Aller au contenu

Psychohistoire intégrative

De Archéopsie

Épistémogenèse[modifier | modifier le wikicode]

Pour développer ses travaux inédits, son concepteur (Allan Arsmann) s’est d’abord longuement consacré aux méthodes, examinant avec précision les biais humains qui faussent les jugements scientifiques, en particulier lorsque les sujets touchent à des zones sensibles de la conscience, des religions ou de l’histoire. De cette première phase méthodologique, menée en solitaire au début du siècle puis confrontée aux avancées contemporaines par la suite, il a progressivement dégagé une méthodologie nouvelle, opératoire, capable de réduire ces biais et de restaurer une capacité à penser l'approche unitaire en améliorant la cohérence interne dans l’analyse.

Cette méthode, déjà présente en germe dans ses premiers travaux (passés sous silence lors de leur première publication en 2007), s’est ensuite enrichie des conclusions mêmes de ces travaux. Parce que ces travaux touchent aux fondements de la conscience et de la psyché, aux primes intégrations cognitives de l'humanité naissante et aux modalités de ces primes intégrations, ils ont permis de comprendre plus profondément pourquoi et comment de nombreuses frontières s’imposent dans la pensée de l'homme, biaisant ses contenus, et comment conscientiser et neutraliser ces écarts en élaborant une méthode qui stimule la cohérence interne, la consonance cognitive, l’objectivité et l’appropriation identitaire du savoir (intégration).

Champs et filiations[modifier | modifier le wikicode]

Ces neuves méthodes n'enlèvent rien à la science et à ses mérites, entièrement préservés et considérés. Elles ne remplacent aucune des disciplines existantes mais les complètent par une vue large et intégrative, à même de passer ces frontières et de relier les savoirs disjoints.

Comme son nom l’indique, les méthodes de la psychohistoire intégrative s’appliquent prioritairement aux matériaux historiques et psychiques, et à leur intrication dans le temps long, dans la continuité des réformes entamées par Lloyd deMause, et beaucoup d'autres. Mais, en termes de méthode, la psychohistoire intégrative se définit plus justement comme un travail qui relève d’une épistémologie du vivant, systémique et intégrative, ... une méthode qui articule la logique avec les apports de l'épistémologie interprétative et anthropologique (Latour, Ricoeur, Girard, ... ) mais où s’intègrent structurellement les acquis récents des sciences de la complexité (Morin, Piaget, ...) et les axes majeurs de la théorie générale des systèmes (Bertalanffy, Wiener, Le Moigne, ...).

Réformes[modifier | modifier le wikicode]

L’histoire est un système — et même un multi‑système — que la science n’a jamais réellement traité comme tel. Le fonctionnement du cerveau humain est démontré être systémique. Tous nos savoirs sont des intégrations, résultants d'un fonctionnement systémique. Fonctionnement que les sciences traditionnelles n’intègrent pas ou quasiment pas dans leurs corpus et fonctionnements, ce qui génère des biais massifs et récurrents dans les méthodes mêmes de la science.

Arsmann intègre donc ces considérations épistémologiques, systémiques et complexes au cœur même de sa méthode, qu'il contraint à cohérence en agissant sur le tissu logique en amont. Il élabore un ensemble d’outils qui transforme progressivement le regard de celui qui l’exerce, qui affine, nuance et élargit ce regard, rendant peu à peu possible d'explorer des horizons jusque‑là inaccessibles.

Méthodes[modifier | modifier le wikicode]

Cet outil décloisonne progressivement les murs de la pensée scientifique moderne. Il traverse les frontières disciplinaires érigées, et passe outre les morcellements implicites qu’elles ont provoqués. Ces méthodes neutralisent les biais tacites que ces structures imposent — biais que la science identifie régulièrement, mais qu’elle ne peut combattre efficacement faute du caractère transdisciplinaire des réformes nécessaires, réformes impossibles à mener dans le cadre des disciplines séparées. Devenues historiques et sociales, les frontières érigées de ces disciplines sont aujourd'hui régulièrement farouchement défendues, non au nom de la science, mais au nom des habitudes et intérêts multiples de ces sciences devenues des « institutions », avec toute la part de rigidité et de conservatisme que de telles mutations sociales impliquent.

La psychohistoire intégrative est une science de l’intégration des données, par‑delà les frontières et les tabous disciplinaires. Une science qui repense l’unité dans la nuance et la complexité. Une science qui articule les savoirs existants pour en déduire de nouvelles conclusions. Une science qui bouscule nos habitudes, nos croyances et frontières mentales, mais qui produit de l'authenticité. Une science qui assourdit un à un les clivages et les dissonances dans lesquelles nous nous sommes historiquement enfermés. Une science qui réhabilite la vue globale, et vient compléter la fragmentation.

Par définition, la conscience est un phénomène global, qui ne saurait exister en contexte de cloisonnement mental. Ce pourquoi la science consciente n'a su trouver sens dans le giron des disciplines historiques cloisonnées. C'est un fait constaté et crié : la science s'est historiquement réifiée, perdant part de son pouvoir et de son autonomie pour se faire de plus en plus souvent l'outil des subjectivités politiques et économiques. En passant outre ces frontières, nous allons nous redonner les moyens d'une science redevenue consciente car complète, et en pleine possession de ses moyens.

Résultats[modifier | modifier le wikicode]

Une pensée qui divise et mutile produit des actes qui divisent et mutilent (Edgar Morin). C’est cette pensée disjonctive qui domine partout aujourd’hui. La psychohistoire intégrative pense l'homme et le monde autrement, selon des logiques ajustées à nos réels fonctionnements cognitifs (attestés par les neurosciences). Cette pensée atteint d’autres résultats et résout des énigmes tenues pour impossibles depuis des millénaires.

Parmi ses acquis :

  • l’origine du développement conscient humain (accroissement de sa réflexivité), par une psychogenèse endogène aux étapes vérifiables ;
  • l’origine et la mise en évidence d'un jeu ancien de pulsions morbides systémiques jusqu'alors ignoré, complexe agissant toujours dans la modernité et étant responsable de la majorité des troubles sociaux des civilisations modernes ;
  • la composante traumatique de l'expérience humaine à l'origine de cette pulsion ;
  • la nature et l’origine des dieux de nos textes anciens (phénomène transculturel car biologique) ;
  • nature elle‑même liée à la nature et à l'origine du sacré selon les considérations de nos ancêtres ;
  • nature elle‑même liée à la nature et à la prime définition de l'homme selon les considérations de nos ancêtres ;
  • la résolution du paradigme de pensée et d’écriture des textes sacrés anciens (permettant d’élucider la majorité des contenus réels des plus anciens textes sacrés, ainsi que la majorité des contenus de tous les textes mythologiques) ;
  • la datation de l’Exode et de la quasi‑totalité des plus anciens événements bibliques ;
  • la mise en évidence des dynamiques royales et élitaires du lointain passé, des pratiques asservissantes qui s'y associèrent aux plus lointaines époques, et des propagandes royales et cléricales qui les prolongèrent.

Ce que cette science révèle, au début, ne plaît pas : elle force à de nombreuses remises en question et à une forme de blessure narcissique. Mais pour ceux qui franchissent ces premiers écueils, suit la cohérence, la force et le sens d'une identité humaine aux racines retrouvées, et la liberté d'une pensée redevenue libre de toutes ces influences historiques collectivement non conscientisées.

Avenir et développement[modifier | modifier le wikicode]

Devenue partagée (tant en ses conclusions qu’en ses méthodes), la psychohistoire intégrative se déploie aujourd’hui devant un large public. Formalisée en cursus, cette tradition scientifique émergente grandit en contexte associatif et convainc de plus en plus d’esprits.

Elle est enseignée au sein de l’Institut Archéopsie.