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Concurrence

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré à partir de l'IA :

Allan Arsmann définit le concept de concurrence comme une force fondamentale et universelle qui a profondément façonné la psychée humaine, les sociétés et les religions dès la préhistoire et tout au long de l'Antiquité.

Définition et manifestations de la concurrence :

Une force naturelle et universelle : Pour Arsmann, la concurrence est une loi naturelle du vivant, une "force vitale colossale et formidable". Elle est perçue comme un principe fondamental de l'existence, un "secret des plans divins" que les premiers hommes ont commencé à cerner.

Hiérarchie et prédation : La concurrence génère une structure arborescente ou pyramidale, où il y a des "mangeurs et des mangés". Cette "chaîne trophique" ou "échelle de la vie" (symbolisée par l'échelle de Jacob) conduit à une hiérarchisation du monde vivant, qui se reflète dans les structures sociales humaines, avec des gagnants et des perdants, des "castes".

Violence et domination : Dans les contextes anciens, la violence était le "chemin ordinaire de la concurrence". Un culte de la concurrence, surtout aux époques les plus anciennes, est donc par essence "violent et dominateur".

Jalousie comme concurrence intraspécifique : Arsmann explique que le mot "jalousie" dans l'Antiquité avait une signification sémantique de "concurrence intraspécifique", c'est-à-dire la compétition entre les humains. Le fait qu'un dieu soit "jaloux" signifie qu'il est l'incarnation de cette concurrence inter-humaine.

Division et guerre : La concurrence peut aussi se manifester par la "division" et la "désunion", vues comme des moteurs de compétition. Un dieu de la concurrence peut donc provoquer la discorde et la guerre entre les hommes. La guerre est une forme "brutale de concurrence".

Lien avec la royauté et la divinité : Le concept de roi dans la haute Antiquité est intrinsèquement lié à la pratique cannibalique, elle-même expression de la concurrence. Le roi est le "prédateur dominant," le "sommet de la concurrence," et par conséquent, l'expression du divin. L'accession au statut royal impliquait souvent des rituels anthropophagiques.

L'anthropophagie, l'extrême de la concurrence : L'anthropophagie est l'expression de la concurrence poussée à son "extrême". C'est la forme "la plus absolue de la concurrence humaine", notamment la dévoration de son propre enfant, qui est le "mal absolu" et le "crime de tous les crimes" dans la Genèse. Arsmann affirme que l'anthropophagie est présente "partout dans la Bible, de la première page à la dernière page".

Dieux rattachés au concept de concurrence :

Allan Arsmann établit des liens étroits entre plusieurs divinités et le concept de concurrence, soulignant une évolution de leur perception et de leurs pratiques cultuelles :

Yahvé (YHWH) :

   ◦ Incarnation de la jalousie/concurrence : Yahvé est "l'incarnation même de la jalousie", ce qui, dans le contexte ancien, signifie l'incarnation de la concurrence inter-humaine.

   ◦ Dieu de la guerre et des armées : Il est très régulièrement appelé le "Dieu des armées" (Yahvé Sabaoth), une épithète qui apparaît 285 fois dans l'Ancien Testament. Il est décrit comme un dieu qui "sème la guerre et refuse la pitié". Il ordonne des massacres collectifs.

   ◦ Diviseur des hommes : Yahvé provoque la division des peuples (par exemple, à Babel).

   ◦ Lien avec l'anthropophagie : Arsmann affirme que Yahvé peut être l'allégorie de l'anthropophagie elle-même, notamment lorsqu'il "fait pleuvoir de la nourriture" dans le désert, représentant la consommation humaine due à l'extrême concurrence pour la survie.

   ◦ Soutien à la royauté : Yahvé soutient la royauté et la tyrannie, car le roi incarne le sommet de la concurrence.

   ◦ Exigences de prémices humaines : Yahvé exigeait les "prémices des êtres humains," c'est-à-dire le sacrifice du premier-né, une loi fondamentale de l'Ancien Testament.

   ◦ Opposition et évolution : Bien qu'Arsmann identifie Yahvé à la concurrence, il souligne que Yahvé, en particulier à l'époque de Moïse et de l'Exode, finit par interdire et condamner les sacrifices d'enfants, marquant un tournant évolutif dans la religion.

Ea (Sumérien) :

   ◦ Origine de Yahvé : Ea est présenté comme l'identité sumérienne originelle du dieu Yahvé.

   ◦ Dieu de la concurrence : Le culte de Ea est le "plus ancien culte de la concurrence" de l'histoire. Ea est un "dieu jaloux".

   ◦ Créateur d'humanité : Ea a créé l'humanité à partir d'argile, à l'image des dieux, pour des besoins sociétaux.

   ◦ Père de Dumuzi/Adam : Ea est le père de Dumuzi, qui est l'équivalent d'Adam dans la mythologie sumérienne.

Baal (Cananéen / Hyksos) :

   ◦ Ancien nom de Yahvé : Baal est l'un des noms anciens de Yahvé, qui fut plus tard interdit et refoulé des textes bibliques en raison de sa connotation "barbare" et honteuse, notamment le sacrifice des enfants.

   ◦ Dieu des premiers-nés sacrifiés : Baal est principalement connu pour exiger le "sacrifice des enfants premiers-nés". Ces sacrifices étaient encore vigoureux à Carthage au IIe siècle avant J.-C., avec des dizaines de milliers d'enfants sacrifiés.

   ◦ Synonyme de Seth : Dans l'Égypte des Hyksos, Baal était identifié à Seth.

   ◦ Fusion avec Yahvé : Il y a eu une "fusion culturelle" importante entre les cultes de Baal et Yahvé au Sinaï, lors de l'Exode des Hébreux, le Baal Hyksos étant alors un culte monothéiste. Cette fusion impliquait une tentative d'arrêter les sacrifices d'enfants.

   ◦ Père de la nation : Le culte de Baal était le "père spirituel de plusieurs des plus grandes et plus florissantes cités".

Seth (Égyptien) :

   ◦ Équivalent égyptien de Baal : Seth est l'équivalent égyptien de Baal. Son nom hiéroglyphique est le même que Baal aux yeux des anciens.

   ◦ Dieu du désert et du feu : Seth est le "seul unique dieu du désert" en Égypte et est associé au feu, aux manifestations desséchantes et brûlantes, et aux tempêtes.

   ◦ Dieu de la concurrence en Égypte : Le dieu Seth représente la concurrence dans l'Égypte ancienne, y compris la concurrence contre les hommes et les dieux. Son nom signifie "force opprimante et contraignante".

   ◦ Iconoclastie et monothéisme : Sous la période Hyksos, le culte de Seth est devenu monothéiste et iconoclaste, détruisant les statues d'autres dieux, tout comme les Hébreux bibliques. Allan Arsmann suggère que c'est le pharaon Apophis III, un fervent adepte de Seth, qui était le roi Hyksos persécuteur des Hébreux et l'instigateur du massacre des premiers-nés.

   ◦ Lien avec les Plaies d'Égypte : Les dix plaies d'Égypte sont la "signature" du dieu Seth, car toutes sont associées à lui dans la mythologie égyptienne.

Arsmann souligne que bien que ces cultes aient fusionné et évolué, les traces de leur origine et de leurs pratiques anciennes demeurent dans les textes, souvent sous un voile symbolique dû à la honte et au refoulement collectif des pratiques anthropophages. Le Christ, en tant que "nouvel Adam," représente la victoire sur ces pratiques anciennes en refusant l'anthropophagie et la tentation du pouvoir associée.