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Correspondance historique: La chute de Jéricho

De Archéopsie

ATTENTION, : texte généré àpartir de l'IA


Allan Arsmann analyse la chute de Jéricho en la resituant dans un contexte archéologique et historique spécifique, cherchant à résoudre les apparentes contradictions entre le récit biblique et les découvertes scientifiques.

Voici les points clés de son analyse :

Re-datation et concordance archéologique : Arsmann affirme que la destruction de Jéricho ne correspond pas aux preuves archéologiques de la période du Bronze récent, qui est souvent associée à l'Exode biblique dans les interprétations courantes. Il souligne qu'à cette période, Jéricho "n'a même pas de mur". Cependant, il soutient qu'en replaçant l'Exode dans la période du Bronze moyen (autour de 1540 avant J.-C.), contemporaine de l'exode des Hyksos, les données archéologiques sont parfaitement congruentes avec le récit biblique. À cette époque, l'archéologie confirme que Jéricho était une "puissante et fortifiée" cité-État avec des "murs imposants". Elle fut bien "détruite" et ensuite "laissée durablement à l'abandon comme dans le récit biblique", faits "archéologiquement établis". Cette corrélation renforce son hypothèse d'un Exode en 1540 avant J.-C..

La malédiction et le sacrifice de fondation : Après la conquête de Jéricho, les Hébreux laissent la ville à l'abandon, et Yahvé maudit le site d'une "très curieuse manière". La malédiction est explicitement formulée dans Josué 6:26 : "Maudit soit de Yahvé l'homme qui entreprendra de rebâtir cette ville de Jéricho au prix de son aîné il en posera les fondations". Arsmann interprète cette exigence comme l'un des "fameux cas de sacrifices de fondation qui est un cas particulier de prémisse".

L'accomplissement du sacrifice : Le texte biblique atteste que cette malédiction fut bien accomplie plus tard (1 Rois 16:34), lorsque Hiel de Béthel reconstruisit Jéricho et posa ses fondations "au prix de son premier né Abiram". Arsmann insiste sur l'absence de "rachat" (rançon) dans ce cas, le nom de l'enfant sacrifié étant même précisé, ce qui démontre que "un enfant premier va périr le fils premier du roi encore et c'est bien une fois encore très clairement du fait d'une exigence formelle de Yahvé". Il conclut que Yahvé "ordonne sans raison apparente qu'un enfant premier soit ici sacrifié".

En somme, l'analyse d'Allan Arsmann de la chute de Jéricho s'appuie sur une re-synchronisation du récit biblique avec les données archéologiques du Bronze moyen, et met en lumière la pratique du sacrifice de fondation d'un premier-né comme une exigence centrale de Yahvé, en ligne avec sa vision d'un culte ancien (qu'il associe à Baal/Seth) demandant de tels sacrifices.