Aller au contenu

Ishtar

De Archéopsie
Version datée du 22 août 2025 à 11:48 par 2a01:cb1c:808b:ca00:c016:b7d6:64fb:f443 (discussion) (Suppression de répétitions)
(diff) ← Version précédente | Version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)

ATTENTION : texte généré par l'IA


Allan Arsmann présente la déesse Ishtar comme une figure divine majeure de l'Antiquité mésopotamienne et une figure clé pour comprendre l'origine de plusieurs personnages et concepts bibliques, notamment Ève et Sarah, et leur lien avec Yahvé.

Voici comment Allan Arsmann décrit la déesse Ishtar, son rôle et sa lignée mythologique :

1. Identité et lignée mythologique (évolution des noms) : Ishtar comme figure centrale et origine : Pour Allan Arsmann, la déesse Ishtar est la figure divine féminine centrale de l'Antiquité mésopotamienne, dont le culte et les attributs ont évolué et se sont propagés sous diverses appellations à travers différentes cultures. Son culte était le principal culte féminin de l'Antiquité mésopotamienne et a même pu être le principal culte tous genres confondus.

2. Lignée mythologique et évolution des noms :

Inanna : C'est le nom originel de cette déesse chez les Sumériens, où elle était vénérée comme la "dame du ciel".

Ishtar : Elle devient rapidement Ishtar chez les Akkadiens et les Babyloniens.

Astarté et Ashérah : Elle se transforme plus tard en Astarté et Ashérah dans les régions ouest-sémitiques. Arsmann note d'ailleurs que Ashérah était archéologiquement associée à Yahvé, parfois même considérée comme son épouse, et que les prêtresses d'Ashérah vivaient dans l'enceinte des lieux de culte de Yahvé, y compris le Temple de Jérusalem.• Aphrodite et Vénus : Elle est ensuite assimilée à Aphrodite dans le monde grec et Vénus dans le monde romain.

Ève (biblique) : Arsmann affirme qu'Ève est en fait la déesse Ishtar, cette correspondance étant étayée par de nombreux indices bibliques et archéologiques.

Sarah (biblique) : Sarah, l'épouse d'Abraham, est également identifiée comme une représentante d'Ishtar, notamment via l'étymologie de son nom ("princesse"), et le fait qu'elle s'unisse avec des rois, un trait caractéristique des prêtresses d'Ishtar.

Aphrodite et Vénus : Elle est ensuite assimilée à Aphrodite dans le monde grec et Vénus dans le monde romain. L'utilisation du symbole de la pomme pour exprimer le fruit sacré s'est d'ailleurs vulgarisée à la fin de l'Antiquité notamment via les avatars grecs et romains de cette déesse (Aphrodite et Vénus), qui exigeaient ce fruit sacré pour conférer leurs privilèges.

"La grande prostituée" de l'Apocalypse : Ce personnage apocalyptique est également dépeint avec des attributs d'Ishtar, notamment son titre et son association à Babylone, ville majeure de son culte.

2. Attributs et caractéristiques :

Déesse de l'érotisme et de l'amour libre : Ishtar est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée et des mystères. Son culte était intentionnellement attrayant pour attirer les foules et maintenir les individus dans le système social mésopotamien.

Initiatrice et gardienne des secrets : Elle est l'initiatrice par excellence, celle qui "faisait les dieux" et les rois, et qui initiait les mortels aux secrets du divin, les rendant "comme des dieux".

"Mère de tous les vivants" : Ce titre, explicitement attribué à Ève dans la Genèse, était celui de la majorité des avatars d'Ishtar. Elle était perçue comme la mère de tous les nouveaux dieux, capable de faire naître de nouveaux personnages divins.

Symboles clés : Ishtar est associée à un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent. Elle est également liée au sentiment de honte et à la nudité à valeur symbolique et religieuse. Ces cinq symboles sont considérés comme définissant l'archétype d'Ève biblique et existaient déjà pour Ishtar dès les premières époques sumériennes.

Association avec Lilith : Arsmann affirme que Lilith, une démone sumérienne, était associée à la chute et au périple infernal d'Ishtar, et habitait les branches de l'arbre sacré d'Ishtar.

Représentation animale : Ishtar était souvent représentée dominant des lions, des dragons ou d'autres "bêtes étranges".


3. Rôles et attributs communs de cette lignée : Indépendamment du nom qu'elle porte, cette déesse partage des rôles et attributs fondamentaux à travers ces cultures :

• Elle est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée et des mystères. Son culte était intentionnellement attrayant pour séduire les foules.

• Elle est l'initiatrice par excellence, celle qui "faisait les dieux" et les rois, et qui initiait les mortels aux secrets du divin, les rendant "comme des dieux".

• Elle porte le titre de "Mère de tous les vivants", titre qui lui était attribué sous la majorité de ses avatars, y compris Inanna, Ishtar, Astarté, et Ashérah. Ce titre est également explicitement attribué à Ève dans la Genèse, renforçant l'identification d'Ève à Ishtar.

• Elle est associée à des symboles récurrents : un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent.

• Elle est liée aux concepts de honte et de nudité à valeur symbolique et religieuse.

• Lilith, une démone sumérienne, vivait dans les branches de l'arbre sacré d'Ishtar et était associée à sa descente aux enfers.

• Elle était souvent représentée dominant des bêtes sauvages comme des lions et des dragons.

• Le rituel de la hiérogamie (mariage sacré) est central à son culte. Ce rite, qui implique une union charnelle entre un homme (futur roi) et une femme (prêtresse incarnant la déesse), était essentiel pour qu'un homme accède au statut royal et divin. Cette pratique remonte aux Sumériens et a laissé de nombreuses traces dans les religions des peuples voisins et dans la Bible.


4. Rôle dans le culte et les rituels :

Origine de l'écriture : L'ancienneté des écrits de son culte est un argument d'autorité, et son culte est l'un des plus influents au monde, en lien avec la naissance de l'écriture en Mésopotamie.

Hiérogamie (mariage sacré) : Ishtar est au cœur du rituel de la hiérogamie, une union concrète et charnelle entre un homme (futur roi) et une femme (prêtresse incarnant la déesse). Ce rite était nécessaire pour qu'un homme accède au statut royal et divin, car Ishtar était "celle qui faisait les dieux". Arsmann suggère que le récit d'Adam et Ève est une transposition de ce rituel.

Relation avec Doumouzi (Adam) : Ishtar était l'épouse de Doumouzi, le premier et principal époux, dans la mythologie sumérienne. Doumouzi est identifié par Arsmann comme l'équivalent sumérien d'Adam.

Relation avec Ea/Yahvé : La relation entre Ishtar et Ea (identifié à Yahvé) est complexe. Il y a d'abord une "accoincance première" et un partenariat. Les prêtresses d'Ishtar vivaient dans le temple de Yahvé à Jérusalem, et Ashérah (un avatar d'Ishtar) était archéologiquement associée à Yahvé, parfois même considérée comme son épouse avec 72 enfants. Cependant, par la suite, cette association fut rejetée, et Yahvé renvoya la déesse (symboliquement) "se faire bâtir un temple là d'où elle était jadis venue, renvoyée à sa place à Sumer". 4. Rôle dans la "Chute" (mythe de la descente aux enfers) :

5. Rôle dans la "Chute" (mythe de la descente aux enfers) :

• Le rite de la hiérogamie visait à reproduire les étapes de la vie de Doumouzi et Ishtar, notamment la "descente aux enfers" d'Ishtar.

• Ishtar commet une "faute" en mangeant la nourriture interdite des enfers, ce qui la maudit et l'oblige à y demeurer. Seul Ea l'aide.

• Cette consommation est associée à la mort symbolique, et la malédiction retombe d'abord sur la femme, tout comme dans le récit biblique d'Ève.

En somme, pour Allan Arsmann, Ishtar n'est pas seulement une déesse mésopotamienne lointaine, mais une figure centrale dont les attributs, les rôles rituels (notamment la hiérogamie), et les mythes (comme la faute et la descente aux enfers) sont directement transposés ou référencés dans le texte biblique, formant la base de personnages comme Ève et Sarah et expliquant des dynamiques complexes, y compris la relation initiale et la rupture ultérieure avec le culte de Yahvé.

6. Les figures bibliques d'Ève et Sarah comme avatars : Allan Arsmann soutient que le personnage biblique d'Ève est en fait la déesse Ishtar. Il met en parallèle les attributs d'Ève ("Mère de tous les vivants", association au fruit défendu, arbre et serpent, nudité, honte) avec ceux d'Ishtar. Il ajoute que le nom "Ève" (Hava en hébreu) signifie "vie" ou "dame de la vie", un attribut divin commun dans l'Antiquité. De même, Sarah, l'épouse d'Abraham, est identifiée comme une représentante d'Ishtar. Son association répétée avec des rois, notamment Abimélek et Pharaon, est présentée comme une manifestation de la pratique des prêtresses d'Ishtar (les Istaritu) qui s'unissaient aux rois dans le cadre du rite de la hiérogamie.


7. L'absence de Déméter et Artémis dans la lignée d'Ishtar : Concernant Demeter et Artemis, les sources fournies par Allan Arsmann ne contiennent aucune mention de ces deux déesses et donc ne permettent pas d'établir de lien entre elles et Ishtar ou la lignée qu'il décrit.

Allan Arsmann n'établit pas de lien direct ou de filiation explicite entre la déesse Ishtar et la déesse Isis, comme il le fait pour Ishtar avec Aphrodite, Vénus, Astarté ou Ashérah. Les sources fournies ne décrivent pas Isis comme un avatar d'Ishtar ou comme faisant partie de sa lignée évolutive de noms.

Cependant, il positionne les deux déesses comme des figures féminines divines majeures dans leurs contextes culturels respectifs (mésopotamien pour Ishtar, égyptien pour Isis) et les intègre toutes deux dans son analyse de l'historicité des récits bibliques, soulignant des rôles archétypaux et des thèmes mythologiques partagés.