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Adam

De Archéopsie
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Selon Allan Arsmann, le "vrai" Adam, tel qu'il est présenté dans la Genèse biblique, est une figure humaine et royale, dont l'identité est liée au roi sumérien Doumouzi. Cette interprétation s'inscrit dans une approche qui cherche à replacer les récits bibliques dans leur contexte historique, archéologique et anthropologique original.

Voici les points clés concernant l'identité d'Adam selon Allan Arsmann :

Une figure sumérienne et royale

   ◦ Le personnage d'Adam, bien que considéré aujourd'hui comme un mythe, fut regardé comme un personnage historique pendant des millénaires. Allan Arsmann affirme que, contrairement aux idées reçues, Adam n'a jamais été le premier être humain biologique sur Terre. Le texte biblique lui-même trahit la présence d'autres hommes, de villes et de pays avant Adam.

   ◦ L'existence d'Adam est à chercher dans le passé de l'ancienne Sumer. Les indices géographiques du Jardin d'Éden le situent en Mésopotamie, près du Tigre et de l'Euphrate. De plus, la Bible elle-même affirme qu'Abraham venait de la ville sumérienne d'Ur, et les fils de Noé sont dits être des rois en Sumer. Adam est un descendant dont le nom est associé à la ville sumérienne de Tubal.

   ◦ Allan Arsmann soutient qu'Adam était un roi sumérien. Le rituel de la hiérogamie, inextricablement lié à la fonction royale et à son origine sumérienne, impliquait que tous les premiers rois de l'histoire l'ont exécuté.

   ◦ Adam est dit avoir été un homme qui est devenu un dieu, illustrant le concept d'apothéose, courant dans le polythéisme sumérien.

Lien avec Doumouzi

   ◦ Allan Arsmann identifie Adam avec le roi sumérien Doumouzi. Il affirme que le nom "Adam" est une déformation tardive du nom Doumouzi.

   ◦ Dans les textes sémitiques anciens, le nom "Adamas" (la plus ancienne forme connue du nom d'Adam) s'écrivait avec les trois consonnes D-M-S, qui définissent le nom du dieu Doumouzi.

   ◦ L'histoire de Doumouzi inclut une chute, des tourments, une descente aux enfers et un retour parmi les vivants. Doumouzi est le fils principal du dieu de l'eau sumérien Ea (qui est identifié à Yahvé par Arsmann). Son nom se traduit par "véritable fils de l'eau profonde".

   ◦ Le père symbolique de Doumouzi est décrit comme le plus malin et subtil des dieux sumériens, un créateur qui a créé l'humanité à partir d'argile, un dieu associé au repos après ses œuvres et détenteur des secrets de la nature divine, symbolisée par une plante ou un fruit à consommer.

   ◦ Le Christ lui-même ferait des allusions discrètes à la vie de Doumouzi, qu'il semble connaître parfaitement. Doumouzi est encore présent sous son nom ancien dans le calendrier hébraïque.

   ◦ Le personnage d'Adam est donc le fils de Yahvé dans la Bible, tout comme Doumouzi était le fils du dieu Ea-Yahvé en Sumer.

Le "crime" d'Adam et Ève et le cannibalisme

   ◦ Selon Allan Arsmann, le crime d'Adam et Ève n'est pas symbolique, mais un acte très concret : la dévoration cannibalique de leur propre enfant, leur "fruit".

   ◦ Cette pratique, bien que réprimée et refoulée dans les interprétations modernes, était une réalité historique dans l'Antiquité, notamment pour les premiers-nés.

   ◦ La punition d'Ève (douleur des grossesses et enfantements) et celle d'Adam (souffrance pour se nourrir) sont directement liées à l'acte d'avoir mangé un "fruit" (l'enfantement) et une "nourriture" (alimentaire). La présence du mot "encore" dans la punition d'Ève suggère une grossesse et un enfantement déjà subis au moment de la faute.

   ◦ Cet acte est considéré comme le fondement de la notion de mal et de péché dans les cultures humaines, car il combine cannibalisme, meurtre et enfants.

   ◦ Le serpent, qui propose la consommation du fruit, est le principal animal qui symbolise cette pratique anthropophage dans l'Antiquité, car il mue et se renouvelle, suggérant une renaissance.

   ◦ Ce rite cannibal est à l'origine de la religiosité sumérienne et du fondement de la quasi-totalité des religions.

   ◦ Dans le contexte de la hiérogamie et de l'accès au pouvoir royal, le futur roi devait concevoir et consommer son propre fruit (enfant) avec une prostituée sacrée (prêtresse, incarnation de la déesse). Devenir roi dans la haute antiquité impliquait cet acte.

Le "Nouvel Adam" (Jésus-Christ)

   ◦ Le personnage de Jésus-Christ est présenté comme le "Nouvel Adam".

   ◦ Contrairement à l'Ancien Adam, le Christ refuse le sacrifice et la consommation de son propre fils premier-né (symboliquement, le "pain" proposé par le Diable dans le désert). Sa naissance est immaculée pour remplacer la naissance maculée de sang de jadis.

   ◦ Jésus-Christ est un "renouvelé". Il réalise la même transformation que Moïse et d'autres prophètes, mais sans crime, proposant une "renaissance immaculée" en remplacement de l'ancienne "renaissance maculée".

En résumé, Allan Arsmann déconstruit la figure d'Adam comme le premier homme biologique pour le situer comme un roi sumérien historique, Doumouzi, dont l'acte fondateur (le péché originel) fut la pratique d'un cannibalisme pédocriminel, un rituel essentiel pour l'accès à la royauté et à un statut "divin" dans l'Antiquité sumérienne et mésopotamienne.