Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible
ATTENTION : texte généré par l'IA
Allan Arsmann analyse la mort du pharaon dans la Bible en la replaçant dans un contexte historique précis et en distinguant au moins deux figures pharaoniques distinctes, dont les morts correspondent à des événements de la fin de la période Hyksos (vers 1540 avant J.-C.).
Son interprétation se concentre sur la nature non-magique et l'historicité des massacres décrits, attribués aux actions d'hommes (rois humains divinisés) plutôt qu'à une intervention divine miraculeuse.
1. La Mort du Pharaon qui en voulait à Moïse
Arsmann établit une distinction cruciale entre le pharaon qui était au pouvoir au moment de la jeunesse de Moïse (celui qui avait ordonné le massacre des enfants) et le pharaon de l'Exode lui-même.
• L'annonce de la mort : Le texte biblique annonce à Moïse : « Le pharaon qui en voulait à la vie de Moïse est mort, ainsi que toute sa cour avec lui ».
• Identité historique : Ce premier pharaon tyrannique, selon l'hypothèse d'Arsmann, est le roi Hyksos Apophis III (Apophis). Ce roi tentait d'imposer le culte de Baal, qui exigeait le sacrifice des premiers-nés.
• Nature de la mort : Cette annonce biblique correspond à la fin violente de la dynastie Hyksos. L'événement décrit n'est pas une passation de pouvoir classique, mais la fin d'une dynastie et l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle par la force, avec l'assassinat du monarque précédent et de ses soutiens.
• Contexte : Le meurtre d'un pharaon et de toute sa cour n'est arrivé que deux fois dans l'histoire égyptienne : possiblement lors du massacre d'Akhenaton, et lors du soulèvement égyptien contre les Hyksos. Cette mort est donc un événement historique qui précède immédiatement l'Exode.
2. Le Massacre des Premiers-Nés (La Dixième Plaie)
La mort des premiers-nés est l'événement le plus central lié à l'antagonisme entre Yahvé et Pharaon, mais selon Arsmann, il ne s'agit pas d'un miracle.
• Historicité : Arsmann soutient la très probable historicité du massacre des premiers-nés.
• Cause : Cet événement est la conséquence directe de l'affrontement entre la loi égyptienne (qui interdisait catégoriquement les sacrifices humains) et la revendication de Moïse (au nom du dieu Yahvé/Baal/Set) de pratiquer la loi des prémices dans le désert, ce qui impliquait le sacrifice d'enfants premiers-nés.
• Exécution : L'acte est accompli par des hommes, et non par une main divine magique. La description selon laquelle « Yahvé frappa tous les premiers-nés » est une expression d'apothéose (le roi/chef divinisé s'attribue l'action de ses subordonnés).
• Interprétation égyptienne : Aux yeux des Égyptiens, la mort de leurs premiers-nés était perçue comme l'action du dieu Set (l'équivalent égyptien du dieu Baal à cette époque). Set était le dieu qui cherchait à tuer Horus, le fils du Pharaon.
3. La Mort dans la Mer (La Destruction des Chars)
Concernant la noyade associée au passage de la Mer Rouge (ou Mer des Joncs), Arsmann maintient une explication rationnelle et militaire :
• Pharaon de l'Exode : Le pharaon qui poursuit les Sémites exilés (identifiés aux Hyksos et leurs alliés) est Amosis Ier. Amosis haïssait profondément les Sémites et leurs alliés pour avoir tyrannisé l'Égypte pendant un siècle.
• L'événement : L'événement qui met fin à la poursuite n'est pas la noyade du pharaon lui-même, mais la destruction de ses chars.
• Nature de la destruction : La destruction est survenue lors de la « bataille du canal ». L'eau, même à faible profondeur (Arsmann affirme que 10 cm suffisent), rendait les chars inutilisables. Le miracle est une interprétation tardive d’un fait militaire où les eaux ont été délibérément réouvertes par les fugitifs pour neutraliser l'avant-garde égyptienne.
• Apothéose : Encore une fois, la destruction des chars est attribuée à Yahvé selon la pratique littéraire de l'apothéose, où le roi divinisé (Yahvé/Moïse) s'attribue les actions de ses troupes.
En conclusion, Allan Arsmann ne voit pas la mort du pharaon de l'Exode dans le sens traditionnel où il se serait noyé dans la mer. Il interprète la fin de l'antagonisme par la mort violente du pharaon Hyksos Apophis III (qui précède l'Exode) et le massacre des premiers-nés égyptiens (la 10e Plaie) par les hommes de Yahvé/Baal (associés à Amosis Ier) en représailles religieuses, ces événements étant ensuite réintégrés et modifiés dans le récit biblique au fil des siècles.