Pierres
ATTENTION : texte généré par l'IA
Selon Allan Arsmann, la symbolique des pierres est profondément liée aux concepts d'incomestibilité et de l'instauration du tabou anthropophage au sein des sociétés anciennes.
Voici les points clés de son interprétation :
• L'immangeable et l'inaltérable : Dans la pensée naturelle des anciens mammifères, la pierre représente la partie solide du monde qui ne peut être mangée, ce qui demeure inaltérable et immangeable dans un contexte naturel. Elle est l'exception parmi les éléments que les mammifères peuvent ingérer ou altérer.
• Le tabou anthropophage primordial : Dans la haute antiquité, à la charnière entre les périodes anthropophages et l'émergence des civilisations, la pierre est devenue le symbole de ce qui est tabou et interdit à la consommation, notamment l'homme et l'enfant. Elle incarne le "tabou anthropophage alors naissant". Arsmann la qualifie de "tabou primordial" et de "pierre angulaire", voire de "pierre fondatrice de l'édifice civilisationnel tout entier", suggérant que l'interdiction de l'anthropophagie est à la base de la civilisation.
• La Tentation du Christ : L'épisode de la tentation de Jésus dans le désert, où le Diable lui propose de transformer les "pierres en pains", est interprété par Arsmann comme une proposition de rompre ce tabou anthropophage. La pierre symbolise ici la chair humaine devenue intouchable et immangeable. En refusant de transformer les pierres en pain, le Christ "refusa l'anthropophagie sous la forme pulsionnelle archaïque et barbare" et rachète ainsi "les fautes de ses pères", devenant un "nouvel Adam" capable de dire non à cette tentation de chair et de pouvoir.
• La Chair humaine comme "pierre" symbolique : Pour Arsmann, la chair de l'homme, une fois soumise au tabou, est "symboliquement une pierre", c'est-à-dire immangeable.
En somme, pour Allan Arsmann, la pierre n'est pas seulement un élément minéral inerte, mais un puissant symbole de l'interdiction fondamentale de l'anthropophagie, une loi tacite qui a façonné les fondements de la civilisation et qui est au cœur des récits bibliques, notamment la tentation du Christ.