Miracles
ATTENTION : texte généré par l'IA
Allan Arsmann interprète les miracles opérés par Jésus comme des événements réels, matériels, rationnels et logiques, dénués de toute magie au sens moderne du terme. Selon lui, la perception de ces événements comme des "miracles" ou de la "magie" est le résultat d'une méconnaissance collective du passé et d'un refoulement psychologique des pratiques ancestrales, notamment l'anthropophagie et les sacrifices humains.
Voici les points clés de son interprétation :
• Le cadre interprétatif général :
◦ Les analyses d'Arsmann s'appuient sur une approche alternative "Asperger" qui vise à dépasser les considérations sociales et traditionnelles pour retrouver le sens original des textes anciens.
◦ Le "paradigme de la pensée anthropophage" de nos ancêtres est, selon lui, la clé de compréhension de la quasi-totalité des "anormalités" apparentes de nos récits sacrés.
◦ Les "miracles" sont souvent des effets psychiques du cannibalisme ou des sublimations d'expériences anciennes.
◦ Les textes utilisent un langage symbolique (allégories) pour dissimuler ces pratiques, car elles étaient taboues. Ce "morcellement volontaire" des informations dans les récits exige une lecture logique qui dépasse le déni et la peur.
◦ Jésus-Christ lui-même, ainsi que d'autres figures bibliques, était au courant de ce passé et de ces pratiques, et les comprenait.
• Explications des miracles spécifiques de Jésus :
◦ La Multiplication des Pains (et des Poissons) : Arsmann considère ce miracle comme un exemple central du lien entre les récits du Nouveau Testament et les pratiques anthropophages anciennes.
▪ Il y voit un double écho : celui de l'acte d'Adam et Ève (la "faute originelle") et celui de la Pâque (le passage du désert des exilés mosaïques).
▪ Le "pain" symbolise la chair humaine dans les textes anciens et du Nouveau Testament. Jésus lui-même se présente comme "le pain de vie" et sa chair comme du pain.
▪ Les cinq pains (disciples) sont les disciples eux-mêmes, qui sont devenus des "pains" après avoir consommé symboliquement le "sang" (l'essence) de leur maître, un processus qu'Arsmann appelle la "démultiplication des essences". Ce serait la "toute première communion eucharistique de l'histoire".
▪ Le miracle vise à "guérir tous ces gens du poids de ce lourd passé" en conscientisant leurs "pulsions anthropophages". Jésus propose une consommation symbolique de son être, sans meurtre, s'offrant comme le "fruit" ou l'"agneau" pour mettre fin au crime et à la culpabilité ancestrale.
◦ La Tentation du Christ au Désert :
▪ Ce passage est interprété comme la manifestation de la "faim extrême" et du "Diable" incarnant l'anthropophagie.
▪ Jésus est "soumis à la tentation de réitérer l'acte de ses ancêtres" dans les mêmes conditions désertiques que celles vécues lors de l'Exode, une référence aux 40 jours/années d'errance et aux consommations cannibales associées.
▪ Le Diable propose à Jésus d'atteindre la nature royale et quasi divine par la consommation de son propre fruit, un rite ancien de hiérogamie. Jésus, cependant, refuse cette voie ancienne et ses raccourcis, déclinant la proposition de la prédation pour atteindre le statut divin.
◦ Les Exorcismes :
▪ Les actions et miracles de Jésus sont souvent explicitement décrits et revendiqués comme étant de nature exorcistique dans le Nouveau Testament. Il s'agit fréquemment de chasser des "démons" présents au cœur des hommes, souvent par l'imposition des mains.
• La "Renaissance Christique" :
◦ Jésus propose une "renaissance" spirituelle qui est "totalement indispensable pour atteindre au royaume de Dieu" et être "sauvé". Cette renaissance n'est pas biologique mais psychique.
◦ La crèche est une description symbolique de cette renaissance, où l'homme devient un "enfant psychique" sacré, le "Fils de l'Homme", incarnation de la filialité.
◦ Cette transformation est présentée comme accessible à tous : "Tous peuvent devenir le Christ via ce processus de renaissance". Il s'agit de comprendre et d'intégrer le passé, de reconnaître l'existence des "péchés" (les pratiques anciennes comme l'anthropophagie) pour s'en libérer. Jésus agit en tant que "nouvel Adam" qui offre une "renaissance immaculée" en lieu et place de l'ancienne "renaissance maculée" (liée au meurtre). Il ne pratique pas le cannibalisme lui-même, mais en devient l'objet symbolique, s'offrant pour la libération collective.
En résumé, pour Allan Arsmann, les miracles de Jésus ne sont pas des événements surnaturels, mais des actes concrets, des "catharses" et des "sublimations" de pratiques ancestrales refoulées, particulièrement l'anthropophagie. Ils sont le reflet d'une transformation psychique profonde que Jésus a expérimentée et proposée à l'humanité pour la libérer du poids de son passé.