Aphrodite
ATTENTION : texte généré à partir de l'IA
Allan Arsmann présente Aphrodite comme une avatar tardive et occidentale de la déesse mésopotamienne Ishtar. Pour Arsmann, Aphrodite n'est pas une divinité indépendante au sens où nous l'entendons, mais la continuation d'un culte et d'un ensemble de concepts religieux issus de la Mésopotamie antique.
Voici les principaux points de sa présentation :
• Filiation et Évolution :
◦ Ishtar, connue à l'origine sous le nom d'Inanna chez les Sumériens, est devenue Ishtar chez les Acadiens et Babyloniens, puis Ashéra et Astarté dans les régions ouest-sémitiques, avant de se manifester sous le nom d'Aphrodite dans le monde grec et de Vénus dans le monde romain.
◦ Ce parcours montre une continuité historique et religieuse à travers différentes cultures et époques, faisant d'Ishtar et ses avatars l'une des divinités féminines les plus vénérées de l'histoire.
• Nature et Attributs (hérités d'Ishtar) :
◦ Aphrodite, comme Ishtar, est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre et de la prostitution.
◦ Elle est également la déesse des mystères, l'initiatrice et la gardienne des secrets de la nature divine.
◦ Elle est celle qui "faisait les dieux" et "faisait les rois" en initiant les mortels aux secrets du divin, les rendant "comme des dieux".
◦ Sa propension à la séduction était un outil conscient et volontaire pour attirer et maintenir les foules au sein du système social.
◦ Elle portait le titre de "Mère de tous les vivants".
• Le Mythe et le Culte (Hiérogamie) :
◦ Le rite central associé à Ishtar (et donc à Aphrodite) est la hiérogamie (mariage sacré).
◦ Ce rituel impliquait une union concrète et charnelle entre un homme (souvent un futur roi) et une femme, une prostituée sacrée ou prêtresse, qui était perçue comme l'incarnation terrestre de la déesse.
◦ Cette union était considérée comme nécessaire pour que le roi obtienne un statut divin et soit légitime dans sa fonction royale.
◦ Dans sa forme la plus ancienne, le rite impliquait la consommation du "propre fruit" (l'enfant) du roi, un acte qui conférait un statut divin et permettait de porter un nom sacré (comme Baal).
◦ La déesse exigeait souvent l'octroi d'un "fruit symbolique" de l'initié, ce qui, dans le contexte biblique, correspond au "fruit défendu" et plus tard à la pomme.
◦ Le mythe d'Adam et Ève est interprété par Arsmann comme une transposition du rituel de la hiérogamie sumérienne, où Ève incarne Ishtar et Adam, Dumuzi.
• Symbolisme Partagé :
◦ Aphrodite, comme Ishtar, est associée à un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent.
◦ Elle est également liée aux notions de honte et de nudité dans un sens religieux, et non simplement séducteur.
◦ Le personnage de Lilith, une démone sumérienne associée à la chute et au périple infernal d'Ishtar, habitait dans les branches de l'arbre sacré de la déesse, soulignant cette connexion symbolique.
En somme, pour Allan Arsmann, Aphrodite est la continuation d'une très ancienne figure divine mésopotamienne, Ishtar, dont le culte et les mythes ont profondément influencé les récits bibliques et les conceptions du divin.