Momification
ATTENTION : texte généré à partir de l'IA
Allan Arsmann explique que la momification chez les Égyptiens est une pratique d'une importance capitale, intimement liée à leur conception de la civilisation et à leur profond tabou contre l'anthropophagie.
Voici les points essentiels de son analyse :
• Fondement de la civilisation égyptienne : L'Égypte, selon Arsmann, s'est construite sur une opposition ferme à l'anthropophagie. Les dieux civilisateurs, Osiris et Isis, auraient mis fin à ces pratiques barbares en introduisant l'agriculture et l'élevage. La haine de l'anthropophagie est restée profondément ancrée dans la pensée et les traditions égyptiennes.
• Objectif de la momification : Le but premier de la momification et des structures défensives comme les pyramides était de protéger le corps des défunts de toute forme de consommation. Cela incluait non seulement la consommation par des ennemis (jadis considérés comme barbares et potentiellement anthropophages), mais aussi le processus de pourrissement, perçu comme une autre forme de consommation. Cette préservation du corps était jugée essentielle pour garantir la survie dans l'au-delà.
• Origine des rites funéraires : Les rites funéraires égyptiens, si spécifiques et importants aux yeux des pharaons et du peuple, trouvaient leur origine dans cette objection fondamentale à l'anthropophagie. Le tabou anthropophage était pour eux le plus grand de tous les interdits.
• Les sarcophages : Le terme "sarcophage" lui-même est ironiquement interprété par Arsmann comme signifiant littéralement "mangeurs de chair", soulignant la dualité de la pratique qui visait à empêcher ce que son nom évoquait.
• Rites spécifiques aux pharaons : Certaines procédures d'embaumement, telles que le rituel impliquant quarante jours de natron et soixante-dix jours de deuil collectif, étaient exclusivement réservées à l'enterrement d'un pharaon. Le pharaon biblique Jacob, par exemple, est décrit comme ayant bénéficié de ce rituel.
• Preuves archéologiques : Arsmann mentionne la découverte de dizaines de milliers de momies, y compris celles de rois anciens comme Ramsès II, ce qui atteste de la généralisation et de l'importance de cette pratique. Il souligne également que des momies de rois circoncis ont été exhumées, prouvant que cette pratique était antérieure aux Hébreux.
En somme, pour Allan Arsmann, la momification n'était pas une simple technique de conservation, mais un pilier central de l'identité et de la religiosité égyptiennes, découlant d'une révulsion profonde envers le cannibalisme et garantissant l'intégrité du corps pour l'éternité.