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Résurrection

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré à partir de l'IA


Allan Arsmann envisage l'épisode de la résurrection de Jésus non pas comme une réanimation physique miraculeuse au sens traditionnel, mais comme une "renaissance immaculée" hautement symbolique et psychologique, qui réinterprète et sublime les rites anthropophages anciens.

Voici comment il détaille cette vision :

Une "Renaissance Immaculée" sans Meurtre : Pour Arsmann, Jésus-Christ est un "renouvelé". Il subit une transformation qui fait écho aux rites cannibales ancestraux où l'absorption de l'essence d'un être (souvent un enfant) était censée conférer une "renaissance" ou un pouvoir. Cependant, la spécificité cruciale de la "renaissance christique" est qu'elle s'opère "sans aucun meurtre". Jésus propose une "naissance immaculée pour remplacer la vieille Renaissance maculée de jadis" (celle teintée de sang des pratiques anciennes).

Transformation des Rites Anciens : Le Christ ne supprime pas ces pratiques archaïques, mais les "complète par compréhension de leur fondement". Il atteint le même "résultat sacré" que les rituels fondateurs sans commettre le "crime de tous ses ancêtres". Cette démarche implique une compréhension profonde du "paradigme de la pensée anthropophage des anciens", où l'incorporation de l'essence de l'aimé était perçue comme un moyen de régénération et de divinisation.

Jésus, le "Fruit Mangé" et le "Nouvel Adam" : Contrairement aux anthropophages d'antan qui étaient les "mangeurs", Jésus se positionne comme la "victime" ou le "mangé". Il est symboliquement le "fruit" ou l'"enfant mangé au commencement", faisant référence à l'acte fondateur d'Adam et Ève (que Arsmann interprète comme un acte anthropophage impliquant leurs enfants). En s'offrant lui-même comme le "pain offert" (sa chair), Jésus met fin au crime et à la culpabilité ancestrale associée à ces pratiques, devenant ainsi le "nouvel Adam" qui "rachète les fautes de ses pères".

Une Expérience Spirituelle et Psychique : La "résurrection" du Christ est avant tout une "transformation psychique" ou "spirituelle". Elle représente la "naissance psychique du genre humain" et une "lucidité accrue". Cette transformation est symbolisée par des concepts comme la naissance, la conception, et la sortie de l'eau (le baptême, qui est une évocation de la "sortie de l'inconscience collective").

Libération Collective et Conscience : L'acte du Christ vise à libérer l'humanité du "lourd passé" de l'anthropophagie, qui a généré honte, refoulement et "haines pour eux-mêmes et des haines projetées sur les autres". En permettant de "consommer" son essence "dans un cadre inoffensif", Jésus offre un "chemin de cette libération", apaisant les pulsions ancestrales et permettant de "démystifier" l'acte pour revenir à une compréhension plus juste de l'origine du sacré et du divin.

Continuité avec l'Ancien Testament : Arsmann insiste sur le fait que le "rite" de transformation vécu par Jésus est le même que celui qui a forgé le sacré à travers l'histoire, notamment dans l'Ancien Testament. Il établit un lien direct entre Jésus et Moïse, affirmant que Moïse a lui-même subi une "transformation" ou un "renouvellement" en changeant de nom pour devenir Josué (Yeshua, le nom latinisé en Jésus), ce qui signifie que Jésus reprend le nom sacré de Moïse renouvelé. Cette "transformation biologique et transculturelle" est présentée comme étant accessible à tout être humain.

En résumé, pour Allan Arsmann, la résurrection de Jésus est la manifestation ultime d'une transformation humaine profonde et universelle, qui surmonte les origines violentes et culpabilisantes des pratiques ancestrales pour offrir une nouvelle voie de "divinisation" et de libération psychique sans recours au crime.