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Vin (symbole)

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré à l’aide de l’IA

Allan Arsmann aborde la symbolique du vin principalement dans le contexte des offrandes religieuses et des interdits rituels dans les mythologies antiques.

Dans la mythologie grecque (contexte des prémices) : Arsmann mentionne le vin en lien avec les prémices, c'est-à-dire les premières productions offertes aux divinités. Il est ainsi noté que dans l'Antiquité grecque, on offrait à Dionysos les « prémices de la vigne et du vin ». Cette pratique était « extrêmement commune » dans les cultes anciens et remonterait probablement à la Préhistoire. Bien que le vin ne soit pas spécifiquement analysé comme un symbole en soi dans ce contexte, son inclusion dans les prémices le lie à une forme d'hommage et de sacrifice primordial, un thème central dans les analyses d'Arsmann concernant les sacrifices d'enfants et l'anthropophagie.

Dans les rites égyptiens (interdit de consommation) : En citant Plutarque, Arsmann rapporte que parmi les rites religieux égyptiens, il était « interdit de consommer du vin ». Cette interdiction souligne le rôle rituel du vin, où sa non-consommation avait une signification sacrée, au même titre que d'autres interdits alimentaires ou liés à la nature.

À Sumer et dans la Bible : Les extraits fournis ne contiennent pas d'analyse explicite de la symbolique du vin dans la mythologie sumérienne. De même, pour la Bible, bien que le concept de "prémices" y soit largement abordé et lié aux sacrifices, Arsmann n'y développe pas de symbolique particulière pour le vin lui-même, contrairement à d'autres éléments comme le pain (assimilé à la chair humaine)

Allan Arsmann aborde la symbolique du vin dans le Nouveau Testament principalement à travers la métaphore du "vin nouveau" que l'on ne met pas dans de vieilles outres.

Selon son analyse, dans l'évangile de Marc (2:21-22), la phrase où Jésus déclare que "personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres" est interprétée comme une expression claire de sa nouvelle doctrine et de son indépendance par rapport aux enseignements existants.

• Le "vin nouveau" symbolise la "doctrine nouvelle" que Jésus propose.

• Les "vieilles outres" auxquelles il s'adresse représentent la doctrine des Pharisiens, un groupe dont Jésus affirme être issu mais dont il se sépare à ce moment-là. De même, le "vieil habit" (Mark 2:21) symbolise cette ancienne doctrine des Pharisiens que le Christ refuse de "coudre" avec sa "pièce neuve", marquant ainsi sa séparation.

• Cette analogie met en lumière la séparation de Jésus d'avec le mouvement pharisien et l'affirmation d'une nouvelle approche.

Bien que les sources mentionnent le "sang" du Christ dans le contexte de l'Eucharistie et de la communion symbolique, Allan Arsmann ne développe pas explicitement le lien symbolique entre le vin et le sang du Christ dans ces extraits. Son analyse se concentre davantage sur le pain comme "chair humaine" dans le contexte de l'anthropophagie symbolique.

Allan Arsmann aborde la symbolique du vin dans les Noces de Cana en la reliant directement à la consommation du "sang" du Christ par ses disciples, qu'il interprète à travers le prisme d'une pensée anthropophage symbolique.

Voici comment il l'envisage :

Don du sang du Christ : Arsmann mentionne le "petit mariage de Cana où le personnage avait déjà donné de son sang". Cet acte, bien que non développé en détail sur la transformation de l'eau en vin, est associé à une première transmission de l'essence du Christ.

Première communion eucharistique : Pour Arsmann, cet épisode des Noces de Cana est une préfiguration de l'Eucharistie et de la messe. Le Christ aurait donné "un peu de sa chair ou de son sang à quelques de ses disciples".

Transmission de l'essence : Les disciples qui ont consommé le sang (ou l'essence) du Christ sont considérés comme ayant en eux "l'essence particulière de ce personnage unique". Ils transmettent ensuite cette "unique essence" à d'autres, multipliant ainsi sa présence. Ce processus est vu comme la "toute première communion eucharistique de l'histoire".

Les disciples comme "pains" : Dans l'explication du miracle de la multiplication des pains, Arsmann établit un lien explicite avec les Noces de Cana. Il affirme que les "cinq pains" de ce miracle symbolisent les disciples qui "ont déjà consommé précédemment le sang de leur maître à l'occasion des noces de Cana ou un autre moment".

Dissimulation symbolique : Cette interprétation s'inscrit dans sa théorie selon laquelle les anciens textes sacrés dissimulaient souvent la "nourriture humaine" derrière d'autres aliments symboliques (comme le pain ou, implicitement, le vin transformé) afin de contourner les tabous liés à l'anthropophagie.

Allan Arsmann envisage la symbolique du vin dans le contexte de la Cène (et plus largement de l'Eucharistie) à travers le prisme de la pensée anthropophage symbolique et du principe "manger, c'est devenir".

Pour lui, le vin symbolise le sang du Christ et sa consommation est un acte de transmission d'essence :

Le sang du Christ à boire : Arsmann met en évidence la déclaration du Christ lui-même : "ma chair véritablement se mange et mon sang véritablement se boit". Cette phrase est pour lui une preuve textuelle directe de la consommation symbolique du sang, parallèlement à celle de la chair (le pain).

Transmission d'essence et d'identité : En buvant le sang du Christ, les disciples incorporent son "essence particulière". Ce mécanisme est directement lié à la notion d'incorporation psychique des anthropophages, où manger une partie de quelqu'un permet d'absorber ses qualités et sa substance. Les chrétiens, en mangeant cette "essence", sont ainsi "unis par cette consommation" et nommés "chrétiens".

Préfiguration de l'Eucharistie : Bien qu'il parle des Noces de Cana comme un moment où le personnage "avait déjà donné de son sang", Arsmann voit dans des épisodes comme la multiplication des pains, où le Christ donne "un peu de sa chair ou de son sang à quelques de ses disciples", la "toute première communion eucharistique de l'histoire" et la préfiguration de la messe. Le rituel de la messe moderne, où le prêtre transmet des fragments du corps du Christ, suit ce même schéma.

Libération des pulsions anthropophages : Le Christ offre son "sang bien réel" et sa chair comme un moyen de se libérer des "pulsions anthropophages" héritées du passé. Cette consommation symbolique permet de "tester la réalité de ces ressentis anciens" dans un "cadre inoffensif", transformant ainsi un passé jugé honteux en un acte de rédemption et de compréhension.

Rachat de la faute originelle : Le Christ, en s'offrant comme le "fruit" à consommer (le pain de vie et le sang à boire), met fin au "crime" originel (la consommation de l'enfant d'Adam et Ève) et à la culpabilité associée. Cette fois, le fruit s'offre, symbolisant une "naissance immaculée" pour remplacer les "naissances maculées de sang" du passé.

En somme, pour Arsmann, la symbolique du vin dans la Cène est une expression clé de l'anthropophagie symbolique du christianisme, un acte de communion qui transmet l'essence du Christ et offre une libération et une rédemption des pulsions archaïques de l'humanité.