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« Seth » : différence entre les versions

De Archéopsie
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En somme, Allan Arsmann dépeint Seth comme une figure divine dont l'importance dans l'histoire des religions est sous-estimée. Il est, selon Arsmann, la '''clé pour comprendre la nature ambivalente et parfois sombre de Yahvé''' dans les récits de l'Exode, révélant une fusion de cultes et une histoire d'anthropophagie et de compétition qui furent ultérieurement effacées des textes par des préoccupations morales et religieuses.
En somme, Allan Arsmann dépeint Seth comme une figure divine dont l'importance dans l'histoire des religions est sous-estimée. Il est, selon Arsmann, la '''clé pour comprendre la nature ambivalente et parfois sombre de Yahvé''' dans les récits de l'Exode, révélant une fusion de cultes et une histoire d'anthropophagie et de compétition qui furent ultérieurement effacées des textes par des préoccupations morales et religieuses.
  Herman te Velde – ''Seth, God of Confusion'' (1967) ne traduit pas le nom comme “force opprimante”, mais il montre que [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] représente l’opposition, la contestation, la force chaotique dans la structure divine. Il parle de [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] comme d’une force violente qui déséquilibre mais fait aussi partie de l’équilibre. Il est donc à la fois destructeur et nécessaire, comme une forme de violence cosmique contenue.<blockquote>« Seth is not the god of evil in the strict sense, but the god of the necessary struggle, the god of opposition. He is the disturbing element in creation, but also its defender. »</blockquote>Jan Assmann – ''The Mind of Egypt'' / ''Mort et au-delà dans l’Égypte ancienne'' définit [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] comme une '''puissance violente, séparatrice''', parfois interprétée comme '''domination par la force brute'''. Il le qualifie de '''“figure du désordre actif”''', en contraste avec Maât<ref>'''La déesse''' '''Maât''' est une figure centrale de la religion égyptienne antique. Elle incarne un principe cosmique fondamental, celui de l’ordre, de la justice, de l’équilibre et de la vérité.</ref>. Dans ce cadre, [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] peut être vu comme une '''force de pression ou de contrainte cosmique'''.<blockquote>“Il n’est pas le mal, mais la tension, le conflit, la polarité nécessaire à l’ordre. C’est le désordre intégré.”</blockquote>En égyptologie symbolique moderne, certains auteurs (y compris des chercheurs dans le domaine des religions comparées) proposent que [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] soit l'incarnation d'une '''énergie d’oppression''', d'une '''contrainte destructrice''' – pas  '''une traduction littérale du mot “[https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth]”''', mais une '''analyse de son rôle cosmologique'''.
Dans un sens structurel ou cosmique, [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] incarne la concurrence au sens de '''force antagoniste''' mais nécessaire, de '''pôle opposé''' dans une dialectique divine (avec Horus, avec Maât, avec Rê), de '''moteur de déséquilibre structurant'''. Il n’est pas le “diable” égyptien, sa '''fonction''' étant '''cosmologique''', non morale. C’est seulement plus tard (Nouvel Empire tardif, époque ramesside et surtout en période tardive) que [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] fut '''démonisé''', vu comme perturbateur maléfique, associé à [https://paradeigma.be/wiki/Apopi Apopi] par exemple)
Herman te Velde, dans ''Seth, God of Confusion'' (1967), l’un des travaux les plus fondamentaux sur [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth], montre que [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] n’est pas simplement un dieu chaotique ou maléfique, mais qu’il incarne dans le monde égyptien la '''polarité''', la '''tension''' et l’'''équilibre par opposition'''. [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] est '''nécessaire''' dans le cosmos : il représente les forces '''hostiles''' (désert, étrangers, tempêtes), mais aussi '''nécessaires à l’ordre''', notamment pour accompagner Rê dans sa barque solaire et affronter [https://paradeigma.be/wiki/Apopi Apophis]. Te Velde n’utilise pas forcément le mot “concurrence” au sens moderne, mais décrit [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] comme '''force antagoniste structurante''', une sorte de rival intérieur du cosmos. Pour lui, [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] est donc une '''figure conflictuelle''', mais non diabolisée à l’origine ; son rôle est '''structurellement nécessaire''' dans le schéma cosmique.
Jan Assmann, dans ''The Mind of Egypt'' / ''Mort et au-delà dans l’Égypte ancienne'', analyse [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] comme la figure de la '''négation créatrice'''. Il est l’'''autre nécessaire''', l’ombre du cosmos, qui permet à l’ordre (Maât) d’exister par contraste. L'auteur parle de la '''logique du double''' dans la pensée égyptienne : [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] est le double noir d’Horus, et cette dualité est '''productrice d’équilibre'''. Cette opposition est '''dynamique''', jamais figée, comme une forme de '''concurrence cosmique''' entre deux principes qui doivent coexister.<blockquote>''Assmann :'' “Ce n’est que dans la seconde phase de l’histoire de Seth qu’il devient une figure du mal. Auparavant, il était le gardien des limites, l’autre pôle du pouvoir divin.”</blockquote>Claude Traunecker, dans ''Les dieux de l’Égypte,'' évoque [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] comme une '''force extérieure''' au monde égyptien central, '''nécessaire à affronter''' mais aussi à intégrer. Il parle de [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] comme '''symbole de tensions territoriales, politiques, climatiques''', etc., et '''incarnation des rapports de force''' à l’intérieur même du panthéon.
Vincent Arieh Tobin, dans des articles sur le dualisme égyptien, souligne que le panthéon égyptien est '''construit sur des dualités dynamiques''', comme Osiris/Seth, Horus/Seth, ordre/désordre, etc. [https://paradeigma.be/wiki/Seth Seth] incarne l’'''autre-que-l’ordre''', '''le concurrent de l’ordre cosmique''', non pas comme un ennemi, mais comme un '''adversaire intérieur''' au système cosmique.

Dernière version du 11 octobre 2025 à 19:42

ATTENTION : texte rédigé à partir de l'IA


Allan Arsmann présente le personnage de Seth de manière centrale et radicalement réinterprétée, le reliant intrinsèquement à la fois au dieu cananéen Baal et au Yahvé biblique, en s'appuyant sur des analyses historiographiques, archéologiques et psychologiques. Il affirme que cette compréhension est cruciale pour élucider de nombreux passages bibliques et leur sens originel, souvent occulté par des "considérations sociales et traditionnelles" et des "illusions collectives".

Voici les renseignements donnés par Allan Arsmann sur Seth, et selon les périodes historiques :

1. Identité fondamentale : Baal et Yahvé

Équivalence directe : Arsmann affirme que Seth, le dieu égyptien, est le même dieu que Baal. Il souligne qu'ils partagent le même nom hiéroglyphique et qu'aux yeux des anciens, ils étaient la même entité divine, avec simplement des nominations égyptiennes ou sémitiques différentes.

Fusion avec Yahvé : Plus important encore, Arsmann soutient qu'il y a eu une fusion culturelle et religieuse majeure entre le culte de Baal (Seth) et celui de Yahvé pendant la période de l'Exode. Le nom de Baal a ensuite été "refoulé" des textes bibliques et remplacé par Yahvé en raison de "haine ancienne" et de "honte" associées à certaines pratiques du culte de Baal, notamment le sacrifice d'enfants. Moïse, en se présentant devant Pharaon, arborait tous les symboles du dieu Baal (Seth en Égypte).

2. Caractéristiques et attributs de Seth

Dieu du désert et des forces violentes : Seth est un dieu du désert, du feu, des nuées et des tempêtes. Il est décrit comme sévère et cruel, et incarne la "jalousie" au sens de la "concurrence intraspécifique". Son nom égyptien signifie "force opprimante et contraignante".

Symboles récurrents :

   ◦ Serpent : Seth est représenté par un serpent, notamment Apophis, qui était perçu comme son incarnation terrestre durant le Nouvel Empire. Moïse présente le serpent comme le premier signe de la divinité de Yahvé.

   ◦ Lèpre et maladie : Seth est le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie, son hiéroglyphe étant associé aux principales maladies. La lèpre est le second signe par lequel Yahvé se présente.

   ◦ Fléaux : Toutes les plaies d'Égypte envoyées par Yahvé sont, dans la pensée égyptienne antique, des actions maléfiques de Seth. Le hiéroglyphe de Seth apparaît dans les mots décrivant plusieurs de ces fléaux.

   ◦ Massacre des premiers-nés : Seth est le dieu qui cherche à tuer l'enfant Horus, fils du pharaon, ce qui correspond directement au massacre des premiers-nés égyptiens par Yahvé.

   ◦ L'Âne : L'âne était le symbole du dieu Seth et était vénéré par les Hyksos comme l'image de leur dieu. Arsmann note que Yahvé s'incarne aussi dans un âne dans la Bible et que cet animal a une place unique dans son culte.

Iconoclaste : Le culte de Seth, notamment pendant la période Hyksos, était iconoclaste, détruisant les statues des autres dieux, une pratique similaire à l'interdiction hébraïque des idoles.

3. Rôle selon les périodes historiques :

Ancien Empire (Égypte) : Seth est parfois perçu comme l'ennemi du serpent Apophis.

Nouvel Empire (Égypte) : Le serpent Apophis n'est plus l'ennemi de Seth mais son incarnation. C'est dans cette période que les hypothèses de positionnement de l'Exode biblique sont situées.

Période Hyksos (Seconde Période Intermédiaire, vers 1540 av. J.-C.) : Pour Arsmann, cette période est capitale pour Seth et ses liens avec le récit biblique.

   ◦ Domination et Monothéisme : Les Hyksos ont mis en place un culte de Seth qui a dominé l'Égypte sous leur règne. Ce culte est considéré comme la première forme de monothéisme historiquement attestée en Égypte, bien avant Akhenaton. Cette tendance monothéiste, caractérisée par l'opposition aux autres dieux ("l'ennemi des dieux"), est un trait majeur de Seth à cette époque, faisant écho à Yahvé.

   ◦ Exode Historique : L'exode massif des Hyksos hors d'Égypte est historiquement prouvé et daté autour de 1540 av. J.-C.. Arsmann soutient que cet exode est le même que l'Exode biblique. Le dieu qui a guidé cet exode historique des Hyksos était Baal (Seth), et non Yahvé, ce qui explique la "fracture" entre les récits égyptiens et hébreux.

   ◦ Sacrifices d'enfants : La principale exigence du culte de Baal (Seth) était le sacrifice des enfants premiers-nés. Des preuves archéologiques de ces pratiques ont été trouvées sur des sites Hyksos comme Avaris.

En somme, Allan Arsmann dépeint Seth comme une figure divine dont l'importance dans l'histoire des religions est sous-estimée. Il est, selon Arsmann, la clé pour comprendre la nature ambivalente et parfois sombre de Yahvé dans les récits de l'Exode, révélant une fusion de cultes et une histoire d'anthropophagie et de compétition qui furent ultérieurement effacées des textes par des préoccupations morales et religieuses.


  Herman te Velde – Seth, God of Confusion (1967) ne traduit pas le nom comme “force opprimante”, mais il montre que Seth représente l’opposition, la contestation, la force chaotique dans la structure divine. Il parle de Seth comme d’une force violente qui déséquilibre mais fait aussi partie de l’équilibre. Il est donc à la fois destructeur et nécessaire, comme une forme de violence cosmique contenue.

« Seth is not the god of evil in the strict sense, but the god of the necessary struggle, the god of opposition. He is the disturbing element in creation, but also its defender. »

Jan Assmann – The Mind of Egypt / Mort et au-delà dans l’Égypte ancienne définit Seth comme une puissance violente, séparatrice, parfois interprétée comme domination par la force brute. Il le qualifie de “figure du désordre actif”, en contraste avec Maât[1]. Dans ce cadre, Seth peut être vu comme une force de pression ou de contrainte cosmique.

“Il n’est pas le mal, mais la tension, le conflit, la polarité nécessaire à l’ordre. C’est le désordre intégré.”

En égyptologie symbolique moderne, certains auteurs (y compris des chercheurs dans le domaine des religions comparées) proposent que Seth soit l'incarnation d'une énergie d’oppression, d'une contrainte destructrice – pas une traduction littérale du mot “Seth, mais une analyse de son rôle cosmologique.

Dans un sens structurel ou cosmique, Seth incarne la concurrence au sens de force antagoniste mais nécessaire, de pôle opposé dans une dialectique divine (avec Horus, avec Maât, avec Rê), de moteur de déséquilibre structurant. Il n’est pas le “diable” égyptien, sa fonction étant cosmologique, non morale. C’est seulement plus tard (Nouvel Empire tardif, époque ramesside et surtout en période tardive) que Seth fut démonisé, vu comme perturbateur maléfique, associé à Apopi par exemple)

Herman te Velde, dans Seth, God of Confusion (1967), l’un des travaux les plus fondamentaux sur Seth, montre que Seth n’est pas simplement un dieu chaotique ou maléfique, mais qu’il incarne dans le monde égyptien la polarité, la tension et l’équilibre par opposition. Seth est nécessaire dans le cosmos : il représente les forces hostiles (désert, étrangers, tempêtes), mais aussi nécessaires à l’ordre, notamment pour accompagner Rê dans sa barque solaire et affronter Apophis. Te Velde n’utilise pas forcément le mot “concurrence” au sens moderne, mais décrit Seth comme force antagoniste structurante, une sorte de rival intérieur du cosmos. Pour lui, Seth est donc une figure conflictuelle, mais non diabolisée à l’origine ; son rôle est structurellement nécessaire dans le schéma cosmique.

Jan Assmann, dans The Mind of Egypt / Mort et au-delà dans l’Égypte ancienne, analyse Seth comme la figure de la négation créatrice. Il est l’autre nécessaire, l’ombre du cosmos, qui permet à l’ordre (Maât) d’exister par contraste. L'auteur parle de la logique du double dans la pensée égyptienne : Seth est le double noir d’Horus, et cette dualité est productrice d’équilibre. Cette opposition est dynamique, jamais figée, comme une forme de concurrence cosmique entre deux principes qui doivent coexister.

Assmann : “Ce n’est que dans la seconde phase de l’histoire de Seth qu’il devient une figure du mal. Auparavant, il était le gardien des limites, l’autre pôle du pouvoir divin.”

Claude Traunecker, dans Les dieux de l’Égypte, évoque Seth comme une force extérieure au monde égyptien central, nécessaire à affronter mais aussi à intégrer. Il parle de Seth comme symbole de tensions territoriales, politiques, climatiques, etc., et incarnation des rapports de force à l’intérieur même du panthéon.

Vincent Arieh Tobin, dans des articles sur le dualisme égyptien, souligne que le panthéon égyptien est construit sur des dualités dynamiques, comme Osiris/Seth, Horus/Seth, ordre/désordre, etc. Seth incarne l’autre-que-l’ordre, le concurrent de l’ordre cosmique, non pas comme un ennemi, mais comme un adversaire intérieur au système cosmique.

  1. La déesse Maât est une figure centrale de la religion égyptienne antique. Elle incarne un principe cosmique fondamental, celui de l’ordre, de la justice, de l’équilibre et de la vérité.