« Ishtar » : différence entre les versions
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• '''Inanna''' : C'est le nom originel de cette déesse chez les Sumériens, où elle était vénérée comme la "dame du ciel". | • '''Inanna''' : C'est le nom originel de cette déesse chez les Sumériens, où elle était vénérée comme la "dame du ciel". | ||
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• '''"La grande prostituée" de l'Apocalypse''' : Ce personnage apocalyptique est également dépeint avec des attributs d'Ishtar, notamment son titre et son association à Babylone, ville majeure de son culte. | • '''"La grande prostituée" de l'Apocalypse''' : Ce personnage apocalyptique est également dépeint avec des attributs d'Ishtar, notamment son titre et son association à Babylone, ville majeure de son culte. | ||
• '''Astarté et Ashérah''' : | |||
• '''Aphrodite et Vénus''' : Elle est ensuite assimilée à '''Aphrodite''' dans le monde grec et '''Vénus''' dans le monde romain. L'utilisation du symbole de la pomme pour exprimer le fruit sacré s'est d'ailleurs vulgarisée à la fin de l'Antiquité notamment via les avatars grecs et romains de cette déesse (Aphrodite et Vénus), qui exigeaient ce fruit sacré pour conférer leurs privilèges. | |||
'''2. Attributs et caractéristiques :''' | '''2. Attributs et caractéristiques :''' | ||
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En somme, pour Allan Arsmann, Ishtar n'est pas seulement une déesse mésopotamienne lointaine, mais une figure centrale dont les attributs, les rôles rituels (notamment la hiérogamie), et les mythes (comme la faute et la descente aux enfers) sont directement transposés ou référencés dans le texte biblique, formant la base de personnages comme Ève et Sarah et expliquant des dynamiques complexes, y compris la relation initiale et la rupture ultérieure avec le culte de Yahvé. | En somme, pour Allan Arsmann, Ishtar n'est pas seulement une déesse mésopotamienne lointaine, mais une figure centrale dont les attributs, les rôles rituels (notamment la hiérogamie), et les mythes (comme la faute et la descente aux enfers) sont directement transposés ou référencés dans le texte biblique, formant la base de personnages comme Ève et Sarah et expliquant des dynamiques complexes, y compris la relation initiale et la rupture ultérieure avec le culte de Yahvé. | ||
'''3. Rôles et attributs communs de cette lignée :''' Indépendamment du nom qu'elle porte, cette déesse partage des rôles et attributs fondamentaux à travers ces cultures : | '''3. Rôles et attributs communs de cette lignée :''' Indépendamment du nom qu'elle porte, cette déesse partage des rôles et attributs fondamentaux à travers ces cultures : | ||
Version du 22 août 2025 à 11:44
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Allan Arsmann présente la déesse Ishtar comme une figure divine majeure de l'Antiquité mésopotamienne et une figure clé pour comprendre l'origine de plusieurs personnages et concepts bibliques, notamment Ève et Sarah, et leur lien avec Yahvé.
Voici comment Allan Arsmann décrit la déesse Ishtar, son rôle et sa lignée mythologique :
1. Identité et lignée mythologique (évolution des noms) : Ishtar comme figure centrale et origine : Pour Allan Arsmann, la déesse Ishtar est la figure divine féminine centrale de l'Antiquité mésopotamienne, dont le culte et les attributs ont évolué et se sont propagés sous diverses appellations à travers différentes cultures. Son culte était le principal culte féminin de l'Antiquité mésopotamienne et a même pu être le principal culte tous genres confondus.
2. Lignée mythologique et évolution des noms :
• Inanna : C'est le nom originel de cette déesse chez les Sumériens, où elle était vénérée comme la "dame du ciel".
• Ishtar : Elle devient rapidement Ishtar chez les Akkadiens et les Babyloniens.
• Astarté et Ashérah : Elle se transforme plus tard en Astarté et Ashérah dans les régions ouest-sémitiques.
• Aphrodite et Vénus : Elle est ensuite assimilée à Aphrodite dans le monde grec et Vénus dans le monde romain.
• Ève (biblique) : Arsmann affirme qu'Ève est en fait la déesse Ishtar, cette correspondance étant étayée par de nombreux indices bibliques et archéologiques.
• Sarah (biblique) : Sarah, l'épouse d'Abraham, est également identifiée comme une représentante d'Ishtar, notamment via l'étymologie de son nom ("princesse"), et le fait qu'elle s'unisse avec des rois, un trait caractéristique des prêtresses d'Ishtar.
• "La grande prostituée" de l'Apocalypse : Ce personnage apocalyptique est également dépeint avec des attributs d'Ishtar, notamment son titre et son association à Babylone, ville majeure de son culte.
• Astarté et Ashérah :
• Aphrodite et Vénus : Elle est ensuite assimilée à Aphrodite dans le monde grec et Vénus dans le monde romain. L'utilisation du symbole de la pomme pour exprimer le fruit sacré s'est d'ailleurs vulgarisée à la fin de l'Antiquité notamment via les avatars grecs et romains de cette déesse (Aphrodite et Vénus), qui exigeaient ce fruit sacré pour conférer leurs privilèges.
2. Attributs et caractéristiques :
• Déesse de l'érotisme et de l'amour libre : Ishtar est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée et des mystères. Son culte était intentionnellement attrayant pour attirer les foules et maintenir les individus dans le système social mésopotamien.
• Initiatrice et gardienne des secrets : Elle est l'initiatrice par excellence, celle qui "faisait les dieux" et les rois, et qui initiait les mortels aux secrets du divin, les rendant "comme des dieux".
• "Mère de tous les vivants" : Ce titre, explicitement attribué à Ève dans la Genèse, était celui de la majorité des avatars d'Ishtar. Elle était perçue comme la mère de tous les nouveaux dieux, capable de faire naître de nouveaux personnages divins.
• Symboles clés : Ishtar est associée à un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent. Elle est également liée au sentiment de honte et à la nudité à valeur symbolique et religieuse. Ces cinq symboles sont considérés comme définissant l'archétype d'Ève biblique et existaient déjà pour Ishtar dès les premières époques sumériennes.
• Association avec Lilith : Arsmann affirme que Lilith, une démone sumérienne, était associée à la chute et au périple infernal d'Ishtar, et habitait les branches de l'arbre sacré d'Ishtar.
• Représentation animale : Ishtar était souvent représentée dominant des lions, des dragons ou d'autres "bêtes étranges".
3. Rôle dans le culte et les rituels :
• Origine de l'écriture : L'ancienneté des écrits de son culte est un argument d'autorité, et son culte est l'un des plus influents au monde, en lien avec la naissance de l'écriture en Mésopotamie.
• Hiérogamie (mariage sacré) : Ishtar est au cœur du rituel de la hiérogamie, une union concrète et charnelle entre un homme (futur roi) et une femme (prêtresse incarnant la déesse). Ce rite était nécessaire pour qu'un homme accède au statut royal et divin, car Ishtar était "celle qui faisait les dieux". Arsmann suggère que le récit d'Adam et Ève est une transposition de ce rituel.
• Relation avec Doumouzi (Adam) : Ishtar était l'épouse de Doumouzi, le premier et principal époux, dans la mythologie sumérienne. Doumouzi est identifié par Arsmann comme l'équivalent sumérien d'Adam.
• Relation avec Ea/Yahvé : La relation entre Ishtar et Ea (identifié à Yahvé) est complexe. Il y a d'abord une "accoincance première" et un partenariat. Les prêtresses d'Ishtar vivaient dans le temple de Yahvé à Jérusalem, et Ashérah (un avatar d'Ishtar) était archéologiquement associée à Yahvé, parfois même considérée comme son épouse avec 72 enfants. Cependant, par la suite, cette association fut rejetée, et Yahvé renvoya la déesse (symboliquement) "se faire bâtir un temple là d'où elle était jadis venue, renvoyée à sa place à Sumer".
4. Rôle dans la "Chute" (mythe de la descente aux enfers) :
• Le rite de la hiérogamie visait à reproduire les étapes de la vie de Doumouzi et Ishtar, notamment la "descente aux enfers" d'Ishtar.
• Ishtar commet une "faute" en mangeant la nourriture interdite des enfers, ce qui la maudit et l'oblige à y demeurer. Seul Ea l'aide.
• Cette consommation est associée à la mort symbolique, et la malédiction retombe d'abord sur la femme, tout comme dans le récit biblique d'Ève.
En somme, pour Allan Arsmann, Ishtar n'est pas seulement une déesse mésopotamienne lointaine, mais une figure centrale dont les attributs, les rôles rituels (notamment la hiérogamie), et les mythes (comme la faute et la descente aux enfers) sont directement transposés ou référencés dans le texte biblique, formant la base de personnages comme Ève et Sarah et expliquant des dynamiques complexes, y compris la relation initiale et la rupture ultérieure avec le culte de Yahvé.
3. Rôles et attributs communs de cette lignée : Indépendamment du nom qu'elle porte, cette déesse partage des rôles et attributs fondamentaux à travers ces cultures :
• Elle est la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée et des mystères. Son culte était intentionnellement attrayant pour séduire les foules.
• Elle est l'initiatrice par excellence, celle qui "faisait les dieux" et les rois, et qui initiait les mortels aux secrets du divin, les rendant "comme des dieux".
• Elle porte le titre de "Mère de tous les vivants", titre qui lui était attribué sous la majorité de ses avatars, y compris Inanna, Ishtar, Astarté, et Ashérah. Ce titre est également explicitement attribué à Ève dans la Genèse, renforçant l'identification d'Ève à Ishtar.
• Elle est associée à des symboles récurrents : un fruit défendu, un arbre sacré et un serpent.
• Elle est liée aux concepts de honte et de nudité à valeur symbolique et religieuse.
• Lilith, une démone sumérienne, vivait dans les branches de l'arbre sacré d'Ishtar et était associée à sa descente aux enfers.
• Elle était souvent représentée dominant des bêtes sauvages comme des lions et des dragons.
• Le rituel de la hiérogamie (mariage sacré) est central à son culte. Ce rite, qui implique une union charnelle entre un homme (futur roi) et une femme (prêtresse incarnant la déesse), était essentiel pour qu'un homme accède au statut royal et divin. Cette pratique remonte aux Sumériens et a laissé de nombreuses traces dans les religions des peuples voisins et dans la Bible.
4. Les figures bibliques d'Ève et Sarah comme avatars : Allan Arsmann soutient que le personnage biblique d'Ève est en fait la déesse Ishtar. Il met en parallèle les attributs d'Ève ("Mère de tous les vivants", association au fruit défendu, arbre et serpent, nudité, honte) avec ceux d'Ishtar. Il ajoute que le nom "Ève" (Hava en hébreu) signifie "vie" ou "dame de la vie", un attribut divin commun dans l'Antiquité. De même, Sarah, l'épouse d'Abraham, est identifiée comme une représentante d'Ishtar. Son association répétée avec des rois, notamment Abimélek et Pharaon, est présentée comme une manifestation de la pratique des prêtresses d'Ishtar (les Istaritu) qui s'unissaient aux rois dans le cadre du rite de la hiérogamie.
5. L'absence de Déméter et Artémis dans la lignée d'Ishtar : Concernant Demeter et Artemis, les sources fournies par Allan Arsmann ne contiennent aucune mention de ces deux déesses et donc ne permettent pas d'établir de lien entre elles et Ishtar ou la lignée qu'il décrit.
Allan Arsmann n'établit pas de lien direct ou de filiation explicite entre la déesse Ishtar et la déesse Isis, comme il le fait pour Ishtar avec Aphrodite, Vénus, Astarté ou Ashérah. Les sources fournies ne décrivent pas Isis comme un avatar d'Ishtar ou comme faisant partie de sa lignée évolutive de noms.
Cependant, il positionne les deux déesses comme des figures féminines divines majeures dans leurs contextes culturels respectifs (mésopotamien pour Ishtar, égyptien pour Isis) et les intègre toutes deux dans son analyse de l'historicité des récits bibliques, soulignant des rôles archétypaux et des thèmes mythologiques partagés.
Voici comment Allan Arsmann présente Ishtar et Isis et les liens indirects qu'il établit :
1. Ishtar : La figure originelle et sa lignée évolutive directe :
• Allan Arsmann présente Ishtar comme la déesse principale de l'Antiquité mésopotamienne, originellement vénérée sous le nom d'Inanna par les Sumériens, puis devenue Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens.
• Sa lignée se poursuit avec Astarté et Ashérah dans les régions ouest-sémitiques, puis elle est assimilée à Aphrodite dans le monde grec et Vénus dans le monde romain.
• Arsmann affirme que les figures bibliques d'Ève et de Sarah sont des représentations ou des avatars de cette même déesse.
• Ishtar est caractérisée comme la déesse de l'érotisme, de l'amour libre, de la prostitution sacrée (via le rituel de la hiérogamie) et des mystères. Elle est la "Mère de tous les vivants" et l'initiatrice qui "faisait les dieux et les rois". Ses symboles incluent le fruit défendu, l'arbre sacré et le serpent, et elle est associée à la honte et à la nudité.
2. Isis : La figure égyptienne liée à Moïse et à l'identité de Yahvé :
• Isis est présentée dans le contexte de l'Égypte ancienne, et elle est directement liée à l'histoire de Moïse.
• La mère adoptive de Moïse, Thermutis, est identifiée par Allan Arsmann à la déesse Isis dans plusieurs textes canoniques juifs anciens et manuscrits de Qumran.
• Le mythe d'Isis et Osiris est utilisé pour expliquer des éléments du récit de Moïse :
◦ Isis est la déesse égyptienne de la fertilité qui, après des difficultés à enfanter avec Osiris, donne naissance à Horus.
◦ Le fait que Moïse soit trouvé sur les eaux du Nil reflète le mythe d'Isis retrouvant le corps disloqué d'Osiris dans le fleuve.
◦ Le nom "Hosy-Ros" (fils d'Osiris) donné à Moïse par sa mère adoptive est prophétique, annonçant que cet enfant détrônera Set (dieu assimilé à Baal et à Yahvé dans certaines phases).
• Isis, par son lien avec Osiris et Horus, joue un rôle dans la légitimation de la royauté et la divinité au sein du panthéon égyptien, de manière similaire à Ishtar en Mésopotamie.
3. Liens thématiques et archétypaux (indirects) : Bien qu'il n'y ait pas de filiation directe entre Ishtar et Isis, elles partagent des similitudes fonctionnelles et mythologiques qui s'inscrivent dans la vision globale d'Allan Arsmann sur les religions anciennes :
• Déesse de la Fertilité et de la Vie : Les deux déesses sont des figures majeures associées à la fertilité et à la capacité de donner la vie. Ishtar est la "Mère de tous les vivants", et Isis est la déesse de la fertilité qui donne naissance au divin enfant Horus.
• Rôle dans la Divinisation et la Royauté : Ishtar initie les mortels et les rois aux secrets du divin, les rendant "comme des dieux" par la hiérogamie. Isis, en tant qu'épouse d'Osiris (incarnation du pays et du pharaon) et mère d'Horus (futur roi), est également cruciale pour la légitimité et le caractère divin de la royauté égyptienne.
• Thèmes de Mort, Résurrection et Renouvellement : Le mythe d'Ishtar implique une descente aux enfers et une "chute". Le mythe d'Isis est centré sur la mort et le démembrement d'Osiris, sa reformation par Isis et la naissance d'Horus comme symbole de renaissance et de renouvellement, un thème central dans les rituels anciens pour Arsmann.
En résumé, Allan Arsmann ne fusionne pas Ishtar et Isis en une seule entité ou lignée. Ishtar est l'archétype mésopotamien qui a directement influencé les figures bibliques d'Ève et Sarah. Isis est une déesse égyptienne clé dont le mythe est directement transposé et lié à l'histoire de Moïse et, par extension, à la relation complexe entre Yahvé (assimilé à Set/Baal) et les peuples de l'Exode. Ils sont toutes deux des exemples de déesses mères puissantes qui façonnent le destin des rois et des peuples.