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Babel (tour de)

De Archéopsie
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Allan Arsmann interprète l'épisode de la tour de Babel, notamment la partie concernant la division des langues, en proposant une lecture différente de la compréhension traditionnelle.

Selon Arsmann :

• Le texte de la Genèse parle d'une division des langues où l'unique langue qui existait auparavant se divise et devient l'apanage de nombreux autres peuples.

• La science a traditionnellement discrédité ce passage parce qu'il était compris comme la division des langues orales.

• Arsmann suggère que pour donner un sens historique et pertinent à ce récit, il faut le considérer comme la division des langues écrites, et non orales.

• Il rappelle que l'écriture est née à Sumer, où le système pictographique sumérien était initialement l'unique écriture terrestre.

• La division historique effective du langage écrit a eu lieu dans les régions suméro-akkadiennes, près de Babylone. Le système pictographique sumérien a été emprunté et adapté par les Akkadiens, puis les Babyloniens, les Élamites et les Assyriens.

• Cette interprétation, qui établit une collusion entre le dieu biblique (Yahvé/Ea) et le dieu sumérien Ea, permet de comprendre ce passage biblique.

Ainsi, pour Allan Arsmann, l'épisode de la tour de Babel et la confusion des langues qu'elle décrit symbolisent un événement historique réel : la diversification des systèmes d'écriture à partir de leur origine sumérienne, rendant le récit biblique cohérent avec les découvertes archéologiques et linguistiques.