante du culte de Baal était l'offrande des prémices, y compris des enfants premiers-nés, une pratique courante dans le désert à cette époque. Abraham lui-même aurait sacrifié son fils premier-né dans le désert, ce qui est une référence à cette pratique.
◦ Un piège politique : La demande de Moïse d'effectuer les sacrifices dans le désert était une "posture politique" et un "piège" pour le Pharaon. Moïse et Yahvé savaient que le Pharaon refuserait cette exigence, d'autant plus que les sacrifices humains étaient interdits en Égypte depuis longtemps. Ce refus allait "consommer la scission" entre les Égyptiens et les groupes étrangers (Hyksos/Hébreux).
• Le désert dans les contextes symboliques et narratifs
◦ La Tentation du Christ : Les 40 jours de Jésus dans le désert font écho aux 40 jours de traversée des exilés mosaïques et aux 40 années d'errance symboliques du peuple d'Israël, un cliché des cultures cannibales. La faim extrême dans le désert est le contexte où le "Diable" (représentant l'anthropophagie) se manifeste, proposant à Jésus de transformer des pierres en pain (chair humaine) ou de manger son propre fils premier-né. Jésus refuse cette "tentation" de reproduire l'acte d'Adam, symbolisant une rupture avec le passé anthropophage.
◦ Symbolisme de la faim et des pulsions : Dans le Nouveau Testament, la faim et la soif dont parle le Christ ne sont pas biologiques, mais des "expressions universelles" des pulsions humaines, en particulier les pulsions anthropophages. Le désert est le lieu où ces pulsions refoulées sont réactivées par la privation.
◦ Ramadan : Le jeûne du Ramadan, qui évoque également le désert (par la chaleur extrême de l'été), est présenté comme un rite ayant pour but la "lucidité vis-à-vis de nos pulsions", y compris les pulsions anthropophages.
◦ Passage de la Mer Rouge : Le passage de la Mer Rouge est situé à la frontière entre le delta du Nil et le désert du Sinaï. L'ouverture de l'eau est expliquée de manière rationnelle comme la fermeture et l'ouverture de canaux artificiels ou de zones inondables par les Hyksos, permettant de traverser un terrain asséché et de piéger l'armée égyptienne lancée à leur poursuite, aveuglée par le soleil levant.
En somme, le désert est bien plus qu'un simple décor dans ces récits ; il est un catalyseur d'événements cruciaux, un lieu de profondes transformations, de rituels anciens et de confrontations symboliques avec la nature la plus archaïque de l'homme et de ses dieux.