Correspondance historique: Les chars de Pharaon
ATTENTION : texte généré par l'IA
Allan Arsmann analyse l'épisode des chars du pharaon dans le contexte du récit de l'Exode, en le replaçant dans un cadre historique précis et en démystifiant l'interprétation miraculeuse au profit d'une explication rationnelle et militaire.
Bien que les extraits fournis se concentrent principalement sur le récit de l'Exode (le passage de la mer), ils s'inscrivent dans l'analyse globale des livres mosaïques (Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome).
Voici les principaux points soulevés par Allan Arsmann concernant les chars du pharaon :
1. Contexte historique et la nouveauté des chars
Selon Arsmann, l'épisode de l'Exode est historiquement confondu avec l'exode des Hyksos survenu autour de 1540 avant J.-C., au début du règne du pharaon Amosis Ier.
Ce positionnement chronologique est essentiel pour comprendre l'importance des chars :
• Les chars de guerre n'existaient pas auparavant en Égypte.
• La terreur suscitée par ces chars de guerre devient facile à comprendre lorsque l'on considère qu'il s'agissait d'une nouvelle et imposante force armée égyptienne.
• L'avant-garde de l'armée égyptienne lancée à la charge contre les Sémites en fuite était constituée de ces six chars.
2. L'événement du Passage de la Mer (Mer Rouge)
L'affrontement qui mène à la destruction des chars est situé à l'embouchure des canaux de l'Isthme de Suez. L'explication du miracle de la mer Rouge (ou Mer des Joncs) est purement pragmatique et militaire :
• Les Hébreux/Hyksos sont parvenus à traverser le lit du fleuve.
• Lorsqu'ils étaient hors de portée, ils ont réouvert brutalement la digue artificielle qu'ils venaient de créer, laissant simplement revenir les eaux.
• Cette inondation soudaine était suffisante pour neutraliser les chars. Arsmann note qu'à peine 10 cm d'eau suffisent à rendre un char complètement inutile.
• La défaite des chars égyptiens était évidente, car l'avant-garde de l'Égypte était constituée de ces chars, qui se sont retrouvés inévitablement noyés ou immobilisés par la montée des eaux.
3. L'interprétation des actions de Yahvé
Le texte biblique attribue la destruction des chars directement à l'action de Yahvé, qui aurait notamment frappé leurs roues. Arsmann explique que cette description relève d'une pratique littéraire courante dans l'Antiquité, appelée l'apothéose :
• Le personnage nommé Yahvé dans les récits de l'Exode est décrit comme un roi humain (incarnant la divinité).
• Dans l'Antiquité, les rois s'attribuaient systématiquement toutes les actions de leurs subordonnés. Un roi ne disait jamais que son armée avait conquis un pays ; il disait que c'était lui qui l'avait conquis.
• Par conséquent, affirmer que "Yahvé frappa les roues des chars" signifie que ce sont les hommes (les soldats/militaires) obéissant à l'ordre du roi (Yahvé) qui ont concrétisé cette action.
• La destruction des chars est ainsi présentée comme une action directe du monarque divinisé, selon les conventions littéraires de l'époque.
4. Les chars dans les Nombres et le Deutéronome
Bien qu'Arsmann n'aborde pas spécifiquement les chars dans les extraits concernant les Nombres ou le Deutéronome, ces livres décrivent la marche du peuple et les conquêtes militaires qui s'ensuivent (sous Josué, que l'auteur assimile à Moïse renouvelé).
Dans ce contexte général :
• Le peuple d'Israël est décrit dans le Livre des Nombres comme un "lion" qui "dévorer [sic] les nations adverses et ronge [sic] leurs os".
• Les chars du pharaon et les armées égyptiennes représentent les premières des "nations adverses" et des victimes de cette force militaire. La cruauté des Hébreux/Sémites est un fait textuel qui est ensuite appliqué aux Cananéens dans les récits suivants.
• La thématique du char et de la cavalerie est évoquée symboliquement en Ézéchiel 39:17, où Yahvé invite les animaux à un grand sacrifice sur la montagne d'Israël, affirmant qu'ils mangeront la chair des héros et des princes, et se rassasieront à sa table "de chevaux et de chevaliers". Ces descriptions confirment que l'élimination des forces armées ennemies (dont les chars et la cavalerie) était un élément central de la gloire de Yahvé et de son peuple.