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Ashera

De Archéopsie
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Bien que le nom « Ashera » n'apparaisse que quelques fois dans les propos tenus par Allan Arsmann dans ses vidéos, celles-ci le connectent étroitement à des figures divines et bibliques majeures, principalement en tant qu'avatar de la déesse Ishtar. Les propos d’Allan Arsmann suggèrent que la perception moderne d'Ashera et d'autres figures similaires est le résultat d'une « diabolisation » historique de divinités et de pratiques anciennes.

Voici ce que les sources révèlent sur Ashera et les figures auxquelles elle est assimilée :

Ashera et Yahvé :

   ◦ Les sources affirment qu'il est archéologiquement attesté que Yahvé fut à un moment associé à une déesse féminine bien connue dans ces vieilles régions : la déesse Ashra.

   ◦ Ce lien est attesté notamment par la dédicace de fameuses jarres exhumées dans le Sinaï (région de Shefela), communément dédicacées au dieu Yahvé et à la déesse Ashra.

   ◦ La Bible elle-même témoigne à de très nombreuses reprises de l'existence d'une telle période de collusion entre le culte de Yahvé et celui d'Ashra. Il est écrit qu'il y eut plusieurs fois une statue d'Ashra dans le lieu de culte de Yahvé durant ces périodes, même dans le Temple de Jérusalem.

   ◦ Les prêtresses d'Ashra vivaient alors dans l'enceinte même des lieux de culte de Yahvé.

   ◦ Les fouilles archéologiques d'Ougarit témoignent également de ce rapport, avec des centaines de documents différents, où Elohim (souvent confondu avec Yahvé) était maritalement associé à la déesse Ashra, avec laquelle il aurait même eu 72 enfants.

Ashera, avatar de la déesse Ishtar :

   ◦ Le culte de Baal fut jadis complètement associé à des avatars du même unique culte féminin, qui sont toutes des variantes du culte de la déesse mésopotamienne Ishtar.

   ◦ Ashera est présentée comme l'une des variantes tardives ou alter ego de la déesse mésopotamienne Ishtar (également appelée Inanna chez les Sumériens ou Astarté dans d'autres régions).

   ◦ Ishtar est décrite comme la plus vénérée de toutes les déesses de l'Antiquité, associée à l'érotisme, l'amour libre, la prostitution, les mystères et l'initiation.

   ◦ Le nom même d'Ishtar est devenu un synonyme du mot « déesse », et la majorité des déesses antiques finiront par être assimilées dans son culte.

Attributs et Rôles partagés par Ashera/Ishtar :

   ◦ Mère de tous les vivants : Ashera, comme la majorité des avatars de la déesse Ishtar, porte le titre de « mère de tous les vivants ». Cette expression désignait en Mésopotamie ancienne des formes de divinités, et la déesse mère initiatrice était spontanément associée à cette épithète, ayant la capacité d'initier au divin et de faire symboliquement naître de nouveaux dieux ou rois.

   ◦ Prostitution sacrée (Hiérogamie) : Le culte d'Ishtar est inextricablement lié à la prostitution sacrée, où des prêtresses (appelées Ishtaritû ou Lucûr) étaient considérées comme l'incarnation terrestre de la déesse et s'unissaient aux rois dans le cadre du rituel de la hiérogamie. Cette union sacrée était censée conférer au futur roi un caractère divin et légitimer son statut.

   ◦ Symboles : La déesse Ishtar (et donc Ashera) est associée à plusieurs symboles présents dans la Bible, notamment un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent. Elle est également associée à un sentiment de honte et à la nudité symbolique.

   ◦ La « femme » de l'Apocalypse : Dans le Nouveau Testament, la femme coupable et maudite décrite dans le texte de la Révélation (Apocalypse) est identifiée par de nombreux connaisseurs de l'Antiquité comme étant Ishtar. Elle est nommée la « grande prostituée », un titre qui était celui d'Ishtar, et est associée à Babylone, son principal foyer de culte. Elle est également appelée « la femme » avec une majuscule, faisant écho au nom hébreu d'Eve (Isha/Hawa).

Diabolisation et refoulement historique :

   ◦ Le fait qu'une déesse féminine ait jadis été présente aux côtés de Yahvé et vénérée dans son Temple a posé un problème lorsque les textes ont été réinterprétés dans un contexte monothéiste, conduisant au refoulement de ce « féminin sacré ».

   ◦ Les sources soulignent que la tradition biblique a cherché à effacer ou à "diaboliser" les traces de ces syncrétismes et pratiques anciennes, les présentant comme des cultes ennemis ou des fautes.

   ◦ Cela a conduit à une incompréhension des relations originelles entre ces divinités et le Dieu biblique, car les textes ont été modifiés pour masquer ces liens.

En résumé, Ashera est présentée dans les sources comme une figure divine archéologiquement attestée, qui fut étroitement liée au culte de Yahvé à certaines époques, avant d'être "diabolisée" par la tradition monothéiste. Elle est considérée comme un avatar de la puissante déesse mésopotamienne Ishtar, partageant avec elle de nombreux attributs et symboles, y compris le rôle de déesse de la prostitution sacrée et de la « mère de tous les vivants ». Cette perspective met en lumière une complexité et un syncrétisme religieux anciens souvent masqués par les interprétations modernes des textes sacrés.