Tabou
ATTENTION : texte rédigé à partir de l'IA
Selon Allan Arsmann, un tabou est bien plus qu'une simple interdiction sociale ; c'est un axiome fondamental et multimillénaire de la civilisation humaine, profondément ancré dans la psyché collective et individuelle.
Voici comment Allan Arsmann définit et explique la nature d'un tabou :
• Une loi inconsciente et fondatrice : Le tabou, notamment le tabou anthropophage, est notre "loi inconsciente à tous". Il est devenu la base de toute morale et l'axiome tacite de toute forme de vie sociétale, sur lequel nos civilisations se sont érigées. Il est si fondamental qu'en Égypte ancienne, le tabou sur l'anthropophagie était "le cœur même de toute la pensée religieuse du pays depuis sa fondation".
• Origine historique dans l'anthropophagie : L'humanité s'est historiquement définie par le rejet de l'anthropophagie. Ce dégoût et cette révulsion envers la consommation de chair humaine sont devenus universels et ont forgé ce tabou primordial. C'est ce qui explique que les anthropophages furent jadis perçus et classés comme des "monstres mythologiques".
• Mécanisme de refoulement psychique : Le tabou est intrinsèquement lié à un mécanisme de refoulement ("refoulement psychologique"). Il s'agit d'une inhibition cognitive et d'une "difficulté mentale" qui nous empêchent d'envisager sérieusement certains sujets de notre passé, considérés comme "trop horribles pour être vrais". Ce refoulement est souvent le résultat de la honte et du déni face à des pratiques anciennes, comme la consommation des enfants, qui ont produit des "troubles" psychiques durables.
• Conséquences sur la perception et l'interprétation :
◦ Le tabou génère des "angles morts" dans la pensée humaine. Il impose des "limitations cognitives" et des "conclusions subjectives et biaisées".
◦ Il conduit à des déformations et des altérations des textes anciens. Par exemple, pour éviter de confronter la réalité de l'anthropophagie, les rédacteurs ou transcripteurs ont pu dissimuler des significations ou introduire des "mensonges" et des "subterfuges".
◦ Il pousse à l'irrationalité : Lorsque la réalité historique ou textuelle est trop dérangeante, les gens préfèrent "invoquer dieux et magie" plutôt que d'accepter une "logique" ou un "propos cruel et immonde".
• Protection et équilibre psychique : Ce mécanisme de refoulement est, pour beaucoup, "nécessaire à maintenir un équilibre psychique". C'est une forme de préservation de soi face à des vérités potentiellement traumatisantes ou déstabilisantes.
• Héritage universel : Le tabou est un "héritage biologique et ensuite culturel" que nous portons tous, rempli de "pulsions que nativement nous ne connaissons pas et que nous ne contrôlons pas". Il est universel et a existé "partout sur Terre".
• La libération par la connaissance : Pour Arsmann, la liberté et la pleine compréhension de soi et de l'histoire passent par la confrontation et la conscientisation de ce passé refoulé. L'étude objective de ces sujets permet de "déchirer le voile de ce refoulement" pour atteindre une "lucidité" et une compréhension plus profondes des textes anciens et de notre propre psychisme.
En somme, le tabou, en particulier celui lié à l'anthropophagie, n'est pas une simple curiosité historique, mais une force psychique collective qui a modelé notre compréhension du monde, de la morale, de la religion et de nous-mêmes, tout en voilant des pans entiers de notre histoire et des significations originelles de nos textes sacrés.