Arbre de la connaissance du Bien et du Mal
ATTENTION : texte généré par l'IA
Allan Arsmann analyse l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, ainsi que le fruit qui en découle, comme des symboles centraux pour comprendre l'origine de la civilisation, de la conscience humaine, et des pratiques archaïques, notamment l'anthropophagie, qui sont selon lui dissimulées dans les textes bibliques.
Voici les points clés de son analyse :
• Symbole de la Connaissance et de la Civilisation : L'arbre de la connaissance du Bien et du Mal est l'un des "plus énigmatiques de tous les textes bibliques" et "le plus riche d'enseignements". Le fait de manger son fruit est associé à l'ouverture des yeux et à la prise de conscience, menant à un sentiment de pudeur. Pour Arsmann, cela représente une "métamorphose de la pensée" et un "changement de paradigme", marquant la naissance de la civilisation avec l'agriculture, l'élevage, la sédentarité, et la fin d'un mode de vie nomade. Il suggère que le texte de la Genèse ne parle pas de la création biologique, mais plutôt de la maîtrise des plantes et des animaux par les hommes. Ce "fruit défendu" symbolise ainsi les lois, les tabous et les interdits qui accompagnent la civilisation.
• Lien avec l'Anthropophagie et le Péché Originel :
◦ Arsmann affirme de manière récurrente que le fruit de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal symbolise l'enfant d'Adam et Ève, consommé par ses parents. Ce "crime" est présenté comme l'acte maudit décrit dans le récit, regroupant les principaux tabous de la psyché humaine : le cannibalisme, le meurtre et les enfants.
◦ La punition d'Ève, axée sur les souffrances de la grossesse et de l'enfantement, et celle d'Adam, centrée sur sa nourriture, sont interprétées comme des indices de ce crime spécifique : une consommation alimentaire ayant nécessité un enfantement. Le mot "encore" dans les versions anciennes du texte de la Genèse suggère qu'Ève avait déjà connu une grossesse et un enfantement au moment de sa faute, et que l'enfant a "magiquement disparu" lorsqu'elle a mangé le fruit.
◦ Ce passé de "pratiques cannibales et pédoanthropophages" est ce qui est exprimé comme le "péché originel".
• Origine de la Conscience et du Divin :
◦ Manger le fruit rend "conscient" et fait "ouvrir les yeux". Cela conduit à l'acquisition d'une forme de sagesse et à un "éveil de la conscience". Arsmann postule que le rituel décrit dans la Genèse, associé à l'arbre, pourrait être à l'origine de la conscience humaine.
◦ Le serpent promet à Adam et Ève qu'ils deviendront "comme des dieux" s'ils mangent le fruit, ce qui est confirmé par Yahvé. Pour Arsmann, cela signifie que la consommation de ce fruit permettait d'atteindre une nature royale ou divine, souvent associée à la hiérogamie et à des pratiques d'incorporation rituelle. Cette transformation n'est pas affirmée pour Ève car elle était déjà divine avant la consommation, suggérant son rôle d'initiatrice.
◦ L'arbre de la connaissance est donc lié à la définition même du Bien et du Mal dans les cultures humaines, le meurtre et le cannibalisme d'enfants étant perçus comme le mal absolu. Le sacré et la religion proviendraient de ces expériences anthropophages.
• Universalité du Symbole : Arsmann insiste sur le fait que ce symbole du "fruit" ou de la "plante de vie" n'est pas exclusif à la Bible, mais se retrouve dans de nombreuses cultures anciennes (par exemple, chez les Sumériens) et est souvent associé à des déesses comme Ishtar, qui est elle-même liée à des symboles comme le serpent, le fruit défendu, et la nudité. Il s'agit d'un "code commun" à de nombreux textes sacrés, dissimulant les mêmes réalités anthropophages.
En résumé, pour Allan Arsmann, l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal et son fruit sont des allégories du cannibalisme rituel des enfants, pratiqué par nos ancêtres et ayant eu des effets psychiques profonds, notamment l'éveil de la conscience et l'accès à un statut "divin" ou "royal". Ces pratiques, bien que taboues et refoulées, sont la clé pour décrypter le sens originel de la Genèse et de nombreux autres récits anciens.