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Serpent (symbole)

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré à l’aide de l’IA

Allan Arsmann développe une analyse approfondie de la symbolique du serpent dans l'Antiquité et la Bible, la reliant de manière intrinsèque à l'anthropophagie (cannibalisme) et à des concepts de renouvellement, de divinité et de tentation. Pour lui, le serpent est un symbole archaïque, universel et fondamental pour comprendre les textes sacrés.

Allan Arsmann discute de la symbolique du serpent de manière approfondie, le présentant comme le « principal animal symbolisant la pratique anthropophage » dans la haute Antiquité. Le serpent est également lié à la tentation dans le récit d'Adam et Ève, à l'apothéose et au statut royal, et est un symbole de divinités comme Yahvé (à certaines époques), Baal (Seth), ou associé à la déesse Ishtar. Il est aussi question de « démons dragons et autres créatures serpentiformes » dans le contexte des enfers sumériens.

Voici les points clés de sa présentation :

Symbole de l'Anthropophagie et du Renouvellement :

   ◦ Le serpent est le principal animal symbolisant la pratique anthropophage dans la haute Antiquité. Cette association s'explique par la capacité naturelle du serpent à muer, à perdre sa peau et à se renouveler. Cela en fait une métaphore parfaite de la métamorphose psychique et du "rajeunissement" que les anciens croyaient acquérir en consommant la chair, particulièrement celle de leurs enfants.

   ◦ Le déchirement des vêtements, un rituel ancien, est également une expression symbolique de ce changement de peau, de ce renouvellement, faisant écho à l'acte proposé par le serpent dans le contexte biblique.

Le Serpent dans la Genèse : Tentation et Apothéose :

   ◦ Dans le récit d'Adam et Ève, le serpent est la figure centrale qui propose aux deux personnages un acte "interdit".

   ◦ Arsmann interprète le "fruit défendu" (ou "plante de vie") comme la consommation de leur propre enfant, un acte pédocannibal qui serait à l'origine de la culpabilité et des notions humaines de bien et de mal.

   ◦ La promesse du serpent, "vous serez comme des dieux", lie cet acte anthropophage à l'apothéose (déification) et à l'acquisition du statut royal. Selon Arsmann, ce rite cannibalique était historiquement un passage obligé pour devenir roi ou être perçu comme divin dans de nombreuses cultures anciennes. Le serpent est ainsi le vecteur de cette "vente" de pouvoir et de gloire.

Associations Divines et Cultuelles :

   ◦ Yahvé et Baal (période de syncrétisme) : Pendant une période de syncrétisme où Yahvé et Baal étaient assimilés, Yahvé est explicitement dépeint comme une divinité représentée par un serpent. Moïse se présente d'ailleurs devant Pharaon en arborant ce symbole du serpent comme l'un des premiers signes de la divinité qu'il représente.

   ◦ Seth (équivalent égyptien de Baal) : Pour les Égyptiens, le serpent Apopi est un symbole et même une incarnation du dieu Seth, la divinité égyptienne de la souffrance et du maléfice. L'association du bâton de Moïse se transformant en serpent est, pour les Égyptiens, une évidence qu'il représente Seth, notamment lors des plaies d'Égypte.

   ◦ Ishtar (identifiée à Ève) : La déesse Ishtar est constamment associée à l'arbre sacré, au fruit défendu et au serpent dans les mythologies sumériennes, akkadiennes et babyloniennes. Cette symbolique est également un élément majeur dans le culte de ses avatars comme Astarté et Ashéra. Les démons serpentiformes peuplent aussi l'enfer sumérien, vers lequel Ishtar descend.

   ◦ Autres mythologies : Arsmann suggère que tous les grands serpents des mythologies anciennes sont des expressions des pratiques anthropophages.

Le Serpent comme Incarnation du "Diable" :

   ◦ Dans le Nouveau Testament, notamment lors de la tentation du Christ au désert, le personnage du Diable est la personnification de l'anthropophagie et des pulsions et tentations qu'elle représente. Son rôle est identique à celui du serpent de la Genèse, insistant sur le fait que le Diable incarne ce désir archaïque et refoulé de cannibalisme.

Contexte Exorcistique :

   ◦ Bien que le serpent soit lié à des pratiques taboues et "diabolisées", Arsmann souligne que le culte de Yahvé, dans son passé, a pu utiliser ces symboles dans un contexte exorcistique. L'idée était de confronter et de conscientiser ces pulsions archaïques pour les transcender et y mettre fin.

En somme, Allan Arsmann ne voit pas le serpent uniquement comme un symbole du mal ou de la tromperie, mais avant tout comme la représentation primitive et archétypale de l'anthropophagie et des concepts qui en découlaient dans la pensée ancienne : le renouvellement, l'accès à la divinité (apothéose), la tentation du pouvoir, et l'origine des notions de péché et de culpabilité dans l'humanité. Il est une clé essentielle pour déchiffrer le sens originel des récits bibliques et des mythologies antiques.