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Le massacre des Innocents

De Archéopsie

ATTENTION : texte généré par l'IA


Allan Arsmann interprète le "Massacre des Innocents" dans l'Ancien Testament d'une manière radicalement différente des lectures traditionnelles, le décrivant non pas comme un massacre militaire perpétré par les Égyptiens, mais comme un rite religieux ancien impliquant le sacrifice des enfants premiers-nés, initialement par leurs propres parents.

Voici les points clés de son interprétation :

Un rite religieux et non un massacre militaire : Arsmann affirme que l'idée d'un massacre imposé par la force, avec des soldats égyptiens tuant des enfants, est une déformation des traditions et des productions cinématographiques. Selon lui, le texte biblique précise que l'ordre du pharaon s'adressait à tout son peuple, et non pas spécifiquement aux Hébreux ni à l'armée. Ce sont les parents eux-mêmes qui devaient exposer ou supprimer leurs premiers-nés.

Les victimes étaient universelles : Contrairement à la croyance populaire qui veut que seuls les Hébreux aient été victimes, Arsmann soutient que ce rite concernait tout le monde, y compris les Égyptiens. La loi s'appliquait à toutes les femmes, et les sages-femmes devaient également l'appliquer aux femmes égyptiennes.

Le sacrifice des premiers-nés (Loi des Prémices) : Ce "massacre des innocents" est, pour Arsmann, une manifestation de la loi des Prémices, une exigence fondamentale du culte de Yahvé, qui était également la loi principale du culte de Baal. Cette loi exigeait le sacrifice du premier-né, non seulement du bétail, mais aussi des enfants humains.

   ◦ Le texte de l'Exode 22:28 ("Tu me donneras l'aîné de tes fils") est clair à ce sujet. Arsmann insiste sur le fait que la virgule ajoutée dans les traductions modernes entre "premiers-nés d'homme" et "parmi tes fils" n'existait pas dans les plus anciens textes hébreux, ce qui signifie que la phrase ne parlait que du sacrifice des enfants humains.

   ◦ De nombreux autres passages bibliques, souvent camouflés ou interprétés symboliquement, témoignent de la mort de premiers-nés royaux ou prophétiques, attribuée à Yahvé, comme Job perdant ses fils ou les fils d'Aaron mourant lors de son investiture, ce qui, pour Arsmann, sont des exemples de ces sacrifices.

Contexte du cannibalisme et de l'anthropophagie : Arsmann relie ces sacrifices à la pratique généralisée du cannibalisme dans la haute Antiquité, affirmant que tout sacrifice sanglant était systématiquement mangé. Il suggère que la chair des enfants sacrifiés était consommée, les "fruits" d'Adam et Ève étant déjà une allégorie de cette pratique.

Motivations et Pharaon Hyksos : Le motif du pharaon était politique : il souhaitait diminuer le nombre des Israélites qu'il jugeait trop nombreux. Ce pharaon est identifié par Arsmann comme le Pharaon Hyksos Apophis (ou Apopi III), qui vénérait Baal.

Yahvé, Baal et Seth : Arsmann soutient qu'à cette époque (vers 1540 av. J.-C.), le Yahvé de l'Exode est identique au dieu Baal (connu aussi comme Seth en Égypte), qui est le "plus grand des tueurs d'enfants de l'Antiquité". Yahvé arbore alors les symboles de Baal/Seth (le serpent, le désert, la tempête, un dieu sévère et cruel, etc.).

   ◦ La dixième plaie d'Égypte est interprétée comme la mise en œuvre de ce rite des Prémices par les Hébreux en représailles de l'interdiction formulée par les Égyptiens. Les actions sont alors concrétisées par des hommes, des soldats, qui obéissent aux ordres du "roi" Yahvé, mais ces actions sont attribuées directement au monarque dans les textes anciens.

En somme, pour Allan Arsmann, le "Massacre des Innocents" est une fenêtre sur une réalité historique et anthropologique complexe de l'Antiquité, où le sacrifice et la consommation des enfants premiers-nés faisaient partie des pratiques rituelles, bien que refoulées et transformées dans les récits bibliques ultérieurs.