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Tentation du Christ dans le désert

De Archéopsie

ATTENTION : texte rédigé à l'aide de l'IA


Allan Arsmann présente la tentation de Jésus dans le désert comme un événement hautement symbolique et archaïque. Il le réinterprète en y décelant la réalité historique et psychologique de l'anthropophagie qui, selon lui, est refoulée dans l'inconscient collectif moderne. Pour Arsmann, ce passage biblique est une illustration clé des pulsions anthropophages universelles de l'humanité et du rejet de ces pratiques par le Christ.

Voici comment il détaille cette présentation :

Le Contexte de la Tentation : La Faim Extrême et le Désert

   ◦ Le Christ est décrit comme se retirant dans le désert pendant 40 jours et 40 nuits de privation, soumis à une faim extrême. Ce "jeûne" fait doublement écho aux 40 jours concrets de la traversée du désert par les exilés mosaïques et aux 40 années d'errance symboliques du peuple. Arsmann insiste sur le fait que l'errance de 40 ans n'a pas existé historiquement, mais qu'elle a une portée sacrée et une signification importante dans le paradigme ancien lié au cannibalisme.

   ◦ La faim et la soif, dans l'Antiquité, étaient des expressions universelles des pulsions humaines.

Le Diable : L'Incarnation de l'Anthropophagie

   ◦ Selon Arsmann, le Diable dans la Bible représente l'anthropophagie. Dès les premières lignes des textes anciens, le Diable est la "part d'horreur, de passion et de tentation" associée à ces pratiques. Arsmann explique que cette association a été atténuée ou oubliée en raison de la disparition progressive de ces comportements dans les sociétés modernes.

   ◦ Le Diable se manifeste au Christ dans un contexte de faim poussée à l'extrême, car c'est dans ces situations que la pulsion anthropophage se réveille chez l'homme.

La Tentation de Transformer les Pierres en Pains

   ◦ Le "Pain" : Arsmann affirme que le "pain" symbolise la chair humaine, et plus spécifiquement, la chair des enfants. Il rappelle que pendant l'Exode, le peuple hébreu, contraint par la faim dans le désert, a dû recourir au cannibalisme, consommant la chair de leurs enfants, ce qu'il interprète comme étant la "manne" ou les "pains magiques" tombés du ciel. Le pain est devenu le symbole de la chair que l'agriculture a remplacée, le premier substitut de l'anthropophagie.

   ◦ La "Pierre" : La pierre symbolise ce qui est immangeable, le tabou. Dans la pensée anthropophage, la pierre a fini par symboliser l'homme, l'enfant, qui est devenu immangeable suite à l'établissement du tabou de l'anthropophagie. Ce tabou est la "pierre angulaire" de la civilisation.

   ◦ La Transformation : Briser le Tabou : La proposition du Diable de transformer les pierres en pain signifie donc de briser ce tabou primordial de l'anthropophagie et de rendre la chair humaine "mangeable" à nouveau.

La Tentation du Pouvoir et des Royaumes

   ◦ Le Diable ponctue sa proposition cannibale d'une "aguichante élévation sociale", offrant à Jésus de devenir roi sur la terre s'il accepte de reproduire cet acte. Arsmann explique que, dans l'Antiquité, l'accès au pouvoir royal était lié à un rite ancien où le roi consommait son propre "fruit" (son enfant) par incorporation, afin d'atteindre un statut divin et royal.

   ◦ Cette proposition est la même que celle faite à Adam dans la Genèse : manger le "fruit défendu" (son enfant) pour devenir "comme des dieux" et acquérir le pouvoir. Arsmann insiste sur le fait que les rois anciens étaient souvent des anthropophages, considérés comme les "lions" ou les "prédateurs dominants" qui devaient manger de l'homme pour atteindre ce statut suprême.

Le Refus du Christ : Le "Nouvel Adam"

   ◦ À l'inverse d'Adam, le Christ refuse catégoriquement cette proposition et cette "forme pulsionnelle archaïque et barbare" d'anthropophagie, même dans l'extrême de la faim.

   ◦ Ce refus est la manière dont le Christ "rachète les fautes de ses pères", devenant le "nouvel Adam". Il propose une "naissance immaculée" pour remplacer les "communes naissances maculées de sang" des pratiques cannibales anciennes.

   ◦ Plutôt que d'être le mangeur, Jésus se présente comme la victime, le "fruit" qui est mangé, comme le "pain offert" ou l'"enfant mangé au commencement". C'est une inversion du rite ancien, où l'offrande devient volontaire et sans crime, mettant fin à la culpabilité et à l'élitisme de ces pratiques.

En somme, pour Allan Arsmann, la tentation de Jésus est une scène fondatrice et révélatrice qui met en lumière l'origine anthropophage du péché originel, la source du pouvoir royal ancien, et la transformation spirituelle que propose le Christ, laquelle consiste à dépasser et sublimer ces pulsions archaïques sans recourir au meurtre. Il souligne que la non-compréhension de ces concepts résulte du "refoulement collectif" et des interprétations "naïves" ou "magiques" qui ont masqué la "réalité" du texte biblique.