Correspondance historique: La dixième plaie
ATTENTION : texte généré à partir de l'IA
Allan Arsmann analyse la dixième plaie d'Égypte, le massacre des premiers-nés, comme un événement historique dont la nature a été déformée par des interprétations modernes, souvent en raison d'un changement de paradigme de pensée. Il soutient que cet événement fut très probablement une réalité historique, mais qu'il ne s'agit pas d'un acte magique du créateur de l'univers, mais d'une action menée par des hommes.
Voici les points clés de son analyse :
• Yahvé comme roi humain : Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l'Exode est, selon Arsmann, un roi humain réel et historiquement connu, et non le créateur de l'univers. Ce roi était considéré comme divin ou un représentant d'une divinité, une pratique courante dans l'Antiquité. Ses actions, perçues comme des miracles, seraient en réalité celles de ses armées ou de ses subordonnés, qu'il s'attribue selon les conventions littéraires de l'époque.
◦ Ce roi présente toutes les caractéristiques stéréotypées d'un despote de la haute antiquité : il est fier, orgueilleux, tyrannique, donne des ordres, possède des armées et dicte des lois.
◦ Les descriptions grandiloquentes et tonitruantes de Yahvé dans le texte correspondent à la manière dont les rois étaient magnifiés dans les écrits anciens.
• Nature de l'action : Le massacre des premiers-nés fut une action militaire exécutée par des soldats. L'indication que le choix des maisons ciblées était déterminé par des marques faites sur les murs est une preuve que des humains ont opéré, car un être omniscient n'aurait pas eu besoin de tels signes. Bien que les armées ne soient que "timidement exprimées" dans le texte, leur présence peut être déduite.
• Contexte historique et religieux :
◦ Identité de Yahvé/Baal/Set : Le dieu à l'origine de cette plaie est identifié par Arsmann au dieu Baal, vénéré par les Hyksos, et qui est l'équivalent du dieu égyptien Seth (Set).
◦ Sacrifice des premiers-nés comme pratique cultuelle : Baal/Set était connu pour exiger le sacrifice des premiers-nés humains. Cette pratique était largement répandue dans les cultures anthropophages anciennes.
◦ Confrontation avec le Pharaon : L'enjeu central de la confrontation entre Moïse et le Pharaon était la revendication du droit de pratiquer les sacrifices de premiers-nés dans le désert. Le Pharaon (identifié à Amosis Ier, autour de 1540 av. J.-C.) refusa d'accorder cette liberté, notamment pour sauver les enfants, car les sacrifices humains étaient interdits par la loi égyptienne de l'époque du Nouvel Empire.
◦ Représailles : La dixième plaie est donc interprétée comme une représaille des groupes alliés aux Hyksos (y compris les Hébreux) qui, face à l'interdiction égyptienne, auraient imposé leur rite de sacrifice des premiers-nés en ciblant les Égyptiens.
◦ Tabou égyptien : Pour les Égyptiens, le sacrifice humain était un tabou absolu, une pratique "maléfique" qui rendait impossible la momification et l'accès à l'au-delà.
• La "magie" comme convention littéraire : Le caractère "miraculeux" des plaies découle de la fascination qu'exerçait le pouvoir royal à l'époque et des conventions littéraires qui attribuaient directement au roi les actions de ses sujets. Arsmann souligne que les "miracles" sont des phénomènes rationnels qui peuvent tous s'expliquer logiquement.
• Lien avec d'autres plaies : Les dix plaies d'Égypte sont considérées comme une "carte de visite" des principales attributions du dieu Baal/Set. La plaie des premiers-nés s'inscrit dans une série d'événements liés à ce contexte historique de la fin de la période Hyksos, incluant une grande tempête, l'esclavage des Sémites et l'exode massif.
En résumé, pour Allan Arsmann, la dixième plaie est un acte humain de violence organisée, commandité par un roi (le Yahvé de l'Exode, identifié à Baal/Set) et exécuté par ses armées, dans un contexte de conflit religieux et politique intense à la fin de la période Hyksos.