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	<title>Moïse - Historique des versions</title>
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		<title>78.120.145.110 : /* Actions et caractère identiques */</title>
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Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. Après la traversée du Jourdain, Josué applique à la lettre l’ordre de Yahvé concernant Jéricho : &#039;&#039;« Ils vouèrent à l’interdit tout ce qui était dans la ville : hommes et femmes, jeunes et vieux, bœufs, brebis et ânes, passés au fil de l’épée. »&#039;&#039; (Josué 6:21) Josué manifeste ici la même rigueur impitoyable que Moïse dans l’exécution des ordres de destruction totale (cf. Moïse en Nombres 31 contre les Madianites). 2. Josué réagit avec une rigueur comparable à celle de Moïse envers les rebelles lors d&#039;une punition exemplaire pour un maintien : Akan et toute sa famille sont lapidés et brûlés. &#039;&#039;« Tout Israël le lapida. On les brûla au feu après les avoir lapidés. »&#039;&#039; (Josué 7:25) Cet événement rappelle celui où. Moïse avait fait exécuter les Israélites infidèles (Exode 32:27, après le veau d’or). Josué agit de même pour préserver la sainteté du peuple. 3. Josué mène une série de conquêtes contre les royaumes cananéens et applique la politique de destruction totale : &#039;&#039;« Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza… il ne laissa échapper personne et voua à l’interdit tout être vivant. »&#039;&#039; (Josué 10:40) Moïse avait lui aussi mené des campagnes militaires destructrices (Nombres 21 :21–35 contre Sihon et Og). 4. Josué capture cinq rois ennemis, les humilie publiquement, puis les fait mettre à mort et suspendre. &#039;&#039;« Josué les fit ensuite frapper et les fit mourir, et il les fit pendre à cinq arbres. »&#039;&#039; (Josué 10:26) Moïse avait de la même façon fait exécuter les chefs madianites (Nombres 31:8). 5. Josué fait bâtir un autel sur le mont Ébal et lit toute la Loi, montrant une fidélité rigoureuse au cadre religieux de Moïse : &#039;&#039;« Josué écrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. »&#039;&#039; (Josué 8:32) Ce leadership législatif et spirituel pour guider le peuple est semblable à celui qui avait animé Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le manque d&#039;ambition personnelle de [[Josué]] &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;est &lt;/del&gt;inexplicable s&#039;il n&#039;est pas la continuation de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;C’est une observation souvent faite par les exégètes que le personnage biblique de Josué se distingue en effet par un manque d’ambition personnelle, surtout si on le compare à d’autres figures fortes comme Moïse, David ou même certains prophètes. Josué ne cherche jamais à devenir chef, mais &#039;&#039;&#039;c&#039;&#039;&#039;’est Moïse qui le désigne sur ordre de Yahvé : &#039;&#039;« Prends Josué, fils de Noun, homme en qui réside l’esprit ; impose-lui les mains. »&#039;&#039; (Nombres 27:18) Contrairement à d’autres leaders bibliques, Moïse discute directement avec Dieu et plaide sa cause. David reçoit une onction et agit pour établir sa royauté. Gédéon ou Saül sont investis dans une logique de pouvoir. Josué, lui, est &#039;&#039;&#039;choisi et obéit&#039;&#039;&#039;, sans initiative politique ou spirituelle personnelle. Cela traduit une figure de « serviteur fidèle » plutôt que de fondateur charismatique. Tout au long du livre de Josué, on lit des formules répétées : &#039;&#039;« Josué fit comme Moïse l’avait ordonné. » ;&#039;&#039; &#039;&#039;« Josué n’omit rien de tout ce que Yahvé avait commandé à Moïse. »&#039;&#039; (Josué 11:15) Il est donc présenté comme &#039;&#039;&#039;le continuateur&#039;&#039;&#039;, pas l’innovateur. Son rôle est &#039;&#039;&#039;d’accomplir la conquête promise&#039;&#039;&#039;, non de développer un projet personnel ou politique. Contrairement à David, Josué ne fonde pas de dynastie, ne cherche pas à centraliser le pouvoir, ne construit pas de ville capitale ou de temple. À sa mort, il n’y a pas de succession désignée. &#039;&#039;Josué 24&#039;&#039; montre un homme qui, à la fin de sa mission, rend le peuple à Dieu : &#039;&#039;« Pour moi et ma maison, nous servirons Yahvé. »&#039;&#039; (Josué 24:15) Cette phrase emblématique montre une loyauté religieuse avant toute ambition politique. Il exerce un leadership de service, non de gloire personnelle, là où Moïse a une relation intime et unique avec Dieu, souvent teintée de tension (négociations, plaidoyers). Josué, lui, ne négocie jamais avec Dieu — il reçoit des ordres et les exécute. Même ses victoires militaires sont présentées comme l’œuvre de Yahvé, non comme son propre génie stratégique (cf. Josué 6:2, 10:11). Son profil n&#039;est que “fonctionnel” dans la théologie deutéronomiste, où Moïse a le rôle d&#039;un législateur et prophète, au contraire de Josué qui se contente du rôle de conquérant au service du projet divin. Il n’a certes pas besoin d’ambition personnelle, car son rôle biblique est circonscrit à la conquête de Canaan. 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Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. 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		<title>78.120.145.110 : /* La loi des prémices */</title>
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		<title>78.120.145.110 : /* Notes et références */</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes et références&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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		<updated>2025-11-14T23:43:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes et références&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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Ces versets constituent &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;la seule source primaire biblique&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&amp;#039;&amp;#039;Mōšeh&amp;#039;&amp;#039;), car, dit-elle : &amp;#039;&amp;#039;“Je l’ai tiré des eaux”&amp;#039;&amp;#039; (&amp;#039;&amp;#039;mîn hammayim mĕšîtihû&amp;#039;&amp;#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&amp;#039;&amp;#039;Mōšeh&amp;#039;&amp;#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&amp;#039;&amp;#039;māšāh&amp;#039;&amp;#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&amp;#039;&amp;#039;De Vita Mosis&amp;#039;&amp;#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&amp;#039;&amp;#039;Antiquités judaïques&amp;#039;&amp;#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&amp;#039;&amp;#039;Peri Ioudaion&amp;#039;&amp;#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &amp;#039;&amp;#039;Lévitique Rabbah&amp;#039;&amp;#039; 1:3 ; &amp;#039;&amp;#039;Chroniques Rabbah&amp;#039;&amp;#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;par la suite&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &amp;#039;&amp;#039;Antiquités judaïques&amp;#039;&amp;#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;élever à la cour comme prince&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &amp;#039;&amp;#039;De Vita Mosis&amp;#039;&amp;#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;toute la science égyptienne&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&amp;#039;&amp;#039;Praeparatio Evangelica&amp;#039;&amp;#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &amp;#039;&amp;#039;Praeparatio Evangelica&amp;#039;&amp;#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&amp;#039;&amp;#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&amp;#039;&amp;#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;double appartenance&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &amp;#039;&amp;#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&amp;#039;&amp;#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Exodus Rabbah&amp;#039;&amp;#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &amp;#039;&amp;#039;Targum Pseudo-Jonathan&amp;#039;&amp;#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;égyptiennes tardives&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &amp;#039;&amp;#039;Contre Apion&amp;#039;&amp;#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;prêtre égyptien Osarseph&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;elle inverse la perspective&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; : Moïse &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;est égyptien d’origine&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &amp;#039;&amp;#039;Exode 2:1–10&amp;#039;&amp;#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;élevé comme son fils&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &amp;#039;&amp;#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&amp;#039;&amp;#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &amp;#039;&amp;#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&amp;#039;&amp;#039; » C’est le &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;seul verset&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&amp;#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&amp;#039;auteur fait une déclaration explicite « &amp;#039;&amp;#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&amp;#039;&amp;#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &amp;#039;&amp;#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&amp;#039;&amp;#039; » Ce sont surtout des &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Le récit de son adoption par la fille du pharaon&amp;lt;ref&amp;gt;En Exode 2:1–10. Ces versets constituent &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;la seule source primaire biblique&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&amp;#039;&amp;#039;Mōšeh&amp;#039;&amp;#039;), car, dit-elle : &amp;#039;&amp;#039;“Je l’ai tiré des eaux”&amp;#039;&amp;#039; (&amp;#039;&amp;#039;mîn hammayim mĕšîtihû&amp;#039;&amp;#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&amp;#039;&amp;#039;Mōšeh&amp;#039;&amp;#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&amp;#039;&amp;#039;māšāh&amp;#039;&amp;#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&amp;#039;&amp;#039;De Vita Mosis&amp;#039;&amp;#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&amp;#039;&amp;#039;Antiquités judaïques&amp;#039;&amp;#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&amp;#039;&amp;#039;Peri Ioudaion&amp;#039;&amp;#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &amp;#039;&amp;#039;Lévitique Rabbah&amp;#039;&amp;#039; 1:3 ; &amp;#039;&amp;#039;Chroniques Rabbah&amp;#039;&amp;#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;par la suite&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &amp;#039;&amp;#039;Antiquités judaïques&amp;#039;&amp;#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;élever à la cour comme prince&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &amp;#039;&amp;#039;De Vita Mosis&amp;#039;&amp;#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;toute la science égyptienne&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&amp;#039;&amp;#039;Praeparatio Evangelica&amp;#039;&amp;#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &amp;#039;&amp;#039;Praeparatio Evangelica&amp;#039;&amp;#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&amp;#039;&amp;#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&amp;#039;&amp;#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;double appartenance&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &amp;#039;&amp;#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&amp;#039;&amp;#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Exodus Rabbah&amp;#039;&amp;#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &amp;#039;&amp;#039;Targum Pseudo-Jonathan&amp;#039;&amp;#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;égyptiennes tardives&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &amp;#039;&amp;#039;Contre Apion&amp;#039;&amp;#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;prêtre égyptien Osarseph&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;elle inverse la perspective&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; : Moïse &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;est égyptien d’origine&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &amp;#039;&amp;#039;Exode 2:1–10&amp;#039;&amp;#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;élevé comme son fils&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &amp;#039;&amp;#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&amp;#039;&amp;#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &amp;#039;&amp;#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&amp;#039;&amp;#039; » C’est le &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;seul verset&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&amp;#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&amp;#039;auteur fait une déclaration explicite « &amp;#039;&amp;#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&amp;#039;&amp;#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &amp;#039;&amp;#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&amp;#039;&amp;#039; » Ce sont surtout des &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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(Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&quot;, et la TOB par : &quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là &#039;&#039;&#039;du passage le plus souvent interprété&#039;&#039;&#039; comme impliquant que Moïse &#039;&#039;&#039;n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien&#039;&#039;&#039;. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 3 pp. XXXXXX, et sa vidéo YouTube &quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &quot;Artapan d&#039;Alexandrie&quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Par ailleurs, Moïse lui-même déclare ne pas parler l’égyptien lorsque, face au pharaon, il se fait représenter par [[Aaron]], ce qui suggère qu’il évoluait dans un entourage linguistiquement différent de la haute administration traditionnelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui existe, dans la Bible, ce sont des passages où &#039;&#039;&#039;Moïse dit qu’il n’a pas la parole facile&#039;&#039;&#039; ou qu’il est &#039;&#039;« lent à parler »&#039;&#039; : le texte hébreu dit textuellement (translittération) : &quot;&#039;&#039;kheḇad-pê ûḵeḇad lāšôn ʾānōḵî&#039;&#039; &quot;— litt. « &#039;&#039;Je suis lourd de bouche et lourd de langue&#039;&#039; ». (Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&quot;, et la TOB par : &quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là &#039;&#039;&#039;du passage le plus souvent interprété&#039;&#039;&#039; comme impliquant que Moïse &#039;&#039;&#039;n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien&#039;&#039;&#039;. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 3 pp. &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&#039;&#039;&#039;&lt;/ins&gt;XXXXXX&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&#039;&#039;&#039;&lt;/ins&gt;, et sa vidéo YouTube &quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &quot;Artapan d&#039;Alexandrie&quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<title>78.120.145.110 : /* Voir aussi */</title>
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		<title>78.120.145.110 : /* Notes et références */</title>
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Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas pour &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &quot;Mystères d&#039;Egypte&quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. 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Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement &#039;&#039;&#039;pas anodin&#039;&#039;&#039;. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (davantage à l&#039;époque ptolémaïque &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;cependant&lt;/del&gt;, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;D’après cette interprétation, « Moïse » serait en réalité la forme courte d’un nom composé – très probablement Usir-ms(ȝ), « fils d’Osiris » – dont la mention explicite de la divinité aurait été omise dans la transmission ultérieure. L’adoption par la fille du pharaon, qui pourrait avoir été une prêtresse d’Isis, épouse d’Osiris&amp;lt;ref&amp;gt;La Bible hébraïque (Exode 2 :5-10) parle d’elle simplement comme « la fille de Pharaon », mais dans la tradition juive rabbinique, elle est nommée « Bithiah » (fille de Dieu), et on la dit convertie et adoptée par le peuple d’Israël. Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas pour &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &quot;Mystères d&#039;Egypte&quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. Paradeigma), ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, ainsi que dans une vidéo YouTube intitulée &quot;Le Nom de Moïse - élucidé par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=V8357mldL1E&amp;amp;t=33s), précise qu&#039;il est &#039;&#039;&#039;impossible d&#039;établir cette appartenance cléricale avec certitude&#039;&#039;&#039;, mais présente plusieurs indices convergents qui vont dans le sens de la pertinence de cette hypothèse. Selon l&#039;analyse historiographique proposée par Arsmann, la mère adoptive, nommée Thermutis - &#039;&#039;Θερμούθις&#039;&#039; selon Flavius Josèphe in &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, II, 224–231, était très probablement associée au culte d&#039;Isis pour les raisons suivantes : dans l’Égypte gréco-romaine, &#039;&#039;&#039;Thermuthis&#039;&#039;&#039; était  un nom populaire de la déesse serpent protectrice des rois, &#039;&#039;&#039;parfois assimilée à Isis&#039;&#039;&#039;. Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement &#039;&#039;&#039;pas anodin&#039;&#039;&#039;. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;son propos est à nuancer cependant, cette pratique s&#039;étant vue &lt;/ins&gt;davantage à l&#039;époque ptolémaïque, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>78.120.145.110 : /* Notes et références */</title>
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		<updated>2025-11-01T01:36:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes et références&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&amp;#039;&amp;#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est décrit comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&amp;#039;[[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&amp;#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). Ce &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; se serait souvent accompagné d&amp;#039;un changement de nom. Moïse ne serait ainsi pas réellement mort physiquement, mais aurait selon [[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Arsmann]] continué à vivre sous le nom de [[Josué]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Josué&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Josu%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt;, son jeune serviteur de confiance&amp;lt;ref&amp;gt;Exode, 33, 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, proche collaborateur et témoin privilégié des événements majeurs.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Un des aspects les plus marquants de sa vie est sa &amp;quot;mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. chapitre 34 du Deutéronome, versets 1 à 9 : &amp;quot;&amp;#039;&amp;#039;Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. L’Éternel lui montra tout le pays : depuis Galaad jusqu’à Dân, tout Néphthali, tout Éphraïm et Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le Néguev et la plaine, c’est-à-dire la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu’à Zoar. L’Éternel lui dit : C’est le pays dont je jurai à Abraham, à Isaac et à Jacob, que je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&amp;#039;&amp;#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est décrit comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&amp;#039;[[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&amp;#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). 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[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039; (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &quot;très vieux&quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &quot;ans&quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &quot;ans&quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &quot;années&quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &quot;nilotiques&quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; &lt;/del&gt;pp. &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;&lt;/del&gt;, et sa vidéo YouTube &quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;trois &lt;/del&gt;autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&quot; (relative à la mort de Josué), &quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &quot;fils&quot; (ou &quot;considéré comme&quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique.  &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;En tant que [[Josué]], il devient donc le chef incontesté du peuple, assumant tous les rôles et fonctions de Moïse (son ancienne identité), y compris la dictée des lois et la conduite des guerres. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039; (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &quot;très vieux&quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &quot;ans&quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &quot;ans&quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &quot;années&quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &quot;nilotiques&quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;15 &lt;/ins&gt;pp. &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;379-401&lt;/ins&gt;, et sa vidéo YouTube &quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Trois &lt;/ins&gt;autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&quot; (relative à la mort de Josué), &quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &quot;fils&quot; (ou &quot;considéré comme&quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique.  &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;épisode de Mériba&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;pas d’eau&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, le peuple &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;se plaint&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&amp;#039;ayant plus à ce moment d&amp;#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&amp;#039;un attachement à l&amp;#039;être sacrifié pour l&amp;#039;effet d&amp;#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &amp;#039;&amp;#039;La Bible lue par un Asperger&amp;#039;&amp;#039;, éd. Paradeigma, vol. 3 ch. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;XXX&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, pp. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;XXXX&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Cette transformation aurait selon l&amp;#039;auteur permis à Moïse lui-même (en tant que [[Josué]]) d&amp;#039;entrer en Terre Promise, surmontant l&amp;#039;interdiction initiale de Yahvé. Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&amp;#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;épisode de Mériba&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;pas d’eau&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, le peuple &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;se plaint&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&amp;#039;ayant plus à ce moment d&amp;#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&amp;#039;un attachement à l&amp;#039;être sacrifié pour l&amp;#039;effet d&amp;#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &amp;#039;&amp;#039;La Bible lue par un Asperger&amp;#039;&amp;#039;, éd. Paradeigma, vol. 3 ch. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;XXX&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;, pp. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;XXXX&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>2A01:CB1C:808B:CA00:3DE0:E04E:FB15:5FE2 : /* Notes et références */</title>
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		<updated>2025-10-20T16:12:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes et références&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”.  &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Moïse, tout comme [[Josué]], utilise constamment des pronoms (&quot;vous&quot;, &quot;vôtres&quot;) qui le dissocient du peuple d&#039;Israël (&quot;nous&quot;, &quot;nôtres&quot;), un trait linguistique unique parmi les prophètes bibliques. Le texte biblique contient en effet des &quot;centaines d&#039;indices&quot;, affirme l&#039;auteur, montrant une &#039;&#039;&#039;&quot;dissociation culturelle complète&quot;&#039;&#039;&#039; entre Moïse et les Hébreux. Moïse utilise continuellement les pronoms &quot;vous&quot; et &quot;vôtres&quot; pour parler du peuple, tandis que les autres prophètes parlent en &quot;nous&quot;. La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”. Dans Josué 1 :2-3, Dieu dit à Josué : « &#039;&#039;À toi et à tout ce peuple … dans le pays que je leur donne … Car c’est toi qui feras hériter à ce peuple [ce pays].&#039;&#039; » » (&quot;toi&quot; est ici distinct de &quot;ce Peuple&quot; ; source : bible.org) Un commentaire anglo-saxon (on “The Book of Joshua”) note qu’ici le pronom “your”, pour Josué, dans “the &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Lord &lt;/ins&gt;your God”, est parfois &#039;&#039;&#039;singulier&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;pluriel&#039;&#039;&#039;, ce qui peut susciter également l’interprétation que “Joshua serait exclu de la promesse” si on lit “à eux” vs “à toi”. Le passage le plus clair où le &#039;&#039;&#039;beau-père de Moïse&#039;&#039;&#039;, Jéthro (ou Réouël), distingue Moïse personnellement du peuple qu’il dirige se trouve dans Exode 18:14–23 : &#039;&#039;« Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour le peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ? »&#039;&#039; (Exode 18:14, trad. Louis Segond) Ici déjà, on voit que « &#039;&#039;toi&#039;&#039; » est adressé à Moïse, tandis que « &#039;&#039;le peuple&#039;&#039; » semble désigner un autre groupe.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>2A01:CB1C:808B:CA00:3DE0:E04E:FB15:5FE2</name></author>
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		<title>2A01:CB1C:808B:CA00:3DE0:E04E:FB15:5FE2 : /* Notes et références */</title>
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		<updated>2025-10-20T16:07:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Notes et références&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Mo%C3%AFse&amp;amp;diff=644&amp;amp;oldid=642&quot;&gt;Voir les modifications&lt;/a&gt;</summary>
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		<updated>2025-10-20T14:55:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Dissociation linguistique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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