Abraham
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde.
Biographie
Origines en Chaldée
Abraham est né à Ur en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d'un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme Sara, appelée princesse, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine. Il est également considéré comme un descendant de Noé et Hénoch, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes.
Son père, Térakh, exerçait un sacerdoce à Ur, servant des idoles de cultes extérieurs, non familiaux. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l'époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l'égyptien, et le sumérien, qu'il étudia et traduisit. Les "livres de ses pères" qu'il emporta d'Ur et traduisit à Haran étaient très probablement écrits en sumérien, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l'Éden et du Déluge.
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d'exorciste, comme sa capacité à "chasser les corbeaux", une activité symbolique associée à la "vocation d'Abraham". Ce don était partagé par ses ascendants jusqu'à Adam. Il était également associé à Éa, le dieu sumérien civilisateur, et s'employait à propager des techniques agricoles, telles que l'invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou ašipu. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l'eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa.
Le Séjour en Égypte et l'Influence Osirienne
Abraham quitta Ur et se rendit en Égypte, non seulement à cause d'une famine, mais aussi par désir de profiter de l'abondance du pays et, surtout, pour s'entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d'un "roitelet" ou plus, interagissant avec d'autres rois sur un pied d'égalité. Des historiens antiques affirment qu'Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.
L'influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d'Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d'alliance peu après le retour d'Abraham d'Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de "sagesse et vérité" entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l'un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d'Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d'Osiris et Isis : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant "miraculé" alors qu'Abraham est décrit comme "déjà mort" (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu'il soit tué. Un rêve qu'il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.
Le Sacrifice d'Isaac et la Renaissance d'Abraham
Le moment le plus important de la vie d'Abraham est le sacrifice d'Isaac. Yahvé ordonna à Abraham d'offrir Isaac, son fils unique, en holocauste. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l'autel, se préparant à l'immoler. Abraham a bien exécuté l'ordre divin : "Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m'as pas refusé ton fils unique". Le verbe "épargner" est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l'Église, soulignant qu'Abraham n'a pas épargné son fils.
Isaac est décrit comme un "enfant" ou "garçonnet", ayant à peine huit ans selon la conversion des "années nilotiques" (saisons égyptiennes). Le fait qu'Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de "vicieux" et "immonde". Le récit du bélier substitué et de l'ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à "gommer" la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l'acte et rempli d'amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette "théophanie", cherchant à mettre l'accent sur l'acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.
Le sacrifice d'Isaac est interprété comme un "renouvellement cannibalique", où l'identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré comme un indice majeur de la mort d'Isaac. La vie d'Abraham "s'arrête" à ce moment-là ; il devient une "ombre". Le personnage d'Isaac tel qu'il apparaît ensuite dans la Bible est en réalité Abraham lui-même, "renouvelé" sous le nom de son fils. L'Isaac de ces textes est "effacé", "l'image grise de son père", et reproduit exactement les actions d'Abraham. Le fait qu'il n'y ait pas d'Isaachites, contrairement aux descendants d'Abraham (Hébreux) ou de Jacob (Israélites), appuie l'idée qu'Isaac n'a pas eu de descendance propre. De plus, Sarah, la mère d'Isaac, serait morte de chagrin peu après ce sacrifice.
Les traditions juives confirment implicitement le sacrifice d'Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des "deux boucs" (représentant Ismaël exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du "Grand Pardon" en son honneur. Le surnom "Terreur d'Isaac" donné à Yahvé renforce cette interprétation.
Héritage et Influence
Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d'influencer le récit biblique. Il est le père de Jacob (qui, selon l'auteur, est aussi son fils par renouvellement) et l'ancêtre d'un groupe de soixante-dix "anciens" qui sont les descendants génétiques d'Abraham et qui joueront un rôle crucial lors de l'Exode. Ces "anciens" sont décrits comme la "maison de Jacob" et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination hyksôs en Égypte.
L'histoire d'Abraham et des patriarches est ponctuée de "renouvellements" où les pères consomment leurs fils et en adoptent l'identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène explique les identités doubles comme Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant, Abraham, bien que célèbre sous le nom d'Isaac, n'a pas connu un renouveau aussi "dynamique" que Jacob. Il est resté profondément marqué par le sacrifice d'Isaac.
La vie d'Abraham est un témoignage des pratiques anthropophages de l'Antiquité, une "horreur" qui fut plus tard niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La "Justice divine" de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, est une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s'est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les "œuvres du Diable", prônant une acceptation symbolique plutôt qu'une réalisation physique des offrandes. L'acte de "renouvellement" d'Abraham, par le sacrifice d'Isaac, fut une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d'Abraham après le sacrifice d'Isaac, son rôle actif diminue fortement. Il est dit qu'il avait 175 "années" (58 "années nilotiques"). Le terme "ancêtre" prend donc un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont "mangé" ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d'Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, est donc une chronique de transformations, d'influences culturelles et de l'évolution des concepts religieux d'une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.
Démonstration textuelle
Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible
La Bible a longtemps été la cible d'un scepticisme "étrangement" et "systématiquement" plus élevé que pour d'autres textes anciens. Cependant, l'archéologie a depuis apporté des "milliers de preuves de la validité historique" du document. Des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d'Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l'emplacement décrit par la Bible. Le peuple d'Israël lui-même, dont l'existence fut niée par la science, est aujourd'hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. L'auteur affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été "l'un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre". Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.
Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse
Le récit de l'arche de Noé, l'un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l'Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la "moelle" du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l'ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d'Abraham. La Genèse biblique est d'origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d'Abraham d'Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).
Le séjour d'Abraham en Égypte et l'intégration de rites osiriens
La Bible décrit un bref séjour d'Abraham en Égypte en raison d'une famine. L'auteur démontre que ce séjour, d'une durée d'environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un "choc culturel gigantesque".
◦ La circoncision : L'auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d'Abraham d'Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L'idée qu'Abraham ait "par hasard" réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l'avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.
◦ Témoignages directs de contact religieux : Des textes apocryphes, comme "L'apocryphe de la Genèse", décrivent qu'Abraham reçut "sagesse et vérité" de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d'Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s'appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu'à nous, confirme que le pharaon "mit en relation" Abraham avec les "plus grands savants des Égyptiens". Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu'avec d'autres initiés circoncis renforce l'idée de l'initiation d'Abraham à la religion égyptienne.
Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu)
L'auteur soutient qu'Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.
◦ Maîtrise de l'écriture et polyglottisme : Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu'il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l'époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l'écriture était une prérogative corporative.
◦ Famille sacerdotale : Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.
◦ Exorcisme et guérison du pharaon : Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des "mauvais esprits" envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d'exorciste, qui n'était pas attribuée à d'autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s'adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.
◦ Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes : L'auteur établit l'identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l'hypothèse qu'Abraham était un Ašipu.
◦ Autres indices convergents : Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d'écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L'accumulation de ces "centaines d'indices" rend l'hypothèse de l'Ašipu "la plus probable".
Abraham en tant que roi et le "roi-berger"
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le "berger"), suggérant qu'Abraham était un roi, ou au moins un "roitelet". Il dialogue exclusivement avec d'autres rois qui le nomment "Seigneur". Josèphe affirme qu'Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du "berger", associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d'où provient le texte biblique. Cette royauté est également "prouvée archéologiquement" pour d'autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l'Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d'Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de "naissance de la civilisation" liée à une autorité royale.
Le renouvellement cannibale et la modification des textes
L'auteur développe l'idée que l'anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant "sacrifié son fils premier-né" (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, "Terreur d'Isaac", est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d'Isaac. Abraham, après avoir commis l'acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l'agneau substitutif), cherchant à mettre l'accent sur l'acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un "sublime évolution" et une "vérité perdue". Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont "renouvelés" en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d'identité dans le texte.