Les Dix Commandements
ATTENTION : texte généré par l'IA :
Allan Arsmann présente les Dix Commandements (T.C.) non pas comme la loi fondamentale du culte de Yahvé, mais comme une seconde loi issue d'un contexte de syncrétisme et de réformes religieuses.
Voici les points essentiels de son analyse des Dix Commandements :
1. Subordination et ancienneté
Allan Arsmann affirme que les Dix Commandements ne sont pas la loi première dans la Bible.
• La Seconde Loi : Les Dix Commandements se trouvent dans le livre du Deutéronome, dont le nom signifie en grec « la seconde loi » (deutéronomium).
• Loi Inféodée : Cette désignation implique que les T.C. sont totalement inféodés à une loi première, qui est la loi des prémices.
• Antériorité : La loi des prémices est explicitement plus ancienne que les Dix Commandements. Les patriarches comme Abraham, Noé, Caïn et Abel ne connaissaient pas les Dix Commandements, mais ils connaissaient l'exigence des prémices.
• Rareté de l'interdit de tuer : Arsmann souligne que l'interdiction de tuer n'est exprimée que trois fois dans toute la Bible, alors que l'exigence d'offrir en sacrifice le fils premier-né à Yahvé (un aspect de la loi des prémices) est formulée six fois rien que dans les passages de l'Exode.
• Rôle Mnémonique : Le fait que les modernes se focalisent sur les Dix Commandements est dû à leur aspect mnémonique et à leur utilité pour la gestion sociale durant le Moyen Âge.
2. Contradictions et nature humaine
Arsmann utilise l'analyse des T.C. pour appuyer son hypothèse selon laquelle le personnage nommé Yahvé dans l'Exode possédait des caractéristiques humaines, voire royales.
• Violations Flagrantes : Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l'Exode viole lui-même de manière flagrante au moins trois des commandements qu'il édicte au Sinaï :
◦ Il ordonne le pillage de l'Égypte et de Canaan, alors qu'il interdit le vol.
◦ Il ordonne de tuer et de massacrer les habitants des villes conquises, alors qu'il vient d'interdire le meurtre.
◦ Il ordonnera plus ponctuellement au peuple de fabriquer une idole (le serpent de bronze), alors qu'il a lui-même fermement interdit de telles fabrications.
• Nature Humaine du Personnage : Ces incohérences et anormalités du personnage Yahvé dans l'Exode (être un roi autoritaire, colérique et immoral) sont la preuve que ce Yahvé de l'Exode est une figure humaine (un roi divinisé) qui n'est pas omnisciente et dont l'omniscience est perdue dans ces passages, contrairement à d'autres moments du texte biblique.
3. Le Dieu Jaloux et la Concurrence
L'un des commandements les plus importants pour l'analyse d'Arsmann est l'auto-désignation de Dieu comme étant « jaloux ».
• Jalousie comme Concurrence : Le terme « Jaloux » (qui est le nom du Dieu biblique) ne doit pas être réduit à la petite jalousie maritale, mais doit être compris comme l'incarnation de la concurrence naturelle (la grande jalousie du vivant).
• Essence du Culte : Cette attribution de Yahvé comme étant la concurrence incarnée est singlante et se trouve au « cœur du cœur » (cœur du cœur) du Pentateuque et des Dix Commandements.
• Monolâtrie : Au moment de l'Exode, le peuple n'est pas encore dans un monothéisme strict, mais dans de la monolâtrie, car les Dix Commandements interdisent de vénérer les autres dieux, mais les nomment explicitement comme des dieux et ne leur nient pas cette qualité.
En résumé, Arsmann présente les Dix Commandements comme un ensemble de règles sociales et morales subordonnées à la loi première des prémices. Elles servent aussi d'indice textuel pour révéler la nature royale et humaine de Yahvé dans l'Exode, ainsi que l'essence du culte originel centré sur la concurrence.