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	<title>Archéopsie - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Yahv%C3%A9&amp;diff=718</id>
		<title>Yahvé</title>
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		<updated>2026-04-08T20:47:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] dépeint le personnage de Yahvé&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Yahweh&amp;quot; dans Wikipedia :  &amp;lt;nowiki&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Yahweh&amp;amp;oldid=229700828&amp;lt;/nowiki&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt; (parfois orthographié Yahweh) d&#039;une manière radicalement différente des interprétations traditionnelles, en s&#039;appuyant sur des analyses historiographiques, archéologiques et psychologiques. Il cherche à retrouver le &amp;quot;sens réel&amp;quot; et la &amp;quot;réalité&amp;quot; sous-jacente des textes bibliques, souvent dissimulée par des &amp;quot;considérations sociales et traditionnelles&amp;quot; et des &amp;quot;illusions collectives&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] attribue sa capacité à faire ces recoupements et à identifier ces &amp;quot;réalités&amp;quot; à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre ces aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. Il souligne que la communauté scientifique a souvent nié ces éléments, non par manque de preuves, mais en raison de tabous sociaux et religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les points clés de sa présentation de Yahvé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;• &#039;&#039;&#039;Une nature humaine et royale dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]]&#039;&#039;&#039; :&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les passages concernant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme que Yahvé est un &#039;&#039;&#039;homme, un roi humain réel&#039;&#039;&#039;, et même un &#039;&#039;&#039;personnage historique relativement connu&#039;&#039;&#039;, plutôt que le créateur de l&#039;univers au sens moderne. Ce personnage humain a été associé à la divinité pour des raisons &amp;quot;sacrées&amp;quot; et des &amp;quot;considérations tout à fait banales à cette époque&amp;quot; où les rois étaient considérés comme divins. Yahvé est décrit de manière &#039;&#039;&#039;anthropomorphe&#039;&#039;&#039; : il a une bouche, des mains, des doigts, un visage, une tête, des yeux, des pieds. Il est &#039;&#039;&#039;visible et palpable&#039;&#039;&#039; aux yeux de tous, ce qui est une exception dans la Bible en dehors de la Genèse. Il manifeste des &#039;&#039;&#039;traits de caractère humains&#039;&#039;&#039; comme l&#039;autorité, la colère, la fierté, l&#039;orgueil, et il se trompe, se parjure ou change d&#039;avis. Il distribue des objets matériels (bâton magique, tables en pierre), ce qui est inhabituel pour la divinité biblique. Il se comporte comme un &#039;&#039;&#039;&amp;quot;despote de la haute Antiquité&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, donne des ordres, menace, punit, a des armées, défie d&#039;autres rois, et dicte des lois. Les actions attribuées à Yahvé sont en réalité celles de ses armées ou subordonnés, une pratique courante dans l&#039;écriture des annales royales de l&#039;époque&amp;lt;ref&amp;gt;Allan ARSMANN se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;• &#039;&#039;&#039;Origines et filiations divines&#039;&#039;&#039; :&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yahvé, à ses origines les plus lointaines, est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] identifié au &#039;&#039;&#039;dieu sumérien [[Ea]]&#039;&#039;&#039;, également appelé Yahou, dieu de l&#039;eau, de la sagesse et gardien des secrets divins. Ce culte ancien fut selon l&#039;auteur lié à la naissance de la civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon son approche, &#039;&#039;&#039;[[Ea]]&#039;&#039;&#039;/Yahvé fut le &#039;&#039;&#039;dieu de la [[concurrence]] naturelle&#039;&#039;&#039;, de la &amp;quot;jalousie&amp;quot; au sens ancien du terme ([[concurrence]] intraspécifique). Cette &amp;quot;jalousie&amp;quot; est définie par l&#039;auteur comme une &amp;quot;force vitale colossale et formidable&amp;quot;. Pendant la période des [[Hyksôs]] ([[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] historique, que l&#039;auteur place vers 1540 av. J.-C., selon une démonstration qu&#039;il expose dans l&#039;un de ses ouvrages&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 2. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi ses vidéos YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=8s), et &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;esclavage des Hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=As7DJIIUYCc&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), le culte de Yahvé connut une importante &#039;&#039;&#039;fusion culturelle et religieuse&#039;&#039;&#039; avec celui de [[Baal]] (assimilable à [[Seth]] en Égypte selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]) : l&#039;auteur met en évidence les nombreux symboles et attributs que Yahvé partage avec [[Baal]]/[[Seth]] : il est un dieu du &#039;&#039;&#039;feu&#039;&#039;&#039;, du &#039;&#039;&#039;désert&#039;&#039;&#039;, représenté par un &#039;&#039;&#039;serpent&#039;&#039;&#039;, associé à la &#039;&#039;&#039;lèpre&#039;&#039;&#039; et aux &#039;&#039;&#039;maladies&#039;&#039;&#039;, aux &#039;&#039;&#039;fléaux&#039;&#039;&#039;, aux &#039;&#039;&#039;tempêtes&#039;&#039;&#039;, et il est &#039;&#039;&#039;sévère&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;cruel&#039;&#039;&#039;. Le nom de [[Baal]] aurait été plus tardivement délibérément supprimé des textes bibliques et remplacé par celui de Yahvé, suite à des conflits religieux ultérieurs&amp;lt;ref&amp;gt;Période du roi Josias (&#039;&#039;&#039;Yoshiyahu&#039;&#039;&#039; יֹאשִׁיָּהוּ en hébreu) qui régna sur le &#039;&#039;&#039;royaume de Juda&#039;&#039;&#039; entre 640 av. J.-C. et 609 av. J.-C. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réforme religieuse fut l’un des tournants majeurs de l’histoire religieuse d’Israël/Juda. Elle visait à purifier le culte de YHWH, à centraliser le culte à Jérusalem, et à éliminer les pratiques idolâtres encore présentes dans le royaume de Juda. Mais au-delà de l’action cultuelle, beaucoup de chercheurs considèrent que Josias a aussi initié ou supervisé une réécriture ou correction importante des textes bibliques, en particulier ceux qui formeront plus tard le Deutéronome et la base de la théologie deutéronomiste. Cf. 2 Rois 23:4-5 &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; « Il fit sortir du Temple tous les objets faits pour Baal, Astarté et toute l’armée du ciel… »&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce &amp;quot;refoulement&amp;quot; aurait été dû, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], à la &amp;quot;haine et la honte&amp;quot; associées aux pratiques du culte de [[Baal]], notamment justement celle du &#039;&#039;&#039;sacrifice d&#039;enfants&#039;&#039;&#039;. Enfin, symboliquement, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait sienne la théorie qui veut que [[Baal]] soit le &amp;quot;fils&amp;quot; d&#039;[[Ea]]/Yahvé dans les mythologies mésopotamiennes et ougaritiques, ce qui aurait selon lui facilité leur fusion&amp;lt;ref&amp;gt;Plus précisément, dans la mythologie cananéenne et ougaritique, Baal est très souvent désigné comme &#039;&#039;&#039;“fils d’El”&#039;&#039;&#039; : exemple dans &#039;&#039;Le Cycle de Baal&#039;&#039; (texte KTU 1.1–1.2), où Baal est présenté comme le fils du dieu El, chef du panthéon ougaritique, qui règne sur les dieux ; dans plusieurs hymnes, Baal est appelé « bn ’il », une formule fréquente pour insister sur sa filiation divine et son autorité héritée. Certains noms théophoriques à Ebla contiennent “Ia” (ou “Ia‑/Yah‑”), et il y a eu des hypothèses selon lesquelles “Ia” pouvait être une forme de Ea / Enki, ou du moins influencée par les mythologies mésopotamiennes : Giovanni Pettinato a  publié des traductions et interprétations des tablettes d’Ébla, et il a évoqué que des noms théophoriques changeaient — le nom &#039;&#039;El&#039;&#039; étant parfois remplacé dans certains noms par &#039;&#039;Ia&#039;&#039; — ce qui a alimenté l’idée d’un théonyme &#039;&#039;Ia&#039;&#039; (cf. les fouilles d’Ébla et leurs publications dans les années 1970‑1980) ; Alfonso Archi, spécialiste plus récent des textes d’Ébla, a écrit “The God Ḥay(y)a (Ea / Enki) at Ebla” (2010) qui examine la figure d’Ḥay(y)a, identifiée par l’auteur comme étant &#039;&#039;Ea / Enki&#039;&#039;, et discute des occurrences et fonctions de ce dieu à Ébla. Ce type de travail rapproche le contexte d’Ebla de divinités mésopotamiennes comme Ea (article dans &#039;&#039;Opening the Tablet Box&#039;&#039;, 2010). Mais il faut nuancer et de nombreux chercheurs rejettent “Ia = Ea / Enki” comme étant improbable ou mal fondé sur des lectures erronées : c&#039;est le cas de Karel van der Toorn (&#039;&#039;Family Religion in Babylonia, Ugarit and Israel&#039;&#039;, 1996), Michael C. Astour. (&#039;&#039;Semitic Inscriptions&#039;&#039;, 1974), Mark S. Smith (&#039;&#039;The Early History of God&#039;&#039;, 2002), William W. Hallo (publications sur les relations mésopotamiennes-ougariques, notamment dans &#039;&#039;Journal of Near Eastern Studies&#039;&#039;), ou Alfonso Archi, qui formule des critiques plus nuancées (&#039;&#039;Opening the Tablet Box&#039;&#039;, 2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;• &#039;&#039;&#039;Yahvé et l&#039;anthropophagie/sacrifice humain&#039;&#039;&#039; :&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi [[Prémices]] incluant selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] le sacrifice des premiers-nés humains, serait selon l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;première et la plus ancienne de toutes les lois bibliques&#039;&#039;&#039;, antérieure même aux [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]], et serait selon lui clairement formulée à plusieurs reprises dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=67s).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Exode 13:1–2 ; Exode 22:28–29 ; Exode 34:19–20 ; Nombres 3:13 / 8:17 ; Ézéchiel 20:25–26 ; Michée 6:6–7).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme que dans l&#039;Antiquité, &#039;&#039;&#039;tout sacrifice sanglant était systématiquement consommé&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les travaux de Jean-Pierre Vernant.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par conséquent selon lui, les sacrifices de premiers-nés impliquaient leur consommation, faisant de &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; un &#039;&#039;&#039;dieu associé à l&#039;anthropophagie&#039;&#039;&#039;. La malédiction de Yahvé sur &#039;&#039;&#039;Jéricho&#039;&#039;&#039;, qui stipule que quiconque la rebâtira en posera les fondations &amp;quot;au prix de son aîné&amp;quot;, est interprétée par l&#039;auteur comme une &amp;lt;u&amp;gt;exigence de sacrifice de fondation du premier-né&amp;lt;/u&amp;gt;, sans rachat : il insiste sur le fait que ces fameux &#039;&#039;&#039;sacrifices de fondation&#039;&#039;&#039; sont précisément un cas particulier de la loi des prémices. Il cite le passage de Josué 6:26 : « &#039;&#039;Maudit soit de par Yahvé l&#039;homme qui entreprendra de rebâtir cette ville de Jéricho, au prix de son aîné il en posera les fondations&#039;&#039; », et souligne que ce sacrifice d&#039;enfant premier-né a bel et bien eu lieu et se trouve mentionné plus loin dans le récit biblique, en 1 Rois 16:34, où il est écrit : « &#039;&#039;Il en jeta les fondations au prix de son premier né Abiram&#039;&#039; ». Point de rachat ici évidemment, puisqu&#039;on nous précise même le nom de l&#039;enfant qui mourut sacrifié ce jour-là. Ici avec évidence un enfant premier-né périt, le fils premier du roi, et il s&#039;agit très clairement d&#039;une exigence formelle de Yahvé »&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; ([https://www.youtube.com/results?search_query=Les+pr%C3%A9mices+dans+le+culte+de+Yahv%C3%A9+dans+le+passage+de+l%27Exode+-+%C3%A9lucid%C3%A9e+par+un+ASPERGER https://www.youtube.com/results?]https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=67s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rattache au même rituel le &#039;&#039;&#039;massacre des premiers-nés égyptiens&#039;&#039;&#039; lors de la [[Correspondance historique: La dixième plaie|dixième plaie]] d&#039;Egypte, que l&#039;auteur présente comme une &#039;&#039;&#039;action concrète&#039;&#039;&#039; des armées de Yahvé (en tant que &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039;), et non comme un acte magique divin. Cela s&#039;inscrit selon son analyse dans les pratiques du culte voué au dieu [[Baal]]/[[Seth]], qui avait cherché à assassiner l&#039;enfant [[Horus]] selon la mythologie égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 5, tome 2, ch. 47, pp. 290-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Enfin la &amp;quot;[[La Manne|manne]] &amp;quot;, qui est selon Arsmann une première forme de &amp;quot;[[Miracle de la multiplication des pains|multiplication des &#039;&#039;&#039;pains&#039;&#039;&#039;]] &amp;quot; dans l&#039;Ancien Testament, à laquelle Jésus fera écho par son propre miracle, est pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] une nouvelle fois une manifestation codée de la &#039;&#039;&#039;pédo-anthropophagie&#039;&#039;&#039;, où le &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pain&#039;&#039;&#039;&amp;quot; désigne la &amp;lt;u&amp;gt;chair humaine&amp;lt;/u&amp;gt;, plus précisément celle des enfants. Les Israélites auraient donc concrètement lors de l&#039;Exode, &amp;quot;mangé leurs enfants&amp;quot; pour survivre dans le désert, poussés à l&#039;extrême par la faim&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En somme, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] présente Yahvé comme une &#039;&#039;&#039;figure divine complexe et ambiguë&#039;&#039;&#039;, dont l&#039;identité et les actions, en particulier pendant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], sont profondément ancrées dans des pratiques rituelles, des conflits de culte et des réalités historiques, souvent sombres et anthropophages, qui ont été par la suite &amp;quot;blanchies&amp;quot; ou refoulées dans les interprétations religieuses modernes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie du nom ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la formulation moderne du nom &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est une &#039;&#039;&#039;complète spéculation&#039;&#039;&#039;. Il base son analyse étymologique sur la reconstruction de la prononciation originelle du Tétragramme (Y H W H) et sa concordance avec les noms des divinités de la haute Antiquité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La prononciation originelle : Yahou / Yao&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prononciation originale du nom divin a été perdue en raison de son caractère &#039;&#039;&#039;tabou et sacré&#039;&#039;&#039;. Dans l&#039;hébreu ancien, qui ne contenait pas de voyelles, le nom était rendu uniquement par les quatre consonnes du Tétragramme (Y H W H).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prononciation &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Jéhovah&#039;&#039;&#039;&amp;quot; serait, d&#039;après les recherches d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], une spéculation issue du Moyen Âge, fondée sur une erreur de compréhension. Les Massorètes inséraient en effet les voyelles E O A du mot &#039;&#039;Adonaï&#039;&#039; (Seigneur, le terme de remplacement utilisé lors des allocutions) au-dessus du Tétragramme, et ce procédé aurait été mal interprété, menant à la lecture &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] soutient que la prononciation originelle du nom devait être proche de la séquence de sons &#039;&#039;&#039;« Yahou »&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;« Yao »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette hypothèse serait renforcée d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par l&#039;abondance extraordinaire dans la Bible de prénoms de personnages à caractère théophore contenant la séquence verbale &#039;&#039;&#039;« Yahu »&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;« Yao »&#039;&#039;&#039; ou son apocope &#039;&#039;&#039;« Ya »&#039;&#039;&#039;, prénoms qui ont été paradoxalement mieux préservés de la déformation phonique en raison sans doute de leur usage quotidien qui les préservait des interdits liés au nom de la divinité&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples : Yônah / Jonas (Jonas 1:1) ; Yô’ash / Joas (2 Rois 12:1) ; Yô’ahaz / Joachaz (2 Rois 13:1) ; Yôram / Joram (2 Rois 8:16) ; Yôseph / Joseph (Genèse 30:24) ; Yô’ashiyahou / Josias (2 Rois 22:1) ; Yôhânân / Jean (2 Rois 25:23) ; Yôyaqîm / Joachim (2 Rois 23:34) ; Yôzabâd / Jozabad (2 Rois 12:21) ; Yônaqâm / Jonathân (1 Sam 14:6) ; Yesha‘yahu / Ésaïe (Ésaïe 1:1) ; Yirmeyahu / Jérémie (Jérémie 1:1) ; Eliyahou / Élie (1 Rois 17:1) ; Ovadyah / Abdias (Abdias 1:1) ; Netanyah / Nathanaël (Jérémie 36:14) ; Azaryah / Azaria (2 Rois 15:1) ; Zekaryah / Zacharie (Zacharie 1:1), Hananyah / Hanania (Jérémie 28:1) ; Mikhayah / Michée (Michée 1:1) ; Yehoyada‘ / Jehoïada (2 Rois 11:4) ; Yehu / Jéhu (1 Rois 19:16) ; Yehoash / Joas (2 Rois 12:1) ; Yehoiakim / Joachim (2 Rois 23:34) ; Yehohanan / Johanan (2 Rois 25:23) ; Yehoiachin / Jéconias (2 Rois 24:6) ; Yehoiada / Jehoïada (2 Chroniques 23:1) ; le prénom Jésus est quant à lui directement apparenté au prénom Josué (en hébreu : Yehoshua / יְהוֹשֻׁעַ), ce qui signifie : « YHWH sauve » ou « YHWH est salut ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Nouveau Testament, Dieu révèle probablement la prononciation originelle et cachée du nom de Yahvé dans le texte de l&#039;Apocalypse : d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt;en effet, la phrase « Je suis l&#039;Alpha et l&#039;Oméga » (Apocalypse 1, 8) serait une vocalisation directe des trois lettres &#039;&#039;Iota - Alpha - Oméga&#039;&#039; &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Iao&#039;&#039;&#039;&amp;quot; dans la langue grecque&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. L&#039;origine historique et la signification étymologique&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] met en corrélation la prononciation « Yaou » (Iaou) ou « Yao » (Iao/Io) avec le nom du &#039;&#039;&#039;vieux dieu sumérien [[Ea]]&#039;&#039;&#039;, avec lequel il voit une filiation évidente. Le nom de ce dieu sumérien est transcrit &amp;quot;[[Ea]]&amp;quot;, mais selon l&#039;éminent &#039;&#039;&#039;sumérologue Jean Bottéro&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Jean Bottéro évoque la prononciation du nom du dieu Ea sous la forme « Iaou » ou « Iao » dans son ouvrage &#039;&#039;Mesopotamia: La naissance de la littérature&#039;&#039;, éd. Gallimard coll. Bibliothèque des Histoires, 1995. Dans ce livre, il explore les cultures mésopotamiennes et leur littérature, y compris la religion et les noms des dieux. Bottéro mentionne cette forme pour souligner les variations phonétiques des noms divins, en particulier dans les contextes religieux ou mystiques. Il est important de noter que la prononciation du nom d&#039;Ea (ou Enki) a été sujette à des débats entre les spécialistes en raison des transcriptions dans différentes langues anciennes (sumérien, akkadien, etc.), ainsi que de l&#039;influence de certaines formes grecques ou latines. &amp;lt;/ref&amp;gt;, cette translittération tendrait plutôt vers la prononciation &#039;&#039;&#039;« Aya » ou « Yahou »&#039;&#039;&#039;. La similitude entre les deux noms avait cours particulièrement dans les régions et époques qui ont été le berceau du culte biblique (dans la ville sumérienne d&#039;[[Ur]] notamment, dont [[Abraham]] était originaire).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sumérien, le nom &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Ea&#039;&#039;&#039;&amp;quot; signifie selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] &#039;&#039;&#039;« Jaillissement de l&#039;eau »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo d&#039;Allan Arsmann &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=62s). « Ea » est le nom akkadien du dieu sumérien &#039;&#039;&#039;Enki&#039;&#039;&#039;. Enki / Ea est associé à l’eau douce, aux sources souterraines, à l’abîme aquatique (‘abzu’ ou ‘apsû’), à la sagesse, à la fertilité, à la création (Encyclopédie Britannica).  « Abzu » (sumérien) / « Apsû » (akkadien) désigne l’eau souterraine, les eaux profondes. Dans le mythe de Dilmun, on voit que Enki « remplit les canaux d’eau », ou « remplit les fossés », ou « il ouvre les canaux pour le flux d’eau » dans le passage où Dilmun souffre d’un manque d’eau. Etymologiquement, les verbes liés à “verser / répandre / irriguer” sont présents autour du radical &#039;&#039;&#039;a&#039;&#039;&#039; (“eau”), qui porte l&#039;idée d&#039;une “action de l’eau”. Cela n’implique pas complètement que le nom divin &#039;&#039;&#039;Ea / Enki&#039;&#039;&#039; dérive d’un “a + verbe jaillir”, mais cela laisse ouverte l’idée qu’une lecture poétique ait pu être faite.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dieu était en effet associé à l&#039;élément eau, symbolisant la &#039;&#039;&#039;vie&#039;&#039;&#039;, la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039; et l&#039;&#039;&#039;&#039;esprit/soufle de vie&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le &#039;&#039;mythe d&#039;Enki et Ninmah&#039;&#039;, le dieu est donné comme ayant donné de l&#039;“intelligence / esprit / pensée (?)” selon certaines traductions) aux humains. Cela atteste bien la fonction de sage / de pourvoyeur de savoir / de pensée. Dans l&#039;&#039;&#039;Hymne des temples&#039;&#039;, Enki est qualifié de “sage / le sage” et “créateur” dans le contexte poétique du temple, soulignant son autorité, sa connaissance, sa fonction ordonnatrice. Cela montre qu’on lui attribue une dimension d’esprit de gouvernance et de sagesse. Enki n’est donc pas seulement un dieu des eaux ou de la fertilité, mais aussi un &#039;&#039;&#039;dieu qui instille, donne&#039;&#039;&#039;, qui crée ou structure le monde, ou les hommes, avec sagesse et intelligence. Le terme “intelligence / conseil / mot” est employé dans les textes comme une qualité divine, et Enki est celui qui la manifeste ou la distribue. Le mot “esprit” au sens abstrait moderne apparaît rarement ou n’est pas évident dans ces traductions : une interprétation comme “vie” (vie vitale, souffle) est plus implicite ou métaphorique : par exemple, la création de l’humanité, ou la fertilité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note Arsmann, cette étymologie est cohérente avec les descriptions bibliques de Yahvé, où la divinité est dite s&#039;être manifestée au sortir d&#039;un &#039;&#039;&#039;abîme&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;tehom&#039;&#039; en hébreu), un concept qui correspond à l&#039;&#039;&#039;&#039;[[Apsû]]&#039;&#039;&#039; sumérien, le royaume abyssal du dieu [[Ea]]&amp;lt;ref&amp;gt;En hébreu, &#039;&#039;&#039;תְּהוֹם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;tehom&#039;&#039;) signifie “abîme, profondeur, eaux profondes, lieux souterrains des eaux, mer primitive / océans profonds”. &#039;&#039;&#039;Genèse 1:2&#039;&#039;&#039; « La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme (tehom), et l’Esprit de Dieu se mouvait au‑dessus des eaux. » ; &#039;&#039;&#039;Genèse 7:11&#039;&#039;&#039; « Toutes les sources du grand abîme (tehom) jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent. » ; &#039;&#039;&#039;Genèse 8:2&#039;&#039;&#039; « Les sources de l’abîme (tehom) et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie ne tomba plus du ciel. » ; &#039;&#039;&#039;Isaïe 51:10&#039;&#039;&#039; « N’est‑ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du grand abîme (tehom rabbah) ? Qui as fait traverser à pied sec les profondeurs de la mer pour le racheter ? » Dans plusieurs Psaumes, le mot &amp;quot;tehom&amp;quot; est employé dans des métaphores de profondeur, de chaos aquatique, ou comme image des forces à dominer. (Ex : Psaume 36:6, etc.). Le fragment &#039;&#039;&#039;“Apocryphal Psalms (11Q11)”&#039;&#039;&#039; des Manuscrits de la Mer Morte mentionne &#039;&#039;tehom&#039;&#039; comme un lieu “en dessous”, lié aux ténèbres, aux démons, au jugement. Le texte utilise &#039;&#039;Tehom Rabba&#039;&#039; et « Sheol inférieur ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;expression &#039;&#039;&#039;« source jaillissante »&#039;&#039;&#039; est d&#039;ailleurs, souligne l&#039;auteur, très fréquente dans la Bible et utilisée pour représenter le Dieu biblique lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Ésaïe 58:11‑12&#039;&#039;&#039; « Tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont l’eau ne tarit pas. » ; &#039;&#039;&#039;Genèse 2:6&#039;&#039;&#039; « Seule une sorte de source jaillissait de la terre et arrosait la surface du sol. » ; &#039;&#039;&#039;Zacharie 13:1&#039;&#039;&#039; « En ce jour‑là une source jaillira  ; la maison de David et les habitants de Jérusalem y laveront leurs péchés et leurs impuretés. » ; &#039;&#039;&#039;Jean 4:14&#039;&#039;&#039; « … l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] insiste sur le fait que le dieu sumérien [[Ea]] était aussi le &#039;&#039;&#039;dieu patron des [[exorcistes]]&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;[[Asipu]]&#039;&#039;), un rôle associé à [[Abraham]] et ses descendants dans des textes apocryphes bibliques, et de façon plus subtile dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Aucun passage de l’Ancien Testament canonique (Genèse, Exode, etc.) n’attribue explicitement à Abraham le rôle d’exorciste dans le sens “chasser un démon / esprit impur” comme dans la tradition judéo‑chrétienne plus tardive. Les récits bibliques montrent Abraham comme prophète, patriarche, mais pas comme guérisseur de type exorciste dans les textes reconnus de la Bible. Pour autant, le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (apocryphe juif, environ IIe siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté rituelle, la connaissance divine et l’autorité accordée à Abraham, qui est présenté comme un prêtre prophète capable d’exercer un contrôle sur les esprits impurs. En Jubilés 23:14-15, Abraham reçoit la connaissance des esprits et des démons, et il est chargé par Dieu de garder la pureté ainsi que d’exercer une fonction spirituelle élevée, qui inclut la capacité à repousser les influences mauvaises. Plus précisément, Abraham est montré comme ayant autorité pour &#039;&#039;&#039;chasser les esprits mauvais&#039;&#039;&#039;, ce qui rejoint un rôle d’exorciste. De même, dans le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Genesis Apocryphon&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (1Q20 fragment de Qumrân, colonne 20 versets 20‑24‑29 selon les éditions), il y a une histoire où Abraham est appelé à libérer le pharaon qui est affecté par un “esprit de peste”. Abraham prie, intervient auprès de Dieu, et le démon / esprit qui cause la maladie est banni. Ce récit fait de lui un exorciste dans le sens qu’il chasse un esprit maléfique de la personne du pharaon.  Cette démonstration est menée par Allan Arsmann dans son livre &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 1 ch. 9 pp. 260-291, ainsi que dans sa vidéo &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=245s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, soulignant encore le lien avec le Dieu biblique. En effet, le personnage d&#039;[[Abraham]] (qui vient d&#039;[[Ur]] et vénérait Ea selon les conclusions d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 1, ch. 9 pp. 260-291, et ch. 10 pp. 292-310.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi sa vidéo YouTube &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=62s), et aussi dans &amp;quot;La seconde Identité de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=daoeFWPx8KA&amp;amp;t=12s).&amp;lt;/ref&amp;gt;) est décrit dans la Bible comme agissant à la manière d&#039;un exorciste mésopotamien, notamment en levant la malédiction rituelle du Pharaon par l&#039;imposition des mains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La signification comme incarnation de la [[concurrence]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de l&#039;étymologie linguistique, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] insiste sur le fait que Yahvé, quelle que soit la variation de son nom ou de son culte ([[Ea]], [[Baal]], [[Seth]]), est avant tout l&#039;incarnation d&#039;une &amp;lt;u&amp;gt;force naturelle primordiale &amp;lt;/u&amp;gt;: la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039; ou la &#039;&#039;&#039;jalousie&#039;&#039;&#039;. Le Dieu du Livre se présente de manière flagrante, souligne l&#039;auteur, comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;« grande jalousie du vivant »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;Le coeur du culte biblique originel - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=5X_xc256cH4&amp;amp;t=36s). Exemples de passages bibliques : &#039;&#039;&#039;Exode 34:14&#039;&#039;&#039; « Tu ne serviras aucun autre dieu ; car Yahweh, dont le nom est &#039;&#039;&amp;quot;Le Jaloux&amp;quot;&#039;&#039;, est un Dieu jaloux. » ; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 6:15&#039;&#039;&#039; « car Yahweh ton Dieu qui est au milieu de toi est un Dieu jaloux : sa colère s’enflammera, et il te fera périr hors de la terre. » ; &#039;&#039;&#039;Nahum 1:2‑3&#039;&#039;&#039; « Yahweh est un Dieu jaloux et vengeur ; Yahweh prend vengeance, il est plein de fureur ; Yahweh se venge de ses adversaires, il garde sa colère pour ses ennemis. » &#039;&#039;&#039;Deutéronome 32:16&#039;&#039;&#039; « Ils l’ont excité à la jalousie par ce qui n’est pas Dieu ; ils l’ont irrité par des idoles vaines. »&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note l&#039;auteur, le mot « jalousie » dans l&#039;Antiquité avait la signification sémantique de [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]] entre les hommes ([[concurrence]] intraspécifique&amp;lt;ref&amp;gt;La &#039;&#039;&#039;concurrence intraspécifique&#039;&#039;&#039; est un terme utilisé en &#039;&#039;&#039;écologie&#039;&#039;&#039; pour désigner la &#039;&#039;&#039;compétition entre des individus d&#039;une même espèce&#039;&#039;&#039; pour accéder à des ressources limitées (la nourriture, l’eau, l’espace, les partenaires sexuels, la lumière - chez les plantes -, ou tout autre facteur limitant). Dans les langues de l’Antiquité, les mots traduits par &amp;quot;jalousie&amp;quot; expriment des formes de rivalité passionnée entre semblables, souvent intraspécifiques, mais toujours chargées d’émotion ou de loyauté spirituelle. Ce n’est pas exactement de la “concurrence intraspécifique” au sens écologique, mais on en trouve des équivalents symboliques dans le vocabulaire religieux et relationnel. En &#039;&#039;&#039;Hébreu biblique&#039;&#039;&#039; – קַנָּא (&#039;&#039;qannā’&#039;&#039;) / קִנְאָה (&#039;&#039;qin’ah&#039;&#039;) racine : ק־נ־א (&#039;&#039;q-n-ʾ&#039;&#039;) → signifie ardeur, zèle, passion, mais aussi jalousie, envie, ou rivalité exclusive. Utilisé pour Dieu (&#039;&#039;El Qanna&#039;&#039;) = &amp;quot;Dieu jaloux&amp;quot; (Exode 34:14) → Dieu veut l’exclusivité dans la relation, pas de partage. Entre humains : rivalité amoureuse, sociale, spirituelle. Ce mot évoque donc un zèle passionné et exclusif, qui peut inclure une rivalité entre pairs (donc &#039;&#039;intraspécifique&#039;&#039; au sens humain), mais qui n’est pas limité à ce cadre. En &#039;&#039;&#039;Grec ancien&#039;&#039;&#039; – Ζῆλος (zèlos) : d’abord positif → émulation, ardeur, zèle, puis aussi jalousie. Ex. : Dieu est &#039;&#039;zēlōtēs&#039;&#039; (zélé) dans le NT grec. Peut désigner un désir de surpasser un égal → rivalité intraspécifique au sens humain (entre semblables). – Φθόνος (phthonos) : jalousie négative, envie de ce que l’autre a. Moins noble que &#039;&#039;zēlos&#039;&#039;. Utilisé pour des émotions destructrices entre humains. En &#039;&#039;&#039;Latin&#039;&#039;&#039; – &#039;&#039;Zelus&#039;&#039; : emprunté au grec &#039;&#039;zēlos&#039;&#039;, désigne le zèle, la passion jalouse. &#039;&#039;Invidia&#039;&#039; : envie, ressentiment → a donné “envie” en français. &#039;&#039;Aemulatio&#039;&#039; : émulation, compétition entre pairs → plus proche de la concurrence intraspécifique. Ex. : deux citoyens romains cherchant à surpasser l&#039;autre en gloire → rivalité interne à une espèce (les humains).&amp;lt;/ref&amp;gt;). Le culte d&#039;[[Ea]] (Yahou) était déjà, chez les Sumériens, le &#039;&#039;&#039;culte de la [[concurrence]]&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki and Ninmah&#039;&#039;, Enki et la déesse Ninmah font un genre de concours ou défi lors d’un banquet, où Ninmah crée des êtres avec des défauts et handicaps, pour tester la capacité d’Enki à trouver une place dans la société pour chacun d’eux. Enki réussit finalement à attribuer une fonction même aux êtres créés avec des “défauts”. Ce “duel” créatif (Ninmah vs Enki) peut être vu comme une rivalité : Ninmah veut montrer qu’elle peut créer des êtres, Enki répond qu’il peut “tempérer” les défauts ou même tirer parti de ce que d’autres pourraient voir comme des imperfections. Cela forme un véritable test, sorte de compétition d’habileté divine. Dans certaines traditions, il y a rivalité entre Enki et Enlil, par exemple autour d’interprétations du pouvoir, de l’autorité, ou des déluges. Par exemple, Le site &#039;&#039;Facts and Details&#039;&#039; propose un article intitulé “Enki, Enlil and Marduk and Rivalry Between Their Cult Centers”, où il est mentionné que Enki empêche parfois les desseins d’Enlil, ce qui provoque la colère d’Enlil. Dans le mythe “Enki et l&#039;ordre du monde” (&amp;quot;Enki et les me&amp;quot;), bien que ce ne soit pas toujours circonstancié comme un “concours”, Enki est souvent celui qui intervient, ajuste, ordonne, parfois en contraste ou en rivalisant indirectement avec d’autres dieux relativement à qui reçoit quelle fonction, quelle cité, etc. Ce qu’on voit dans ces mythes, c’est &#039;&#039;&#039;rivalité ou défi&#039;&#039;&#039;, pas nécessairement “concurrence” au sens écologique ou strictement biologique. Ce sont des récits symboliques, mythiques, où les dieux testent, rivalisent, révèlent leur autorité, ou démontrent leur sagesse/puissance. Enki est plus souvent présenté comme &#039;&#039;&#039;sagace, ingénieux&#039;&#039;&#039;, capable de résoudre des problèmes, d’intervenir pour le bien de l’humanité ou pour arranger le monde, plutôt que comme un dieu simplement agressif ou en conflit permanent. L’idée de “concurrence intraspécifique” (dans le sens d’individus de la même espèce / même rang en lutte pour des ressources) ne se traduit pas directement dans ces récits. Les rivalités sont davantage &#039;&#039;&#039;thématiques&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;cosmiques&#039;&#039;&#039;, liées à la création, au destin, ou à l’ordre des choses divines plutôt qu’à une lutte pour “nourriture, territoire, survie”.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Yahvé se présente lui aussi comme l&#039;incarnation de la jalousie poussée à son extrême : celle de la &#039;&#039;&#039;« grande jalousie du vivant »&#039;&#039;&#039;. Ce fil conducteur de la [[concurrence]] relie donc, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], toutes les facettes historiques du Dieu biblique ([[Ea]], [[Baal]], [[Seth]]). La preuve ultime, note-t-il, est l&#039;acceptation de la &#039;&#039;&#039;guerre&#039;&#039;&#039; comme une évidence dans la Bible, la guerre étant une des manifestations les plus évidentes de la [[concurrence]] ; or, note l&#039;auteur, dans l&#039;Ancien Testament Yahvé se trouve désigné 285 fois par l&#039;épithète &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Dieu des armées&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;Le coeur du culte biblique originel - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=5X_xc256cH4&amp;amp;t=36s). L&#039;expression &#039;&#039;&#039;« Yahvé des armées »&#039;&#039;&#039; (hébreu : &#039;&#039;YHWH Ṣəḇāʾôṯ&#039;&#039;, יְהוָה צְבָאוֹת) est l’un des titres les plus fréquents de Dieu dans l’Ancien Testament, surtout dans les livres prophétiques et historiques. Le terme &#039;&#039;ṣəḇāʾôṯ&#039;&#039; (armées) peut désigner : les armées célestes (anges, êtres spirituels), les armées d’Israël, ou plus largement, toutes les forces organisées du cosmos sous le commandement de Dieu. C’est un titre guerrier, mais aussi cosmique et théologique : Dieu est le maître suprême de tous les ordres, terrestres et célestes. Elle est souvent traduite en français par : &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; l’Éternel des armées » (traduction classique, ex. Louis Segond), « le Seigneur des armées » (ex. TOB), parfois « Yahvé Sabaoth » (translittération partielle), ou encore « le Seigneur tout-puissant » (dans certaines traductions plus modernes). Cette expression évoque la puissance militaire, la souveraineté cosmique et la capacité de Dieu à diriger non seulement les armées humaines, mais aussi les forces célestes. Quelques exemples saillants en 1 Samuel 1:3 ; Psaume 24:10 ; Ésaïe 6:3–5 ; Ésaïe 1:24 ; Jérémie 11:20 ; Zacharie 8:1–2 ; Malachie 1:11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine en Mésopotamie ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Origines géographiques&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] rappelle que le berceau du culte du Yahvé biblique se situe en Mésopotamie, ce qui confirme selon lui la filiation sumérienne. La Bible affirme en effet que le patriarche &#039;&#039;&#039;[[Abraham]]&#039;&#039;&#039; provenait de la &#039;&#039;&#039;vieille ville sumérienne de [[Ur]] en Chaldée&#039;&#039;&#039;, où Les ancêtres d&#039;[[Abraham]] vécurent pendant plusieurs générations&amp;lt;ref&amp;gt;Noé, père de Sem, père d&#039;Arpacshad, père de Shélah, père d&#039;Éber, père de Peleg, père de Reou, père de Serug, père de Nahor, père de Térah (lui-même père d&#039;Abram - plus tard Abraham) (cf. Genèse 11:10–26).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premiers textes bibliques furent également &#039;&#039;&#039;jadis importés de la ville d&#039;[[Ur]]&#039;&#039;&#039;, et le récit du &#039;&#039;&#039;Déluge&#039;&#039;&#039; ([[Arche de Noé|Noé]]) est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] avec certitude la version à peine modifiée d&#039;un texte de culture sumérienne, le récit du prêtre [[Uta-Napishtim]] dans [[L’Épopée de Gilgamesh|l&#039;Epopée de Gilgamesh]]. La description du Jardin d&#039;[[Eden]] fait de surcroît explicitement mention du &#039;&#039;&#039;Tigre et de l&#039;Euphrate&#039;&#039;&#039;, et nomme des cités mésopotamiennes comme [[Assur]], soulignant un positionnement géographique sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pishon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or. L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch. Le nom du troisième est &#039;&#039;&#039;Hiddékel&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Tigre&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;) ; c’est celui qui coule &#039;&#039;&#039;à l’orient d’Assur&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;ou d’Assyrie&#039;&#039;). Le quatrième fleuve, c’est &#039;&#039;&#039;l’Euphrate&#039;&#039;&#039;.&amp;quot; (Genèse 2:10–14)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Parallèles mythologiques et rôles divins partagés&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rôles et attributs de Yahvé, surtout dans la [[Genèse]] et l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], coïncident selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] avec ceux du dieu [[Ea]], suggérant une identité de fond. L&#039;auteur fait d&#039;abord remarquer que [[Ea]] et Yahvé sont tous deux présentés comme ayant créé l&#039;humanité &#039;&#039;&#039;à partir d&#039;argile (terre glaise) sur un tour de potier&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe d&#039;Enki et Ninmah, (IIIe millénaire avant JC), le dieu et la déesse créent l&#039;humanité à partir de l&#039;argile : Il existe des représentations artistiques de cette scène, notamment dans les bas-reliefs et sceaux, où les dieux travaillent autour d’un &#039;&#039;&#039;tour de potier&#039;&#039;&#039;. Dans le mythe akkadien d’Atra-Hasis (XVIIe s. av. J.-C.), les dieux mineurs, fatigués de travailler, se révoltent. En réponse, le dieu Enki (Ea) et la déesse Nintu (ou Mami) créent l’homme pour faire le travail à leur place : « Nintu pinça de l’argile, elle la posa dans un moule : les dieux crachèrent sur l’argile, Enki ajouta son savoir, et ainsi fut créé le premier homme. » Le texte assyrien dit même que la déesse moule les humains &amp;quot;comme des figurines&amp;quot; à la main, ou à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;tour de potier&#039;&#039;&#039;, selon certaines traductions. Dans Genèse 2:7, « YHWH Dieu forma l’homme (adam) de la poussière du sol (adamah), il insuffla dans ses narines un souffle de vie. » Le verbe hébreu &#039;&#039;yatsar&#039;&#039; (יָצַר) utilisé ici signifie &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; façonner, modeler », et il est le même verbe utilisé pour décrire le travail du potier en hébreu biblique. Ainsi, même si le texte ne parle pas explicitement de tour de potier, &#039;&#039;&#039;l’imaginaire du potier&#039;&#039;&#039; est très présent. Cet imaginaire est d&#039;ailleurs repris dans Isaïe (64:8), où le Prophète s&#039;adresse ainsi à Dieu : « Tu es notre père ; nous sommes l’argile, et toi, tu es notre potier. »&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or Le dieu [[Ea]] est le &#039;&#039;&#039;seul dieu sumérien&#039;&#039;&#039; à avoir cette attribution spécifique&amp;lt;ref&amp;gt;Dans l’Épopée d’Atrahasis, il est dit qu’un dieu meurt, et sa chair et son sang sont mélangés à de l’argile pour former l’homme. Enki/Ea est ici impliqué : il fournit l’argile (ou les matériaux) pour le mélange. Dans le texte “La création de l&#039;Homme” (poème sumérien ancien, souvent attribué aux mythes sumériens d’origine), on trouve une version selon laquelle les dieux se plaignent de leur travail : Enki et la mère des dieux (Nammu) prennent l’initiative de créer des humains (“serviteurs des dieux”) pour soulager les dieux de leur labeur. On lit : &#039;&#039;“Mélange le cœur de l’argile qui est au-dessus de l’abîme&#039;&#039;&amp;quot; : c’est l’argile au-dessus de l’abîme (les ’“abysses” ou &#039;&#039;abzu/apsû&#039;&#039;) qui est utilisée comme matière première.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ea]] était également le dieu sumérien de la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039; et de l&#039;&#039;&#039;&#039;écriture&#039;&#039;&#039;. L&#039;écriture, qui marque le début de l&#039;histoire, était considérée comme une de ses inventions&amp;lt;ref&amp;gt;Des mythes ou textes associent Enki à la transmission des arts de la civilisation, dont l’écriture fait partie ; on y lit même qu’il &#039;&#039;offre&#039;&#039; ou &#039;&#039;cède&#039;&#039; l’écriture aux Hommes. Le poème sumérien &#039;&#039;&#039;“Inanna et Enki”&#039;&#039;&#039; raconte par exemple qu’Inanna convoite les &#039;&#039;me&#039;&#039; (les décrets divins ou les attributs de civilisation) détenus par Enki. Parmi ces &#039;&#039;me&#039;&#039;, l’écriture est mentionnée. Enki, après avoir bu, donne ces &#039;&#039;me&#039;&#039; à Inanna, y compris ceux des techniques du bois, du métal, de l’écriture, etc. Un article de la BnF (“Le mythe de naissance de l’écriture en Mésopotamie”) mentionne qu’Enki est souvent présenté comme maître de la sagesse et de tous les archétypes de la civilisation, ce qui inclut une origine divine de l’écriture. Toutefois, l’attribution concrète de l’invention première va souvent à Nabu (et dans certains textes à sa femme ou à Nisaba) dans les pratiques religieuses ultérieures.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, Yahvé est clairement le Dieu du Livre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] note enfin qu&#039;il y a un point de convergence dans le lien qu&#039;entretiennent les deux divinités avec leur &amp;quot;fils&amp;quot; : Yahvé est en effet le &#039;&#039;&#039;Père d&#039;Adam&#039;&#039;&#039; dans la Bible, de même que le dieu [[Ea]] était considéré comme le &#039;&#039;&#039;Père de [[Dumuzi]]&#039;&#039;&#039;, roi sumérien qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] démontre être l&#039;équivalent historique d&#039;[[Adam]], dans la mythologie sumérienne&amp;lt;ref&amp;gt;J. Klein, &#039;&#039;“The Assumed Human Origin of Divine Dumuzi: A Reconsideration”,&#039;&#039; dans &#039;&#039;Proceedings of the 53rd Rencontre Assyriologique Internationale&#039;&#039; (2010) : cet article examine les hypothèses selon lesquelles Dumuzi aurait d’abord été perçu comme un personnage humain (roi légendaire) avant d’être divinisé. Ruth Mclennan Kerr, &#039;&#039;“The Descendent of Dumuzi: a comparative study of Dumuzi and Adonis”,&#039;&#039; thèse, Victoria University of Wellington, 2003 : étude comparative Mythe/Dieux de Dumuzi et Adonis. Aborde le mythe du “dieu mourant / renaissant”. Allan Arsmann, dans &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 1 &#039;&#039;Premier jour : l&#039;Entrée&#039;&#039;, chapitre 21 &amp;quot;l&#039;Homme&amp;quot;, pp. 480-499, démontre la correspondance entre Dumuzi et l&#039;Adam biblique. Il reprend cette démonstration dans sa vidéo Youtube &amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA). &#039;&#039;&#039;Dumuzi&#039;&#039;&#039; Roi berger (dans certains récits) -&amp;gt; Lien avec la fertilité, la terre -&amp;gt; Descente aux Enfers (Inanna / Ishtar) -&amp;gt; Figure symbolique d’un homme mythique -&amp;gt; Partie d’un panthéon ou conseil divin. &#039;&#039;&#039;Adam&#039;&#039;&#039; -&amp;gt;  Cultivateur / berger via ses fils -&amp;gt; Créé de la terre (adamah) -&amp;gt; Expulsé de l’Éden → mort introduite -&amp;gt; Homme primordial, mais entouré d&#039;autres humains -&amp;gt; Dieu s’adresse à un conseil, pluriel « nous »&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culte ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], le culte rendu à Yahvé (Yhwh) trouve ses racines dans des pratiques et des considérations très anciennes, notamment l&#039;&#039;&#039;&#039;anthropophagie&#039;&#039;&#039; et la vénération de la [[concurrence]] naturelle. Ce culte a ensuite selon lui traversé des phases de &#039;&#039;&#039;syncrétisme&#039;&#039;&#039; et d&#039;opposition avant d&#039;être sublimé dans le christianisme. Voici les lignes de faîte de son analyse sur la nature et l&#039;évolution de ce culte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;I. Les origines archéologiques et le culte de la [[concurrence]]&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte originel de Yahvé, importé par [[Abraham]], est pour l&#039;auteur directement lié à des divinités mésopotamiennes et à l&#039;idée de la [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]] comme loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. L&#039;Identité originelle ([[Ea]]/Yahou)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé provient du vieux &#039;&#039;&#039;dieu sumérien [[Ea]]&#039;&#039;&#039; (ou &#039;&#039;&#039;Yahou/Yao&#039;&#039;&#039;). Ce dieu, vénéré par [[Abraham]] originaire de la ville sumérienne d&#039;[[Ur]], était associé à la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039;, à l&#039;&#039;&#039;&#039;écriture&#039;&#039;&#039;, et à l&#039;&#039;&#039;&#039;eau&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le culte de la Jalousie et de la [[Concurrence]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;essence même du culte de Yahvé est la vénération de la [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]] &#039;&#039;&#039;naturelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yahvé est présenté de manière &#039;&#039;&#039;flagrante&#039;&#039;&#039; comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;« grande jalousie du vivant »&#039;&#039;&#039;. Historiquement, le mot « jalousie » dans l&#039;Antiquité avait la signification de &#039;&#039;&#039;concurrence intraspécifique&#039;&#039;&#039; (rivalité entre les humains). Le culte d&#039;&#039;&#039;&#039;[[Ea]]&#039;&#039;&#039; était déjà, chez les Sumériens, le &#039;&#039;&#039;culte de la concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;à sourcer...&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En conséquence, ce culte valorise la &#039;&#039;&#039;guerre&#039;&#039;&#039; comme une expression de la concurrence. Yahvé est appelé le &#039;&#039;&#039;« Dieu des armées »&#039;&#039;&#039; 285 fois dans l&#039;Ancien Testament&amp;lt;ref&amp;gt;« Dieu des armées » est une épithète classique attribuée à Yahvé dans la Bible hébraïque, souvent traduite par &amp;quot;Yahvé Sabaoth&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039; (יְהוָה צְבָאוֹת), ce qui signifie littéralement « Yahvé des armées » ou « Seigneur des armées ». Quelques exemples : &#039;&#039;&#039;1 Samuel 17:45 :&#039;&#039;&#039; — David dit au Philistin : « Tu viens contre moi avec une épée, une lance et un javelot, mais moi, je viens contre toi au nom de l’Éternel des armées, le Dieu des troupes d’Israël… » &#039;&#039;&#039;Psaume 24:10 :&#039;&#039;&#039; — Qui est ce Roi de gloire ? L’Éternel des armées, lui est le roi de gloire. &#039;&#039;&#039;Ésaïe 6:5 :&#039;&#039;&#039; — Alors je dis : Malheur à moi ! Je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres impures, et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées ! &#039;&#039;&#039;Jérémie 51:20 :&#039;&#039;&#039; — Toi, mon serviteur Jacob, toi que j’ai choisi, descendance d’Israël, mon ami ! Moi, l’Éternel, le Dieu des armées, je t’appelle avec justice, et je te prends par la main ; je te garde et je te donne pour alliance du peuple.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Yahvé provoque parfois la &#039;&#039;&#039;division&#039;&#039;&#039; (comme à Babel) et la &#039;&#039;&#039;discorde&#039;&#039;&#039; entre les hommes. Diviser les hommes permet d&#039;affaiblir le conformisme et de favoriser la &#039;&#039;&#039;diversité&#039;&#039;&#039;, terreau nécessaire à toute concurrence. Le culte incite également à la &#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; sur « tout animal » (y compris les autres hommes, dans le contexte ancien comme l&#039;affirme [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]), positionnant l&#039;homme au sommet de la pyramide de la prédation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La pratique primitive : les [[Loi des Prémices|Prémices]] et l&#039;anthropophagie&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cette loi des prémices est analysée par Allan Arsmann dans son tome 3 de &#039;&#039;la Bible lue par un Asperger&#039;&#039; intitulé &#039;&#039;l&#039;Enfer&#039;&#039;, aux chapitres 8 à 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé intégrait des pratiques archaïques liées à l&#039;anthropophagie, considérée comme l&#039;expression extrême de la &#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;loi des [[Loi des Prémices|Prémices]]&#039;&#039;&#039; est &#039;&#039;&#039;la première et la plus ancienne loi&#039;&#039;&#039; du culte&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;La pratique des prémices est très ancienne et universelle&#039;&#039;&#039;, souvent rituelle et liée au religieux. &#039;&#039;&#039;Les premières lois codifiées&#039;&#039;&#039; s’intéressent surtout aux relations sociales et économiques, mais peuvent intégrer des règles liées aux offrandes et cultes. La loi des prémices comme texte légal spécifique est bien connue dans la tradition biblique, mais moins explicitement dans les premiers codes mésopotamiens. &#039;&#039;&#039;Le code d’Ur-Nammu (vers 2100-2050 av. J.-C.)&#039;&#039;&#039; est l’un des plus anciens codes de loi connus. Il traite principalement de délits, pénalités et droits civils, mais il mentionne aussi certaines obligations religieuses, comme des sacrifices ou offrandes. En Égypte ancienne, on honorait aussi les dieux avec des offrandes des premières récoltes, souvent lors de fêtes annuelles. Ces rituels faisaient partie intégrante du maintien de l’ordre cosmique (Maât). Ils étaient régulés par la religion et les prêtres, mais pas nécessairement codifiés sous forme légale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est formulée &#039;&#039;&#039;avant même les Dix Commandements&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Exode 23:19&#039;&#039;&#039; : « Tu apporteras à la maison de l’Éternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de ta terre. » &#039;&#039;&#039;Exode 13:1-2&#039;&#039;&#039; : &amp;quot;L’Éternel parla à Moïse, et dit : &amp;quot;Consacre-moi tous les premiers-nés. Tout ce qui ouvre le ventre parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des bêtes, m’appartient.&amp;quot;&amp;quot;(Traduction Louis Segond 1910) &#039;&#039;&#039;Exode 13:11-15&#039;&#039;&#039; : (Contexte de la loi sur le premier-né) &amp;quot;Lorsque l’Éternel t’aura fait entrer dans le pays des Cananéens, comme il l’a juré, et qu’il te l’aura donné, tu consacreras à l’Éternel tout premier-né qui ouvrira le ventre ; et tu achèteras avec un sacrifice le premier-né de ton bétail, qu’il soit gros ou maigre. Mais si tu ne l’achètes pas, tu lui couperas la gorge ; tu consacreras à l’Éternel tout premier-né mâle de ton bétail que tu auras. Et quand ton fils te demandera dans le temps à venir : Que signifie ceci ? tu lui répondras : C’est par la main forte que l’Éternel nous a tirés d’Égypte, de la maison de servitude. Lorsque le pharaon aurait voulu nous faire mourir, c’est alors que l’Éternel a frappé tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né de l’homme jusqu’au premier-né des bêtes ; c’est pourquoi je te sacrifie à l’Éternel tout mâle qui ouvre le ventre, et je rachète tout premier-né de mes fils.&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 26:1-11&#039;&#039;&#039; détaille le rituel des prémices (bikkurim) : &amp;quot;1-Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage, et que tu en auras pris possession, tu prendras des premiers produits de toute production du sol que tu récolteras dans ce pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, et tu les mettras dans un panier, et tu iras au lieu que l’Éternel, ton Dieu, choisira pour y faire résider son nom. 2-Tu iras vers le sacrificateur qui sera en fonction en ce temps-là, et tu lui diras: Je proclame aujourd’hui à l’Éternel, ton Dieu, que je suis entré dans le pays que l’Éternel a juré à nos pères de nous donner. 3-Le sacrificateur prendra le panier de ta main, et le posera devant l’autel de l’Éternel, ton Dieu.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi exigeait que les &#039;&#039;&#039;premiers-nés&#039;&#039;&#039; des bêtes &#039;&#039;&#039;et des humains&#039;&#039;&#039; soient offerts à Yahvé&amp;lt;ref&amp;gt;Attesté en Phénicie, dans le Proche-Orient ancien (Moab, Ammon), dans l&#039;ancienne Afrique (où les cas de rituels de fondation avec enfants enterrés sous la première pierre ont été rapportés par des témoignages d&#039;explorateurs), suggéré dans la Bible (avant la possibilité d&#039;un rachat), très probable à Carthage.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce sacrifice était lié à l&#039;acte fondateur d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], qui avaient mangé « leur &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; » (leur &#039;&#039;&#039;enfant&#039;&#039;&#039; selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]). Or, insiste l&#039;auteur, tout sacrifice dans l&#039;Antiquité impliquait la &#039;&#039;&#039;consommation&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La plupart des sacrifices dans l’Antiquité incluaient la consommation rituelle d’une part de l’offrande — ce n’était pas juste un acte d’élimination, mais un repas sacré liant la communauté au divin. La part brûlée symbolise la présence divine, la part consommée est un signe de communion. &#039;&#039;&#039;Travaux classiques sur les sacrifices antiques :&#039;&#039;&#039; Walter Burkert, &#039;&#039;Homo Necans: The Anthropology of Ancient Greek Sacrificial Ritual and Myth&#039;&#039; (1972) : montre que le sacrifice grec comprend toujours une part offerte aux dieux (par combustion) et une part consommée lors d’un festin. Mary Douglas, &#039;&#039;Purity and Danger&#039;&#039; (1966), sur les rituels sacrificiels et la consommation. Jon Levenson, &#039;&#039;Sacrifice and Scripture&#039;&#039; (1984). Frank Moore Cross, &#039;&#039;Canaanite Myth and Hebrew Epic&#039;&#039; (1973). Jean-Pierre Vernant : « Le sacrifice en Grèce ancienne » (analyse le rôle du sacrifice dans la société grecque comme un acte à la fois religieux, social et politique.Vernant insiste sur la double dimension du sacrifice : une part offerte aux dieux (par combustion) et une part consommée par les humains, soulignant ainsi la fonction de cohésion sociale.) J-P Vernant, &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; La mort et l’âme dans la pensée grecque &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (aborde la symbolique du sacrifice dans la conception grecque de la mort et de l’âme, notamment le sens de la consommation des victimes sacrifiées.) J-P Vernant, &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; Mythe et société en Grèce ancienne &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (dans &#039;&#039;Mythes et sociétés&#039;&#039;) : cet essai explore la place des rites sacrificiels dans le contexte social et mythologique, y compris la notion de partage du repas sacrificiel. J-P Vernant, &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; Religion grecque, mythes, rites &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (divers chapitres dans plusieurs ouvrages collectifs).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;existence du rachat par un animal (substitution) n&#039;était pas obligatoire et n&#039;a été mise en place que progressivement&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe des &#039;&#039;&#039;arguments historiques, anthropologiques et textuels&#039;&#039;&#039; suggérant que le &#039;&#039;&#039;rachat des premiers-nés&#039;&#039;&#039; dans la tradition israélite ne s’est pas imposé d’un seul coup, mais &#039;&#039;&#039;progressivement&#039;&#039;&#039; au fil du temps — en remplacement ou en adoucissement de pratiques plus anciennes, potentiellement violentes (comme des formes de dévouement total ou même de sacrifice d’enfants) : dans la Torah, Dieu exige que &#039;&#039;&#039;tout premier-né mâle&#039;&#039;&#039; — humain ou animal — &#039;&#039;&#039;lui soit consacré :&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;Exode 13:2&#039;&#039;&#039; : « Consacre-moi tout premier-né, tout premier-né parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des animaux : il m’appartient. » Mais ensuite, on trouve une &#039;&#039;&#039;substitution&#039;&#039;&#039; prévue pour les enfants humains : &#039;&#039;&#039;Exode 13:13&#039;&#039;&#039; : « Tu rachèteras tout premier-né de l’homme parmi tes fils. » Des chercheurs pensent que la Bible conserve &#039;&#039;&#039;des traces d’un passé où le sacrifice d’enfants (notamment les premiers-nés) était pratiqué&#039;&#039;&#039;, au moins dans certains cercles. Per exemple, le &#039;&#039;&#039;sacrifice d’Isaac&#039;&#039;&#039; en Genèse 22 (Abraham prêt à tuer son fils, mais Dieu l&#039;arrête). Les &#039;&#039;&#039;interdictions&#039;&#039;&#039; dans Lévitique et Deutéronome, très insistantes contre le sacrifice d’enfants, peuvent laisser entendre que cette pratique était tentante ou existante. C&#039;est ce que pensent des chercheurs comme &#039;&#039;Jan Assmann&#039;&#039;, historien des religions : il évoque dans &#039;&#039;&#039;“La distinction mosaïque”&#039;&#039;&#039; que le monothéisme israélite s’est défini &#039;&#039;&#039;contre&#039;&#039;&#039; les sacrifices humains, ou &#039;&#039;&#039;Jon Levenson&#039;&#039;&#039;, théologien juif, dans &#039;&#039;The Death and Resurrection of the Beloved Son&#039;&#039;, qui analyse le sacrifice d’Isaac comme &#039;&#039;&#039;la trace d’une tradition ancienne de sacrifice du fils premier-né&#039;&#039;&#039;. Le rachat du premier-né (appelé &#039;&#039;&#039;Pidyon haBen&#039;&#039;&#039;) est codifié dans &#039;&#039;&#039;Nombres 18:15-16&#039;&#039;&#039; : « Tout premier-né de l’homme, tu le feras racheter, […] pour la somme de cinq sicles d’argent... ». Ce rituel &#039;&#039;&#039;remplace un sacrifice&#039;&#039;&#039;. Il est considéré comme une &#039;&#039;&#039;codification plus tardive&#039;&#039;&#039; (période post-exilique pour le livre des Nombres, selon de nombreux exégètes). Dans ses travaux sur la religion israélite ancienne, S. Smith (professeur à Princeton) note que « Le rachat des premiers-nés apparaît comme une réforme religieuse visant à supprimer des pratiques de dévouement humain autrefois acceptées. » Tikva Frymer-Kensky note dans ses études sur les sacrifices et le genre que « le passage du sacrifice au rachat marque un tournant éthique et rituel dans la tradition israélite. Ce ne fut pas immédiat, mais progressif, reflet d’une conscience religieuse en mutation. » Baruch Halpern (archéologue et historien) pense que « la présence d’interdictions répétées sur le sacrifice d’enfants montre que cela ne fut pas toujours considéré comme interdit. Le rachat institutionnalisé du premier-né est donc une réponse religieuse et politique à une pratique qui a dû exister. » Voir aussi sur le sujet : Jon D. Levenson, &#039;&#039;The Death and Resurrection of the Beloved Son&#039;&#039; ; Mark S. Smith, &#039;&#039;The Early History of God&#039;&#039; ; Francesca Stavrakopoulou, &#039;&#039;Child Sacrifice in Ancient Israel&#039;&#039; ; Jan Assmann, &#039;&#039;From Gods to God&#039;&#039; ; Tikva Frymer-Kensky, &#039;&#039;Reading the Women of the Bible.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;acte anthropophage était alors perçu comme un moyen de &#039;&#039;&#039;s&#039;approprier l&#039;essence de l&#039;individu consommé&#039;&#039;&#039; et de &#039;&#039;&#039;renaître&#039;&#039;&#039; (de « se renouveler », de devenir un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;), d&#039;où les c&#039;&#039;&#039;hangements rituels de nom&#039;&#039;&#039; dans ce cadre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des situations extrêmes, comme lors de la traversée du désert et l&#039;épisode de [[Miracle de la manne|la manne]], également analysé sous un angle nouveau par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 3 ch 24, pp. 391-399.&amp;lt;/ref&amp;gt;, l&#039;acte anthropophage fut rendu possible par Dieu qui « ne sauve pas leurs âmes de la mort »&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Psaumes 49:8 (49:7 dans certaines Bibles) : &#039;&#039;&amp;quot;Nul ne peut racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon. Le rachat de leur âme est trop cher, et il ne se fera jamais.&amp;quot;&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Yahvé devient alors &#039;&#039;&#039;l&#039;incarnation de l&#039;Anthropophagie elle-même&#039;&#039;&#039;. Allan Arsmann étend son étude en montrant que l&#039;&#039;&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;anthropophagie fut la nature même de l&#039;alimentation réservée aux divinités&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les multiples vidéos de l&#039;auteur consacrées à ce thème : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=7s), &amp;quot;La psychologie des anthropophages -  expliquée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=VBQrd0hjXfk&amp;amp;t=8s &amp;amp; https://www.youtube.com/watch?v=3G7vN95rueA&amp;amp;t=9s), &amp;quot;L’aliment sacré dans la Bible - l’enquête d&#039;un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=4gV6S-oMdRI&amp;amp;t=4s), &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Xwvs2iuhmvI&amp;amp;t=1811s) , &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=y6Jlaa_0Fm0&amp;amp;t=1s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;II. L&#039;Évolution et le Syncrétisme (Période de l[[Correspondance historique : L&#039;Exode|&#039;Exode]] )&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé connut selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] une phase majeure de transformation et de fusion lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], sous l&#039;influence de groupes s&#039;alliant militairement et religieusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Le syncrétisme entre [[Baal]] et [[Seth]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;auteur, le culte de Yahvé aurait &#039;&#039;&#039;fusionné&#039;&#039;&#039; (par syncrétisme) avec le culte de [[Baal]] et son équivalent égyptien, [[Seth]], en particulier durant la période [[Hyksôs]] et l&#039;alliance au Sinaï. Dans les [[Mythologie|mythologies]] mésopotamiennes et cananéennes, [[Baal]] ([[Marduk]]) fut considéré (après Dumuzi historiquement, lors de la période akkadienne qui suivit les temps sumériens) comme le fils symbolique d&#039;[[Ea]]/Yahou qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] assimile à &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039;. Les [[Hyksôs]], que l&#039;auteur démontre dans le tome 3 de son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; former la majorité des exilés, pratiquaient un culte de [[Baal]]/[[Seth]] qui était déjà &#039;&#039;&#039;[[Monothéisme|monothéiste]] :&#039;&#039;&#039; ce dieu exigeait la &#039;&#039;&#039;destruction des idoles&#039;&#039;&#039; et était un dieu &#039;&#039;&#039;jaloux&#039;&#039;&#039;. C&#039;est par le biais d&#039;un [[syncrétisme]] que le nom &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; aurait été &#039;&#039;&#039;apposé&#039;&#039;&#039; à l&#039;entité de [[Baal]]/[[Seth]]. C&#039;est pourquoi, selon l&#039;auteur, dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] le Dieu nommé Yahvé arbore &#039;&#039;&#039;toutes les manifestations du dieu [[Baal]]&#039;&#039;&#039; : le [[Serpent (symbole)|serpent]], la [[Lèpre (symbole)|lèpre]], le [[Feu (symbole)|feu]], les [[Fléaux (symbole)|fléaux]], et le [[Loi des Prémices|sacrifice des premiers-nés]]&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;à sourcer&#039;&#039;&#039;, notamment concernant des références d&#039;attribution à Baal de manifestations par le biais de la &amp;quot;lèpre&amp;quot; ou de &amp;quot;fléaux&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le schisme et le refoulement&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que [[Baal]] et Yahvé fussent donc intimement liés, leur relation a historiquement dégénéré peu à peu en un &#039;&#039;&#039;schisme&#039;&#039;&#039;. La division s&#039;est faite selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] sur la question centrale du &#039;&#039;&#039;sacrifice des enfants&#039;&#039;&#039; (les [[Loi des Prémices|prémices]]). [[Baal]]/[[Seth]] continuait en effet de &#039;&#039;&#039;revendiquer l&#039;acte&#039;&#039;&#039;, tandis que &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; (au final plus proche d&#039;[[Ea]] - dieu incarnant la sagesse et la civilisation - que de [[Seth]], suite à des événements déterminants survenus dans le désert durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]) s&#039;était forgé l&#039;image de celui qui avait &#039;&#039;&#039;interdit&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;l&#039;acte&#039;&#039;&#039; dès l&#039;origine, depuis le récit d&#039;[[Adam]] et [[Ève]]. La Bible, écrite puis remodelée sur plusieurs siècles, atteste que Yahvé &#039;&#039;&#039;interdit&#039;&#039;&#039; à quiconque de l&#039;associer à &#039;&#039;&#039;l&#039;ancien nom&#039;&#039;&#039; de [[Baal]]. Le culte de [[Baal]] et la &#039;&#039;&#039;honte&#039;&#039;&#039; de ses pratiques (le sacrifice d&#039;enfants) furent progressivement &#039;&#039;&#039;refoulés&#039;&#039;&#039; collectivement et diabolisés, comme l&#039;attestent explicitement de nombreux passages bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs passages bibliques dénoncent fermement les sacrifices d&#039;enfants, une pratique associée à des cultes païens voisins comme ceux de Moloch. Dans ces textes, Yahvé condamne ces sacrifices comme une abomination et affirme que ce genre de pratique ne vient pas de Lui : &#039;&#039;&#039;Lévitique 18:21&#039;&#039;&#039; : « Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer par le feu à Moloch, et tu ne profaneras pas le nom de ton Dieu. Je suis l&#039;Éternel. » ; &#039;&#039;&#039;Lévitique 20:2-5&#039;&#039;&#039; : « Tu diras aux enfants d&#039;Israël : Si un homme des enfants d&#039;Israël ou des étrangers en Israël livre l&#039;un de ses enfants à Moloch, il sera puni de mort ; le peuple du pays le lapidera. [...] Je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu&#039;il a livré un de ses enfants à Moloch... » ; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 12:31&#039;&#039;&#039; : « Tu n’agiras pas ainsi envers l’Éternel, ton Dieu, car elles faisaient pour leurs dieux toutes les abominations que l’Éternel hait ; elles brûlaient même leurs fils et leurs filles par le feu en l’honneur de leurs dieux. » ; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 18:10&#039;&#039;&#039; : « Qu&#039;on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu… » ; &#039;&#039;&#039;Jérémie 7:30-31&#039;&#039;&#039; : « Car les enfants de Juda ont fait ce qui est mal à mes yeux, dit l’Éternel ; ils ont placé leurs abominations dans la maison sur laquelle mon nom est invoqué, pour la souiller. Ils ont bâti les hauts lieux de Topheth […] pour brûler au feu leurs fils et leurs filles, ce que je n’avais point ordonné, ce qui ne m’est point venu à la pensée. » &#039;&#039;&#039;Jérémie 19:4-6&#039;&#039;&#039; : « Ils ont rempli ce lieu de sang innocent ; ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocauste à Baal — ce que je n&#039;avais ni ordonné, ni prescrit, et ce qui ne m&#039;était point venu à la pensée. » ; &#039;&#039;&#039;Ézéchiel 16:20-21&#039;&#039;&#039; : « Tu as pris tes fils et tes filles que tu m&#039;avais enfantés, et tu les leur as sacrifiés pour qu&#039;ils soient dévorés. Était-ce peu pour ta prostitution ? Tu as égorgé mes enfants, et tu les as livrés en les faisant passer par le feu en leur honneur. » ; &#039;&#039;&#039;Psaume 106:37-38 :&#039;&#039;&#039; « Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons. Ils répandirent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan ; et le pays fut profané par des meurtres. »&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;III. La sublimation finale : Le culte christique&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé a atteint son acmé avec l&#039;arrivée du [[Jésus-Christ|Christ]], qui incarne une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle et une &#039;&#039;&#039;correction&#039;&#039;&#039; des pratiques ancestrales&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 4 &#039;&#039;Résurrection&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] perçoit [[Jésus-Christ|Jésus]] comme un &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;&#039;[[Renouvellement|renouvelé]]&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;», en rappel des pratiques et croyances ancestrales, cependant cette fois &#039;&#039;&#039;sans consommation cannibalique&#039;&#039;&#039; mais &#039;&#039;&#039;par la seule puissance de son esprit&#039;&#039;&#039;. Symboliquement il est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;Apôtre Paul qui développe une comparaison entre &#039;&#039;&#039;Adam et Jésus&#039;&#039;&#039;, mettant en lumière les effets opposés de leurs actes : en Romains 5, 12-18 : &#039;&#039;« Par un seul homme [Adam], le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort... De même, par un seul homme [Jésus-Christ], la justice est venue pour tous les hommes, entraînant la justification qui donne la vie. »&#039;&#039; (trad. TOB). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1 Corinthiens 15, 21-22 : &#039;&#039;« Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1 Corinthiens 15, 45-47 : &#039;&#039;« Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. [...] Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second homme vient du ciel. »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut aussi voir une évocation de ce thème dans le texte de Jean 1:1–14 : Jésus comme &#039;&#039;« le Verbe fait chair »,&#039;&#039; qui inaugure une &#039;&#039;&#039;nouvelle création&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, celui qui est parvenu sans support sacrificiel cannibalique à une pure &#039;&#039;&#039;transformation psychique&#039;&#039;&#039;. Lors de la &amp;quot;Tentation au désert&amp;quot;, le [[Jésus-Christ|Jésus]] refuse en effet la &#039;&#039;&#039;tentation anthropophage&#039;&#039;&#039; que le [[Diable]] lui propose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Xwvs2iuhmvI&amp;amp;t=1822s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il réalise le &#039;&#039;&#039;même rite de transformation&#039;&#039;&#039; (r&amp;lt;u&amp;gt;enaissance sacrée&amp;lt;/u&amp;gt;, &amp;lt;u&amp;gt;fusion du père et du fils&amp;lt;/u&amp;gt;) que ses prédécesseurs&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;La renaissance christique - élucidée par un asperger&amp;quot;, Partie 1 (https://www.youtube.com/watch?v=qiwmi_a07Ao&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime, meurtre ni effusion de sang&#039;&#039;&#039;. Le [[Jésus &amp;quot;le Christ&amp;quot;|Christ]] propose ainsi une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne « naissance maculée de sang » du passé&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Matthieu 23:29–36&#039;&#039;&#039; (cité aussi en &#039;&#039;&#039;Luc 11:47–51&#039;&#039;&#039;) : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites : “Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes.” Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. [...] afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. » ; &#039;&#039;&#039;Luc 11:50-51&#039;&#039;&#039; : « [...] afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie... » ; &#039;&#039;&#039;Jean 10:8&#039;&#039;&#039; : « Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. » ; &#039;&#039;&#039;Marc 12:38-40&#039;&#039;&#039; (cité aussi en &#039;&#039;&#039;Luc 20:46-47&#039;&#039;&#039;) : « [...] Méfiez-vous des scribes, qui aiment à se promener en longues robes, à être salués sur les places publiques, à avoir les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans les festins ; ils dévorent les maisons des veuves, et font pour l’apparence de longues prières : ils seront jugés plus sévèrement. » ; &#039;&#039;&#039;Matthieu 17:12-13&#039;&#039;&#039; : « Mais je vous dis qu&#039;Élie est déjà venu, et ils ne l&#039;ont pas reconnu ; ils l&#039;ont traité comme ils ont voulu. De même, le Fils de l’homme souffrira de leur part. » ; &#039;&#039;&#039;Luc 23:28–29&#039;&#039;&#039; (Jésus sur le chemin de la croix) : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. Car voici, des jours viendront où l’on dira : “Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté et les mamelles qui n’ont point allaité !” ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette transformation spirituelle n&#039;est plus l&#039;apanage d&#039;une élite ou d&#039;un roi (comme l&#039;[[apothéose]] ancienne), mais est accessible à &#039;&#039;&#039;tout un chacun&#039;&#039;&#039; et acquiert une dimension &#039;&#039;&#039;universelle.&#039;&#039;&#039; La [[Miracle de la multiplication des pains|multiplication des pains]], décrite symboliquement dans les évangiles comme la multiplication de cinq pains et de deux poissons&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Matthieu 14, 13-21 ; Marc 6, 30-44 ; Luc 9, 10-17 ; Jean 6, 1-15.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est en ce sens la &#039;&#039;&#039;première communion [[Eucaristie|eucharistique]]&#039;&#039;&#039;. Le [[Jésus &amp;quot;le Christ&amp;quot;|Christ]], en tant que &#039;&#039;&#039;pain de vie&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;se donne&#039;&#039;&#039; littéralement en &#039;&#039;&#039;consommation&#039;&#039;&#039; (il donne en fait concrètement son sang, son &amp;quot;essence&amp;quot;, relayé ensuite par ses apôtres et disciples) pour libérer le peuple de l&#039;héritage sombre et des pulsions anthropophages de leurs ancêtres&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=y6Jlaa_0Fm0&amp;amp;t=27s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien avec Baal ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], les liens entre Yahvé (Yhwh) et [[Baal]] sont profonds, complexes, et historiquement dynamiques, allant d&#039;une relation familiale mythologique à une assimilation cultuelle temporaire, suivie d&#039;un schisme violent motivé par la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] soutient que l&#039;identité entre Yahvé (Yhwh) et [[Baal]] n&#039;est pas une simple coïncidence ou une influence, mais qu&#039;elle fut, à un moment de l&#039;histoire, une &#039;&#039;&#039;assimilation concrète&#039;&#039;&#039; et un &#039;&#039;&#039;[[syncrétisme]] religieux&#039;&#039;&#039; presque total entre les deux cultes, avant qu&#039;ils ne se séparent et deviennent des ennemis jurés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour démontrer ce syncrétisme, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] utilise une méthode historiographique consistant à rassembler un &#039;&#039;&#039;très large faisceau d&#039;éléments convergents&#039;&#039;&#039; dans les textes bibliques et les données archéologiques, insistant sur le fait que de simples coïncidences ne suffiraient pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux éléments qu&#039;il mobilise pour prouver ce syncrétisme parfait sont les suivants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Lien familial mythologique (Père et Fils)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport le plus fondamental, trans-culturellement, est celui de la &#039;&#039;&#039;filiation&#039;&#039;&#039;. Dans toutes les mythologies régionales, la relation entre l&#039;entité Yahvé (dans son identité sumérienne originelle de Ea/Yahou) et [[Baal]] est celle de &#039;&#039;&#039;père et fils&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Paolo Matthiae&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;Jean Bottero,&#039;&#039;&#039; travaux archéologiques et philologiques à Ebla, sur les textes ou noms théonymiques ou de prêtres/ancêtres divins. On trouve à Ebla des noms comportant “Ia” (ou “Ia‑/Yah‑‑‑”) que certains (comme Bottero) suggèrent être une forme ou un équivalent sémitique de Ea / Enki. Cela ouvre la possibilité d’une influence ou diffusion culturelle vers l’Ouest, sans la certitude néanmoins d&#039;une filiation doctrinale Baal ← Ea.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les mythologies mésopotamiennes et cananéennes, &#039;&#039;&#039;[[Baal]] (ou [[Marduk]])&#039;&#039;&#039; était considéré comme le &#039;&#039;&#039;fils symbolique&#039;&#039;&#039; de Yahvé. Ce rapport se maintient dans la Bible : &#039;&#039;&#039;Yahvé est affirmé être le Père d&#039;[[Adam]]&#039;&#039;&#039;. Or, &#039;&#039;&#039;Adam&#039;&#039;&#039; est l&#039;équivalent historique et rituel du roi sumérien &#039;&#039;&#039;[[Dumuzi]]&#039;&#039;&#039; ([[Tammuz]]), dont [[Baal]] est une variante de ce personnage divin du &amp;quot;fils maudit&amp;quot;. Dans les panthéons cananéens et ougaritiques, [[Baal]] était considéré comme le &#039;&#039;&#039;fils symbolique&#039;&#039;&#039; de la divinité suprême &#039;&#039;&#039;El&#039;&#039;&#039; (un nom parfois utilisé pour Yahvé)&amp;lt;ref&amp;gt;Noga Ayali‑Darshan, art. “Baal, Son of Dagan: In Search of Baal’s Double Paternity” : « &#039;&#039;Like all the Ugaritic gods, Baal is customarily regarded as a son of El…&#039;&#039; » (Publication : &#039;&#039;Journal of the American Oriental Society&#039;&#039;, volume 133, numéro 4, 2013, pp. 651-657) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;…Baal is also considered the son of El who is called “Bull El his [i.e., Baal’s] father; El King who begot him&#039;&#039;” » (&#039;&#039;Encyclopaedia Judaica&#039;&#039;, 2e édition, vol 3, 2007) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;…he was a major deity understood as a sky-god who brought rain … He is referenced as the son of El, the king of the gods, in Ugarit.&#039;&#039; » (site World History Encyclopedia) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Claude F.-A. Schaëffer, art. « Le culte d’El à Ras Shamra-Ougarit et le veau d’or » : « &#039;&#039;El y est désigné comme le dieu omnipotent, placé au sommet du panthéon cananéen d’Ugarit, d’où il dirige ce qui est appelé tantôt “l’assemblée de la totalité des dieux”, tantôt celle “de la totalité des fils de El”&#039;&#039; » (Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, année 1966, tome 110, fascicule 2, pp. 327-338. Persée).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le lien entre Adam et Yahvé est donc le même que le lien qui existait jadis entre Dumuzi et le dieu Ea. Cette identité &#039;&#039;&#039;père-fils&#039;&#039;&#039; démontre selon l&#039;auteur que leur culte sont intimement liés par une &#039;&#039;&#039;même origine&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;même histoire&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir plus haut: &amp;quot;Origine en Mésopotamie : 2. Parallèles mythologiques et rôles divins partagés&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le partenariat divin ([[Ashera]]/[[Ishtar]])&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;existence d&#039;une déesse associée aux deux divinités prouve selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] l&#039;assimilation passée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Association Féminine :&#039;&#039;&#039; Il est archéologiquement attesté que Yahvé fut un moment associé à une déesse féminine, &#039;&#039;&#039;[[Ashera]]&#039;&#039;&#039; (Asherah), comme le prouvent les jarres exhumées dans le Sinaï&amp;lt;ref&amp;gt;Ze’ev Meshel, in “Did Yahweh Have a Consort?” &#039;&#039;&#039;–&#039;&#039;&#039;  (article dans &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039;, 1978), concernant les fouilles à Kuntillet ‘Ajrud (Sinai / nord-est du Sinaï) ; William G. Dever, in &#039;&#039;Did God Have a Wife? : Archaeology and Folk Religion in Ancient Israel&#039;&#039; –  (2005), établit une comparaison de multiples sites en Israël / Juda ; le “cult stand” (support cultuel) découvert à Ta’anakh en Israël du Nord, l&#039;ancien Canaan, est souvent évoqué comme un artefact lié au culte d’Asherah, et est discuté dans les contextes de Yahweh + Asherah. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Ishtar/[[Ève]] :&#039;&#039;&#039; [[Ashera]] serait d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] un avatar de la déesse mésopotamienne [[Ishtar]], qui était la &#039;&#039;&#039;partenaire féminine de [[Baal]]&#039;&#039;&#039;. Étant donné que [[Baal]] et Yahvé partageaient la même consort ([[Ishtar]]/[[Ashera]]), cela accrédite l&#039;assimilation des deux cultes en certains lieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La confusion nominale et la preuve des synonymes&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] apporte dans le texte biblique des preuves formelles concernant le fait que selon lui les noms &amp;quot;Yahvé&amp;quot; et &amp;quot;[[Baal]]&amp;quot; étaient jadis &#039;&#039;&#039;interchangeables&#039;&#039;&#039;, au moins pour certains adeptes de ces divinités. Selon lui, bien qu&#039;il y ait eu plus tard dans l&#039;histoire biblique un &#039;&#039;&#039;schisme&#039;&#039;&#039; et une guerre farouche entre Yahvé et [[Baal]] (durant la période des rois précisément), l&#039;identité et l&#039;assimilation entre les deux entités fut une &#039;&#039;&#039;réalité historique préalable&#039;&#039;&#039; qui est clairement attestée dans les textes bibliques eux-mêmes, par l&#039;interchangeabilité des noms et des symboles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Les Noms Théophores :&#039;&#039;&#039; Les noms d&#039;une multitude de personnages bibliques prouvent selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] cette ancienne association. Pour ne citer ici qu&#039;un exemple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir note 11 de ce même article.&amp;lt;/ref&amp;gt;, le roi Saül, un promoteur du culte de Yahvé, nomma son fils &#039;&#039;&#039;Ishbaal&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;l&#039;homme de [[Baal]]&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;1 Chroniques 8:33 et 1 Chroniques 9:39.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Une telle nomination serait selon Arsmann &#039;&#039;&#039;totalement absurde&#039;&#039;&#039; si les deux divinités avaient été perçues à cette époque comme des antithèses ou des ennemis jurés, forçant selon l&#039;auteur à la conclusion qu&#039;elles ne faisaient qu&#039;un à ce moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Refoulement Prophétique :&#039;&#039;&#039; L&#039;interdiction formelle du nom de [[Baal]]&amp;lt;ref&amp;gt;Osée 2:17 (ou 2:19 selon les versions) ; Élie (1 Rois 18).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prophètes &#039;&#039;&#039;Élie&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;Osée&#039;&#039;&#039;, qui ont joué un rôle clé dans la lutte contre le culte de &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039;, ont vécu à des époques différentes mais toutes deux marquées par l’idolâtrie dans le royaume du Nord (Israël). Elie a vécu de vers 870 à environ 850 av. J.-C., pendant le règne d’Achab (Ahab) et de sa femme Jézabel. Il est intervenu aussi brièvement sous le règne d’Achazia (fils d’Achab). Osée (environ 750 – 722 av. J.-C.) prophétise durant les dernières décennies du royaume du Nord, avant sa chute face à l’Assyrie, sous les rois Ozias (Azaria), Yotham, Achaz et Ézéchias dans le royaume de Juda au Sud, et Jéroboam II puis Zacharie, Shallum, Menahem, Pekachia, Péqah et Osée (dernier roi, 732–722 av. J.-C.) dans le royaume d&#039;Israël au Nord.&amp;lt;/ref&amp;gt; prouve selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] son existence antérieure dans le culte. Le prophète Osée martèle en effet que Yahvé interdit à son peuple de l&#039;appeler &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;&#039;Mon Baal &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Osée 2:16–17 &#039;&#039;(ou 2:18–19 selon les versions)&#039;&#039; : « &#039;&#039;En ce jour-là, dit l’Éternel, tu m’appelleras : Mon mari ! et tu &#039;&#039;&#039;ne&#039;&#039;&#039; m’appelleras &#039;&#039;&#039;plus&#039;&#039;&#039; : Mon Baal ! J’ôterai de sa bouche les noms des Baals, afin qu’on ne les mentionne plus par leurs noms.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui implique logiquement selon l&#039;auteur que cette association nominale a été précédemment &#039;&#039;&#039;très concrète&#039;&#039;&#039;. De même, le changement du nom du fils de Saül d&#039;Ishbaal en &#039;&#039;Ish-Bosheth&#039;&#039; (&amp;quot;l&#039;homme de la honte&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;Les passages de 2 Samuel 2:8 &#039;&#039;« Abner, fils de Ner, chef de l’armée de Saül, prit &#039;&#039;&#039;Ish-Bosheth&#039;&#039;&#039;, fils de Saül, et le fit passer à Mahanaïm. »&#039;&#039; et 2 Samuel 4:4 semblent en effet contradictoires avec ceux de 1 Chroniques 8:33 et 1 Chroniques 9:39 où le même personnage est nommé &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Ishbaal&amp;quot;.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cause de l’association de Baal avec le culte païen cananéen, les rédacteurs ou copistes plus tardifs ont substitué le mot Bosheth (&amp;quot;honte&amp;quot;) à Baal, pour éviter d’attribuer le nom d’une idole à un roi d’Israël. Ce procédé n’est pas unique dans le texte biblique : on retrouve la même chose pour &#039;&#039;&#039;Meribbaal&#039;&#039;&#039; (fils de Jonathan), devenu &#039;&#039;&#039;Mephibosheth&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;2 Samuel&#039;&#039;).&amp;lt;/ref&amp;gt; est une &#039;&#039;&#039;retouche à caractère de refoulement&#039;&#039;&#039; visant à éviter l&#039;association dérangeante entre Baal et Yahvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. Lien d&#039;identité et [[syncrétisme]] :&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le roi [[David]], par exemple, les noms Yahvé et [[Baal]] étaient &#039;&#039;&#039;interchangeables&#039;&#039;&#039; donc &#039;&#039;&#039;synonymes,&#039;&#039;&#039; et définissaient la &#039;&#039;&#039;même entité&#039;&#039;&#039;. [[David]], fervent adepte de Yahvé, a pourtant nommé une région conquise au nom de Yahvé, &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Baal-Perazim&#039;&#039;&#039;&amp;quot; (&amp;quot;Brèches de Baal&amp;quot; ou &amp;quot;Baal des ruptures&amp;quot;), ce qui d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] aurait été une dénomination absurde si Baal avait été la divinité de ses ennemis jurés&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann évoque la conquête par le roi David de la région nommée Bal-Perazim (qu&#039;il nomme également Bal des Régimes) dans la vidéo intitulée &amp;quot;L&#039;identité entre Baal et Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=p-EpZ_lhOYk&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] utilise cet événement pour démontrer l&#039;assimilation ponctuelle ou le syncrétisme religieux entre Yahvé et [[Baal]] : le roi [[David]], fervent adepte de Yahvé, mène de nombreuses conquêtes au nom de son dieu et l&#039;une de ses victoires se conclut par la re-nomination du lieu où elle fut acquise. Or, la ville conquise au nom de Yahvé est étrangement re-nommée &#039;&#039;&#039;en l&#039;honneur de Baal&#039;&#039;&#039;. Les exégètes traditionnels suggèrent de leur côté que la ville aurait gagné ce nouveau nom en référence au dieu vaincu, Baal, hypothèse qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère &amp;quot;scientifiquement irrecevable&amp;quot; et &amp;quot;absurde&amp;quot; : il rappelle en effet qu&#039;au cours de l&#039;histoire, les lieux conquis ont toujours été nommés en l&#039;honneur du vainqueur, jamais du vaincu. Il pense pour sa part que le sens littéral des &#039;&#039;&#039;&amp;quot;brèches de Baal&amp;quot;&#039;&#039;&#039; fait plutôt explicitement référence au texte biblique qui précède, relatif aux &amp;quot;brèches&amp;quot; imposées &#039;&#039;&#039;par Yahvé&#039;&#039;&#039; au cœur de l&#039;armée ennemie&amp;lt;ref&amp;gt;Baal-Perazim est une localité proche de Jérusalem, où David battit les Philistins : 2 Sa 5, 20 : “L’Éternel a &#039;&#039;&#039;brisé mes ennemis&#039;&#039;&#039; devant moi, comme on &#039;&#039;&#039;brise&#039;&#039;&#039; les eaux.” C’est pourquoi on appela ce lieu Baal‑Perazim. » ; 1 Chroniques 14:11 (version Louis Segond) : &#039;&#039;« Ils montèrent à Baal-Peratsim, où David les battit. David dit : “Dieu a &#039;&#039;&#039;dispersé&#039;&#039;&#039; mes ennemis par ma main, comme les eaux qui &#039;&#039;&#039;rompent&#039;&#039;&#039; une digue.” C’est pourquoi l’on donna à ce lieu le nom de &#039;&#039;&#039;Baal-Peratsim&#039;&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, les deux cultes avaient &#039;&#039;&#039;plusieurs fêtes en commun&#039;&#039;&#039;, et de nombreux &#039;&#039;&#039;lieux de culte&#039;&#039;&#039; de Yahvé étaient &#039;&#039;&#039;d&#039;anciens lieux de culte jadis voués au dieu [[Baal]]&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs lieux de culte dédiés à Yahvé dans la Bible sont soupçonnés ou identifiés par les textes bibliques eux-mêmes (ou par l’archéologie) comme ayant été des sanctuaires païens antérieurs, notamment consacrés à Baal, ou à d’autres divinités cananéennes. La Bible mentionne souvent ce phénomène dans le cadre d’une lutte religieuse : le culte de Yahvé s’est souvent implanté en lieu et place des anciens cultes cananéens. &#039;&#039;&#039;Béthel&#039;&#039;&#039; (en hébreu : בֵּית־אֵל, &amp;quot;maison de Dieu&amp;quot;) était un haut lieu cananéen important avant l’arrivée des Israélites. Le nom &#039;&#039;Beth-El&#039;&#039; peut désigner un ancien sanctuaire dédié au dieu El (le dieu suprême du panthéon cananéen, parfois confondu avec Baal). Jacob y voit une échelle céleste et établit un autel à Yahvé. Mais plus tard, Jéroboam I y installe un veau d’or pour le culte dissident du royaume du Nord (1 Rois 12:28–33), ce qui est dénoncé comme idolâtre. En Samarie, le &#039;&#039;&#039;mont Garizim&#039;&#039;&#039; (ou &#039;&#039;&#039;Sichem&#039;&#039;&#039;) était une région ancienne du culte de Baal, notamment sous le règne d’Achab et de sa femme Jézabel, qui introduit le culte de Baal de Tyr (1 Rois 16:31–33). Le prophète Élie affronte les prophètes de Baal dans ce contexte (1 Rois 18). Plus tard, les Samaritains y établiront un culte yahviste dissident, centré sur le mont Garizim (voir Jean 4:20). Il s&#039;agit donc d’un lieu anciennement baalique (ou syncrétique), transformé en sanctuaire de Yahvé. &#039;&#039;&#039;Dan&#039;&#039;&#039; était un sanctuaire de haute antiquité. Des fouilles archéologiques (tel Dan) ont mis au jour un complexe cultuel cananéen, avec possible lien à Baal ou El. Dans la Bible, Jéroboam y place un autre veau d’or (1 Rois 12:29). Le culte y est donc à la fois yahviste et idolâtre, mêlant des éléments anciens du paganisme local. &#039;&#039;&#039;Hébron&#039;&#039;&#039; était un haut lieu religieux avant les Hébreux, lié aux Anakim, géants cananéens (Josué 14:15). Le site était possiblement lié à El Elyon ou à des dieux locaux assimilés à Baal. Abraham y érigea ensuite un autel à Yahvé (Genèse 13:18). et David y fut sacré roi. &#039;&#039;&#039;Guéba&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;Guibeon&#039;&#039;&#039;, qui fut un lieu de culte important sous Salomon (1 Rois 3:4), qui y offre des sacrifices à Yahvé. Mais Guibeon semble aussi avoir été un haut lieu de culte antérieur. Dans Jérémie 11:13 il est dit que &#039;&#039;« Tes autels, ô Juda, sont comme les autels de Baal... »,&#039;&#039;  ce qui suggère que les villes judéennes avaient des autels syncrétiques, possiblement dans des lieux yahvistes traditionnels. Selon Ézéchiel 8 et 2 Rois 23, même &#039;&#039;&#039;le Temple de Jérusalem&#039;&#039;&#039; aurait été pollué par des cultes à Baal, Astarté, et d’autres dieux, notamment sous les règnes impies (ex : celui de Manassé). Le roi Josias mènera une purge religieuse drastique des autels et objets idolâtres dans le Temple (2 Rois 23:4–7).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La déesse [[Ashera]] (qui est un avatar d&#039;[[Ishtar]] , la partenaire de [[Baal]]) fut même associée à Yahvé, et sa statue fut présente dans le Temple de Jérusalem&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;La femme dans l&#039;épha dans l&#039;ancien testament, Zach., 5, 5-11&#039;&#039;&#039; : &amp;quot;Puis l’ange chargé de me parler sortit et me dit : Lève les yeux et regarde ce qui vient là. – Qu’est-ce ? lui demandai-je. Il me répondit : C’est un boisseau qui vient. Puis il ajouta : Il représente le péché du peuple dans tout le pays. Soudain, un couvercle de plomb se souleva et une femme apparut, assise à l’intérieur du boisseau. Cette femme, me dit l’ange, c’est la Méchanceté. Et il la repoussa à l’intérieur du boisseau qu’il referma avec le couvercle de plomb. Je regardai et je vis arriver deux femmes. Le vent gonflait leurs ailes semblables aux ailes des cigognes. Elles soulevèrent le boisseau entre ciel et terre. Je demandai à l’ange chargé de me parler : Où emportent-elles le boisseau ? Il me répondit : Elles l’emportent en Babylonie, où elles lui bâtiront un sanctuaire. Lorsqu’il sera prêt, on le fixera là sur son piédestal.&amp;quot; (trad. &#039;&#039;La Bible du Semeur&#039;&#039;).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;5. Le partage des attributs cultuels (Le calque de Baal)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yahvé, tel qu&#039;il est décrit durant la période de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], emprunte tous les attributs et symboles qui sont la signature du dieu [[Baal]] dans la haute Antiquité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann, &amp;quot;L&#039;identité entre Baal et Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot;, vidéo YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=p-EpZ_lhOYk&amp;amp;t=299s).&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il se manifeste par le &#039;&#039;&#039;[[Serpent (symbole)|serpent]]&#039;&#039;&#039; (en lien avec l&#039;[[Apopi]] égyptien et la figure maléfique de [[Seth]], équivalent de Baal en Égypte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il se définit par la &#039;&#039;&#039;[[Lèpre (symbole)|lèpre]]&#039;&#039;&#039;, le second signe donné à Moïse. Or, [[Baal]]/[[Seth]] était le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il est un dieu du &#039;&#039;&#039;[[Feu sacré|feu]]&#039;&#039;&#039;, de la &#039;&#039;&#039;colère&#039;&#039;&#039; et de la &#039;&#039;&#039;jalousie&#039;&#039;&#039; (la [[concurrence]] ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il ordonne le &#039;&#039;&#039;[[Le massacre des Innocents|massacre des premiers-nés]]&#039;&#039;&#039;, ce qui était la principale exigence du culte de [[Baal]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait remarquer en outre que les deux cultes avaient &#039;&#039;&#039;plusieurs fêtes en commun&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Les cultes de Baal et Yahvé se sont développés dans un contexte commun (Canaan, Syrie, Israël) et présentent donc des fêtes, symboles ou rituels parallèles, voire parfois concurrents ou récupérés. C&#039;est le cas des fêtes suivantes : f&amp;lt;u&amp;gt;ête de la moisson / fête de l&#039;orge&amp;lt;/u&amp;gt; : &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039;, en tant que dieu de la fertilité et de la pluie, était honoré lors de fêtes agricoles liées aux cycles saisonniers, notamment au printemps (vers avril-mai). Ces fêtes célébraient la fin de la saison des pluies et le début des récoltes, et incluaient des offrandes végétales, parfois accompagnées de rites de fertilité. &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; : fête des Semaines (&#039;&#039;Shavouot&#039;&#039;) ou Fête de la Moisson dans la Bible hébraïque (Exode 23:16 ; Lévitique 23:15-22). Elle a lieu 50 jours après Pessa’h (Pâque) et célèbre aussi la moisson de l’orge puis du blé. Pour les deux cultes, la fête avait lieu à la fin du printemps. Elle concernait les offrandes de prémices agricoles, et exprimait la gratitude du peuple pour les récoltes et reconnaissance du dieu source de fertilité. Cf. Exode 23:16 – &#039;&#039;« Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail. »&#039;&#039; f&amp;lt;u&amp;gt;ête de la pluie / début de l&#039;année agricole (automne)&amp;lt;/u&amp;gt; &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039; est le maître des pluies. Les textes d’Ougarit racontent sa mort en été (saison sèche) et son retour en automne (saison des pluies), un cycle mythologique associé au renouveau agricole. Son retour était célébré lors de fêtes d’automne, marquant la reprise de la fertilité des sols. &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; est célébré quant à lui à l&#039;occasion de la Fête des Tentes / Soukkot (Lévitique 23:33-43 ; Deutéronome 16:13-15), célébrée à l’automne, à la fin des récoltes. Elle inclut des &#039;&#039;&#039;prières pour la pluie&#039;&#039;&#039; et des rituels liés à l’eau (surtout à l’époque du Second Temple). Ces deux cultes célébraient ces rituels à l&#039;automne par des prières pour l&#039;eau et la fertilité. La fête permettait la célébration du cycle agraire et appel à la bénédiction divine pour l’année à venir. Cf. Zacharie 14:16-17 : les nations qui ne monteront pas à Jérusalem pour célébrer Soukkot « n’auront pas de pluie ». &amp;lt;u&amp;gt;Fête avec sacrifices d’animaux et culte sur les hauteurs&amp;lt;/u&amp;gt; : le culte à &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039; était souvent pratiqué sur des &#039;&#039;&#039;hauteurs (bamot)&#039;&#039;&#039;, avec &#039;&#039;&#039;sacrifices d’animaux&#039;&#039;&#039; et parfois rites extatiques (danse, musique, auto-mutilation comme dans 1 Rois 18). Ces fêtes étaient accompagnées de repas sacrés en l’honneur du dieu. Chez &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; le culte fut aussi pratiqué sur les hauteurs (voir 1 Samuel 9:12-14 ; 1 Rois 3:2-4). Des sacrifices furent prescrits dans la Loi de Moïse, lors de fêtes comme Pessa’h, Soukkot, etc. Après la réforme deutéronomique (VIIe siècle av. J.-C.), seul le Temple de Jérusalem fut autorisé pour ces pratiques. Dans les cultes des deux divinités là encore, la pratique religieuse est centrée sur les sacrifices et repas rituels. On note pour les deux l&#039;utilisation des hauts lieux avant centralisation du culte dans un lieu dédié (le Temple). Ces similitudes sont le témoignage d’un &#039;&#039;&#039;substrat religieux commun&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, le lieu où l&#039;&#039;&#039;&#039;[[Arche d&#039;alliance|Arche d&#039;Alliance]]&#039;&#039;&#039; (l&#039;objet le plus sacré du culte de Yahvé) demeura longtemps fut la ville nommée &#039;&#039;&#039;Baala&#039;&#039;&#039;, qui était la ville sainte du dieu [[Baal]]&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs indices et mentions bibliques, ainsi que quelques travaux archéologiques récents, associent &#039;&#039;&#039;Kiryat Yéarim&#039;&#039;&#039; (aussi appelée &#039;&#039;Kirjath‑Baal&#039;&#039;, &#039;&#039;Baala&#039;&#039;, &#039;&#039;Kiryat-Baala&#039;&#039;) à la résidence de l’Arche après certains événements, non sans nuances : selon le &#039;&#039;&#039;premier livre de Samuel 7:1&#039;&#039;&#039;, l’Arche resta à Kiryat‑Yéarim après qu’elle fut restituée par les Philistins. Ce fut un séjour important avant son transfert à Jérusalem. Ce texte biblique place donc Kiryat‑Yéarim / Kirjath‑Baal / Baala comme un des lieux de résidence pour l’Arche. &#039;&#039;&#039;1 Chroniques 13:6&#039;&#039;&#039; indique que : « Et David, avec tout Israël, monta à **Baala, à Kirjath Jearim, qui est à Juda, pour faire monter de là l’Arche de Dieu… » — ce verset identifie explicitement Baala (une forme de Baal / Baala) comme l’endroit d’où David fait partir l’Arche. Les travaux archéologiques et des spécialistes modernes nuancent un peu ces données : &#039;&#039;&#039;Israël Finkelstein&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;Thomas Römer&#039;&#039;&#039;, et d’autres universitaires affiliés à des fouilles à Kiryat Yéarim ont étudié le site pour mieux comprendre sa fonction cultuelle. Ils ne prétendent pas que ce soit le « lieu originel » de l’Arche dès sa fabrication, mais examinent plutôt le rôle de ce site dans la tradition biblique comme lieu de culte important pour l’Arche à une époque donnée. Dans des fouilles récentes (2017‑2019), des murs de soutènement du VIIIᵉ siècle avant J.-C. ont été découverts, suggérant que Kiryat Yéarim était un centre cultuel significatif. Cela peut conforter l’idée que l’Arche y était conservée pendant un temps qui avait une importance religieuse, symbolique et politique pour le royaume de Juda.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;6. Le contexte de la fusion historique&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syncrétisme s&#039;ancra selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] dans l&#039;histoire de la formation du peuple hébreu durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] (celui des [[Hyksôs]], environ 1540 av. J.-C.). Les [[Hyksôs]] (assimilés par l&#039;auteur aux exilés bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la démonstration de l&#039;auteur établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ainsi que ses vidéos YouTube &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=9s), &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;esclavage des Hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=As7DJIIUYCc&amp;amp;t=15s), &amp;quot;La date de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=17s), et  &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=peC19snmPa4&amp;amp;t=118s).&amp;lt;/ref&amp;gt;) auraient alors, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], formé une alliance pluri-ethnique et religieuse. Ils vénéraient tous des avatars du dieu [[Baal]] ([[Seth]] ou [[Apopi]] en Égypte). Le groupe hébreu, minorité descendant d&#039;Abraham (les &amp;quot;Soixante-dix Sages&amp;quot; évoqués dans l&#039;&#039;&#039;&#039;Exode biblique&#039;&#039;&#039;), qui vénérait [[Ea]] (Yahou), fut d&#039;après l&#039;analyse de l&#039;auteur, intégré à cette alliance monothéiste naissante de [[Baal]]/[[Seth]] juste avant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Exode 3:16 mentionne les anciens d’Israël que Moïse doit rassembler avant l&#039;Exode : « Va, rassemble les anciens d’Israël, et tu leur diras : YHWH, le Dieu de vos pères... m’est apparu. » Ce verset préfigure le groupe plus formel des 70 anciens qu’on voit après la sortie d’Égypte : Exode 24:1  : « Puis il [YHWH] dit à Moïse : Monte vers le Seigneur, toi, Aaron, Nadab et Abihou, et soixante-dix des anciens d’Israël, et vous vous prosternerez à distance. » Exode 24:9-11 : « Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihou, et soixante-dix des anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël... Ils contemplèrent Dieu, ils mangèrent et ils burent. » Ce passage montre un groupe de 70 anciens associés à une vision théophanique au Sinaï. Ce sont donc des figures religieuses majeures, témoins d’un moment clé de la révélation. Nombres 11:16-17 : « Le Seigneur dit à Moïse : Rassemble-moi soixante-dix des anciens d’Israël, des hommes que tu connais comme anciens du peuple et responsables. Amène-les à la tente de la Rencontre... Je prendrai de l’esprit qui est sur toi pour le mettre sur eux. » Nombres 11:25 : « Le Seigneur descendit dans la nuée, parla à Moïse, et prit de l’esprit qui était sur lui pour le mettre sur les soixante-dix anciens. Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser... » (Trad. TOB) Allan Arsmann expose le rôle joué par ces Soixante-dix personnages dans &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; vol. 3 ch. 26 pp. 412-431 . Il évoque l&#039;importance de ces Soixante-dix personnes dans sa vidéo &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=peC19snmPa4&amp;amp;t=23s), ainsi que dans &amp;quot;La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=223s). Dans la première vidéo, Arsmann soutient que le culte des Hébreux (le groupe des descendants d&#039;Abraham, qui ne compte peut-être à ce moment-là que quelques dizaines d&#039;individus) fut maintenu à l&#039;écart de l&#039;alliance religieuse des Hyksôs (qui vénéraient Baal/Seth) pendant un siècle. C&#039;est seulement à la toute fin, juste avant l&#039;Exode, que selon l&#039;auteur ces &amp;quot;70 anciens et leurs culte vont être approchés par les Hyksôs et intégrés à leurs projets&amp;quot;. Le personnage divin prend alors contact avec les &amp;quot;70 anciens d&#039;Israël par le biais de Moïse à ce moment-là&amp;quot;, insiste Arsmann, mais pas avant selon lui. Dans sa seconde vidéo, Arsmann les mentionne comme faisant référence de façon exceptionnelle dans le récit de l&#039;Exode au dieu Yahvé authentique (le dieu Ea sumérien), et non cette fois au roi humain appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot;, qui se considère pour sa part et selon Arsmann comme une figure du dieu Baal/Seth. &amp;quot;Lorsque les 70 anciens d&#039;Israël viennent demander à Moïse la preuve du concours terrestre de leur Dieu&amp;quot;, dit l&#039;auteur au sujet de l&#039;épisode 4, 29-31 de l&#039;Exode, à ce moment-là du récit, c&#039;est bien de l&#039;authentique dieu Ea qu&#039;il est question : « &#039;&#039;Moïse et Aaron allèrent et rassemblèrent tous les anciens des enfants d’Israël. Aaron rapporta toutes les paroles que YHWH avait dites à Moïse, et il fit les signes devant le peuple. Et le peuple crut&#039;&#039;... ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette fusion (le syncrétisme du Sinaï) fut selon lui stratégique : l&#039;intégration du culte de Yahvé (qui, en tant qu&#039;[[Ea]], était opposé au sacrifice d&#039;enfants) aurait servi de &#039;&#039;&#039;signature&#039;&#039;&#039; de l&#039;Alliance, afin de marquer la volonté de &#039;&#039;&#039;mettre fin&#039;&#039;&#039; aux sacrifices humains pratiqués par le culte de [[Baal]], tandis qu&#039;ils s&#039;apprêtaient à conquérir Canaan, région où cette pratique était encore courante&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann analyse cette révolution dans &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 5 partie 2, ch. 54 &amp;amp; 55, pp. 423-459.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;7. Concurrence et schisme (L&#039;hostilité postérieure)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les deux divinités fussent ainsi longtemps assimilées, la relation devint par la suite une &#039;&#039;&#039;[[concurrence]] farouche&#039;&#039;&#039; qui mena au schisme. Yahvé et [[Baal]] concourraient en effet dans les &#039;&#039;&#039;mêmes catégories&#039;&#039;&#039; et pour les &#039;&#039;&#039;mêmes pratiques&#039;&#039;&#039;, conduisant au cours des siècles et des vicissitudes à une rivalité exclusive. Le culte de [[Baal]], du fait de ses pratiques barbares (notamment la loi des &amp;quot;[[Loi des Prémices|prémices]]&amp;quot;), provoqua une haine et une honte quimenèrent plus tard à un &#039;&#039;&#039;refoulement collectif&#039;&#039;&#039;. Le nom de [[Baal]] fut ainsi rétroactivement remplacé, dans les textes bibliques fondateurs où il avait paradoxalement été originellement le principal protagoniste, par celui de Yahvé&amp;lt;ref&amp;gt;II Rois 10,18-28 ; II Rois 12,4 - 14,4 - 15,4 - 23,4-10. Cité par Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 3 ch. 2, p. 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le point de rupture fondamental fut selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] le &#039;&#039;&#039;sacrifice des enfants&#039;&#039;&#039;. Bien que Yahvé eût jadis exigé ce sacrifice selon des lois très anciennes (la loi des [[Loi des Prémices|&#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039;]] est plus ancienne que celle des [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]), les ministres du culte de Yahvé, en s&#039;intégrant à l&#039;alliance de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], ont pris la décision de &#039;&#039;&#039;mettre fin à ces sacrifices&#039;&#039;&#039;. L&#039;intégration de Yahvé au sein de l&#039;alliance syncrétique des [[Baal]] servit ainsi de &#039;&#039;&#039;signature&#039;&#039;&#039; pour ce changement religieux, Yahvé devenant celui qui &#039;&#039;&#039;désormais condamnait ouvertement l&#039;acte de [[Baal]]&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 3 ch. 14, pp. 182-192.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien avec Seth ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], les liens entre Yahvé (Yhwh) et le dieu égyptien &#039;&#039;&#039;[[Seth]]&#039;&#039;&#039; (parfois orthographié &#039;&#039;&#039;Soutekh&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;Set&#039;&#039;&#039;) découlent principalement de l&#039;&#039;&#039;&#039;identité historique et cultuelle entre Seth et [[Baal]]&#039;&#039;&#039;, et du phénomène de &#039;&#039;&#039;syncrétisme religieux&#039;&#039;&#039; qui s&#039;est produit au moment de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] biblique. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient que Yahvé fut temporairement associé, assimilé et confondu avec [[Seth]], particulièrement dans le contexte égyptien de l&#039;époque mosaïque&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. A. Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 2 ch. 12, pp. 295-345.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici comment l&#039;auteur démontre les liens entre les deux divinités :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. L&#039;identité fondamentale entre Baal et Seth&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de départ de l&#039;association est l&#039;équivalence entre [[Seth]] et [[Baal]]. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme que tous les spécialistes continuent d&#039;affirmer que [[Baal]] et [[Seth]] ont le même nom hiéroglyphique aux yeux des Anciens, signifiant qu&#039;ils sont la même entité&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;A SOURCER (identité phonique entre Seth et Baal au niveau hiéroglypjique).&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;Eythan Levy et d’autres,&#039;&#039;&#039; dans &#039;&#039;A Fresh Look at the Mekal Stele&#039;&#039;, montrent le concept de “Baal‑Seth” comme catégorie dans les études iconographiques : des dieux nommés Seth mais avec des attributs visuels levantins (c’est‑à‑dire associés à Baal). &#039;&#039;&#039;Niv Allon&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;“Seth Is Baal: Evidence From the Script”&#039;&#039;, dans &#039;&#039;Agypten und Levante&#039;&#039;, 2007 (Tel Aviv University), soutient que le nom “Baal” dans les textes égyptiens est souvent écrit avec le déterminatif de l’animal Seth (le signe hiéroglyphique de l’animal Seth). Il considère que le syncrétisme entre Baal et Seth était assez poussé, en particulier sous le Nouvel Empire (entre 1550 av. J.-C. et 1069 av. J.-C., à savoir aux XVIIIe, XIXe et XXe dynasties), en raison de fonctions similaires (dieu de la tempête, des étrangers, etc.). Les travaux de &#039;&#039;&#039;Jean‑Yves Te Velde&#039;&#039;&#039; sont cités dans le même article de Niv Allon comme références pour l’idée que Baal fut considéré par les Égyptiens comme une manifestation de Seth, ou en tout cas que Seth prit certaines fonctions de Baal. &#039;&#039;&#039;Véronique Zivie‑Coche&#039;&#039;&#039; est également citée dans le contexte de ces travaux pour l’idée que sur certains monuments les aspects visuels et iconographiques de Baal et de Seth sont combinés, et que dans ces cas, “le nom de Baal peut être écrit avec le déterminatif de Seth”. &amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;Égypte ancienne intégra jadis le culte de [[Baal]], lui donnant des formes et des noms spécifiquement égyptiens, le nommant &#039;&#039;&#039;Soutekh&#039;&#039;&#039;, c&#039;est-à-dire &#039;&#039;&#039;Seth &#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Le culte de Baal, une divinité ouest-sémitique (cananéenne), a bien été intégré partiellement dans le panthéon égyptien, notamment durant la période du Nouvel Empire, c’est-à-dire vers le XVe au XIIe siècle av. J.-C., lorsque l’Égypte dominait militairement et politiquement le Proche-Orient (Canaan et Syrie du Sud). A cette époque, l&#039;Egypte développa les relations diplomatiques, commerciales et militaires avec les cités-États cananéennes ; il y eut une présence de populations asiatiques en Égypte. Baal fut alors souvent &#039;&#039;&#039;associé à Seth&#039;&#039;&#039;, dieu égyptien des tempêtes, du chaos et des pays étrangers. Il était vénéré en Canaan, Phénicie, et Syrie, notamment sous le nom de Baal Hadad (dieu de l’orage et de la fertilité). Il apparaissait dans les textes d’Ougarit (XIVe s. av. J.-C.) comme le rival de Mot (la mort) et le champion de l&#039;ordre cosmique.  Sous la XVIIIe Dynastie (vers 1550–1295 av. J.-C.), pendant les conquêtes de la Syrie-Palestine (règnes de Thoutmosis III et de ses successeurs, l’Égypte établit une présence forte au Levant. Cela favorise le syncrétisme religieux avec les divinités locales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une stèle de Ramsès II trouvée à Pi-Ramsès (ancienne capitale dans le Delta) invoque « Seth-Baal ». Seth, le dieu égyptien du chaos et des tempêtes, est identifié à Baal, en raison de leurs traits similaires (orage, guerre, pouvoir destructeur). Sous le règne de Ramsès II (vers 1279–1213 av. J.-C.), la ville de Pi-Ramsès (dans le Delta oriental) devient un centre multiculturel, avec de nombreux ouvriers et soldats sémitiques. On y trouve des traces archéologiques de temples cananéens, notamment à Baal et Astarté. Le culte de Baal y est officiellement toléré et même encouragé, notamment comme dieu protecteur de l’armée et de la foudre guerrière.  Après le Nouvel Empire (vers 1100 av. J.-C.), avec le retrait égyptien du Levant et les troubles internes, l’influence des dieux sémitiques diminue. Seth (et donc Baal par association) est de plus en plus diabolisé dans les siècles suivants, considéré comme un dieu traître et associé au mal. Keiko Tazawa, &#039;&#039;Egyptian Religion under the Influence of Syro-Palestinian deities in the New Kingdom&#039;&#039; (thèse, Univ. de Liverpool, 2008) ; Niv Allon, &#039;&#039;Seth is Baal – Evidence from the Egyptian Script&#039;&#039;, &#039;&#039;Ägypten und Levante&#039;&#039; 17 (2007) ; Erika Roboz, Thèse / étude mentionnée dans &#039;&#039;Ba’al was known in Egypt as early as the Middle Kingdom … syncretized with Seth … worshipped in the New Kingdom&#039;&#039; ; Wolfgang Helck, Article &#039;&#039;Zum Auftreten fremder Götter in Ägypten&#039;&#039; (1966, Oriens Antiques).&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L’intégration significative de [[Baal]] en Égypte date &#039;&#039;&#039;du Nouvel Empire&#039;&#039;&#039;, surtout de la &#039;&#039;&#039;XVIIIᵉ dynastie&#039;&#039;&#039; (vers 1550‑1295 av. J.-C.). Plus précisément, des attestations montrent que des prêtres de [[Baal]] (et d’[[Ashera / Astarté|Astarté]]) sont mentionnés &#039;&#039;&#039;à partir de la fin de la XVIIIᵉ dynastie&#039;&#039;&#039;. Le culte continue dans les dynasties suivantes, notamment pendant la XIXᵉ dynastie jusqu’à la XXᵉ, et plus tard dans des écrits et usages privés ou étrangers (population asiatique en Égypte) même après l’apogée royale de [[Baal]]&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Thomas Schneider :&#039;&#039;&#039; étude des dieux asiatiques en Égypte (Syro‑Palestiniens, Baal, Astarté), notamment dans &#039;&#039;Foreign Egypt: Egyptology and the Concept of Cultural Appropriation&#039;&#039;. &#039;&#039;&#039;Wolfgang Helck :&#039;&#039;&#039; études anciennes sur l’apparition des dieux étrangers en Égypte, notamment “Zum Auftreten fremder Götter in Ägypten”. (EKB Journals) &#039;&#039;&#039;Keiko Tazawa :&#039;&#039;&#039; travaux plus récents, sur les divinités syro‑palestiniennes dans l’Égypte du Nouvel Empire. (EKB Journals) &#039;&#039;&#039;Niv Allon :&#039;&#039;&#039; article &#039;&#039;“Seth is Baal: evidence from the Egyptian script”&#039;&#039; (2007). Analyse de comment le nom “Baal” est représenté dans le script égyptien, et de l’identification scripturale / iconographique entre Seth et Baal. &#039;&#039;&#039;H. Te Velde :&#039;&#039;&#039; cité pour ses travaux sur Seth, notamment &#039;&#039;Seth, God of Confusion&#039;&#039;, qui examine le rôle et les associations de Seth, y compris avec des divinités étrangères. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est durant la &#039;&#039;&#039;période [[Hyksôs]]&#039;&#039;&#039; (une période dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme qu&#039;elle correspond à l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] biblique) que le dieu [[Seth]] fut &#039;&#039;&#039;complètement et totalement identifié&#039;&#039;&#039; comme étant le dieu [[Baal]] des étrangers (les [[Sémites]]). Le culte de [[Seth]] était alors dominant et même [[Monothéisme|monothéiste]] chez les [[Hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Manfred Bietak :&#039;&#039;&#039; archéologue autrichien, chef des fouilles à Tell el‑Dabʿa, travaux sur Avaris, sur les temples syro-palestiniens, les cultes hybrides, etc. Très centrale dans ce domaine. &#039;&#039;&#039;Vera Müller&#039;&#039;&#039; (et Irene Forstner‑Müller, Joris Peters) ont travaillé avec Bietak sur les fouilles, sur les temples syro-palestiniens du district A/II à Tell el‑Dabʿa, analysant les vestiges rituels, les altars, les poteries, etc.  &#039;&#039;&#039;Jan Assmann,&#039;&#039;&#039; spécialiste des religions égyptiennes et de la monolâtrie, a évoqué Apophis (Apopi) et son culte de Seth, et les implications religieuses. &amp;lt;/ref&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Tell el‑Dabʿa / Avaris&#039;&#039;&#039;  – Manfred Bietak et son équipe ont fouillé le site de Tell el‑Dabʿa, l’ancienne [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Avaris]], capitale [[Hyksôs|hyksôsienne]]. Ils y ont mis au jour un “district sacré” (Area A/II) contenant des temples syro‑palestiniens et des temples égyptiens, ce qui indique une situation religieuse mixte. Des fosses sacrificielles et des restes de repas rituels ont été découverts dans les avant-cours de ces temples, attestant la continuation des cultes levantins même après la reconquête thébaine.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Poterie, sceaux, iconographie levantine&#039;&#039;&#039;  – Il y a chez les [[Hyksôs]] à [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Avaris]] des sceaux, des poteries, et des importations du Levant. Certaines iconographies rappellent des dieux syro‑palestiniens. Par exemple, un sceau découvert à Tell el‑Dabʿa montre « Baal‑Saphon » (un avatar de [[Baal]] dans la littérature ougaritique) dans un style iconographique levantin.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Roi Hyksôs Apophis (Apopi) et Seth&#039;&#039;&#039; [[Apopi III|Apophis]] est représenté dans les sources comme un roi [[hyksôs]] favorisant le culte de [[Seth]]. Une tradition, plus tardive, rapporte qu’“[[Apopi III|Apophis]] choisit pour son seigneur le dieu [[Seth]], il ne vénérait aucun autre dieu de toute la terre que [[Seth]]”&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Alors le roi Apophis — vie, prospérité, santé ! — choisit Seth pour seigneur à son service, et il refusa de servir aucun autre dieu qui se trouvait dans tout le pays, à l’exception de Seth. Il fit bâtir pour lui un temple d’un travail admirable…&#039;&#039; » (citation issue du &#039;&#039;Papyrus Sallier I&#039;&#039; , récit littéraire égyptien du Nouvel Empire, racontant une confrontation entre le roi Hyksôs Apophis et le roi thébain Seqenenrê, vers 1560–1555 av. J.-C. Cette date correspond aux dernières années du règne d’Apophis et aux campagnes qui mèneront à la réunification du pays sous Ahmôsis Ier, fils de Seqenenrê. Le &#039;&#039;Papyrus Sallier I&#039;&#039; - British Museum EA 10185 - fut rédigé sous le Nouvel Empire, XIXᵉ dynastie, probablement pendant le règne de Ramsès II, environ vers 1250 av. J.-C. Ce papyrus contient plusieurs textes, dont l’histoire dite d&#039;&#039;&#039;“Apophis et Seqenenrê”&#039;&#039;, une œuvre littéraire propagandiste exaltant la lutte thébaine contre les Hyksôs.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela suggère une forme de &#039;&#039;&#039;monolâtrie&#039;&#039;&#039; ou de culte dominant d’une divinité étrangère, mais il n’est pas certain que cela représente un culte officiel “[[Baal]] tel quel” plutôt qu’une identification [[Syncrétisme|syncrétisque]] entre [[Baal]] et [[Seth]] ou la préférence pour [[Seth]] comme divinité “étrangère/dieu de la tempête”.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le [[syncrétisme]] : Yahvé assimilé à Seth/Baal&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Yahvé fut assimilé à [[Baal]] (ce qui fut le cas au Sinaï, formant le socle du peuple Hébreu), et que [[Baal]] était [[Seth]] en Égypte, il s&#039;ensuit que, dans ce contexte, &#039;&#039;&#039;Yahvé fut confondu avec [[Seth]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Contexte de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] :&#039;&#039;&#039; L&#039;épopée mosaïque se déroule en Égypte, et les futurs exilés bibliques y ont vécu pendant plusieurs générations. Il est donc logique que le culte de [[Baal]] ait arboré des traits culturels égyptiens qui étaient alors prêtés à [[Seth]]. Le dieu nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] arbore des [[symboles]] qui sont, pour les Égyptiens de l&#039;époque, des &#039;&#039;&#039;signatures claires du dieu [[Seth]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Symbole du Yahvé de l&#039;Exode (selon Arsmann)&lt;br /&gt;
|Signification [[Seth]]&lt;br /&gt;
|Sources&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Le Serpent&#039;&#039;&#039; (le bâton de Moïse)&lt;br /&gt;
|Le serpent représente l&#039;entité qui envoie [[Moïse]]. Pour les Égyptiens, ce serpent est &#039;&#039;&#039;[[Apopi]]&#039;&#039;&#039;, l&#039;incarnation terrestre maléfique du dieu &#039;&#039;&#039;[[Seth]]&#039;&#039;&#039; durant le Nouvel Empire. L&#039;association de Yahvé au serpent n&#039;est pas accidentelle.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;La Lèpre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|C&#039;est le deuxième signe de reconnaissance donné par Yahvé à [[Moïse]]. Or, [[Seth]] est le &#039;&#039;&#039;seul Dieu en Égypte&#039;&#039;&#039; auquel cette maladie fut jadis associée ; il est le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie. Le hiéroglyphe représentant [[Seth]] était présent dans les mots désignant les principales maladies.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Les Fléaux d&#039;Égypte&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|La totalité des dix [[Fléaux (symbole)|fléaux]] que Yahvé envoie sur l&#039;Égypte (y compris la peste, les ulcères, les nuées de mouches, de grenouilles et de sauterelles, la grêle, et le massacre des premiers-nés) étaient tous, &#039;&#039;&#039;sans exception&#039;&#039;&#039;, perçus par les Égyptiens comme des &#039;&#039;&#039;actions maléfiques du dieu [[Seth]]&#039;&#039;&#039;. Le mot « plaie » lui-même contient le hiéroglyphe déterminatif de [[Seth]].&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Massacre des Premiers-Nés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Dans la pensée égyptienne de cette époque, [[Seth]] est le dieu qui cherche à tuer l&#039;enfant &#039;&#039;&#039;[[Horus]]&#039;&#039;&#039; (le fils du pharaon), et s&#039;en prend aux fœtus et aux jeunes enfants. Le sacrifice d&#039;enfants était la principale exigence du culte de [[Baal]]/[[Seth]].&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;L&#039;Âne&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Dans le récit de Balaam (un prophète de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]), le dieu du Livre s&#039;exprime par la bouche d&#039;un [[Âne (symbole)|&#039;&#039;&#039;âne&#039;&#039;&#039;]], le seul animal qui accueille l&#039;Esprit de Dieu dans la Bible. Or, en Égypte, l&#039;[[Âne (symbole)|âne]] était le &#039;&#039;&#039;[[Symboles|symbole]] du dieu [[Seth]]&#039;&#039;&#039; (vénéré par les tyrans [[Hyksôs]]).&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Iconoclasme (Monothéisme)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Yahvé interdit les statues et ordonne de les détruire (Deuxième Commandement). C&#039;est également la principale caractéristique du culte de [[Seth]] durant la période [[hyksôs]] : les [[Hyksôs]] étaient des iconoclastes et détruisaient les statues des dieux égyptiens. De plus, le culte de [[Seth]] fut, à l&#039;époque [[hyksôs]], &#039;&#039;&#039;[[Monothéisme|monothéiste]]&#039;&#039;&#039;  et s&#039;opposait aux autres dieux.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La nature du culte&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce lien d&#039;identité entre Yahvé et [[Seth]] est logique, car les deux divinités incarnent la &#039;&#039;&#039;même force naturelle&#039;&#039;&#039; : la [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]]. En Égypte, [[Seth]] représente la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;, la &amp;quot;force opprimante et contraignante&amp;quot;, qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] adopte comme signification du nom égyptien de [[Seth]], ainsi que le définissent certains égyptologues&amp;lt;ref&amp;gt;Ces interprétations relèvent plutôt de lectures symboliques ou mythologiques, fondées sur ce que Seth représente dans les mythes (tempête, conflit, chaos, puissance étrangère, etc.), mais &#039;&#039;&#039;non d’une étymologie linguistique avérée&#039;&#039;&#039;. En effet, l&#039;étymologie de Seth est plutôt donnée comme obscure par les dictionnaires standards : &#039;&#039;&#039;Gardiner&#039;&#039;&#039; : il note que dans les formes anciennes le nom s’écrit avec le signe de l&#039;animal de Seth comme déterminatif, mais que les signes phonétiques complets n’apparaissent qu’à partir du Moyen‑Empire / Nouvel Empire. Le mot existe avec des variations (stẖ, swtẖ, stš, etc.). Il ne propose pas de signification étymologique certaine. &#039;&#039;&#039;Te Velde&#039;&#039;&#039; dans &#039;&#039;Seth, God of Confusion&#039;&#039; : indique que le nom est ancien, antérieur aux formes complètes phonétiques, et que sa signification originale est obscure. Il propose que de nombreuses significations attribuées sont métaphoriques ou symboliques, pas fondées sur une étymologie linguistique robuste. &#039;&#039;&#039;Dictionnaires linguistiques égyptiens modernes&#039;&#039;&#039; (comme Hannig, ou les lexiques « Wörterbuch der ägyptischen Sprache », etc.) : ils listent les variantes phonétiques, les usages du déterminatif (l’animal Seth), mais ne donnent pas de racine significative clairement documentée pour &#039;&#039;stẖ&#039;&#039;. Ils s’accordent pour dire qu’il s’agissait d’un nom propre très ancien, dont le sens originel n’est pas assuré.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] conclut en insistant sur le fait que le Yahvé du passage de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], en raison de tous les symboles de [[Seth]] qu&#039;il arbore, est &#039;&#039;&#039;tout sauf un Dieu d&#039;amour&#039;&#039;&#039; et représente la partie la plus sombre du passé biblique, celle qui a sombré dans l&#039;anthropophagie et les crimes des ancêtres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Yahvé durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] ==&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse historiographique d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], le rôle de Yahvé durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est celui d&#039;une &#039;&#039;&#039;entité divine et royale syncrétique&#039;&#039;&#039;, agissant en tant que &#039;&#039;&#039;chef de guerre et despote&#039;&#039;&#039; dont le culte fusionna momentanément avec celui de divinités locales, dans le but de forger une nouvelle identité ethnique et d&#039;imposer une loi religieuse fondamentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] identifie l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] comme celui &#039;&#039;&#039;du peuple [[Hyksôs]]&#039;&#039;&#039; (ou &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Heka Khasout&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, qui signifie en égyptien &amp;quot;&#039;&#039;&#039;chefs des pays étrangers&#039;&#039;&#039;&amp;quot;), attesté et situé dans la chronologie historique aux alentours de 1540 avant Jésus-Christ&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsamann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2 &#039;&#039;La Sortie&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici les rôles et les fonctions spécifiques que l&#039;auteur relève chez le personnage de Yahvé durant cette période :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Rôle d&#039;Entité Syncrétique (Baal/Seth Assimilé)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], le culte de Yahvé est caractérisé par l&#039;avènement d&#039;un &#039;&#039;&#039;syncrétisme religieux&#039;&#039;&#039; majeur avec le dieu cananéen &#039;&#039;&#039;[[Baal]]&#039;&#039;&#039; et son équivalent égyptien, &#039;&#039;&#039;[[Seth]]&#039;&#039;&#039;. En raison d&#039;un futur schisme et du refoulement des pratiques barbares de [[Baal]] (notamment le sacrifice des enfants), c&#039;est le nom &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; qui s&#039;est &#039;&#039;&#039;imposé rétroactivement&#039;&#039;&#039;, gommant le nom de [[Baal]] dans les textes de du Pentateuque. Par conséquent, il est logique que le dieu nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] arbore &#039;&#039;&#039;tous les symboles anciens du dieu&#039;&#039;&#039; [[Baal]] :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il se présente à Moïse par le symbole du &#039;&#039;&#039;[[Serpent (symbole)|serpent]]&#039;&#039;&#039; (l&#039;incarnation maléfique de [[Seth]], [[Apopi]], durant le Nouvel Empire).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il utilise la &#039;&#039;&#039;[[Lèpre (symbole)|lèpre]]&#039;&#039;&#039; comme second signe d&#039;identification. [[Seth]] était le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il est un dieu de &#039;&#039;&#039;colère, de [[Feu (symbole)|feu]] et de jalousie&#039;&#039;&#039; (la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Rôle de roi humain et chef de guerre&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039; qui a été associé à la divinité pour des raisons sacrées, selon la doctrine de l&#039;[[apothéose]]. Ce roi se comporte comme un &#039;&#039;&#039;despote&#039;&#039;&#039; typique de la haute Antiquité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann soulève ces aspects humains du personnage de Yahvé dans son tome 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 13 pp. 346-365. Il détermine définitivement son identité humaine et historique dans le tome 5 vol. 2 de la même série, ch. 51 pp. 385-406.&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] démontre que les actions de ce dieu, souvent perçues comme des &#039;&#039;&#039;miracles&#039;&#039;&#039; (exemple des [[Plaies d&#039;Egypte|dix Plaies d&#039;Egypte]]), sont en réalité des &#039;&#039;&#039;actions réelles&#039;&#039;&#039; menées par ses &#039;&#039;&#039;armées&#039;&#039;&#039; ou ses subordonnés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch 16 &amp;amp; 17, pp. 401-444, et la vidéo de sa chaîne Youtube intitulée &amp;quot;La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg).&amp;lt;/ref&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme ainsi que ce sont &#039;&#039;&#039;&amp;quot;évidemment des hommes, des militaires, des soldats, qui ont tout simplement obéi à l&#039;ordre&amp;quot;&#039;&#039;&#039; formulé par le roi (Yahvé) de &#039;&#039;&#039;massacrer des premiers-nés lors de la Dixième Plaie&#039;&#039;&#039;. En effet, en se plaçant d&#039;un point de vue religieux, l&#039;auteur fait remarquer qu&#039;un dieu Créateur de l&#039;Univers n&#039;aurait pas eu besoin de marques matérielles pour identifier les maisons où intervenir ; tandis que, d&#039;un point de vue cartésien, des armées royales ont eu au contraire de bonnes raisons d&#039;en voir la nécessité — preuve selon lui du caractère humain de l&#039;opération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. La scène où Moïse lève son bâton devant la &#039;&#039;&#039;mer Rouge&#039;&#039;&#039; et où l&#039;eau s&#039;ouvre à ses pieds, serait une application de cette même pratique littéraire antique  l&#039;auteur estime que le texte &#039;&#039;&#039;&amp;quot;omet simplement comme toujours de nous préciser les travaux de manutention des milliers d&#039;hommes qui ont ensuite obéi à cet ordre&amp;quot;&#039;&#039;&#039; en bâtissant effectivement une digue dans le lit du fleuve et de leurs propres mains. Étant donné que 600 000 adultes mâles étaient rassemblés à ce moment-là, cette force de travail était suffisante pour de telles réalisations, ce qui était &#039;&#039;&#039;&amp;quot;quasiment inédit dans l&#039;histoire&amp;quot;&#039;&#039;&#039; à l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. &#039;&#039;&#039;Le Massacre des premiers-nés (&#039;&#039;&#039;[[Correspondance historique: La dixième plaie|la dixième plaie]]&#039;&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039; n&#039;est pas selon Arsmann un acte magique, mais une exécution ordonnée par le roi appelé Yahvé dans le texte de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], et réalisée par ses armées, visant les premiers-nés (comme l&#039;exigeait le culte de [[Baal]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. La &#039;&#039;&#039;transformation du Nil en sang&#039;&#039;&#039;, aurait été la traduction symbolique, selon Arsmann, d&#039;une souillure rituelle des eaux causée par l&#039;introduction volontaire de cadavres humains ou d&#039;animaux tabous (une &#039;&#039;&#039;pollution psychologique&#039;&#039;&#039;), rendant l&#039;eau intouchable pour les Égyptiens religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] explique que, dans l&#039;Antiquité, les rois s&#039;attribuaient systématiquement toutes les actions de leurs subordonnés. Ce comportement était totalement banal à l&#039;époque, car le roi était perçu comme le sommet de la [[concurrence]]  et l&#039;expression du divin. Il était d&#039;usage que les textes glorifient la personne du roi et non celle de ses sujets, qui avaient agi sous ses ordres, d&#039;où l&#039;attribution dans le texte biblique de tous ces &amp;quot;prodiges&amp;quot; au seul Yahvé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette glorification du roi seul au détriment de ses sujets a été vérifiée dans différentes cultures antiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Egypte ancienne, les pharaons se présentent presque toujours comme les &#039;&#039;&#039;maîtres d’œuvre uniques&#039;&#039;&#039; de grandes constructions, alors qu’elles étaient évidemment bâties par des milliers d&#039;ouvriers, d’artisans et d’architectes : &#039;&#039;&#039;Ramsès II&#039;&#039;&#039; a ainsi laissé de nombreuses stèles et inscriptions se félicitant de ses exploits militaires et de ses grands travaux (comme le temple d’Abou Simbel). Il s’y dépeint parfois seul contre des armées entières (ex. : bataille de Qadesh), bien que les faits montrent une action collective. Les &#039;&#039;&#039;textes de fondation&#039;&#039;&#039; sur les temples sont presque toujours rédigés à la première personne royale : « J’ai construit ce temple pour mon père Amon-Rê… », masquant le travail réel derrière une déclaration de piété et de puissance royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rois mésopotamiens, comme les pharaons, parlent à la première personne et s’attribuent la gloire des travaux collectifs : le roi &#039;&#039;&#039;Gudea de Lagash&#039;&#039;&#039; (env. 2144–2124 av. J.-C.) a laissé des inscriptions (stèles et cylindres) affirmant qu’il a bâti de nombreux temples, bien que ces travaux aient mobilisé toute la cité. Le célèbre roi &#039;&#039;&#039;Hammurabi de Babylone&#039;&#039;&#039; (XVIIIe siècle av. J.-C.) présente son code de lois comme une œuvre qu’il a « écrite », bien que ce soit le résultat de traditions juridiques antérieures et du travail de scribes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rois assyriens ont pour leur part laissé de longues inscriptions commémoratives (stèles, bas-reliefs, annales) s’attribuant les victoires et la construction de palais, routes ou jardins : &#039;&#039;&#039;Sennachérib&#039;&#039;&#039; (VIIIe s. av. J.-C.) affirme qu’il a reconstruit Ninive en une capitale splendide : « J’ai fait jaillir de l’eau des montagnes… j’ai bâti des palais… » – sans mentionner les milliers de travailleurs impliqués. Les campagnes militaires sont décrites comme des triomphes personnels, avec parfois une amplification manifeste de la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rois hellénistiques, puis les empereurs romains, ont repris cette tradition : &#039;&#039;&#039;[[Alexandre le Grand]]&#039;&#039;&#039; a vu ses exploits immortalisés dans des textes à la gloire de son génie, bien qu’il ait été accompagné de stratèges et d’ingénieurs (ex. : siège de Tyr). Les empereurs romains (comme &#039;&#039;&#039;Auguste&#039;&#039;&#039;, dans les &#039;&#039;Res Gestae&#039;&#039;) présentent leurs accomplissements (constructions, victoires, réformes) à la première personne, bien que l’appareil administratif et militaire romain ait été gigantesque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les empereurs de la Chine ancienne, notamment &#039;&#039;&#039;Qin Shi Huangdi&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), se sont attribué la création de projets titanesques comme la &#039;&#039;&#039;Grande Muraille de Chine&#039;&#039;&#039; (section initiale) ou le &#039;&#039;&#039;mausolée de Xi’an&#039;&#039;&#039; avec les soldats en terre cuite. Ces projets ont été présentés comme les manifestations de la volonté impériale, bien qu’ils aient coûté la vie à des dizaines de milliers de travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;récupération symbolique et idéologique&#039;&#039;&#039; d’un travail collectif par un souverain était la norme dans les civilisations antiques. Ce procédé servait plusieurs buts : &#039;&#039;&#039;affirmer le pouvoir royal&#039;&#039;&#039; comme source de toute réalisation, &#039;&#039;&#039;renforcer le lien entre le roi et le divin&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;masquer les tensions sociales&#039;&#039;&#039; ou les coûts humains, &#039;&#039;&#039;imposer un récit historique unifié&#039;&#039;&#039;. C’est un phénomène qu’on pourrait appeler aujourd’hui de la &#039;&#039;&#039;propagande monarchique&#039;&#039;&#039;, mais qui était intégré aux conventions littéraires et politiques de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. Le but du culte : La revendication sacrificielle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rôle principal de Yahvé, exprimé par l&#039;intermédiaire de Moïse, était de défendre une &#039;&#039;&#039;revendication religieuse&#039;&#039;&#039; qui est le cœur de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Objet de la Revendication :&#039;&#039;&#039; [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que la phrase célèbre « Laisse aller mon peuple » est une simplification moderne. Il rappelle que la phrase complète est : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;&#039;Relâche mon peuple &#039;&#039;&#039;pour qu’il me rende un culte dans le désert »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Texte hébreu massorétique (Exode 5,1) : &#039;&#039;Ve’achar ba’u Moshe ve’Aharon vayomru el-Par‘o: Koh amar Adonai Elohei Yisrael – shal-lach et ‘ammi ve-yachogu li ba-midbar.&#039;&#039; Traduction littérale : « &#039;&#039;Ainsi parle YHWH, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, qu’ils me célèbrent une fête dans le désert.&#039;&#039; » : שַׁלַּח אֶת־עַמִּי (&#039;&#039;shallach et ‘ammi&#039;&#039;) : « Envoie / laisse aller mon peuple ». וְיָחֹגוּ־לִי (&#039;&#039;veyachogu li&#039;&#039;) : « Qu’ils célèbrent pour moi une fête ». בַּמִּדְבָּר (&#039;&#039;ba-midbar&#039;&#039;) : « dans le désert ». La Septante (LXX) – grec ancien : &#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Καὶ μετὰ ταῦτα εἰσῆλθον Μωυσῆς καὶ Ααρων πρὸς Φαραω καὶ εἶπαν αὐτῷ· Τάδε λέγει Κύριος ὁ Θεὸς τοῦ Ἰσραήλ· ἀπόστειλον τὸν λαόν μου, ἵνα μοι ἑορτάσωσιν ἐν τῇ ἐρήμῳ.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039; Traduction littérale : « &#039;&#039;Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël : envoie mon peuple, afin qu’ils me célèbrent une fête dans le désert.&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; Exode 9:1 ; 9:13 ; 10:3 : la formule est répétée dans le cadre des plaies d&#039;Égypte, chaque fois que Moïse revient vers Pharaon avec la même exigence divine.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est clair pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que Moïse demande ici la liberté d&#039;organiser une fête religieuse &#039;&#039;&#039;sacrificielle&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 2, ch. 14, p. 375 et ss. ; vidéos Youtube de la chaîne d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w&amp;amp;t=9s), ainsi que &amp;quot;L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=4s). Dans cet extrait, il souligne que cette phrase est répétée plus de 10 fois et que l&#039;authentique propos du livre est bien que l&#039;exigence de Moïse est une revendication religieuse demandant que le peuple puisse se rendre dans le désert pour y rendre un culte à Yahvé.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;La Loi des Prémices :&#039;&#039;&#039; L&#039;enjeu central de cette revendication était la &#039;&#039;&#039;Loi des [[Prémices]]&#039;&#039;&#039;, qui exigeait que les &#039;&#039;&#039;premiers-nés&#039;&#039;&#039; des bêtes et des &#039;&#039;&#039;fils humains&#039;&#039;&#039; soient offerts à Yahvé. Cette loi est présentée comme la &#039;&#039;&#039;première loi du nouveau peuple&#039;&#039;&#039;, antérieure même aux [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 8, 9 et 10, pp. 93 à 130 ; vidéo YouTube &amp;quot;Les prémices dans le culte de Yahvé - élucidés par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=12s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Stratégie Politique et Religieuse :&#039;&#039;&#039; [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suppose que Yahvé savait que le Pharaon (qui avait précédemment interdit ces pratiques) refuserait sa demande sacrificielle. Cette revendication était selon l&#039;auteur une &#039;&#039;&#039;posture politique&#039;&#039;&#039; et un &#039;&#039;&#039;prétexte rituel&#039;&#039;&#039; visant à consommer la scission entre les exilés ([[Hyksôs]] et Sémites) et les Égyptiens, renforçant ainsi la nouvelle alliance monothéiste contre la pratique sacrificielle des [[Cananéens]] qu&#039;ils allaient bientôt côtoyer. L&#039;intégration finale du culte de Yahvé (qui condamnait l&#039;acte d&#039;[[Adam]]/[[Baal]]) était la &#039;&#039;&#039;signature&#039;&#039;&#039; de leur engagement à mettre fin aux sacrifices d&#039;enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; est perçu par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme une entité divine dont le nom a servi à &#039;&#039;&#039;unifier des cultes&#039;&#039;&#039; aux pratiques initialement opposées (le culte de la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039; d&#039;[[Ea]]/Yahou et le culte &#039;&#039;&#039;sacrificiel&#039;&#039;&#039; de [[Baal]]/[[Seth]]), et dont le nom a été parfois apposé à un personnage historique (un roi réel), comme ce fut le cas lors du récit de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Moïse</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Actions et caractère identiques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Moïse&lt;br /&gt;
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| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663).jpg|alt=Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Premier prophète du judaïsme&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Amram (père)&amp;lt;br /&amp;gt;Jokébed (mère)&amp;lt;br /&amp;gt;Bithiah (mère adoptive)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Séphora&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Gershom&amp;lt;br /&amp;gt;Eliézer&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Josué]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse est une figure emblématique des religions abrahamiques, vénéré comme un prophète, un législateur et un leader. Les textes sacrés, en particulier l&#039;Ancien Testament et la Torah, décrivent sa vie, de sa naissance miraculeuse à sa mort énigmatique dans le désert, et son rôle central dans la libération du peuple hébreu de l&#039;esclavage en Égypte et la réception de la Loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Le nom de Moïse]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom hébreu מֹשֶׁה (Mōšeh) est aujourd’hui considéré comme dérivé de l’ancien égyptien ms(ȝ), « engendré par » ou « fils de ». Cette racine figure dans de nombreux noms royaux et théophores de la fin du Nouvel Empire (par exemple Thoutmôsis « fils de Thot » ou Amênmôsis « fils d’Amon »), ce qui correspond au cadre culturel et chronologique traditionnellement associé à l’histoire de Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après cette interprétation, « Moïse » serait en réalité la forme courte d’un nom composé – très probablement Usir-ms(ȝ), « fils d’Osiris » – dont la mention explicite de la divinité aurait été omise dans la transmission ultérieure. L’adoption par la fille du pharaon, qui pourrait avoir été une prêtresse d’Isis, épouse d’Osiris&amp;lt;ref&amp;gt;La Bible hébraïque (Exode 2 :5-10) parle d’elle simplement comme « la fille de Pharaon », mais dans la tradition juive rabbinique, elle est nommée « Bithiah » (fille de Dieu), et on la dit convertie et adoptée par le peuple d’Israël. Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas de l&#039;ouvrage &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &amp;quot;Mystères d&#039;Egypte&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. Paradeigma), ch. 9 p. 249, ainsi que dans une vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Le Nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=V8357mldL1E&amp;amp;t=33s), précise qu&#039;il est impossible d&#039;établir cette appartenance cléricale avec certitude, mais présente plusieurs indices convergents qui vont dans le sens de la pertinence de cette hypothèse. Selon l&#039;analyse historiographique proposée par Arsmann, la mère adoptive, nommée Thermutis - &#039;&#039;Θερμούθις&#039;&#039; selon Flavius Josèphe in &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, II, 224–231, était très probablement associée au culte d&#039;Isis pour les raisons suivantes : dans l’Égypte gréco-romaine, &#039;&#039;&#039;Thermuthis&#039;&#039;&#039; était  un nom populaire de la déesse serpent protectrice des rois, parfois assimilée à Isis. Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement pas anodin. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (son propos est à nuancer cependant, cette pratique s&#039;étant vue davantage à l&#039;époque ptolémaïque, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039; &#039;&#039;le sort ne lui ayant pas encore donné de progéniture, et elle le présenta à son père, disant qu’elle l’avait trouvé sur le Nil et qu’elle l’avait adopté comme son fils.&#039;&#039; », trad. de la CUF). Certains auteurs chrétiens anciens comme Grégoire de Nysse (dans son ouvrage &#039;&#039;De Vita Moysis&#039;&#039; , IVe siècle) décrivent la fille de Pharaon comme étant stérile, interprétant sa stérilité comme un symbole de la philosophie profane. Or dans la mythologie égyptienne, Isis a eu des difficultés à avoir un enfant avec Osiris mais y est parvenue, devenant la déesse égyptienne de la fertilité. Les filles stériles étaient jadis associées au culte de la déesse locale de la fertilité. Enfin, les prêtresses d’Isis pratiquaient très probablement des rites de purification impliquant des ablutions, et il est tout à fait plausible que ces ablutions aient pu se faire dans le Nil ou dans des eaux considérées comme sacrées (cf. Papyrus Chester Beatty I ; Plutarque, in &#039;&#039;De Iside et Osiride,&#039;&#039; évoque les pratiques religieuses autour d’Isis, dont la purification par l’eau est une composante importante ; des fouilles dans les temples d’Isis (Philae, Dendérah) montrent la présence de bassins rituels pour les ablutions). Or, Isis étant l&#039;épouse du dieu Osiris, Arsmann conclut qu&#039;elle est de fait donc la &amp;quot;mère&amp;quot; d&#039;Ousir-Moshé (= né d&#039;Osiris), alias Moïse. Flavius Josèphe prétend lui dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; que Moïse avait un nom originel qui le rattachait à Moïse : « &#039;&#039;Il (Manéthon) disait aussi que le prêtre qui avait établi leur constitution et leurs lois était par naissance d’Héliopolis, et qu’il portait le nom d’&#039;&#039;&#039;Osarsiph&#039;&#039;&#039;, tiré d’&#039;&#039;&#039;Osiris&#039;&#039;&#039;, le dieu d’Héliopolis.&#039;&#039; &#039;&#039;Mais qu’après être passé du côté de ce peuple, il avait changé de nom et fut appelé &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (I, §250).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine &amp;amp; Contexte historique ==&lt;br /&gt;
Selon des témoignages anciens, Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait possiblement né dans une famille égyptienne et non hébraïque&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est la conclusion qu&#039;Allan Arsmann, chercheur indépendant, tire de l&#039;analyse qu&#039;il a faite à partir d&#039;une multitude de sources, dans son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2, ch. 8 pp. 227-245. Voir aussi ses vidéos : &amp;quot;Le nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; et &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;. L&#039;ensemble de ce volume de son oeuvre est consacré à Moïse et à l&#039;Exode biblique, rapporté à celui des Hyksôs : l&#039;auteur y déploie toutes ses démonstrations, arguments, hypothèses et conclusions.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des auteurs comme [[Manethon|Manéthon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Manéthon de Sebennytos&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C3%A9thon_de_Sebennytos.&amp;lt;/ref&amp;gt;, actif au IIIᵉ siècle av. J.-C., le présentent explicitement comme un Égyptien de naissance&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte original de Manéthon (IIIe siècle av. J.C.) n’est pas conservé. Ce que nous connaissons de son &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039; (&#039;&#039;Histoire de l’Égypte&#039;&#039;) provient de fragments transmis indirectement, surtout par Flavius Josèphe (&#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039;), Julius Africanus, Eusèbe de Césarée, et Syncelle. Dans ces fragments, Manéthon ou des traditions qui lui sont attribuées présentent Moïse non pas comme un prophète hébreu, mais comme un personnage égyptien, souvent identifié à un prêtre ou à un chef de lépreux ou de populations impures expulsées d’Égypte. La source la plus importante est chez Josèphe, qui cite longuement Manéthon pour le réfuter. Dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31 (fragments principaux de Manéthon), Josèphe rapporte que Manéthon aurait raconté l’histoire suivante : &amp;quot;&#039;&#039;Sous le règne d’un roi appelé Amenophis&#039;&#039; (probablement Amenhotep III ou IV)&#039;&#039;, un devin ou sage conseille au roi de purifier l’Égypte des impurs (lépreux, malades, étrangers).&#039;&#039; &#039;&#039;Le roi rassemble 80 000 personnes impures, dont beaucoup sont des prêtres impurs. Ces lépreux sont envoyés dans les carrières de l’Est du Nil. Plus tard, le roi les installe dans la ville abandonnée d’Avaris&#039;&#039; (ancienne capitale hyksôs)&#039;&#039;. À leur tête, un prêtre d’Héliopolis nommé Osarseph est choisi. Ce prêtre ordonne de profaner les cultes égyptiens. Il s’allie aux anciens envahisseurs Hyksôs, revenus de Jérusalem. Ensemble, ils règnent treize ans en Égypte et commettent toutes sortes de sacrilèges. Finalement, le roi égyptien reprend le pouvoir et les chasse. Osarseph, chef des lépreux, change son nom en Moïse.&#039;&#039;  … &#039;&#039;et il&#039;&#039; [Osarseph] &#039;&#039;donna des lois contraires aux usages des Égyptiens&#039;&#039; [...] &#039;&#039;et il prescrivit à tous de ne rien laisser de sacré, ni d’épargner aucun des animaux tenus pour sacrés par les Égyptiens… Ensuite, il prit le nom de Moïse.&#039;&#039;&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Julius Africanus&#039;&#039;&#039; (cité par Eusèbe, in &#039;&#039;Chronicon&#039;&#039;) mentionne aussi que les Hyksôs et les « lépreux » ont été chassés sous Amenophis, et que leur chef s’appelait Osarseph, devenu Moïse. &#039;&#039;&#039;Eusèbe de Césarée&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Chronicon&#039;&#039; et &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039;) cite Manéthon pour montrer que les Égyptiens reconnaissent un événement ressemblant à l’Exode, mais en le présentant sous un angle très hostile aux Hébreux. &#039;&#039;&#039;Syncelle&#039;&#039;&#039; (IXᵉ s.) conserve des fragments tardifs : on y retrouve aussi la fusion des Hyksôs avec les « impurs » et la figure d’Osarseph-Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Du point de vue archéologique et épigraphique, les populations sémitiques n’envisageaient pas l’Égypte ancienne comme leur terre d’origine, ou tout du moins à ce jour, l’archéologie et l’épigraphie égyptiennes ne fournissent pas de preuve que les groupes sémitiques présents en Égypte avaient, dans leurs sources matérielles, l’idée de l’Égypte comme origine ethnique ou “patrie” propre&amp;lt;ref&amp;gt;James K. Hoffmeier, in &amp;quot;Israel in Egypt: The Evidence for the Authenticity of the Exodus Tradition&amp;quot; (Oxford University Press, 1996/1999), examine l’“épigraphie” et l’“archéologie” des Sémites en Égypte, notamment dans le chapitre 3 intitulé &#039;&#039;“Semites in Egypt: The First and Second Intermediate Periods”&#039;&#039;. Il présente un état de la présence de populations “asiatiques” / sémites en Égypte (par exemple noms, serviteurs, inscriptions) — ce qui montre bien qu’il y avait des Sémites &#039;&#039;en Égypte&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039; que l’Égypte était vue comme leur terre d’origine. Il conclut que si la présence est attestée, cela &#039;&#039;&#039;ne constitue pas&#039;&#039;&#039; une preuve que ces populations “sémitiques” se considéraient comme originaires d’Égypte. Exemple : le papyrus Brooklyn 35.1446, mentionné comme liste de serviteurs sémitiques en Égypte. Donc, cette source montre bien qu’il y avait des Sémites en Égypte, mais &#039;&#039;&#039;pas une tradition archéovo-épigraphique&#039;&#039;&#039; solide qui les présente comme “originaires d’Égypte”. Stuart Tyson Smith, in &amp;quot;Ethnicity: Constructions of Self and Other in Ancient Egypt&amp;quot; (&#039;&#039;Journal of Egyptian History&#039;&#039; 11(1-2), 2018), examine comment les Égyptiens anciens construisaient des identités ethniques (« eux », « les autres ») via textes, art, archéologie. Il montre que, pour l’Égypte, les “étrangers” (asiatiques, sémites, etc.) sont souvent représentés comme &#039;&#039;autres&#039;&#039;, venant d’ailleurs, ou ayant une identité “étrangère” plutôt que étant présentés comme “les nôtres depuis toujours”. Par conséquent, cela appuie l’idée que les populations sémitiques en Égypte ne sont pas clairement documentées comme se voyant &#039;&#039;originaires d&#039;Égypte&#039;&#039;. L’étude génétique/linguistique sur les langues sémitiques : par exemple « Bayesian phylogenetic analysis of Semitic languages » (2009) propose une origine ou divergence des langues sémitiques en Levant, plutôt qu’en Égypte. Le fait que l’archéologie égyptienne mentionne des “Aamu” (Aamu) ou autres groupes occident-asiatiques dans l’art égyptien (par ex. reliefs de Beni-Hasan) plutôt que des Sémites qui se déclarent “originaires d’Égypte”. Quelques nuances à apporter cependant : “Population sémitique” est un terme large : il comprend divers groupes (Cananéens, Amorites, Araméens, etc.). Il faut donc préciser de quel sous-groupe on parle. L’absence de preuve qu’ils « s’envisageaient comme originaires d’Égypte » ne garantit pas qu’il n’y ait jamais eu de telle vision dans certaines traditions orales ou littéraires. Cela signifie simplement que l’archéologie et l’épigraphie ne l’attestent pas clairement. Certaines sources anciennes (égyptiennes ou bibliques) parlent d’“Asiatics” ou “Asiatique(s)” entrant en Égypte plutôt que d’“Égyptiens d’origine”. Il existe des débats entre “maximalistes” (qui défendent plus de corrélations entre texte biblique et archéologie) et “minimalistes” (plus sceptiques) dans ce champ. Hoffmeier est plutôt du côté maximaliste, mais même lui ne soutient pas la thèse que les Sémites se considéraient comme originaires d’Égypte.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui peut renforcer l’idée d’une filiation égyptienne pour Moïse. Son premier fils, &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (traduction : « exilé » ou « expatrié »)&amp;lt;ref&amp;gt;Le prénom &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (en hébreu גֵּרְשֹׁם &#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039;) apparaît dans la Bible comme le nom du premier fils de Moïse et de Séphora (Exode 2:22 ; 18:3) : « Elle enfanta un fils, et il appela son nom Gershom, car, dit-il, &#039;&#039;“je suis un étranger dans un pays étranger.”&#039;&#039; » Ce verset lui-même donne une étymologie populaire du nom : &#039;&#039;gēr hāyîtî&#039;&#039; (« j’ai été un étranger ») → Gershom.&amp;lt;/ref&amp;gt;, porterait peut-être un nom évoquant la perte d’une patrie égyptienne et témoignerait du souvenir persistant de cette origine.&lt;br /&gt;
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Le récit de son adoption par la fille du pharaon&amp;lt;ref&amp;gt;En Exode 2:1–10. Ces versets constituent &#039;&#039;&#039;la seule source primaire biblique&#039;&#039;&#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;), car, dit-elle : &#039;&#039;“Je l’ai tiré des eaux”&#039;&#039; (&#039;&#039;mîn hammayim mĕšîtihû&#039;&#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&#039;&#039;māšāh&#039;&#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&#039;&#039;Peri Ioudaion&#039;&#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &#039;&#039;Lévitique Rabbah&#039;&#039; 1:3 ; &#039;&#039;Chroniques Rabbah&#039;&#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &#039;&#039;&#039;par la suite&#039;&#039;&#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &#039;&#039;&#039;élever à la cour comme prince&#039;&#039;&#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &#039;&#039;&#039;toute la science égyptienne&#039;&#039;&#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &#039;&#039;&#039;double appartenance&#039;&#039;&#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&#039;&#039;&#039;Exodus Rabbah&#039;&#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &#039;&#039;&#039;égyptiennes tardives&#039;&#039;&#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &#039;&#039;&#039;prêtre égyptien Osarseph&#039;&#039;&#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &#039;&#039;&#039;elle inverse la perspective&#039;&#039;&#039; : Moïse &#039;&#039;&#039;est égyptien d’origine&#039;&#039;&#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &#039;&#039;Exode 2:1–10&#039;&#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &#039;&#039;&#039;élevé comme son fils&#039;&#039;&#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &#039;&#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &#039;&#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » C’est le &#039;&#039;&#039;seul verset&#039;&#039;&#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&#039;auteur fait une déclaration explicite « &#039;&#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&#039;&#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &#039;&#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&#039;&#039; » Ce sont surtout des &#039;&#039;&#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&#039;&#039;&#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Moïse lui-même déclare ne pas parler l’égyptien lorsque, face au pharaon, il se fait représenter par [[Aaron]], ce qui suggère qu’il évoluait dans un entourage linguistiquement différent de la haute administration traditionnelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui existe, dans la Bible, ce sont des passages où &#039;&#039;&#039;Moïse dit qu’il n’a pas la parole facile&#039;&#039;&#039; ou qu’il est &#039;&#039;« lent à parler »&#039;&#039; : le texte hébreu dit textuellement (translittération) : &amp;quot;&#039;&#039;kheḇad-pê ûḵeḇad lāšôn ʾānōḵî&#039;&#039; &amp;quot;— litt. « &#039;&#039;Je suis lourd de bouche et lourd de langue&#039;&#039; ». (Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &amp;quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&amp;quot;, et la TOB par : &amp;quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&amp;quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là du passage le plus souvent interprété comme impliquant que Moïse n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 2, ch. 10 pp. 267-277, et sa vidéo YouTube &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &amp;quot;Artapan d&#039;Alexandrie&amp;quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &amp;quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&amp;quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, a établi une interprétation de ce passage de l’[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Exode&amp;quot; dans Wikipedia :  http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Livre_de_l%27Exode&amp;amp;oldid=229799394.&amp;lt;/ref&amp;gt; en utilisant d&#039;autres paradigmes de lecture que ceux généralement admis par la communauté scientifique. Il attribue sa capacité à faire des recoupements hors du commun et à identifier des &amp;quot;réalités&amp;quot; refoulées, à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre les aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a ainsi démontré en recoupant une multitude de sources antiques que cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] se serait en fait situé à la fin de la période [[hyksôs]], autour de 1540 av. J.-C., date à laquelle les sources égyptiennes et les traditions historiques documentent le départ ou l’expulsion de ce peuple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article &#039;&#039;Hyksôs&#039;&#039; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyks%C3%B4s. Concernant Allan Arsmann, sa démonstrationn autour de la date de l&#039;Exode biblique et son parallèle avec l&#039;exode Hyksôs est établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma. Voir aussi ses vidéos YouTube sur le sujet : &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;ESCLAVAGE des hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La revendicationn de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Le passage de la Mer Rouge élucidé par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Les Dix Plaies d&#039;Égypte - élucidées par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Recoupements entre Histoire et Exode - L&#039;enquête d&#039;un Asperger&amp;quot;. Portail : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Parcours ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moïse brise les tables de la loi - Guido Reni.jpg|vignette|368x368px|Moïse brisant les table de la Loi - Guido Reni]]Moïse est le leader de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], un mouvement de population massif hors d&#039;Égypte. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère que la survie de ce grand nombre de personnes dans le désert, sans les ressources habituelles, ne fut possible que grâce à des pratiques de cannibalisme occasionnel&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se fonde entre autres sur le passage du livre des Nombres (11: 4-6, 18-20) où le peuple se plaint de la manne, et où Moïse demande à Dieu de leur donner de la viande en abondance. : « Et le peuple qui était parmi eux se mit à avoir la nostalgie de la chair ; et les enfants d&#039;Israël pleuraient, et disaient : Qui nous donnera de la viande à manger ? » (Nombres, 14, 4) Moïse est accablé par ces plaintes et en parle à Dieu, se sentant dépassé par le poids de la tâche de diriger tout ce peuple. Dieu dit alors à Moïse de rassembler 70 anciens du peuple qui aideront à porter la charge. (Nombres 11:16-20) Puis, Dieu promet : « Mangez de la viande aujourd’hui, car vous avez pleuré en disant : ‘Qui nous donnera de la viande à manger ?’… Je vous en donnerai tellement que vous en aurez assez, et vous en aurez à profusion. » (Nombres 11:31-34) Un vent souffle et amène une énorme quantité de cailles : « Et pendant que la viande était encore entre leurs dents, avant qu’elle ne fût consommée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’un grand plaie. » (Nombres 11:33), passage souvent interprété comme un décès de certains représentants du peuple sous l&#039;effet d&#039;excès de nourriture. Allan Arsmann, qui rejette la possibilité d&#039;un don &amp;quot;magique&amp;quot; et ne veut se fonder que sur des interprétations cartésiennes, ne voit q&#039;une seule probabilité pour cette soudaine apparition de viande abondante au sein du désert : les Hébreux ont consommé certains des leurs. Cf. entre autres sa vidéo YouTube &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=3eGjRokpITc&amp;amp;t=1616s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viande, dans ce contexte, ne serait pas tombée du ciel comme le prétend le texte biblique évoquant la manne, mais aurait selon lui été une ressource d&#039;origine humaine, appréhendée comme une nécessité à la survie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3, ch. 25 pp. 400-411 et tome 5 vol. 2, ch. 53 pp. 416-422. Et ses vidéos YouTube sur la question : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot;, &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot;. Accès au portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des aspects les plus marquants de sa vie est sa &amp;quot;mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. chapitre 34 du Deutéronome, versets 1 à 9 : &amp;quot;&#039;&#039;Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. L’Éternel lui montra tout le pays : depuis Galaad jusqu’à Dân, tout Néphthali, tout Éphraïm et Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le Néguev et la plaine, c’est-à-dire la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu’à Zoar. L’Éternel lui dit : C’est le pays dont je jurai à Abraham, à Isaac et à Jacob, que je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &#039;&#039;&#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&#039;&#039;&#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &#039;&#039;&#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&#039;&#039;&#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est en effet décrit dans le texte biblique comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). Ce &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; se serait souvent accompagné d&#039;un changement de nom. Moïse ne serait ainsi pas réellement mort physiquement, mais aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] continué à vivre sous le nom de [[Josué]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Josué&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Josu%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt;, son jeune serviteur de confiance&amp;lt;ref&amp;gt;Exode, 33, 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, proche collaborateur et témoin privilégié des événements majeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que [[Josué]], il devient donc le chef incontesté du peuple, assumant tous les rôles et fonctions de Moïse (son ancienne identité), y compris la dictée des lois et la conduite des guerres. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de Moïse (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &amp;quot;ans&amp;quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &amp;quot;ans&amp;quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). Trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &amp;quot;fils&amp;quot; (ou &amp;quot;considéré comme&amp;quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transformation aurait selon l&#039;auteur permis à Moïse lui-même (en tant que [[Josué]]) d&#039;entrer en Terre Promise, surmontant l&#039;interdiction initiale de Yahvé. Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&#039;&#039;&#039;épisode de Mériba&#039;&#039;&#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a pas d’eau, le peuple se plaint à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&#039;ayant plus à ce moment d&#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&#039;un attachement à l&#039;être sacrifié pour l&#039;effet d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3, ch. 23, pp. 350-390.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rappelle que [[Yahvé]] avait annoncé à Moïse qu&#039;il serait roi&amp;lt;ref&amp;gt;Moïse est en fait présenté dans la Bible non pas comme roi, mais comme &#039;&#039;&#039;prophète&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;libérateur&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;législateur&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;chef spirituel&#039;&#039;&#039; d’Israël. Cependant, il existe bel et bien un passage très énigmatique où Moïse est appelé &amp;quot;roi en Israël&amp;quot; : « &#039;&#039;Moïse nous a donné la loi, héritage de l’assemblée de Jacob. Il était roi en Israël, quand s’assemblaient les chefs du peuple et les tribus d’Israël.&#039;&#039; » (Deutéronome 33, 4-5) Ici,« Il » peut être interprété soit comme Moïse, soit comme YHWH lui-même selon les traductions. Le texte hébreu est ambigu : certains manuscrits et traductions (ex. : Septante grecque, Vulgate latine) comprennent que Dieu est roi. D’autres interprétations juives y voient Moïse « exerçant une royauté » au sens de leadership suprême sur Israël dans le désert.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or c&#039;est [[Josué]] qui devint le premier roi des Hébreux, confirmant selon l&#039;auteur le fait que [[Josué]] aurait été effectivement Moïse en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Héritage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;héritage de Moïse est immense et a profondément façonné les civilisations judéo-chrétiennes. Il est considéré comme le plus grand des prophètes de l&#039;Ancien Testament. La relecture de sa vie à travers le prisme du paradigme antique qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pense pouvoir affirmer avoir décrypté, ne diminue en rien la grandeur du personnage selon l&#039;auteur, mais lui rend au contraire toute sa légitimité ancestrale, et replace le personnage dans un contexte historique et psychologique cohérents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, à travers son expérience de &amp;quot;[[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; et de transformation psychique, a posé selon l&#039;auteur les bases d&#039;un cheminement spirituel fondamental : la [[renaissance christique]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : « L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s) Dans cette vidéo, Allan Arsmann établit explicitement un lien direct entre cette transformation vécue par Moïse et le concept de Christ : 1. &#039;&#039;&#039;Nature de la Transformation :&#039;&#039;&#039; Arsmann explique que le rite de renouvellement implique que l&#039;ancienne personnalité soit considérée comme morte, laissant place à une nouvelle identité psychique qui est le résultat d&#039;une absorption (historiquement cannibale). 2. &#039;&#039;&#039;Lien avec le Christ :&#039;&#039;&#039; la conclusion de cette analyse sur Moïse établit clairement que le Christ a réalisé exactement le même acte (mais cette fois sans sacrifice autre que celui de sa propre personne), ce qui définit son identité : « &#039;&#039;Le Christ va bien lui aussi réaliser ce rite, cet acte, il va le mener plus loin même, jusqu&#039;à son terme, et comprendre l&#039;essence de toutes ces actions sacrales du passé ; il va en comprendre le pourquoi, l&#039;origine. II va se transformer lui aussi, se renouveler, devenir un être neuf, fusionner en lui le père et le fils : c&#039;est cela, être Christ&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle est complet dans l&#039;identité même des deux personnages en tant que renouvelés, l&#039;expérience vécue par Moïse et par celui que la tradition appelle &amp;quot;Le&amp;quot; Christ aboutissant pour tous deux à leurs renouvellements sous le nouveau nom de Josué/Yeshua/Jésus. Il s&#039;agit donc pour Arsmann du &#039;&#039;&#039;même acte et mystère&#039;&#039;&#039;, au cœur de ce qu&#039;il appelle l&#039;état « christique » ou la « renaissance christique ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sa progressive compréhension intime des fondements de la [[loi des Prémices]], ses actes et les lois qu&#039;il a établies&amp;lt;ref&amp;gt;La Torah de Moïse, établies dans l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.&amp;lt;/ref&amp;gt;, témoignent de sa profonde réflexion autour du phénomène de l&#039;[[Psychologie du cannibalisme|anthropophagie]] et de ses dimensions psychiques, les transformant et les sublimant&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo « L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s). Dans l&#039;analyse qu&#039;il y pose, Allan Arsmann détaille comment Moïse découvre et met en œuvre les pratiques anciennes de l&#039;anthropophagie dans le contexte de l&#039;Exode, menant à une transformation psychique profonde : Moïse étant un personnage adopté, ne connaît initialement « rien des pratiques anthropophages de ces cultes étrangers ». Il ne « va pleinement découvrir ces aspects et les éprouver » que « lors des temps rudes de l&#039;Exode et du désert ». L&#039;expérience de la transformation psychique (&amp;quot;renaissance&amp;quot;) que va vivre Moïse par l&#039;acte, supposé par l&#039;auteur, du sacrifice (avec consommation) de Josué, est selon lui intimement corrélé à une transformation personnelle et psychique que va éprouver Moïse, à l&#039;occasion de ce rite de « renouvellement ». Arsmann explique que &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; quiconque se renouvelle devient l&#039;individu qu&#039;il a mangé, et l&#039;ancienne personnalité est alors bel et bien considérée comme morte ». Ce processus aboutit à l&#039;annulation psychique des péchés passés et à la rédemption. L&#039;acte anthropophage est présenté par l&#039;auteur dans cette vidéo comme un « acte d&#039;origine préhistorique qui rendait divin celui qui l&#039;effectuait », transformant l&#039;ancienne personnalité en un « être neuf », un individu qualifié de &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; renouvelé &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;. Moïse adopte ainsi un nouveau nom, celui de Josué, et endosse la personnalité, les traits de caractère, la jeunesse de son ancien fidèle serviteur, marquant un changement de nature, une transformation et une sublimation de la psyché du personnage.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques, loin d&#039;être de simples fantasmes, sont pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] des miroirs de notre passé réel et de l&#039;évolution de la [[Origine de la conscience|conscience]] humaine. L&#039;histoire de Moïse, en particulier dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], est envisagée par l&#039;auteur comme un moment fort de l&#039;histoire humaine, marquant une &amp;quot;sortie du chaos&amp;quot; par la [[naissance de la civilisation]], liée au concept de [[concurrence]] naturelle. Le texte biblique, avec ses détails, est un écho concret des pratiques et des pensées fondatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle : == &lt;br /&gt;
=== Humanité du Yahvé de l&#039;Exode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est dépeint avec toutes les caractéristiques d&#039;un roi humain de l&#039;Antiquité : fier, orgueilleux, tyrannique, donnant des ordres, menaçant, menant des armées, envoyant des émissaires, et portant un sceptre royal&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=565s). Dans cette vidéo, l&#039;analyste soutient que le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;Exode (et uniquement dans ces passages) était très probablement un homme, un roi réel. Il y affirme que ce personnage historique fut associé à la divinité pour des raisons sacrées, et que le texte biblique a maintenu ensuite cette association nominale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette nature royale et humaine est confirmée par le fait qu&#039;il est identifiable à un roi historique, celui qui a concrètement rendu possible l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] [[hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi des prémices ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un des enjeux majeurs des récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] la &amp;quot;[[loi des Prémices]]&amp;quot;, qui exigeait l&#039;offrande des premiers-nés, y compris les enfants humains. Cette loi était selon la théorie de l&#039;auteur la première et la plus importante du culte de Yahvé, explicitement plus ancienne que les [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, vidéo YouTube « Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=82s). &amp;lt;/ref&amp;gt;. La demande de Moïse à Pharaon de &amp;quot;laisser mon peuple aller me servir dans le désert&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Exode, 5,1 ; 7,16 et 8,1.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait une référence voilée à la continuation de cette pratique sacrificielle, Moïse et son Peuple (les [[Hyksôs]] - non encore &amp;quot;Hébreux&amp;quot;) désirant se rendre au désert afin d&#039;y accomplir des rites sacrificiels que Pharaon réprouve&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w). Ce sujet est également mentionné et analysé en détail dans la vidéo « L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=178s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le &amp;quot;fruit défendu&amp;quot; d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], lui aussi, représenterait la consommation de leur enfant premier-né, ce qui lie cette pratique aux origines mêmes du culte biblique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 37 pp. 650-691, et vol. 5 partie 2, ch. 50 pp. 360-383. Voir aussi sa vidéo YouTube « La nature du crime d&#039;Adan &amp;amp; Ève dans le texte de la Genèse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=_Strntfid0s&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse comme renouvellement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mort de Moïse est décrite comme absurde, planifiée et sans explication naturelle, son corps disparaissant mystérieusement&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome, 31:14-17 : &amp;quot;&#039;&#039;L’Éternel dit à Moïse  : « Voici, le moment approche où tu vas mourir. Appelle Josué, et présentez-vous dans la tente d’assignation. Je lui donnerai mes ordres. » Moïse et Josué allèrent se présenter dans la tente d’assignation. Et l’Éternel apparut dans la tente, dans une colonne de nuée. La colonne de nuée se dressait à l’entrée de la tente. L’Éternel dit à Moïse  : « Voici : tu vas te coucher avec tes pères ; et ce peuple se lèvera, il se prostituera en servant les dieux étrangers, ceux de la terre où il va entrer ; il m’abandonnera, il rompra l’alliance que j’ai conclue avec lui.&#039;&#039;&amp;quot; Dans Nombres 27:18–23, Moïse reçoit l’ordre de Dieu de désigner Josué : &#039;&#039;&amp;quot;L’Éternel dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute l’assemblée, et tu lui donneras tes ordres à leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, afin que toute l’assemblée des enfants d’Israël lui obéisse. Moïse posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l’Éternel l’avait dit par Moïse.&#039;&#039; » Ici, Dieu ordonne à Moïse de poser ses mains sur Josué : c’est un geste symbolique d’investiture, semblable à une onction d’autorité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela correspond parfaitement au rituel de [[renouvellement]], où l&#039;ancienne personnalité du pratiquant &amp;quot;meurt&amp;quot; symboliquement pour céder la place à une nouvelle identité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann aborde l&#039;énigme de la mort de Moïse dans sa vidéo Youtube intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s). Bien que l&#039;orateur précise qu&#039;il consacrera plus tard une vidéo entière à ce sujet, il expose la thèse centrale de l&#039;élucidation dans cette vidéo même : la mort de Moïse est selon lui présentée comme un &amp;quot;complet mensonge lorsqu&#039;on la comprend au premier degré&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; : selon l&#039;analyse historiographique proposée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la mort de Moïse n&#039;est pas un événement physique ordinaire, mais une &amp;quot;expression pour autre chose&amp;quot;. Il s&#039;agit selon lui d&#039;une mort symbolique, décrivant la disparition, dans le cadre d&#039;un rituel ancien, de son ancienne personnalité profane pour une renaissance en un personnage sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moïse et Josué : une seule et même personne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources textuelles internes à la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;La relation entre Moïse et Josué dans la Bible est marquée par une continuité très forte, voulue par Dieu lui-même. Josué est présenté comme le successeur direct de Moïse. Il ne change pas la mission, mais il l’achève. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que des témoignages externes&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Assomption de Moïse&#039;&#039; (ou &#039;&#039;Testament de Moïse&#039;&#039;) est un ouvrage juif apocryphe (1ᵉʳ siècle ap.-J.-C. ou un peu avant) attribué à Moïse, où il donne ses dernières instructions avant sa mort. Dans ce texte, Moïse s’adresse à Josué comme son successeur. Cela confirme dans la tradition juive ancienne que Josué a été &#039;&#039;annoncé&#039;&#039; comme celui qui continuerait l’œuvre de Moïse. (source : Wikipedia). Flavius Josephus (1ᵉʳ siècle ap. J.-C.) dans &#039;&#039;Antiquités juives&#039;&#039; 4.159-4.175, rapporte : « &#039;&#039;Mais Moïse étant maintenant devenu âgé, il désigna Josué comme son successeur, à la fois pour recevoir des instructions de Dieu en tant que prophète, et pour être le commandant de l’armée.&#039;&#039; » Il marque ainsi explicitement que Moïse nomma Josué comme successeur « prophétique » et « commandant ». Dans &#039;&#039;Antiquités&#039;&#039; 5.1, Josephus écrit : « Lorsque Moïse fut enlevé du milieu des hommes, Josué ordonna à la multitude de se préparer pour une expédition. » Cela montre la continuité : dès après la mort de Moïse, Josué prend sans attendre la direction du peuple. Ainsi, Josèphe constitue un témoin extra-biblique (1ᵉʳ siècle) qui reconnait cette transition de leadership.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appuient fortement l&#039;idée selon les conclusions d&#039;Arsmann que Moïse et [[Josué]] auraient été, à partir de la &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse, une seule et même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Continuité textuelle et stylistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Livre de [[Josué]]&#039;&#039; est la suite immédiate du Deutéronome (le dernier livre de Moïse), partageant le même auteur, style, vocabulaire et continuité narrative&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe en effet des points d’accord parmi les spécialistes : &#039;&#039;&#039;1. Thème de continuation narrative : l&#039;&#039;&#039;e manuel d’étude biblique de Yale note que « Joshua … picks up where Deuteronomy left off: Joshua has taken over for Moses as leader, Moses has just died, and now it is time to enter the land. » (Yale Bible Study). Dans l&#039;« Introduction to the Book of Joshua » on lit : «The book’s familiarity with Deuteronomy is apparent (compare Joshua 1:3-5a and Deuteronomy 11:24-25; or Joshua 1:5c-7a and Deuteronomy 31:7-8; Joshua 1:13-15 and Deuteronomy 3:18-20).» Cela montre clairement que les rédacteurs ont lié Joshua à Deutéronome en termes d’histoire (Moïse meurt, Josué prend le relais) et de promesse d’entrée dans la terre. 2. &#039;&#039;&#039;Similarité de thèmes et de vocabulaire « déutéronomique »: l&#039;&#039;&#039;e chapitre 20 du &#039;&#039;Oxford Handbook of Deuteronomy&#039;&#039; indique que l’hypothèse de l’« Histoire déutéronomiste » assigne Deutéronome + Josué + Juges + etc. comme un ensemble littéraire, unifié par «a basic homogeneity in language, style, and content». L’article de Karin Finsterbusch (“Deuteronomy and Joshua”) affirme que les rédacteurs exiliques et anciens ont cherché «to link Joshua with Deuteronomy … and to support the authority of the Torah (i.e., Deuteronomy) … through … Josh 22:5 …». &#039;&#039;&#039;3. Les références explicites au « livre de la Torah » ou « livre de la loi » dans Joshua qui pointent vers le Deutéronome :&#039;&#039;&#039; l&#039;article «The Book of the Torah in Joshua 1 and 23 and in the Deuteronomistic History» (Joachim J. Krause) examine comment Joshua 1 et 23 se réfère à la Torah, ce qui suggère que le Livre de Josué se considère comme la continuation du livre de la Torah de Moïse. Ces analyses montrent donc que le livre de Josué se présente comme la continuation immédiate de la narration de Deutéronome : Moïse meurt, Josué prend la relève, la conquête commence. Elles montrent aussi que la théologie, les thèmes (alliance, obéissance, conquête de la terre) et les formules littéraires témoignent d&#039;une forte parenté avec Deutéronome. Mais, même s’il y a continuité, les spécialistes ne soutiennent pas tous que l’auteur est exactement le même que celui du Deutéronome, et penchent pour la thèse d&#039;un ou plusieurs rédacteurs (souvent exiliques).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions et caractère identiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Josué]] réalise les mêmes &amp;quot;miracles&amp;quot; (comme la séparation des eaux du Jourdain, similaire à Moïse séparant la Mer Rouge) &amp;lt;ref&amp;gt;De nombreux épisodes bibliques établissent un parallèles entre les deux personnages : 1. Moïse fait sortir le peuple d’Égypte (Exode 13:17-18 ; Deutéronome 34:4) — Josué les fait entrer en Canaan (Josué 1:2-6) ; 2. Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. Après la traversée du Jourdain, Josué applique à la lettre l’ordre de Yahvé concernant Jéricho : &#039;&#039;« Ils vouèrent à l’interdit tout ce qui était dans la ville : hommes et femmes, jeunes et vieux, bœufs, brebis et ânes, passés au fil de l’épée. »&#039;&#039; (Josué 6:21) Josué manifeste ici la même rigueur impitoyable que Moïse dans l’exécution des ordres de destruction totale (cf. Moïse en Nombres 31 contre les Madianites). 2. Josué réagit avec une rigueur comparable à celle de Moïse envers les rebelles lors d&#039;une punition exemplaire pour un maintien : Akan et toute sa famille sont lapidés et brûlés. &#039;&#039;« Tout Israël le lapida. On les brûla au feu après les avoir lapidés. »&#039;&#039; (Josué 7:25) Cet événement rappelle celui où. Moïse avait fait exécuter les Israélites infidèles (Exode 32:27, après le veau d’or). Josué agit de même pour préserver la sainteté du peuple. 3. Josué mène une série de conquêtes contre les royaumes cananéens et applique la politique de destruction totale : &#039;&#039;« Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza… il ne laissa échapper personne et voua à l’interdit tout être vivant. »&#039;&#039; (Josué 10:40) Moïse avait lui aussi mené des campagnes militaires destructrices (Nombres 21 :21–35 contre Sihon et Og). 4. Josué capture cinq rois ennemis, les humilie publiquement, puis les fait mettre à mort et suspendre. &#039;&#039;« Josué les fit ensuite frapper et les fit mourir, et il les fit pendre à cinq arbres. »&#039;&#039; (Josué 10:26) Moïse avait de la même façon fait exécuter les chefs madianites (Nombres 31:8). 5. Josué fait bâtir un autel sur le mont Ébal et lit toute la Loi, montrant une fidélité rigoureuse au cadre religieux de Moïse : &#039;&#039;« Josué écrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. »&#039;&#039; (Josué 8:32) Ce leadership législatif et spirituel pour guider le peuple est semblable à celui qui avait animé Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le manque d&#039;ambition personnelle de [[Josué]] paraît inexplicable selon Arsmann s&#039;il n&#039;est pas la continuation de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;C’est une observation souvent faite par les exégètes que le personnage biblique de Josué se distingue en effet par un manque d’ambition personnelle, surtout si on le compare à d’autres figures fortes comme Moïse, David ou même certains prophètes. Josué ne cherche jamais à devenir chef, mais &#039;&#039;&#039;c&#039;&#039;&#039;’est Moïse qui le désigne sur ordre de Yahvé : &#039;&#039;« Prends Josué, fils de Noun, homme en qui réside l’esprit ; impose-lui les mains. »&#039;&#039; (Nombres 27:18) Contrairement à d’autres leaders bibliques, Moïse discute directement avec Dieu et plaide sa cause. David reçoit une onction et agit pour établir sa royauté. Gédéon ou Saül sont investis dans une logique de pouvoir. Josué, lui, est &#039;&#039;&#039;choisi et obéit&#039;&#039;&#039;, sans initiative politique ou spirituelle personnelle. Cela traduit une figure de « serviteur fidèle » plutôt que de fondateur charismatique. Tout au long du livre de Josué, on lit des formules répétées : &#039;&#039;« Josué fit comme Moïse l’avait ordonné. » ;&#039;&#039; &#039;&#039;« Josué n’omit rien de tout ce que Yahvé avait commandé à Moïse. »&#039;&#039; (Josué 11:15) Il est donc présenté comme &#039;&#039;&#039;le continuateur&#039;&#039;&#039;, pas l’innovateur. Son rôle est &#039;&#039;&#039;d’accomplir la conquête promise&#039;&#039;&#039;, non de développer un projet personnel ou politique. Contrairement à David, Josué ne fonde pas de dynastie, ne cherche pas à centraliser le pouvoir, ne construit pas de ville capitale ou de temple. À sa mort, il n’y a pas de succession désignée. &#039;&#039;Josué 24&#039;&#039; montre un homme qui, à la fin de sa mission, rend le peuple à Dieu : &#039;&#039;« Pour moi et ma maison, nous servirons Yahvé. »&#039;&#039; (Josué 24:15) Cette phrase emblématique montre une loyauté religieuse avant toute ambition politique. Il exerce un leadership de service, non de gloire personnelle, là où Moïse a une relation intime et unique avec Dieu, souvent teintée de tension (négociations, plaidoyers). Josué, lui, ne négocie jamais avec Dieu — il reçoit des ordres et les exécute. Même ses victoires militaires sont présentées comme l’œuvre de Yahvé, non comme son propre génie stratégique (cf. Josué 6:2, 10:11). Son profil n&#039;est que “fonctionnel” dans la théologie deutéronomiste, où Moïse a le rôle d&#039;un législateur et prophète, au contraire de Josué qui se contente du rôle de conquérant au service du projet divin. Il n’a certes pas besoin d’ambition personnelle, car son rôle biblique est circonscrit à la conquête de Canaan. Sous son commandement le pouvoir politique centralisé n’existe pas encore (période pré-monarchique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques sources : Matthew Henry, dans « Matthew Henry’s Commentary on the Whole Bible » note que le livre de Josué met en valeur l’appel de Dieu à Josué après la mort de Moïse, et l’encouragement à la fidélité, à l’obéissance et non à l’initiative personnelle flamboyante. E. P. Vedder, dans « Josué, serviteur de l’Éternel (1) » présente Josué explicitement comme « fidèle serviteur de Moïse », ce qui va dans le sens d’un leadership de service. Dans un cours intitulé &#039;&#039;« Le livre de Josué et la question de l’historicité de la conquête (suite) et l’installation de Josué comme chef de guerre (Jos 1) »&#039;&#039;, Römer explore l’installation de Josué comme chef de guerre après Moïse (Collège de France). Dans un autre cours du même auteur, intitulé &#039;&#039;« Les deux discours d’adieu de Josué : une conquête (presque) réussie (Jos 23-24) »&#039;&#039;, il note que dans Josué 24, le personnage est “présenté comme un deuxième Moïse” (Collège de France). Son ouvrage &#039;&#039;La première histoire d’Israël : L’école deutéronomiste à l’œuvre,&#039;&#039; éd. Labor et Fides (Genève), 2007, examine le corpus des livres de Josué à 2 Rois sous le prisme de l’historiographie deutéronomiste. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disparités d&#039;âge ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pointe du doigt le fait que Moïse soit décrit comme encore robuste à 120 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut; sa vue n’avait point baissé, et sa vigueur n’était point passée.&#039;&#039; » (Deutéronome 34 :7).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques&amp;lt;ref&amp;gt;Cycle de 4 mois, mesuré selon les crues du Nil chez les Egyptiens antiques, et qu&#039;Allan Arsmann montre dans ses travaux avoir été l&#039;une des mesures du temps dans la Genèse (Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 1 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et sa vidéo Youtube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot;, https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), c&#039;est à dire à 40 ans environ (années solaires), tandis que [[Josué]] est décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Depuis longtemps, le Seigneur avait donné du repos à Israël, après que Josué eut vaincu tous ses ennemis alentour. Josué était vieux, avancé en âge. Josué convoqua tout Israël, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses officiers, et il leur dit : “Je suis vieux, avancé en âge.”&#039;&#039; » (Josué 23:1-2, trad. Louis Segond) ; « &#039;&#039;Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut, âgé de cent dix ans.&#039;&#039; » (Josué 24:29, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques toujours), soit environ 36 ans (années solaires). Cette apparente contradiction ne peut s&#039;expliquer selon l&#039;auteur que si le &amp;quot;vieux&amp;quot; Moïse a effectivement absorbé, à ses 120 ans nilotiques, la jeunesse d&#039;un [[Josué]], pour se &amp;quot;rajeunir&amp;quot; et continuer son œuvre sous l&#039;aura de la puissance sacrale conférée par le rite du [[renouvellement]]. Cette hypothèse aurait le mérite de faire mourir le vieux Moïse/[[Josué]] à l&#039;âge d&#039;environ (40 + 36 =) 76 ans, ce qui selon l&#039;auteur paraît plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s), et le volume 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 23 pp. 360-362.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dissociation linguistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, tout comme [[Josué]], utilise constamment des pronoms (&amp;quot;vous&amp;quot;, &amp;quot;vôtres&amp;quot;) qui le dissocient du peuple d&#039;Israël (&amp;quot;nous&amp;quot;, &amp;quot;nôtres&amp;quot;), un trait linguistique unique parmi les prophètes bibliques. Le texte biblique contient en effet des &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot;, affirme l&#039;auteur, montrant une &#039;&#039;&#039;&amp;quot;dissociation culturelle complète&amp;quot;&#039;&#039;&#039; entre Moïse et les Hébreux. Moïse utilise continuellement les pronoms &amp;quot;vous&amp;quot; et &amp;quot;vôtres&amp;quot; pour parler du peuple, tandis que les autres prophètes parlent en &amp;quot;nous&amp;quot;. La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”. Dans Josué 1 :2-3, Dieu dit à Josué : « &#039;&#039;À toi et à tout ce peuple … dans le pays que je leur donne … Car c’est toi qui feras hériter à ce peuple [ce pays].&#039;&#039; » » (&amp;quot;toi&amp;quot; est ici distinct de &amp;quot;ce Peuple&amp;quot; ; source : bible.org) Un commentaire anglo-saxon (on “The Book of Joshua”) note qu’ici le pronom “your”, pour Josué, dans “the Lord your God”, est parfois &#039;&#039;&#039;singulier&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;pluriel&#039;&#039;&#039;, ce qui peut susciter également l’interprétation que “Joshua serait exclu de la promesse” si on lit “à eux” vs “à toi”. Le passage le plus clair où le &#039;&#039;&#039;beau-père de Moïse&#039;&#039;&#039;, Jéthro (ou Réouël), distingue Moïse personnellement du peuple qu’il dirige se trouve dans Exode 18:14–23 : &#039;&#039;« Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour le peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ? »&#039;&#039; (Exode 18:14, trad. Louis Segond) Ici déjà, on voit que « &#039;&#039;toi&#039;&#039; » est adressé à Moïse, tandis que « &#039;&#039;le peuple&#039;&#039; » semble désigner un autre groupe.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela conforte l&#039;idée que Moïse (et donc [[Josué]] selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]) n&#039;était pas hébreu de naissance. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient en effet l&#039;hypothèse que &#039;&#039;&#039;Moïse serait né égyptien&#039;&#039;&#039;. Bien que le texte biblique notifie très explicitement que l&#039;enfant recueilli par la princesse égyptienne était hébreu, l&#039;auteur souligne que la Bible affirme également l&#039;inverse, à plusieurs reprises, en des passages moins connus, qui laisseraient entendre selon lui que Moïse n&#039;était pas hébreu, mais bien au contraire &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il note en premier lieu que lors de l&#039;épisode de sa fuite en Madian, les femmes que Moïse rencontre le décrivent explicitement à leur père comme étant &#039;&#039;&#039;&amp;quot;un égyptien&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Contexte narratif (Exode 2:11–22) : Moïse tue un Égyptien qui frappait un Hébreu. Pharaon cherche alors à le faire mourir, et Moïse fuit en Madian. Il s’assoit près d’un puits. Sept filles de Réouël viennent puiser de l’eau pour leurs troupeaux. Des bergers les chassent, mais Moïse intervient et les aide. « &#039;&#039;Elles répondirent : Un &#039;&#039;&#039;Égyptien&#039;&#039;&#039; nous a délivrées de la main des bergers ; de plus, il a puisé pour nous et fait boire le troupeau.&#039;&#039; » (Exode 2:19, trad. TOB)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse nomme ensuite son premier fils &amp;quot;Guerschom&amp;quot;, car il est &amp;quot;un expatrié&amp;quot; (un &amp;quot;guerre&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Elle enfanta un fils, et Moïse lui donna le nom de Guershom, car, dit-il, &#039;&#039;&#039;je suis un étranger en ce pays&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:22, trad. L. Segond). Le nom hébreu &#039;&#039;&#039;גֵּרְשֹׁם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039; ou &#039;&#039;Gershom&#039;&#039;) est généralement expliqué par un jeu de mots sur deux racines hébraïques : &#039;&#039;&#039;גֵּר&#039;&#039;&#039; (gēr), « étranger », « résident temporaire » et שָׁם (šām) qui signifie « là ». La signification littérale serait donc « &#039;&#039;Étranger là-bas&#039;&#039; » ou « &#039;&#039;étranger en ce lieu&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce nom trahit le fait que l&#039;Égypte lui manque profondément et qu&#039;il la considère comme sa &#039;&#039;&#039;&amp;quot;patrie égyptienne&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, ce que laisserait plus ou moins entendre Plutarque&amp;lt;ref&amp;gt;Plutarque évoque l’idée que Moïse pourrait être d’origine égyptienne dans son œuvre &#039;&#039;De Iside et Osiride&#039;&#039; (&amp;quot;Sur Isis et Osiris&amp;quot;), au chapitre 36. Dans cette oeuvre, Plutarque discute des figures religieuses et mythologiques de l’Égypte, et mentionne Moïse dans une perspective qui suggère qu’il a puisé dans la tradition égyptienne ou qu’il serait lié à cette culture. Il fait référence à Moïse comme à un personnage qui, selon certaines traditions, aurait reçu une formation ou un héritage religieux en Égypte, ce qui expliquerait certaines similitudes entre les religions juive et égyptienne : &amp;quot;&#039;&#039;Ὁ δὲ Μωυσῆς, ὥς τινες φασιν, ἐκ τῆς Αἰγύπτου ἐξῆλθεν καὶ τὴν νόσον ἐξέβαλεν τῶν Ἰουδαίων, καὶ νόμους καὶ θυσίας ἀνέθετο τῷ λαῷ.&#039;&#039;&amp;quot; (trad. littérale : « &#039;&#039;Moïse, selon certains, sortit d’Égypte et chassa la maladie des Juifs, et institua des lois et des sacrifices pour le peuple.&#039;&#039; »)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], si Moïse avait été Hébreu, il aurait déjà été un expatrié en Égypte, car les Sémites n&#039;y étaient pas considérés comme chez eux. Le nom même de Moïse (Moïse/Moussa/Moses) est connu par les spécialistes de la langue égyptienne comme étant d&#039;origine &#039;&#039;&#039;égyptienne&#039;&#039;&#039;, et l&#039;auteur va jusqu&#039;à proposer &#039;&#039;&#039;Ou-Shirmose&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;fils d&#039;Osiris&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;L’égyptien ne dit pas littéralement &#039;&#039;« fils de »&#039;&#039; dans ces noms théophores, mais exprime la filiation ou la naissance divine à travers le verbe &#039;&#039;msj&#039;&#039; (« naître de »). Ainsi, &#039;&#039;Ramesès&#039;&#039; (Ra-ms-sw) = “Ra l’a mis au monde” ou “né de Rê”. &#039;&#039;Thoutmès&#039;&#039; (Ḏḥwtj-ms) = “né de Thot”. Et donc &#039;&#039;Ousermose&#039;&#039; (Wsjr-ms) = “né d’Osiris”. Donc, « Ousermose » est sémantiquement équivalent à “fils d’Osiris”, même si la formulation exacte en égyptien exprime plutôt la &#039;&#039;&#039;naissance divine&#039;&#039;&#039; que la filiation biologique.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;historien grec Manéthon aurait soutenu l&#039;interprétation égyptienne du nom&amp;lt;ref&amp;gt;l&#039;historien égyptien &#039;&#039;&#039;Manéthon&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), aurait affirmé que Moïse était &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; et qu&#039;il portait un nom égyptien : dans &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039;, Manéthon raconte que le prêtre égyptien Osarseph, originaire d&#039;Héliopolis, se révolta contre le pharaon et mena une rébellion avec des lépreux. Après leur expulsion, Osarseph aurait changé son nom en Moïse. Ce récit de Manéthon est rapporté par Flavius Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; (I.227-250), pour le contredire. Apion, dont Josèphe se fait le contradicteur, prétendait que les récits sur Moïse étaient une invention des Juifs pour s’approprier des éléments de la culture égyptienne et de l’histoire égyptienne. Par exemple, s&#039;appuyant sur Manéthon, il avançait que Moïse n’était qu’un prêtre égyptien appelé Osarseph, qui aurait mené une rébellion impie, ce qui était une inversion négative par rapport à la figure biblique.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fait qui coïnciderait pleinement, note l&#039;auteur, avec les propos de la mère adoptive de Moïse dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;L’enfant grandit. Elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle lui donna le nom de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;, car, dit-elle, &#039;&#039;&#039;je l’ai tiré des eaux&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:10, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] conclut que la contradiction dans le texte (Moïse étant à la fois Hébreu et Égyptien) ne peut être résolue que par le fait qu&#039;il y ait eu une &#039;&#039;&#039;adoption&#039;&#039;&#039;. Moïse, né égyptien, aurait donc été &#039;&#039;&#039;adopté par le peuple hébreu&#039;&#039;&#039;. Cette adoption fut ensuite selon l&#039;auteur entérinée dans les textes par une modification de son ancienne appartenance culturelle au profit de la nouvelle identité sacrale&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=fU06NdokVwE&amp;amp;t=7s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Témoignages historiques externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des historiens égyptiens et grecs ont affirmé que Moïse avait lui-même conquis la Judée&amp;lt;ref&amp;gt;Hécatée d&#039;Abdère aurait été, selon l&#039;historien juif Flavius Josèphe, contemporain d&#039;Alexandre le Grand et de Ptolémée &amp;lt;abbr&amp;gt;I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/abbr&amp;gt;. Sous ce roi, il aurait visité l’Égypte. selon la « Jewish Virtual Library », Hécatée mentionne que « leur chef Moïse, qui excellait en capacité et en vaillance, conquit la terre de Judée pour les Juifs, fonda Jérusalem, y éleva le Temple, institua la constitution du peuple. » (source : Bibliothèque Virtuelle Juive). Il est cité par Pline l&#039;Ancien, Flavius Josèphe, Origène et Clément d&#039;Alexandrie. Cependant, il &#039;&#039;&#039;n’est pas clair&#039;&#039;&#039; que des auteurs gréco-romains majeurs aient formulé exactement que “Moïse avait conquis la Judée”, en ces termes ou dans un texte complet aujourd’hui conservé. Par un souci d&#039;honnêteté intellectuelle cependant, il faut garder à l&#039;esprit que ces témoignages sont fragmentaires ou via des recensions secondaires . Le terme “conquête de la Judée” peut également être plus littéraire ou mythique qu’un récit historique concret dans ces sources. Les auteurs hellénistiques grecs avaient en effet tendance à “helléniser” ou “orientaliser” Moïse pour l’inscrire dans la tradition des fondateurs de cité ou de lois (oīkistès, législateur), donc ils peuvent avoir attribué à Moïse un rôle de conquérant ou de “chef d’expédition”.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui corrobore l&#039;identité entre Moïse et Josué aux yeux de leurs contemporains et adversaires&amp;lt;ref&amp;gt;Des penseurs modernes comme &#039;&#039;&#039;Freud&#039;&#039;&#039; ont également réaffirmé, sur base d&#039;analyses des textes anciens, que Moïse était &amp;quot;égyptien de souche&amp;quot; : dans son ouvrage &#039;&#039;Moïse et le monothéisme&#039;&#039; (&#039;&#039;Moses und die monotheistische Religion&#039;&#039;), Fraud avance l&#039;idée que Moïse était d&#039;origine égyptienne, et que son nom, « Moïse », serait dérivé du terme égyptien « mś », signifiant « enfant » ou « fils ». Selon Freud, Moïse aurait été un prêtre égyptien de la secte d&#039;Aton, qui, après l&#039;effondrement de cette secte, aurait été adopté par une famille hébraïque et aurait introduit le culte d&#039;Aton parmi les Hébreux. Freud soutient cette hypothèse en analysant des textes anciens et en comparant les traditions religieuses égyptiennes et hébraïques. Il note des similitudes entre le monothéisme d&#039;Aton et celui de Moïse, suggérant une influence égyptienne sur la religion hébraïque. Il est important de noter toutefois que cette théorie de Freud est controversée et n&#039;est pas largement acceptée par les historiens et les spécialistes des religions. Elle a été notamment critiquée pour son manque de preuves historiques solides et pour son approche psychanalytique de l&#039;histoire.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Justification du &amp;quot;crime&amp;quot; de Moïse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;faute&amp;quot; de Moïse à Mériba, où il désobéit à [[Yahvé]] en frappant le rocher deux fois au lieu d&#039;une pour faire jaillir de l&#039;eau, est présentée comme la justification de sa mort&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Nombres 20,1-13 il est fait le récit des éléments historiques de cet épisode, tandis que Deutéronome 32,48-52 en rappelle la faute et ses conséquences.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, cette faute, jugée incohérente selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] au vu des désobéissances antérieures de Moïse, prend tout son sens dans le contexte du [[renouvellement]] : le rite offrait une &#039;&#039;&#039;rédemption complète de tous les péchés passés&#039;&#039;&#039;, et l&#039;infraction servait de &amp;quot;moteur&amp;quot; ou de prétexte rituel pour l&#039;exécution du [[renouvellement]]. Moïse, en adoptant [[Josué]] juste avant le rite, s&#039;assurait un individu de &amp;quot;valeur&amp;quot; (qui lui était cher et proche) pour l&#039;incorporation, point essentiel pour un effet optimal d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1774s). Arsmann soutient que cette faute, telle qu&#039;elle est présentée dans le récit, est &amp;quot;absurde&amp;quot; et non &amp;quot;crédible&amp;quot; compte tenu des désobéissances antérieures de Moïse envers Dieu. Cependant, la scène prendrait selon lui tout son sens si on l&#039;examinait sous l&#039;angle du &#039;&#039;&#039;rituel anthropophage&#039;&#039;&#039; et du &#039;&#039;&#039;renouvellement&#039;&#039;&#039;. En effet, dans le contexte de ce rituel ancien, la faute commise par Moïse aurait servi de moteur et de justification. Le rituel de renouvellement exigeait la &amp;quot;nécessaire réalisation d&#039;une &#039;&#039;&#039;infraction&#039;&#039;&#039; justifiant ensuite la réalisation du rite qui en permettait la &#039;&#039;&#039;rédemption&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Cette infraction était donc &amp;quot;systématiquement présente&amp;quot; et &amp;quot;servait de moteur et de justification pour la suite du rituel&amp;quot;. Ce rite de renouvellement offrait d&#039;après l&#039;auteur une &amp;quot;complète &#039;&#039;&#039;rédemption de tous les péchés du passé&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Selon les considérations des anthropophages de jadis, l&#039;absorption de l&#039;innocence de la victime lavait l&#039;exécutant de tous ses crimes passés. L&#039;ancienne personnalité de Moïse (le pécheur) devait mourir pour qu&#039;il puisse renaître sous une nouvelle identité (celle de Josué, l&#039;enfant consommé/incorporé). Ce rituel est exploré par Frazer dans son ouvrage monumental &#039;&#039;Le Rameau d&#039;Or&#039;&#039; au sujet des rites de mort et renaissance du roi divin dans de nombreuses sociétés antiques (Mésopotamie, Égypte, Europe préchrétienne), et par Mircea Eliade dans &#039;&#039;Le Mythe de l’éternel retour&#039;&#039; (1949) et son &#039;&#039;Traité d’histoire des religions&#039;&#039; (1949) au sujet des rites de « régénération périodique » dans les sociétés traditionnelles, où l&#039;auteur expose que la mort sacrificielle était perçue comme une &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; réinitialisation » du temps mythique, permettant au sacrifiant ou au groupe de renaître dans un état de pureté originelle. Eliade cite notamment les mystères agraires, les cultes de Tammouz, Osiris, Dionysos et certaines pratiques initiatiques d’Afrique et d’Asie. Enfin, René Girard, dans &#039;&#039;La violence et le sacré&#039;&#039; (1972), développe la théorie du « bouc émissaire » : dans certaines sociétés, une victime expiatoire est choisie pour canaliser la violence collective. Girard montre que le sacrifice (humain ou symbolique) produit une « purification » de la communauté. La consommation ou le partage rituel autour de la victime a souvent selon lui une fonction de cohésion sociale et de transfert symbolique des fautes. Les exemples culturels les plus cités dans la littérature anthropologique son les rituels d’Akitu en Mésopotamie, où à l&#039;occasion du nouvel an babylonien le roi subissait symboliquement une humiliation ou était remplacé temporairement. Certaines versions anciennes pourraient avoir impliqué un sacrifice substitutif. A Carthage et en Phénicie, les sacrifices d’enfants (tophets) documentés archéologiquement et textuellement, ont parfois été interprétés comme des rituels de renouvellement collectif. Dans le Mexique précolombien chez les Aztèques, des victimes étaient immolées puis certaines parties consommées rituellement pour « partager » leur force divine. En Europe ancienne enfin, des traces de sacrifices humains rituels ont été relevées chez les Celtes ou les peuples germaniques, rituels associés à des fêtes saisonnières et de purification.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
==  Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Moïse</title>
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		<updated>2025-12-25T19:39:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* La loi des prémices */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Moïse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663).jpg|alt=Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Premier prophète du judaïsme&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Amram (père)&amp;lt;br /&amp;gt;Jokébed (mère)&amp;lt;br /&amp;gt;Bithiah (mère adoptive)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Séphora&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Gershom&amp;lt;br /&amp;gt;Eliézer&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Josué]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse est une figure emblématique des religions abrahamiques, vénéré comme un prophète, un législateur et un leader. Les textes sacrés, en particulier l&#039;Ancien Testament et la Torah, décrivent sa vie, de sa naissance miraculeuse à sa mort énigmatique dans le désert, et son rôle central dans la libération du peuple hébreu de l&#039;esclavage en Égypte et la réception de la Loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Le nom de Moïse]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom hébreu מֹשֶׁה (Mōšeh) est aujourd’hui considéré comme dérivé de l’ancien égyptien ms(ȝ), « engendré par » ou « fils de ». Cette racine figure dans de nombreux noms royaux et théophores de la fin du Nouvel Empire (par exemple Thoutmôsis « fils de Thot » ou Amênmôsis « fils d’Amon »), ce qui correspond au cadre culturel et chronologique traditionnellement associé à l’histoire de Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après cette interprétation, « Moïse » serait en réalité la forme courte d’un nom composé – très probablement Usir-ms(ȝ), « fils d’Osiris » – dont la mention explicite de la divinité aurait été omise dans la transmission ultérieure. L’adoption par la fille du pharaon, qui pourrait avoir été une prêtresse d’Isis, épouse d’Osiris&amp;lt;ref&amp;gt;La Bible hébraïque (Exode 2 :5-10) parle d’elle simplement comme « la fille de Pharaon », mais dans la tradition juive rabbinique, elle est nommée « Bithiah » (fille de Dieu), et on la dit convertie et adoptée par le peuple d’Israël. Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas de l&#039;ouvrage &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &amp;quot;Mystères d&#039;Egypte&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. Paradeigma), ch. 9 p. 249, ainsi que dans une vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Le Nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=V8357mldL1E&amp;amp;t=33s), précise qu&#039;il est impossible d&#039;établir cette appartenance cléricale avec certitude, mais présente plusieurs indices convergents qui vont dans le sens de la pertinence de cette hypothèse. Selon l&#039;analyse historiographique proposée par Arsmann, la mère adoptive, nommée Thermutis - &#039;&#039;Θερμούθις&#039;&#039; selon Flavius Josèphe in &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, II, 224–231, était très probablement associée au culte d&#039;Isis pour les raisons suivantes : dans l’Égypte gréco-romaine, &#039;&#039;&#039;Thermuthis&#039;&#039;&#039; était  un nom populaire de la déesse serpent protectrice des rois, parfois assimilée à Isis. Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement pas anodin. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (son propos est à nuancer cependant, cette pratique s&#039;étant vue davantage à l&#039;époque ptolémaïque, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039; &#039;&#039;le sort ne lui ayant pas encore donné de progéniture, et elle le présenta à son père, disant qu’elle l’avait trouvé sur le Nil et qu’elle l’avait adopté comme son fils.&#039;&#039; », trad. de la CUF). Certains auteurs chrétiens anciens comme Grégoire de Nysse (dans son ouvrage &#039;&#039;De Vita Moysis&#039;&#039; , IVe siècle) décrivent la fille de Pharaon comme étant stérile, interprétant sa stérilité comme un symbole de la philosophie profane. Or dans la mythologie égyptienne, Isis a eu des difficultés à avoir un enfant avec Osiris mais y est parvenue, devenant la déesse égyptienne de la fertilité. Les filles stériles étaient jadis associées au culte de la déesse locale de la fertilité. Enfin, les prêtresses d’Isis pratiquaient très probablement des rites de purification impliquant des ablutions, et il est tout à fait plausible que ces ablutions aient pu se faire dans le Nil ou dans des eaux considérées comme sacrées (cf. Papyrus Chester Beatty I ; Plutarque, in &#039;&#039;De Iside et Osiride,&#039;&#039; évoque les pratiques religieuses autour d’Isis, dont la purification par l’eau est une composante importante ; des fouilles dans les temples d’Isis (Philae, Dendérah) montrent la présence de bassins rituels pour les ablutions). Or, Isis étant l&#039;épouse du dieu Osiris, Arsmann conclut qu&#039;elle est de fait donc la &amp;quot;mère&amp;quot; d&#039;Ousir-Moshé (= né d&#039;Osiris), alias Moïse. Flavius Josèphe prétend lui dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; que Moïse avait un nom originel qui le rattachait à Moïse : « &#039;&#039;Il (Manéthon) disait aussi que le prêtre qui avait établi leur constitution et leurs lois était par naissance d’Héliopolis, et qu’il portait le nom d’&#039;&#039;&#039;Osarsiph&#039;&#039;&#039;, tiré d’&#039;&#039;&#039;Osiris&#039;&#039;&#039;, le dieu d’Héliopolis.&#039;&#039; &#039;&#039;Mais qu’après être passé du côté de ce peuple, il avait changé de nom et fut appelé &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (I, §250).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine &amp;amp; Contexte historique ==&lt;br /&gt;
Selon des témoignages anciens, Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait possiblement né dans une famille égyptienne et non hébraïque&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est la conclusion qu&#039;Allan Arsmann, chercheur indépendant, tire de l&#039;analyse qu&#039;il a faite à partir d&#039;une multitude de sources, dans son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2, ch. 8 pp. 227-245. Voir aussi ses vidéos : &amp;quot;Le nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; et &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;. L&#039;ensemble de ce volume de son oeuvre est consacré à Moïse et à l&#039;Exode biblique, rapporté à celui des Hyksôs : l&#039;auteur y déploie toutes ses démonstrations, arguments, hypothèses et conclusions.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des auteurs comme [[Manethon|Manéthon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Manéthon de Sebennytos&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C3%A9thon_de_Sebennytos.&amp;lt;/ref&amp;gt;, actif au IIIᵉ siècle av. J.-C., le présentent explicitement comme un Égyptien de naissance&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte original de Manéthon (IIIe siècle av. J.C.) n’est pas conservé. Ce que nous connaissons de son &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039; (&#039;&#039;Histoire de l’Égypte&#039;&#039;) provient de fragments transmis indirectement, surtout par Flavius Josèphe (&#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039;), Julius Africanus, Eusèbe de Césarée, et Syncelle. Dans ces fragments, Manéthon ou des traditions qui lui sont attribuées présentent Moïse non pas comme un prophète hébreu, mais comme un personnage égyptien, souvent identifié à un prêtre ou à un chef de lépreux ou de populations impures expulsées d’Égypte. La source la plus importante est chez Josèphe, qui cite longuement Manéthon pour le réfuter. Dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31 (fragments principaux de Manéthon), Josèphe rapporte que Manéthon aurait raconté l’histoire suivante : &amp;quot;&#039;&#039;Sous le règne d’un roi appelé Amenophis&#039;&#039; (probablement Amenhotep III ou IV)&#039;&#039;, un devin ou sage conseille au roi de purifier l’Égypte des impurs (lépreux, malades, étrangers).&#039;&#039; &#039;&#039;Le roi rassemble 80 000 personnes impures, dont beaucoup sont des prêtres impurs. Ces lépreux sont envoyés dans les carrières de l’Est du Nil. Plus tard, le roi les installe dans la ville abandonnée d’Avaris&#039;&#039; (ancienne capitale hyksôs)&#039;&#039;. À leur tête, un prêtre d’Héliopolis nommé Osarseph est choisi. Ce prêtre ordonne de profaner les cultes égyptiens. Il s’allie aux anciens envahisseurs Hyksôs, revenus de Jérusalem. Ensemble, ils règnent treize ans en Égypte et commettent toutes sortes de sacrilèges. Finalement, le roi égyptien reprend le pouvoir et les chasse. Osarseph, chef des lépreux, change son nom en Moïse.&#039;&#039;  … &#039;&#039;et il&#039;&#039; [Osarseph] &#039;&#039;donna des lois contraires aux usages des Égyptiens&#039;&#039; [...] &#039;&#039;et il prescrivit à tous de ne rien laisser de sacré, ni d’épargner aucun des animaux tenus pour sacrés par les Égyptiens… Ensuite, il prit le nom de Moïse.&#039;&#039;&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Julius Africanus&#039;&#039;&#039; (cité par Eusèbe, in &#039;&#039;Chronicon&#039;&#039;) mentionne aussi que les Hyksôs et les « lépreux » ont été chassés sous Amenophis, et que leur chef s’appelait Osarseph, devenu Moïse. &#039;&#039;&#039;Eusèbe de Césarée&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Chronicon&#039;&#039; et &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039;) cite Manéthon pour montrer que les Égyptiens reconnaissent un événement ressemblant à l’Exode, mais en le présentant sous un angle très hostile aux Hébreux. &#039;&#039;&#039;Syncelle&#039;&#039;&#039; (IXᵉ s.) conserve des fragments tardifs : on y retrouve aussi la fusion des Hyksôs avec les « impurs » et la figure d’Osarseph-Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Du point de vue archéologique et épigraphique, les populations sémitiques n’envisageaient pas l’Égypte ancienne comme leur terre d’origine, ou tout du moins à ce jour, l’archéologie et l’épigraphie égyptiennes ne fournissent pas de preuve que les groupes sémitiques présents en Égypte avaient, dans leurs sources matérielles, l’idée de l’Égypte comme origine ethnique ou “patrie” propre&amp;lt;ref&amp;gt;James K. Hoffmeier, in &amp;quot;Israel in Egypt: The Evidence for the Authenticity of the Exodus Tradition&amp;quot; (Oxford University Press, 1996/1999), examine l’“épigraphie” et l’“archéologie” des Sémites en Égypte, notamment dans le chapitre 3 intitulé &#039;&#039;“Semites in Egypt: The First and Second Intermediate Periods”&#039;&#039;. Il présente un état de la présence de populations “asiatiques” / sémites en Égypte (par exemple noms, serviteurs, inscriptions) — ce qui montre bien qu’il y avait des Sémites &#039;&#039;en Égypte&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039; que l’Égypte était vue comme leur terre d’origine. Il conclut que si la présence est attestée, cela &#039;&#039;&#039;ne constitue pas&#039;&#039;&#039; une preuve que ces populations “sémitiques” se considéraient comme originaires d’Égypte. Exemple : le papyrus Brooklyn 35.1446, mentionné comme liste de serviteurs sémitiques en Égypte. Donc, cette source montre bien qu’il y avait des Sémites en Égypte, mais &#039;&#039;&#039;pas une tradition archéovo-épigraphique&#039;&#039;&#039; solide qui les présente comme “originaires d’Égypte”. Stuart Tyson Smith, in &amp;quot;Ethnicity: Constructions of Self and Other in Ancient Egypt&amp;quot; (&#039;&#039;Journal of Egyptian History&#039;&#039; 11(1-2), 2018), examine comment les Égyptiens anciens construisaient des identités ethniques (« eux », « les autres ») via textes, art, archéologie. Il montre que, pour l’Égypte, les “étrangers” (asiatiques, sémites, etc.) sont souvent représentés comme &#039;&#039;autres&#039;&#039;, venant d’ailleurs, ou ayant une identité “étrangère” plutôt que étant présentés comme “les nôtres depuis toujours”. Par conséquent, cela appuie l’idée que les populations sémitiques en Égypte ne sont pas clairement documentées comme se voyant &#039;&#039;originaires d&#039;Égypte&#039;&#039;. L’étude génétique/linguistique sur les langues sémitiques : par exemple « Bayesian phylogenetic analysis of Semitic languages » (2009) propose une origine ou divergence des langues sémitiques en Levant, plutôt qu’en Égypte. Le fait que l’archéologie égyptienne mentionne des “Aamu” (Aamu) ou autres groupes occident-asiatiques dans l’art égyptien (par ex. reliefs de Beni-Hasan) plutôt que des Sémites qui se déclarent “originaires d’Égypte”. Quelques nuances à apporter cependant : “Population sémitique” est un terme large : il comprend divers groupes (Cananéens, Amorites, Araméens, etc.). Il faut donc préciser de quel sous-groupe on parle. L’absence de preuve qu’ils « s’envisageaient comme originaires d’Égypte » ne garantit pas qu’il n’y ait jamais eu de telle vision dans certaines traditions orales ou littéraires. Cela signifie simplement que l’archéologie et l’épigraphie ne l’attestent pas clairement. Certaines sources anciennes (égyptiennes ou bibliques) parlent d’“Asiatics” ou “Asiatique(s)” entrant en Égypte plutôt que d’“Égyptiens d’origine”. Il existe des débats entre “maximalistes” (qui défendent plus de corrélations entre texte biblique et archéologie) et “minimalistes” (plus sceptiques) dans ce champ. Hoffmeier est plutôt du côté maximaliste, mais même lui ne soutient pas la thèse que les Sémites se considéraient comme originaires d’Égypte.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui peut renforcer l’idée d’une filiation égyptienne pour Moïse. Son premier fils, &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (traduction : « exilé » ou « expatrié »)&amp;lt;ref&amp;gt;Le prénom &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (en hébreu גֵּרְשֹׁם &#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039;) apparaît dans la Bible comme le nom du premier fils de Moïse et de Séphora (Exode 2:22 ; 18:3) : « Elle enfanta un fils, et il appela son nom Gershom, car, dit-il, &#039;&#039;“je suis un étranger dans un pays étranger.”&#039;&#039; » Ce verset lui-même donne une étymologie populaire du nom : &#039;&#039;gēr hāyîtî&#039;&#039; (« j’ai été un étranger ») → Gershom.&amp;lt;/ref&amp;gt;, porterait peut-être un nom évoquant la perte d’une patrie égyptienne et témoignerait du souvenir persistant de cette origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de son adoption par la fille du pharaon&amp;lt;ref&amp;gt;En Exode 2:1–10. Ces versets constituent &#039;&#039;&#039;la seule source primaire biblique&#039;&#039;&#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;), car, dit-elle : &#039;&#039;“Je l’ai tiré des eaux”&#039;&#039; (&#039;&#039;mîn hammayim mĕšîtihû&#039;&#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&#039;&#039;māšāh&#039;&#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&#039;&#039;Peri Ioudaion&#039;&#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &#039;&#039;Lévitique Rabbah&#039;&#039; 1:3 ; &#039;&#039;Chroniques Rabbah&#039;&#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &#039;&#039;&#039;par la suite&#039;&#039;&#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &#039;&#039;&#039;élever à la cour comme prince&#039;&#039;&#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &#039;&#039;&#039;toute la science égyptienne&#039;&#039;&#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &#039;&#039;&#039;double appartenance&#039;&#039;&#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&#039;&#039;&#039;Exodus Rabbah&#039;&#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &#039;&#039;&#039;égyptiennes tardives&#039;&#039;&#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &#039;&#039;&#039;prêtre égyptien Osarseph&#039;&#039;&#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &#039;&#039;&#039;elle inverse la perspective&#039;&#039;&#039; : Moïse &#039;&#039;&#039;est égyptien d’origine&#039;&#039;&#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &#039;&#039;Exode 2:1–10&#039;&#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &#039;&#039;&#039;élevé comme son fils&#039;&#039;&#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &#039;&#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &#039;&#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » C’est le &#039;&#039;&#039;seul verset&#039;&#039;&#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&#039;auteur fait une déclaration explicite « &#039;&#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&#039;&#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &#039;&#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&#039;&#039; » Ce sont surtout des &#039;&#039;&#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&#039;&#039;&#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Moïse lui-même déclare ne pas parler l’égyptien lorsque, face au pharaon, il se fait représenter par [[Aaron]], ce qui suggère qu’il évoluait dans un entourage linguistiquement différent de la haute administration traditionnelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui existe, dans la Bible, ce sont des passages où &#039;&#039;&#039;Moïse dit qu’il n’a pas la parole facile&#039;&#039;&#039; ou qu’il est &#039;&#039;« lent à parler »&#039;&#039; : le texte hébreu dit textuellement (translittération) : &amp;quot;&#039;&#039;kheḇad-pê ûḵeḇad lāšôn ʾānōḵî&#039;&#039; &amp;quot;— litt. « &#039;&#039;Je suis lourd de bouche et lourd de langue&#039;&#039; ». (Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &amp;quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&amp;quot;, et la TOB par : &amp;quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&amp;quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là du passage le plus souvent interprété comme impliquant que Moïse n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 2, ch. 10 pp. 267-277, et sa vidéo YouTube &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &amp;quot;Artapan d&#039;Alexandrie&amp;quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &amp;quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&amp;quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, a établi une interprétation de ce passage de l’[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Exode&amp;quot; dans Wikipedia :  http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Livre_de_l%27Exode&amp;amp;oldid=229799394.&amp;lt;/ref&amp;gt; en utilisant d&#039;autres paradigmes de lecture que ceux généralement admis par la communauté scientifique. Il attribue sa capacité à faire des recoupements hors du commun et à identifier des &amp;quot;réalités&amp;quot; refoulées, à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre les aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a ainsi démontré en recoupant une multitude de sources antiques que cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] se serait en fait situé à la fin de la période [[hyksôs]], autour de 1540 av. J.-C., date à laquelle les sources égyptiennes et les traditions historiques documentent le départ ou l’expulsion de ce peuple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article &#039;&#039;Hyksôs&#039;&#039; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyks%C3%B4s. Concernant Allan Arsmann, sa démonstrationn autour de la date de l&#039;Exode biblique et son parallèle avec l&#039;exode Hyksôs est établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma. Voir aussi ses vidéos YouTube sur le sujet : &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;ESCLAVAGE des hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La revendicationn de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Le passage de la Mer Rouge élucidé par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Les Dix Plaies d&#039;Égypte - élucidées par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Recoupements entre Histoire et Exode - L&#039;enquête d&#039;un Asperger&amp;quot;. Portail : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Parcours ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moïse brise les tables de la loi - Guido Reni.jpg|vignette|368x368px|Moïse brisant les table de la Loi - Guido Reni]]Moïse est le leader de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], un mouvement de population massif hors d&#039;Égypte. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère que la survie de ce grand nombre de personnes dans le désert, sans les ressources habituelles, ne fut possible que grâce à des pratiques de cannibalisme occasionnel&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se fonde entre autres sur le passage du livre des Nombres (11: 4-6, 18-20) où le peuple se plaint de la manne, et où Moïse demande à Dieu de leur donner de la viande en abondance. : « Et le peuple qui était parmi eux se mit à avoir la nostalgie de la chair ; et les enfants d&#039;Israël pleuraient, et disaient : Qui nous donnera de la viande à manger ? » (Nombres, 14, 4) Moïse est accablé par ces plaintes et en parle à Dieu, se sentant dépassé par le poids de la tâche de diriger tout ce peuple. Dieu dit alors à Moïse de rassembler 70 anciens du peuple qui aideront à porter la charge. (Nombres 11:16-20) Puis, Dieu promet : « Mangez de la viande aujourd’hui, car vous avez pleuré en disant : ‘Qui nous donnera de la viande à manger ?’… Je vous en donnerai tellement que vous en aurez assez, et vous en aurez à profusion. » (Nombres 11:31-34) Un vent souffle et amène une énorme quantité de cailles : « Et pendant que la viande était encore entre leurs dents, avant qu’elle ne fût consommée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’un grand plaie. » (Nombres 11:33), passage souvent interprété comme un décès de certains représentants du peuple sous l&#039;effet d&#039;excès de nourriture. Allan Arsmann, qui rejette la possibilité d&#039;un don &amp;quot;magique&amp;quot; et ne veut se fonder que sur des interprétations cartésiennes, ne voit q&#039;une seule probabilité pour cette soudaine apparition de viande abondante au sein du désert : les Hébreux ont consommé certains des leurs. Cf. entre autres sa vidéo YouTube &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=3eGjRokpITc&amp;amp;t=1616s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viande, dans ce contexte, ne serait pas tombée du ciel comme le prétend le texte biblique évoquant la manne, mais aurait selon lui été une ressource d&#039;origine humaine, appréhendée comme une nécessité à la survie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3, ch. 25 pp. 400-411 et tome 5 vol. 2, ch. 53 pp. 416-422. Et ses vidéos YouTube sur la question : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot;, &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot;. Accès au portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des aspects les plus marquants de sa vie est sa &amp;quot;mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. chapitre 34 du Deutéronome, versets 1 à 9 : &amp;quot;&#039;&#039;Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. L’Éternel lui montra tout le pays : depuis Galaad jusqu’à Dân, tout Néphthali, tout Éphraïm et Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le Néguev et la plaine, c’est-à-dire la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu’à Zoar. L’Éternel lui dit : C’est le pays dont je jurai à Abraham, à Isaac et à Jacob, que je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &#039;&#039;&#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&#039;&#039;&#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &#039;&#039;&#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&#039;&#039;&#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est en effet décrit dans le texte biblique comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). Ce &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; se serait souvent accompagné d&#039;un changement de nom. Moïse ne serait ainsi pas réellement mort physiquement, mais aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] continué à vivre sous le nom de [[Josué]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Josué&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Josu%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt;, son jeune serviteur de confiance&amp;lt;ref&amp;gt;Exode, 33, 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, proche collaborateur et témoin privilégié des événements majeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que [[Josué]], il devient donc le chef incontesté du peuple, assumant tous les rôles et fonctions de Moïse (son ancienne identité), y compris la dictée des lois et la conduite des guerres. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de Moïse (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &amp;quot;ans&amp;quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &amp;quot;ans&amp;quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). Trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &amp;quot;fils&amp;quot; (ou &amp;quot;considéré comme&amp;quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transformation aurait selon l&#039;auteur permis à Moïse lui-même (en tant que [[Josué]]) d&#039;entrer en Terre Promise, surmontant l&#039;interdiction initiale de Yahvé. Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&#039;&#039;&#039;épisode de Mériba&#039;&#039;&#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a pas d’eau, le peuple se plaint à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&#039;ayant plus à ce moment d&#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&#039;un attachement à l&#039;être sacrifié pour l&#039;effet d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3, ch. 23, pp. 350-390.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rappelle que [[Yahvé]] avait annoncé à Moïse qu&#039;il serait roi&amp;lt;ref&amp;gt;Moïse est en fait présenté dans la Bible non pas comme roi, mais comme &#039;&#039;&#039;prophète&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;libérateur&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;législateur&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;chef spirituel&#039;&#039;&#039; d’Israël. Cependant, il existe bel et bien un passage très énigmatique où Moïse est appelé &amp;quot;roi en Israël&amp;quot; : « &#039;&#039;Moïse nous a donné la loi, héritage de l’assemblée de Jacob. Il était roi en Israël, quand s’assemblaient les chefs du peuple et les tribus d’Israël.&#039;&#039; » (Deutéronome 33, 4-5) Ici,« Il » peut être interprété soit comme Moïse, soit comme YHWH lui-même selon les traductions. Le texte hébreu est ambigu : certains manuscrits et traductions (ex. : Septante grecque, Vulgate latine) comprennent que Dieu est roi. D’autres interprétations juives y voient Moïse « exerçant une royauté » au sens de leadership suprême sur Israël dans le désert.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or c&#039;est [[Josué]] qui devint le premier roi des Hébreux, confirmant selon l&#039;auteur le fait que [[Josué]] aurait été effectivement Moïse en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Héritage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;héritage de Moïse est immense et a profondément façonné les civilisations judéo-chrétiennes. Il est considéré comme le plus grand des prophètes de l&#039;Ancien Testament. La relecture de sa vie à travers le prisme du paradigme antique qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pense pouvoir affirmer avoir décrypté, ne diminue en rien la grandeur du personnage selon l&#039;auteur, mais lui rend au contraire toute sa légitimité ancestrale, et replace le personnage dans un contexte historique et psychologique cohérents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, à travers son expérience de &amp;quot;[[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; et de transformation psychique, a posé selon l&#039;auteur les bases d&#039;un cheminement spirituel fondamental : la [[renaissance christique]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : « L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s) Dans cette vidéo, Allan Arsmann établit explicitement un lien direct entre cette transformation vécue par Moïse et le concept de Christ : 1. &#039;&#039;&#039;Nature de la Transformation :&#039;&#039;&#039; Arsmann explique que le rite de renouvellement implique que l&#039;ancienne personnalité soit considérée comme morte, laissant place à une nouvelle identité psychique qui est le résultat d&#039;une absorption (historiquement cannibale). 2. &#039;&#039;&#039;Lien avec le Christ :&#039;&#039;&#039; la conclusion de cette analyse sur Moïse établit clairement que le Christ a réalisé exactement le même acte (mais cette fois sans sacrifice autre que celui de sa propre personne), ce qui définit son identité : « &#039;&#039;Le Christ va bien lui aussi réaliser ce rite, cet acte, il va le mener plus loin même, jusqu&#039;à son terme, et comprendre l&#039;essence de toutes ces actions sacrales du passé ; il va en comprendre le pourquoi, l&#039;origine. II va se transformer lui aussi, se renouveler, devenir un être neuf, fusionner en lui le père et le fils : c&#039;est cela, être Christ&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle est complet dans l&#039;identité même des deux personnages en tant que renouvelés, l&#039;expérience vécue par Moïse et par celui que la tradition appelle &amp;quot;Le&amp;quot; Christ aboutissant pour tous deux à leurs renouvellements sous le nouveau nom de Josué/Yeshua/Jésus. Il s&#039;agit donc pour Arsmann du &#039;&#039;&#039;même acte et mystère&#039;&#039;&#039;, au cœur de ce qu&#039;il appelle l&#039;état « christique » ou la « renaissance christique ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sa progressive compréhension intime des fondements de la [[loi des Prémices]], ses actes et les lois qu&#039;il a établies&amp;lt;ref&amp;gt;La Torah de Moïse, établies dans l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.&amp;lt;/ref&amp;gt;, témoignent de sa profonde réflexion autour du phénomène de l&#039;[[Psychologie du cannibalisme|anthropophagie]] et de ses dimensions psychiques, les transformant et les sublimant&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo « L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s). Dans l&#039;analyse qu&#039;il y pose, Allan Arsmann détaille comment Moïse découvre et met en œuvre les pratiques anciennes de l&#039;anthropophagie dans le contexte de l&#039;Exode, menant à une transformation psychique profonde : Moïse étant un personnage adopté, ne connaît initialement « rien des pratiques anthropophages de ces cultes étrangers ». Il ne « va pleinement découvrir ces aspects et les éprouver » que « lors des temps rudes de l&#039;Exode et du désert ». L&#039;expérience de la transformation psychique (&amp;quot;renaissance&amp;quot;) que va vivre Moïse par l&#039;acte, supposé par l&#039;auteur, du sacrifice (avec consommation) de Josué, est selon lui intimement corrélé à une transformation personnelle et psychique que va éprouver Moïse, à l&#039;occasion de ce rite de « renouvellement ». Arsmann explique que &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; quiconque se renouvelle devient l&#039;individu qu&#039;il a mangé, et l&#039;ancienne personnalité est alors bel et bien considérée comme morte ». Ce processus aboutit à l&#039;annulation psychique des péchés passés et à la rédemption. L&#039;acte anthropophage est présenté par l&#039;auteur dans cette vidéo comme un « acte d&#039;origine préhistorique qui rendait divin celui qui l&#039;effectuait », transformant l&#039;ancienne personnalité en un « être neuf », un individu qualifié de &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; renouvelé &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;. Moïse adopte ainsi un nouveau nom, celui de Josué, et endosse la personnalité, les traits de caractère, la jeunesse de son ancien fidèle serviteur, marquant un changement de nature, une transformation et une sublimation de la psyché du personnage.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques, loin d&#039;être de simples fantasmes, sont pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] des miroirs de notre passé réel et de l&#039;évolution de la [[Origine de la conscience|conscience]] humaine. L&#039;histoire de Moïse, en particulier dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], est envisagée par l&#039;auteur comme un moment fort de l&#039;histoire humaine, marquant une &amp;quot;sortie du chaos&amp;quot; par la [[naissance de la civilisation]], liée au concept de [[concurrence]] naturelle. Le texte biblique, avec ses détails, est un écho concret des pratiques et des pensées fondatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle : == &lt;br /&gt;
=== Humanité du Yahvé de l&#039;Exode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est dépeint avec toutes les caractéristiques d&#039;un roi humain de l&#039;Antiquité : fier, orgueilleux, tyrannique, donnant des ordres, menaçant, menant des armées, envoyant des émissaires, et portant un sceptre royal&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=565s). Dans cette vidéo, l&#039;analyste soutient que le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;Exode (et uniquement dans ces passages) était très probablement un homme, un roi réel. Il y affirme que ce personnage historique fut associé à la divinité pour des raisons sacrées, et que le texte biblique a maintenu ensuite cette association nominale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette nature royale et humaine est confirmée par le fait qu&#039;il est identifiable à un roi historique, celui qui a concrètement rendu possible l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] [[hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi des prémices ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un des enjeux majeurs des récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] la &amp;quot;[[loi des Prémices]]&amp;quot;, qui exigeait l&#039;offrande des premiers-nés, y compris les enfants humains. Cette loi était selon la théorie de l&#039;auteur la première et la plus importante du culte de Yahvé, explicitement plus ancienne que les [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, vidéo YouTube « Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=82s). &amp;lt;/ref&amp;gt;. La demande de Moïse à Pharaon de &amp;quot;laisser mon peuple aller me servir dans le désert&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Exode, 5,1 ; 7,16 et 8,1.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait une référence voilée à la continuation de cette pratique sacrificielle, Moïse et son Peuple (les [[Hyksôs]] - non encore &amp;quot;Hébreux&amp;quot;) désirant se rendre au désert afin d&#039;y accomplir des rites sacrificiels que Pharaon réprouve&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w). Ce sujet est également mentionné et analysé en détail dans la vidéo « L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=178s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le &amp;quot;fruit défendu&amp;quot; d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], lui aussi, représenterait la consommation de leur enfant premier-né, ce qui lie cette pratique aux origines mêmes du culte biblique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 37 pp. 650-691, et vol. 5 partie 2, ch. 50 pp. 360-383. Voir aussi sa vidéo YouTube « La nature du crime d&#039;Adan &amp;amp; Ève dans le texte de la Genèse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=_Strntfid0s&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse comme renouvellement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mort de Moïse est décrite comme absurde, planifiée et sans explication naturelle, son corps disparaissant mystérieusement&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome, 31:14-17 : &amp;quot;&#039;&#039;L’Éternel dit à Moïse  : « Voici, le moment approche où tu vas mourir. Appelle Josué, et présentez-vous dans la tente d’assignation. Je lui donnerai mes ordres. » Moïse et Josué allèrent se présenter dans la tente d’assignation. Et l’Éternel apparut dans la tente, dans une colonne de nuée. La colonne de nuée se dressait à l’entrée de la tente. L’Éternel dit à Moïse  : « Voici : tu vas te coucher avec tes pères ; et ce peuple se lèvera, il se prostituera en servant les dieux étrangers, ceux de la terre où il va entrer ; il m’abandonnera, il rompra l’alliance que j’ai conclue avec lui.&#039;&#039;&amp;quot; Dans Nombres 27:18–23, Moïse reçoit l’ordre de Dieu de désigner Josué : &#039;&#039;&amp;quot;L’Éternel dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute l’assemblée, et tu lui donneras tes ordres à leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, afin que toute l’assemblée des enfants d’Israël lui obéisse. Moïse posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l’Éternel l’avait dit par Moïse.&#039;&#039; » Ici, Dieu ordonne à Moïse de poser ses mains sur Josué : c’est un geste symbolique d’investiture, semblable à une onction d’autorité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela correspond parfaitement au rituel de [[renouvellement]], où l&#039;ancienne personnalité du pratiquant &amp;quot;meurt&amp;quot; symboliquement pour céder la place à une nouvelle identité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann aborde l&#039;énigme de la mort de Moïse dans sa vidéo Youtube intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s). Bien que l&#039;orateur précise qu&#039;il consacrera plus tard une vidéo entière à ce sujet, il expose la thèse centrale de l&#039;élucidation dans cette vidéo même : la mort de Moïse est selon lui présentée comme un &amp;quot;complet mensonge lorsqu&#039;on la comprend au premier degré&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; : selon l&#039;analyse historiographique proposée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la mort de Moïse n&#039;est pas un événement physique ordinaire, mais une &amp;quot;expression pour autre chose&amp;quot;. Il s&#039;agit selon lui d&#039;une mort symbolique, décrivant la disparition, dans le cadre d&#039;un rituel ancien, de son ancienne personnalité profane pour une renaissance en un personnage sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moïse et Josué : une seule et même personne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources textuelles internes à la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;La relation entre Moïse et Josué dans la Bible est marquée par une continuité très forte, voulue par Dieu lui-même. Josué est présenté comme le successeur direct de Moïse. Il ne change pas la mission, mais il l’achève. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que des témoignages externes&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Assomption de Moïse&#039;&#039; (ou &#039;&#039;Testament de Moïse&#039;&#039;) est un ouvrage juif apocryphe (1ᵉʳ siècle ap.-J.-C. ou un peu avant) attribué à Moïse, où il donne ses dernières instructions avant sa mort. Dans ce texte, Moïse s’adresse à Josué comme son successeur. Cela confirme dans la tradition juive ancienne que Josué a été &#039;&#039;annoncé&#039;&#039; comme celui qui continuerait l’œuvre de Moïse. (source : Wikipedia). Flavius Josephus (1ᵉʳ siècle ap. J.-C.) dans &#039;&#039;Antiquités juives&#039;&#039; 4.159-4.175, rapporte : « &#039;&#039;Mais Moïse étant maintenant devenu âgé, il désigna Josué comme son successeur, à la fois pour recevoir des instructions de Dieu en tant que prophète, et pour être le commandant de l’armée.&#039;&#039; » Il marque ainsi explicitement que Moïse nomma Josué comme successeur « prophétique » et « commandant ». Dans &#039;&#039;Antiquités&#039;&#039; 5.1, Josephus écrit : « Lorsque Moïse fut enlevé du milieu des hommes, Josué ordonna à la multitude de se préparer pour une expédition. » Cela montre la continuité : dès après la mort de Moïse, Josué prend sans attendre la direction du peuple. Ainsi, Josèphe constitue un témoin extra-biblique (1ᵉʳ siècle) qui reconnait cette transition de leadership.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appuient fortement l&#039;idée selon les conclusions d&#039;Arsmann que Moïse et [[Josué]] auraient été, à partir de la &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse, une seule et même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Continuité textuelle et stylistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Livre de [[Josué]]&#039;&#039; est la suite immédiate du Deutéronome (le dernier livre de Moïse), partageant le même auteur, style, vocabulaire et continuité narrative&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe en effet des points d’accord parmi les spécialistes : &#039;&#039;&#039;1. Thème de continuation narrative : l&#039;&#039;&#039;e manuel d’étude biblique de Yale note que « Joshua … picks up where Deuteronomy left off: Joshua has taken over for Moses as leader, Moses has just died, and now it is time to enter the land. » (Yale Bible Study). Dans l&#039;« Introduction to the Book of Joshua » on lit : «The book’s familiarity with Deuteronomy is apparent (compare Joshua 1:3-5a and Deuteronomy 11:24-25; or Joshua 1:5c-7a and Deuteronomy 31:7-8; Joshua 1:13-15 and Deuteronomy 3:18-20).» Cela montre clairement que les rédacteurs ont lié Joshua à Deutéronome en termes d’histoire (Moïse meurt, Josué prend le relais) et de promesse d’entrée dans la terre. 2. &#039;&#039;&#039;Similarité de thèmes et de vocabulaire « déutéronomique »: l&#039;&#039;&#039;e chapitre 20 du &#039;&#039;Oxford Handbook of Deuteronomy&#039;&#039; indique que l’hypothèse de l’« Histoire déutéronomiste » assigne Deutéronome + Josué + Juges + etc. comme un ensemble littéraire, unifié par «a basic homogeneity in language, style, and content». L’article de Karin Finsterbusch (“Deuteronomy and Joshua”) affirme que les rédacteurs exiliques et anciens ont cherché «to link Joshua with Deuteronomy … and to support the authority of the Torah (i.e., Deuteronomy) … through … Josh 22:5 …». &#039;&#039;&#039;3. Les références explicites au « livre de la Torah » ou « livre de la loi » dans Joshua qui pointent vers le Deutéronome :&#039;&#039;&#039; l&#039;article «The Book of the Torah in Joshua 1 and 23 and in the Deuteronomistic History» (Joachim J. Krause) examine comment Joshua 1 et 23 se réfère à la Torah, ce qui suggère que le Livre de Josué se considère comme la continuation du livre de la Torah de Moïse. Ces analyses montrent donc que le livre de Josué se présente comme la continuation immédiate de la narration de Deutéronome : Moïse meurt, Josué prend la relève, la conquête commence. Elles montrent aussi que la théologie, les thèmes (alliance, obéissance, conquête de la terre) et les formules littéraires témoignent d&#039;une forte parenté avec Deutéronome. Mais, même s’il y a continuité, les spécialistes ne soutiennent pas tous que l’auteur est exactement le même que celui du Deutéronome, et penchent pour la thèse d&#039;un ou plusieurs rédacteurs (souvent exiliques).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions et caractère identiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Josué]] réalise les mêmes &amp;quot;miracles&amp;quot; (comme la séparation des eaux du Jourdain, similaire à Moïse séparant la Mer Rouge) &amp;lt;ref&amp;gt;De nombreux épisodes bibliques établissent un parallèles entre les deux personnages : 1. Moïse fait sortir le peuple d’Égypte (Exode 13:17-18 ; Deutéronome 34:4) — Josué les fait entrer en Canaan (Josué 1:2-6) ; 2. Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. Après la traversée du Jourdain, Josué applique à la lettre l’ordre de Yahvé concernant Jéricho : &#039;&#039;« Ils vouèrent à l’interdit tout ce qui était dans la ville : hommes et femmes, jeunes et vieux, bœufs, brebis et ânes, passés au fil de l’épée. »&#039;&#039; (Josué 6:21) Josué manifeste ici la même rigueur impitoyable que Moïse dans l’exécution des ordres de destruction totale (cf. Moïse en Nombres 31 contre les Madianites). 2. Josué réagit avec une rigueur comparable à celle de Moïse envers les rebelles lors d&#039;une punition exemplaire pour un maintien : Akan et toute sa famille sont lapidés et brûlés. &#039;&#039;« Tout Israël le lapida. On les brûla au feu après les avoir lapidés. »&#039;&#039; (Josué 7:25) Cet événement rappelle celui où. Moïse avait fait exécuter les Israélites infidèles (Exode 32:27, après le veau d’or). Josué agit de même pour préserver la sainteté du peuple. 3. Josué mène une série de conquêtes contre les royaumes cananéens et applique la politique de destruction totale : &#039;&#039;« Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza… il ne laissa échapper personne et voua à l’interdit tout être vivant. »&#039;&#039; (Josué 10:40) Moïse avait lui aussi mené des campagnes militaires destructrices (Nombres 21 :21–35 contre Sihon et Og). 4. Josué capture cinq rois ennemis, les humilie publiquement, puis les fait mettre à mort et suspendre. &#039;&#039;« Josué les fit ensuite frapper et les fit mourir, et il les fit pendre à cinq arbres. »&#039;&#039; (Josué 10:26) Moïse avait de la même façon fait exécuter les chefs madianites (Nombres 31:8). 5. Josué fait bâtir un autel sur le mont Ébal et lit toute la Loi, montrant une fidélité rigoureuse au cadre religieux de Moïse : &#039;&#039;« Josué écrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. »&#039;&#039; (Josué 8:32) Ce leadership législatif et spirituel pour guider le peuple est semblable à celui qui avait animé Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le manque d&#039;ambition personnelle de [[Josué]] est inexplicable s&#039;il n&#039;est pas la continuation de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;C’est une observation souvent faite par les exégètes que le personnage biblique de Josué se distingue en effet par un manque d’ambition personnelle, surtout si on le compare à d’autres figures fortes comme Moïse, David ou même certains prophètes. Josué ne cherche jamais à devenir chef, mais &#039;&#039;&#039;c&#039;&#039;&#039;’est Moïse qui le désigne sur ordre de Yahvé : &#039;&#039;« Prends Josué, fils de Noun, homme en qui réside l’esprit ; impose-lui les mains. »&#039;&#039; (Nombres 27:18) Contrairement à d’autres leaders bibliques, Moïse discute directement avec Dieu et plaide sa cause. David reçoit une onction et agit pour établir sa royauté. Gédéon ou Saül sont investis dans une logique de pouvoir. Josué, lui, est &#039;&#039;&#039;choisi et obéit&#039;&#039;&#039;, sans initiative politique ou spirituelle personnelle. Cela traduit une figure de « serviteur fidèle » plutôt que de fondateur charismatique. Tout au long du livre de Josué, on lit des formules répétées : &#039;&#039;« Josué fit comme Moïse l’avait ordonné. » ;&#039;&#039; &#039;&#039;« Josué n’omit rien de tout ce que Yahvé avait commandé à Moïse. »&#039;&#039; (Josué 11:15) Il est donc présenté comme &#039;&#039;&#039;le continuateur&#039;&#039;&#039;, pas l’innovateur. Son rôle est &#039;&#039;&#039;d’accomplir la conquête promise&#039;&#039;&#039;, non de développer un projet personnel ou politique. Contrairement à David, Josué ne fonde pas de dynastie, ne cherche pas à centraliser le pouvoir, ne construit pas de ville capitale ou de temple. À sa mort, il n’y a pas de succession désignée. &#039;&#039;Josué 24&#039;&#039; montre un homme qui, à la fin de sa mission, rend le peuple à Dieu : &#039;&#039;« Pour moi et ma maison, nous servirons Yahvé. »&#039;&#039; (Josué 24:15) Cette phrase emblématique montre une loyauté religieuse avant toute ambition politique. Il exerce un leadership de service, non de gloire personnelle, là où Moïse a une relation intime et unique avec Dieu, souvent teintée de tension (négociations, plaidoyers). Josué, lui, ne négocie jamais avec Dieu — il reçoit des ordres et les exécute. Même ses victoires militaires sont présentées comme l’œuvre de Yahvé, non comme son propre génie stratégique (cf. Josué 6:2, 10:11). Son profil n&#039;est que “fonctionnel” dans la théologie deutéronomiste, où Moïse a le rôle d&#039;un législateur et prophète, au contraire de Josué qui se contente du rôle de conquérant au service du projet divin. Il n’a certes pas besoin d’ambition personnelle, car son rôle biblique est circonscrit à la conquête de Canaan. Sous son commandement le pouvoir politique centralisé n’existe pas encore (période pré-monarchique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques sources : Matthew Henry, dans « Matthew Henry’s Commentary on the Whole Bible » note que le livre de Josué met en valeur l’appel de Dieu à Josué après la mort de Moïse, et l’encouragement à la fidélité, à l’obéissance et non à l’initiative personnelle flamboyante. E. P. Vedder, dans « Josué, serviteur de l’Éternel (1) » présente Josué explicitement comme « fidèle serviteur de Moïse », ce qui va dans le sens d’un leadership de service. Dans un cours intitulé &#039;&#039;« Le livre de Josué et la question de l’historicité de la conquête (suite) et l’installation de Josué comme chef de guerre (Jos 1) »&#039;&#039;, Römer explore l’installation de Josué comme chef de guerre après Moïse (Collège de France). Dans un autre cours du même auteur, intitulé &#039;&#039;« Les deux discours d’adieu de Josué : une conquête (presque) réussie (Jos 23-24) »&#039;&#039;, il note que dans Josué 24, le personnage est “présenté comme un deuxième Moïse” (Collège de France). Son ouvrage &#039;&#039;La première histoire d’Israël : L’école deutéronomiste à l’œuvre,&#039;&#039; éd. Labor et Fides (Genève), 2007, examine le corpus des livres de Josué à 2 Rois sous le prisme de l’historiographie deutéronomiste. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disparités d&#039;âge ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pointe du doigt le fait que Moïse soit décrit comme encore robuste à 120 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut; sa vue n’avait point baissé, et sa vigueur n’était point passée.&#039;&#039; » (Deutéronome 34 :7).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques&amp;lt;ref&amp;gt;Cycle de 4 mois, mesuré selon les crues du Nil chez les Egyptiens antiques, et qu&#039;Allan Arsmann montre dans ses travaux avoir été l&#039;une des mesures du temps dans la Genèse (Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 1 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et sa vidéo Youtube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot;, https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), c&#039;est à dire à 40 ans environ (années solaires), tandis que [[Josué]] est décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Depuis longtemps, le Seigneur avait donné du repos à Israël, après que Josué eut vaincu tous ses ennemis alentour. Josué était vieux, avancé en âge. Josué convoqua tout Israël, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses officiers, et il leur dit : “Je suis vieux, avancé en âge.”&#039;&#039; » (Josué 23:1-2, trad. Louis Segond) ; « &#039;&#039;Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut, âgé de cent dix ans.&#039;&#039; » (Josué 24:29, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques toujours), soit environ 36 ans (années solaires). Cette apparente contradiction ne peut s&#039;expliquer selon l&#039;auteur que si le &amp;quot;vieux&amp;quot; Moïse a effectivement absorbé, à ses 120 ans nilotiques, la jeunesse d&#039;un [[Josué]], pour se &amp;quot;rajeunir&amp;quot; et continuer son œuvre sous l&#039;aura de la puissance sacrale conférée par le rite du [[renouvellement]]. Cette hypothèse aurait le mérite de faire mourir le vieux Moïse/[[Josué]] à l&#039;âge d&#039;environ (40 + 36 =) 76 ans, ce qui selon l&#039;auteur paraît plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s), et le volume 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 23 pp. 360-362.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dissociation linguistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, tout comme [[Josué]], utilise constamment des pronoms (&amp;quot;vous&amp;quot;, &amp;quot;vôtres&amp;quot;) qui le dissocient du peuple d&#039;Israël (&amp;quot;nous&amp;quot;, &amp;quot;nôtres&amp;quot;), un trait linguistique unique parmi les prophètes bibliques. Le texte biblique contient en effet des &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot;, affirme l&#039;auteur, montrant une &#039;&#039;&#039;&amp;quot;dissociation culturelle complète&amp;quot;&#039;&#039;&#039; entre Moïse et les Hébreux. Moïse utilise continuellement les pronoms &amp;quot;vous&amp;quot; et &amp;quot;vôtres&amp;quot; pour parler du peuple, tandis que les autres prophètes parlent en &amp;quot;nous&amp;quot;. La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”. Dans Josué 1 :2-3, Dieu dit à Josué : « &#039;&#039;À toi et à tout ce peuple … dans le pays que je leur donne … Car c’est toi qui feras hériter à ce peuple [ce pays].&#039;&#039; » » (&amp;quot;toi&amp;quot; est ici distinct de &amp;quot;ce Peuple&amp;quot; ; source : bible.org) Un commentaire anglo-saxon (on “The Book of Joshua”) note qu’ici le pronom “your”, pour Josué, dans “the Lord your God”, est parfois &#039;&#039;&#039;singulier&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;pluriel&#039;&#039;&#039;, ce qui peut susciter également l’interprétation que “Joshua serait exclu de la promesse” si on lit “à eux” vs “à toi”. Le passage le plus clair où le &#039;&#039;&#039;beau-père de Moïse&#039;&#039;&#039;, Jéthro (ou Réouël), distingue Moïse personnellement du peuple qu’il dirige se trouve dans Exode 18:14–23 : &#039;&#039;« Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour le peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ? »&#039;&#039; (Exode 18:14, trad. Louis Segond) Ici déjà, on voit que « &#039;&#039;toi&#039;&#039; » est adressé à Moïse, tandis que « &#039;&#039;le peuple&#039;&#039; » semble désigner un autre groupe.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela conforte l&#039;idée que Moïse (et donc [[Josué]] selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]) n&#039;était pas hébreu de naissance. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient en effet l&#039;hypothèse que &#039;&#039;&#039;Moïse serait né égyptien&#039;&#039;&#039;. Bien que le texte biblique notifie très explicitement que l&#039;enfant recueilli par la princesse égyptienne était hébreu, l&#039;auteur souligne que la Bible affirme également l&#039;inverse, à plusieurs reprises, en des passages moins connus, qui laisseraient entendre selon lui que Moïse n&#039;était pas hébreu, mais bien au contraire &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il note en premier lieu que lors de l&#039;épisode de sa fuite en Madian, les femmes que Moïse rencontre le décrivent explicitement à leur père comme étant &#039;&#039;&#039;&amp;quot;un égyptien&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Contexte narratif (Exode 2:11–22) : Moïse tue un Égyptien qui frappait un Hébreu. Pharaon cherche alors à le faire mourir, et Moïse fuit en Madian. Il s’assoit près d’un puits. Sept filles de Réouël viennent puiser de l’eau pour leurs troupeaux. Des bergers les chassent, mais Moïse intervient et les aide. « &#039;&#039;Elles répondirent : Un &#039;&#039;&#039;Égyptien&#039;&#039;&#039; nous a délivrées de la main des bergers ; de plus, il a puisé pour nous et fait boire le troupeau.&#039;&#039; » (Exode 2:19, trad. TOB)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse nomme ensuite son premier fils &amp;quot;Guerschom&amp;quot;, car il est &amp;quot;un expatrié&amp;quot; (un &amp;quot;guerre&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Elle enfanta un fils, et Moïse lui donna le nom de Guershom, car, dit-il, &#039;&#039;&#039;je suis un étranger en ce pays&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:22, trad. L. Segond). Le nom hébreu &#039;&#039;&#039;גֵּרְשֹׁם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039; ou &#039;&#039;Gershom&#039;&#039;) est généralement expliqué par un jeu de mots sur deux racines hébraïques : &#039;&#039;&#039;גֵּר&#039;&#039;&#039; (gēr), « étranger », « résident temporaire » et שָׁם (šām) qui signifie « là ». La signification littérale serait donc « &#039;&#039;Étranger là-bas&#039;&#039; » ou « &#039;&#039;étranger en ce lieu&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce nom trahit le fait que l&#039;Égypte lui manque profondément et qu&#039;il la considère comme sa &#039;&#039;&#039;&amp;quot;patrie égyptienne&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, ce que laisserait plus ou moins entendre Plutarque&amp;lt;ref&amp;gt;Plutarque évoque l’idée que Moïse pourrait être d’origine égyptienne dans son œuvre &#039;&#039;De Iside et Osiride&#039;&#039; (&amp;quot;Sur Isis et Osiris&amp;quot;), au chapitre 36. Dans cette oeuvre, Plutarque discute des figures religieuses et mythologiques de l’Égypte, et mentionne Moïse dans une perspective qui suggère qu’il a puisé dans la tradition égyptienne ou qu’il serait lié à cette culture. Il fait référence à Moïse comme à un personnage qui, selon certaines traditions, aurait reçu une formation ou un héritage religieux en Égypte, ce qui expliquerait certaines similitudes entre les religions juive et égyptienne : &amp;quot;&#039;&#039;Ὁ δὲ Μωυσῆς, ὥς τινες φασιν, ἐκ τῆς Αἰγύπτου ἐξῆλθεν καὶ τὴν νόσον ἐξέβαλεν τῶν Ἰουδαίων, καὶ νόμους καὶ θυσίας ἀνέθετο τῷ λαῷ.&#039;&#039;&amp;quot; (trad. littérale : « &#039;&#039;Moïse, selon certains, sortit d’Égypte et chassa la maladie des Juifs, et institua des lois et des sacrifices pour le peuple.&#039;&#039; »)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], si Moïse avait été Hébreu, il aurait déjà été un expatrié en Égypte, car les Sémites n&#039;y étaient pas considérés comme chez eux. Le nom même de Moïse (Moïse/Moussa/Moses) est connu par les spécialistes de la langue égyptienne comme étant d&#039;origine &#039;&#039;&#039;égyptienne&#039;&#039;&#039;, et l&#039;auteur va jusqu&#039;à proposer &#039;&#039;&#039;Ou-Shirmose&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;fils d&#039;Osiris&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;L’égyptien ne dit pas littéralement &#039;&#039;« fils de »&#039;&#039; dans ces noms théophores, mais exprime la filiation ou la naissance divine à travers le verbe &#039;&#039;msj&#039;&#039; (« naître de »). Ainsi, &#039;&#039;Ramesès&#039;&#039; (Ra-ms-sw) = “Ra l’a mis au monde” ou “né de Rê”. &#039;&#039;Thoutmès&#039;&#039; (Ḏḥwtj-ms) = “né de Thot”. Et donc &#039;&#039;Ousermose&#039;&#039; (Wsjr-ms) = “né d’Osiris”. Donc, « Ousermose » est sémantiquement équivalent à “fils d’Osiris”, même si la formulation exacte en égyptien exprime plutôt la &#039;&#039;&#039;naissance divine&#039;&#039;&#039; que la filiation biologique.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;historien grec Manéthon aurait soutenu l&#039;interprétation égyptienne du nom&amp;lt;ref&amp;gt;l&#039;historien égyptien &#039;&#039;&#039;Manéthon&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), aurait affirmé que Moïse était &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; et qu&#039;il portait un nom égyptien : dans &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039;, Manéthon raconte que le prêtre égyptien Osarseph, originaire d&#039;Héliopolis, se révolta contre le pharaon et mena une rébellion avec des lépreux. Après leur expulsion, Osarseph aurait changé son nom en Moïse. Ce récit de Manéthon est rapporté par Flavius Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; (I.227-250), pour le contredire. Apion, dont Josèphe se fait le contradicteur, prétendait que les récits sur Moïse étaient une invention des Juifs pour s’approprier des éléments de la culture égyptienne et de l’histoire égyptienne. Par exemple, s&#039;appuyant sur Manéthon, il avançait que Moïse n’était qu’un prêtre égyptien appelé Osarseph, qui aurait mené une rébellion impie, ce qui était une inversion négative par rapport à la figure biblique.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fait qui coïnciderait pleinement, note l&#039;auteur, avec les propos de la mère adoptive de Moïse dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;L’enfant grandit. Elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle lui donna le nom de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;, car, dit-elle, &#039;&#039;&#039;je l’ai tiré des eaux&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:10, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] conclut que la contradiction dans le texte (Moïse étant à la fois Hébreu et Égyptien) ne peut être résolue que par le fait qu&#039;il y ait eu une &#039;&#039;&#039;adoption&#039;&#039;&#039;. Moïse, né égyptien, aurait donc été &#039;&#039;&#039;adopté par le peuple hébreu&#039;&#039;&#039;. Cette adoption fut ensuite selon l&#039;auteur entérinée dans les textes par une modification de son ancienne appartenance culturelle au profit de la nouvelle identité sacrale&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=fU06NdokVwE&amp;amp;t=7s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Témoignages historiques externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des historiens égyptiens et grecs ont affirmé que Moïse avait lui-même conquis la Judée&amp;lt;ref&amp;gt;Hécatée d&#039;Abdère aurait été, selon l&#039;historien juif Flavius Josèphe, contemporain d&#039;Alexandre le Grand et de Ptolémée &amp;lt;abbr&amp;gt;I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/abbr&amp;gt;. Sous ce roi, il aurait visité l’Égypte. selon la « Jewish Virtual Library », Hécatée mentionne que « leur chef Moïse, qui excellait en capacité et en vaillance, conquit la terre de Judée pour les Juifs, fonda Jérusalem, y éleva le Temple, institua la constitution du peuple. » (source : Bibliothèque Virtuelle Juive). Il est cité par Pline l&#039;Ancien, Flavius Josèphe, Origène et Clément d&#039;Alexandrie. Cependant, il &#039;&#039;&#039;n’est pas clair&#039;&#039;&#039; que des auteurs gréco-romains majeurs aient formulé exactement que “Moïse avait conquis la Judée”, en ces termes ou dans un texte complet aujourd’hui conservé. Par un souci d&#039;honnêteté intellectuelle cependant, il faut garder à l&#039;esprit que ces témoignages sont fragmentaires ou via des recensions secondaires . Le terme “conquête de la Judée” peut également être plus littéraire ou mythique qu’un récit historique concret dans ces sources. Les auteurs hellénistiques grecs avaient en effet tendance à “helléniser” ou “orientaliser” Moïse pour l’inscrire dans la tradition des fondateurs de cité ou de lois (oīkistès, législateur), donc ils peuvent avoir attribué à Moïse un rôle de conquérant ou de “chef d’expédition”.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui corrobore l&#039;identité entre Moïse et Josué aux yeux de leurs contemporains et adversaires&amp;lt;ref&amp;gt;Des penseurs modernes comme &#039;&#039;&#039;Freud&#039;&#039;&#039; ont également réaffirmé, sur base d&#039;analyses des textes anciens, que Moïse était &amp;quot;égyptien de souche&amp;quot; : dans son ouvrage &#039;&#039;Moïse et le monothéisme&#039;&#039; (&#039;&#039;Moses und die monotheistische Religion&#039;&#039;), Fraud avance l&#039;idée que Moïse était d&#039;origine égyptienne, et que son nom, « Moïse », serait dérivé du terme égyptien « mś », signifiant « enfant » ou « fils ». Selon Freud, Moïse aurait été un prêtre égyptien de la secte d&#039;Aton, qui, après l&#039;effondrement de cette secte, aurait été adopté par une famille hébraïque et aurait introduit le culte d&#039;Aton parmi les Hébreux. Freud soutient cette hypothèse en analysant des textes anciens et en comparant les traditions religieuses égyptiennes et hébraïques. Il note des similitudes entre le monothéisme d&#039;Aton et celui de Moïse, suggérant une influence égyptienne sur la religion hébraïque. Il est important de noter toutefois que cette théorie de Freud est controversée et n&#039;est pas largement acceptée par les historiens et les spécialistes des religions. Elle a été notamment critiquée pour son manque de preuves historiques solides et pour son approche psychanalytique de l&#039;histoire.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Justification du &amp;quot;crime&amp;quot; de Moïse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;faute&amp;quot; de Moïse à Mériba, où il désobéit à [[Yahvé]] en frappant le rocher deux fois au lieu d&#039;une pour faire jaillir de l&#039;eau, est présentée comme la justification de sa mort&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Nombres 20,1-13 il est fait le récit des éléments historiques de cet épisode, tandis que Deutéronome 32,48-52 en rappelle la faute et ses conséquences.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, cette faute, jugée incohérente selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] au vu des désobéissances antérieures de Moïse, prend tout son sens dans le contexte du [[renouvellement]] : le rite offrait une &#039;&#039;&#039;rédemption complète de tous les péchés passés&#039;&#039;&#039;, et l&#039;infraction servait de &amp;quot;moteur&amp;quot; ou de prétexte rituel pour l&#039;exécution du [[renouvellement]]. Moïse, en adoptant [[Josué]] juste avant le rite, s&#039;assurait un individu de &amp;quot;valeur&amp;quot; (qui lui était cher et proche) pour l&#039;incorporation, point essentiel pour un effet optimal d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1774s). Arsmann soutient que cette faute, telle qu&#039;elle est présentée dans le récit, est &amp;quot;absurde&amp;quot; et non &amp;quot;crédible&amp;quot; compte tenu des désobéissances antérieures de Moïse envers Dieu. Cependant, la scène prendrait selon lui tout son sens si on l&#039;examinait sous l&#039;angle du &#039;&#039;&#039;rituel anthropophage&#039;&#039;&#039; et du &#039;&#039;&#039;renouvellement&#039;&#039;&#039;. En effet, dans le contexte de ce rituel ancien, la faute commise par Moïse aurait servi de moteur et de justification. Le rituel de renouvellement exigeait la &amp;quot;nécessaire réalisation d&#039;une &#039;&#039;&#039;infraction&#039;&#039;&#039; justifiant ensuite la réalisation du rite qui en permettait la &#039;&#039;&#039;rédemption&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Cette infraction était donc &amp;quot;systématiquement présente&amp;quot; et &amp;quot;servait de moteur et de justification pour la suite du rituel&amp;quot;. Ce rite de renouvellement offrait d&#039;après l&#039;auteur une &amp;quot;complète &#039;&#039;&#039;rédemption de tous les péchés du passé&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Selon les considérations des anthropophages de jadis, l&#039;absorption de l&#039;innocence de la victime lavait l&#039;exécutant de tous ses crimes passés. L&#039;ancienne personnalité de Moïse (le pécheur) devait mourir pour qu&#039;il puisse renaître sous une nouvelle identité (celle de Josué, l&#039;enfant consommé/incorporé). Ce rituel est exploré par Frazer dans son ouvrage monumental &#039;&#039;Le Rameau d&#039;Or&#039;&#039; au sujet des rites de mort et renaissance du roi divin dans de nombreuses sociétés antiques (Mésopotamie, Égypte, Europe préchrétienne), et par Mircea Eliade dans &#039;&#039;Le Mythe de l’éternel retour&#039;&#039; (1949) et son &#039;&#039;Traité d’histoire des religions&#039;&#039; (1949) au sujet des rites de « régénération périodique » dans les sociétés traditionnelles, où l&#039;auteur expose que la mort sacrificielle était perçue comme une &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; réinitialisation » du temps mythique, permettant au sacrifiant ou au groupe de renaître dans un état de pureté originelle. Eliade cite notamment les mystères agraires, les cultes de Tammouz, Osiris, Dionysos et certaines pratiques initiatiques d’Afrique et d’Asie. Enfin, René Girard, dans &#039;&#039;La violence et le sacré&#039;&#039; (1972), développe la théorie du « bouc émissaire » : dans certaines sociétés, une victime expiatoire est choisie pour canaliser la violence collective. Girard montre que le sacrifice (humain ou symbolique) produit une « purification » de la communauté. La consommation ou le partage rituel autour de la victime a souvent selon lui une fonction de cohésion sociale et de transfert symbolique des fautes. Les exemples culturels les plus cités dans la littérature anthropologique son les rituels d’Akitu en Mésopotamie, où à l&#039;occasion du nouvel an babylonien le roi subissait symboliquement une humiliation ou était remplacé temporairement. Certaines versions anciennes pourraient avoir impliqué un sacrifice substitutif. A Carthage et en Phénicie, les sacrifices d’enfants (tophets) documentés archéologiquement et textuellement, ont parfois été interprétés comme des rituels de renouvellement collectif. Dans le Mexique précolombien chez les Aztèques, des victimes étaient immolées puis certaines parties consommées rituellement pour « partager » leur force divine. En Europe ancienne enfin, des traces de sacrifices humains rituels ont été relevées chez les Celtes ou les peuples germaniques, rituels associés à des fêtes saisonnières et de purification.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
==  Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Jésus-Christ</title>
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		<updated>2025-12-07T03:44:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Jésus-Christ&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884).jpg|alt=Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)|416x416px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Messie (Christianisme)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |[[Marie]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | - ? (première épouse)&lt;br /&gt;
- Possiblement [[Marie Madeleine (de Magdala)|Marie de Magdala]] (seconde épouse)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Pierre]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Jean-le-baptiste]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus-Christ&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Jésus Christ&amp;quot; sur Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus-Christ.&amp;lt;/ref&amp;gt; était un rabbin issu du mouvement pharisien. Par ses actes et ses enseignements, il a prôné une résurrection spirituelle, réinterprétant les textes anciens pour s&#039;opposer explicitement aux pratiques anthropophages et au sacrifice d&#039;enfants, qu&#039;il interdisait formellement. Il est le [[renouvellement]] de [[Jean-le-Baptiste]], ce sont biologiquement la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jésus ===&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Jésus&amp;quot; est une latinisation du nom &amp;quot;Ieshoua&amp;quot;. En hébreu, ce nom est &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot;, plus connu sous la forme de Josué. Ce nom contient le vocable &amp;quot;Yeho&amp;quot;, qui est une déformation de &amp;quot;Yahu&amp;quot; (IA&#039;U). Selon les sources, &amp;quot;Yahu&amp;quot; (ou IAOU) est l&#039;ancien nom du Dieu biblique invoqué par [[Moïse]]. D&#039;ailleurs, Jésus-Christ et les évangélistes le reconnaissent subtilement, par exemple, dans l&#039;expression &amp;quot;Je suis l’alpha et l’oméga&amp;quot;, où IAO en grec (iota-alpha-oméga) et le &amp;quot;I&amp;quot; signifiant &amp;quot;je suis&amp;quot; rappellent ce nom ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot; (Josué) était traditionnellement donné aux libérateurs et réformateurs. Il est jugé logique que le peuple juif, alors sous esclavage romain, ait attribué à Jésus, qu&#039;il considérait comme son libérateur, le nom de son grand prédécesseur et réformateur : Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Bible elle-même laisse transparaître que &amp;quot;Jésus&amp;quot; était un &amp;quot;surnom&amp;quot; plutôt qu&#039;un nom de naissance, comme en témoigne la phrase &amp;quot;L’homme qu’on appelle Jésus&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Christ ===&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; n&#039;est pas un nom propre exclusif à Jésus de Nazareth, mais plutôt un nom commun ou un titre d&#039;origine grecque. Il provient du grec ancien &amp;quot;kristos&amp;quot;, qui se traduit par &amp;quot;oint&amp;quot; ou &amp;quot;oint par l’huile sacrée&amp;quot;. Ce titre était couramment porté par de nombreuses figures historiques ; par exemple, dans la Bible, Salomon et le roi perse Cyrus sont également désignés comme &amp;quot;Christ&amp;quot;. Par extension, tous les monarques de Judée recevaient occasionnellement ce titre après avoir été oints d&#039;huile sacrée pour leur intronisation. Le concept de &amp;quot;Messie&amp;quot; est un équivalent de &amp;quot;Christ&amp;quot; et était également très répandu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de &amp;quot;Christ&amp;quot; existait bien avant Jésus-Christ. Les Grecs l&#039;utilisaient parfois, et même Alexandre le Grand aurait été qualifié de &amp;quot;Kristos&amp;quot;. Il existait des &amp;quot;Angelo-Christos&amp;quot; (désignant des considérations spirituelles) et des &amp;quot;Christs&amp;quot; liés à des rituels de fêtes anciennes. Les Pères de l&#039;Église eux-mêmes ont attesté que le &amp;quot;christianisme&amp;quot; était bien plus ancien que Jésus-Christ, car le Christ était &amp;quot;attendu&amp;quot;, ce nom étant déjà commun à l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue spirituel, le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; est réservé à ceux qui accomplissent une métamorphose psychique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historicité ==&lt;br /&gt;
L’existence historique de Jésus-Christ est contestée en raison de l’absence de preuves textuelles contemporaines et des manipulations des Évangiles. Cette réalité s’établit en l’identifiant à Jean-Baptiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Évangiles paraissent sous l’Empire romain, puissance capable d’orienter les récits. Leurs incohérences chronologiques et leurs omissions majeures (naissance virginale, Cène) invalident leur valeur historique directe concernant le Christ. Les témoignages extra-bibliques attribués à Suétone, Pline, Tacite, Flavius Josèphe ou au Talmud n’apportent pas de preuve décisive : ils évoquent un « Christ » générique, sont tardifs, falsifiés ou se rapportent à une autre personne. Aucune preuve textuelle du siècle de Jésus-Christ n’existe, et le prénom « Jésus » n’apparaît dans ce contexte qu’au IIIᵉ siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité du Christ se comprend par une métamorphose : Jean-Baptiste devient Jésus-Christ. Jean incarne la part humaine, le Christ la dimension spirituelle et divine ; il s’agit d’une seule histoire, d’une seule vie et d’un seul corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité de Jean-Baptiste est solide et largement reconnue. Flavius Josèphe, diverses communautés religieuses non chrétiennes, les Juifs et les Musulmans, ainsi que la majorité des historiens, attestent son existence. Le passage de Josèphe sur Jean-Baptiste est authentique, à la différence de celui sur Jésus. En réunissant les indices relatifs à Jean et ceux relatifs à Jésus, l’ensemble des preuves se trouve doublé et permet d’attester concrètement l’historicité de ce personnage unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démonstration ne porte donc pas sur un Jésus-Christ indépendant et historique conforme aux dogmes, mais sur un homme réel, Jean-Baptiste, devenu par métamorphose spirituelle l’archétype du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance du Christ ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Nativité]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La &amp;quot;naissance&amp;quot; du Christ est une &amp;quot;renaissance&amp;quot;, un éveil psychique et spirituel. Le terme même de &amp;quot;Genèse&amp;quot;, qui ouvre la Bible, ne renvoie pas à une création ex nihilo mais à une venue à l&#039;être, une éclosion de la conscience. C&#039;est au moment de son baptême que l&#039;esprit christique est censé pénétrer l&#039;homme, marquant ainsi une transformation profonde. Ce moment correspond à sa &amp;quot;naissance&amp;quot; à l&#039;âge de trente ans, âge auquel Jésus apparaît dans les Évangiles sans aucun passé préalable sous ce nom. Cette &amp;quot;naissance&amp;quot; symbolique coïncide étrangement avec la mort symbolique de Jean le Baptiste, son &amp;quot;précurseur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus est présenté comme le &amp;quot;nouvel Adam&amp;quot;, celui qui rachète la faute de l&#039;ancien. Sa &amp;quot;naissance&amp;quot; est dite immaculée, car elle se fait sans le meurtre d&#039;un enfant, contrairement aux pratiques anthropophages des ancêtres, marquant le passage de l&#039;ancien monde des pulsions refoulées vers une conscience nouvelle, fondée sur la vérité de ce passé. Il est symboliquement le &amp;quot;fruit&amp;quot; de la faute originelle, l&#039;enfant mangé au commencement (en référence au &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de cette naissance la femme et apôtre de [[Jean-le-Baptiste]], [[Marie Madeleine]], devient la mère sacrée : [[Marie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, bien que cette naissance ait lieu tardivement dans la vie de Jésus, le symbole du Christ nait lui au commencement des textes sacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rabbinat pharisien ==&lt;br /&gt;
Jésus-Christ est présenté comme rabbin et enseignant du judaïsme du Ier siècle. Le titre de « Rabbi » lui est attribué à de nombreuses reprises dans les Évangiles, sans contestation de la part de ses interlocuteurs, y compris parmi ses adversaires, et il confirma lui-même cette appellation en déclarant : « Vous m’appelez Rabbi et Seigneur, et vous faites bien, car je le suis. » Son rôle apparaît également dans plusieurs épisodes narratifs, notamment celui concernant Marie-Madeleine, où il statue sur une question de loi religieuse, fonction traditionnellement associée aux rabbins, dont l’autorité reposait sur la maîtrise de la Torah et la capacité à enseigner ou interpréter les Écritures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son enseignement se déroulait dans les synagogues locales ainsi qu’au Temple de Jérusalem, centre religieux majeur du judaïsme. L’accès à ces lieux et la possibilité d’y commenter les Écritures impliquaient habituellement une fonction reconnue, car la lecture publique et l’interprétation des textes étaient strictement encadrées. L’historien Théodose souligna que la lecture des Écritures au sein de l’assemblée n’était confiée qu’à des membres de l’ordre sacerdotal ou à des personnes bénéficiant d’une reconnaissance religieuse équivalente. Certains écrits apocryphes présentent également Jésus comme prêtre du Temple, et les épîtres attribuées aux apôtres mentionnent à plusieurs reprises sa dimension sacerdotale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une remarque rapportée dans les Évangiles « Comment sait-il tout cela, lui qui n’a jamais étudié ? » met en évidence une apparente contradiction entre l’autorité religieuse de Jésus et l’absence d’indications sur une formation rabbinique formelle. Ce motif rhétorique, fréquent dans les traditions religieuses, visait à souligner la sagesse perçue comme d’origine divine plutôt qu’acquise par l’étude, et se retrouve dans les récits concernant d’autres figures prophétiques ou spirituelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus partageait par ailleurs plusieurs traits doctrinaux et pratiques avec le courant pharisien. Ce mouvement, marqué par un fort sentiment national, une résistance culturelle aux influences étrangères et l’organisation de communautés fraternelles, joua un rôle central dans l’évolution du judaïsme du Second Temple. Les pharisiens furent notamment à l’origine de la doctrine de la résurrection des morts, absente de la plupart des écrits de l’Ancien Testament mais qui occupa une place centrale dans la prédication de Jésus. De nombreux éléments de son enseignement présentent des parallèles avec les doctrines pharisiennes, et les Évangiles rapportent qu’il participa à des repas et à des discussions en leur compagnie. Des citations attribuées à Jésus rappellent celles de docteurs renommés comme Hillel, figure majeure du pharisaïsme à l’époque. Cette proximité conduit certains récits à le situer dans la mouvance pharisienne, avec la possibilité qu’il ait appartenu au cercle des « docteurs pharisiens », enseignants religieux reconnus mais sans charge sacerdotale officielle, tout en développant un enseignement personnel au sein de ce cadre idéologique et spirituel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que Jésus se soit finalement séparé des pharisiens, cette séparation implique une union initiale. Ses proches et disciples étaient également souvent des pharisiens ou issus de sous-groupes pharisiens, comme Simon le Cananéen (un zélote) et Nicodème. Cependant, Jésus critiquait les pharisiens pour leur déni du passé sombre (notamment les pratiques anthropophages ou le &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève) et leur tendance à en &amp;quot;blanchir&amp;quot; les textes, contrairement à Jésus qui invitait à les comprendre et les explorer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baptême et début du ministère ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Baptême par Jean au Jourdain ====&lt;br /&gt;
Le baptême de Jésus est un moment symbolique de renaissance spirituelle, plutôt qu&#039;un simple événement historique. C&#039;est l&#039;instant où Jean-le-Baptiste et Jésus-Christ sont considérés comme une seule et même personne. Jean est la &amp;quot;partie humaine&amp;quot; et Jésus est la &amp;quot;partie spirituelle et divine&amp;quot; de cet être. Le moment du baptême marque le point où l&#039;homme (Jean) reçoit l&#039;esprit christique, le transformant et le faisant &amp;quot;devenir&amp;quot; le Christ. Les évangiles synoptiques synchronisent d&#039;ailleurs le début du ministère de Jésus avec l&#039;emprisonnement de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce processus, l&#039;eau du baptême est associée à Jean, symbolisant le repentir, tandis que le feu est associé au Christ, signifiant l&#039;embrasement de la conscience. La scène du baptême et celle de la crèche sont, dans cette optique, une seule et même scène, exprimant des perceptions intérieures et une nouvelle ère. Il ne s&#039;agit pas d&#039;une résurrection corporelle de Jean, mais d&#039;une résurrection spirituelle de l&#039;esprit de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La tentation du Christ dans le désert ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Tentation du Christ dans le désert]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La tentation de Jésus est un événement central qui éclaire sa rupture avec les pratiques ancestrales. Elle se déroule dans le désert, où Jésus, après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, est confronté au diable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales propositions du diable et leur signification sont les suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Transformer les pierres en pains : Les &amp;quot;pierres&amp;quot; symbolisent les enfants et les &amp;quot;pains&amp;quot; la chair d&#039;enfant consommée. Le diable incite donc Jésus à pratiquer la pédo-anthropophagie, l&#039;acte de consommer ses propres enfants, à l&#039;instar des premiers Hébreux qui dévoraient leurs enfants (symbolisés par des pains) lors de leur passage dans le désert avec Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Adorer le diable sur une haute montagne en échange de tous les royaumes du monde : La &amp;quot;montagne fort élevée&amp;quot; représente un &amp;quot;haut lieu&amp;quot;, où les sacrifices de premiers-nés étaient jadis effectués. Le diable propose à Jésus de reproduire les crimes des anciens, comme Adam, Abraham, Moïse ou David, pour obtenir le statut de &amp;quot;dieu&amp;quot; ou de &amp;quot;seigneur de la terre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus refuse catégoriquement ces tentations. Sa réponse implique qu&#039;il existe une nourriture spirituelle aussi efficace que la nourriture physique, marquant ainsi son refus de consommer physiquement ses enfants. Cet acte de refus est présenté comme le tout premier acte du Christ après son baptême et symbolise la fin de l&#039;ère des sacrifices sanglants, bien qu&#039;il promeuve toujours &amp;quot;l&#039;esprit de sacrifice&amp;quot; psychique. En cela, le Christ ne supprime pas l&#039;ancienne loi, mais la &amp;quot;parfait&amp;quot;, en revenant à son exigence première de don total, non par le sacrifice physique d&#039;autrui, mais par le don de soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Appel des premiers disciples ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Noces de Cana ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle des noces de Cana]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des noces de Cana, Jésus, qui est lui-même le &amp;quot;support et victime toujours consenti de cette anthropophagie&amp;quot;, offre son sang sous la forme du vin. Les disciples présents ont bu son sang pour la première fois ce jour-là. Ce n&#039;était pas de la magie, mais un acte concret qui a provoqué un &amp;quot;choc psychologique et miracle&amp;quot;, une &amp;quot;rupture paradigmatique&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Purification du Temple ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ministère en Galilée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Guérisons ====&lt;br /&gt;
Annonce de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Grand ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Multiplication des pains ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle de la multiplication des pains]]&amp;lt;/div&amp;gt;Le Christ, en se donnant lui-même comme &amp;quot;pain et vin&amp;quot;, son corps et son sang, a permis de &amp;quot;multiplier à l&#039;infini les porteurs d&#039;une même essence&amp;quot;. Ses disciples ont participé à de &amp;quot;réels actes anthropophages&amp;quot; en buvant son sang (ou celui de ceux qui l&#039;avaient déjà consommé), ce qui entraînait une transformation psychique et l&#039;acquisition de lucidité. Le point crucial est que personne ne fut tué ; les &amp;quot;paniers pleins de restes&amp;quot; symbolisent que tous sont restés vivants, contrairement aux pratiques de &amp;quot;manne&amp;quot; des temps de Moïse qui impliquaient la mort. Ainsi, ce &amp;quot;miracle&amp;quot; représente un puissant changement de conscience et l&#039;émergence de la lucidité chez des milliers d&#039;individus, offrant une &amp;quot;nourriture spirituelle&amp;quot; sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le miracle représente la première communion eucharistique, où l&#039;essence du Christ (son corps et son sang) est &amp;quot;multipliée&amp;quot; et partagée. Le but de cet acte est de permettre aux gens de se libérer de leurs pulsions anthropophages héritées du passé, sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Marche sur l&#039;eau ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Première annonce de la Passion ====&lt;br /&gt;
Jésus annonce le destin de Pierre en lui donnant un nouveau nom, &amp;quot;Céphas&amp;quot; ou &amp;quot;Pierre,&amp;quot; signifiant une pierre solide servant à bâtir. Ce nom est hautement symbolique, représentant un enfant qui survit, un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En nommant Simon &amp;quot;Pierre,&amp;quot; Jésus érige son propre fils biologique en fondement de sa nouvelle religion, signifiant un rejet catégorique de la consommation anthropophage des enfants qui caractérisait les rites anciens. Il déclare que cette &amp;quot;pierre&amp;quot; sera plus forte que l&#039;Hadès (l&#039;Enfer), marquant ainsi la fin des sacrifices physiques d&#039;enfants et l&#039;avènement d&#039;une foi basée sur l&#039;amour des parents pour leurs enfants et la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la Judée et de la Pérée à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère judéen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère péréen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dernier ministère à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Résurrection ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Résurrection]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La résurrection décrite dans les Évangiles est une résurrection spirituelle, signifiant une survivance de l&#039;individu dans la psyché de ceux qui le suivent et dans l&#039;inconscient collectif. Le Christ ressuscité est perçu comme un esprit qui peut apparaître et disparaître, et qui n&#039;a pas de chair ni d&#039;os au sens physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après sa mort, le Christ n&#039;est vu que par ses disciples, souvent lors de rêves, méditations ou visions. L&#039;insistance sur la &amp;quot;vue&amp;quot; plutôt que le &amp;quot;toucher&amp;quot; dans les textes bibliques est interprétée comme un indice de cette nature spirituelle des apparitions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un réformateur et une nouvelle religion : le christianisme ==&lt;br /&gt;
Préciser quel était le contexte religieux (dogmes, pratiques) à cette époque et comment ces enseigenements ont marqué un changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle &amp;amp; Hypothèses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Connaissance des pratiques passées de son peuple&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était conscient du passé psycho-historique et anthropophage de son peuple, y compris les pratiques liées à Moïse et aux &amp;quot;Enfers&amp;quot;. Ses enseignements abordent subtilement ces sujets et il condamne ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;La Cène et son contenu anthropophage&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les paroles du Christ, &amp;quot;Car ma chair véritablement se mange et mon sang véritablement se boit. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui,&amp;quot; indiquent un contenu anthropophage central dans le Nouveau Testament. Cela implique une connaissance profonde de ce sujet spécifique de sa part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Doutes sur l&#039;existence historique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il existe de très sérieux doutes scientifiques et rationnels quant à l&#039;existence historique de Jésus-Christ, sans preuves contemporaines extra-bibliques. Le prénom &amp;quot;Jésus&amp;quot; n&#039;apparaît que très tardivement (au IIIe siècle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; comme titre commun&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
&amp;quot;Christ&amp;quot; est un nom commun d&#039;origine grecque signifiant &amp;quot;oint&amp;quot; (par l&#039;huile sacrée), porté par des centaines de personnages historiques, y compris des rois comme Salomon et Cyrus. Par conséquent, la mention du &amp;quot;Christ&amp;quot; dans des textes anciens ne prouve pas l&#039;existence spécifique de Jésus de Nazareth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme rabbin et érudit&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus-Christ appartenait à un mouvement religieux naissant et était un chef religieux, probablement un rabbin, ayant une connaissance exceptionnelle des textes anciens et de diverses philosophies (grecque, égyptienne, mésopotamienne, bouddhiste). L&#039;affirmation qu&#039;il n&#039;avait pas étudié est une tradition pour souligner sa sagesse divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme Pharisien&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était un Pharisien, malgré les conflits décrits dans les Évangiles. Son idéologie est très proche de celle de figures pharisiennes comme Hillel, et la plupart de ses disciples étaient issus des groupes pharisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Compréhension et rachat des fautes passées&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a compris le sens réel et l&#039;origine des textes anciens, reconnaissant les erreurs passées et les subtilités cachées. Il a &amp;quot;racheté la faute de tous ses pères&amp;quot; par cette compréhension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Interprétation anthropophagique des miracles&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les miracles du Christ (multiplication des pains, guérison du paralytique) sont expliqués à travers la lentille de l&#039;anthropophagie et ses effets psychiques, vus comme des &amp;quot;phénomènes naturels&amp;quot;. Par exemple, la guérison d&#039;un paralytique est décrite comme l&#039;absorption de l&#039;être de l&#039;autre par un &amp;quot;catalyseur anthropophage&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Joseph, un personnage inventé&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le personnage de Joseph est considéré comme une invention dogmatique pour conférer au Christ une ascendance royale (descendant de David) et une humilité populaire (charpentier), afin d&#039;attirer différentes classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Serment d&#039;Hérode comme acte rituel&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le serment d&#039;Hérode de donner la moitié de son royaume est absurde d&#039;un point de vue réaliste, car il n&#039;en avait pas le pouvoir. Il est interprété comme une action rituelle au sein d&#039;une procession liturgique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ (identité profane)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue profane et biologique, &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ&#039;&#039;&#039;. Le récit biblique a scindé le personnage humain (Jean) du personnage sacré (Christ) pour le &amp;quot;purifier&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Preuve de l&#039;identité de Jean et Jésus (preuves multiples)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Le Précurseur :&#039;&#039;&#039; Jean est le &amp;quot;précurseur&amp;quot; qui &amp;quot;prépare le chemin,&amp;quot; impliquant qu&#039;il est celui qui achève la métamorphose et devient le Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Naissance Unique :&#039;&#039;&#039; La naissance de Jean-le-Baptiste est la seule naissance non-symbolique et détaillée dans le Nouveau Testament.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Confusion des Prophéties :&#039;&#039;&#039; Les prophéties concernant le pardon et la miséricorde destinées au Christ sont associées à la naissance de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Ouverture des Évangiles :&#039;&#039;&#039; Les quatre Évangiles commencent tous par la parole de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Noms :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste, comme Jésus, ne reçoit pas de nouveau nom, contrairement à la plupart des apôtres qui avaient un nom profane et un nom sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Double Naissance :&#039;&#039;&#039; Jésus parle à Nicodème d&#039;une double naissance (eau et feu), renvoyant au baptême de Jean, qui utilise ces deux éléments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Comparaisons et Lieux Communs :&#039;&#039;&#039; Jésus se compare à Jean, dort dans le même lit, vit et prophétise aux mêmes endroits que lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Accusations de Possession Démoniaque :&#039;&#039;&#039; Les deux sont accusés d&#039;être possédés par le démon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Aveuglement d&#039;Hérode :&#039;&#039;&#039; Le roi Hérode, incrédule, finit par affirmer que Jean-le-Baptiste est ressuscité d&#039;entre les morts et que Jean et Jésus ne font qu&#039;un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Jean est Élie :&#039;&#039;&#039; Jean est &amp;quot;symboliquement&amp;quot; Élie, un prophète qui, une fois renouvelé (en Élisée), a accompli des miracles similaires à ceux du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Les Négations de Jean :&#039;&#039;&#039; Les négations de Jean (ne pas être Élie, ni le Christ, ni prophète) sont des &amp;quot;bienséances profanes&amp;quot; ou des réponses stratégiques face au pouvoir temporel, et non des vérités absolues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Date de Naissance :&#039;&#039;&#039; La date du 24 juin (Saint-Jean) est considérée comme la date de naissance corporelle de Jean-le-Baptiste, qui aurait ensuite été symboliquement rattachée à la renaissance du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Survivance de Jean :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste n&#039;aurait pas été décapité mais relâché, sa &amp;quot;mort&amp;quot; dans le récit justifiant son absence chronique et permettant de le remplacer par Jésus comme figure centrale du rite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Oubli de Jean dans la liste des martyrs :&#039;&#039;&#039; L&#039;omission de Jean par le Christ dans sa liste des martyrs (d&#039;Abel à Zacharie) suggère qu&#039;il n&#039;a pas été tué de la manière traditionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Indistinction du baptême :&#039;&#039;&#039; La chrétienté primitive associait son message et le baptême indistinctement aux noms de Jean et Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Engeance de vipères&amp;quot; :&#039;&#039;&#039; L&#039;expression &amp;quot;engeance de vipères,&amp;quot; rare et utilisée par les deux personnages, est un indice supplémentaire de leur identité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Pierre, le fils de Jean-le-Baptiste/Jésus&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Pierre est le fils corporel de Jean-le-Baptiste/Jésus-Christ, et il a survécu. Son nom, &amp;quot;Pierre&amp;quot; (roche), symbolise la fin des temps du péché ancien (cannibalisme) et son rôle dans la nouvelle ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Refus du sacrifice physique et de la consommation d&#039;enfants&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a catégoriquement refusé de sacrifier et de consommer physiquement des enfants. Cela est prouvé par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le nom de son fils, Pierre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus de transformer les pierres en pains (tentation par le diable).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus d&#039;adorer Baal sur le haut lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son insistance sur le fait que Pierre a compris son changement de nature sans passer par le sang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La dominance donnée à Pierre sur l&#039;enfer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;allégorie du &amp;quot;bon pasteur&amp;quot; qui donne sa vie pour ses brebis, traitant les prédécesseurs qui mangeaient leurs ouailles de &amp;quot;voleurs et brigands&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son discours interdisant la &amp;quot;manne&amp;quot; (symbolisant les enfants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ses affirmations selon lesquelles le &amp;quot;Fils de l&#039;homme&amp;quot; (distinct de Baal) viendra sur les nuées, impliquant une nouvelle ère où Baal aura un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Absence de relations sexuelles avec Marie-Madeleine&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus, en tant qu&#039;archétype ou &amp;quot;esprit&amp;quot; qui conquiert le corps lors du renouvellement, n&#039;a pas eu de relations sexuelles avec Marie-Madeleine. L&#039;interprétation de relations charnelles est une projection des pulsions humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Émasculation symbolique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il est &amp;quot;très probable&amp;quot; que le Christ se soit émasculé, non pas de manière physique, mais symboliquement, pour signifier sa maîtrise des pulsions et son rejet des richesses terrestres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Résurrection spirituelle, non corporelle&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Nouveau Testament affirme une survivance post-mortem uniquement par l&#039;esprit, la résurrection du corps étant un &amp;quot;fantasme populaire&amp;quot;. Les apparitions du Christ ressuscité sont décrites comme celles d&#039;un esprit, intangible, apparaissant et disparaissant, et traversant les murs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Préexistence de l&#039;archétype christique&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
L&#039;archétype christique est une &amp;quot;force&amp;quot; préexistante, similaire aux idées platoniciennes ou aux archétypes anciens, qui s&#039;incarne en des hommes comme Jean-le-Baptiste. Le Christ est une &amp;quot;neuve expression de la transformation de Moïse&amp;quot; et un &amp;quot;retour d&#039;Adam&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Christ comme révélateur des secrets&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Christ est un &amp;quot;révélateur&amp;quot; des secrets des anciennes pratiques, contrairement à Prométhée qui a simplement &amp;quot;singé&amp;quot; l&#039;acte sans le comprendre. Il offre une révélation contre le refoulement collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur :  https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=711</id>
		<title>Dieu</title>
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		<updated>2025-12-07T03:42:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* La divinité aux temps modernes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La &#039;&#039;divinité&#039;&#039; &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Dieu&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu et &amp;quot;divinité&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Divinit%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant, un statut conféré à un être de nature humaine, par le biais d&#039;une consommation anthropophagique opérée par cet individu sur un autre. Dans les temps anciens (Préhistoire et Haute Antiquité), cette consommation produisait selon l&#039;auteur un sentiment de supériorité avéré chez l&#039;homme cannibale. Progressivement, cette prise de conscience serait devenue plus ou moins obsolète et  le rituel n&#039;aurait plus été répété essentiellement que par tradition (Antiquité et Haut Moyen-Âge).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine ==&lt;br /&gt;
Les [[dieux]], dans l&#039;Antiquité, auraient selon Arsmann trouvé leur origine conceptuelle dans des pratiques liées à l&#039;[[anthropophagie]] , et plus spécifiquement à la [[pédo-anthropophagie]]. L&#039;essence même du divin serait selon l&#039;auteur indissociable de cette pratique : c&#039;est ce qu&#039;il affirme avoir découvert après une étude poussée des textes sacrés de très nombreuses cultures anciennes, parmi lesquels ceux des grandes religions monothéistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nature de la divinité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse d&#039;Allan Arsmann, la nature de la divinité est un &#039;&#039;&#039;concept historique, culturel et psychologique&#039;&#039;&#039; qui a &#039;&#039;&#039;évolué&#039;&#039;&#039; au cours des temps historiques, mais dont les fondements remontent à des &#039;&#039;&#039;pratiques humaines archaïques et rationnelles&#039;&#039;&#039;, bien loin des interprétations monothéistes modernes ou magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, la &#039;&#039;divinité&#039;&#039; dans l&#039;histoire et les textes sacrés s&#039;explique par un &#039;&#039;&#039;ensemble de concepts très concrets&#039;&#039;&#039;, basés sur l&#039;expérience humaine du &#039;&#039;&#039;cannibalisme&#039;&#039;&#039; étroitement lié à une conception &#039;&#039;&#039;[[Essentialisme|essentialiste]]&#039;&#039;&#039; de la nature. Ce mode d&#039;appréhension du monde aurait permis à des individus (rois/héros) d&#039;accéder au statut divin : c&#039;est le concept d&#039;&#039;&#039;&#039;[[apothéose]],&#039;&#039;&#039; qui symbolise la &#039;&#039;&#039;force universelle&#039;&#039;&#039; portée par la &#039;&#039;&#039;[[Concurrence|concurrence naturelle]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La Divinité comme Conquête Humaine : L&#039;[[apothéose]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Antiquité, et en particulier dans le contexte sumérien qui a influencé les textes bibliques, la divinité n&#039;était pas nécessairement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] une entité intemporelle et transcendante, mais un &#039;&#039;&#039;statut atteignable par l&#039;homme&#039;&#039;&#039;. C&#039;est cette idée qui selon lui est nommée &#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;[[Rois]] et [[dieux]] :&#039;&#039;&#039; Les [[rois]] de l&#039;Antiquité, en particulier au début de l&#039;histoire, étaient considérés comme des [[dieux]] ou des entités divines. Le personnage nommé [[Yahvé]] dans les récits de [[Correspondance historique : L&#039;Exode|L&#039;Exode]] fut très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039;, associé à la divinité [[Yahvé]] pour des raisons sacrées&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Acquisition du Statut Divin :&#039;&#039;&#039; Le statut divin était atteint par l&#039;accomplissement d&#039;un &#039;&#039;&#039;rite sacré&#039;&#039;&#039;. Le texte de la Genèse atteste qu&#039;Adam et Ève sont devenus &#039;&#039;&#039;« comme des dieux » -&#039;&#039;&#039; propos qu&#039;Arsmann juge suffisamment &amp;quot;simple et limpide, confirmés par Dieu dans le texte&amp;quot; - après avoir accompli un &amp;lt;u&amp;gt;acte interdit&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Rite de la [[Hiérogamie]] :&#039;&#039;&#039; il s&#039;agit selon Arsmann du rite fondamental le plus ancien lié à cette accession au statut divin, une &#039;&#039;&#039;union sacrée&#039;&#039;&#039; (souvent &amp;lt;u&amp;gt;charnelle&amp;lt;/u&amp;gt;) avec une déesse (à l&#039;origine [[Ishtar]]/[[Ève]]). Ce rite était la condition sine qua non pour &#039;&#039;&#039;devenir roi&#039;&#039;&#039; et obtenir un &#039;&#039;&#039;statut divin&#039;&#039;&#039;, ou &#039;&#039;&#039;quasi-divin&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le Fondement Anthropophage et l&#039;[[Essentialisme]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;pratique anthropophage&#039;&#039;&#039; (cannibale) fut originellement identifiée comme l&#039;expression ultime de la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Divinité et Cannibalisme :&#039;&#039;&#039; les &#039;&#039;&#039;dieux anciens&#039;&#039;&#039; étant dans leur fondement des &#039;&#039;&#039;anthropophages&#039;&#039;&#039; selon les hypothèses d&#039;Allan Arsmann, l&#039;acte d&#039;[[Adam]] et [[Ève]] qui les a rendus « &#039;&#039;semblables à des dieux&#039;&#039; », ne peut être que de nature &#039;&#039;&#039;alimentaire&#039;&#039;&#039; et nécessitait selon l&#039;auteur un &#039;&#039;&#039;enfantement&#039;&#039;&#039; : ils auraient ainsi mangé leur propre « &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; », à savoir leur enfant nouveau-né.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Essence Indivisible :&#039;&#039;&#039; cette pratique reposait sur une conception &#039;&#039;&#039;[[Essentialisme|essentialiste]]&#039;&#039;&#039;, selon laquelle l&#039;&#039;&#039;&#039;essence&#039;&#039;&#039; (substance) de tout individu est &#039;&#039;&#039;immuable et indivisible&#039;&#039;&#039;. L&#039;anthropophage croyait qu&#039;en mangeant un individu (surtout un proche ou son enfant, le lien étant plus puissant), il acquérait son essence pleine et entière, provoquant une &#039;&#039;&#039;métamorphose psychique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Origine de l&#039;Âme et de l&#039;Esprit :&#039;&#039;&#039; les notions d&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;âme&#039;&#039;&#039; et d&#039;&#039;&#039;&#039;esprit&#039;&#039;&#039; (éléments persistants et indivisibles) proviendraient de cette pensée cannibale. L&#039;accession à la divinité aurait donc été liée à l&#039;acquisition de cette essence pleine et entière qui, étant indivisible, pouvait se &#039;&#039;&#039;démultiplier&#039;&#039;&#039; à l&#039;infini par la consommation partagée de la substance de l&#039;être sacrifié lui-même chargé d&#039;une puissance affective à valeur sacrale, et être transmise d&#039;un consommateur à un autre (comme dans le cas de l&#039;[[Eucaristie|Eucharistie]]), par un don de sang en chaîne par exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. L&#039;Essence de Yahvé : La [[Concurrence]] Naturelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entité divine nommée &#039;&#039;&#039;[[Yahvé]]&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est l&#039;incarnation d&#039;une force naturelle fondamentale qui est la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Jalousie du Vivant :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] se présente comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;grande jalousie du vivant&#039;&#039;&#039; (concurrence intra-spécifique). Le culte de Yahvé est en fait le culte de la &amp;lt;u&amp;gt;concurrence naturelle&amp;lt;/u&amp;gt; entre espèces et individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Attributs du Dieu de la [[concurrence]] :&#039;&#039;&#039; en conséquence, ce Dieu exige la &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; de l&#039;homme sur tout animal&amp;lt;/u&amp;gt; (y compris &amp;lt;u&amp;gt;les autres hommes&amp;lt;/u&amp;gt;, dans le contexte ancien) et est un &#039;&#039;&#039;Dieu des armées&#039;&#039;&#039; qui peut &amp;lt;u&amp;gt;provoquer la division pour encourager la concurrence&amp;lt;/u&amp;gt; (comme à Babel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Identités Historiques :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] est considéré comme le même Dieu que le dieu sumérien &#039;&#039;&#039;[[Ea]] /Iaou&#039;&#039;&#039; (dieu de l&#039;eau, de la sagesse et de la jalousie/concurrence). Il est également assimilé à [[Baal]] (qui fut son fils symbolique dans les mythologies polythéistes et est une &amp;lt;u&amp;gt;variante historique du culte d&#039;Adam&amp;lt;/u&amp;gt;), ainsi qu&#039;au dieu égyptien [[Seth]] (qui représente également la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. La Nature Christique : Une Renaissance Spirituelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;[[Jésus-Christ|Christ]]&#039;&#039;&#039;  (qui est, rappelle Arsmann, le nom donné à la part divine et sacrale du personnage, et non à l&#039;homme qu&#039;il a été) est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039; et incarne une nouvelle forme de divinité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Renaissance Sacrale :&#039;&#039;&#039; Le [[Jésus-Christ|Christ]] propose une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle (« naître de nouveau » ou « naître d’eau et d’Esprit ») qui est le seul moyen d&#039;atteindre le royaume de Dieu. Cette renaissance est &#039;&#039;&#039;psychique&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;accessible à tout homme&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Transformation :&#039;&#039;&#039; La divinité christique est une transformation qui &amp;lt;u&amp;gt;ne change pas le corps (chair)&amp;lt;/u&amp;gt;, mais l&#039;&#039;&#039;&#039;âme/l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Mutation du rite :&#039;&#039;&#039; Le Christ a &amp;lt;u&amp;gt;refusé la tentation&amp;lt;/u&amp;gt; d&#039;effectuer l&#039;acte anthropophage de ses ancêtres (Adam/Baal)&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a accompli le même rite de renouvellement, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime&#039;&#039;&#039;, proposant une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne pratique sanglante. La divinité chrétienne est ainsi la sublimation et la correction du rite cannibale ancien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== De la généralisation à l&#039;initiation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], les dieux auraient &amp;quot;&#039;&#039;&#039;choisi leur propre déclin pour laisser place au progrès&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, abandonnant le statut de [[Titans]] pour celui de dieux. Ils auraient ainsi mis fin à la barbarie de l&#039;anthropophagie généralisée en la restreignant et en s&#039;en appropriant strictement le monopole. Cette restriction de l&#039;acte ancien à un cadre initiatique, ainsi que sa dissimulation et son camouflage à travers des symboles, constituerait la véritable différence entre les [[Titans]] (qui pratiquaient l&#039;anthropophagie au grand jour) et les dieux (qui la pratiquaient en secret ou par initiation). Cette période de transition constituerait selon l&#039;auteur le cœur des récits de la [[Titanomachie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 12 substitutions du Panthéon grec ===&lt;br /&gt;
Arsmann avance la théorie que, pour que cette situation perdure face aux pulsions anthropophages, le Panthéon se serait principalement composé autour de 12 divinités, toutes incarnation d&#039;une [[substitution]] à cette pulsion, que le penseur analyse de la sorte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Zeus]] serait l&#039;expression du &amp;quot;non&amp;quot; catégorique à la vieille pulsion cannibale, l&#039;interdit qui a indirectement engendré tous les autres dieux et déesses (les substitutions). Mais, bien qu&#039;il se soit opposé aux pratiques des Titans, il a lui-même participé à un acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; en consommant une partie d&#039;un enfant sacrifié, symbolisant ainsi [[Dionysos]], son propre &amp;quot;renouvellement&amp;quot;. Sa &amp;quot;foudre&amp;quot; symbolise par ailleurs l&#039;injonction radicale de la fin de l&#039;acte anthropophage.&lt;br /&gt;
* [[Arès]] incarnerait &#039;&#039;&#039;la guerre&#039;&#039;&#039; en tant que &#039;&#039;&#039;première substitution de la passion anthropophage&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* [[Héra]] est dépeinte par Arsmann comme étant la déesse non plus de la banale &amp;quot;jalousie&amp;quot;, mais bien supérieurement de la &amp;quot;&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;lois&#039;&#039;&#039;&amp;quot; et des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;contrats&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Bien qu&#039;elle menace en permanence de provoquer le retour des pratiques anciennes (notamment par le piège tendu à Zeus concernant l&#039;enfant Dionysos), elle symbolise également la mise en place d&#039;un ordre et de lois qui ont permis l&#039;évolution de l&#039;humanité.&lt;br /&gt;
* [[Hermès]] représenterait d&#039;après l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;substitution de la guerre&#039;&#039;&#039; par le commerce, le vol et le brigandage. Il est un &amp;quot;Titan plus malin, plus discret&amp;quot; qui a opté pour l&#039;usage de l&#039;hermétisme et du secret. Il est devenu divin en reproduisant le rite cannibale et en offrant aux autres dieux de la viande humaine en substitut de la sienne, pour les rejoindre dans leur panthéon.&lt;br /&gt;
* [[Aphrodite]] symboliserait la &#039;&#039;&#039;substitution sexuelle&#039;&#039;&#039;, qui a permis de &#039;&#039;&#039;canaliser le désir charnel vers des plaisirs sexuels&#039;&#039;&#039;, engendrant même des enfants, ce qui représentait un progrès en comparaison de la pratique de l&#039;acte primordial de consommation.&lt;br /&gt;
* [[Poséidon]], héritage du dieu sumérien [[Ea]], serait l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;substitution religieuse&#039;&#039;&#039;. [[Ea]] serait en effet le premier être divin à avoir élaboré la religion en tant que moyen de canaliser les pulsions anthropophages dans la pratique de rites, cérémonies et des actes religieux, évitant ainsi un retour aux massacres généralisés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La religion, avec ses temples et ses rites (comme celui de la [[hiérogamie]]), serait devenue une structure sociétale durable dans le but de maintenir l&#039;équilibre.&lt;br /&gt;
* [[Athéna]] est, selon Arsmann, l&#039;expression de la &#039;&#039;&#039;quête du savoir et de la connaissance&#039;&#039;&#039;, qu&#039;il analyse comme étant la &amp;quot;meilleure des substitutions&amp;quot; de l&#039;acte primordial cannibalique. La consommation du fruit de &amp;quot;[[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal|l&#039;Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]&amp;quot; est selon lui symboliquement en lien direct avec cette expression substitutive. D&#039;elle découle la compréhension du monde qui nous entoure.&lt;br /&gt;
* [[Déméter]] aurait eu en apanage le pouvoir de &#039;&#039;&#039;remplacer la chair humaine par le blé et le pain&#039;&#039;&#039;. Son culte marque une transition où l&#039;anthropophagie serait devenue &amp;quot;limitée&amp;quot; et &amp;quot;cachée&amp;quot;, reflétant la &#039;&#039;&#039;victoire de la fertilité naturelle&#039;&#039;&#039; sur la stérilité associée aux Titans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du polythéisme au monothéisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Polythéisme ===&lt;br /&gt;
Le polythéisme apparaît ainsi selon l&#039;auteur comme une manière concrète et objective de penser, où les dieux trouvent le rôle de &#039;&#039;&#039;personnifications des pulsions humaines&#039;&#039;&#039; et des &#039;&#039;&#039;dominantes de l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;, mais à caractère réel puisqu&#039;étant eux-mêmes des mortels devenus &amp;quot;surhommes&amp;quot; par un rituel cannibalique ayant initié leur métamorphose. L&#039;acte de consommation cannibalique aurait cependant permis de &amp;quot;cumuler des pensées différentes&amp;quot; et d&#039;accéder à une &amp;quot;pensée de plus en plus objective&amp;quot;, engendrant progressivement la capacité d&#039;abstraction. Les [[dieux]] furent donc, selon les termes d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], de &amp;quot;nébuleux personnages préhistoriques&amp;quot; qui, les premiers, ont eu à &amp;quot;négocier ces pulsions&amp;quot; et &#039;&#039;&#039;ont choisi l&#039;évolution&#039;&#039;&#039; en disant &amp;quot;non&amp;quot; au déclin. Leurs castes successives auraient néanmoins longtemps maintenu ces pratiques en privé ou sous forme initiatique en se renouvelant sous les mêmes noms (d&#039;où leur pérennité dans le temps et le sentiment d&#039;immortalité), à la différence des [[Titans]] qui les affichaient ouvertement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition vers le [[monothéisme]] s&#039;est faite par étapes. Face à la multiplication des divinités, les individus les plus éclairés auraient selon l&#039;auteur commencé à comprendre &amp;lt;u&amp;gt;qu&#039;il ne fallait pas vénérer les &amp;quot;porteurs de l&#039;expérience&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (les &#039;&#039;&#039;dieux anthropophages&#039;&#039;&#039;), mais &#039;&#039;&#039;plutôt l&#039;expérience elle-même&#039;&#039;&#039; : la [[Origine de la conscience|conscience]]. Cette évolution aurait dans un premier temps mené vers une vision [[Hénothéisme|hénothéiste]] ou [[Monolâtrie|monolâtre]], où un seul dieu était vénéré comme supérieur et origine de tous les autres, tout en continuant de conférer une forme de divinité aux &amp;quot;petits dieux inférieurs&amp;quot;. Par exemple, [[Yahvé]] est décrit comme le &amp;quot;dieu des dieux&amp;quot; et le &amp;quot;dieu de la [[concurrence]]&amp;quot;, cherchant à supplanter les autres divinités tout en reconnaissant leur statut divin. La lutte de [[Yahvé]] contre la pluralité des [[Baal]] serait ainsi à interpréter comme &#039;&#039;&#039;une lutte contre sa propre multiplicité&#039;&#039;&#039;, dont le risque inéluctable était les variations du culte et ses conséquences en termes de schismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Monothéisme ===&lt;br /&gt;
Le [[monothéisme]] se serait véritablement imposé historiquement, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], lorsque la tendance a collectivement été de refuser l&#039;[[idolâtrie]] associée à la dévotion aux individus (les [[dieux]] anthropophages) et qu&#039;un large consensus s&#039;est formé pour comprendre que l&#039;expérience originelle (l&#039;anthropophagie) avait évolué et ne menait plus au but initialement recherché. Il ne s&#039;agissait plus désormais de vénérer la pédo-anthropophagie en tant que voie vers la [[Origine de la conscience|conscience]], mais seulement la [[Origine de la conscience|conscience]] que cette pédo-anthropophagie avait engendrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, les [[dieux]] anciens furent perçus comme obsolètes, car ils ne représentaient plus la [[Origine de la conscience|conscience]] elle-même, mais des &amp;quot;expressions attardées et imparfaites&amp;quot; de celle-ci, perdant ainsi leur qualificatif divin. Le discours monothéiste affirme en effet désormais que c&#039;est la [[Origine de la conscience|conscience]] qui est divine, et que tout ce qui avait été considéré comme &amp;quot;[[sacré]]&amp;quot; ne l&#039;était qu&#039;en tant que chemin vers cette [[Origine de la conscience|conscience]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage fut &#039;&#039;&#039;un processus long et souvent violent&#039;&#039;&#039; sur le plan collectif, marqué par des &amp;lt;u&amp;gt;guerres&amp;lt;/u&amp;gt; et des &amp;lt;u&amp;gt;périodes de régression&amp;lt;/u&amp;gt;, mais il fut ressenti comme un &#039;&#039;&#039;trauma brutal et immédiat pour l&#039;individu&#039;&#039;&#039;, qualifié d&#039;&amp;quot;[[éveil]]&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le christianisme, qui marque une étape importante dans cette évolution, a également hérité et &#039;&#039;&#039;transformé des symboles et des rites liés à cette anthropophagie originelle&#039;&#039;&#039;, comme le concept de &amp;quot;[[transsubstantiation christique]]&amp;quot; lié à la pensée essentialiste &amp;quot;&#039;&#039;&#039;manger, c&#039;est devenir&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. La foi chrétienne elle-même, par ses croyances eucharistiques, suggère que son origine a pris racine dans l&#039;anthropophagie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Apothéose]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[apothéose]] est le processus, courant dans l&#039;Antiquité, par lequel un être humain (le plus souvent un roi) accédait au statut de divinité en accomplissant un rite sacré, le plus ancien étant la [[hiérogamie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La divinité aux temps modernes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; :  https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=J%C3%A9sus-Christ&amp;diff=710</id>
		<title>Jésus-Christ</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=J%C3%A9sus-Christ&amp;diff=710"/>
		<updated>2025-12-07T03:39:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Étymologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Jésus-Christ&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884).jpg|alt=Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)|416x416px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Messie (Christianisme)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |[[Marie]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Pierre]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Jean-le-baptiste]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus-Christ&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Jésus Christ&amp;quot; sur Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus-Christ.&amp;lt;/ref&amp;gt; était un rabbin issu du mouvement pharisien. Par ses actes et ses enseignements, il a prôné une résurrection spirituelle, réinterprétant les textes anciens pour s&#039;opposer explicitement aux pratiques anthropophages et au sacrifice d&#039;enfants, qu&#039;il interdisait formellement. Il est le [[renouvellement]] de [[Jean-le-Baptiste]], ce sont biologiquement la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jésus ===&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Jésus&amp;quot; est une latinisation du nom &amp;quot;Ieshoua&amp;quot;. En hébreu, ce nom est &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot;, plus connu sous la forme de Josué. Ce nom contient le vocable &amp;quot;Yeho&amp;quot;, qui est une déformation de &amp;quot;Yahu&amp;quot; (IA&#039;U). Selon les sources, &amp;quot;Yahu&amp;quot; (ou IAOU) est l&#039;ancien nom du Dieu biblique invoqué par [[Moïse]]. D&#039;ailleurs, Jésus-Christ et les évangélistes le reconnaissent subtilement, par exemple, dans l&#039;expression &amp;quot;Je suis l’alpha et l’oméga&amp;quot;, où IAO en grec (iota-alpha-oméga) et le &amp;quot;I&amp;quot; signifiant &amp;quot;je suis&amp;quot; rappellent ce nom ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot; (Josué) était traditionnellement donné aux libérateurs et réformateurs. Il est jugé logique que le peuple juif, alors sous esclavage romain, ait attribué à Jésus, qu&#039;il considérait comme son libérateur, le nom de son grand prédécesseur et réformateur : Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Bible elle-même laisse transparaître que &amp;quot;Jésus&amp;quot; était un &amp;quot;surnom&amp;quot; plutôt qu&#039;un nom de naissance, comme en témoigne la phrase &amp;quot;L’homme qu’on appelle Jésus&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Christ ===&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; n&#039;est pas un nom propre exclusif à Jésus de Nazareth, mais plutôt un nom commun ou un titre d&#039;origine grecque. Il provient du grec ancien &amp;quot;kristos&amp;quot;, qui se traduit par &amp;quot;oint&amp;quot; ou &amp;quot;oint par l’huile sacrée&amp;quot;. Ce titre était couramment porté par de nombreuses figures historiques ; par exemple, dans la Bible, Salomon et le roi perse Cyrus sont également désignés comme &amp;quot;Christ&amp;quot;. Par extension, tous les monarques de Judée recevaient occasionnellement ce titre après avoir été oints d&#039;huile sacrée pour leur intronisation. Le concept de &amp;quot;Messie&amp;quot; est un équivalent de &amp;quot;Christ&amp;quot; et était également très répandu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de &amp;quot;Christ&amp;quot; existait bien avant Jésus-Christ. Les Grecs l&#039;utilisaient parfois, et même Alexandre le Grand aurait été qualifié de &amp;quot;Kristos&amp;quot;. Il existait des &amp;quot;Angelo-Christos&amp;quot; (désignant des considérations spirituelles) et des &amp;quot;Christs&amp;quot; liés à des rituels de fêtes anciennes. Les Pères de l&#039;Église eux-mêmes ont attesté que le &amp;quot;christianisme&amp;quot; était bien plus ancien que Jésus-Christ, car le Christ était &amp;quot;attendu&amp;quot;, ce nom étant déjà commun à l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue spirituel, le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; est réservé à ceux qui accomplissent une métamorphose psychique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historicité ==&lt;br /&gt;
L’existence historique de Jésus-Christ est contestée en raison de l’absence de preuves textuelles contemporaines et des manipulations des Évangiles. Cette réalité s’établit en l’identifiant à Jean-Baptiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Évangiles paraissent sous l’Empire romain, puissance capable d’orienter les récits. Leurs incohérences chronologiques et leurs omissions majeures (naissance virginale, Cène) invalident leur valeur historique directe concernant le Christ. Les témoignages extra-bibliques attribués à Suétone, Pline, Tacite, Flavius Josèphe ou au Talmud n’apportent pas de preuve décisive : ils évoquent un « Christ » générique, sont tardifs, falsifiés ou se rapportent à une autre personne. Aucune preuve textuelle du siècle de Jésus-Christ n’existe, et le prénom « Jésus » n’apparaît dans ce contexte qu’au IIIᵉ siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité du Christ se comprend par une métamorphose : Jean-Baptiste devient Jésus-Christ. Jean incarne la part humaine, le Christ la dimension spirituelle et divine ; il s’agit d’une seule histoire, d’une seule vie et d’un seul corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité de Jean-Baptiste est solide et largement reconnue. Flavius Josèphe, diverses communautés religieuses non chrétiennes, les Juifs et les Musulmans, ainsi que la majorité des historiens, attestent son existence. Le passage de Josèphe sur Jean-Baptiste est authentique, à la différence de celui sur Jésus. En réunissant les indices relatifs à Jean et ceux relatifs à Jésus, l’ensemble des preuves se trouve doublé et permet d’attester concrètement l’historicité de ce personnage unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démonstration ne porte donc pas sur un Jésus-Christ indépendant et historique conforme aux dogmes, mais sur un homme réel, Jean-Baptiste, devenu par métamorphose spirituelle l’archétype du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance du Christ ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Nativité]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La &amp;quot;naissance&amp;quot; du Christ est une &amp;quot;renaissance&amp;quot;, un éveil psychique et spirituel. Le terme même de &amp;quot;Genèse&amp;quot;, qui ouvre la Bible, ne renvoie pas à une création ex nihilo mais à une venue à l&#039;être, une éclosion de la conscience. C&#039;est au moment de son baptême que l&#039;esprit christique est censé pénétrer l&#039;homme, marquant ainsi une transformation profonde. Ce moment correspond à sa &amp;quot;naissance&amp;quot; à l&#039;âge de trente ans, âge auquel Jésus apparaît dans les Évangiles sans aucun passé préalable sous ce nom. Cette &amp;quot;naissance&amp;quot; symbolique coïncide étrangement avec la mort symbolique de Jean le Baptiste, son &amp;quot;précurseur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus est présenté comme le &amp;quot;nouvel Adam&amp;quot;, celui qui rachète la faute de l&#039;ancien. Sa &amp;quot;naissance&amp;quot; est dite immaculée, car elle se fait sans le meurtre d&#039;un enfant, contrairement aux pratiques anthropophages des ancêtres, marquant le passage de l&#039;ancien monde des pulsions refoulées vers une conscience nouvelle, fondée sur la vérité de ce passé. Il est symboliquement le &amp;quot;fruit&amp;quot; de la faute originelle, l&#039;enfant mangé au commencement (en référence au &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de cette naissance la femme et apôtre de [[Jean-le-Baptiste]], [[Marie Madeleine]], devient la mère sacrée : [[Marie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, bien que cette naissance ait lieu tardivement dans la vie de Jésus, le symbole du Christ nait lui au commencement des textes sacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rabbinat pharisien ==&lt;br /&gt;
Jésus-Christ est présenté comme rabbin et enseignant du judaïsme du Ier siècle. Le titre de « Rabbi » lui est attribué à de nombreuses reprises dans les Évangiles, sans contestation de la part de ses interlocuteurs, y compris parmi ses adversaires, et il confirma lui-même cette appellation en déclarant : « Vous m’appelez Rabbi et Seigneur, et vous faites bien, car je le suis. » Son rôle apparaît également dans plusieurs épisodes narratifs, notamment celui concernant Marie-Madeleine, où il statue sur une question de loi religieuse, fonction traditionnellement associée aux rabbins, dont l’autorité reposait sur la maîtrise de la Torah et la capacité à enseigner ou interpréter les Écritures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son enseignement se déroulait dans les synagogues locales ainsi qu’au Temple de Jérusalem, centre religieux majeur du judaïsme. L’accès à ces lieux et la possibilité d’y commenter les Écritures impliquaient habituellement une fonction reconnue, car la lecture publique et l’interprétation des textes étaient strictement encadrées. L’historien Théodose souligna que la lecture des Écritures au sein de l’assemblée n’était confiée qu’à des membres de l’ordre sacerdotal ou à des personnes bénéficiant d’une reconnaissance religieuse équivalente. Certains écrits apocryphes présentent également Jésus comme prêtre du Temple, et les épîtres attribuées aux apôtres mentionnent à plusieurs reprises sa dimension sacerdotale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une remarque rapportée dans les Évangiles « Comment sait-il tout cela, lui qui n’a jamais étudié ? » met en évidence une apparente contradiction entre l’autorité religieuse de Jésus et l’absence d’indications sur une formation rabbinique formelle. Ce motif rhétorique, fréquent dans les traditions religieuses, visait à souligner la sagesse perçue comme d’origine divine plutôt qu’acquise par l’étude, et se retrouve dans les récits concernant d’autres figures prophétiques ou spirituelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus partageait par ailleurs plusieurs traits doctrinaux et pratiques avec le courant pharisien. Ce mouvement, marqué par un fort sentiment national, une résistance culturelle aux influences étrangères et l’organisation de communautés fraternelles, joua un rôle central dans l’évolution du judaïsme du Second Temple. Les pharisiens furent notamment à l’origine de la doctrine de la résurrection des morts, absente de la plupart des écrits de l’Ancien Testament mais qui occupa une place centrale dans la prédication de Jésus. De nombreux éléments de son enseignement présentent des parallèles avec les doctrines pharisiennes, et les Évangiles rapportent qu’il participa à des repas et à des discussions en leur compagnie. Des citations attribuées à Jésus rappellent celles de docteurs renommés comme Hillel, figure majeure du pharisaïsme à l’époque. Cette proximité conduit certains récits à le situer dans la mouvance pharisienne, avec la possibilité qu’il ait appartenu au cercle des « docteurs pharisiens », enseignants religieux reconnus mais sans charge sacerdotale officielle, tout en développant un enseignement personnel au sein de ce cadre idéologique et spirituel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que Jésus se soit finalement séparé des pharisiens, cette séparation implique une union initiale. Ses proches et disciples étaient également souvent des pharisiens ou issus de sous-groupes pharisiens, comme Simon le Cananéen (un zélote) et Nicodème. Cependant, Jésus critiquait les pharisiens pour leur déni du passé sombre (notamment les pratiques anthropophages ou le &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève) et leur tendance à en &amp;quot;blanchir&amp;quot; les textes, contrairement à Jésus qui invitait à les comprendre et les explorer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baptême et début du ministère ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Baptême par Jean au Jourdain ====&lt;br /&gt;
Le baptême de Jésus est un moment symbolique de renaissance spirituelle, plutôt qu&#039;un simple événement historique. C&#039;est l&#039;instant où Jean-le-Baptiste et Jésus-Christ sont considérés comme une seule et même personne. Jean est la &amp;quot;partie humaine&amp;quot; et Jésus est la &amp;quot;partie spirituelle et divine&amp;quot; de cet être. Le moment du baptême marque le point où l&#039;homme (Jean) reçoit l&#039;esprit christique, le transformant et le faisant &amp;quot;devenir&amp;quot; le Christ. Les évangiles synoptiques synchronisent d&#039;ailleurs le début du ministère de Jésus avec l&#039;emprisonnement de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce processus, l&#039;eau du baptême est associée à Jean, symbolisant le repentir, tandis que le feu est associé au Christ, signifiant l&#039;embrasement de la conscience. La scène du baptême et celle de la crèche sont, dans cette optique, une seule et même scène, exprimant des perceptions intérieures et une nouvelle ère. Il ne s&#039;agit pas d&#039;une résurrection corporelle de Jean, mais d&#039;une résurrection spirituelle de l&#039;esprit de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La tentation du Christ dans le désert ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Tentation du Christ dans le désert]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La tentation de Jésus est un événement central qui éclaire sa rupture avec les pratiques ancestrales. Elle se déroule dans le désert, où Jésus, après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, est confronté au diable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales propositions du diable et leur signification sont les suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Transformer les pierres en pains : Les &amp;quot;pierres&amp;quot; symbolisent les enfants et les &amp;quot;pains&amp;quot; la chair d&#039;enfant consommée. Le diable incite donc Jésus à pratiquer la pédo-anthropophagie, l&#039;acte de consommer ses propres enfants, à l&#039;instar des premiers Hébreux qui dévoraient leurs enfants (symbolisés par des pains) lors de leur passage dans le désert avec Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Adorer le diable sur une haute montagne en échange de tous les royaumes du monde : La &amp;quot;montagne fort élevée&amp;quot; représente un &amp;quot;haut lieu&amp;quot;, où les sacrifices de premiers-nés étaient jadis effectués. Le diable propose à Jésus de reproduire les crimes des anciens, comme Adam, Abraham, Moïse ou David, pour obtenir le statut de &amp;quot;dieu&amp;quot; ou de &amp;quot;seigneur de la terre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus refuse catégoriquement ces tentations. Sa réponse implique qu&#039;il existe une nourriture spirituelle aussi efficace que la nourriture physique, marquant ainsi son refus de consommer physiquement ses enfants. Cet acte de refus est présenté comme le tout premier acte du Christ après son baptême et symbolise la fin de l&#039;ère des sacrifices sanglants, bien qu&#039;il promeuve toujours &amp;quot;l&#039;esprit de sacrifice&amp;quot; psychique. En cela, le Christ ne supprime pas l&#039;ancienne loi, mais la &amp;quot;parfait&amp;quot;, en revenant à son exigence première de don total, non par le sacrifice physique d&#039;autrui, mais par le don de soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Appel des premiers disciples ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Noces de Cana ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle des noces de Cana]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des noces de Cana, Jésus, qui est lui-même le &amp;quot;support et victime toujours consenti de cette anthropophagie&amp;quot;, offre son sang sous la forme du vin. Les disciples présents ont bu son sang pour la première fois ce jour-là. Ce n&#039;était pas de la magie, mais un acte concret qui a provoqué un &amp;quot;choc psychologique et miracle&amp;quot;, une &amp;quot;rupture paradigmatique&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Purification du Temple ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ministère en Galilée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Guérisons ====&lt;br /&gt;
Annonce de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Grand ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Multiplication des pains ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle de la multiplication des pains]]&amp;lt;/div&amp;gt;Le Christ, en se donnant lui-même comme &amp;quot;pain et vin&amp;quot;, son corps et son sang, a permis de &amp;quot;multiplier à l&#039;infini les porteurs d&#039;une même essence&amp;quot;. Ses disciples ont participé à de &amp;quot;réels actes anthropophages&amp;quot; en buvant son sang (ou celui de ceux qui l&#039;avaient déjà consommé), ce qui entraînait une transformation psychique et l&#039;acquisition de lucidité. Le point crucial est que personne ne fut tué ; les &amp;quot;paniers pleins de restes&amp;quot; symbolisent que tous sont restés vivants, contrairement aux pratiques de &amp;quot;manne&amp;quot; des temps de Moïse qui impliquaient la mort. Ainsi, ce &amp;quot;miracle&amp;quot; représente un puissant changement de conscience et l&#039;émergence de la lucidité chez des milliers d&#039;individus, offrant une &amp;quot;nourriture spirituelle&amp;quot; sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le miracle représente la première communion eucharistique, où l&#039;essence du Christ (son corps et son sang) est &amp;quot;multipliée&amp;quot; et partagée. Le but de cet acte est de permettre aux gens de se libérer de leurs pulsions anthropophages héritées du passé, sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Marche sur l&#039;eau ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Première annonce de la Passion ====&lt;br /&gt;
Jésus annonce le destin de Pierre en lui donnant un nouveau nom, &amp;quot;Céphas&amp;quot; ou &amp;quot;Pierre,&amp;quot; signifiant une pierre solide servant à bâtir. Ce nom est hautement symbolique, représentant un enfant qui survit, un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En nommant Simon &amp;quot;Pierre,&amp;quot; Jésus érige son propre fils biologique en fondement de sa nouvelle religion, signifiant un rejet catégorique de la consommation anthropophage des enfants qui caractérisait les rites anciens. Il déclare que cette &amp;quot;pierre&amp;quot; sera plus forte que l&#039;Hadès (l&#039;Enfer), marquant ainsi la fin des sacrifices physiques d&#039;enfants et l&#039;avènement d&#039;une foi basée sur l&#039;amour des parents pour leurs enfants et la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la Judée et de la Pérée à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère judéen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère péréen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dernier ministère à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Résurrection ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Résurrection]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La résurrection décrite dans les Évangiles est une résurrection spirituelle, signifiant une survivance de l&#039;individu dans la psyché de ceux qui le suivent et dans l&#039;inconscient collectif. Le Christ ressuscité est perçu comme un esprit qui peut apparaître et disparaître, et qui n&#039;a pas de chair ni d&#039;os au sens physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après sa mort, le Christ n&#039;est vu que par ses disciples, souvent lors de rêves, méditations ou visions. L&#039;insistance sur la &amp;quot;vue&amp;quot; plutôt que le &amp;quot;toucher&amp;quot; dans les textes bibliques est interprétée comme un indice de cette nature spirituelle des apparitions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un réformateur et une nouvelle religion : le christianisme ==&lt;br /&gt;
Préciser quel était le contexte religieux (dogmes, pratiques) à cette époque et comment ces enseigenements ont marqué un changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle &amp;amp; Hypothèses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Connaissance des pratiques passées de son peuple&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était conscient du passé psycho-historique et anthropophage de son peuple, y compris les pratiques liées à Moïse et aux &amp;quot;Enfers&amp;quot;. Ses enseignements abordent subtilement ces sujets et il condamne ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;La Cène et son contenu anthropophage&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les paroles du Christ, &amp;quot;Car ma chair véritablement se mange et mon sang véritablement se boit. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui,&amp;quot; indiquent un contenu anthropophage central dans le Nouveau Testament. Cela implique une connaissance profonde de ce sujet spécifique de sa part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Doutes sur l&#039;existence historique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il existe de très sérieux doutes scientifiques et rationnels quant à l&#039;existence historique de Jésus-Christ, sans preuves contemporaines extra-bibliques. Le prénom &amp;quot;Jésus&amp;quot; n&#039;apparaît que très tardivement (au IIIe siècle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; comme titre commun&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
&amp;quot;Christ&amp;quot; est un nom commun d&#039;origine grecque signifiant &amp;quot;oint&amp;quot; (par l&#039;huile sacrée), porté par des centaines de personnages historiques, y compris des rois comme Salomon et Cyrus. Par conséquent, la mention du &amp;quot;Christ&amp;quot; dans des textes anciens ne prouve pas l&#039;existence spécifique de Jésus de Nazareth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme rabbin et érudit&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus-Christ appartenait à un mouvement religieux naissant et était un chef religieux, probablement un rabbin, ayant une connaissance exceptionnelle des textes anciens et de diverses philosophies (grecque, égyptienne, mésopotamienne, bouddhiste). L&#039;affirmation qu&#039;il n&#039;avait pas étudié est une tradition pour souligner sa sagesse divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme Pharisien&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était un Pharisien, malgré les conflits décrits dans les Évangiles. Son idéologie est très proche de celle de figures pharisiennes comme Hillel, et la plupart de ses disciples étaient issus des groupes pharisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Compréhension et rachat des fautes passées&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a compris le sens réel et l&#039;origine des textes anciens, reconnaissant les erreurs passées et les subtilités cachées. Il a &amp;quot;racheté la faute de tous ses pères&amp;quot; par cette compréhension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Interprétation anthropophagique des miracles&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les miracles du Christ (multiplication des pains, guérison du paralytique) sont expliqués à travers la lentille de l&#039;anthropophagie et ses effets psychiques, vus comme des &amp;quot;phénomènes naturels&amp;quot;. Par exemple, la guérison d&#039;un paralytique est décrite comme l&#039;absorption de l&#039;être de l&#039;autre par un &amp;quot;catalyseur anthropophage&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Joseph, un personnage inventé&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le personnage de Joseph est considéré comme une invention dogmatique pour conférer au Christ une ascendance royale (descendant de David) et une humilité populaire (charpentier), afin d&#039;attirer différentes classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Serment d&#039;Hérode comme acte rituel&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le serment d&#039;Hérode de donner la moitié de son royaume est absurde d&#039;un point de vue réaliste, car il n&#039;en avait pas le pouvoir. Il est interprété comme une action rituelle au sein d&#039;une procession liturgique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ (identité profane)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue profane et biologique, &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ&#039;&#039;&#039;. Le récit biblique a scindé le personnage humain (Jean) du personnage sacré (Christ) pour le &amp;quot;purifier&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Preuve de l&#039;identité de Jean et Jésus (preuves multiples)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Le Précurseur :&#039;&#039;&#039; Jean est le &amp;quot;précurseur&amp;quot; qui &amp;quot;prépare le chemin,&amp;quot; impliquant qu&#039;il est celui qui achève la métamorphose et devient le Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Naissance Unique :&#039;&#039;&#039; La naissance de Jean-le-Baptiste est la seule naissance non-symbolique et détaillée dans le Nouveau Testament.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Confusion des Prophéties :&#039;&#039;&#039; Les prophéties concernant le pardon et la miséricorde destinées au Christ sont associées à la naissance de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Ouverture des Évangiles :&#039;&#039;&#039; Les quatre Évangiles commencent tous par la parole de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Noms :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste, comme Jésus, ne reçoit pas de nouveau nom, contrairement à la plupart des apôtres qui avaient un nom profane et un nom sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Double Naissance :&#039;&#039;&#039; Jésus parle à Nicodème d&#039;une double naissance (eau et feu), renvoyant au baptême de Jean, qui utilise ces deux éléments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Comparaisons et Lieux Communs :&#039;&#039;&#039; Jésus se compare à Jean, dort dans le même lit, vit et prophétise aux mêmes endroits que lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Accusations de Possession Démoniaque :&#039;&#039;&#039; Les deux sont accusés d&#039;être possédés par le démon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Aveuglement d&#039;Hérode :&#039;&#039;&#039; Le roi Hérode, incrédule, finit par affirmer que Jean-le-Baptiste est ressuscité d&#039;entre les morts et que Jean et Jésus ne font qu&#039;un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Jean est Élie :&#039;&#039;&#039; Jean est &amp;quot;symboliquement&amp;quot; Élie, un prophète qui, une fois renouvelé (en Élisée), a accompli des miracles similaires à ceux du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Les Négations de Jean :&#039;&#039;&#039; Les négations de Jean (ne pas être Élie, ni le Christ, ni prophète) sont des &amp;quot;bienséances profanes&amp;quot; ou des réponses stratégiques face au pouvoir temporel, et non des vérités absolues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Date de Naissance :&#039;&#039;&#039; La date du 24 juin (Saint-Jean) est considérée comme la date de naissance corporelle de Jean-le-Baptiste, qui aurait ensuite été symboliquement rattachée à la renaissance du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Survivance de Jean :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste n&#039;aurait pas été décapité mais relâché, sa &amp;quot;mort&amp;quot; dans le récit justifiant son absence chronique et permettant de le remplacer par Jésus comme figure centrale du rite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Oubli de Jean dans la liste des martyrs :&#039;&#039;&#039; L&#039;omission de Jean par le Christ dans sa liste des martyrs (d&#039;Abel à Zacharie) suggère qu&#039;il n&#039;a pas été tué de la manière traditionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Indistinction du baptême :&#039;&#039;&#039; La chrétienté primitive associait son message et le baptême indistinctement aux noms de Jean et Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Engeance de vipères&amp;quot; :&#039;&#039;&#039; L&#039;expression &amp;quot;engeance de vipères,&amp;quot; rare et utilisée par les deux personnages, est un indice supplémentaire de leur identité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Pierre, le fils de Jean-le-Baptiste/Jésus&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Pierre est le fils corporel de Jean-le-Baptiste/Jésus-Christ, et il a survécu. Son nom, &amp;quot;Pierre&amp;quot; (roche), symbolise la fin des temps du péché ancien (cannibalisme) et son rôle dans la nouvelle ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Refus du sacrifice physique et de la consommation d&#039;enfants&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a catégoriquement refusé de sacrifier et de consommer physiquement des enfants. Cela est prouvé par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le nom de son fils, Pierre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus de transformer les pierres en pains (tentation par le diable).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus d&#039;adorer Baal sur le haut lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son insistance sur le fait que Pierre a compris son changement de nature sans passer par le sang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La dominance donnée à Pierre sur l&#039;enfer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;allégorie du &amp;quot;bon pasteur&amp;quot; qui donne sa vie pour ses brebis, traitant les prédécesseurs qui mangeaient leurs ouailles de &amp;quot;voleurs et brigands&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son discours interdisant la &amp;quot;manne&amp;quot; (symbolisant les enfants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ses affirmations selon lesquelles le &amp;quot;Fils de l&#039;homme&amp;quot; (distinct de Baal) viendra sur les nuées, impliquant une nouvelle ère où Baal aura un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Absence de relations sexuelles avec Marie-Madeleine&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus, en tant qu&#039;archétype ou &amp;quot;esprit&amp;quot; qui conquiert le corps lors du renouvellement, n&#039;a pas eu de relations sexuelles avec Marie-Madeleine. L&#039;interprétation de relations charnelles est une projection des pulsions humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Émasculation symbolique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il est &amp;quot;très probable&amp;quot; que le Christ se soit émasculé, non pas de manière physique, mais symboliquement, pour signifier sa maîtrise des pulsions et son rejet des richesses terrestres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Résurrection spirituelle, non corporelle&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Nouveau Testament affirme une survivance post-mortem uniquement par l&#039;esprit, la résurrection du corps étant un &amp;quot;fantasme populaire&amp;quot;. Les apparitions du Christ ressuscité sont décrites comme celles d&#039;un esprit, intangible, apparaissant et disparaissant, et traversant les murs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Préexistence de l&#039;archétype christique&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
L&#039;archétype christique est une &amp;quot;force&amp;quot; préexistante, similaire aux idées platoniciennes ou aux archétypes anciens, qui s&#039;incarne en des hommes comme Jean-le-Baptiste. Le Christ est une &amp;quot;neuve expression de la transformation de Moïse&amp;quot; et un &amp;quot;retour d&#039;Adam&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Christ comme révélateur des secrets&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Christ est un &amp;quot;révélateur&amp;quot; des secrets des anciennes pratiques, contrairement à Prométhée qui a simplement &amp;quot;singé&amp;quot; l&#039;acte sans le comprendre. Il offre une révélation contre le refoulement collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur :  https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=J%C3%A9sus-Christ&amp;diff=709</id>
		<title>Jésus-Christ</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=J%C3%A9sus-Christ&amp;diff=709"/>
		<updated>2025-12-07T03:36:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Jésus-Christ&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884).jpg|alt=Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)|416x416px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Messie (Christianisme)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |[[Marie]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Pierre]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Jean-le-baptiste]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus-Christ était un rabbin issu du mouvement pharisien. Par ses actes et ses enseignements, il a prôné une résurrection spirituelle, réinterprétant les textes anciens pour s&#039;opposer explicitement aux pratiques anthropophages et au sacrifice d&#039;enfants, qu&#039;il interdisait formellement. Il est le [[renouvellement]] de [[Jean-le-Baptiste]], ce sont biologiquement la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jésus ===&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Jésus&amp;quot; est une latinisation du nom &amp;quot;Ieshoua&amp;quot;. En hébreu, ce nom est &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot;, plus connu sous la forme de Josué. Ce nom contient le vocable &amp;quot;Yeho&amp;quot;, qui est une déformation de &amp;quot;Yahu&amp;quot; (IA&#039;U). Selon les sources, &amp;quot;Yahu&amp;quot; (ou IAOU) est l&#039;ancien nom du Dieu biblique invoqué par [[Moïse]]. D&#039;ailleurs, Jésus-Christ et les évangélistes le reconnaissent subtilement, par exemple, dans l&#039;expression &amp;quot;Je suis l’alpha et l’oméga&amp;quot;, où IAO en grec (iota-alpha-oméga) et le &amp;quot;I&amp;quot; signifiant &amp;quot;je suis&amp;quot; rappellent ce nom ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot; (Josué) était traditionnellement donné aux libérateurs et réformateurs. Il est jugé logique que le peuple juif, alors sous esclavage romain, ait attribué à Jésus, qu&#039;il considérait comme son libérateur, le nom de son grand prédécesseur et réformateur : Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Bible elle-même laisse transparaître que &amp;quot;Jésus&amp;quot; était un &amp;quot;surnom&amp;quot; plutôt qu&#039;un nom de naissance, comme en témoigne la phrase &amp;quot;L’homme qu’on appelle Jésus&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Christ ===&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; n&#039;est pas un nom propre exclusif à Jésus de Nazareth, mais plutôt un nom commun ou un titre d&#039;origine grecque. Il provient du grec ancien &amp;quot;kristos&amp;quot;, qui se traduit par &amp;quot;oint&amp;quot; ou &amp;quot;oint par l’huile sacrée&amp;quot;. Ce titre était couramment porté par de nombreuses figures historiques ; par exemple, dans la Bible, Salomon et le roi perse Cyrus sont également désignés comme &amp;quot;Christ&amp;quot;. Par extension, tous les monarques de Judée recevaient occasionnellement ce titre après avoir été oints d&#039;huile sacrée pour leur intronisation. Le concept de &amp;quot;Messie&amp;quot; est un équivalent de &amp;quot;Christ&amp;quot; et était également très répandu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de &amp;quot;Christ&amp;quot; existait bien avant Jésus-Christ. Les Grecs l&#039;utilisaient parfois, et même Alexandre le Grand aurait été qualifié de &amp;quot;Kristos&amp;quot;. Il existait des &amp;quot;Angelo-Christos&amp;quot; (désignant des considérations spirituelles) et des &amp;quot;Christs&amp;quot; liés à des rituels de fêtes anciennes. Les Pères de l&#039;Église eux-mêmes ont attesté que le &amp;quot;christianisme&amp;quot; était bien plus ancien que Jésus-Christ, car le Christ était &amp;quot;attendu&amp;quot;, ce nom étant déjà commun à l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue spirituel, le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; est réservé à ceux qui accomplissent une métamorphose psychique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historicité ==&lt;br /&gt;
L’existence historique de Jésus-Christ est contestée en raison de l’absence de preuves textuelles contemporaines et des manipulations des Évangiles. Cette réalité s’établit en l’identifiant à Jean-Baptiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Évangiles paraissent sous l’Empire romain, puissance capable d’orienter les récits. Leurs incohérences chronologiques et leurs omissions majeures (naissance virginale, Cène) invalident leur valeur historique directe concernant le Christ. Les témoignages extra-bibliques attribués à Suétone, Pline, Tacite, Flavius Josèphe ou au Talmud n’apportent pas de preuve décisive : ils évoquent un « Christ » générique, sont tardifs, falsifiés ou se rapportent à une autre personne. Aucune preuve textuelle du siècle de Jésus-Christ n’existe, et le prénom « Jésus » n’apparaît dans ce contexte qu’au IIIᵉ siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité du Christ se comprend par une métamorphose : Jean-Baptiste devient Jésus-Christ. Jean incarne la part humaine, le Christ la dimension spirituelle et divine ; il s’agit d’une seule histoire, d’une seule vie et d’un seul corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité de Jean-Baptiste est solide et largement reconnue. Flavius Josèphe, diverses communautés religieuses non chrétiennes, les Juifs et les Musulmans, ainsi que la majorité des historiens, attestent son existence. Le passage de Josèphe sur Jean-Baptiste est authentique, à la différence de celui sur Jésus. En réunissant les indices relatifs à Jean et ceux relatifs à Jésus, l’ensemble des preuves se trouve doublé et permet d’attester concrètement l’historicité de ce personnage unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démonstration ne porte donc pas sur un Jésus-Christ indépendant et historique conforme aux dogmes, mais sur un homme réel, Jean-Baptiste, devenu par métamorphose spirituelle l’archétype du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance du Christ ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Nativité]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La &amp;quot;naissance&amp;quot; du Christ est une &amp;quot;renaissance&amp;quot;, un éveil psychique et spirituel. Le terme même de &amp;quot;Genèse&amp;quot;, qui ouvre la Bible, ne renvoie pas à une création ex nihilo mais à une venue à l&#039;être, une éclosion de la conscience. C&#039;est au moment de son baptême que l&#039;esprit christique est censé pénétrer l&#039;homme, marquant ainsi une transformation profonde. Ce moment correspond à sa &amp;quot;naissance&amp;quot; à l&#039;âge de trente ans, âge auquel Jésus apparaît dans les Évangiles sans aucun passé préalable sous ce nom. Cette &amp;quot;naissance&amp;quot; symbolique coïncide étrangement avec la mort symbolique de Jean le Baptiste, son &amp;quot;précurseur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus est présenté comme le &amp;quot;nouvel Adam&amp;quot;, celui qui rachète la faute de l&#039;ancien. Sa &amp;quot;naissance&amp;quot; est dite immaculée, car elle se fait sans le meurtre d&#039;un enfant, contrairement aux pratiques anthropophages des ancêtres, marquant le passage de l&#039;ancien monde des pulsions refoulées vers une conscience nouvelle, fondée sur la vérité de ce passé. Il est symboliquement le &amp;quot;fruit&amp;quot; de la faute originelle, l&#039;enfant mangé au commencement (en référence au &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de cette naissance la femme et apôtre de [[Jean-le-Baptiste]], [[Marie Madeleine]], devient la mère sacrée : [[Marie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, bien que cette naissance ait lieu tardivement dans la vie de Jésus, le symbole du Christ nait lui au commencement des textes sacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rabbinat pharisien ==&lt;br /&gt;
Jésus-Christ est présenté comme rabbin et enseignant du judaïsme du Ier siècle. Le titre de « Rabbi » lui est attribué à de nombreuses reprises dans les Évangiles, sans contestation de la part de ses interlocuteurs, y compris parmi ses adversaires, et il confirma lui-même cette appellation en déclarant : « Vous m’appelez Rabbi et Seigneur, et vous faites bien, car je le suis. » Son rôle apparaît également dans plusieurs épisodes narratifs, notamment celui concernant Marie-Madeleine, où il statue sur une question de loi religieuse, fonction traditionnellement associée aux rabbins, dont l’autorité reposait sur la maîtrise de la Torah et la capacité à enseigner ou interpréter les Écritures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son enseignement se déroulait dans les synagogues locales ainsi qu’au Temple de Jérusalem, centre religieux majeur du judaïsme. L’accès à ces lieux et la possibilité d’y commenter les Écritures impliquaient habituellement une fonction reconnue, car la lecture publique et l’interprétation des textes étaient strictement encadrées. L’historien Théodose souligna que la lecture des Écritures au sein de l’assemblée n’était confiée qu’à des membres de l’ordre sacerdotal ou à des personnes bénéficiant d’une reconnaissance religieuse équivalente. Certains écrits apocryphes présentent également Jésus comme prêtre du Temple, et les épîtres attribuées aux apôtres mentionnent à plusieurs reprises sa dimension sacerdotale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une remarque rapportée dans les Évangiles « Comment sait-il tout cela, lui qui n’a jamais étudié ? » met en évidence une apparente contradiction entre l’autorité religieuse de Jésus et l’absence d’indications sur une formation rabbinique formelle. Ce motif rhétorique, fréquent dans les traditions religieuses, visait à souligner la sagesse perçue comme d’origine divine plutôt qu’acquise par l’étude, et se retrouve dans les récits concernant d’autres figures prophétiques ou spirituelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus partageait par ailleurs plusieurs traits doctrinaux et pratiques avec le courant pharisien. Ce mouvement, marqué par un fort sentiment national, une résistance culturelle aux influences étrangères et l’organisation de communautés fraternelles, joua un rôle central dans l’évolution du judaïsme du Second Temple. Les pharisiens furent notamment à l’origine de la doctrine de la résurrection des morts, absente de la plupart des écrits de l’Ancien Testament mais qui occupa une place centrale dans la prédication de Jésus. De nombreux éléments de son enseignement présentent des parallèles avec les doctrines pharisiennes, et les Évangiles rapportent qu’il participa à des repas et à des discussions en leur compagnie. Des citations attribuées à Jésus rappellent celles de docteurs renommés comme Hillel, figure majeure du pharisaïsme à l’époque. Cette proximité conduit certains récits à le situer dans la mouvance pharisienne, avec la possibilité qu’il ait appartenu au cercle des « docteurs pharisiens », enseignants religieux reconnus mais sans charge sacerdotale officielle, tout en développant un enseignement personnel au sein de ce cadre idéologique et spirituel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que Jésus se soit finalement séparé des pharisiens, cette séparation implique une union initiale. Ses proches et disciples étaient également souvent des pharisiens ou issus de sous-groupes pharisiens, comme Simon le Cananéen (un zélote) et Nicodème. Cependant, Jésus critiquait les pharisiens pour leur déni du passé sombre (notamment les pratiques anthropophages ou le &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève) et leur tendance à en &amp;quot;blanchir&amp;quot; les textes, contrairement à Jésus qui invitait à les comprendre et les explorer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baptême et début du ministère ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Baptême par Jean au Jourdain ====&lt;br /&gt;
Le baptême de Jésus est un moment symbolique de renaissance spirituelle, plutôt qu&#039;un simple événement historique. C&#039;est l&#039;instant où Jean-le-Baptiste et Jésus-Christ sont considérés comme une seule et même personne. Jean est la &amp;quot;partie humaine&amp;quot; et Jésus est la &amp;quot;partie spirituelle et divine&amp;quot; de cet être. Le moment du baptême marque le point où l&#039;homme (Jean) reçoit l&#039;esprit christique, le transformant et le faisant &amp;quot;devenir&amp;quot; le Christ. Les évangiles synoptiques synchronisent d&#039;ailleurs le début du ministère de Jésus avec l&#039;emprisonnement de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce processus, l&#039;eau du baptême est associée à Jean, symbolisant le repentir, tandis que le feu est associé au Christ, signifiant l&#039;embrasement de la conscience. La scène du baptême et celle de la crèche sont, dans cette optique, une seule et même scène, exprimant des perceptions intérieures et une nouvelle ère. Il ne s&#039;agit pas d&#039;une résurrection corporelle de Jean, mais d&#039;une résurrection spirituelle de l&#039;esprit de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La tentation du Christ dans le désert ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Tentation du Christ dans le désert]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La tentation de Jésus est un événement central qui éclaire sa rupture avec les pratiques ancestrales. Elle se déroule dans le désert, où Jésus, après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, est confronté au diable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales propositions du diable et leur signification sont les suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Transformer les pierres en pains : Les &amp;quot;pierres&amp;quot; symbolisent les enfants et les &amp;quot;pains&amp;quot; la chair d&#039;enfant consommée. Le diable incite donc Jésus à pratiquer la pédo-anthropophagie, l&#039;acte de consommer ses propres enfants, à l&#039;instar des premiers Hébreux qui dévoraient leurs enfants (symbolisés par des pains) lors de leur passage dans le désert avec Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Adorer le diable sur une haute montagne en échange de tous les royaumes du monde : La &amp;quot;montagne fort élevée&amp;quot; représente un &amp;quot;haut lieu&amp;quot;, où les sacrifices de premiers-nés étaient jadis effectués. Le diable propose à Jésus de reproduire les crimes des anciens, comme Adam, Abraham, Moïse ou David, pour obtenir le statut de &amp;quot;dieu&amp;quot; ou de &amp;quot;seigneur de la terre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus refuse catégoriquement ces tentations. Sa réponse implique qu&#039;il existe une nourriture spirituelle aussi efficace que la nourriture physique, marquant ainsi son refus de consommer physiquement ses enfants. Cet acte de refus est présenté comme le tout premier acte du Christ après son baptême et symbolise la fin de l&#039;ère des sacrifices sanglants, bien qu&#039;il promeuve toujours &amp;quot;l&#039;esprit de sacrifice&amp;quot; psychique. En cela, le Christ ne supprime pas l&#039;ancienne loi, mais la &amp;quot;parfait&amp;quot;, en revenant à son exigence première de don total, non par le sacrifice physique d&#039;autrui, mais par le don de soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Appel des premiers disciples ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Noces de Cana ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle des noces de Cana]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des noces de Cana, Jésus, qui est lui-même le &amp;quot;support et victime toujours consenti de cette anthropophagie&amp;quot;, offre son sang sous la forme du vin. Les disciples présents ont bu son sang pour la première fois ce jour-là. Ce n&#039;était pas de la magie, mais un acte concret qui a provoqué un &amp;quot;choc psychologique et miracle&amp;quot;, une &amp;quot;rupture paradigmatique&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Purification du Temple ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ministère en Galilée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Guérisons ====&lt;br /&gt;
Annonce de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Grand ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Multiplication des pains ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle de la multiplication des pains]]&amp;lt;/div&amp;gt;Le Christ, en se donnant lui-même comme &amp;quot;pain et vin&amp;quot;, son corps et son sang, a permis de &amp;quot;multiplier à l&#039;infini les porteurs d&#039;une même essence&amp;quot;. Ses disciples ont participé à de &amp;quot;réels actes anthropophages&amp;quot; en buvant son sang (ou celui de ceux qui l&#039;avaient déjà consommé), ce qui entraînait une transformation psychique et l&#039;acquisition de lucidité. Le point crucial est que personne ne fut tué ; les &amp;quot;paniers pleins de restes&amp;quot; symbolisent que tous sont restés vivants, contrairement aux pratiques de &amp;quot;manne&amp;quot; des temps de Moïse qui impliquaient la mort. Ainsi, ce &amp;quot;miracle&amp;quot; représente un puissant changement de conscience et l&#039;émergence de la lucidité chez des milliers d&#039;individus, offrant une &amp;quot;nourriture spirituelle&amp;quot; sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le miracle représente la première communion eucharistique, où l&#039;essence du Christ (son corps et son sang) est &amp;quot;multipliée&amp;quot; et partagée. Le but de cet acte est de permettre aux gens de se libérer de leurs pulsions anthropophages héritées du passé, sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Marche sur l&#039;eau ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Première annonce de la Passion ====&lt;br /&gt;
Jésus annonce le destin de Pierre en lui donnant un nouveau nom, &amp;quot;Céphas&amp;quot; ou &amp;quot;Pierre,&amp;quot; signifiant une pierre solide servant à bâtir. Ce nom est hautement symbolique, représentant un enfant qui survit, un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En nommant Simon &amp;quot;Pierre,&amp;quot; Jésus érige son propre fils biologique en fondement de sa nouvelle religion, signifiant un rejet catégorique de la consommation anthropophage des enfants qui caractérisait les rites anciens. Il déclare que cette &amp;quot;pierre&amp;quot; sera plus forte que l&#039;Hadès (l&#039;Enfer), marquant ainsi la fin des sacrifices physiques d&#039;enfants et l&#039;avènement d&#039;une foi basée sur l&#039;amour des parents pour leurs enfants et la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la Judée et de la Pérée à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère judéen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère péréen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dernier ministère à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Résurrection ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Résurrection]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La résurrection décrite dans les Évangiles est une résurrection spirituelle, signifiant une survivance de l&#039;individu dans la psyché de ceux qui le suivent et dans l&#039;inconscient collectif. Le Christ ressuscité est perçu comme un esprit qui peut apparaître et disparaître, et qui n&#039;a pas de chair ni d&#039;os au sens physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après sa mort, le Christ n&#039;est vu que par ses disciples, souvent lors de rêves, méditations ou visions. L&#039;insistance sur la &amp;quot;vue&amp;quot; plutôt que le &amp;quot;toucher&amp;quot; dans les textes bibliques est interprétée comme un indice de cette nature spirituelle des apparitions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un réformateur et une nouvelle religion : le christianisme ==&lt;br /&gt;
Préciser quel était le contexte religieux (dogmes, pratiques) à cette époque et comment ces enseigenements ont marqué un changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle &amp;amp; Hypothèses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Connaissance des pratiques passées de son peuple&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était conscient du passé psycho-historique et anthropophage de son peuple, y compris les pratiques liées à Moïse et aux &amp;quot;Enfers&amp;quot;. Ses enseignements abordent subtilement ces sujets et il condamne ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;La Cène et son contenu anthropophage&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les paroles du Christ, &amp;quot;Car ma chair véritablement se mange et mon sang véritablement se boit. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui,&amp;quot; indiquent un contenu anthropophage central dans le Nouveau Testament. Cela implique une connaissance profonde de ce sujet spécifique de sa part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Doutes sur l&#039;existence historique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il existe de très sérieux doutes scientifiques et rationnels quant à l&#039;existence historique de Jésus-Christ, sans preuves contemporaines extra-bibliques. Le prénom &amp;quot;Jésus&amp;quot; n&#039;apparaît que très tardivement (au IIIe siècle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; comme titre commun&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
&amp;quot;Christ&amp;quot; est un nom commun d&#039;origine grecque signifiant &amp;quot;oint&amp;quot; (par l&#039;huile sacrée), porté par des centaines de personnages historiques, y compris des rois comme Salomon et Cyrus. Par conséquent, la mention du &amp;quot;Christ&amp;quot; dans des textes anciens ne prouve pas l&#039;existence spécifique de Jésus de Nazareth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme rabbin et érudit&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus-Christ appartenait à un mouvement religieux naissant et était un chef religieux, probablement un rabbin, ayant une connaissance exceptionnelle des textes anciens et de diverses philosophies (grecque, égyptienne, mésopotamienne, bouddhiste). L&#039;affirmation qu&#039;il n&#039;avait pas étudié est une tradition pour souligner sa sagesse divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme Pharisien&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était un Pharisien, malgré les conflits décrits dans les Évangiles. Son idéologie est très proche de celle de figures pharisiennes comme Hillel, et la plupart de ses disciples étaient issus des groupes pharisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Compréhension et rachat des fautes passées&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a compris le sens réel et l&#039;origine des textes anciens, reconnaissant les erreurs passées et les subtilités cachées. Il a &amp;quot;racheté la faute de tous ses pères&amp;quot; par cette compréhension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Interprétation anthropophagique des miracles&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les miracles du Christ (multiplication des pains, guérison du paralytique) sont expliqués à travers la lentille de l&#039;anthropophagie et ses effets psychiques, vus comme des &amp;quot;phénomènes naturels&amp;quot;. Par exemple, la guérison d&#039;un paralytique est décrite comme l&#039;absorption de l&#039;être de l&#039;autre par un &amp;quot;catalyseur anthropophage&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Joseph, un personnage inventé&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le personnage de Joseph est considéré comme une invention dogmatique pour conférer au Christ une ascendance royale (descendant de David) et une humilité populaire (charpentier), afin d&#039;attirer différentes classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Serment d&#039;Hérode comme acte rituel&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le serment d&#039;Hérode de donner la moitié de son royaume est absurde d&#039;un point de vue réaliste, car il n&#039;en avait pas le pouvoir. Il est interprété comme une action rituelle au sein d&#039;une procession liturgique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ (identité profane)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue profane et biologique, &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ&#039;&#039;&#039;. Le récit biblique a scindé le personnage humain (Jean) du personnage sacré (Christ) pour le &amp;quot;purifier&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Preuve de l&#039;identité de Jean et Jésus (preuves multiples)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Le Précurseur :&#039;&#039;&#039; Jean est le &amp;quot;précurseur&amp;quot; qui &amp;quot;prépare le chemin,&amp;quot; impliquant qu&#039;il est celui qui achève la métamorphose et devient le Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Naissance Unique :&#039;&#039;&#039; La naissance de Jean-le-Baptiste est la seule naissance non-symbolique et détaillée dans le Nouveau Testament.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Confusion des Prophéties :&#039;&#039;&#039; Les prophéties concernant le pardon et la miséricorde destinées au Christ sont associées à la naissance de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Ouverture des Évangiles :&#039;&#039;&#039; Les quatre Évangiles commencent tous par la parole de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Noms :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste, comme Jésus, ne reçoit pas de nouveau nom, contrairement à la plupart des apôtres qui avaient un nom profane et un nom sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Double Naissance :&#039;&#039;&#039; Jésus parle à Nicodème d&#039;une double naissance (eau et feu), renvoyant au baptême de Jean, qui utilise ces deux éléments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Comparaisons et Lieux Communs :&#039;&#039;&#039; Jésus se compare à Jean, dort dans le même lit, vit et prophétise aux mêmes endroits que lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Accusations de Possession Démoniaque :&#039;&#039;&#039; Les deux sont accusés d&#039;être possédés par le démon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Aveuglement d&#039;Hérode :&#039;&#039;&#039; Le roi Hérode, incrédule, finit par affirmer que Jean-le-Baptiste est ressuscité d&#039;entre les morts et que Jean et Jésus ne font qu&#039;un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Jean est Élie :&#039;&#039;&#039; Jean est &amp;quot;symboliquement&amp;quot; Élie, un prophète qui, une fois renouvelé (en Élisée), a accompli des miracles similaires à ceux du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Les Négations de Jean :&#039;&#039;&#039; Les négations de Jean (ne pas être Élie, ni le Christ, ni prophète) sont des &amp;quot;bienséances profanes&amp;quot; ou des réponses stratégiques face au pouvoir temporel, et non des vérités absolues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Date de Naissance :&#039;&#039;&#039; La date du 24 juin (Saint-Jean) est considérée comme la date de naissance corporelle de Jean-le-Baptiste, qui aurait ensuite été symboliquement rattachée à la renaissance du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Survivance de Jean :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste n&#039;aurait pas été décapité mais relâché, sa &amp;quot;mort&amp;quot; dans le récit justifiant son absence chronique et permettant de le remplacer par Jésus comme figure centrale du rite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Oubli de Jean dans la liste des martyrs :&#039;&#039;&#039; L&#039;omission de Jean par le Christ dans sa liste des martyrs (d&#039;Abel à Zacharie) suggère qu&#039;il n&#039;a pas été tué de la manière traditionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Indistinction du baptême :&#039;&#039;&#039; La chrétienté primitive associait son message et le baptême indistinctement aux noms de Jean et Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Engeance de vipères&amp;quot; :&#039;&#039;&#039; L&#039;expression &amp;quot;engeance de vipères,&amp;quot; rare et utilisée par les deux personnages, est un indice supplémentaire de leur identité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Pierre, le fils de Jean-le-Baptiste/Jésus&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Pierre est le fils corporel de Jean-le-Baptiste/Jésus-Christ, et il a survécu. Son nom, &amp;quot;Pierre&amp;quot; (roche), symbolise la fin des temps du péché ancien (cannibalisme) et son rôle dans la nouvelle ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Refus du sacrifice physique et de la consommation d&#039;enfants&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a catégoriquement refusé de sacrifier et de consommer physiquement des enfants. Cela est prouvé par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le nom de son fils, Pierre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus de transformer les pierres en pains (tentation par le diable).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus d&#039;adorer Baal sur le haut lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son insistance sur le fait que Pierre a compris son changement de nature sans passer par le sang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La dominance donnée à Pierre sur l&#039;enfer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;allégorie du &amp;quot;bon pasteur&amp;quot; qui donne sa vie pour ses brebis, traitant les prédécesseurs qui mangeaient leurs ouailles de &amp;quot;voleurs et brigands&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son discours interdisant la &amp;quot;manne&amp;quot; (symbolisant les enfants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ses affirmations selon lesquelles le &amp;quot;Fils de l&#039;homme&amp;quot; (distinct de Baal) viendra sur les nuées, impliquant une nouvelle ère où Baal aura un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Absence de relations sexuelles avec Marie-Madeleine&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus, en tant qu&#039;archétype ou &amp;quot;esprit&amp;quot; qui conquiert le corps lors du renouvellement, n&#039;a pas eu de relations sexuelles avec Marie-Madeleine. L&#039;interprétation de relations charnelles est une projection des pulsions humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Émasculation symbolique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il est &amp;quot;très probable&amp;quot; que le Christ se soit émasculé, non pas de manière physique, mais symboliquement, pour signifier sa maîtrise des pulsions et son rejet des richesses terrestres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Résurrection spirituelle, non corporelle&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Nouveau Testament affirme une survivance post-mortem uniquement par l&#039;esprit, la résurrection du corps étant un &amp;quot;fantasme populaire&amp;quot;. Les apparitions du Christ ressuscité sont décrites comme celles d&#039;un esprit, intangible, apparaissant et disparaissant, et traversant les murs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Préexistence de l&#039;archétype christique&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
L&#039;archétype christique est une &amp;quot;force&amp;quot; préexistante, similaire aux idées platoniciennes ou aux archétypes anciens, qui s&#039;incarne en des hommes comme Jean-le-Baptiste. Le Christ est une &amp;quot;neuve expression de la transformation de Moïse&amp;quot; et un &amp;quot;retour d&#039;Adam&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Christ comme révélateur des secrets&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Christ est un &amp;quot;révélateur&amp;quot; des secrets des anciennes pratiques, contrairement à Prométhée qui a simplement &amp;quot;singé&amp;quot; l&#039;acte sans le comprendre. Il offre une révélation contre le refoulement collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur :  https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=J%C3%A9sus-Christ&amp;diff=708</id>
		<title>Jésus-Christ</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=J%C3%A9sus-Christ&amp;diff=708"/>
		<updated>2025-12-07T03:36:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Jésus-Christ&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884).jpg|alt=Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)|416x416px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Figure du Christ - Heinrich Hofmann (1884)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Messie (Christianisme)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |[[Marie]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; |&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Pierre]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Jean-le-baptiste]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus-Christ était un rabbin issu du mouvement pharisien. Par ses actes et ses enseignements, il a prôné une résurrection spirituelle, réinterprétant les textes anciens pour s&#039;opposer explicitement aux pratiques anthropophages et au sacrifice d&#039;enfants, qu&#039;il interdisait formellement. Il est le [[renouvellement]] de [[Jean-le-Baptiste]], ce sont biologiquement la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Jésus ===&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Jésus&amp;quot; est une latinisation du nom &amp;quot;Ieshoua&amp;quot;. En hébreu, ce nom est &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot;, plus connu sous la forme de Josué. Ce nom contient le vocable &amp;quot;Yeho&amp;quot;, qui est une déformation de &amp;quot;Yahu&amp;quot; (IA&#039;U). Selon les sources, &amp;quot;Yahu&amp;quot; (ou IAOU) est l&#039;ancien nom du Dieu biblique invoqué par [[Moïse]]. D&#039;ailleurs, Jésus-Christ et les évangélistes le reconnaissent subtilement, par exemple, dans l&#039;expression &amp;quot;Je suis l’alpha et l’oméga&amp;quot;, où IAO en grec (iota-alpha-oméga) et le &amp;quot;I&amp;quot; signifiant &amp;quot;je suis&amp;quot; rappellent ce nom ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom &amp;quot;Iehoshoua&amp;quot; (Josué) était traditionnellement donné aux libérateurs et réformateurs. Il est jugé logique que le peuple juif, alors sous esclavage romain, ait attribué à Jésus, qu&#039;il considérait comme son libérateur, le nom de son grand prédécesseur et réformateur : Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Bible elle-même laisse transparaître que &amp;quot;Jésus&amp;quot; était un &amp;quot;surnom&amp;quot; plutôt qu&#039;un nom de naissance, comme en témoigne la phrase &amp;quot;L’homme qu’on appelle Jésus&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Christ ===&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; n&#039;est pas un nom propre exclusif à Jésus de Nazareth, mais plutôt un nom commun ou un titre d&#039;origine grecque. Il provient du grec ancien &amp;quot;kristos&amp;quot;, qui se traduit par &amp;quot;oint&amp;quot; ou &amp;quot;oint par l’huile sacrée&amp;quot;. Ce titre était couramment porté par de nombreuses figures historiques ; par exemple, dans la Bible, Salomon et le roi perse Cyrus sont également désignés comme &amp;quot;Christ&amp;quot;. Par extension, tous les monarques de Judée recevaient occasionnellement ce titre après avoir été oints d&#039;huile sacrée pour leur intronisation. Le concept de &amp;quot;Messie&amp;quot; est un équivalent de &amp;quot;Christ&amp;quot; et était également très répandu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de &amp;quot;Christ&amp;quot; existait bien avant Jésus-Christ. Les Grecs l&#039;utilisaient parfois, et même Alexandre le Grand aurait été qualifié de &amp;quot;Kristos&amp;quot;. Il existait des &amp;quot;Angelo-Christos&amp;quot; (désignant des considérations spirituelles) et des &amp;quot;Christs&amp;quot; liés à des rituels de fêtes anciennes. Les Pères de l&#039;Église eux-mêmes ont attesté que le &amp;quot;christianisme&amp;quot; était bien plus ancien que Jésus-Christ, car le Christ était &amp;quot;attendu&amp;quot;, ce nom étant déjà commun à l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue spirituel, le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; est réservé à ceux qui accomplissent une métamorphose psychique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historicité ==&lt;br /&gt;
L’existence historique de Jésus-Christ est contestée en raison de l’absence de preuves textuelles contemporaines et des manipulations des Évangiles. Cette réalité s’établit en l’identifiant à Jean-Baptiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Évangiles paraissent sous l’Empire romain, puissance capable d’orienter les récits. Leurs incohérences chronologiques et leurs omissions majeures (naissance virginale, Cène) invalident leur valeur historique directe concernant le Christ. Les témoignages extra-bibliques attribués à Suétone, Pline, Tacite, Flavius Josèphe ou au Talmud n’apportent pas de preuve décisive : ils évoquent un « Christ » générique, sont tardifs, falsifiés ou se rapportent à une autre personne. Aucune preuve textuelle du siècle de Jésus-Christ n’existe, et le prénom « Jésus » n’apparaît dans ce contexte qu’au IIIᵉ siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité du Christ se comprend par une métamorphose : Jean-Baptiste devient Jésus-Christ. Jean incarne la part humaine, le Christ la dimension spirituelle et divine ; il s’agit d’une seule histoire, d’une seule vie et d’un seul corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’historicité de Jean-Baptiste est solide et largement reconnue. Flavius Josèphe, diverses communautés religieuses non chrétiennes, les Juifs et les Musulmans, ainsi que la majorité des historiens, attestent son existence. Le passage de Josèphe sur Jean-Baptiste est authentique, à la différence de celui sur Jésus. En réunissant les indices relatifs à Jean et ceux relatifs à Jésus, l’ensemble des preuves se trouve doublé et permet d’attester concrètement l’historicité de ce personnage unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démonstration ne porte donc pas sur un Jésus-Christ indépendant et historique conforme aux dogmes, mais sur un homme réel, Jean-Baptiste, devenu par métamorphose spirituelle l’archétype du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance du Christ ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Nativité]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La &amp;quot;naissance&amp;quot; du Christ est une &amp;quot;renaissance&amp;quot;, un éveil psychique et spirituel. Le terme même de &amp;quot;Genèse&amp;quot;, qui ouvre la Bible, ne renvoie pas à une création ex nihilo mais à une venue à l&#039;être, une éclosion de la conscience. C&#039;est au moment de son baptême que l&#039;esprit christique est censé pénétrer l&#039;homme, marquant ainsi une transformation profonde. Ce moment correspond à sa &amp;quot;naissance&amp;quot; à l&#039;âge de trente ans, âge auquel Jésus apparaît dans les Évangiles sans aucun passé préalable sous ce nom. Cette &amp;quot;naissance&amp;quot; symbolique coïncide étrangement avec la mort symbolique de Jean le Baptiste, son &amp;quot;précurseur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus est présenté comme le &amp;quot;nouvel Adam&amp;quot;, celui qui rachète la faute de l&#039;ancien. Sa &amp;quot;naissance&amp;quot; est dite immaculée, car elle se fait sans le meurtre d&#039;un enfant, contrairement aux pratiques anthropophages des ancêtres, marquant le passage de l&#039;ancien monde des pulsions refoulées vers une conscience nouvelle, fondée sur la vérité de ce passé. Il est symboliquement le &amp;quot;fruit&amp;quot; de la faute originelle, l&#039;enfant mangé au commencement (en référence au &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de cette naissance la femme et apôtre de [[Jean-le-Baptiste]], [[Marie Madeleine]], devient la mère sacrée : [[Marie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, bien que cette naissance ait lieu tardivement dans la vie de Jésus, le symbole du Christ nait lui au commencement des textes sacrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rabbinat pharisien ==&lt;br /&gt;
Jésus-Christ est présenté comme rabbin et enseignant du judaïsme du Ier siècle. Le titre de « Rabbi » lui est attribué à de nombreuses reprises dans les Évangiles, sans contestation de la part de ses interlocuteurs, y compris parmi ses adversaires, et il confirma lui-même cette appellation en déclarant : « Vous m’appelez Rabbi et Seigneur, et vous faites bien, car je le suis. » Son rôle apparaît également dans plusieurs épisodes narratifs, notamment celui concernant Marie-Madeleine, où il statue sur une question de loi religieuse, fonction traditionnellement associée aux rabbins, dont l’autorité reposait sur la maîtrise de la Torah et la capacité à enseigner ou interpréter les Écritures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son enseignement se déroulait dans les synagogues locales ainsi qu’au Temple de Jérusalem, centre religieux majeur du judaïsme. L’accès à ces lieux et la possibilité d’y commenter les Écritures impliquaient habituellement une fonction reconnue, car la lecture publique et l’interprétation des textes étaient strictement encadrées. L’historien Théodose souligna que la lecture des Écritures au sein de l’assemblée n’était confiée qu’à des membres de l’ordre sacerdotal ou à des personnes bénéficiant d’une reconnaissance religieuse équivalente. Certains écrits apocryphes présentent également Jésus comme prêtre du Temple, et les épîtres attribuées aux apôtres mentionnent à plusieurs reprises sa dimension sacerdotale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une remarque rapportée dans les Évangiles « Comment sait-il tout cela, lui qui n’a jamais étudié ? » met en évidence une apparente contradiction entre l’autorité religieuse de Jésus et l’absence d’indications sur une formation rabbinique formelle. Ce motif rhétorique, fréquent dans les traditions religieuses, visait à souligner la sagesse perçue comme d’origine divine plutôt qu’acquise par l’étude, et se retrouve dans les récits concernant d’autres figures prophétiques ou spirituelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus partageait par ailleurs plusieurs traits doctrinaux et pratiques avec le courant pharisien. Ce mouvement, marqué par un fort sentiment national, une résistance culturelle aux influences étrangères et l’organisation de communautés fraternelles, joua un rôle central dans l’évolution du judaïsme du Second Temple. Les pharisiens furent notamment à l’origine de la doctrine de la résurrection des morts, absente de la plupart des écrits de l’Ancien Testament mais qui occupa une place centrale dans la prédication de Jésus. De nombreux éléments de son enseignement présentent des parallèles avec les doctrines pharisiennes, et les Évangiles rapportent qu’il participa à des repas et à des discussions en leur compagnie. Des citations attribuées à Jésus rappellent celles de docteurs renommés comme Hillel, figure majeure du pharisaïsme à l’époque. Cette proximité conduit certains récits à le situer dans la mouvance pharisienne, avec la possibilité qu’il ait appartenu au cercle des « docteurs pharisiens », enseignants religieux reconnus mais sans charge sacerdotale officielle, tout en développant un enseignement personnel au sein de ce cadre idéologique et spirituel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que Jésus se soit finalement séparé des pharisiens, cette séparation implique une union initiale. Ses proches et disciples étaient également souvent des pharisiens ou issus de sous-groupes pharisiens, comme Simon le Cananéen (un zélote) et Nicodème. Cependant, Jésus critiquait les pharisiens pour leur déni du passé sombre (notamment les pratiques anthropophages ou le &amp;quot;crime&amp;quot; d&#039;Adam et Ève) et leur tendance à en &amp;quot;blanchir&amp;quot; les textes, contrairement à Jésus qui invitait à les comprendre et les explorer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baptême et début du ministère ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Baptême par Jean au Jourdain ====&lt;br /&gt;
Le baptême de Jésus est un moment symbolique de renaissance spirituelle, plutôt qu&#039;un simple événement historique. C&#039;est l&#039;instant où Jean-le-Baptiste et Jésus-Christ sont considérés comme une seule et même personne. Jean est la &amp;quot;partie humaine&amp;quot; et Jésus est la &amp;quot;partie spirituelle et divine&amp;quot; de cet être. Le moment du baptême marque le point où l&#039;homme (Jean) reçoit l&#039;esprit christique, le transformant et le faisant &amp;quot;devenir&amp;quot; le Christ. Les évangiles synoptiques synchronisent d&#039;ailleurs le début du ministère de Jésus avec l&#039;emprisonnement de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce processus, l&#039;eau du baptême est associée à Jean, symbolisant le repentir, tandis que le feu est associé au Christ, signifiant l&#039;embrasement de la conscience. La scène du baptême et celle de la crèche sont, dans cette optique, une seule et même scène, exprimant des perceptions intérieures et une nouvelle ère. Il ne s&#039;agit pas d&#039;une résurrection corporelle de Jean, mais d&#039;une résurrection spirituelle de l&#039;esprit de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La tentation du Christ dans le désert ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Tentation du Christ dans le désert]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La tentation de Jésus est un événement central qui éclaire sa rupture avec les pratiques ancestrales. Elle se déroule dans le désert, où Jésus, après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, est confronté au diable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales propositions du diable et leur signification sont les suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Transformer les pierres en pains : Les &amp;quot;pierres&amp;quot; symbolisent les enfants et les &amp;quot;pains&amp;quot; la chair d&#039;enfant consommée. Le diable incite donc Jésus à pratiquer la pédo-anthropophagie, l&#039;acte de consommer ses propres enfants, à l&#039;instar des premiers Hébreux qui dévoraient leurs enfants (symbolisés par des pains) lors de leur passage dans le désert avec Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Adorer le diable sur une haute montagne en échange de tous les royaumes du monde : La &amp;quot;montagne fort élevée&amp;quot; représente un &amp;quot;haut lieu&amp;quot;, où les sacrifices de premiers-nés étaient jadis effectués. Le diable propose à Jésus de reproduire les crimes des anciens, comme Adam, Abraham, Moïse ou David, pour obtenir le statut de &amp;quot;dieu&amp;quot; ou de &amp;quot;seigneur de la terre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus refuse catégoriquement ces tentations. Sa réponse implique qu&#039;il existe une nourriture spirituelle aussi efficace que la nourriture physique, marquant ainsi son refus de consommer physiquement ses enfants. Cet acte de refus est présenté comme le tout premier acte du Christ après son baptême et symbolise la fin de l&#039;ère des sacrifices sanglants, bien qu&#039;il promeuve toujours &amp;quot;l&#039;esprit de sacrifice&amp;quot; psychique. En cela, le Christ ne supprime pas l&#039;ancienne loi, mais la &amp;quot;parfait&amp;quot;, en revenant à son exigence première de don total, non par le sacrifice physique d&#039;autrui, mais par le don de soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Appel des premiers disciples ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Noces de Cana ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle des noces de Cana]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des noces de Cana, Jésus, qui est lui-même le &amp;quot;support et victime toujours consenti de cette anthropophagie&amp;quot;, offre son sang sous la forme du vin. Les disciples présents ont bu son sang pour la première fois ce jour-là. Ce n&#039;était pas de la magie, mais un acte concret qui a provoqué un &amp;quot;choc psychologique et miracle&amp;quot;, une &amp;quot;rupture paradigmatique&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Purification du Temple ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ministère en Galilée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Guérisons ====&lt;br /&gt;
Annonce de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Grand ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dernier ministère galiléen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Multiplication des pains ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Miracle de la multiplication des pains]]&amp;lt;/div&amp;gt;Le Christ, en se donnant lui-même comme &amp;quot;pain et vin&amp;quot;, son corps et son sang, a permis de &amp;quot;multiplier à l&#039;infini les porteurs d&#039;une même essence&amp;quot;. Ses disciples ont participé à de &amp;quot;réels actes anthropophages&amp;quot; en buvant son sang (ou celui de ceux qui l&#039;avaient déjà consommé), ce qui entraînait une transformation psychique et l&#039;acquisition de lucidité. Le point crucial est que personne ne fut tué ; les &amp;quot;paniers pleins de restes&amp;quot; symbolisent que tous sont restés vivants, contrairement aux pratiques de &amp;quot;manne&amp;quot; des temps de Moïse qui impliquaient la mort. Ainsi, ce &amp;quot;miracle&amp;quot; représente un puissant changement de conscience et l&#039;émergence de la lucidité chez des milliers d&#039;individus, offrant une &amp;quot;nourriture spirituelle&amp;quot; sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le miracle représente la première communion eucharistique, où l&#039;essence du Christ (son corps et son sang) est &amp;quot;multipliée&amp;quot; et partagée. Le but de cet acte est de permettre aux gens de se libérer de leurs pulsions anthropophages héritées du passé, sans commettre de crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Marche sur l&#039;eau ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Première annonce de la Passion ====&lt;br /&gt;
Jésus annonce le destin de Pierre en lui donnant un nouveau nom, &amp;quot;Céphas&amp;quot; ou &amp;quot;Pierre,&amp;quot; signifiant une pierre solide servant à bâtir. Ce nom est hautement symbolique, représentant un enfant qui survit, un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En nommant Simon &amp;quot;Pierre,&amp;quot; Jésus érige son propre fils biologique en fondement de sa nouvelle religion, signifiant un rejet catégorique de la consommation anthropophage des enfants qui caractérisait les rites anciens. Il déclare que cette &amp;quot;pierre&amp;quot; sera plus forte que l&#039;Hadès (l&#039;Enfer), marquant ainsi la fin des sacrifices physiques d&#039;enfants et l&#039;avènement d&#039;une foi basée sur l&#039;amour des parents pour leurs enfants et la survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la Judée et de la Pérée à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère judéen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ministère péréen ultérieur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dernier ministère à Jérusalem ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Résurrection ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Résurrection]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
La résurrection décrite dans les Évangiles est une résurrection spirituelle, signifiant une survivance de l&#039;individu dans la psyché de ceux qui le suivent et dans l&#039;inconscient collectif. Le Christ ressuscité est perçu comme un esprit qui peut apparaître et disparaître, et qui n&#039;a pas de chair ni d&#039;os au sens physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après sa mort, le Christ n&#039;est vu que par ses disciples, souvent lors de rêves, méditations ou visions. L&#039;insistance sur la &amp;quot;vue&amp;quot; plutôt que le &amp;quot;toucher&amp;quot; dans les textes bibliques est interprétée comme un indice de cette nature spirituelle des apparitions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un réformateur et une nouvelle religion : le christianisme ==&lt;br /&gt;
Préciser quel était le contexte religieux (dogmes, pratiques) à cette époque et comment ces enseigenements ont marqué un changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle &amp;amp; Hypothèses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Connaissance des pratiques passées de son peuple&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était conscient du passé psycho-historique et anthropophage de son peuple, y compris les pratiques liées à Moïse et aux &amp;quot;Enfers&amp;quot;. Ses enseignements abordent subtilement ces sujets et il condamne ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;La Cène et son contenu anthropophage&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les paroles du Christ, &amp;quot;Car ma chair véritablement se mange et mon sang véritablement se boit. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui,&amp;quot; indiquent un contenu anthropophage central dans le Nouveau Testament. Cela implique une connaissance profonde de ce sujet spécifique de sa part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Doutes sur l&#039;existence historique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il existe de très sérieux doutes scientifiques et rationnels quant à l&#039;existence historique de Jésus-Christ, sans preuves contemporaines extra-bibliques. Le prénom &amp;quot;Jésus&amp;quot; n&#039;apparaît que très tardivement (au IIIe siècle).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Le terme &amp;quot;Christ&amp;quot; comme titre commun&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
&amp;quot;Christ&amp;quot; est un nom commun d&#039;origine grecque signifiant &amp;quot;oint&amp;quot; (par l&#039;huile sacrée), porté par des centaines de personnages historiques, y compris des rois comme Salomon et Cyrus. Par conséquent, la mention du &amp;quot;Christ&amp;quot; dans des textes anciens ne prouve pas l&#039;existence spécifique de Jésus de Nazareth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme rabbin et érudit&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus-Christ appartenait à un mouvement religieux naissant et était un chef religieux, probablement un rabbin, ayant une connaissance exceptionnelle des textes anciens et de diverses philosophies (grecque, égyptienne, mésopotamienne, bouddhiste). L&#039;affirmation qu&#039;il n&#039;avait pas étudié est une tradition pour souligner sa sagesse divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jésus comme Pharisien&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus était un Pharisien, malgré les conflits décrits dans les Évangiles. Son idéologie est très proche de celle de figures pharisiennes comme Hillel, et la plupart de ses disciples étaient issus des groupes pharisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Compréhension et rachat des fautes passées&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a compris le sens réel et l&#039;origine des textes anciens, reconnaissant les erreurs passées et les subtilités cachées. Il a &amp;quot;racheté la faute de tous ses pères&amp;quot; par cette compréhension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Interprétation anthropophagique des miracles&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Les miracles du Christ (multiplication des pains, guérison du paralytique) sont expliqués à travers la lentille de l&#039;anthropophagie et ses effets psychiques, vus comme des &amp;quot;phénomènes naturels&amp;quot;. Par exemple, la guérison d&#039;un paralytique est décrite comme l&#039;absorption de l&#039;être de l&#039;autre par un &amp;quot;catalyseur anthropophage&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Joseph, un personnage inventé&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le personnage de Joseph est considéré comme une invention dogmatique pour conférer au Christ une ascendance royale (descendant de David) et une humilité populaire (charpentier), afin d&#039;attirer différentes classes sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Serment d&#039;Hérode comme acte rituel&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le serment d&#039;Hérode de donner la moitié de son royaume est absurde d&#039;un point de vue réaliste, car il n&#039;en avait pas le pouvoir. Il est interprété comme une action rituelle au sein d&#039;une procession liturgique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ (identité profane)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
D&#039;un point de vue profane et biologique, &#039;&#039;&#039;Jean-le-Baptiste est Jésus-Christ&#039;&#039;&#039;. Le récit biblique a scindé le personnage humain (Jean) du personnage sacré (Christ) pour le &amp;quot;purifier&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Preuve de l&#039;identité de Jean et Jésus (preuves multiples)&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Le Précurseur :&#039;&#039;&#039; Jean est le &amp;quot;précurseur&amp;quot; qui &amp;quot;prépare le chemin,&amp;quot; impliquant qu&#039;il est celui qui achève la métamorphose et devient le Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Naissance Unique :&#039;&#039;&#039; La naissance de Jean-le-Baptiste est la seule naissance non-symbolique et détaillée dans le Nouveau Testament.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Confusion des Prophéties :&#039;&#039;&#039; Les prophéties concernant le pardon et la miséricorde destinées au Christ sont associées à la naissance de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Ouverture des Évangiles :&#039;&#039;&#039; Les quatre Évangiles commencent tous par la parole de Jean.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Noms :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste, comme Jésus, ne reçoit pas de nouveau nom, contrairement à la plupart des apôtres qui avaient un nom profane et un nom sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Double Naissance :&#039;&#039;&#039; Jésus parle à Nicodème d&#039;une double naissance (eau et feu), renvoyant au baptême de Jean, qui utilise ces deux éléments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Comparaisons et Lieux Communs :&#039;&#039;&#039; Jésus se compare à Jean, dort dans le même lit, vit et prophétise aux mêmes endroits que lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Accusations de Possession Démoniaque :&#039;&#039;&#039; Les deux sont accusés d&#039;être possédés par le démon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Aveuglement d&#039;Hérode :&#039;&#039;&#039; Le roi Hérode, incrédule, finit par affirmer que Jean-le-Baptiste est ressuscité d&#039;entre les morts et que Jean et Jésus ne font qu&#039;un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Jean est Élie :&#039;&#039;&#039; Jean est &amp;quot;symboliquement&amp;quot; Élie, un prophète qui, une fois renouvelé (en Élisée), a accompli des miracles similaires à ceux du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Les Négations de Jean :&#039;&#039;&#039; Les négations de Jean (ne pas être Élie, ni le Christ, ni prophète) sont des &amp;quot;bienséances profanes&amp;quot; ou des réponses stratégiques face au pouvoir temporel, et non des vérités absolues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Date de Naissance :&#039;&#039;&#039; La date du 24 juin (Saint-Jean) est considérée comme la date de naissance corporelle de Jean-le-Baptiste, qui aurait ensuite été symboliquement rattachée à la renaissance du Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Survivance de Jean :&#039;&#039;&#039; Jean-le-Baptiste n&#039;aurait pas été décapité mais relâché, sa &amp;quot;mort&amp;quot; dans le récit justifiant son absence chronique et permettant de le remplacer par Jésus comme figure centrale du rite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Oubli de Jean dans la liste des martyrs :&#039;&#039;&#039; L&#039;omission de Jean par le Christ dans sa liste des martyrs (d&#039;Abel à Zacharie) suggère qu&#039;il n&#039;a pas été tué de la manière traditionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Indistinction du baptême :&#039;&#039;&#039; La chrétienté primitive associait son message et le baptême indistinctement aux noms de Jean et Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Engeance de vipères&amp;quot; :&#039;&#039;&#039; L&#039;expression &amp;quot;engeance de vipères,&amp;quot; rare et utilisée par les deux personnages, est un indice supplémentaire de leur identité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Pierre, le fils de Jean-le-Baptiste/Jésus&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Pierre est le fils corporel de Jean-le-Baptiste/Jésus-Christ, et il a survécu. Son nom, &amp;quot;Pierre&amp;quot; (roche), symbolise la fin des temps du péché ancien (cannibalisme) et son rôle dans la nouvelle ère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Refus du sacrifice physique et de la consommation d&#039;enfants&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus a catégoriquement refusé de sacrifier et de consommer physiquement des enfants. Cela est prouvé par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le nom de son fils, Pierre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus de transformer les pierres en pains (tentation par le diable).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son refus d&#039;adorer Baal sur le haut lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son insistance sur le fait que Pierre a compris son changement de nature sans passer par le sang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La dominance donnée à Pierre sur l&#039;enfer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;allégorie du &amp;quot;bon pasteur&amp;quot; qui donne sa vie pour ses brebis, traitant les prédécesseurs qui mangeaient leurs ouailles de &amp;quot;voleurs et brigands&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Son discours interdisant la &amp;quot;manne&amp;quot; (symbolisant les enfants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ses affirmations selon lesquelles le &amp;quot;Fils de l&#039;homme&amp;quot; (distinct de Baal) viendra sur les nuées, impliquant une nouvelle ère où Baal aura un fils vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Absence de relations sexuelles avec Marie-Madeleine&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Jésus, en tant qu&#039;archétype ou &amp;quot;esprit&amp;quot; qui conquiert le corps lors du renouvellement, n&#039;a pas eu de relations sexuelles avec Marie-Madeleine. L&#039;interprétation de relations charnelles est une projection des pulsions humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Émasculation symbolique du Christ&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Il est &amp;quot;très probable&amp;quot; que le Christ se soit émasculé, non pas de manière physique, mais symboliquement, pour signifier sa maîtrise des pulsions et son rejet des richesses terrestres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Résurrection spirituelle, non corporelle&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Nouveau Testament affirme une survivance post-mortem uniquement par l&#039;esprit, la résurrection du corps étant un &amp;quot;fantasme populaire&amp;quot;. Les apparitions du Christ ressuscité sont décrites comme celles d&#039;un esprit, intangible, apparaissant et disparaissant, et traversant les murs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Préexistence de l&#039;archétype christique&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
L&#039;archétype christique est une &amp;quot;force&amp;quot; préexistante, similaire aux idées platoniciennes ou aux archétypes anciens, qui s&#039;incarne en des hommes comme Jean-le-Baptiste. Le Christ est une &amp;quot;neuve expression de la transformation de Moïse&amp;quot; et un &amp;quot;retour d&#039;Adam&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== &#039;&#039;&#039;Christ comme révélateur des secrets&#039;&#039;&#039; ====&lt;br /&gt;
Le Christ est un &amp;quot;révélateur&amp;quot; des secrets des anciennes pratiques, contrairement à Prométhée qui a simplement &amp;quot;singé&amp;quot; l&#039;acte sans le comprendre. Il offre une révélation contre le refoulement collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur :  https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=707</id>
		<title>Dieu</title>
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		<updated>2025-12-07T03:31:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* La divinité aux temps modernes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La &#039;&#039;divinité&#039;&#039; &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Dieu&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu et &amp;quot;divinité&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Divinit%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant, un statut conféré à un être de nature humaine, par le biais d&#039;une consommation anthropophagique opérée par cet individu sur un autre. Dans les temps anciens (Préhistoire et Haute Antiquité), cette consommation produisait selon l&#039;auteur un sentiment de supériorité avéré chez l&#039;homme cannibale. Progressivement, cette prise de conscience serait devenue plus ou moins obsolète et  le rituel n&#039;aurait plus été répété essentiellement que par tradition (Antiquité et Haut Moyen-Âge).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine ==&lt;br /&gt;
Les [[dieux]], dans l&#039;Antiquité, auraient selon Arsmann trouvé leur origine conceptuelle dans des pratiques liées à l&#039;[[anthropophagie]] , et plus spécifiquement à la [[pédo-anthropophagie]]. L&#039;essence même du divin serait selon l&#039;auteur indissociable de cette pratique : c&#039;est ce qu&#039;il affirme avoir découvert après une étude poussée des textes sacrés de très nombreuses cultures anciennes, parmi lesquels ceux des grandes religions monothéistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nature de la divinité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse d&#039;Allan Arsmann, la nature de la divinité est un &#039;&#039;&#039;concept historique, culturel et psychologique&#039;&#039;&#039; qui a &#039;&#039;&#039;évolué&#039;&#039;&#039; au cours des temps historiques, mais dont les fondements remontent à des &#039;&#039;&#039;pratiques humaines archaïques et rationnelles&#039;&#039;&#039;, bien loin des interprétations monothéistes modernes ou magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, la &#039;&#039;divinité&#039;&#039; dans l&#039;histoire et les textes sacrés s&#039;explique par un &#039;&#039;&#039;ensemble de concepts très concrets&#039;&#039;&#039;, basés sur l&#039;expérience humaine du &#039;&#039;&#039;cannibalisme&#039;&#039;&#039; étroitement lié à une conception &#039;&#039;&#039;[[Essentialisme|essentialiste]]&#039;&#039;&#039; de la nature. Ce mode d&#039;appréhension du monde aurait permis à des individus (rois/héros) d&#039;accéder au statut divin : c&#039;est le concept d&#039;&#039;&#039;&#039;[[apothéose]],&#039;&#039;&#039; qui symbolise la &#039;&#039;&#039;force universelle&#039;&#039;&#039; portée par la &#039;&#039;&#039;[[Concurrence|concurrence naturelle]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La Divinité comme Conquête Humaine : L&#039;[[apothéose]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Antiquité, et en particulier dans le contexte sumérien qui a influencé les textes bibliques, la divinité n&#039;était pas nécessairement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] une entité intemporelle et transcendante, mais un &#039;&#039;&#039;statut atteignable par l&#039;homme&#039;&#039;&#039;. C&#039;est cette idée qui selon lui est nommée &#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;[[Rois]] et [[dieux]] :&#039;&#039;&#039; Les [[rois]] de l&#039;Antiquité, en particulier au début de l&#039;histoire, étaient considérés comme des [[dieux]] ou des entités divines. Le personnage nommé [[Yahvé]] dans les récits de [[Correspondance historique : L&#039;Exode|L&#039;Exode]] fut très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039;, associé à la divinité [[Yahvé]] pour des raisons sacrées&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Acquisition du Statut Divin :&#039;&#039;&#039; Le statut divin était atteint par l&#039;accomplissement d&#039;un &#039;&#039;&#039;rite sacré&#039;&#039;&#039;. Le texte de la Genèse atteste qu&#039;Adam et Ève sont devenus &#039;&#039;&#039;« comme des dieux » -&#039;&#039;&#039; propos qu&#039;Arsmann juge suffisamment &amp;quot;simple et limpide, confirmés par Dieu dans le texte&amp;quot; - après avoir accompli un &amp;lt;u&amp;gt;acte interdit&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Rite de la [[Hiérogamie]] :&#039;&#039;&#039; il s&#039;agit selon Arsmann du rite fondamental le plus ancien lié à cette accession au statut divin, une &#039;&#039;&#039;union sacrée&#039;&#039;&#039; (souvent &amp;lt;u&amp;gt;charnelle&amp;lt;/u&amp;gt;) avec une déesse (à l&#039;origine [[Ishtar]]/[[Ève]]). Ce rite était la condition sine qua non pour &#039;&#039;&#039;devenir roi&#039;&#039;&#039; et obtenir un &#039;&#039;&#039;statut divin&#039;&#039;&#039;, ou &#039;&#039;&#039;quasi-divin&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le Fondement Anthropophage et l&#039;[[Essentialisme]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;pratique anthropophage&#039;&#039;&#039; (cannibale) fut originellement identifiée comme l&#039;expression ultime de la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Divinité et Cannibalisme :&#039;&#039;&#039; les &#039;&#039;&#039;dieux anciens&#039;&#039;&#039; étant dans leur fondement des &#039;&#039;&#039;anthropophages&#039;&#039;&#039; selon les hypothèses d&#039;Allan Arsmann, l&#039;acte d&#039;[[Adam]] et [[Ève]] qui les a rendus « &#039;&#039;semblables à des dieux&#039;&#039; », ne peut être que de nature &#039;&#039;&#039;alimentaire&#039;&#039;&#039; et nécessitait selon l&#039;auteur un &#039;&#039;&#039;enfantement&#039;&#039;&#039; : ils auraient ainsi mangé leur propre « &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; », à savoir leur enfant nouveau-né.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Essence Indivisible :&#039;&#039;&#039; cette pratique reposait sur une conception &#039;&#039;&#039;[[Essentialisme|essentialiste]]&#039;&#039;&#039;, selon laquelle l&#039;&#039;&#039;&#039;essence&#039;&#039;&#039; (substance) de tout individu est &#039;&#039;&#039;immuable et indivisible&#039;&#039;&#039;. L&#039;anthropophage croyait qu&#039;en mangeant un individu (surtout un proche ou son enfant, le lien étant plus puissant), il acquérait son essence pleine et entière, provoquant une &#039;&#039;&#039;métamorphose psychique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Origine de l&#039;Âme et de l&#039;Esprit :&#039;&#039;&#039; les notions d&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;âme&#039;&#039;&#039; et d&#039;&#039;&#039;&#039;esprit&#039;&#039;&#039; (éléments persistants et indivisibles) proviendraient de cette pensée cannibale. L&#039;accession à la divinité aurait donc été liée à l&#039;acquisition de cette essence pleine et entière qui, étant indivisible, pouvait se &#039;&#039;&#039;démultiplier&#039;&#039;&#039; à l&#039;infini par la consommation partagée de la substance de l&#039;être sacrifié lui-même chargé d&#039;une puissance affective à valeur sacrale, et être transmise d&#039;un consommateur à un autre (comme dans le cas de l&#039;[[Eucaristie|Eucharistie]]), par un don de sang en chaîne par exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. L&#039;Essence de Yahvé : La [[Concurrence]] Naturelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entité divine nommée &#039;&#039;&#039;[[Yahvé]]&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est l&#039;incarnation d&#039;une force naturelle fondamentale qui est la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Jalousie du Vivant :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] se présente comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;grande jalousie du vivant&#039;&#039;&#039; (concurrence intra-spécifique). Le culte de Yahvé est en fait le culte de la &amp;lt;u&amp;gt;concurrence naturelle&amp;lt;/u&amp;gt; entre espèces et individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Attributs du Dieu de la [[concurrence]] :&#039;&#039;&#039; en conséquence, ce Dieu exige la &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; de l&#039;homme sur tout animal&amp;lt;/u&amp;gt; (y compris &amp;lt;u&amp;gt;les autres hommes&amp;lt;/u&amp;gt;, dans le contexte ancien) et est un &#039;&#039;&#039;Dieu des armées&#039;&#039;&#039; qui peut &amp;lt;u&amp;gt;provoquer la division pour encourager la concurrence&amp;lt;/u&amp;gt; (comme à Babel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Identités Historiques :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] est considéré comme le même Dieu que le dieu sumérien &#039;&#039;&#039;[[Ea]] /Iaou&#039;&#039;&#039; (dieu de l&#039;eau, de la sagesse et de la jalousie/concurrence). Il est également assimilé à [[Baal]] (qui fut son fils symbolique dans les mythologies polythéistes et est une &amp;lt;u&amp;gt;variante historique du culte d&#039;Adam&amp;lt;/u&amp;gt;), ainsi qu&#039;au dieu égyptien [[Seth]] (qui représente également la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. La Nature Christique : Une Renaissance Spirituelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;[[Jésus-Christ|Christ]]&#039;&#039;&#039;  (qui est, rappelle Arsmann, le nom donné à la part divine et sacrale du personnage, et non à l&#039;homme qu&#039;il a été) est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039; et incarne une nouvelle forme de divinité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Renaissance Sacrale :&#039;&#039;&#039; Le [[Jésus-Christ|Christ]] propose une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle (« naître de nouveau » ou « naître d’eau et d’Esprit ») qui est le seul moyen d&#039;atteindre le royaume de Dieu. Cette renaissance est &#039;&#039;&#039;psychique&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;accessible à tout homme&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Transformation :&#039;&#039;&#039; La divinité christique est une transformation qui &amp;lt;u&amp;gt;ne change pas le corps (chair)&amp;lt;/u&amp;gt;, mais l&#039;&#039;&#039;&#039;âme/l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Mutation du rite :&#039;&#039;&#039; Le Christ a &amp;lt;u&amp;gt;refusé la tentation&amp;lt;/u&amp;gt; d&#039;effectuer l&#039;acte anthropophage de ses ancêtres (Adam/Baal)&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a accompli le même rite de renouvellement, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime&#039;&#039;&#039;, proposant une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne pratique sanglante. La divinité chrétienne est ainsi la sublimation et la correction du rite cannibale ancien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== De la généralisation à l&#039;initiation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], les dieux auraient &amp;quot;&#039;&#039;&#039;choisi leur propre déclin pour laisser place au progrès&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, abandonnant le statut de [[Titans]] pour celui de dieux. Ils auraient ainsi mis fin à la barbarie de l&#039;anthropophagie généralisée en la restreignant et en s&#039;en appropriant strictement le monopole. Cette restriction de l&#039;acte ancien à un cadre initiatique, ainsi que sa dissimulation et son camouflage à travers des symboles, constituerait la véritable différence entre les [[Titans]] (qui pratiquaient l&#039;anthropophagie au grand jour) et les dieux (qui la pratiquaient en secret ou par initiation). Cette période de transition constituerait selon l&#039;auteur le cœur des récits de la [[Titanomachie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 12 substitutions du Panthéon grec ===&lt;br /&gt;
Arsmann avance la théorie que, pour que cette situation perdure face aux pulsions anthropophages, le Panthéon se serait principalement composé autour de 12 divinités, toutes incarnation d&#039;une [[substitution]] à cette pulsion, que le penseur analyse de la sorte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Zeus]] serait l&#039;expression du &amp;quot;non&amp;quot; catégorique à la vieille pulsion cannibale, l&#039;interdit qui a indirectement engendré tous les autres dieux et déesses (les substitutions). Mais, bien qu&#039;il se soit opposé aux pratiques des Titans, il a lui-même participé à un acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; en consommant une partie d&#039;un enfant sacrifié, symbolisant ainsi [[Dionysos]], son propre &amp;quot;renouvellement&amp;quot;. Sa &amp;quot;foudre&amp;quot; symbolise par ailleurs l&#039;injonction radicale de la fin de l&#039;acte anthropophage.&lt;br /&gt;
* [[Arès]] incarnerait &#039;&#039;&#039;la guerre&#039;&#039;&#039; en tant que &#039;&#039;&#039;première substitution de la passion anthropophage&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* [[Héra]] est dépeinte par Arsmann comme étant la déesse non plus de la banale &amp;quot;jalousie&amp;quot;, mais bien supérieurement de la &amp;quot;&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;lois&#039;&#039;&#039;&amp;quot; et des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;contrats&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Bien qu&#039;elle menace en permanence de provoquer le retour des pratiques anciennes (notamment par le piège tendu à Zeus concernant l&#039;enfant Dionysos), elle symbolise également la mise en place d&#039;un ordre et de lois qui ont permis l&#039;évolution de l&#039;humanité.&lt;br /&gt;
* [[Hermès]] représenterait d&#039;après l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;substitution de la guerre&#039;&#039;&#039; par le commerce, le vol et le brigandage. Il est un &amp;quot;Titan plus malin, plus discret&amp;quot; qui a opté pour l&#039;usage de l&#039;hermétisme et du secret. Il est devenu divin en reproduisant le rite cannibale et en offrant aux autres dieux de la viande humaine en substitut de la sienne, pour les rejoindre dans leur panthéon.&lt;br /&gt;
* [[Aphrodite]] symboliserait la &#039;&#039;&#039;substitution sexuelle&#039;&#039;&#039;, qui a permis de &#039;&#039;&#039;canaliser le désir charnel vers des plaisirs sexuels&#039;&#039;&#039;, engendrant même des enfants, ce qui représentait un progrès en comparaison de la pratique de l&#039;acte primordial de consommation.&lt;br /&gt;
* [[Poséidon]], héritage du dieu sumérien [[Ea]], serait l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;substitution religieuse&#039;&#039;&#039;. [[Ea]] serait en effet le premier être divin à avoir élaboré la religion en tant que moyen de canaliser les pulsions anthropophages dans la pratique de rites, cérémonies et des actes religieux, évitant ainsi un retour aux massacres généralisés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La religion, avec ses temples et ses rites (comme celui de la [[hiérogamie]]), serait devenue une structure sociétale durable dans le but de maintenir l&#039;équilibre.&lt;br /&gt;
* [[Athéna]] est, selon Arsmann, l&#039;expression de la &#039;&#039;&#039;quête du savoir et de la connaissance&#039;&#039;&#039;, qu&#039;il analyse comme étant la &amp;quot;meilleure des substitutions&amp;quot; de l&#039;acte primordial cannibalique. La consommation du fruit de &amp;quot;[[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal|l&#039;Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]&amp;quot; est selon lui symboliquement en lien direct avec cette expression substitutive. D&#039;elle découle la compréhension du monde qui nous entoure.&lt;br /&gt;
* [[Déméter]] aurait eu en apanage le pouvoir de &#039;&#039;&#039;remplacer la chair humaine par le blé et le pain&#039;&#039;&#039;. Son culte marque une transition où l&#039;anthropophagie serait devenue &amp;quot;limitée&amp;quot; et &amp;quot;cachée&amp;quot;, reflétant la &#039;&#039;&#039;victoire de la fertilité naturelle&#039;&#039;&#039; sur la stérilité associée aux Titans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du polythéisme au monothéisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Polythéisme ===&lt;br /&gt;
Le polythéisme apparaît ainsi selon l&#039;auteur comme une manière concrète et objective de penser, où les dieux trouvent le rôle de &#039;&#039;&#039;personnifications des pulsions humaines&#039;&#039;&#039; et des &#039;&#039;&#039;dominantes de l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;, mais à caractère réel puisqu&#039;étant eux-mêmes des mortels devenus &amp;quot;surhommes&amp;quot; par un rituel cannibalique ayant initié leur métamorphose. L&#039;acte de consommation cannibalique aurait cependant permis de &amp;quot;cumuler des pensées différentes&amp;quot; et d&#039;accéder à une &amp;quot;pensée de plus en plus objective&amp;quot;, engendrant progressivement la capacité d&#039;abstraction. Les [[dieux]] furent donc, selon les termes d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], de &amp;quot;nébuleux personnages préhistoriques&amp;quot; qui, les premiers, ont eu à &amp;quot;négocier ces pulsions&amp;quot; et &#039;&#039;&#039;ont choisi l&#039;évolution&#039;&#039;&#039; en disant &amp;quot;non&amp;quot; au déclin. Leurs castes successives auraient néanmoins longtemps maintenu ces pratiques en privé ou sous forme initiatique en se renouvelant sous les mêmes noms (d&#039;où leur pérennité dans le temps et le sentiment d&#039;immortalité), à la différence des [[Titans]] qui les affichaient ouvertement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition vers le [[monothéisme]] s&#039;est faite par étapes. Face à la multiplication des divinités, les individus les plus éclairés auraient selon l&#039;auteur commencé à comprendre &amp;lt;u&amp;gt;qu&#039;il ne fallait pas vénérer les &amp;quot;porteurs de l&#039;expérience&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (les &#039;&#039;&#039;dieux anthropophages&#039;&#039;&#039;), mais &#039;&#039;&#039;plutôt l&#039;expérience elle-même&#039;&#039;&#039; : la [[Origine de la conscience|conscience]]. Cette évolution aurait dans un premier temps mené vers une vision [[Hénothéisme|hénothéiste]] ou [[Monolâtrie|monolâtre]], où un seul dieu était vénéré comme supérieur et origine de tous les autres, tout en continuant de conférer une forme de divinité aux &amp;quot;petits dieux inférieurs&amp;quot;. Par exemple, [[Yahvé]] est décrit comme le &amp;quot;dieu des dieux&amp;quot; et le &amp;quot;dieu de la [[concurrence]]&amp;quot;, cherchant à supplanter les autres divinités tout en reconnaissant leur statut divin. La lutte de [[Yahvé]] contre la pluralité des [[Baal]] serait ainsi à interpréter comme &#039;&#039;&#039;une lutte contre sa propre multiplicité&#039;&#039;&#039;, dont le risque inéluctable était les variations du culte et ses conséquences en termes de schismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Monothéisme ===&lt;br /&gt;
Le [[monothéisme]] se serait véritablement imposé historiquement, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], lorsque la tendance a collectivement été de refuser l&#039;[[idolâtrie]] associée à la dévotion aux individus (les [[dieux]] anthropophages) et qu&#039;un large consensus s&#039;est formé pour comprendre que l&#039;expérience originelle (l&#039;anthropophagie) avait évolué et ne menait plus au but initialement recherché. Il ne s&#039;agissait plus désormais de vénérer la pédo-anthropophagie en tant que voie vers la [[Origine de la conscience|conscience]], mais seulement la [[Origine de la conscience|conscience]] que cette pédo-anthropophagie avait engendrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, les [[dieux]] anciens furent perçus comme obsolètes, car ils ne représentaient plus la [[Origine de la conscience|conscience]] elle-même, mais des &amp;quot;expressions attardées et imparfaites&amp;quot; de celle-ci, perdant ainsi leur qualificatif divin. Le discours monothéiste affirme en effet désormais que c&#039;est la [[Origine de la conscience|conscience]] qui est divine, et que tout ce qui avait été considéré comme &amp;quot;[[sacré]]&amp;quot; ne l&#039;était qu&#039;en tant que chemin vers cette [[Origine de la conscience|conscience]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage fut &#039;&#039;&#039;un processus long et souvent violent&#039;&#039;&#039; sur le plan collectif, marqué par des &amp;lt;u&amp;gt;guerres&amp;lt;/u&amp;gt; et des &amp;lt;u&amp;gt;périodes de régression&amp;lt;/u&amp;gt;, mais il fut ressenti comme un &#039;&#039;&#039;trauma brutal et immédiat pour l&#039;individu&#039;&#039;&#039;, qualifié d&#039;&amp;quot;[[éveil]]&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le christianisme, qui marque une étape importante dans cette évolution, a également hérité et &#039;&#039;&#039;transformé des symboles et des rites liés à cette anthropophagie originelle&#039;&#039;&#039;, comme le concept de &amp;quot;[[transsubstantiation christique]]&amp;quot; lié à la pensée essentialiste &amp;quot;&#039;&#039;&#039;manger, c&#039;est devenir&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. La foi chrétienne elle-même, par ses croyances eucharistiques, suggère que son origine a pris racine dans l&#039;anthropophagie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Apothéose]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[apothéose]] est le processus, courant dans l&#039;Antiquité, par lequel un être humain (le plus souvent un roi) accédait au statut de divinité en accomplissant un rite sacré, le plus ancien étant la [[hiérogamie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La divinité aux temps modernes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; :  https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=706</id>
		<title>Dieu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=706"/>
		<updated>2025-12-07T03:31:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La &#039;&#039;divinité&#039;&#039; &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Dieu&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu et &amp;quot;divinité&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Divinit%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant, un statut conféré à un être de nature humaine, par le biais d&#039;une consommation anthropophagique opérée par cet individu sur un autre. Dans les temps anciens (Préhistoire et Haute Antiquité), cette consommation produisait selon l&#039;auteur un sentiment de supériorité avéré chez l&#039;homme cannibale. Progressivement, cette prise de conscience serait devenue plus ou moins obsolète et  le rituel n&#039;aurait plus été répété essentiellement que par tradition (Antiquité et Haut Moyen-Âge).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine ==&lt;br /&gt;
Les [[dieux]], dans l&#039;Antiquité, auraient selon Arsmann trouvé leur origine conceptuelle dans des pratiques liées à l&#039;[[anthropophagie]] , et plus spécifiquement à la [[pédo-anthropophagie]]. L&#039;essence même du divin serait selon l&#039;auteur indissociable de cette pratique : c&#039;est ce qu&#039;il affirme avoir découvert après une étude poussée des textes sacrés de très nombreuses cultures anciennes, parmi lesquels ceux des grandes religions monothéistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nature de la divinité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse d&#039;Allan Arsmann, la nature de la divinité est un &#039;&#039;&#039;concept historique, culturel et psychologique&#039;&#039;&#039; qui a &#039;&#039;&#039;évolué&#039;&#039;&#039; au cours des temps historiques, mais dont les fondements remontent à des &#039;&#039;&#039;pratiques humaines archaïques et rationnelles&#039;&#039;&#039;, bien loin des interprétations monothéistes modernes ou magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, la &#039;&#039;divinité&#039;&#039; dans l&#039;histoire et les textes sacrés s&#039;explique par un &#039;&#039;&#039;ensemble de concepts très concrets&#039;&#039;&#039;, basés sur l&#039;expérience humaine du &#039;&#039;&#039;cannibalisme&#039;&#039;&#039; étroitement lié à une conception &#039;&#039;&#039;[[Essentialisme|essentialiste]]&#039;&#039;&#039; de la nature. Ce mode d&#039;appréhension du monde aurait permis à des individus (rois/héros) d&#039;accéder au statut divin : c&#039;est le concept d&#039;&#039;&#039;&#039;[[apothéose]],&#039;&#039;&#039; qui symbolise la &#039;&#039;&#039;force universelle&#039;&#039;&#039; portée par la &#039;&#039;&#039;[[Concurrence|concurrence naturelle]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La Divinité comme Conquête Humaine : L&#039;[[apothéose]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Antiquité, et en particulier dans le contexte sumérien qui a influencé les textes bibliques, la divinité n&#039;était pas nécessairement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] une entité intemporelle et transcendante, mais un &#039;&#039;&#039;statut atteignable par l&#039;homme&#039;&#039;&#039;. C&#039;est cette idée qui selon lui est nommée &#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;[[Rois]] et [[dieux]] :&#039;&#039;&#039; Les [[rois]] de l&#039;Antiquité, en particulier au début de l&#039;histoire, étaient considérés comme des [[dieux]] ou des entités divines. Le personnage nommé [[Yahvé]] dans les récits de [[Correspondance historique : L&#039;Exode|L&#039;Exode]] fut très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039;, associé à la divinité [[Yahvé]] pour des raisons sacrées&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Acquisition du Statut Divin :&#039;&#039;&#039; Le statut divin était atteint par l&#039;accomplissement d&#039;un &#039;&#039;&#039;rite sacré&#039;&#039;&#039;. Le texte de la Genèse atteste qu&#039;Adam et Ève sont devenus &#039;&#039;&#039;« comme des dieux » -&#039;&#039;&#039; propos qu&#039;Arsmann juge suffisamment &amp;quot;simple et limpide, confirmés par Dieu dans le texte&amp;quot; - après avoir accompli un &amp;lt;u&amp;gt;acte interdit&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Rite de la [[Hiérogamie]] :&#039;&#039;&#039; il s&#039;agit selon Arsmann du rite fondamental le plus ancien lié à cette accession au statut divin, une &#039;&#039;&#039;union sacrée&#039;&#039;&#039; (souvent &amp;lt;u&amp;gt;charnelle&amp;lt;/u&amp;gt;) avec une déesse (à l&#039;origine [[Ishtar]]/[[Ève]]). Ce rite était la condition sine qua non pour &#039;&#039;&#039;devenir roi&#039;&#039;&#039; et obtenir un &#039;&#039;&#039;statut divin&#039;&#039;&#039;, ou &#039;&#039;&#039;quasi-divin&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le Fondement Anthropophage et l&#039;[[Essentialisme]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;pratique anthropophage&#039;&#039;&#039; (cannibale) fut originellement identifiée comme l&#039;expression ultime de la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Divinité et Cannibalisme :&#039;&#039;&#039; les &#039;&#039;&#039;dieux anciens&#039;&#039;&#039; étant dans leur fondement des &#039;&#039;&#039;anthropophages&#039;&#039;&#039; selon les hypothèses d&#039;Allan Arsmann, l&#039;acte d&#039;[[Adam]] et [[Ève]] qui les a rendus « &#039;&#039;semblables à des dieux&#039;&#039; », ne peut être que de nature &#039;&#039;&#039;alimentaire&#039;&#039;&#039; et nécessitait selon l&#039;auteur un &#039;&#039;&#039;enfantement&#039;&#039;&#039; : ils auraient ainsi mangé leur propre « &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; », à savoir leur enfant nouveau-né.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Essence Indivisible :&#039;&#039;&#039; cette pratique reposait sur une conception &#039;&#039;&#039;[[Essentialisme|essentialiste]]&#039;&#039;&#039;, selon laquelle l&#039;&#039;&#039;&#039;essence&#039;&#039;&#039; (substance) de tout individu est &#039;&#039;&#039;immuable et indivisible&#039;&#039;&#039;. L&#039;anthropophage croyait qu&#039;en mangeant un individu (surtout un proche ou son enfant, le lien étant plus puissant), il acquérait son essence pleine et entière, provoquant une &#039;&#039;&#039;métamorphose psychique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Origine de l&#039;Âme et de l&#039;Esprit :&#039;&#039;&#039; les notions d&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;âme&#039;&#039;&#039; et d&#039;&#039;&#039;&#039;esprit&#039;&#039;&#039; (éléments persistants et indivisibles) proviendraient de cette pensée cannibale. L&#039;accession à la divinité aurait donc été liée à l&#039;acquisition de cette essence pleine et entière qui, étant indivisible, pouvait se &#039;&#039;&#039;démultiplier&#039;&#039;&#039; à l&#039;infini par la consommation partagée de la substance de l&#039;être sacrifié lui-même chargé d&#039;une puissance affective à valeur sacrale, et être transmise d&#039;un consommateur à un autre (comme dans le cas de l&#039;[[Eucaristie|Eucharistie]]), par un don de sang en chaîne par exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. L&#039;Essence de Yahvé : La [[Concurrence]] Naturelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entité divine nommée &#039;&#039;&#039;[[Yahvé]]&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est l&#039;incarnation d&#039;une force naturelle fondamentale qui est la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Jalousie du Vivant :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] se présente comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;grande jalousie du vivant&#039;&#039;&#039; (concurrence intra-spécifique). Le culte de Yahvé est en fait le culte de la &amp;lt;u&amp;gt;concurrence naturelle&amp;lt;/u&amp;gt; entre espèces et individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Attributs du Dieu de la [[concurrence]] :&#039;&#039;&#039; en conséquence, ce Dieu exige la &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; de l&#039;homme sur tout animal&amp;lt;/u&amp;gt; (y compris &amp;lt;u&amp;gt;les autres hommes&amp;lt;/u&amp;gt;, dans le contexte ancien) et est un &#039;&#039;&#039;Dieu des armées&#039;&#039;&#039; qui peut &amp;lt;u&amp;gt;provoquer la division pour encourager la concurrence&amp;lt;/u&amp;gt; (comme à Babel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Identités Historiques :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] est considéré comme le même Dieu que le dieu sumérien &#039;&#039;&#039;[[Ea]] /Iaou&#039;&#039;&#039; (dieu de l&#039;eau, de la sagesse et de la jalousie/concurrence). Il est également assimilé à [[Baal]] (qui fut son fils symbolique dans les mythologies polythéistes et est une &amp;lt;u&amp;gt;variante historique du culte d&#039;Adam&amp;lt;/u&amp;gt;), ainsi qu&#039;au dieu égyptien [[Seth]] (qui représente également la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. La Nature Christique : Une Renaissance Spirituelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;[[Jésus-Christ|Christ]]&#039;&#039;&#039;  (qui est, rappelle Arsmann, le nom donné à la part divine et sacrale du personnage, et non à l&#039;homme qu&#039;il a été) est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039; et incarne une nouvelle forme de divinité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Renaissance Sacrale :&#039;&#039;&#039; Le [[Jésus-Christ|Christ]] propose une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle (« naître de nouveau » ou « naître d’eau et d’Esprit ») qui est le seul moyen d&#039;atteindre le royaume de Dieu. Cette renaissance est &#039;&#039;&#039;psychique&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;accessible à tout homme&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Transformation :&#039;&#039;&#039; La divinité christique est une transformation qui &amp;lt;u&amp;gt;ne change pas le corps (chair)&amp;lt;/u&amp;gt;, mais l&#039;&#039;&#039;&#039;âme/l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Mutation du rite :&#039;&#039;&#039; Le Christ a &amp;lt;u&amp;gt;refusé la tentation&amp;lt;/u&amp;gt; d&#039;effectuer l&#039;acte anthropophage de ses ancêtres (Adam/Baal)&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a accompli le même rite de renouvellement, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime&#039;&#039;&#039;, proposant une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne pratique sanglante. La divinité chrétienne est ainsi la sublimation et la correction du rite cannibale ancien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== De la généralisation à l&#039;initiation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], les dieux auraient &amp;quot;&#039;&#039;&#039;choisi leur propre déclin pour laisser place au progrès&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, abandonnant le statut de [[Titans]] pour celui de dieux. Ils auraient ainsi mis fin à la barbarie de l&#039;anthropophagie généralisée en la restreignant et en s&#039;en appropriant strictement le monopole. Cette restriction de l&#039;acte ancien à un cadre initiatique, ainsi que sa dissimulation et son camouflage à travers des symboles, constituerait la véritable différence entre les [[Titans]] (qui pratiquaient l&#039;anthropophagie au grand jour) et les dieux (qui la pratiquaient en secret ou par initiation). Cette période de transition constituerait selon l&#039;auteur le cœur des récits de la [[Titanomachie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 12 substitutions du Panthéon grec ===&lt;br /&gt;
Arsmann avance la théorie que, pour que cette situation perdure face aux pulsions anthropophages, le Panthéon se serait principalement composé autour de 12 divinités, toutes incarnation d&#039;une [[substitution]] à cette pulsion, que le penseur analyse de la sorte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Zeus]] serait l&#039;expression du &amp;quot;non&amp;quot; catégorique à la vieille pulsion cannibale, l&#039;interdit qui a indirectement engendré tous les autres dieux et déesses (les substitutions). Mais, bien qu&#039;il se soit opposé aux pratiques des Titans, il a lui-même participé à un acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; en consommant une partie d&#039;un enfant sacrifié, symbolisant ainsi [[Dionysos]], son propre &amp;quot;renouvellement&amp;quot;. Sa &amp;quot;foudre&amp;quot; symbolise par ailleurs l&#039;injonction radicale de la fin de l&#039;acte anthropophage.&lt;br /&gt;
* [[Arès]] incarnerait &#039;&#039;&#039;la guerre&#039;&#039;&#039; en tant que &#039;&#039;&#039;première substitution de la passion anthropophage&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* [[Héra]] est dépeinte par Arsmann comme étant la déesse non plus de la banale &amp;quot;jalousie&amp;quot;, mais bien supérieurement de la &amp;quot;&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;lois&#039;&#039;&#039;&amp;quot; et des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;contrats&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Bien qu&#039;elle menace en permanence de provoquer le retour des pratiques anciennes (notamment par le piège tendu à Zeus concernant l&#039;enfant Dionysos), elle symbolise également la mise en place d&#039;un ordre et de lois qui ont permis l&#039;évolution de l&#039;humanité.&lt;br /&gt;
* [[Hermès]] représenterait d&#039;après l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;substitution de la guerre&#039;&#039;&#039; par le commerce, le vol et le brigandage. Il est un &amp;quot;Titan plus malin, plus discret&amp;quot; qui a opté pour l&#039;usage de l&#039;hermétisme et du secret. Il est devenu divin en reproduisant le rite cannibale et en offrant aux autres dieux de la viande humaine en substitut de la sienne, pour les rejoindre dans leur panthéon.&lt;br /&gt;
* [[Aphrodite]] symboliserait la &#039;&#039;&#039;substitution sexuelle&#039;&#039;&#039;, qui a permis de &#039;&#039;&#039;canaliser le désir charnel vers des plaisirs sexuels&#039;&#039;&#039;, engendrant même des enfants, ce qui représentait un progrès en comparaison de la pratique de l&#039;acte primordial de consommation.&lt;br /&gt;
* [[Poséidon]], héritage du dieu sumérien [[Ea]], serait l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;substitution religieuse&#039;&#039;&#039;. [[Ea]] serait en effet le premier être divin à avoir élaboré la religion en tant que moyen de canaliser les pulsions anthropophages dans la pratique de rites, cérémonies et des actes religieux, évitant ainsi un retour aux massacres généralisés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La religion, avec ses temples et ses rites (comme celui de la [[hiérogamie]]), serait devenue une structure sociétale durable dans le but de maintenir l&#039;équilibre.&lt;br /&gt;
* [[Athéna]] est, selon Arsmann, l&#039;expression de la &#039;&#039;&#039;quête du savoir et de la connaissance&#039;&#039;&#039;, qu&#039;il analyse comme étant la &amp;quot;meilleure des substitutions&amp;quot; de l&#039;acte primordial cannibalique. La consommation du fruit de &amp;quot;[[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal|l&#039;Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]&amp;quot; est selon lui symboliquement en lien direct avec cette expression substitutive. D&#039;elle découle la compréhension du monde qui nous entoure.&lt;br /&gt;
* [[Déméter]] aurait eu en apanage le pouvoir de &#039;&#039;&#039;remplacer la chair humaine par le blé et le pain&#039;&#039;&#039;. Son culte marque une transition où l&#039;anthropophagie serait devenue &amp;quot;limitée&amp;quot; et &amp;quot;cachée&amp;quot;, reflétant la &#039;&#039;&#039;victoire de la fertilité naturelle&#039;&#039;&#039; sur la stérilité associée aux Titans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du polythéisme au monothéisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Polythéisme ===&lt;br /&gt;
Le polythéisme apparaît ainsi selon l&#039;auteur comme une manière concrète et objective de penser, où les dieux trouvent le rôle de &#039;&#039;&#039;personnifications des pulsions humaines&#039;&#039;&#039; et des &#039;&#039;&#039;dominantes de l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;, mais à caractère réel puisqu&#039;étant eux-mêmes des mortels devenus &amp;quot;surhommes&amp;quot; par un rituel cannibalique ayant initié leur métamorphose. L&#039;acte de consommation cannibalique aurait cependant permis de &amp;quot;cumuler des pensées différentes&amp;quot; et d&#039;accéder à une &amp;quot;pensée de plus en plus objective&amp;quot;, engendrant progressivement la capacité d&#039;abstraction. Les [[dieux]] furent donc, selon les termes d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], de &amp;quot;nébuleux personnages préhistoriques&amp;quot; qui, les premiers, ont eu à &amp;quot;négocier ces pulsions&amp;quot; et &#039;&#039;&#039;ont choisi l&#039;évolution&#039;&#039;&#039; en disant &amp;quot;non&amp;quot; au déclin. Leurs castes successives auraient néanmoins longtemps maintenu ces pratiques en privé ou sous forme initiatique en se renouvelant sous les mêmes noms (d&#039;où leur pérennité dans le temps et le sentiment d&#039;immortalité), à la différence des [[Titans]] qui les affichaient ouvertement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition vers le [[monothéisme]] s&#039;est faite par étapes. Face à la multiplication des divinités, les individus les plus éclairés auraient selon l&#039;auteur commencé à comprendre &amp;lt;u&amp;gt;qu&#039;il ne fallait pas vénérer les &amp;quot;porteurs de l&#039;expérience&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (les &#039;&#039;&#039;dieux anthropophages&#039;&#039;&#039;), mais &#039;&#039;&#039;plutôt l&#039;expérience elle-même&#039;&#039;&#039; : la [[Origine de la conscience|conscience]]. Cette évolution aurait dans un premier temps mené vers une vision [[Hénothéisme|hénothéiste]] ou [[Monolâtrie|monolâtre]], où un seul dieu était vénéré comme supérieur et origine de tous les autres, tout en continuant de conférer une forme de divinité aux &amp;quot;petits dieux inférieurs&amp;quot;. Par exemple, [[Yahvé]] est décrit comme le &amp;quot;dieu des dieux&amp;quot; et le &amp;quot;dieu de la [[concurrence]]&amp;quot;, cherchant à supplanter les autres divinités tout en reconnaissant leur statut divin. La lutte de [[Yahvé]] contre la pluralité des [[Baal]] serait ainsi à interpréter comme &#039;&#039;&#039;une lutte contre sa propre multiplicité&#039;&#039;&#039;, dont le risque inéluctable était les variations du culte et ses conséquences en termes de schismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Monothéisme ===&lt;br /&gt;
Le [[monothéisme]] se serait véritablement imposé historiquement, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], lorsque la tendance a collectivement été de refuser l&#039;[[idolâtrie]] associée à la dévotion aux individus (les [[dieux]] anthropophages) et qu&#039;un large consensus s&#039;est formé pour comprendre que l&#039;expérience originelle (l&#039;anthropophagie) avait évolué et ne menait plus au but initialement recherché. Il ne s&#039;agissait plus désormais de vénérer la pédo-anthropophagie en tant que voie vers la [[Origine de la conscience|conscience]], mais seulement la [[Origine de la conscience|conscience]] que cette pédo-anthropophagie avait engendrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, les [[dieux]] anciens furent perçus comme obsolètes, car ils ne représentaient plus la [[Origine de la conscience|conscience]] elle-même, mais des &amp;quot;expressions attardées et imparfaites&amp;quot; de celle-ci, perdant ainsi leur qualificatif divin. Le discours monothéiste affirme en effet désormais que c&#039;est la [[Origine de la conscience|conscience]] qui est divine, et que tout ce qui avait été considéré comme &amp;quot;[[sacré]]&amp;quot; ne l&#039;était qu&#039;en tant que chemin vers cette [[Origine de la conscience|conscience]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage fut &#039;&#039;&#039;un processus long et souvent violent&#039;&#039;&#039; sur le plan collectif, marqué par des &amp;lt;u&amp;gt;guerres&amp;lt;/u&amp;gt; et des &amp;lt;u&amp;gt;périodes de régression&amp;lt;/u&amp;gt;, mais il fut ressenti comme un &#039;&#039;&#039;trauma brutal et immédiat pour l&#039;individu&#039;&#039;&#039;, qualifié d&#039;&amp;quot;[[éveil]]&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le christianisme, qui marque une étape importante dans cette évolution, a également hérité et &#039;&#039;&#039;transformé des symboles et des rites liés à cette anthropophagie originelle&#039;&#039;&#039;, comme le concept de &amp;quot;[[transsubstantiation christique]]&amp;quot; lié à la pensée essentialiste &amp;quot;&#039;&#039;&#039;manger, c&#039;est devenir&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. La foi chrétienne elle-même, par ses croyances eucharistiques, suggère que son origine a pris racine dans l&#039;anthropophagie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Apothéose]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[apothéose]] est le processus, courant dans l&#039;Antiquité, par lequel un être humain (le plus souvent un roi) accédait au statut de divinité en accomplissant un rite sacré, le plus ancien étant la [[hiérogamie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La divinité aux temps modernes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; :  https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=705</id>
		<title>Dieu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=705"/>
		<updated>2025-12-07T01:59:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La divinité est, selon Allan Arsmann, un statut conféré par la consommation anthropophagique d&#039;un individu par un autre. Initialement, dans les temps anciens, cette consommation produisait selon lui un sentiment réel de supériorité chez l&#039;homme cannibale, avant que cette prise de conscience ne devienne obsolète et que le rituel ne soit plus répété que par tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine ==&lt;br /&gt;
Les [[dieux]], dans l&#039;Antiquité, auraient selon Arsmann trouvé leur origine conceptuelle dans des pratiques liées à l&#039;anthropophagie, et plus spécifiquement à la pédo-anthropophagie. L&#039;essence même du divin serait indissociable de cette pratique : c&#039;est ce qu&#039;affirme avoir découvert Allan Arsmann après une étude poussée des textes sacrés et éminents de nombreuses cultures anciennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nature de la divinité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse d&#039;Allan Arsmann, la nature de la divinité est un &#039;&#039;&#039;concept historique, culturel et psychologique&#039;&#039;&#039; qui a &#039;&#039;&#039;évolué&#039;&#039;&#039;, mais dont les fondements remontent à des &#039;&#039;&#039;pratiques humaines archaïques et rationnelles&#039;&#039;&#039;, bien loin des interprétations monothéistes modernes ou magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, la divinité dans l&#039;histoire et les textes sacrés s&#039;explique donc par un &#039;&#039;&#039;ensemble de concepts très concrets&#039;&#039;&#039;, basés sur l&#039;expérience humaine du &#039;&#039;&#039;cannibalisme&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;essentialisme&#039;&#039;&#039;), qui a permis à des individus (rois/héros) d&#039;accéder à un statut de « dieu » (&#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;) et qui symbolise la f&#039;&#039;&#039;orce universelle&#039;&#039;&#039; de la &#039;&#039;&#039;concurrence naturelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La Divinité comme Conquête Humaine : L&#039;[[apothéose]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Antiquité, et en particulier dans le contexte sumérien qui a influencé les textes bibliques, la divinité n&#039;était pas nécessairement une entité intemporelle et transcendante, mais un &#039;&#039;&#039;statut atteignable par l&#039;homme&#039;&#039;&#039;. Cette idée est nommée &#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;[[Rois]] et [[dieux]] :&#039;&#039;&#039; Les [[rois]] de l&#039;Antiquité, en particulier au début de l&#039;histoire, étaient considérés comme des [[dieux]] ou des entités divines. Le personnage nommé [[Yahvé]] dans les récits de [[Correspondance historique : L&#039;Exode|L&#039;Exode]] est très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039; qui a été associé à la divinité [[Yahvé]] pour des raisons sacrées&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Acquisition du Statut Divin :&#039;&#039;&#039; Le statut divin était atteint par la réalisation d&#039;un &#039;&#039;&#039;rite sacré&#039;&#039;&#039;. Le texte de la Genèse atteste que Adam et Ève sont devenus &#039;&#039;&#039;« comme des dieux »&#039;&#039;&#039; (un propos simple et limpide confirmé par Dieu dans le texte) après avoir accompli un &amp;lt;u&amp;gt;acte interdit&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Rite de la [[Hiérogamie]] :&#039;&#039;&#039; Le rite le plus ancien lié à cette accession au statut divin est la &#039;&#039;&#039;[[Hiérogamie]]&#039;&#039;&#039;, une &#039;&#039;&#039;union sacrée&#039;&#039;&#039; (souvent &amp;lt;u&amp;gt;charnelle&amp;lt;/u&amp;gt;) avec une déesse (comme [[Ishtar]]/[[Ève]]). Ce rite était nécessaire pour &#039;&#039;&#039;devenir roi&#039;&#039;&#039; et obtenir un &#039;&#039;&#039;statut quasi-divin&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le Fondement Anthropophage et l&#039;[[Essentialisme]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;origine de la notion de divinité est liée à la &#039;&#039;&#039;pratique anthropophage&#039;&#039;&#039; (cannibale), qui fut identifiée comme l&#039;expression ultime de la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Divinité et Cannibalisme :&#039;&#039;&#039; les &#039;&#039;&#039;dieux anciens&#039;&#039;&#039; étaient, dans leur fondement, des &#039;&#039;&#039;anthropophages&#039;&#039;&#039;. L&#039;acte d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], qui les a rendus « comme des dieux », était de nature &#039;&#039;&#039;alimentaire&#039;&#039;&#039; et nécessitait un &#039;&#039;&#039;enfantement&#039;&#039;&#039; – ils ont mangé leur propre « &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; » (= leur enfant).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Essence Indivisible :&#039;&#039;&#039; cette pratique se fondait sur la doctrine de l&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;[[essentialisme]]&#039;&#039;&#039;, une pensée selon laquelle l&#039;&#039;&#039;&#039;essence&#039;&#039;&#039; (substance) de tout individu est &#039;&#039;&#039;immuable et indivisible&#039;&#039;&#039;. L&#039;anthropophage croyait qu&#039;en mangeant un individu (surtout un proche ou son enfant, le lien étant plus puissant), il acquérait son essence pleine et entière, provoquant une &#039;&#039;&#039;métamorphose psychique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Origine de l&#039;Âme et de l&#039;Esprit :&#039;&#039;&#039; Les notions d&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;âme&#039;&#039;&#039; et d&#039;&#039;&#039;&#039;esprit&#039;&#039;&#039; (éléments persistants et indivisibles) proviennent de cette pensée cannibale. La divinité est donc liée à l&#039;acquisition de cette essence pleine et entière, qui, étant indivisible, pouvait se &#039;&#039;&#039;démultiplier&#039;&#039;&#039; à l&#039;infini et être transmise (comme dans l&#039;[[Eucaristie|Eucharistie]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. L&#039;Essence de Yahvé : La [[Concurrence]] Naturelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entité divine nommée &#039;&#039;&#039;[[Yahvé]]&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est l&#039;incarnation d&#039;une force naturelle fondamentale qui est la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Jalousie du Vivant :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] se présente comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;grande jalousie du vivant&#039;&#039;&#039; (concurrence intra-spécifique). Le culte de Yahvé est en fait le culte de la &amp;lt;u&amp;gt;concurrence naturelle&amp;lt;/u&amp;gt; entre espèces et individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Attributs du Dieu de la [[concurrence]] :&#039;&#039;&#039; en conséquence, ce Dieu exige la &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; de l&#039;homme sur tout animal&amp;lt;/u&amp;gt; (y compris &amp;lt;u&amp;gt;les autres hommes&amp;lt;/u&amp;gt;, dans le contexte ancien) et est un &#039;&#039;&#039;Dieu des armées&#039;&#039;&#039; qui peut &amp;lt;u&amp;gt;provoquer la division pour encourager la concurrence&amp;lt;/u&amp;gt; (comme à Babel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Identités Historiques :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] est considéré comme le même Dieu que le dieu sumérien &#039;&#039;&#039;[[Ea]] /Iaou&#039;&#039;&#039; (dieu de l&#039;eau, de la sagesse et de la jalousie/concurrence). Il est également assimilé à [[Baal]] (qui fut son fils symbolique dans les mythologies polythéistes et est une &amp;lt;u&amp;gt;variante historique du culte d&#039;Adam&amp;lt;/u&amp;gt;), ainsi qu&#039;au dieu égyptien [[Seth]] (qui représente également la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. La Nature Christique : Une Renaissance Spirituelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;[[Jésus-Christ|Christ]]&#039;&#039;&#039;  (qui est le nom donné à la part divine et sacrale du personnage, et non à l&#039;homme) est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039; et incarne une nouvelle forme de divinité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Renaissance Sacrale :&#039;&#039;&#039; Le [[Jésus-Christ|Christ]] propose une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle (« naître de nouveau » ou « naître d’eau et d’Esprit ») qui est le seul moyen d&#039;atteindre le royaume de Dieu. Cette renaissance est &#039;&#039;&#039;psychique&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;accessible à tout homme&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Transformation :&#039;&#039;&#039; La divinité christique est une transformation qui &amp;lt;u&amp;gt;ne change pas le corps (chair)&amp;lt;/u&amp;gt;, mais l&#039;&#039;&#039;&#039;âme/l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Mutation du rite :&#039;&#039;&#039; Le Christ a &amp;lt;u&amp;gt;refusé la tentation&amp;lt;/u&amp;gt; d&#039;effectuer l&#039;acte anthropophage de ses ancêtres (Adam/Baal)&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a accompli le même rite de renouvellement, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime&#039;&#039;&#039;, proposant une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne pratique sanglante. La divinité chrétienne est ainsi la sublimation et la correction du rite cannibale ancien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== De la généralisation à l&#039;initiation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Arsmann, les dieux auraient &amp;quot;&#039;&#039;&#039;choisi leur propre déclin pour laisser place au progrès&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, abandonnant le statut de [[Titans]] pour celui de dieux. Ils auraient ainsi mis fin à la barbarie de l&#039;anthropophagie généralisée en la restreignant et en s&#039;en appropriant strictement le monopole. Cette restriction de l&#039;acte ancien à un cadre initiatique, ainsi que sa dissimulation et son camouflage à travers des symboles, constituerait la véritable différence entre les [[Titans]] (qui pratiquaient l&#039;anthropophagie au grand jour) et les dieux (qui la pratiquaient en secret ou par initiation). Cette période de transition constituerait le cœur des récits de la [[Titanomachie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 12 substitutions du Panthéon grec ===&lt;br /&gt;
Pour que cette situation perdure face aux pulsions anthropophages, le Panthéon s&#039;est principalement composé autour de 12 dieux, tous incarnation d&#039;une [[substitution]] à cette pulsion, qu&#039;Allan Arsmann analyse de la sorte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Zeus]] serait l&#039;expression du &amp;quot;non&amp;quot; à la vieille pulsion cannibale, l&#039;interdit qui a indirectement engendré tous les autres dieux et déesses (les substitutions). Bien qu&#039;il se soit opposé aux pratiques des Titans, il a lui-même participé à un acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; en consommant une partie d&#039;un enfant sacrifié, symbolisant ainsi [[Dionysos]], son propre &amp;quot;renouvellement&amp;quot;. Sa &amp;quot;foudre&amp;quot; symbolise la fin de l&#039;acte anthropophage.&lt;br /&gt;
* [[Arès]] incarne &#039;&#039;&#039;la guerre&#039;&#039;&#039; en tant que &#039;&#039;&#039;première substitution de la passion anthropophage&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* [[Héra]] est dépeinte par Arsmann comme étant la déesse non plus de la banale &amp;quot;jalousie&amp;quot;, mais bien supérieurement de la &amp;quot;&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;lois&#039;&#039;&#039;&amp;quot; et des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;contrats&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Bien qu&#039;elle puisse provoquer le retour des pratiques anciennes (notamment par le piège tendu à Zeus concernant l&#039;enfant Dionysos), elle symbolise aussi la mise en place d&#039;un ordre et de lois qui ont permis l&#039;évolution de l&#039;humanité.&lt;br /&gt;
* [[Hermès]] représente d&#039;après l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;substitution de la guerre&#039;&#039;&#039; par le commerce, le vol et le brigandage. Il est un &amp;quot;Titan plus malin, plus discret&amp;quot; qui a adopté l&#039;hermétisme et le secret. Il est devenu divin en reproduisant le rite cannibale et en offrant aux autres dieux de la viande humaine en substitut de la sienne, pour les rejoindre dans leur panthéon.&lt;br /&gt;
* [[Aphrodite]] symboliserait la &#039;&#039;&#039;substitution sexuelle&#039;&#039;&#039;, qui a permis de &#039;&#039;&#039;canaliser le désir charnel vers des plaisirs sexuels&#039;&#039;&#039;, engendrant même des enfants, ce qui était un progrès par rapport à l&#039;acte primordial de consommation.&lt;br /&gt;
* [[Poséidon]], héritage du dieu sumérien [[Ea]], serait l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;substitution religieuse&#039;&#039;&#039;. [[Ea]] serait le premier à avoir créé la religion elle-même comme un moyen de canaliser les pulsions anthropophages dans des rites et des actes religieux, évitant ainsi un retour aux massacres généralisés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La religion, avec ses temples et ses rites (comme la [[Hiérogamie]]), serait devenue une structure sociétale durable dans le but de maintenir l&#039;équilibre.&lt;br /&gt;
* [[Athéna]] est, selon Arsmann, associée à la &#039;&#039;&#039;quête du savoir et de la connaissance&#039;&#039;&#039;, qu&#039;il présente comme la &amp;quot;meilleure des substitutions&amp;quot; de l&#039;acte primordial. La consommation du fruit &amp;quot;[[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal|l&#039;Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]&amp;quot; est selon lui symboliquement liée à cette pratique.&lt;br /&gt;
* [[Déméter]] aurait eu en apanage le pouvoir de &#039;&#039;&#039;remplacer la chair humaine par le blé et le pain&#039;&#039;&#039;. Son culte marque une transition où l&#039;anthropophagie est devenue &amp;quot;limitée&amp;quot; et &amp;quot;cachée&amp;quot;, reflétant la &#039;&#039;&#039;victoire de la fertilité naturelle&#039;&#039;&#039; sur la stérilité associée aux Titans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du polythéisme au monothéisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Polythéisme ===&lt;br /&gt;
Le polythéisme est une manière concrète et objective de penser, où les dieux sont des &#039;&#039;&#039;personnifications des pulsions humaines&#039;&#039;&#039; et des &#039;&#039;&#039;dominantes de l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;. L&#039;acte de consommation aurait permis de &amp;quot;cumuler des pensées différentes&amp;quot; et d&#039;accéder à une &amp;quot;pensée de plus en plus objective&amp;quot;, engendrant une capacité d&#039;abstraction, les [[dieux]] étant vus comme de &amp;quot;nébuleux personnages préhistoriques&amp;quot; qui, les premiers, ont eu à &amp;quot;négocier ces pulsions&amp;quot; et &#039;&#039;&#039;ont choisi l&#039;évolution&#039;&#039;&#039; en disant &amp;quot;non&amp;quot; au déclin, bien qu&#039;ils aient &#039;&#039;&#039;longtemps maintenu ces pratiques en privé ou sous forme initiatique&#039;&#039;&#039;, à la différence des [[Titans]] qui les affichaient ouvertement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition vers le [[monothéisme]] s&#039;est faite par étapes. Face à la multiplication des divinités, les individus les plus éclairés ont commencé à comprendre &amp;lt;u&amp;gt;qu&#039;il ne fallait pas vénérer les &amp;quot;porteurs de l&#039;expérience&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (les &#039;&#039;&#039;dieux anthropophages&#039;&#039;&#039;), mais &#039;&#039;&#039;plutôt l&#039;expérience elle-même&#039;&#039;&#039; : la  [[Origine de la conscience|conscience]]. Cette évolution a d&#039;abord mené à une vision [[Hénothéisme|hénothéiste]] ou [[Monolâtrie|monolâtre]], où un seul dieu était vénéré comme supérieur et origine de tous les autres, tout en continuant de conférer une forme de divinité aux &amp;quot;petits dieux inférieurs&amp;quot;. Par exemple, [[Yahvé]] est décrit comme le &amp;quot;dieu des dieux&amp;quot; et le &amp;quot;dieu de la [[concurrence]]&amp;quot;, cherchant à supplanter les autres divinités tout en reconnaissant leur statut divin. La lutte de [[Yahvé]] contre la pluralité des [[Baal]] est ainsi interprétée comme &#039;&#039;&#039;une lutte contre sa propre multiplicité&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Monothéisme ===&lt;br /&gt;
Le [[monothéisme]] s&#039;est véritablement imposé historiquement, selon Allan Arsmann, lorsque l&#039;on a collectivement refusé l&#039;[[idolâtrie]] associée à la dévotion aux individus (les [[dieux]] anthropophages) et que l&#039;on a compris que l&#039;expérience originelle (l&#039;anthropophagie) avait évolué et ne menait plus au but initialement recherché. Il ne s&#039;agissait plus de vénérer la pédo-anthropophagie en tant que voie vers la [[Origine de la conscience|conscience]], mais seulement la [[Origine de la conscience|conscience]] que cette pédo-anthropophagie avait engendrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, les [[dieux]] anciens furent perçus comme obsolètes, car ils ne représentaient plus la [[Origine de la conscience|conscience]] elle-même, mais des &amp;quot;expressions attardées et imparfaites&amp;quot; de celle-ci, perdant ainsi leur qualificatif divin. Le discours monothéiste affirme en effet que c&#039;est la [[Origine de la conscience|conscience]] qui est divine, et que tout ce qui avait été considéré comme &amp;quot;[[sacré]]&amp;quot; ne l&#039;était qu&#039;en tant que chemin vers cette [[Origine de la conscience|conscience]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage fut &#039;&#039;&#039;un processus long et souvent violent&#039;&#039;&#039; sur le plan collectif, marqué par des &amp;lt;u&amp;gt;guerres&amp;lt;/u&amp;gt; et des &amp;lt;u&amp;gt;périodes de régression&amp;lt;/u&amp;gt;, mais il fut ressenti comme un t&#039;&#039;&#039;rauma brutal et immédiat pour l&#039;individu&#039;&#039;&#039;, qualifié d&#039;&amp;quot;[[éveil]]&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le christianisme, qui marque une étape importante dans cette évolution, a également hérité et &#039;&#039;&#039;transformé des symboles et des rites liés à cette anthropophagie originelle&#039;&#039;&#039;, comme le concept de &amp;quot;[[transsubstantiation christique]]&amp;quot; lié à l&#039;idée de &amp;quot;&#039;&#039;&#039;manger, c&#039;est devenir&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. La foi, elle-même, est suggérée comme ayant son origine dans l&#039;anthropophagie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Apothéose]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[apothéose]] est le processus, courant dans l&#039;Antiquité, par lequel un être humain (le plus souvent un roi) accédait au statut de divinité en accomplissant un rite sacré, le plus ancien étant l&#039;Hiérogamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La divinité aux temps modernes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; :  https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=704</id>
		<title>Dieu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=704"/>
		<updated>2025-12-07T01:53:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La divinité est, selon Allan Arsmann, un statut conféré par la consommation anthropophagique d&#039;un individu par un autre. Initialement, dans les temps anciens, cette consommation produisait selon lui un sentiment réel de supériorité chez l&#039;homme cannibale, avant que cette prise de conscience ne devienne obsolète et que le rituel ne soit plus répété que par tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine ==&lt;br /&gt;
Les [[dieux]], dans l&#039;Antiquité, auraient selon Arsmann trouvé leur origine conceptuelle dans des pratiques liées à l&#039;anthropophagie, et plus spécifiquement à la pédo-anthropophagie. L&#039;essence même du divin serait indissociable de cette pratique : c&#039;est ce qu&#039;affirme avoir découvert Allan Arsmann après une étude poussée des textes sacrés et éminents de nombreuses cultures anciennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nature de la divinité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse d&#039;Allan Arsmann, la nature de la divinité est un &#039;&#039;&#039;concept historique, culturel et psychologique&#039;&#039;&#039; qui a &#039;&#039;&#039;évolué&#039;&#039;&#039;, mais dont les fondements remontent à des &#039;&#039;&#039;pratiques humaines archaïques et rationnelles&#039;&#039;&#039;, bien loin des interprétations monothéistes modernes ou magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, la divinité dans l&#039;histoire et les textes sacrés s&#039;explique donc par un &#039;&#039;&#039;ensemble de concepts très concrets&#039;&#039;&#039;, basés sur l&#039;expérience humaine du &#039;&#039;&#039;cannibalisme&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;essentialisme&#039;&#039;&#039;), qui a permis à des individus (rois/héros) d&#039;accéder à un statut de « dieu » (&#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;) et qui symbolise la f&#039;&#039;&#039;orce universelle&#039;&#039;&#039; de la &#039;&#039;&#039;concurrence naturelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La Divinité comme Conquête Humaine : L&#039;[[apothéose]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Antiquité, et en particulier dans le contexte sumérien qui a influencé les textes bibliques, la divinité n&#039;était pas nécessairement une entité intemporelle et transcendante, mais un &#039;&#039;&#039;statut atteignable par l&#039;homme&#039;&#039;&#039;. Cette idée est nommée &#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;[[Rois]] et [[dieux]] :&#039;&#039;&#039; Les [[rois]] de l&#039;Antiquité, en particulier au début de l&#039;histoire, étaient considérés comme des [[dieux]] ou des entités divines. Le personnage nommé [[Yahvé]] dans les récits de [[Correspondance historique : L&#039;Exode|L&#039;Exode]] est très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039; qui a été associé à la divinité [[Yahvé]] pour des raisons sacrées&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Acquisition du Statut Divin :&#039;&#039;&#039; Le statut divin était atteint par la réalisation d&#039;un &#039;&#039;&#039;rite sacré&#039;&#039;&#039;. Le texte de la Genèse atteste que Adam et Ève sont devenus &#039;&#039;&#039;« comme des dieux »&#039;&#039;&#039; (un propos simple et limpide confirmé par Dieu dans le texte) après avoir accompli un &amp;lt;u&amp;gt;acte interdit&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Rite de la [[Hiérogamie]] :&#039;&#039;&#039; Le rite le plus ancien lié à cette accession au statut divin est la &#039;&#039;&#039;[[Hiérogamie]]&#039;&#039;&#039;, une &#039;&#039;&#039;union sacrée&#039;&#039;&#039; (souvent &amp;lt;u&amp;gt;charnelle&amp;lt;/u&amp;gt;) avec une déesse (comme [[Ishtar]]/[[Ève]]). Ce rite était nécessaire pour &#039;&#039;&#039;devenir roi&#039;&#039;&#039; et obtenir un &#039;&#039;&#039;statut quasi-divin&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le Fondement Anthropophage et l&#039;[[Essentialisme]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;origine de la notion de divinité est liée à la &#039;&#039;&#039;pratique anthropophage&#039;&#039;&#039; (cannibale), qui fut identifiée comme l&#039;expression ultime de la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Divinité et Cannibalisme :&#039;&#039;&#039; les &#039;&#039;&#039;dieux anciens&#039;&#039;&#039; étaient, dans leur fondement, des &#039;&#039;&#039;anthropophages&#039;&#039;&#039;. L&#039;acte d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], qui les a rendus « comme des dieux », était de nature &#039;&#039;&#039;alimentaire&#039;&#039;&#039; et nécessitait un &#039;&#039;&#039;enfantement&#039;&#039;&#039; – ils ont mangé leur propre « &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; » (= leur enfant).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Essence Indivisible :&#039;&#039;&#039; cette pratique se fondait sur la doctrine de l&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;[[essentialisme]]&#039;&#039;&#039;, une pensée selon laquelle l&#039;&#039;&#039;&#039;essence&#039;&#039;&#039; (substance) de tout individu est &#039;&#039;&#039;immuable et indivisible&#039;&#039;&#039;. L&#039;anthropophage croyait qu&#039;en mangeant un individu (surtout un proche ou son enfant, le lien étant plus puissant), il acquérait son essence pleine et entière, provoquant une &#039;&#039;&#039;métamorphose psychique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Origine de l&#039;Âme et de l&#039;Esprit :&#039;&#039;&#039; Les notions d&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;âme&#039;&#039;&#039; et d&#039;&#039;&#039;&#039;esprit&#039;&#039;&#039; (éléments persistants et indivisibles) proviennent de cette pensée cannibale. La divinité est donc liée à l&#039;acquisition de cette essence pleine et entière, qui, étant indivisible, pouvait se &#039;&#039;&#039;démultiplier&#039;&#039;&#039; à l&#039;infini et être transmise (comme dans l&#039;[[Eucaristie|Eucharistie]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. L&#039;Essence de Yahvé : La [[Concurrence]] Naturelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entité divine nommée &#039;&#039;&#039;[[Yahvé]]&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est l&#039;incarnation d&#039;une force naturelle fondamentale qui est la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Jalousie du Vivant :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] se présente comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;grande jalousie du vivant&#039;&#039;&#039; (concurrence intra-spécifique). Le culte de Yahvé est en fait le culte de la &amp;lt;u&amp;gt;concurrence naturelle&amp;lt;/u&amp;gt; entre espèces et individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Attributs du Dieu de la [[concurrence]] :&#039;&#039;&#039; en conséquence, ce Dieu exige la &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; de l&#039;homme sur tout animal&amp;lt;/u&amp;gt; (y compris &amp;lt;u&amp;gt;les autres hommes&amp;lt;/u&amp;gt;, dans le contexte ancien) et est un &#039;&#039;&#039;Dieu des armées&#039;&#039;&#039; qui peut &amp;lt;u&amp;gt;provoquer la division pour encourager la concurrence&amp;lt;/u&amp;gt; (comme à Babel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Identités Historiques :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] est considéré comme le même Dieu que le dieu sumérien &#039;&#039;&#039;[[Ea]] /Iaou&#039;&#039;&#039; (dieu de l&#039;eau, de la sagesse et de la jalousie/concurrence). Il est également assimilé à [[Baal]] (qui fut son fils symbolique dans les mythologies polythéistes et est une &amp;lt;u&amp;gt;variante historique du culte d&#039;Adam&amp;lt;/u&amp;gt;), ainsi qu&#039;au dieu égyptien [[Seth]] (qui représente également la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. La Nature Christique : Une Renaissance Spirituelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;[[Jésus-Christ|Christ]]&#039;&#039;&#039;  (qui est le nom donné à la part divine et sacrale du personnage, et non à l&#039;homme) est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039; et incarne une nouvelle forme de divinité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Renaissance Sacrale :&#039;&#039;&#039; Le [[Jésus-Christ|Christ]] propose une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle (« naître de nouveau » ou « naître d’eau et d’Esprit ») qui est le seul moyen d&#039;atteindre le royaume de Dieu. Cette renaissance est &#039;&#039;&#039;psychique&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;accessible à tout homme&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Transformation :&#039;&#039;&#039; La divinité christique est une transformation qui &amp;lt;u&amp;gt;ne change pas le corps (chair)&amp;lt;/u&amp;gt;, mais l&#039;&#039;&#039;&#039;âme/l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Mutation du rite :&#039;&#039;&#039; Le Christ a &amp;lt;u&amp;gt;refusé la tentation&amp;lt;/u&amp;gt; d&#039;effectuer l&#039;acte anthropophage de ses ancêtres (Adam/Baal)&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a accompli le même rite de renouvellement, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime&#039;&#039;&#039;, proposant une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne pratique sanglante. La divinité chrétienne est ainsi la sublimation et la correction du rite cannibale ancien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== De la généralisation à l&#039;initiation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Arsmann, les dieux auraient &amp;quot;&#039;&#039;&#039;choisi leur propre déclin pour laisser place au progrès&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, abandonnant le statut de [[Titans]] pour celui de dieux. Ils auraient ainsi mis fin à la barbarie de l&#039;anthropophagie généralisée en la restreignant et en s&#039;en appropriant strictement le monopole. Cette restriction de l&#039;acte ancien à un cadre initiatique, ainsi que sa dissimulation et son camouflage à travers des symboles, constituerait la véritable différence entre les [[Titans]] (qui pratiquaient l&#039;anthropophagie au grand jour) et les dieux (qui la pratiquaient en secret ou par initiation). Cette période de transition constituerait le cœur des récits de la [[Titanomachie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 12 substitutions du Panthéon grec ===&lt;br /&gt;
Pour que cette situation perdure face aux pulsions anthropophages, le Panthéon s&#039;est principalement composé autour de 12 dieux, tous incarnation d&#039;une [[substitution]] à cette pulsion, qu&#039;Allan Arsmann analyse de la sorte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Zeus]] serait l&#039;expression du &amp;quot;non&amp;quot; à la vieille pulsion cannibale, l&#039;interdit qui a indirectement engendré tous les autres dieux et déesses (les substitutions). Bien qu&#039;il se soit opposé aux pratiques des Titans, il a lui-même participé à un acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; en consommant une partie d&#039;un enfant sacrifié, symbolisant ainsi [[Dionysos]], son propre &amp;quot;renouvellement&amp;quot;. Sa &amp;quot;foudre&amp;quot; symbolise la fin de l&#039;acte anthropophage.&lt;br /&gt;
* [[Arès]] incarne &#039;&#039;&#039;la guerre&#039;&#039;&#039; en tant que &#039;&#039;&#039;première substitution de la passion anthropophage&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* [[Héra]] est dépeinte par Arsmann comme étant la déesse non plus de la banale &amp;quot;jalousie&amp;quot;, mais bien supérieurement de la &amp;quot;&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;lois&#039;&#039;&#039;&amp;quot; et des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;contrats&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Bien qu&#039;elle puisse provoquer le retour des pratiques anciennes (notamment par le piège tendu à Zeus concernant l&#039;enfant Dionysos), elle symbolise aussi la mise en place d&#039;un ordre et de lois qui ont permis l&#039;évolution de l&#039;humanité.&lt;br /&gt;
* [[Hermès]] représente d&#039;après l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;substitution de la guerre&#039;&#039;&#039; par le commerce, le vol et le brigandage. Il est un &amp;quot;Titan plus malin, plus discret&amp;quot; qui a adopté l&#039;hermétisme et le secret. Il est devenu divin en reproduisant le rite cannibale et en offrant aux autres dieux de la viande humaine en substitut de la sienne, pour les rejoindre dans leur panthéon.&lt;br /&gt;
* [[Aphrodite]] symboliserait la &#039;&#039;&#039;substitution sexuelle&#039;&#039;&#039;, qui a permis de &#039;&#039;&#039;canaliser le désir charnel vers des plaisirs sexuels&#039;&#039;&#039;, engendrant même des enfants, ce qui était un progrès par rapport à l&#039;acte primordial de consommation.&lt;br /&gt;
* [[Poséidon]], héritage du dieu sumérien [[Ea]], serait l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;substitution religieuse&#039;&#039;&#039;. [[Ea]] serait le premier à avoir créé la religion elle-même comme un moyen de canaliser les pulsions anthropophages dans des rites et des actes religieux, évitant ainsi un retour aux massacres généralisés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La religion, avec ses temples et ses rites (comme la [[Hiérogamie]]), serait devenue une structure sociétale durable dans le but de maintenir l&#039;équilibre.&lt;br /&gt;
* [[Athéna]] est, selon Arsmann, associée à la &#039;&#039;&#039;quête du savoir et de la connaissance&#039;&#039;&#039;, qu&#039;il présente comme la &amp;quot;meilleure des substitutions&amp;quot; de l&#039;acte primordial. La consommation du fruit &amp;quot;[[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal|l&#039;Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]&amp;quot; est selon lui symboliquement liée à cette pratique.&lt;br /&gt;
* [[Déméter]] aurait eu en apanage le pouvoir de &#039;&#039;&#039;remplacer la chair humaine par le blé et le pain&#039;&#039;&#039;. Son culte marque une transition où l&#039;anthropophagie est devenue &amp;quot;limitée&amp;quot; et &amp;quot;cachée&amp;quot;, reflétant la &#039;&#039;&#039;victoire de la fertilité naturelle&#039;&#039;&#039; sur la stérilité associée aux Titans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du polythéisme au monothéisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Polythéisme ===&lt;br /&gt;
Le polythéisme est une manière concrète et objective de penser, où les dieux sont des &#039;&#039;&#039;personnifications des pulsions humaines&#039;&#039;&#039; et des &#039;&#039;&#039;dominantes de l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;. L&#039;acte de consommation aurait permis de &amp;quot;cumuler des pensées différentes&amp;quot; et d&#039;accéder à une &amp;quot;pensée de plus en plus objective&amp;quot;, engendrant une capacité d&#039;abstraction, les [[dieux]] étant vus comme de &amp;quot;nébuleux personnages préhistoriques&amp;quot; qui, les premiers, ont eu à &amp;quot;négocier ces pulsions&amp;quot; et &#039;&#039;&#039;ont choisi l&#039;évolution&#039;&#039;&#039; en disant &amp;quot;non&amp;quot; au déclin, bien qu&#039;ils aient &#039;&#039;&#039;longtemps maintenu ces pratiques en privé ou sous forme initiatique&#039;&#039;&#039;, à la différence des [[Titans]] qui les affichaient ouvertement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition vers le [[monothéisme]] s&#039;est faite par étapes. Face à la multiplication des divinités, les individus les plus éclairés ont commencé à comprendre &amp;lt;u&amp;gt;qu&#039;il ne fallait pas vénérer les &amp;quot;porteurs de l&#039;expérience&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (les &#039;&#039;&#039;dieux anthropophages&#039;&#039;&#039;), mais &#039;&#039;&#039;plutôt l&#039;expérience elle-même&#039;&#039;&#039; : la  [[Origine de la conscience|conscience]]. Cette évolution a d&#039;abord mené à une vision [[Hénothéisme|hénothéiste]] ou [[Monolâtrie|monolâtre]], où un seul dieu était vénéré comme supérieur et origine de tous les autres, tout en continuant de conférer une forme de divinité aux &amp;quot;petits dieux inférieurs&amp;quot;. Par exemple, [[Yahvé]] est décrit comme le &amp;quot;dieu des dieux&amp;quot; et le &amp;quot;dieu de la [[concurrence]]&amp;quot;, cherchant à supplanter les autres divinités tout en reconnaissant leur statut divin. La lutte de [[Yahvé]] contre la pluralité des [[Baal]] est ainsi interprétée comme &#039;&#039;&#039;une lutte contre sa propre multiplicité&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Monothéisme ===&lt;br /&gt;
Le [[monothéisme]] s&#039;est véritablement imposé historiquement, selon Allan Arsmann, lorsque l&#039;on a collectivement refusé l&#039;[[idolâtrie]] associée à la dévotion aux individus (les [[dieux]] anthropophages) et que l&#039;on a compris que l&#039;expérience originelle (l&#039;anthropophagie) avait évolué et ne menait plus au but initialement recherché. Il ne s&#039;agissait plus de vénérer la pédo-anthropophagie en tant que voie vers la [[Origine de la conscience|conscience]], mais seulement la [[Origine de la conscience|conscience]] que cette pédo-anthropophagie avait engendrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, les [[dieux]] anciens furent perçus comme obsolètes, car ils ne représentaient plus la [[Origine de la conscience|conscience]] elle-même, mais des &amp;quot;expressions attardées et imparfaites&amp;quot; de celle-ci, perdant ainsi leur qualificatif divin. Le discours monothéiste affirme en effet que c&#039;est la [[Origine de la conscience|conscience]] qui est divine, et que tout ce qui avait été considéré comme &amp;quot;[[sacré]]&amp;quot; ne l&#039;était qu&#039;en tant que chemin vers cette [[Origine de la conscience|conscience]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage fut &#039;&#039;&#039;un processus long et souvent violent&#039;&#039;&#039; sur le plan collectif, marqué par des &amp;lt;u&amp;gt;guerres&amp;lt;/u&amp;gt; et des &amp;lt;u&amp;gt;périodes de régression&amp;lt;/u&amp;gt;, mais il fut ressenti comme un t&#039;&#039;&#039;rauma brutal et immédiat pour l&#039;individu&#039;&#039;&#039;, qualifié d&#039;&amp;quot;[[éveil]]&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le christianisme, qui marque une étape importante dans cette évolution, a également hérité et &#039;&#039;&#039;transformé des symboles et des rites liés à cette anthropophagie originelle&#039;&#039;&#039;, comme le concept de &amp;quot;[[transsubstantiation christique]]&amp;quot; lié à l&#039;idée de &amp;quot;&#039;&#039;&#039;manger, c&#039;est devenir&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. La foi, elle-même, est suggérée comme ayant son origine dans l&#039;anthropophagie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Apothéose]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[apothéose]] est le processus, courant dans l&#039;Antiquité, par lequel un être humain (le plus souvent un roi) accédait au statut de divinité en accomplissant un rite sacré, le plus ancien étant l&#039;Hiérogamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La divinité aux temps modernes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; :  https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=703</id>
		<title>Dieu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Dieu&amp;diff=703"/>
		<updated>2025-12-07T01:48:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La divinité est, selon Allan Arsmann, un statut conféré par la consommation anthropophagique d&#039;un individu par un autre. Initialement, dans les temps anciens, cette consommation produisait selon lui un sentiment réel de supériorité chez l&#039;homme cannibale, avant que cette prise de conscience ne devienne obsolète et que le rituel ne soit plus répété que par tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine ==&lt;br /&gt;
Les [[dieux]], dans l&#039;Antiquité, auraient selon Arsmann trouvé leur origine conceptuelle dans des pratiques liées à l&#039;anthropophagie, et plus spécifiquement à la pédo-anthropophagie. L&#039;essence même du divin serait indissociable de cette pratique : c&#039;est ce qu&#039;affirme avoir découvert Allan Arsmann après une étude poussée des textes sacrés et éminents de nombreuses cultures anciennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La nature de la divinité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse d&#039;Allan Arsmann, la nature de la divinité est un &#039;&#039;&#039;concept historique, culturel et psychologique&#039;&#039;&#039; qui a &#039;&#039;&#039;évolué&#039;&#039;&#039;, mais dont les fondements remontent à des &#039;&#039;&#039;pratiques humaines archaïques et rationnelles&#039;&#039;&#039;, bien loin des interprétations monothéistes modernes ou magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, la divinité dans l&#039;histoire et les textes sacrés s&#039;explique donc par un &#039;&#039;&#039;ensemble de concepts très concrets&#039;&#039;&#039;, basés sur l&#039;expérience humaine du &#039;&#039;&#039;cannibalisme&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;essentialisme&#039;&#039;&#039;), qui a permis à des individus (rois/héros) d&#039;accéder à un statut de « dieu » (&#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;) et qui symbolise la f&#039;&#039;&#039;orce universelle&#039;&#039;&#039; de la &#039;&#039;&#039;concurrence naturelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La Divinité comme Conquête Humaine : L&#039;[[apothéose]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Antiquité, et en particulier dans le contexte sumérien qui a influencé les textes bibliques, la divinité n&#039;était pas nécessairement une entité intemporelle et transcendante, mais un &#039;&#039;&#039;statut atteignable par l&#039;homme&#039;&#039;&#039;. Cette idée est nommée &#039;&#039;&#039;[[apothéose]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;[[Rois]] et [[dieux]] :&#039;&#039;&#039; Les [[rois]] de l&#039;Antiquité, en particulier au début de l&#039;histoire, étaient considérés comme des [[dieux]] ou des entités divines. Le personnage nommé [[Yahvé]] dans les récits de [[Correspondance historique : L&#039;Exode|L&#039;Exode]] est très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039; qui a été associé à la divinité [[Yahvé]] pour des raisons sacrées&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Acquisition du Statut Divin :&#039;&#039;&#039; Le statut divin était atteint par la réalisation d&#039;un &#039;&#039;&#039;rite sacré&#039;&#039;&#039;. Le texte de la Genèse atteste que Adam et Ève sont devenus &#039;&#039;&#039;« comme des dieux »&#039;&#039;&#039; (un propos simple et limpide confirmé par Dieu dans le texte) après avoir accompli un &amp;lt;u&amp;gt;acte interdit&amp;lt;/u&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Rite de la [[Hiérogamie]] :&#039;&#039;&#039; Le rite le plus ancien lié à cette accession au statut divin est la &#039;&#039;&#039;[[Hiérogamie]]&#039;&#039;&#039;, une &#039;&#039;&#039;union sacrée&#039;&#039;&#039; (souvent &amp;lt;u&amp;gt;charnelle&amp;lt;/u&amp;gt;) avec une déesse (comme [[Ishtar]]/[[Ève]]). Ce rite était nécessaire pour &#039;&#039;&#039;devenir roi&#039;&#039;&#039; et obtenir un &#039;&#039;&#039;statut quasi-divin&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le Fondement Anthropophage et l&#039;[[Essentialisme]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;origine de la notion de divinité est liée à la &#039;&#039;&#039;pratique anthropophage&#039;&#039;&#039; (cannibale), qui fut identifiée comme l&#039;expression ultime de la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Divinité et Cannibalisme :&#039;&#039;&#039; les &#039;&#039;&#039;dieux anciens&#039;&#039;&#039; étaient, dans leur fondement, des &#039;&#039;&#039;anthropophages&#039;&#039;&#039;. L&#039;acte d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], qui les a rendus « comme des dieux », était de nature &#039;&#039;&#039;alimentaire&#039;&#039;&#039; et nécessitait un &#039;&#039;&#039;enfantement&#039;&#039;&#039; – ils ont mangé leur propre « &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; » (= leur enfant).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Essence Indivisible :&#039;&#039;&#039; cette pratique se fondait sur la doctrine de l&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;[[essentialisme]]&#039;&#039;&#039;, une pensée selon laquelle l&#039;&#039;&#039;&#039;essence&#039;&#039;&#039; (substance) de tout individu est &#039;&#039;&#039;immuable et indivisible&#039;&#039;&#039;. L&#039;anthropophage croyait qu&#039;en mangeant un individu (surtout un proche ou son enfant, le lien étant plus puissant), il acquérait son essence pleine et entière, provoquant une &#039;&#039;&#039;métamorphose psychique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Origine de l&#039;Âme et de l&#039;Esprit :&#039;&#039;&#039; Les notions d&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;&#039;&#039;âme&#039;&#039;&#039; et d&#039;&#039;&#039;&#039;esprit&#039;&#039;&#039; (éléments persistants et indivisibles) proviennent de cette pensée cannibale. La divinité est donc liée à l&#039;acquisition de cette essence pleine et entière, qui, étant indivisible, pouvait se &#039;&#039;&#039;démultiplier&#039;&#039;&#039; à l&#039;infini et être transmise (comme dans l&#039;[[Eucaristie|Eucharistie]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. L&#039;Essence de Yahvé : La [[Concurrence]] Naturelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;entité divine nommée &#039;&#039;&#039;[[Yahvé]]&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est l&#039;incarnation d&#039;une force naturelle fondamentale qui est la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Jalousie du Vivant :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] se présente comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;grande jalousie du vivant&#039;&#039;&#039; (concurrence intra-spécifique). Le culte de Yahvé est en fait le culte de la &amp;lt;u&amp;gt;concurrence naturelle&amp;lt;/u&amp;gt; entre espèces et individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Attributs du Dieu de la [[concurrence]] :&#039;&#039;&#039; en conséquence, ce Dieu exige la &amp;lt;u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; de l&#039;homme sur tout animal&amp;lt;/u&amp;gt; (y compris &amp;lt;u&amp;gt;les autres hommes&amp;lt;/u&amp;gt;, dans le contexte ancien) et est un &#039;&#039;&#039;Dieu des armées&#039;&#039;&#039; qui peut &amp;lt;u&amp;gt;provoquer la division pour encourager la concurrence&amp;lt;/u&amp;gt; (comme à Babel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Identités Historiques :&#039;&#039;&#039; [[Yahvé]] est considéré comme le même Dieu que le dieu sumérien &#039;&#039;&#039;[[Ea]] /Iaou&#039;&#039;&#039; (dieu de l&#039;eau, de la sagesse et de la jalousie/concurrence). Il est également assimilé à [[Baal]] (qui fut son fils symbolique dans les mythologies polythéistes et est une &amp;lt;u&amp;gt;variante historique du culte d&#039;Adam&amp;lt;/u&amp;gt;), ainsi qu&#039;au dieu égyptien [[Seth]] (qui représente également la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. La Nature Christique : Une Renaissance Spirituelle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;[[Jésus-Christ|Christ]]&#039;&#039;&#039;  (qui est le nom donné à la part divine et sacrale du personnage, et non à l&#039;homme) est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039; et incarne une nouvelle forme de divinité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;&#039;Renaissance Sacrale :&#039;&#039;&#039; Le [[Jésus-Christ|Christ]] propose une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle (« naître de nouveau » ou « naître d’eau et d’Esprit ») qui est le seul moyen d&#039;atteindre le royaume de Dieu. Cette renaissance est &#039;&#039;&#039;psychique&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;accessible à tout homme&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Transformation :&#039;&#039;&#039; La divinité christique est une transformation qui &amp;lt;u&amp;gt;ne change pas le corps (chair)&amp;lt;/u&amp;gt;, mais l&#039;&#039;&#039;&#039;âme/l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Mutation du rite :&#039;&#039;&#039; Le Christ a &amp;lt;u&amp;gt;refusé la tentation&amp;lt;/u&amp;gt; d&#039;effectuer l&#039;acte anthropophage de ses ancêtres (Adam/Baal)&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il a accompli le même rite de renouvellement, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime&#039;&#039;&#039;, proposant une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne pratique sanglante. La divinité chrétienne est ainsi la sublimation et la correction du rite cannibale ancien.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== De la généralisation à l&#039;initiation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Arsmann, les dieux auraient &amp;quot;&#039;&#039;&#039;choisi leur propre déclin pour laisser place au progrès&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, abandonnant le statut de [[Titans]] pour celui de dieux. Ils auraient ainsi mis fin à la barbarie de l&#039;anthropophagie généralisée en la restreignant et en s&#039;en appropriant strictement le monopole. Cette restriction de l&#039;acte ancien à un cadre initiatique, ainsi que sa dissimulation et son camouflage à travers des symboles, constituerait la véritable différence entre les [[Titans]] (qui pratiquaient l&#039;anthropophagie au grand jour) et les dieux (qui la pratiquaient en secret ou par initiation). Cette période de transition constituerait le cœur des récits de la [[Titanomachie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les 12 substitutions du Panthéon grec ===&lt;br /&gt;
Pour que cette situation perdure face aux pulsions anthropophages, le Panthéon s&#039;est principalement composé autour de 12 dieux, tous incarnation d&#039;une [[substitution]] à cette pulsion, qu&#039;Allan Arsmann analyse de la sorte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Zeus]] serait l&#039;expression du &amp;quot;non&amp;quot; à la vieille pulsion cannibale, l&#039;interdit qui a indirectement engendré tous les autres dieux et déesses (les substitutions). Bien qu&#039;il se soit opposé aux pratiques des Titans, il a lui-même participé à un acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; en consommant une partie d&#039;un enfant sacrifié, symbolisant ainsi [[Dionysos]], son propre &amp;quot;renouvellement&amp;quot;. Sa &amp;quot;foudre&amp;quot; symbolise la fin de l&#039;acte anthropophage.&lt;br /&gt;
* [[Arès]] incarne &#039;&#039;&#039;la guerre&#039;&#039;&#039; en tant que &#039;&#039;&#039;première substitution de la passion anthropophage&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* [[Héra]] est dépeinte par Arsmann comme étant la déesse non plus de la banale &amp;quot;jalousie&amp;quot;, mais bien supérieurement de la &amp;quot;&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;lois&#039;&#039;&#039;&amp;quot; et des &amp;quot;&#039;&#039;&#039;contrats&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Bien qu&#039;elle puisse provoquer le retour des pratiques anciennes (notamment par le piège tendu à Zeus concernant l&#039;enfant Dionysos), elle symbolise aussi la mise en place d&#039;un ordre et de lois qui ont permis l&#039;évolution de l&#039;humanité.&lt;br /&gt;
* [[Hermès]] représente d&#039;après l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;substitution de la guerre&#039;&#039;&#039; par le commerce, le vol et le brigandage. Il est un &amp;quot;Titan plus malin, plus discret&amp;quot; qui a adopté l&#039;hermétisme et le secret. Il est devenu divin en reproduisant le rite cannibale et en offrant aux autres dieux de la viande humaine en substitut de la sienne, pour les rejoindre dans leur panthéon.&lt;br /&gt;
* [[Aphrodite]] symboliserait la &#039;&#039;&#039;substitution sexuelle&#039;&#039;&#039;, qui a permis de &#039;&#039;&#039;canaliser le désir charnel vers des plaisirs sexuels&#039;&#039;&#039;, engendrant même des enfants, ce qui était un progrès par rapport à l&#039;acte primordial de consommation.&lt;br /&gt;
* [[Poséidon]], héritage du dieu sumérien [[Ea]], serait l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;substitution religieuse&#039;&#039;&#039;. [[Ea]] serait le premier à avoir créé la religion elle-même comme un moyen de canaliser les pulsions anthropophages dans des rites et des actes religieux, évitant ainsi un retour aux massacres généralisés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La religion, avec ses temples et ses rites (comme la [[Hiérogamie]]), serait devenue une structure sociétale durable dans le but de maintenir l&#039;équilibre.&lt;br /&gt;
* [[Athéna]] est, selon Arsmann, associée à la &#039;&#039;&#039;quête du savoir et de la connaissance&#039;&#039;&#039;, qu&#039;il présente comme la &amp;quot;meilleure des substitutions&amp;quot; de l&#039;acte primordial. La consommation du fruit &amp;quot;[[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal|l&#039;Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]&amp;quot; est selon lui symboliquement liée à cette pratique.&lt;br /&gt;
* [[Déméter]] aurait eu en apanage le pouvoir de &#039;&#039;&#039;remplacer la chair humaine par le blé et le pain&#039;&#039;&#039;. Son culte marque une transition où l&#039;anthropophagie est devenue &amp;quot;limitée&amp;quot; et &amp;quot;cachée&amp;quot;, reflétant la &#039;&#039;&#039;victoire de la fertilité naturelle&#039;&#039;&#039; sur la stérilité associée aux Titans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du polythéisme au monothéisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Polythéisme ===&lt;br /&gt;
Le polythéisme est une manière concrète et objective de penser, où les dieux sont des &#039;&#039;&#039;personnifications des pulsions humaines&#039;&#039;&#039; et des &#039;&#039;&#039;dominantes de l&#039;esprit&#039;&#039;&#039;. L&#039;acte de consommation aurait permis de &amp;quot;cumuler des pensées différentes&amp;quot; et d&#039;accéder à une &amp;quot;pensée de plus en plus objective&amp;quot;, engendrant une capacité d&#039;abstraction, les [[dieux]] étant vus comme de &amp;quot;nébuleux personnages préhistoriques&amp;quot; qui, les premiers, ont eu à &amp;quot;négocier ces pulsions&amp;quot; et &#039;&#039;&#039;ont choisi l&#039;évolution&#039;&#039;&#039; en disant &amp;quot;non&amp;quot; au déclin, bien qu&#039;ils aient &#039;&#039;&#039;longtemps maintenu ces pratiques en privé ou sous forme initiatique&#039;&#039;&#039;, à la différence des [[Titans]] qui les affichaient ouvertement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition vers le [[monothéisme]] s&#039;est faite par étapes. Face à la multiplication des divinités, les individus les plus éclairés ont commencé à comprendre &amp;lt;u&amp;gt;qu&#039;il ne fallait pas vénérer les &amp;quot;porteurs de l&#039;expérience&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt; (les &#039;&#039;&#039;dieux anthropophages&#039;&#039;&#039;), mais &#039;&#039;&#039;plutôt l&#039;expérience elle-même&#039;&#039;&#039; : la  [[Origine de la conscience|conscience]]. Cette évolution a d&#039;abord mené à une vision [[Hénothéisme|hénothéiste]] ou [[Monolâtrie|monolâtre]], où un seul dieu était vénéré comme supérieur et origine de tous les autres, tout en continuant de conférer une forme de divinité aux &amp;quot;petits dieux inférieurs&amp;quot;. Par exemple, [[Yahvé]] est décrit comme le &amp;quot;dieu des dieux&amp;quot; et le &amp;quot;dieu de la [[concurrence]]&amp;quot;, cherchant à supplanter les autres divinités tout en reconnaissant leur statut divin. La lutte de [[Yahvé]] contre la pluralité des [[Baal]] est ainsi interprétée comme &#039;&#039;&#039;une lutte contre sa propre multiplicité&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Monothéisme ===&lt;br /&gt;
Le [[monothéisme]] s&#039;est véritablement imposé historiquement, selon Allan Arsmann, lorsque l&#039;on a collectivement refusé l&#039;[[idolâtrie]] associée à la dévotion aux individus (les [[dieux]] anthropophages) et que l&#039;on a compris que l&#039;expérience originelle (l&#039;anthropophagie) avait évolué et ne menait plus au but initialement recherché. Il ne s&#039;agissait plus de vénérer la pédo-anthropophagie en tant que voie vers la [[Origine de la conscience|conscience]], mais seulement la [[Origine de la conscience|conscience]] que cette pédo-anthropophagie avait engendrée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade, les [[dieux]] anciens furent perçus comme obsolètes, car ils ne représentaient plus la [[Origine de la conscience|conscience]] elle-même, mais des &amp;quot;expressions attardées et imparfaites&amp;quot; de celle-ci, perdant ainsi leur qualificatif divin. Le discours monothéiste affirme en effet que c&#039;est la [[Origine de la conscience|conscience]] qui est divine, et que tout ce qui avait été considéré comme &amp;quot;[[sacré]]&amp;quot; ne l&#039;était qu&#039;en tant que chemin vers cette [[Origine de la conscience|conscience]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage fut &#039;&#039;&#039;un processus long et souvent violent&#039;&#039;&#039; sur le plan collectif, marqué par des &amp;lt;u&amp;gt;guerres&amp;lt;/u&amp;gt; et des &amp;lt;u&amp;gt;périodes de régression&amp;lt;/u&amp;gt;, mais il fut ressenti comme un t&#039;&#039;&#039;rauma brutal et immédiat pour l&#039;individu&#039;&#039;&#039;, qualifié d&#039;&amp;quot;[[éveil]]&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le christianisme, qui marque une étape importante dans cette évolution, a également hérité et &#039;&#039;&#039;transformé des symboles et des rites liés à cette anthropophagie originelle&#039;&#039;&#039;, comme le concept de &amp;quot;[[transsubstantiation christique]]&amp;quot; lié à l&#039;idée de &amp;quot;&#039;&#039;&#039;manger, c&#039;est devenir&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. La foi, elle-même, est suggérée comme ayant son origine dans l&#039;anthropophagie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Apothéose]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[[apothéose]] est le processus, courant dans l&#039;Antiquité, par lequel un être humain (le plus souvent un roi) accédait au statut de divinité en accomplissant un rite sacré, le plus ancien étant l&#039;Hiérogamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La divinité aux temps modernes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Cf. Allan ARSMANN, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd Paradeigma, tome 5 vol. 2 (&#039;&#039;L&#039;Homme&#039;&#039;), ch 51 pp. 385-406. Dans son livre, Allan Arsmann démontre comment le personnage nommé &amp;quot;[[Yahvé]]&amp;quot; dans l&#039;Exode biblique a pu être historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&lt;br /&gt;
# C&#039;est l&#039;interprétation qu&#039;Allan Arsmann fait de l&#039;épisode de la &amp;quot; [[Tentation du Christ dans le désert]] &amp;quot;, décrite dans Matth. 4, 1-11.&lt;br /&gt;
# Cf. l&#039;explication par l&#039;auteur du mythe d&#039;[[Uta-Napishtim]], le [[Noé]] de &#039;&#039;[[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; :  https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Mo%C3%AFse&amp;diff=702</id>
		<title>Moïse</title>
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		<updated>2025-12-07T01:41:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Moïse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663).jpg|alt=Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Premier prophète du judaïsme&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Amram (père)&amp;lt;br /&amp;gt;Jokébed (mère)&amp;lt;br /&amp;gt;Bithiah (mère adoptive)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Séphora&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Gershom&amp;lt;br /&amp;gt;Eliézer&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Josué]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse est une figure emblématique des religions abrahamiques, vénéré comme un prophète, un législateur et un leader. Les textes sacrés, en particulier l&#039;Ancien Testament et la Torah, décrivent sa vie, de sa naissance miraculeuse à sa mort énigmatique dans le désert, et son rôle central dans la libération du peuple hébreu de l&#039;esclavage en Égypte et la réception de la Loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Le nom de Moïse]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom hébreu מֹשֶׁה (Mōšeh) est aujourd’hui considéré comme dérivé de l’ancien égyptien ms(ȝ), « engendré par » ou « fils de ». Cette racine figure dans de nombreux noms royaux et théophores de la fin du Nouvel Empire (par exemple Thoutmôsis « fils de Thot » ou Amênmôsis « fils d’Amon »), ce qui correspond au cadre culturel et chronologique traditionnellement associé à l’histoire de Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après cette interprétation, « Moïse » serait en réalité la forme courte d’un nom composé – très probablement Usir-ms(ȝ), « fils d’Osiris » – dont la mention explicite de la divinité aurait été omise dans la transmission ultérieure. L’adoption par la fille du pharaon, qui pourrait avoir été une prêtresse d’Isis, épouse d’Osiris&amp;lt;ref&amp;gt;La Bible hébraïque (Exode 2 :5-10) parle d’elle simplement comme « la fille de Pharaon », mais dans la tradition juive rabbinique, elle est nommée « Bithiah » (fille de Dieu), et on la dit convertie et adoptée par le peuple d’Israël. Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas de l&#039;ouvrage &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &amp;quot;Mystères d&#039;Egypte&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. Paradeigma), ch. 9 p. 249, ainsi que dans une vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Le Nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=V8357mldL1E&amp;amp;t=33s), précise qu&#039;il est impossible d&#039;établir cette appartenance cléricale avec certitude, mais présente plusieurs indices convergents qui vont dans le sens de la pertinence de cette hypothèse. Selon l&#039;analyse historiographique proposée par Arsmann, la mère adoptive, nommée Thermutis - &#039;&#039;Θερμούθις&#039;&#039; selon Flavius Josèphe in &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, II, 224–231, était très probablement associée au culte d&#039;Isis pour les raisons suivantes : dans l’Égypte gréco-romaine, &#039;&#039;&#039;Thermuthis&#039;&#039;&#039; était  un nom populaire de la déesse serpent protectrice des rois, parfois assimilée à Isis. Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement pas anodin. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (son propos est à nuancer cependant, cette pratique s&#039;étant vue davantage à l&#039;époque ptolémaïque, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039; &#039;&#039;le sort ne lui ayant pas encore donné de progéniture, et elle le présenta à son père, disant qu’elle l’avait trouvé sur le Nil et qu’elle l’avait adopté comme son fils.&#039;&#039; », trad. de la CUF). Certains auteurs chrétiens anciens comme Grégoire de Nysse (dans son ouvrage &#039;&#039;De Vita Moysis&#039;&#039; , IVe siècle) décrivent la fille de Pharaon comme étant stérile, interprétant sa stérilité comme un symbole de la philosophie profane. Or dans la mythologie égyptienne, Isis a eu des difficultés à avoir un enfant avec Osiris mais y est parvenue, devenant la déesse égyptienne de la fertilité. Les filles stériles étaient jadis associées au culte de la déesse locale de la fertilité. Enfin, les prêtresses d’Isis pratiquaient très probablement des rites de purification impliquant des ablutions, et il est tout à fait plausible que ces ablutions aient pu se faire dans le Nil ou dans des eaux considérées comme sacrées (cf. Papyrus Chester Beatty I ; Plutarque, in &#039;&#039;De Iside et Osiride,&#039;&#039; évoque les pratiques religieuses autour d’Isis, dont la purification par l’eau est une composante importante ; des fouilles dans les temples d’Isis (Philae, Dendérah) montrent la présence de bassins rituels pour les ablutions). Or, Isis étant l&#039;épouse du dieu Osiris, Arsmann conclut qu&#039;elle est de fait donc la &amp;quot;mère&amp;quot; d&#039;Ousir-Moshé (= né d&#039;Osiris), alias Moïse. Flavius Josèphe prétend lui dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; que Moïse avait un nom originel qui le rattachait à Moïse : « &#039;&#039;Il (Manéthon) disait aussi que le prêtre qui avait établi leur constitution et leurs lois était par naissance d’Héliopolis, et qu’il portait le nom d’&#039;&#039;&#039;Osarsiph&#039;&#039;&#039;, tiré d’&#039;&#039;&#039;Osiris&#039;&#039;&#039;, le dieu d’Héliopolis.&#039;&#039; &#039;&#039;Mais qu’après être passé du côté de ce peuple, il avait changé de nom et fut appelé &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (I, §250).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine &amp;amp; Contexte historique ==&lt;br /&gt;
Selon des témoignages anciens, Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait possiblement né dans une famille égyptienne et non hébraïque&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est la conclusion qu&#039;Allan Arsmann, chercheur indépendant, tire de l&#039;analyse qu&#039;il a faite à partir d&#039;une multitude de sources, dans son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2, ch. 8 pp. 227-245. Voir aussi ses vidéos : &amp;quot;Le nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; et &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;. L&#039;ensemble de ce volume de son oeuvre est consacré à Moïse et à l&#039;Exode biblique, rapporté à celui des Hyksôs : l&#039;auteur y déploie toutes ses démonstrations, arguments, hypothèses et conclusions.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des auteurs comme [[Manethon|Manéthon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Manéthon de Sebennytos&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C3%A9thon_de_Sebennytos.&amp;lt;/ref&amp;gt;, actif au IIIᵉ siècle av. J.-C., le présentent explicitement comme un Égyptien de naissance&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte original de Manéthon (IIIe siècle av. J.C.) n’est pas conservé. Ce que nous connaissons de son &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039; (&#039;&#039;Histoire de l’Égypte&#039;&#039;) provient de fragments transmis indirectement, surtout par Flavius Josèphe (&#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039;), Julius Africanus, Eusèbe de Césarée, et Syncelle. Dans ces fragments, Manéthon ou des traditions qui lui sont attribuées présentent Moïse non pas comme un prophète hébreu, mais comme un personnage égyptien, souvent identifié à un prêtre ou à un chef de lépreux ou de populations impures expulsées d’Égypte. La source la plus importante est chez Josèphe, qui cite longuement Manéthon pour le réfuter. Dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31 (fragments principaux de Manéthon), Josèphe rapporte que Manéthon aurait raconté l’histoire suivante : &amp;quot;&#039;&#039;Sous le règne d’un roi appelé Amenophis&#039;&#039; (probablement Amenhotep III ou IV)&#039;&#039;, un devin ou sage conseille au roi de purifier l’Égypte des impurs (lépreux, malades, étrangers).&#039;&#039; &#039;&#039;Le roi rassemble 80 000 personnes impures, dont beaucoup sont des prêtres impurs. Ces lépreux sont envoyés dans les carrières de l’Est du Nil. Plus tard, le roi les installe dans la ville abandonnée d’Avaris&#039;&#039; (ancienne capitale hyksôs)&#039;&#039;. À leur tête, un prêtre d’Héliopolis nommé Osarseph est choisi. Ce prêtre ordonne de profaner les cultes égyptiens. Il s’allie aux anciens envahisseurs Hyksôs, revenus de Jérusalem. Ensemble, ils règnent treize ans en Égypte et commettent toutes sortes de sacrilèges. Finalement, le roi égyptien reprend le pouvoir et les chasse. Osarseph, chef des lépreux, change son nom en Moïse.&#039;&#039;  … &#039;&#039;et il&#039;&#039; [Osarseph] &#039;&#039;donna des lois contraires aux usages des Égyptiens&#039;&#039; [...] &#039;&#039;et il prescrivit à tous de ne rien laisser de sacré, ni d’épargner aucun des animaux tenus pour sacrés par les Égyptiens… Ensuite, il prit le nom de Moïse.&#039;&#039;&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Julius Africanus&#039;&#039;&#039; (cité par Eusèbe, in &#039;&#039;Chronicon&#039;&#039;) mentionne aussi que les Hyksôs et les « lépreux » ont été chassés sous Amenophis, et que leur chef s’appelait Osarseph, devenu Moïse. &#039;&#039;&#039;Eusèbe de Césarée&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Chronicon&#039;&#039; et &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039;) cite Manéthon pour montrer que les Égyptiens reconnaissent un événement ressemblant à l’Exode, mais en le présentant sous un angle très hostile aux Hébreux. &#039;&#039;&#039;Syncelle&#039;&#039;&#039; (IXᵉ s.) conserve des fragments tardifs : on y retrouve aussi la fusion des Hyksôs avec les « impurs » et la figure d’Osarseph-Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Du point de vue archéologique et épigraphique, les populations sémitiques n’envisageaient pas l’Égypte ancienne comme leur terre d’origine, ou tout du moins à ce jour, l’archéologie et l’épigraphie égyptiennes ne fournissent pas de preuve que les groupes sémitiques présents en Égypte avaient, dans leurs sources matérielles, l’idée de l’Égypte comme origine ethnique ou “patrie” propre&amp;lt;ref&amp;gt;James K. Hoffmeier, in &amp;quot;Israel in Egypt: The Evidence for the Authenticity of the Exodus Tradition&amp;quot; (Oxford University Press, 1996/1999), examine l’“épigraphie” et l’“archéologie” des Sémites en Égypte, notamment dans le chapitre 3 intitulé &#039;&#039;“Semites in Egypt: The First and Second Intermediate Periods”&#039;&#039;. Il présente un état de la présence de populations “asiatiques” / sémites en Égypte (par exemple noms, serviteurs, inscriptions) — ce qui montre bien qu’il y avait des Sémites &#039;&#039;en Égypte&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039; que l’Égypte était vue comme leur terre d’origine. Il conclut que si la présence est attestée, cela &#039;&#039;&#039;ne constitue pas&#039;&#039;&#039; une preuve que ces populations “sémitiques” se considéraient comme originaires d’Égypte. Exemple : le papyrus Brooklyn 35.1446, mentionné comme liste de serviteurs sémitiques en Égypte. Donc, cette source montre bien qu’il y avait des Sémites en Égypte, mais &#039;&#039;&#039;pas une tradition archéovo-épigraphique&#039;&#039;&#039; solide qui les présente comme “originaires d’Égypte”. Stuart Tyson Smith, in &amp;quot;Ethnicity: Constructions of Self and Other in Ancient Egypt&amp;quot; (&#039;&#039;Journal of Egyptian History&#039;&#039; 11(1-2), 2018), examine comment les Égyptiens anciens construisaient des identités ethniques (« eux », « les autres ») via textes, art, archéologie. Il montre que, pour l’Égypte, les “étrangers” (asiatiques, sémites, etc.) sont souvent représentés comme &#039;&#039;autres&#039;&#039;, venant d’ailleurs, ou ayant une identité “étrangère” plutôt que étant présentés comme “les nôtres depuis toujours”. Par conséquent, cela appuie l’idée que les populations sémitiques en Égypte ne sont pas clairement documentées comme se voyant &#039;&#039;originaires d&#039;Égypte&#039;&#039;. L’étude génétique/linguistique sur les langues sémitiques : par exemple « Bayesian phylogenetic analysis of Semitic languages » (2009) propose une origine ou divergence des langues sémitiques en Levant, plutôt qu’en Égypte. Le fait que l’archéologie égyptienne mentionne des “Aamu” (Aamu) ou autres groupes occident-asiatiques dans l’art égyptien (par ex. reliefs de Beni-Hasan) plutôt que des Sémites qui se déclarent “originaires d’Égypte”. Quelques nuances à apporter cependant : “Population sémitique” est un terme large : il comprend divers groupes (Cananéens, Amorites, Araméens, etc.). Il faut donc préciser de quel sous-groupe on parle. L’absence de preuve qu’ils « s’envisageaient comme originaires d’Égypte » ne garantit pas qu’il n’y ait jamais eu de telle vision dans certaines traditions orales ou littéraires. Cela signifie simplement que l’archéologie et l’épigraphie ne l’attestent pas clairement. Certaines sources anciennes (égyptiennes ou bibliques) parlent d’“Asiatics” ou “Asiatique(s)” entrant en Égypte plutôt que d’“Égyptiens d’origine”. Il existe des débats entre “maximalistes” (qui défendent plus de corrélations entre texte biblique et archéologie) et “minimalistes” (plus sceptiques) dans ce champ. Hoffmeier est plutôt du côté maximaliste, mais même lui ne soutient pas la thèse que les Sémites se considéraient comme originaires d’Égypte.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui peut renforcer l’idée d’une filiation égyptienne pour Moïse. Son premier fils, &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (traduction : « exilé » ou « expatrié »)&amp;lt;ref&amp;gt;Le prénom &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (en hébreu גֵּרְשֹׁם &#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039;) apparaît dans la Bible comme le nom du premier fils de Moïse et de Séphora (Exode 2:22 ; 18:3) : « Elle enfanta un fils, et il appela son nom Gershom, car, dit-il, &#039;&#039;“je suis un étranger dans un pays étranger.”&#039;&#039; » Ce verset lui-même donne une étymologie populaire du nom : &#039;&#039;gēr hāyîtî&#039;&#039; (« j’ai été un étranger ») → Gershom.&amp;lt;/ref&amp;gt;, porterait peut-être un nom évoquant la perte d’une patrie égyptienne et témoignerait du souvenir persistant de cette origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de son adoption par la fille du pharaon&amp;lt;ref&amp;gt;En Exode 2:1–10. Ces versets constituent &#039;&#039;&#039;la seule source primaire biblique&#039;&#039;&#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;), car, dit-elle : &#039;&#039;“Je l’ai tiré des eaux”&#039;&#039; (&#039;&#039;mîn hammayim mĕšîtihû&#039;&#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&#039;&#039;māšāh&#039;&#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&#039;&#039;Peri Ioudaion&#039;&#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &#039;&#039;Lévitique Rabbah&#039;&#039; 1:3 ; &#039;&#039;Chroniques Rabbah&#039;&#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &#039;&#039;&#039;par la suite&#039;&#039;&#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &#039;&#039;&#039;élever à la cour comme prince&#039;&#039;&#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &#039;&#039;&#039;toute la science égyptienne&#039;&#039;&#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &#039;&#039;&#039;double appartenance&#039;&#039;&#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&#039;&#039;&#039;Exodus Rabbah&#039;&#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &#039;&#039;&#039;égyptiennes tardives&#039;&#039;&#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &#039;&#039;&#039;prêtre égyptien Osarseph&#039;&#039;&#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &#039;&#039;&#039;elle inverse la perspective&#039;&#039;&#039; : Moïse &#039;&#039;&#039;est égyptien d’origine&#039;&#039;&#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &#039;&#039;Exode 2:1–10&#039;&#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &#039;&#039;&#039;élevé comme son fils&#039;&#039;&#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &#039;&#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &#039;&#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » C’est le &#039;&#039;&#039;seul verset&#039;&#039;&#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&#039;auteur fait une déclaration explicite « &#039;&#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&#039;&#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &#039;&#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&#039;&#039; » Ce sont surtout des &#039;&#039;&#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&#039;&#039;&#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Moïse lui-même déclare ne pas parler l’égyptien lorsque, face au pharaon, il se fait représenter par [[Aaron]], ce qui suggère qu’il évoluait dans un entourage linguistiquement différent de la haute administration traditionnelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui existe, dans la Bible, ce sont des passages où &#039;&#039;&#039;Moïse dit qu’il n’a pas la parole facile&#039;&#039;&#039; ou qu’il est &#039;&#039;« lent à parler »&#039;&#039; : le texte hébreu dit textuellement (translittération) : &amp;quot;&#039;&#039;kheḇad-pê ûḵeḇad lāšôn ʾānōḵî&#039;&#039; &amp;quot;— litt. « &#039;&#039;Je suis lourd de bouche et lourd de langue&#039;&#039; ». (Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &amp;quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&amp;quot;, et la TOB par : &amp;quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&amp;quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là du passage le plus souvent interprété comme impliquant que Moïse n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 2, ch. 10 pp. 267-277, et sa vidéo YouTube &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &amp;quot;Artapan d&#039;Alexandrie&amp;quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &amp;quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&amp;quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, a établi une interprétation de ce passage de l’[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Exode&amp;quot; dans Wikipedia :  http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Livre_de_l%27Exode&amp;amp;oldid=229799394.&amp;lt;/ref&amp;gt; en utilisant d&#039;autres paradigmes de lecture que ceux généralement admis par la communauté scientifique. Il attribue sa capacité à faire des recoupements hors du commun et à identifier des &amp;quot;réalités&amp;quot; refoulées, à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre les aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a ainsi démontré en recoupant une multitude de sources antiques que cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] se serait en fait situé à la fin de la période [[hyksôs]], autour de 1540 av. J.-C., date à laquelle les sources égyptiennes et les traditions historiques documentent le départ ou l’expulsion de ce peuple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article &#039;&#039;Hyksôs&#039;&#039; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyks%C3%B4s. Concernant Allan Arsmann, sa démonstrationn autour de la date de l&#039;Exode biblique et son parallèle avec l&#039;exode Hyksôs est établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma. Voir aussi ses vidéos YouTube sur le sujet : &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;ESCLAVAGE des hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La revendicationn de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Le passage de la Mer Rouge élucidé par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Les Dix Plaies d&#039;Égypte - élucidées par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Recoupements entre Histoire et Exode - L&#039;enquête d&#039;un Asperger&amp;quot;. Portail : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Parcours ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moïse brise les tables de la loi - Guido Reni.jpg|vignette|368x368px|Moïse brisant les table de la Loi - Guido Reni]]Moïse est le leader de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], un mouvement de population massif hors d&#039;Égypte. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère que la survie de ce grand nombre de personnes dans le désert, sans les ressources habituelles, ne fut possible que grâce à des pratiques de cannibalisme occasionnel&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se fonde entre autres sur le passage du livre des Nombres (11: 4-6, 18-20) où le peuple se plaint de la manne, et où Moïse demande à Dieu de leur donner de la viande en abondance. : « Et le peuple qui était parmi eux se mit à avoir la nostalgie de la chair ; et les enfants d&#039;Israël pleuraient, et disaient : Qui nous donnera de la viande à manger ? » (Nombres, 14, 4) Moïse est accablé par ces plaintes et en parle à Dieu, se sentant dépassé par le poids de la tâche de diriger tout ce peuple. Dieu dit alors à Moïse de rassembler 70 anciens du peuple qui aideront à porter la charge. (Nombres 11:16-20) Puis, Dieu promet : « Mangez de la viande aujourd’hui, car vous avez pleuré en disant : ‘Qui nous donnera de la viande à manger ?’… Je vous en donnerai tellement que vous en aurez assez, et vous en aurez à profusion. » (Nombres 11:31-34) Un vent souffle et amène une énorme quantité de cailles : « Et pendant que la viande était encore entre leurs dents, avant qu’elle ne fût consommée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’un grand plaie. » (Nombres 11:33), passage souvent interprété comme un décès de certains représentants du peuple sous l&#039;effet d&#039;excès de nourriture. Allan Arsmann, qui rejette la possibilité d&#039;un don &amp;quot;magique&amp;quot; et ne veut se fonder que sur des interprétations cartésiennes, ne voit q&#039;une seule probabilité pour cette soudaine apparition de viande abondante au sein du désert : les Hébreux ont consommé certains des leurs. Cf. entre autres sa vidéo YouTube &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=3eGjRokpITc&amp;amp;t=1616s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viande, dans ce contexte, ne serait pas tombée du ciel comme le prétend le texte biblique évoquant la manne, mais aurait selon lui été une ressource d&#039;origine humaine, appréhendée comme une nécessité à la survie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3, ch. 25 pp. 400-411 et tome 5 vol. 2, ch. 53 pp. 416-422. Et ses vidéos YouTube sur la question : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot;, &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot;. Accès au portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des aspects les plus marquants de sa vie est sa &amp;quot;mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. chapitre 34 du Deutéronome, versets 1 à 9 : &amp;quot;&#039;&#039;Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. L’Éternel lui montra tout le pays : depuis Galaad jusqu’à Dân, tout Néphthali, tout Éphraïm et Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le Néguev et la plaine, c’est-à-dire la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu’à Zoar. L’Éternel lui dit : C’est le pays dont je jurai à Abraham, à Isaac et à Jacob, que je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &#039;&#039;&#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&#039;&#039;&#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &#039;&#039;&#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&#039;&#039;&#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est en effet décrit dans le texte biblique comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). Ce &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; se serait souvent accompagné d&#039;un changement de nom. Moïse ne serait ainsi pas réellement mort physiquement, mais aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] continué à vivre sous le nom de [[Josué]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Josué&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Josu%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt;, son jeune serviteur de confiance&amp;lt;ref&amp;gt;Exode, 33, 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, proche collaborateur et témoin privilégié des événements majeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que [[Josué]], il devient donc le chef incontesté du peuple, assumant tous les rôles et fonctions de Moïse (son ancienne identité), y compris la dictée des lois et la conduite des guerres. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de Moïse (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &amp;quot;ans&amp;quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &amp;quot;ans&amp;quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). Trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &amp;quot;fils&amp;quot; (ou &amp;quot;considéré comme&amp;quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transformation aurait selon l&#039;auteur permis à Moïse lui-même (en tant que [[Josué]]) d&#039;entrer en Terre Promise, surmontant l&#039;interdiction initiale de Yahvé. Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&#039;&#039;&#039;épisode de Mériba&#039;&#039;&#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a pas d’eau, le peuple se plaint à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&#039;ayant plus à ce moment d&#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&#039;un attachement à l&#039;être sacrifié pour l&#039;effet d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3, ch. 23, pp. 350-390.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rappelle que [[Yahvé]] avait annoncé à Moïse qu&#039;il serait roi&amp;lt;ref&amp;gt;Moïse est en fait présenté dans la Bible non pas comme roi, mais comme &#039;&#039;&#039;prophète&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;libérateur&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;législateur&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;chef spirituel&#039;&#039;&#039; d’Israël. Cependant, il existe bel et bien un passage très énigmatique où Moïse est appelé &amp;quot;roi en Israël&amp;quot; : « &#039;&#039;Moïse nous a donné la loi, héritage de l’assemblée de Jacob. Il était roi en Israël, quand s’assemblaient les chefs du peuple et les tribus d’Israël.&#039;&#039; » (Deutéronome 33, 4-5) Ici,« Il » peut être interprété soit comme Moïse, soit comme YHWH lui-même selon les traductions. Le texte hébreu est ambigu : certains manuscrits et traductions (ex. : Septante grecque, Vulgate latine) comprennent que Dieu est roi. D’autres interprétations juives y voient Moïse « exerçant une royauté » au sens de leadership suprême sur Israël dans le désert.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or c&#039;est [[Josué]] qui devint le premier roi des Hébreux, confirmant selon l&#039;auteur le fait que [[Josué]] aurait été effectivement Moïse en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Héritage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;héritage de Moïse est immense et a profondément façonné les civilisations judéo-chrétiennes. Il est considéré comme le plus grand des prophètes de l&#039;Ancien Testament. La relecture de sa vie à travers le prisme du paradigme antique qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pense pouvoir affirmer avoir décrypté, ne diminue en rien la grandeur du personnage selon l&#039;auteur, mais lui rend au contraire toute sa légitimité ancestrale, et replace le personnage dans un contexte historique et psychologique cohérents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, à travers son expérience de &amp;quot;[[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; et de transformation psychique, a posé selon l&#039;auteur les bases d&#039;un cheminement spirituel fondamental : la [[renaissance christique]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : « L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s) Dans cette vidéo, Allan Arsmann établit explicitement un lien direct entre cette transformation vécue par Moïse et le concept de Christ : 1. &#039;&#039;&#039;Nature de la Transformation :&#039;&#039;&#039; Arsmann explique que le rite de renouvellement implique que l&#039;ancienne personnalité soit considérée comme morte, laissant place à une nouvelle identité psychique qui est le résultat d&#039;une absorption (historiquement cannibale). 2. &#039;&#039;&#039;Lien avec le Christ :&#039;&#039;&#039; la conclusion de cette analyse sur Moïse établit clairement que le Christ a réalisé exactement le même acte (mais cette fois sans sacrifice autre que celui de sa propre personne), ce qui définit son identité : « &#039;&#039;Le Christ va bien lui aussi réaliser ce rite, cet acte, il va le mener plus loin même, jusqu&#039;à son terme, et comprendre l&#039;essence de toutes ces actions sacrales du passé ; il va en comprendre le pourquoi, l&#039;origine. II va se transformer lui aussi, se renouveler, devenir un être neuf, fusionner en lui le père et le fils : c&#039;est cela, être Christ&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle est complet dans l&#039;identité même des deux personnages en tant que renouvelés, l&#039;expérience vécue par Moïse et par celui que la tradition appelle &amp;quot;Le&amp;quot; Christ aboutissant pour tous deux à leurs renouvellements sous le nouveau nom de Josué/Yeshua/Jésus. Il s&#039;agit donc pour Arsmann du &#039;&#039;&#039;même acte et mystère&#039;&#039;&#039;, au cœur de ce qu&#039;il appelle l&#039;état « christique » ou la « renaissance christique ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sa progressive compréhension intime des fondements de la [[loi des Prémices]], ses actes et les lois qu&#039;il a établies&amp;lt;ref&amp;gt;La Torah de Moïse, établies dans l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.&amp;lt;/ref&amp;gt;, témoignent de sa profonde réflexion autour du phénomène de l&#039;[[Psychologie du cannibalisme|anthropophagie]] et de ses dimensions psychiques, les transformant et les sublimant&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo « L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s). Dans l&#039;analyse qu&#039;il y pose, Allan Arsmann détaille comment Moïse découvre et met en œuvre les pratiques anciennes de l&#039;anthropophagie dans le contexte de l&#039;Exode, menant à une transformation psychique profonde : Moïse étant un personnage adopté, ne connaît initialement « rien des pratiques anthropophages de ces cultes étrangers ». Il ne « va pleinement découvrir ces aspects et les éprouver » que « lors des temps rudes de l&#039;Exode et du désert ». L&#039;expérience de la transformation psychique (&amp;quot;renaissance&amp;quot;) que va vivre Moïse par l&#039;acte, supposé par l&#039;auteur, du sacrifice (avec consommation) de Josué, est selon lui intimement corrélé à une transformation personnelle et psychique que va éprouver Moïse, à l&#039;occasion de ce rite de « renouvellement ». Arsmann explique que &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; quiconque se renouvelle devient l&#039;individu qu&#039;il a mangé, et l&#039;ancienne personnalité est alors bel et bien considérée comme morte ». Ce processus aboutit à l&#039;annulation psychique des péchés passés et à la rédemption. L&#039;acte anthropophage est présenté par l&#039;auteur dans cette vidéo comme un « acte d&#039;origine préhistorique qui rendait divin celui qui l&#039;effectuait », transformant l&#039;ancienne personnalité en un « être neuf », un individu qualifié de &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; renouvelé &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;. Moïse adopte ainsi un nouveau nom, celui de Josué, et endosse la personnalité, les traits de caractère, la jeunesse de son ancien fidèle serviteur, marquant un changement de nature, une transformation et une sublimation de la psyché du personnage.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques, loin d&#039;être de simples fantasmes, sont pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] des miroirs de notre passé réel et de l&#039;évolution de la [[Origine de la conscience|conscience]] humaine. L&#039;histoire de Moïse, en particulier dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], est envisagée par l&#039;auteur comme un moment fort de l&#039;histoire humaine, marquant une &amp;quot;sortie du chaos&amp;quot; par la [[naissance de la civilisation]], liée au concept de [[concurrence]] naturelle. Le texte biblique, avec ses détails, est un écho concret des pratiques et des pensées fondatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle : == &lt;br /&gt;
=== Humanité du Yahvé de l&#039;Exode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est dépeint avec toutes les caractéristiques d&#039;un roi humain de l&#039;Antiquité : fier, orgueilleux, tyrannique, donnant des ordres, menaçant, menant des armées, envoyant des émissaires, et portant un sceptre royal&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=565s). Dans cette vidéo, l&#039;analyste soutient que le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;Exode (et uniquement dans ces passages) était très probablement un homme, un roi réel. Il y affirme que ce personnage historique fut associé à la divinité pour des raisons sacrées, et que le texte biblique a maintenu ensuite cette association nominale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette nature royale et humaine est confirmée par le fait qu&#039;il est identifiable à un roi historique, celui qui a concrètement rendu possible l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] [[hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi des prémices ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un des enjeux majeurs des récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] la &amp;quot;[[loi des Prémices]]&amp;quot;, qui exigeait l&#039;offrande des premiers-nés, y compris les enfants humains. Cette loi était selon la théorie de l&#039;auteur la première et la plus importante du culte de Yahvé, explicitement plus ancienne que les [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, vidéo YouTube « Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=82s). &amp;lt;/ref&amp;gt;. La demande de Moïse à Pharaon de &amp;quot;laisser mon peuple aller me servir dans le désert&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Exode, 5,1 ; 7,16 et 8,1.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait une référence voilée à la continuation de cette pratique sacrificielle, Moïse et son Peuple (les [[Hyksôs]] - non encore &amp;quot;Hébreux&amp;quot;) désirant se rendre au désert afin d&#039;y accomplir des rites sacrificiels que Pharaon réprouve&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w). Ce sujet est également mentionné et analysé en détail dans la vidéo « L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=178s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le &amp;quot;fruit défendu&amp;quot; d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], lui aussi, représenterait la consommation de leur enfant premier-né, ce qui lie cette pratique aux origines mêmes du culte biblique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 37 pp. 650-691, et vol. 5 partie 2, ch. 50 pp. 360-383. Voir aussi sa vidéo YouTube « La nature du crime d&#039;Adan &amp;amp; Ève dans le texte de la Genèse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=_Strntfid0s&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse comme renouvellement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mort de Moïse est décrite comme absurde, planifiée et sans explication naturelle, son corps disparaissant mystérieusement&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome, 31:14-17 : &amp;quot;&#039;&#039;L’Éternel dit à Moïse  : « Voici, le moment approche où tu vas mourir. Appelle Josué, et présentez-vous dans la tente d’assignation. Je lui donnerai mes ordres. » Moïse et Josué allèrent se présenter dans la tente d’assignation. Et l’Éternel apparut dans la tente, dans une colonne de nuée. La colonne de nuée se dressait à l’entrée de la tente. L’Éternel dit à Moïse  : « Voici : tu vas te coucher avec tes pères ; et ce peuple se lèvera, il se prostituera en servant les dieux étrangers, ceux de la terre où il va entrer ; il m’abandonnera, il rompra l’alliance que j’ai conclue avec lui.&#039;&#039;&amp;quot; Dans Nombres 27:18–23, Moïse reçoit l’ordre de Dieu de désigner Josué : &#039;&#039;&amp;quot;L’Éternel dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute l’assemblée, et tu lui donneras tes ordres à leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, afin que toute l’assemblée des enfants d’Israël lui obéisse. Moïse posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l’Éternel l’avait dit par Moïse.&#039;&#039; » Ici, Dieu ordonne à Moïse de poser ses mains sur Josué : c’est un geste symbolique d’investiture, semblable à une onction d’autorité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela correspond parfaitement au rituel de [[renouvellement]], où l&#039;ancienne personnalité du pratiquant &amp;quot;meurt&amp;quot; symboliquement pour céder la place à une nouvelle identité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann aborde l&#039;énigme de la mort de Moïse dans sa vidéo Youtube intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s). Bien que l&#039;orateur précise qu&#039;il consacrera plus tard une vidéo entière à ce sujet, il expose la thèse centrale de l&#039;élucidation dans cette vidéo même : la mort de Moïse est selon lui présentée comme un &amp;quot;complet mensonge lorsqu&#039;on la comprend au premier degré&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; : selon l&#039;analyse historiographique proposée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la mort de Moïse n&#039;est pas un événement physique ordinaire, mais une &amp;quot;expression pour autre chose&amp;quot;. Il s&#039;agit selon lui d&#039;une mort symbolique, décrivant la disparition, dans le cadre d&#039;un rituel ancien, de son ancienne personnalité profane pour une renaissance en un personnage sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moïse et Josué : une seule et même personne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources textuelles internes à la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;La relation entre Moïse et Josué dans la Bible est marquée par une continuité très forte, voulue par Dieu lui-même. Josué est présenté comme le successeur direct de Moïse. Il ne change pas la mission, mais il l’achève. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que des témoignages externes&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Assomption de Moïse&#039;&#039; (ou &#039;&#039;Testament de Moïse&#039;&#039;) est un ouvrage juif apocryphe (1ᵉʳ siècle ap.-J.-C. ou un peu avant) attribué à Moïse, où il donne ses dernières instructions avant sa mort. Dans ce texte, Moïse s’adresse à Josué comme son successeur. Cela confirme dans la tradition juive ancienne que Josué a été &#039;&#039;annoncé&#039;&#039; comme celui qui continuerait l’œuvre de Moïse. (source : Wikipedia). Flavius Josephus (1ᵉʳ siècle ap. J.-C.) dans &#039;&#039;Antiquités juives&#039;&#039; 4.159-4.175, rapporte : « &#039;&#039;Mais Moïse étant maintenant devenu âgé, il désigna Josué comme son successeur, à la fois pour recevoir des instructions de Dieu en tant que prophète, et pour être le commandant de l’armée.&#039;&#039; » Il marque ainsi explicitement que Moïse nomma Josué comme successeur « prophétique » et « commandant ». Dans &#039;&#039;Antiquités&#039;&#039; 5.1, Josephus écrit : « Lorsque Moïse fut enlevé du milieu des hommes, Josué ordonna à la multitude de se préparer pour une expédition. » Cela montre la continuité : dès après la mort de Moïse, Josué prend sans attendre la direction du peuple. Ainsi, Josèphe constitue un témoin extra-biblique (1ᵉʳ siècle) qui reconnait cette transition de leadership.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appuient fortement l&#039;idée que Moïse et [[Josué]] sont la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Continuité textuelle et stylistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Livre de [[Josué]]&#039;&#039; est la suite immédiate du Deutéronome (le dernier livre de Moïse), partageant le même auteur, style, vocabulaire et continuité narrative&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe en effet des points d’accord parmi les spécialistes : &#039;&#039;&#039;1. Thème de continuation narrative : l&#039;&#039;&#039;e manuel d’étude biblique de Yale note que « Joshua … picks up where Deuteronomy left off: Joshua has taken over for Moses as leader, Moses has just died, and now it is time to enter the land. » (Yale Bible Study). Dans l&#039;« Introduction to the Book of Joshua » on lit : «The book’s familiarity with Deuteronomy is apparent (compare Joshua 1:3-5a and Deuteronomy 11:24-25; or Joshua 1:5c-7a and Deuteronomy 31:7-8; Joshua 1:13-15 and Deuteronomy 3:18-20).» Cela montre clairement que les rédacteurs ont lié Joshua à Deutéronome en termes d’histoire (Moïse meurt, Josué prend le relais) et de promesse d’entrée dans la terre. 2. &#039;&#039;&#039;Similarité de thèmes et de vocabulaire « déutéronomique »: l&#039;&#039;&#039;e chapitre 20 du &#039;&#039;Oxford Handbook of Deuteronomy&#039;&#039; indique que l’hypothèse de l’« Histoire déutéronomiste » assigne Deutéronome + Josué + Juges + etc. comme un ensemble littéraire, unifié par «a basic homogeneity in language, style, and content». L’article de Karin Finsterbusch (“Deuteronomy and Joshua”) affirme que les rédacteurs exiliques et anciens ont cherché «to link Joshua with Deuteronomy … and to support the authority of the Torah (i.e., Deuteronomy) … through … Josh 22:5 …». &#039;&#039;&#039;3. Les références explicites au « livre de la Torah » ou « livre de la loi » dans Joshua qui pointent vers le Deutéronome :&#039;&#039;&#039; l&#039;article «The Book of the Torah in Joshua 1 and 23 and in the Deuteronomistic History» (Joachim J. Krause) examine comment Joshua 1 et 23 se réfère à la Torah, ce qui suggère que le Livre de Josué se considère comme la continuation du livre de la Torah de Moïse. Ces analyses montrent donc que le livre de Josué se présente comme la continuation immédiate de la narration de Deutéronome : Moïse meurt, Josué prend la relève, la conquête commence. Elles montrent aussi que la théologie, les thèmes (alliance, obéissance, conquête de la terre) et les formules littéraires témoignent d&#039;une forte parenté avec Deutéronome. Mais, même s’il y a continuité, les spécialistes ne soutiennent pas tous que l’auteur est exactement le même que celui du Deutéronome, et penchent pour la thèse d&#039;un ou plusieurs rédacteurs (souvent exiliques).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions et caractère identiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Josué]] réalise les mêmes &amp;quot;miracles&amp;quot; (comme la séparation des eaux du Jourdain, similaire à Moïse séparant la Mer Rouge) &amp;lt;ref&amp;gt;De nombreux épisodes bibliques établissent un parallèles entre les deux personnages : 1. Moïse fait sortir le peuple d’Égypte (Exode 13:17-18 ; Deutéronome 34:4) — Josué les fait entrer en Canaan (Josué 1:2-6) ; 2. Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. Après la traversée du Jourdain, Josué applique à la lettre l’ordre de Yahvé concernant Jéricho : &#039;&#039;« Ils vouèrent à l’interdit tout ce qui était dans la ville : hommes et femmes, jeunes et vieux, bœufs, brebis et ânes, passés au fil de l’épée. »&#039;&#039; (Josué 6:21) Josué manifeste ici la même rigueur impitoyable que Moïse dans l’exécution des ordres de destruction totale (cf. Moïse en Nombres 31 contre les Madianites). 2. Josué réagit avec une rigueur comparable à celle de Moïse envers les rebelles lors d&#039;une punition exemplaire pour un maintien : Akan et toute sa famille sont lapidés et brûlés. &#039;&#039;« Tout Israël le lapida. On les brûla au feu après les avoir lapidés. »&#039;&#039; (Josué 7:25) Cet événement rappelle celui où. Moïse avait fait exécuter les Israélites infidèles (Exode 32:27, après le veau d’or). Josué agit de même pour préserver la sainteté du peuple. 3. Josué mène une série de conquêtes contre les royaumes cananéens et applique la politique de destruction totale : &#039;&#039;« Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza… il ne laissa échapper personne et voua à l’interdit tout être vivant. »&#039;&#039; (Josué 10:40) Moïse avait lui aussi mené des campagnes militaires destructrices (Nombres 21 :21–35 contre Sihon et Og). 4. Josué capture cinq rois ennemis, les humilie publiquement, puis les fait mettre à mort et suspendre. &#039;&#039;« Josué les fit ensuite frapper et les fit mourir, et il les fit pendre à cinq arbres. »&#039;&#039; (Josué 10:26) Moïse avait de la même façon fait exécuter les chefs madianites (Nombres 31:8). 5. Josué fait bâtir un autel sur le mont Ébal et lit toute la Loi, montrant une fidélité rigoureuse au cadre religieux de Moïse : &#039;&#039;« Josué écrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. »&#039;&#039; (Josué 8:32) Ce leadership législatif et spirituel pour guider le peuple est semblable à celui qui avait animé Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le manque d&#039;ambition personnelle de [[Josué]] est inexplicable s&#039;il n&#039;est pas la continuation de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;C’est une observation souvent faite par les exégètes que le personnage biblique de Josué se distingue en effet par un manque d’ambition personnelle, surtout si on le compare à d’autres figures fortes comme Moïse, David ou même certains prophètes. Josué ne cherche jamais à devenir chef, mais &#039;&#039;&#039;c&#039;&#039;&#039;’est Moïse qui le désigne sur ordre de Yahvé : &#039;&#039;« Prends Josué, fils de Noun, homme en qui réside l’esprit ; impose-lui les mains. »&#039;&#039; (Nombres 27:18) Contrairement à d’autres leaders bibliques, Moïse discute directement avec Dieu et plaide sa cause. David reçoit une onction et agit pour établir sa royauté. Gédéon ou Saül sont investis dans une logique de pouvoir. Josué, lui, est &#039;&#039;&#039;choisi et obéit&#039;&#039;&#039;, sans initiative politique ou spirituelle personnelle. Cela traduit une figure de « serviteur fidèle » plutôt que de fondateur charismatique. Tout au long du livre de Josué, on lit des formules répétées : &#039;&#039;« Josué fit comme Moïse l’avait ordonné. » ;&#039;&#039; &#039;&#039;« Josué n’omit rien de tout ce que Yahvé avait commandé à Moïse. »&#039;&#039; (Josué 11:15) Il est donc présenté comme &#039;&#039;&#039;le continuateur&#039;&#039;&#039;, pas l’innovateur. Son rôle est &#039;&#039;&#039;d’accomplir la conquête promise&#039;&#039;&#039;, non de développer un projet personnel ou politique. Contrairement à David, Josué ne fonde pas de dynastie, ne cherche pas à centraliser le pouvoir, ne construit pas de ville capitale ou de temple. À sa mort, il n’y a pas de succession désignée. &#039;&#039;Josué 24&#039;&#039; montre un homme qui, à la fin de sa mission, rend le peuple à Dieu : &#039;&#039;« Pour moi et ma maison, nous servirons Yahvé. »&#039;&#039; (Josué 24:15) Cette phrase emblématique montre une loyauté religieuse avant toute ambition politique. Il exerce un leadership de service, non de gloire personnelle, là où Moïse a une relation intime et unique avec Dieu, souvent teintée de tension (négociations, plaidoyers). Josué, lui, ne négocie jamais avec Dieu — il reçoit des ordres et les exécute. Même ses victoires militaires sont présentées comme l’œuvre de Yahvé, non comme son propre génie stratégique (cf. Josué 6:2, 10:11). Son profil n&#039;est que “fonctionnel” dans la théologie deutéronomiste, où Moïse a le rôle d&#039;un législateur et prophète, au contraire de Josué qui se contente du rôle de conquérant au service du projet divin. Il n’a certes pas besoin d’ambition personnelle, car son rôle biblique est circonscrit à la conquête de Canaan. Sous son commandement le pouvoir politique centralisé n’existe pas encore (période pré-monarchique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques sources : Matthew Henry, dans « Matthew Henry’s Commentary on the Whole Bible » note que le livre de Josué met en valeur l’appel de Dieu à Josué après la mort de Moïse, et l’encouragement à la fidélité, à l’obéissance et non à l’initiative personnelle flamboyante. E. P. Vedder, dans « Josué, serviteur de l’Éternel (1) » présente Josué explicitement comme « fidèle serviteur de Moïse », ce qui va dans le sens d’un leadership de service. Dans un cours intitulé &#039;&#039;« Le livre de Josué et la question de l’historicité de la conquête (suite) et l’installation de Josué comme chef de guerre (Jos 1) »&#039;&#039;, Römer explore l’installation de Josué comme chef de guerre après Moïse (Collège de France). Dans un autre cours du même auteur, intitulé &#039;&#039;« Les deux discours d’adieu de Josué : une conquête (presque) réussie (Jos 23-24) »&#039;&#039;, il note que dans Josué 24, le personnage est “présenté comme un deuxième Moïse” (Collège de France). Son ouvrage &#039;&#039;La première histoire d’Israël : L’école deutéronomiste à l’œuvre,&#039;&#039; éd. Labor et Fides (Genève), 2007, examine le corpus des livres de Josué à 2 Rois sous le prisme de l’historiographie deutéronomiste. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disparités d&#039;âge ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pointe du doigt le fait que Moïse soit décrit comme encore robuste à 120 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut; sa vue n’avait point baissé, et sa vigueur n’était point passée.&#039;&#039; » (Deutéronome 34 :7).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques&amp;lt;ref&amp;gt;Cycle de 4 mois, mesuré selon les crues du Nil chez les Egyptiens antiques, et qu&#039;Allan Arsmann montre dans ses travaux avoir été l&#039;une des mesures du temps dans la Genèse (Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 1 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et sa vidéo Youtube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot;, https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), c&#039;est à dire à 40 ans environ (années solaires), tandis que [[Josué]] est décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Depuis longtemps, le Seigneur avait donné du repos à Israël, après que Josué eut vaincu tous ses ennemis alentour. Josué était vieux, avancé en âge. Josué convoqua tout Israël, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses officiers, et il leur dit : “Je suis vieux, avancé en âge.”&#039;&#039; » (Josué 23:1-2, trad. Louis Segond) ; « &#039;&#039;Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut, âgé de cent dix ans.&#039;&#039; » (Josué 24:29, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques toujours), soit environ 36 ans (années solaires). Cette apparente contradiction ne peut s&#039;expliquer selon l&#039;auteur que si le &amp;quot;vieux&amp;quot; Moïse a effectivement absorbé, à ses 120 ans nilotiques, la jeunesse d&#039;un [[Josué]], pour se &amp;quot;rajeunir&amp;quot; et continuer son œuvre sous l&#039;aura de la puissance sacrale conférée par le rite du [[renouvellement]]. Cette hypothèse aurait le mérite de faire mourir le vieux Moïse/[[Josué]] à l&#039;âge d&#039;environ (40 + 36 =) 76 ans, ce qui selon l&#039;auteur paraît plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s), et le volume 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 23 pp. 360-362.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dissociation linguistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, tout comme [[Josué]], utilise constamment des pronoms (&amp;quot;vous&amp;quot;, &amp;quot;vôtres&amp;quot;) qui le dissocient du peuple d&#039;Israël (&amp;quot;nous&amp;quot;, &amp;quot;nôtres&amp;quot;), un trait linguistique unique parmi les prophètes bibliques. Le texte biblique contient en effet des &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot;, affirme l&#039;auteur, montrant une &#039;&#039;&#039;&amp;quot;dissociation culturelle complète&amp;quot;&#039;&#039;&#039; entre Moïse et les Hébreux. Moïse utilise continuellement les pronoms &amp;quot;vous&amp;quot; et &amp;quot;vôtres&amp;quot; pour parler du peuple, tandis que les autres prophètes parlent en &amp;quot;nous&amp;quot;. La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”. Dans Josué 1 :2-3, Dieu dit à Josué : « &#039;&#039;À toi et à tout ce peuple … dans le pays que je leur donne … Car c’est toi qui feras hériter à ce peuple [ce pays].&#039;&#039; » » (&amp;quot;toi&amp;quot; est ici distinct de &amp;quot;ce Peuple&amp;quot; ; source : bible.org) Un commentaire anglo-saxon (on “The Book of Joshua”) note qu’ici le pronom “your”, pour Josué, dans “the Lord your God”, est parfois &#039;&#039;&#039;singulier&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;pluriel&#039;&#039;&#039;, ce qui peut susciter également l’interprétation que “Joshua serait exclu de la promesse” si on lit “à eux” vs “à toi”. Le passage le plus clair où le &#039;&#039;&#039;beau-père de Moïse&#039;&#039;&#039;, Jéthro (ou Réouël), distingue Moïse personnellement du peuple qu’il dirige se trouve dans Exode 18:14–23 : &#039;&#039;« Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour le peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ? »&#039;&#039; (Exode 18:14, trad. Louis Segond) Ici déjà, on voit que « &#039;&#039;toi&#039;&#039; » est adressé à Moïse, tandis que « &#039;&#039;le peuple&#039;&#039; » semble désigner un autre groupe.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela conforte l&#039;idée que Moïse (et donc [[Josué]] selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]) n&#039;était pas hébreu de naissance. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient en effet l&#039;hypothèse que &#039;&#039;&#039;Moïse serait né égyptien&#039;&#039;&#039;. Bien que le texte biblique notifie très explicitement que l&#039;enfant recueilli par la princesse égyptienne était hébreu, l&#039;auteur souligne que la Bible affirme également l&#039;inverse, à plusieurs reprises, en des passages moins connus, qui laisseraient entendre selon lui que Moïse n&#039;était pas hébreu, mais bien au contraire &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il note en premier lieu que lors de l&#039;épisode de sa fuite en Madian, les femmes que Moïse rencontre le décrivent explicitement à leur père comme étant &#039;&#039;&#039;&amp;quot;un égyptien&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Contexte narratif (Exode 2:11–22) : Moïse tue un Égyptien qui frappait un Hébreu. Pharaon cherche alors à le faire mourir, et Moïse fuit en Madian. Il s’assoit près d’un puits. Sept filles de Réouël viennent puiser de l’eau pour leurs troupeaux. Des bergers les chassent, mais Moïse intervient et les aide. « &#039;&#039;Elles répondirent : Un &#039;&#039;&#039;Égyptien&#039;&#039;&#039; nous a délivrées de la main des bergers ; de plus, il a puisé pour nous et fait boire le troupeau.&#039;&#039; » (Exode 2:19, trad. TOB)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse nomme ensuite son premier fils &amp;quot;Guerschom&amp;quot;, car il est &amp;quot;un expatrié&amp;quot; (un &amp;quot;guerre&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Elle enfanta un fils, et Moïse lui donna le nom de Guershom, car, dit-il, &#039;&#039;&#039;je suis un étranger en ce pays&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:22, trad. L. Segond). Le nom hébreu &#039;&#039;&#039;גֵּרְשֹׁם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039; ou &#039;&#039;Gershom&#039;&#039;) est généralement expliqué par un jeu de mots sur deux racines hébraïques : &#039;&#039;&#039;גֵּר&#039;&#039;&#039; (gēr), « étranger », « résident temporaire » et שָׁם (šām) qui signifie « là ». La signification littérale serait donc « &#039;&#039;Étranger là-bas&#039;&#039; » ou « &#039;&#039;étranger en ce lieu&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce nom trahit le fait que l&#039;Égypte lui manque profondément et qu&#039;il la considère comme sa &#039;&#039;&#039;&amp;quot;patrie égyptienne&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, ce que laisserait plus ou moins entendre Plutarque&amp;lt;ref&amp;gt;Plutarque évoque l’idée que Moïse pourrait être d’origine égyptienne dans son œuvre &#039;&#039;De Iside et Osiride&#039;&#039; (&amp;quot;Sur Isis et Osiris&amp;quot;), au chapitre 36. Dans cette oeuvre, Plutarque discute des figures religieuses et mythologiques de l’Égypte, et mentionne Moïse dans une perspective qui suggère qu’il a puisé dans la tradition égyptienne ou qu’il serait lié à cette culture. Il fait référence à Moïse comme à un personnage qui, selon certaines traditions, aurait reçu une formation ou un héritage religieux en Égypte, ce qui expliquerait certaines similitudes entre les religions juive et égyptienne : &amp;quot;&#039;&#039;Ὁ δὲ Μωυσῆς, ὥς τινες φασιν, ἐκ τῆς Αἰγύπτου ἐξῆλθεν καὶ τὴν νόσον ἐξέβαλεν τῶν Ἰουδαίων, καὶ νόμους καὶ θυσίας ἀνέθετο τῷ λαῷ.&#039;&#039;&amp;quot; (trad. littérale : « &#039;&#039;Moïse, selon certains, sortit d’Égypte et chassa la maladie des Juifs, et institua des lois et des sacrifices pour le peuple.&#039;&#039; »)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], si Moïse avait été Hébreu, il aurait déjà été un expatrié en Égypte, car les Sémites n&#039;y étaient pas considérés comme chez eux. Le nom même de Moïse (Moïse/Moussa/Moses) est connu par les spécialistes de la langue égyptienne comme étant d&#039;origine &#039;&#039;&#039;égyptienne&#039;&#039;&#039;, et l&#039;auteur va jusqu&#039;à proposer &#039;&#039;&#039;Ou-Shirmose&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;fils d&#039;Osiris&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;L’égyptien ne dit pas littéralement &#039;&#039;« fils de »&#039;&#039; dans ces noms théophores, mais exprime la filiation ou la naissance divine à travers le verbe &#039;&#039;msj&#039;&#039; (« naître de »). Ainsi, &#039;&#039;Ramesès&#039;&#039; (Ra-ms-sw) = “Ra l’a mis au monde” ou “né de Rê”. &#039;&#039;Thoutmès&#039;&#039; (Ḏḥwtj-ms) = “né de Thot”. Et donc &#039;&#039;Ousermose&#039;&#039; (Wsjr-ms) = “né d’Osiris”. Donc, « Ousermose » est sémantiquement équivalent à “fils d’Osiris”, même si la formulation exacte en égyptien exprime plutôt la &#039;&#039;&#039;naissance divine&#039;&#039;&#039; que la filiation biologique.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;historien grec Manéthon aurait soutenu l&#039;interprétation égyptienne du nom&amp;lt;ref&amp;gt;l&#039;historien égyptien &#039;&#039;&#039;Manéthon&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), aurait affirmé que Moïse était &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; et qu&#039;il portait un nom égyptien : dans &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039;, Manéthon raconte que le prêtre égyptien Osarseph, originaire d&#039;Héliopolis, se révolta contre le pharaon et mena une rébellion avec des lépreux. Après leur expulsion, Osarseph aurait changé son nom en Moïse. Ce récit de Manéthon est rapporté par Flavius Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; (I.227-250), pour le contredire. Apion, dont Josèphe se fait le contradicteur, prétendait que les récits sur Moïse étaient une invention des Juifs pour s’approprier des éléments de la culture égyptienne et de l’histoire égyptienne. Par exemple, s&#039;appuyant sur Manéthon, il avançait que Moïse n’était qu’un prêtre égyptien appelé Osarseph, qui aurait mené une rébellion impie, ce qui était une inversion négative par rapport à la figure biblique.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fait qui coïnciderait pleinement, note l&#039;auteur, avec les propos de la mère adoptive de Moïse dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;L’enfant grandit. Elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle lui donna le nom de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;, car, dit-elle, &#039;&#039;&#039;je l’ai tiré des eaux&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:10, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] conclut que la contradiction dans le texte (Moïse étant à la fois Hébreu et Égyptien) ne peut être résolue que par le fait qu&#039;il y ait eu une &#039;&#039;&#039;adoption&#039;&#039;&#039;. Moïse, né égyptien, aurait donc été &#039;&#039;&#039;adopté par le peuple hébreu&#039;&#039;&#039;. Cette adoption fut ensuite selon l&#039;auteur entérinée dans les textes par une modification de son ancienne appartenance culturelle au profit de la nouvelle identité sacrale&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=fU06NdokVwE&amp;amp;t=7s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Témoignages historiques externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des historiens égyptiens et grecs ont affirmé que Moïse avait lui-même conquis la Judée&amp;lt;ref&amp;gt;Hécatée d&#039;Abdère aurait été, selon l&#039;historien juif Flavius Josèphe, contemporain d&#039;Alexandre le Grand et de Ptolémée &amp;lt;abbr&amp;gt;I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/abbr&amp;gt;. Sous ce roi, il aurait visité l’Égypte. selon la « Jewish Virtual Library », Hécatée mentionne que « leur chef Moïse, qui excellait en capacité et en vaillance, conquit la terre de Judée pour les Juifs, fonda Jérusalem, y éleva le Temple, institua la constitution du peuple. » (source : Bibliothèque Virtuelle Juive). Il est cité par Pline l&#039;Ancien, Flavius Josèphe, Origène et Clément d&#039;Alexandrie. Cependant, il &#039;&#039;&#039;n’est pas clair&#039;&#039;&#039; que des auteurs gréco-romains majeurs aient formulé exactement que “Moïse avait conquis la Judée”, en ces termes ou dans un texte complet aujourd’hui conservé. Par un souci d&#039;honnêteté intellectuelle cependant, il faut garder à l&#039;esprit que ces témoignages sont fragmentaires ou via des recensions secondaires . Le terme “conquête de la Judée” peut également être plus littéraire ou mythique qu’un récit historique concret dans ces sources. Les auteurs hellénistiques grecs avaient en effet tendance à “helléniser” ou “orientaliser” Moïse pour l’inscrire dans la tradition des fondateurs de cité ou de lois (oīkistès, législateur), donc ils peuvent avoir attribué à Moïse un rôle de conquérant ou de “chef d’expédition”.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui corrobore l&#039;identité entre Moïse et Josué aux yeux de leurs contemporains et adversaires&amp;lt;ref&amp;gt;Des penseurs modernes comme &#039;&#039;&#039;Freud&#039;&#039;&#039; ont également réaffirmé, sur base d&#039;analyses des textes anciens, que Moïse était &amp;quot;égyptien de souche&amp;quot; : dans son ouvrage &#039;&#039;Moïse et le monothéisme&#039;&#039; (&#039;&#039;Moses und die monotheistische Religion&#039;&#039;), Fraud avance l&#039;idée que Moïse était d&#039;origine égyptienne, et que son nom, « Moïse », serait dérivé du terme égyptien « mś », signifiant « enfant » ou « fils ». Selon Freud, Moïse aurait été un prêtre égyptien de la secte d&#039;Aton, qui, après l&#039;effondrement de cette secte, aurait été adopté par une famille hébraïque et aurait introduit le culte d&#039;Aton parmi les Hébreux. Freud soutient cette hypothèse en analysant des textes anciens et en comparant les traditions religieuses égyptiennes et hébraïques. Il note des similitudes entre le monothéisme d&#039;Aton et celui de Moïse, suggérant une influence égyptienne sur la religion hébraïque. Il est important de noter toutefois que cette théorie de Freud est controversée et n&#039;est pas largement acceptée par les historiens et les spécialistes des religions. Elle a été notamment critiquée pour son manque de preuves historiques solides et pour son approche psychanalytique de l&#039;histoire.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Justification du &amp;quot;crime&amp;quot; de Moïse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;faute&amp;quot; de Moïse à Mériba, où il désobéit à [[Yahvé]] en frappant le rocher deux fois au lieu d&#039;une pour faire jaillir de l&#039;eau, est présentée comme la justification de sa mort&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Nombres 20,1-13 il est fait le récit des éléments historiques de cet épisode, tandis que Deutéronome 32,48-52 en rappelle la faute et ses conséquences.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, cette faute, jugée incohérente selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] au vu des désobéissances antérieures de Moïse, prend tout son sens dans le contexte du [[renouvellement]] : le rite offrait une &#039;&#039;&#039;rédemption complète de tous les péchés passés&#039;&#039;&#039;, et l&#039;infraction servait de &amp;quot;moteur&amp;quot; ou de prétexte rituel pour l&#039;exécution du [[renouvellement]]. Moïse, en adoptant [[Josué]] juste avant le rite, s&#039;assurait un individu de &amp;quot;valeur&amp;quot; (qui lui était cher et proche) pour l&#039;incorporation, point essentiel pour un effet optimal d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1774s). Arsmann soutient que cette faute, telle qu&#039;elle est présentée dans le récit, est &amp;quot;absurde&amp;quot; et non &amp;quot;crédible&amp;quot; compte tenu des désobéissances antérieures de Moïse envers Dieu. Cependant, la scène prendrait selon lui tout son sens si on l&#039;examinait sous l&#039;angle du &#039;&#039;&#039;rituel anthropophage&#039;&#039;&#039; et du &#039;&#039;&#039;renouvellement&#039;&#039;&#039;. En effet, dans le contexte de ce rituel ancien, la faute commise par Moïse aurait servi de moteur et de justification. Le rituel de renouvellement exigeait la &amp;quot;nécessaire réalisation d&#039;une &#039;&#039;&#039;infraction&#039;&#039;&#039; justifiant ensuite la réalisation du rite qui en permettait la &#039;&#039;&#039;rédemption&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Cette infraction était donc &amp;quot;systématiquement présente&amp;quot; et &amp;quot;servait de moteur et de justification pour la suite du rituel&amp;quot;. Ce rite de renouvellement offrait d&#039;après l&#039;auteur une &amp;quot;complète &#039;&#039;&#039;rédemption de tous les péchés du passé&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Selon les considérations des anthropophages de jadis, l&#039;absorption de l&#039;innocence de la victime lavait l&#039;exécutant de tous ses crimes passés. L&#039;ancienne personnalité de Moïse (le pécheur) devait mourir pour qu&#039;il puisse renaître sous une nouvelle identité (celle de Josué, l&#039;enfant consommé/incorporé). Ce rituel est exploré par Frazer dans son ouvrage monumental &#039;&#039;Le Rameau d&#039;Or&#039;&#039; au sujet des rites de mort et renaissance du roi divin dans de nombreuses sociétés antiques (Mésopotamie, Égypte, Europe préchrétienne), et par Mircea Eliade dans &#039;&#039;Le Mythe de l’éternel retour&#039;&#039; (1949) et son &#039;&#039;Traité d’histoire des religions&#039;&#039; (1949) au sujet des rites de « régénération périodique » dans les sociétés traditionnelles, où l&#039;auteur expose que la mort sacrificielle était perçue comme une &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; réinitialisation » du temps mythique, permettant au sacrifiant ou au groupe de renaître dans un état de pureté originelle. Eliade cite notamment les mystères agraires, les cultes de Tammouz, Osiris, Dionysos et certaines pratiques initiatiques d’Afrique et d’Asie. Enfin, René Girard, dans &#039;&#039;La violence et le sacré&#039;&#039; (1972), développe la théorie du « bouc émissaire » : dans certaines sociétés, une victime expiatoire est choisie pour canaliser la violence collective. Girard montre que le sacrifice (humain ou symbolique) produit une « purification » de la communauté. La consommation ou le partage rituel autour de la victime a souvent selon lui une fonction de cohésion sociale et de transfert symbolique des fautes. Les exemples culturels les plus cités dans la littérature anthropologique son les rituels d’Akitu en Mésopotamie, où à l&#039;occasion du nouvel an babylonien le roi subissait symboliquement une humiliation ou était remplacé temporairement. Certaines versions anciennes pourraient avoir impliqué un sacrifice substitutif. A Carthage et en Phénicie, les sacrifices d’enfants (tophets) documentés archéologiquement et textuellement, ont parfois été interprétés comme des rituels de renouvellement collectif. Dans le Mexique précolombien chez les Aztèques, des victimes étaient immolées puis certaines parties consommées rituellement pour « partager » leur force divine. En Europe ancienne enfin, des traces de sacrifices humains rituels ont été relevées chez les Celtes ou les peuples germaniques, rituels associés à des fêtes saisonnières et de purification.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
==  Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-23T04:54:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Le renouvellement cannibale et la modification des textes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (&#039;&#039;« L&#039;Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »,&#039;&#039; Genèse 12:1). Ce n’est qu&#039;après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l&#039;Égypte (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « &#039;&#039;Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère &#039;&#039;(&#039;&#039;Philon, &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.&amp;lt;/ref&amp;gt; et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c&#039;est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « &#039;&#039;la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs.&#039;&#039; » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l&#039;idée qu&#039;Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C&#039;est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le  Fihrist » sur le site &#039;&#039;Journals OpenEdition – Civilisations&#039;&#039;, qui affirme que « &#039;&#039;La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc…&#039;&#039; » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue &#039;&#039;Civilisations&#039;&#039;, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d&#039;avis qu&#039;Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu&#039;il a pratiqué ses rites d&#039;exorciste dans ce pays, tout en s&#039;enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s&#039;y rendrait pas pour s&#039;initier à la médecine occidentale, mais il s&#039;y &#039;&#039;entretiendrait&#039;&#039; avec des médecins locaux et &#039;&#039;pratiquerait ses propres techniques&#039;&#039; (comme l&#039;acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales.  Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et &#039;&#039;La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=6s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce séjour, qui aurait duré &#039;&#039;environ&#039;&#039; sept ans&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l&#039;Anglais à partir de Charles, &#039;&#039;The Book of Jubilees&#039;&#039;, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « &#039;&#039;Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme.&#039;&#039; » (&#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le &#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances&amp;lt;ref&amp;gt;Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8, §166–168). Le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039; (13:9–10) mentionne qu&#039;Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« &#039;&#039;L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine.&#039;&#039; », &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les &#039;&#039;Corpus Hermeticum&#039;&#039;, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le &#039;&#039;Kitāb al-Fihrist&#039;&#039; (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu&#039;aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans le but de mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]])&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt; et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;ORIGINE des HÉBREUX (avant MÉRENPTAH) - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=33s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont définis comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot;, et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est ainsi, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann dans ses livres et vidéos, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham serait donc, selon Allan Arsmann, un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de [[Yahvé]], en exigeant le sacrifice des premiers-nés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;[[Prémices]]&amp;quot; de ce Wiki.&amp;lt;/ref&amp;gt;, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le [[Jésus-Christ|Christ]], par contraste, est présenté par l&#039;auteur comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne fasse pas de mention explicite de la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (nilotiques, soit 58 années solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 25:7 : &#039;&#039;« Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans.&#039;&#039; » (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prendrait donc selon lui un sens psychique et symbolique plutôt que génétique, spécifique à ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et de ce fait absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait dans cette optique une chronique de ses transformations, de ses influences culturelles et de l&#039;évolution de ses conceptions religieuses, à rebours des interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère que la Bible a longtemps été l&#039;objet d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour la plupart des autres textes anciens&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo précitée, &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont depuis toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Pour Jericho, localisé dans l&#039;actuel Cisjordanie, voir Kathleen M. Kenyon, &#039;&#039;Excavations at Jericho&#039;&#039; (Volumes I–V, 1960–1983), qui a établi la stratigraphie de Jéricho, confirmant l’occupation très ancienne de la ville (depuis l&#039;Âge du Bronze), et Ernst Sellin &amp;amp; Carl Watzinger, &#039;&#039;Jericho: Die Ergebnisse der Ausgrabungen&#039;&#039; (1913), première fouille scientifique systématique. Concernant Aï (Et-Tell ou Khirbet el-Maqatir selon les écoles), également en Cisjordanie, les sources majeures sont les travaux de Joseph Callaway, &#039;&#039;Ai: The Excavations of 1964–1970&#039;&#039; (1972), et de Bryant G. Wood, “&#039;&#039;The Search for Joshua’s Ai&#039;&#039;”, &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039; (1999) qui propose Khirbet el-Maqatir comme la Aï biblique. Assur (Capitale de l’empire assyrien) a été localisée au Nord de l’Irak et remonterait au 3e millénaire av. J.-C. selon Walter Andrae (Découvreur principal d’Assur), &#039;&#039;Der Anu-Adad-Tempel in Assur&#039;&#039; (1909) et rapports de fouilles associés, et The Epigraphic Survey, &#039;&#039;Assyrian Royal Inscriptions&#039;&#039; (Université de Chicago) qui a révélé des inscriptions royales confirmant l’importance d’Assur. Assur est unanimement reconnue comme ville historique bien attestée, mentionnée dans la Bible et dans d’innombrables sources mésopotamiennes. Ur en Chaldée, Patrie d’Abraham, serait Tell el-Muqayyar dans le Sud de l’Irak actuelle. Sir Leonard Woolley, dans &#039;&#039;Ur of the Chaldees&#039;&#039; (1938) ; &#039;&#039;Excavations at Ur&#039;&#039; (1934–1950), détaille la mise au jour de la ziggourat, du cimetière royal, de quartiers résidentiels. Les rapports de fouilles des British Museum &amp;amp; University of Pennsylvania Joint Expedition to Ur de 1922 à 1934 mènent à un consensus archéologique : Ur fut une ville sumérienne puis babylonienne authentique, parfaitement identifiée, avec une chronologie correspondant à l’époque d’Abraham (Ur III). quant à la plaine de Sumer (Sumer / Shinar), dans le Sud mésopotamien (Irak), elle a été largement documentée par Samuel Noah Kramer, &#039;&#039;History Begins at Sumer&#039;&#039; (1956), Georges Roux, &#039;&#039;Ancient Iraq&#039;&#039; (1964, réédit.), et les publications de l’Institut archéologique allemand sur Eridu, Ur, Uruk, Lagash, etc. Sumer est la région la mieux documentée du Proche-Orient antique, avec des milliers de tablettes et des dizaines de villes exhumées.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah&amp;lt;ref&amp;gt;La stèle de Mérenptah (ou &#039;&#039;stèle d’Israël&#039;&#039;) est l’un des documents archéologiques les plus importants pour l’historicité d’Israël. Elle contient la plus ancienne mention extra-biblique connue du peuple d’Israël. Découverte en 1896 par Flinders Petrie, archéologue britannique, dans le temple funéraire de Mérenptah, (Thèbes occidentale, Égypte), elle est aujourd’hui exposée au Musée du Caire. Datant de vers 1208 av. J.-C., règne du pharaon Mérenptah fils de Ramsès II, la stèle commémore les victoires militaires du pharaon en Canaan et en Libye. Le texte de la stèle comporte la fameuse ligne : « Israël est ravagé, sa semence n’existe plus ». Cette phrase est cruciale parce que c’est la première mention connue du nom “Israël” dans un document historique. Israël y est écrit avec le déterminatif égyptien d’un &#039;&#039;peuple&#039;&#039; (groupe ethnique), et non celui d’une ville ou d’un territoire, ce qui signifie que les Égyptiens considéraient Israël comme une population nommée, déjà reconnue en Canaan au XIIIe siècle av. J.-C.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible est au contraire &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait partir sa démonstration du récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, qui présente un parallèle irréfutable avec l[[L’Épopée de Gilgamesh|&#039;Epopée de Gilgamesh]], un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms diffèrent et certaines modifications théologiques (comme le passage du polythéisme au monothéisme) soient une réalité, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée la même. Cette persistance de la colonne vertébrale du texte à travers les âges et les manipulations atteste selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris de ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;après lui d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou au moins &amp;quot;de mouvance&amp;quot;, ce qui est étayé selon l&#039;auteur par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk)&amp;lt;ref&amp;gt;Cet argument est récurent chez Allan Arsmann, et traverse plusieurs de ses vidéos YouTube, dont &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&amp;quot;, (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &amp;quot;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=34s), &amp;quot;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU), &amp;quot;La Genèse élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Tagk6tZnu4g&amp;amp;t=19s) et &amp;quot;Potentiels enjeux scientifiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=oY8YIj-gykI).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 12:10 : &#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »&#039;&#039; (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés)&amp;lt;ref&amp;gt;Jubilés 13:12–13 : « &#039;&#039;Abram demeura en Égypte sept années, et il revint ensuite au pays de Canaan.&#039;&#039; » Les autres textes connus qui évoquent ce séjour d&#039;Abraham en Egypte ne mentionnent pas sa durée : les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; de Flavius Josèphe (Ant. I.8.1), l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (traite surtout des visions d’Abraham), le &#039;&#039;Testament d’Abraham&#039;&#039; (récit tardif, moral et visionnaire).&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;La culture égyptienne, en particulier durant le Nouvel Empire, est dépeinte par l&#039;auteur comme étant l&#039;antithèse des pratiques archaïques mésopotamiennes. L&#039;Égypte a fondé, selon ses conclusions, sa religiosité sur l&#039;objection à l&#039;anthropophagie, qui fut selon lui le cœur de ses premiers mouvements sociétaux. Le culte du dieu Osiris et les pratiques comme la momification visaient d&#039;après lui à protéger le corps de toute forme de consommation, y compris la putréfaction. Les pratiques sacrificielles liées au culte de Yahvé/Baal étaient donc selon toute logique perçues par les Égyptiens comme abominables, voire maléfiques. Elles étaient contraires à leur religion et à leurs pratiques funéraires, car elles annihilaient toute possibilité de momification. Or le culte sumérien de Yahvé (Ea), bien que culte par excellence de la civilisation, exigeait pourtant le sacrifice du premier-né selon la loi incontournable des prémices. L&#039;Égypte au contraire, avait fait le choix de construire sa civilisation sur le refus catégorique de l&#039;anthropophagie et de l&#039;infanticide. Le choc culturel résida donc dans le fait qu&#039;Abraham, avec ses pratiques de hiérogamie et ses considérations rituelles, arrivât dans un pays dont les fondements civilisationnels étaient l&#039;interdiction de ces mêmes pratiques, qui horrifiaient les Egyptiens. Le séjour d&#039;Abraham en Égypte n&#039;est donc pas seulement un événement anecdotique, mais une rencontre entre deux paradigmes civilisationnels opposés : celui qui intègre encore l&#039;anthropophagie sacrificielle comme source de pouvoir (Mésopotamie) et celui qui l&#039;interdit totalement comme acte fondateur de sa morale (Égypte). Cf. vidéos YouTube de l&#039;auteur :  &amp;quot;La PROSTITUTION SACRÉE de Sarah - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=13s), &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;ABRAHAM - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=968s), et &amp;quot;Éléments de CONVERGENCE entre l&#039;HISTOIRE et le texte biblique de la GENÈSE - L&#039;enquête d&#039;un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=26s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis déjà un millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;De nombreuses sources égyptiennes témoignent de l&#039;ancienneté de la pratique de la circoncision en Egypte : la tombe d’Ankh-Mahor (dite « tombe du médecin »), datant de la VIᵉ dynastie (vers 2345–2181 av. J.-C.) offre une fresque représentant clairement une opération de circoncision sur un jeune homme, avec un opérateur tenant un couteau. Elle est considérée par les égyptologues comme la plus ancienne représentation connue de la circoncision humaine. Cf. J. H. Breasted, &#039;&#039;Ancient Records of Egypt&#039;&#039;, vol. I (1906), Toby Wilkinson, &#039;&#039;The Rise and Fall of Ancient Egypt&#039;&#039; (2010), et The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, ed. Redford (2001), article &amp;quot;Circumcision&amp;quot;. Quelques textes médicaux et sociaux laissent entendre que la circoncision était un rite de passage, ou une pratique d’élite chez les prêtres et aristocrates. Cf. le papyrus médical &amp;quot;Kahun Gynecological Papyrus&amp;quot;, vers 1800 av. J.-C., qui ne décrit certes pas explicitement la circoncision, mais fait référence à la « purification » génitale, que certains égyptologues associent au contexte de la circoncision. Cf. R. David, &#039;&#039;Handbook to Life in Ancient Egypt&#039;&#039; (1998), chap. sur les rites corporels, et E. J. Michael Wakin, &#039;&#039;Male Circumcision in Ancient Egypt&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Egyptian Archaeology&#039;&#039;. Enfin, les auteurs classiques décrivent la circoncision comme une pratique « traditionnelle » égyptienne antérieure aux Hébreux. Cf. Hérodote, &#039;&#039;Histoires&#039;&#039;, Livre II, 36–37, qui indique que les Égyptiens se circoncisent « pour la propreté », et que cette pratique est très ancienne. Diodore de Sicile, &#039;&#039;Bibliothèque historique&#039;&#039;, I, 28, qui mentionne les Égyptiens comme peuple circonciseur, ancienne coutume rituelle. Enfin Strabon, in &#039;&#039;Géographie&#039;&#039;, XVII,2, qui décrit la circoncision comme un usage égyptien immémorial.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait pu &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventer le même rite est considéré par Arsmann comme statistiquement impossible. Le fait que la Bible n&#039;avoue jamais explicitement cet emprunt culturel suggèrerait selon lui une refonte volontaire du texte à un moment ultérieur de l&#039;histoire juive&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=13s). &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Dans une interprétation juive ancienne fondée sur Genèse 24,1, il est dit qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le verset hébreu dit : « &#039;&#039;וַיהוָה בֵּרַךְ אֶת־אַבְרָהָם בַּכֹּל »,&#039;&#039; soit « &#039;&#039;Le Seigneur bénit Abraham en tout.&#039;&#039; » Dans plusieurs traditions exégétiques juives (midrashim et targums), ce « en tout » est explicitement développé en sagesse, dignité, gloire, etc. Le Targum Néofiti 1 sur Genèse 24,1 développe la bénédiction ainsi : &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;Le Seigneur bénit Abraham en tout : en sagesse, en longévité et en dignité.&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (Formulation attestée dans les traductions modernes du texte.) Ici, “sagesse” (ḥokhmā) et “dignité” (yeqar / yāqār) apparaissent ensemble. Dans une exposition du même verset du Midrash &#039;&#039;Bereshit Rabbah&#039;&#039; 59:7, on énumère les bénédictions reçues par Abraham, notamment la sagesse, l&#039;honneur (kavod, très proche de “dignité”), la grandeur. L’association “sagesse + honneur/dignité” y est donc claire.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Des textes apocryphes relatent qu&#039;Abraham fréquenta des dignitaires égyptiens, parmi lesquels des prêtres.  Artapanos (IIᵉ s. av. JC) présente Abraham comme un maître de sagesse auprès des Égyptiens : il enseigne aux Égyptiens l’astronomie et d’autres savoirs, les Égyptiens l’honorent pour sa sagesse&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanus, &#039;&#039;Sur les Juifs&#039;&#039; (fragment conservé par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 18).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Flavius Josèphe explique, en paraphrasant Artapanos, qu’Abraham enseigna en Égypte l’astronomie et l’arithmétique et impressionna les sages égyptiens par sa sagesse&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 158–160.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le Pseudo-Eupolémos, autre historiographe judéo-hellénistique, affirme qu&#039;Abraham enseigna la science astronomique aux Phéniciens&#039;&#039;&#039;,&#039;&#039;&#039; et que les Égyptiens maîtrisaient déjà certaines « sciences anciennes » : ce texte est parfois combiné avec Artapanos dans des reconstructions ultérieures où Abraham devient un détenteur de la sagesse primordiale transmise aux Égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Fragment transmis par Eusèbe, &#039;&#039;Praep. ev.&#039;&#039; 9.17.9.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Bien que plus tardives, certaines traditions islamiques médiévales racontent qu’Abraham discuta avec les sages ou prêtres du roi égyptien, et qu’il fit preuve de supériorité spirituelle ou de sagesse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. tafsîr, récits des prophètes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIXᵉ siècle, divers auteurs occultistes ont identifié Abraham comme un initié des prêtres égyptiens, associé ces prêtres aux dieux Horus/Osiris/Thot, et imaginé qu’Abraham avait reçu une initiation à la “sagesse égyptienne”&amp;lt;ref&amp;gt;Ces idées ne proviennent pas de textes antiques, mais de reconstructions ésotériques (cf. Fabre d’Olivet, certains rosicruciens, des auteurs de théosophie, ou partisans du courant occultisme anglo-saxon).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains auteurs rosicruciens et théosophes ont imaginé une classe d’initiés égyptiens dialoguant uniquement avec d’autres initiés et parfois lié cela à la circoncision, identifiant Abraham comme un “initié égyptien”&amp;lt;ref&amp;gt;Certains auteurs occultistes du XIXᵉ–début XXᵉ ont inventé une élite d’initiés égyptiens, présenté Abraham comme initié aux mystères égyptiens et parfois rapproché cela de la circoncision comme “signe initiatique”. Ils ont extrapolé les similitudes entre la circoncision sacerdotale égyptienne (réelle mais limitée) et celle d’Israël. Cf. les rosicruciens et occultistes Jean-Marie Ragon (1781–1862), &#039;&#039;Cours philosophique et interprétatif des initiations anciennes et modernes&#039;&#039;, &#039;&#039;Orthodoxie maçonnique&#039;&#039; ; Paul Sédir (Yvon Le Loup) (1871–1926), &#039;&#039;Les Tempels&#039;&#039;, &#039;&#039;Initiations&#039;&#039;, &#039;&#039;Histoire des rose-croix&#039;&#039; ; Papus (Gérard Encausse) (1865–1916), &#039;&#039;Traité méthodique de science occulte&#039;&#039;, &#039;&#039;Le Tarot des Bohémiens&#039;&#039;, &#039;&#039;La Kabbale.&#039;&#039; Certaines de leurs théories sont reprises par les théosophes, comme Helena P. Blavatsky (1831–1891), in &#039;&#039;Isis Unveiled&#039;&#039;, &#039;&#039;The Secret Doctrine&#039;&#039; ; G.R.S. Mead (1863–1933) — théosophe érudit, in &#039;&#039;Thrice-Greatest Hermes&#039;&#039;, &#039;&#039;Fragments of a Faith Forgotten&#039;&#039;. Ce fut l&#039;avis enfin de certains auteurs para-théosophiques et occultistes, comme Édouard Schuré (1841–1929) in &#039;&#039;Les Grands Initiés&#039;&#039;, Albert Churchward (1852–1925) in &#039;&#039;The Origin and Evolution of Religion&#039;&#039;, &#039;&#039;Signs and Symbols of Primordial Man,&#039;&#039; William R. Cooper (XIXᵉ siècle) in &#039;&#039;The Horus Rituals&#039;&#039; (très spéculatif). Cette pensée fut reprose par des auteurs ésotériques du XXe siècle comme Manly P. Hall (1901–1990), Ragon, Blavatsky, Schuré.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela ne repose pas néanmoins sur des témoignages antiques, car si Hérodote (II, 36-37) mentionne que les prêtres égyptiens pratiquaient la circoncision pour la pureté, il ne dit pas qu’ils se limitent aux circoncis dans leurs relations. Philon d&#039;Alexandrie et Clément d&#039;Alexandrie évoquent eux aussi pour les prêtres égyptiens une idée de pureté et de “science sacrée”, parfois en la rapprochant du judaïsme. Mais il est par ailleurs avéré que les prêtres égyptiens parlaient aux pèlerins, aux administrés, aux fonctionnaires, aux étrangers (Nubiens, Asiatiques), aux Grecs (surtout à partir de la Basse Époque). Aucun document ne suggère une restriction de communication basée sur la circoncision&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Papyrus Wilbour (XXᵉ dyn., règne de Ramsès V), Papyrus Brooklyn 35.1446 (XIIIᵉ dyn.), etc. Concernant les sources contemporaines d&#039;Abraham, nous sont parvenus des inscriptions dans les temples, des papyri administratifs, des tombes de prêtres, des textes littéraires (Sinuhe, Instructions, etc.) Aucune de ces sources ne contient de règles interdisant aux prêtres de parler aux non-initiés, de système initiatique comparable à des mystères, de lien entre circoncision et communication, ou quoi que ce soit qui évoque un interdit d’échanger avec des étrangers. Les prêtres apparaissent au contraire dans les textes administrant la justice, gérant les biens du temple, parlant avec des plaignants, des scribes, des marchands, des visiteurs, recevant des délégations étrangères.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Churchward (1852-1925) est le premier auteur à lier explicitement Abraham aus &amp;quot;Mystères d&#039;Horus&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;The Origin and Evolution of Religion&#039;&#039; (1909), et &#039;&#039;Signs and Symbols of Primordial Man&#039;&#039; (1903).&amp;lt;/ref&amp;gt; : il interprète toutes les anciennes religions comme dérivant d’un « culte proto-égyptien » centré sur Horus le Jeune. Il affirme que les « ancêtres des Hébreux », et parfois Abraham lui-même, auraient été initiés dans les “Horus Mysteries”, qu’il décrit comme une forme archaïque de gnose solaire. Il assimile Abraham aux « Sages primitifs » ayant reçu la “Lumière d’Horus”. Il constitue la source la plus directe pour un Abraham initié aux Mystères d’Horus. Des auteurs rosicruciens secondaires, influencés par Churchward, ont affirmé dans plusieurs petits traités rosicruciens ou paramaçonniques du début du XXᵉ siècle que « Abraham, instruit par les prêtres d’Horus, reçut la Sagesse de la Lumière. » Ces textes sont rarement signés ou réédités, mais on les trouve dans des brochures rosicruciennes anglophones entre 1910 et 1930, certaines publications affiliées de la &#039;&#039;Fraternitas Rosae Crucis&#039;&#039; (P. R. F. Randolph, puis Reuben Swinburne Clymer). Ces auteurs reprennent Churchward, parfois mot pour mot. Manly P. Hall (1901-1990) dans &#039;&#039;The Secret Teaching of All Ages&#039;&#039; (1928) avance que les patriarches, dont Abraham, ont reçu l’enseignement des “prêtres solaires d’Héliopolis”, que ces prêtres transmettaient les mystères héliopolitains d’Horus et Rê, que la religion hébraïque contient des fragments de ces « mystères solaires ». Dans l’interprétation de Hall, Abraham aurait plus ou moins été initié à un système où Horus était central, même s’il reste prudent sur l’expression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un [[āšipu]] , ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=986s.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; dans plusieurs sources tardives midrashiques, pseudépigraphiques et ésotériques modernes qui lui attribuent une érudition multilingue ou une capacité de traduction, Abraham est présenté comme sachant lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) ; il aurait même traduit des textes sacrés de ses ancêtres&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Midrash : Bereshit Rabbah 44:13 qui affirme qu’Abraham connaissait la Torah avant sa révélation, comme une manière de dire qu’il avait une science profonde. Dans le Targum Pseudo-Jonathan sur Genèse 17, Abraham est qualifié d&#039; “homme sage, connaisseur des écrits” (interprétation : un lettré). Artapanos (IIᵉ s. av. JC) et Flavius Josèphe, &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 158–160, prêtent à Abraham un haut niveau de science. Dans l’islam médiéval, Abraham (Ibrāhīm) est parfois décrit comme Katib (scribe) et connaissant les écritures anciennes. C&#039;est encore une fois dans les sources ésotériques modernes que l’on trouve les affirmations explicites concernant la maîtrise des langues par Abraham de façon détaillée (babylonien, égyptien, cananéen, sumérien, etc.). Les sources mormones du XIXᵉ siècle comme le &#039;&#039;Livre d’Abraham&#039;&#039; affirment qu&#039;Abraham lisait les hiéroglyphes égyptiens et traduisait des “écrits anciens” conservés dans des papyrus égyptiens. Certains commentateurs (comme W. W. Phelps, Orson Pratt) soutiennent qu’Abraham connaissait les langues chaldéenne, assyrienne, égyptienne, etc., parfois jusqu’à évoquer les pères antédiluviens. Ce corpus est la source la plus cohérente pour un Abraham polyglotte traducteur d’écrits anciens.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Envisager qu&#039;il connût et traduisît le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, permet de lui supposer des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, [[Terakh|Terah]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par [[Yahvé]] correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste&amp;lt;ref&amp;gt;Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (aussi appelé &#039;&#039;Petite Genèse&#039;&#039;), chapitre 12–13 (surtout 12:18–24), raconte que Dieu envoie des “esprits mauvais / démons” (ruḥot ra‘ot) sur la maison du Pharaon, que le Pharaon tombe malade à cause de ces esprits, mais qu’Abraham fait une prière d’intercession et que les mauvais esprits quittent Pharaon, ce qui équivaut à une guérison.&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre [[Yahvé]] et le dieu sumérien [[Ea]], démontrée par de multiples points communs&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=14s.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, Éa est le dieu patron des [[exorcistes]]. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un [[āšipu]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les [[exorcistes]] étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes)&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; il est question d&#039; “oiseaux” (ici des corbeaux) qui mangent ses semences : Abraham les fait partir, puis organise un système pour les en empêcher (11:11‑13, 12:1‑8). Dans l’&#039;&#039;Armenian Apocrypha&#039;&#039; (textes apocryphes arméniens), on retrouve cette tradition : Abraham, envoyé garder les champs, voit que des corbeaux dévorent ce qu’il a semé, et il prie (ou “converse avec Dieu”). Selon l’&#039;&#039;Encyclopedia of Jewish Myth, Magic and Mysticism&#039;&#039;, il existe un fragment du &#039;&#039;Genesis Apocryphon&#039;&#039; (trouvé à Qumrân) qui raconte qu’Abraham exorcise le pharaon — mais aussi qu’il y a une tradition “d’expulsion des corbeaux” dans des variantes apocryphes. Dans la collection “Pseudepigrapha” (version traduite / commentée par William J. Deane), on lit : “&#039;&#039;he caused the clouds of ravens to turn back … and all the ravens … as Abram commanded … they sowed … according as Abram commanded them.&#039;&#039;” Toujours dans le texte traduit par William J. Deane, il est dit qu’Abraham “&#039;&#039;invented a kind of drill, which was attached to the plough … and they made … vessels … on all the frames of the ploughs … and they sowed … according as Abram commanded them.&#039;&#039;” ce qui ressemble à l’idée d’un plan pour semer plus efficacement et protéger la semence des corbeaux. La version éthiopienne (apocryphe arménienne / rejetée selon certains) mentionne qu’après l’épisode des corbeaux, Abraham commande de “dresser les charrues” pour semer, et qu’ainsi les semailles sont protégées. Dans l’&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (pseudépigraphe juif, environ 1ᵉ−2ᵉ siècle), une partie décrit Abraham avec son père Térah, et comment Abraham rejette les idoles que son père fabrique. Il brise, ou du moins critique fortement ces statues. L’article d’Andrei Orlov sur l’&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; note que ce texte met en avant une polémique contre les idoles, et Abraham y est dépeint comme “iconoclaste”. Selon une thèse universitaire (&#039;&#039;Abraham Traditions in Middle Jewish Literature&#039;&#039;), le &#039;&#039;Genesis Apocryphon&#039;&#039; (texte de Qumrân) “reflète un intérêt pour la sagesse manticienne” (c.-à-d. la divination, y compris l’interprétation des rêves). Le texte y présente Abraham comme interprète de rêves symboliques, et donc comme devin / voyant. Il est à noter que certains de ces manuscrits existent uniquement en traduction (ex. arménien) ou dans des versions tardives, ce qui pose des questions de fiabilité.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;[[āšipu]] &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;[[berger]]&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Flavius Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; : « Nicolas de Damas, dans le quatrième livre de son Histoire, dit ainsi : ‘Abram régna à Damas, étant un étranger, qui était venu avec une armée du pays au‑dessus de Babylone, appelé le pays des Chaldéens…’ » (Livre 1, chapitre 7, ou section 159 selon certaines éditions).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme [[Jacob]] (qui fut pharaon [[hyksôs]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt;selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;Les rêves du pharaon - élucidés par un asperger,&#039;&#039; https://www.youtube.com/watch?v=23XqmoqRIo8&amp;amp;t=9s. L&#039;histoire révèle l&#039;existence d&#039;un pharaon Hyksos nommé Yaqoub-Her (dont la forme ancienne du nom est très proche de celle de Jacob). Ce pharaon est mentionné dans la même période très courte (autour de 1610 av. J.-C.) qui vit l&#039;entrée de Jacob en Égypte, sous le règne du pharaon Apachnan.&amp;lt;/ref&amp;gt;) et [[Noé]] (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo TouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;,&#039;&#039;&#039; https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M. Dans cette vidéo, Arsmann soutient que les fils de Noé sont reconnus comme étant des rois dans le pays de Sumer. Par conséquent, Noé, leur père, fut lui aussi un roi sumérien. Le lien entre le récit de Noé et l&#039;Épopée de Gilgamesh est détaillé dans la vidéo &#039;&#039;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=48s. Arsmann y explique que la filiation du texte biblique du déluge avec le peuple sumérien est archéologiquement démontrée depuis l&#039;analyse de la tablette 11 de l&#039;Épopée de Gilgamesh, retrouvée en 1872. Dans ce texte, Utnapishtim, le pendant du Noé biblique, est présenté comme “le sage” et roi d’un lieu lointain. Selon le texte « Il fut roi et prêtre, et reçut la faveur des dieux pour échapper au Déluge. » Le texte sumérien/akkadien précise qu’il régnait sur Shuruppak ou sur un autre centre antique, bien que les localisations exactes soient légendaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;), ce qui rend le statut royal d&#039;[[Adam]] et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] développe sur l&#039;ensemble de ses travaux l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont les thèmes centraux qui, bien que refoulés et symbolisés, couvrent l&#039;ensemble de la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;Le coeur du culte biblique originel - élucidé par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=5X_xc256cH4 ; &#039;&#039;L&#039;existence textuelle du cannibalisme des anciens Hébreux dans la Bible&#039;&#039; - l’enquête d&#039;un asperger, https://www.youtube.com/watch?v=aUw8ZXPKNh0&amp;amp;t=17s ; &#039;&#039;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=475s ; &#039;&#039;La psychologie des anthropophages - expliquée par un asperger&#039;&#039; (Série de vidéos), https://www.youtube.com/watch?v=VBQrd0hjXfk et https://www.youtube.com/watch?v=3G7vN95rueA ; &#039;&#039;La Tentation du Christ - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=Xwvs2iuhmvI&amp;amp;t=1831s.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; ([[Ismaël]] d&#039;abord, le fils de sa servante égyptienne d&#039;[[Agar]], puis [[Isaac]] celui de [[Sarah]]). Le surnom de [[Yahvé]], &amp;quot;Terreur [[Yahvé]]&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Genèse 31:42&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la version hébraïque de la Bible, Jacob dit : “le Dieu de mon père Abraham … et la &#039;&#039;&#039;crainte d’Isaac&#039;&#039;&#039;” (Gen 31:42).&amp;lt;/ref&amp;gt;, est considéré par Arsmann comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait selon lui modifié le texte sacré pour y intégrer une [[théophanie]] (une &amp;quot;manifestation du divin&amp;quot;, celle de la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut selon l&#039;auteur un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac- élucidée par un asperger&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;,&#039;&#039;&#039; https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=18s.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le principe du renouvellement cannibale implique selon l&#039;auteur que l&#039;ensemble ou presque des personnages bibliques (entre autres également [[Jacob]] et [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]]) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en incorporant leurs descendants, ce qui explique selon lui les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;ensemble de l&#039;ouvrage de l&#039;auteur consacré à cette question, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, vol. 3 &#039;&#039;L&#039;Enfer&#039;&#039;, éd. Paradeigma.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-23T04:53:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (&#039;&#039;« L&#039;Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »,&#039;&#039; Genèse 12:1). Ce n’est qu&#039;après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l&#039;Égypte (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « &#039;&#039;Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère &#039;&#039;(&#039;&#039;Philon, &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.&amp;lt;/ref&amp;gt; et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c&#039;est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « &#039;&#039;la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs.&#039;&#039; » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l&#039;idée qu&#039;Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C&#039;est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le  Fihrist » sur le site &#039;&#039;Journals OpenEdition – Civilisations&#039;&#039;, qui affirme que « &#039;&#039;La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc…&#039;&#039; » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue &#039;&#039;Civilisations&#039;&#039;, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d&#039;avis qu&#039;Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu&#039;il a pratiqué ses rites d&#039;exorciste dans ce pays, tout en s&#039;enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s&#039;y rendrait pas pour s&#039;initier à la médecine occidentale, mais il s&#039;y &#039;&#039;entretiendrait&#039;&#039; avec des médecins locaux et &#039;&#039;pratiquerait ses propres techniques&#039;&#039; (comme l&#039;acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales.  Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et &#039;&#039;La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=6s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce séjour, qui aurait duré &#039;&#039;environ&#039;&#039; sept ans&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l&#039;Anglais à partir de Charles, &#039;&#039;The Book of Jubilees&#039;&#039;, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « &#039;&#039;Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme.&#039;&#039; » (&#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le &#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances&amp;lt;ref&amp;gt;Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8, §166–168). Le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039; (13:9–10) mentionne qu&#039;Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« &#039;&#039;L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine.&#039;&#039; », &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les &#039;&#039;Corpus Hermeticum&#039;&#039;, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le &#039;&#039;Kitāb al-Fihrist&#039;&#039; (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu&#039;aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans le but de mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]])&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt; et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;ORIGINE des HÉBREUX (avant MÉRENPTAH) - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=33s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont définis comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot;, et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est ainsi, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann dans ses livres et vidéos, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham serait donc, selon Allan Arsmann, un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de [[Yahvé]], en exigeant le sacrifice des premiers-nés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;[[Prémices]]&amp;quot; de ce Wiki.&amp;lt;/ref&amp;gt;, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le [[Jésus-Christ|Christ]], par contraste, est présenté par l&#039;auteur comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne fasse pas de mention explicite de la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (nilotiques, soit 58 années solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 25:7 : &#039;&#039;« Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans.&#039;&#039; » (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prendrait donc selon lui un sens psychique et symbolique plutôt que génétique, spécifique à ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et de ce fait absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait dans cette optique une chronique de ses transformations, de ses influences culturelles et de l&#039;évolution de ses conceptions religieuses, à rebours des interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère que la Bible a longtemps été l&#039;objet d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour la plupart des autres textes anciens&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo précitée, &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont depuis toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Pour Jericho, localisé dans l&#039;actuel Cisjordanie, voir Kathleen M. Kenyon, &#039;&#039;Excavations at Jericho&#039;&#039; (Volumes I–V, 1960–1983), qui a établi la stratigraphie de Jéricho, confirmant l’occupation très ancienne de la ville (depuis l&#039;Âge du Bronze), et Ernst Sellin &amp;amp; Carl Watzinger, &#039;&#039;Jericho: Die Ergebnisse der Ausgrabungen&#039;&#039; (1913), première fouille scientifique systématique. Concernant Aï (Et-Tell ou Khirbet el-Maqatir selon les écoles), également en Cisjordanie, les sources majeures sont les travaux de Joseph Callaway, &#039;&#039;Ai: The Excavations of 1964–1970&#039;&#039; (1972), et de Bryant G. Wood, “&#039;&#039;The Search for Joshua’s Ai&#039;&#039;”, &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039; (1999) qui propose Khirbet el-Maqatir comme la Aï biblique. Assur (Capitale de l’empire assyrien) a été localisée au Nord de l’Irak et remonterait au 3e millénaire av. J.-C. selon Walter Andrae (Découvreur principal d’Assur), &#039;&#039;Der Anu-Adad-Tempel in Assur&#039;&#039; (1909) et rapports de fouilles associés, et The Epigraphic Survey, &#039;&#039;Assyrian Royal Inscriptions&#039;&#039; (Université de Chicago) qui a révélé des inscriptions royales confirmant l’importance d’Assur. Assur est unanimement reconnue comme ville historique bien attestée, mentionnée dans la Bible et dans d’innombrables sources mésopotamiennes. Ur en Chaldée, Patrie d’Abraham, serait Tell el-Muqayyar dans le Sud de l’Irak actuelle. Sir Leonard Woolley, dans &#039;&#039;Ur of the Chaldees&#039;&#039; (1938) ; &#039;&#039;Excavations at Ur&#039;&#039; (1934–1950), détaille la mise au jour de la ziggourat, du cimetière royal, de quartiers résidentiels. Les rapports de fouilles des British Museum &amp;amp; University of Pennsylvania Joint Expedition to Ur de 1922 à 1934 mènent à un consensus archéologique : Ur fut une ville sumérienne puis babylonienne authentique, parfaitement identifiée, avec une chronologie correspondant à l’époque d’Abraham (Ur III). quant à la plaine de Sumer (Sumer / Shinar), dans le Sud mésopotamien (Irak), elle a été largement documentée par Samuel Noah Kramer, &#039;&#039;History Begins at Sumer&#039;&#039; (1956), Georges Roux, &#039;&#039;Ancient Iraq&#039;&#039; (1964, réédit.), et les publications de l’Institut archéologique allemand sur Eridu, Ur, Uruk, Lagash, etc. Sumer est la région la mieux documentée du Proche-Orient antique, avec des milliers de tablettes et des dizaines de villes exhumées.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah&amp;lt;ref&amp;gt;La stèle de Mérenptah (ou &#039;&#039;stèle d’Israël&#039;&#039;) est l’un des documents archéologiques les plus importants pour l’historicité d’Israël. Elle contient la plus ancienne mention extra-biblique connue du peuple d’Israël. Découverte en 1896 par Flinders Petrie, archéologue britannique, dans le temple funéraire de Mérenptah, (Thèbes occidentale, Égypte), elle est aujourd’hui exposée au Musée du Caire. Datant de vers 1208 av. J.-C., règne du pharaon Mérenptah fils de Ramsès II, la stèle commémore les victoires militaires du pharaon en Canaan et en Libye. Le texte de la stèle comporte la fameuse ligne : « Israël est ravagé, sa semence n’existe plus ». Cette phrase est cruciale parce que c’est la première mention connue du nom “Israël” dans un document historique. Israël y est écrit avec le déterminatif égyptien d’un &#039;&#039;peuple&#039;&#039; (groupe ethnique), et non celui d’une ville ou d’un territoire, ce qui signifie que les Égyptiens considéraient Israël comme une population nommée, déjà reconnue en Canaan au XIIIe siècle av. J.-C.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible est au contraire &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait partir sa démonstration du récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, qui présente un parallèle irréfutable avec l[[L’Épopée de Gilgamesh|&#039;Epopée de Gilgamesh]], un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms diffèrent et certaines modifications théologiques (comme le passage du polythéisme au monothéisme) soient une réalité, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée la même. Cette persistance de la colonne vertébrale du texte à travers les âges et les manipulations atteste selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris de ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;après lui d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou au moins &amp;quot;de mouvance&amp;quot;, ce qui est étayé selon l&#039;auteur par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk)&amp;lt;ref&amp;gt;Cet argument est récurent chez Allan Arsmann, et traverse plusieurs de ses vidéos YouTube, dont &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&amp;quot;, (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &amp;quot;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=34s), &amp;quot;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU), &amp;quot;La Genèse élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Tagk6tZnu4g&amp;amp;t=19s) et &amp;quot;Potentiels enjeux scientifiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=oY8YIj-gykI).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 12:10 : &#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »&#039;&#039; (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés)&amp;lt;ref&amp;gt;Jubilés 13:12–13 : « &#039;&#039;Abram demeura en Égypte sept années, et il revint ensuite au pays de Canaan.&#039;&#039; » Les autres textes connus qui évoquent ce séjour d&#039;Abraham en Egypte ne mentionnent pas sa durée : les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; de Flavius Josèphe (Ant. I.8.1), l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (traite surtout des visions d’Abraham), le &#039;&#039;Testament d’Abraham&#039;&#039; (récit tardif, moral et visionnaire).&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;La culture égyptienne, en particulier durant le Nouvel Empire, est dépeinte par l&#039;auteur comme étant l&#039;antithèse des pratiques archaïques mésopotamiennes. L&#039;Égypte a fondé, selon ses conclusions, sa religiosité sur l&#039;objection à l&#039;anthropophagie, qui fut selon lui le cœur de ses premiers mouvements sociétaux. Le culte du dieu Osiris et les pratiques comme la momification visaient d&#039;après lui à protéger le corps de toute forme de consommation, y compris la putréfaction. Les pratiques sacrificielles liées au culte de Yahvé/Baal étaient donc selon toute logique perçues par les Égyptiens comme abominables, voire maléfiques. Elles étaient contraires à leur religion et à leurs pratiques funéraires, car elles annihilaient toute possibilité de momification. Or le culte sumérien de Yahvé (Ea), bien que culte par excellence de la civilisation, exigeait pourtant le sacrifice du premier-né selon la loi incontournable des prémices. L&#039;Égypte au contraire, avait fait le choix de construire sa civilisation sur le refus catégorique de l&#039;anthropophagie et de l&#039;infanticide. Le choc culturel résida donc dans le fait qu&#039;Abraham, avec ses pratiques de hiérogamie et ses considérations rituelles, arrivât dans un pays dont les fondements civilisationnels étaient l&#039;interdiction de ces mêmes pratiques, qui horrifiaient les Egyptiens. Le séjour d&#039;Abraham en Égypte n&#039;est donc pas seulement un événement anecdotique, mais une rencontre entre deux paradigmes civilisationnels opposés : celui qui intègre encore l&#039;anthropophagie sacrificielle comme source de pouvoir (Mésopotamie) et celui qui l&#039;interdit totalement comme acte fondateur de sa morale (Égypte). Cf. vidéos YouTube de l&#039;auteur :  &amp;quot;La PROSTITUTION SACRÉE de Sarah - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=13s), &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;ABRAHAM - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=968s), et &amp;quot;Éléments de CONVERGENCE entre l&#039;HISTOIRE et le texte biblique de la GENÈSE - L&#039;enquête d&#039;un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=26s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis déjà un millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;De nombreuses sources égyptiennes témoignent de l&#039;ancienneté de la pratique de la circoncision en Egypte : la tombe d’Ankh-Mahor (dite « tombe du médecin »), datant de la VIᵉ dynastie (vers 2345–2181 av. J.-C.) offre une fresque représentant clairement une opération de circoncision sur un jeune homme, avec un opérateur tenant un couteau. Elle est considérée par les égyptologues comme la plus ancienne représentation connue de la circoncision humaine. Cf. J. H. Breasted, &#039;&#039;Ancient Records of Egypt&#039;&#039;, vol. I (1906), Toby Wilkinson, &#039;&#039;The Rise and Fall of Ancient Egypt&#039;&#039; (2010), et The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, ed. Redford (2001), article &amp;quot;Circumcision&amp;quot;. Quelques textes médicaux et sociaux laissent entendre que la circoncision était un rite de passage, ou une pratique d’élite chez les prêtres et aristocrates. Cf. le papyrus médical &amp;quot;Kahun Gynecological Papyrus&amp;quot;, vers 1800 av. J.-C., qui ne décrit certes pas explicitement la circoncision, mais fait référence à la « purification » génitale, que certains égyptologues associent au contexte de la circoncision. Cf. R. David, &#039;&#039;Handbook to Life in Ancient Egypt&#039;&#039; (1998), chap. sur les rites corporels, et E. J. Michael Wakin, &#039;&#039;Male Circumcision in Ancient Egypt&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Egyptian Archaeology&#039;&#039;. Enfin, les auteurs classiques décrivent la circoncision comme une pratique « traditionnelle » égyptienne antérieure aux Hébreux. Cf. Hérodote, &#039;&#039;Histoires&#039;&#039;, Livre II, 36–37, qui indique que les Égyptiens se circoncisent « pour la propreté », et que cette pratique est très ancienne. Diodore de Sicile, &#039;&#039;Bibliothèque historique&#039;&#039;, I, 28, qui mentionne les Égyptiens comme peuple circonciseur, ancienne coutume rituelle. Enfin Strabon, in &#039;&#039;Géographie&#039;&#039;, XVII,2, qui décrit la circoncision comme un usage égyptien immémorial.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait pu &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventer le même rite est considéré par Arsmann comme statistiquement impossible. Le fait que la Bible n&#039;avoue jamais explicitement cet emprunt culturel suggèrerait selon lui une refonte volontaire du texte à un moment ultérieur de l&#039;histoire juive&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=13s). &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Dans une interprétation juive ancienne fondée sur Genèse 24,1, il est dit qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le verset hébreu dit : « &#039;&#039;וַיהוָה בֵּרַךְ אֶת־אַבְרָהָם בַּכֹּל »,&#039;&#039; soit « &#039;&#039;Le Seigneur bénit Abraham en tout.&#039;&#039; » Dans plusieurs traditions exégétiques juives (midrashim et targums), ce « en tout » est explicitement développé en sagesse, dignité, gloire, etc. Le Targum Néofiti 1 sur Genèse 24,1 développe la bénédiction ainsi : &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;Le Seigneur bénit Abraham en tout : en sagesse, en longévité et en dignité.&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (Formulation attestée dans les traductions modernes du texte.) Ici, “sagesse” (ḥokhmā) et “dignité” (yeqar / yāqār) apparaissent ensemble. Dans une exposition du même verset du Midrash &#039;&#039;Bereshit Rabbah&#039;&#039; 59:7, on énumère les bénédictions reçues par Abraham, notamment la sagesse, l&#039;honneur (kavod, très proche de “dignité”), la grandeur. L’association “sagesse + honneur/dignité” y est donc claire.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Des textes apocryphes relatent qu&#039;Abraham fréquenta des dignitaires égyptiens, parmi lesquels des prêtres.  Artapanos (IIᵉ s. av. JC) présente Abraham comme un maître de sagesse auprès des Égyptiens : il enseigne aux Égyptiens l’astronomie et d’autres savoirs, les Égyptiens l’honorent pour sa sagesse&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanus, &#039;&#039;Sur les Juifs&#039;&#039; (fragment conservé par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 18).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Flavius Josèphe explique, en paraphrasant Artapanos, qu’Abraham enseigna en Égypte l’astronomie et l’arithmétique et impressionna les sages égyptiens par sa sagesse&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 158–160.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le Pseudo-Eupolémos, autre historiographe judéo-hellénistique, affirme qu&#039;Abraham enseigna la science astronomique aux Phéniciens&#039;&#039;&#039;,&#039;&#039;&#039; et que les Égyptiens maîtrisaient déjà certaines « sciences anciennes » : ce texte est parfois combiné avec Artapanos dans des reconstructions ultérieures où Abraham devient un détenteur de la sagesse primordiale transmise aux Égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Fragment transmis par Eusèbe, &#039;&#039;Praep. ev.&#039;&#039; 9.17.9.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Bien que plus tardives, certaines traditions islamiques médiévales racontent qu’Abraham discuta avec les sages ou prêtres du roi égyptien, et qu’il fit preuve de supériorité spirituelle ou de sagesse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. tafsîr, récits des prophètes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. À partir du XIXᵉ siècle, divers auteurs occultistes ont identifié Abraham comme un initié des prêtres égyptiens, associé ces prêtres aux dieux Horus/Osiris/Thot, et imaginé qu’Abraham avait reçu une initiation à la “sagesse égyptienne”&amp;lt;ref&amp;gt;Ces idées ne proviennent pas de textes antiques, mais de reconstructions ésotériques (cf. Fabre d’Olivet, certains rosicruciens, des auteurs de théosophie, ou partisans du courant occultisme anglo-saxon).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Certains auteurs rosicruciens et théosophes ont imaginé une classe d’initiés égyptiens dialoguant uniquement avec d’autres initiés et parfois lié cela à la circoncision, identifiant Abraham comme un “initié égyptien”&amp;lt;ref&amp;gt;Certains auteurs occultistes du XIXᵉ–début XXᵉ ont inventé une élite d’initiés égyptiens, présenté Abraham comme initié aux mystères égyptiens et parfois rapproché cela de la circoncision comme “signe initiatique”. Ils ont extrapolé les similitudes entre la circoncision sacerdotale égyptienne (réelle mais limitée) et celle d’Israël. Cf. les rosicruciens et occultistes Jean-Marie Ragon (1781–1862), &#039;&#039;Cours philosophique et interprétatif des initiations anciennes et modernes&#039;&#039;, &#039;&#039;Orthodoxie maçonnique&#039;&#039; ; Paul Sédir (Yvon Le Loup) (1871–1926), &#039;&#039;Les Tempels&#039;&#039;, &#039;&#039;Initiations&#039;&#039;, &#039;&#039;Histoire des rose-croix&#039;&#039; ; Papus (Gérard Encausse) (1865–1916), &#039;&#039;Traité méthodique de science occulte&#039;&#039;, &#039;&#039;Le Tarot des Bohémiens&#039;&#039;, &#039;&#039;La Kabbale.&#039;&#039; Certaines de leurs théories sont reprises par les théosophes, comme Helena P. Blavatsky (1831–1891), in &#039;&#039;Isis Unveiled&#039;&#039;, &#039;&#039;The Secret Doctrine&#039;&#039; ; G.R.S. Mead (1863–1933) — théosophe érudit, in &#039;&#039;Thrice-Greatest Hermes&#039;&#039;, &#039;&#039;Fragments of a Faith Forgotten&#039;&#039;. Ce fut l&#039;avis enfin de certains auteurs para-théosophiques et occultistes, comme Édouard Schuré (1841–1929) in &#039;&#039;Les Grands Initiés&#039;&#039;, Albert Churchward (1852–1925) in &#039;&#039;The Origin and Evolution of Religion&#039;&#039;, &#039;&#039;Signs and Symbols of Primordial Man,&#039;&#039; William R. Cooper (XIXᵉ siècle) in &#039;&#039;The Horus Rituals&#039;&#039; (très spéculatif). Cette pensée fut reprose par des auteurs ésotériques du XXe siècle comme Manly P. Hall (1901–1990), Ragon, Blavatsky, Schuré.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela ne repose pas néanmoins sur des témoignages antiques, car si Hérodote (II, 36-37) mentionne que les prêtres égyptiens pratiquaient la circoncision pour la pureté, il ne dit pas qu’ils se limitent aux circoncis dans leurs relations. Philon d&#039;Alexandrie et Clément d&#039;Alexandrie évoquent eux aussi pour les prêtres égyptiens une idée de pureté et de “science sacrée”, parfois en la rapprochant du judaïsme. Mais il est par ailleurs avéré que les prêtres égyptiens parlaient aux pèlerins, aux administrés, aux fonctionnaires, aux étrangers (Nubiens, Asiatiques), aux Grecs (surtout à partir de la Basse Époque). Aucun document ne suggère une restriction de communication basée sur la circoncision&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Papyrus Wilbour (XXᵉ dyn., règne de Ramsès V), Papyrus Brooklyn 35.1446 (XIIIᵉ dyn.), etc. Concernant les sources contemporaines d&#039;Abraham, nous sont parvenus des inscriptions dans les temples, des papyri administratifs, des tombes de prêtres, des textes littéraires (Sinuhe, Instructions, etc.) Aucune de ces sources ne contient de règles interdisant aux prêtres de parler aux non-initiés, de système initiatique comparable à des mystères, de lien entre circoncision et communication, ou quoi que ce soit qui évoque un interdit d’échanger avec des étrangers. Les prêtres apparaissent au contraire dans les textes administrant la justice, gérant les biens du temple, parlant avec des plaignants, des scribes, des marchands, des visiteurs, recevant des délégations étrangères.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Albert Churchward (1852-1925) est le premier auteur à lier explicitement Abraham aus &amp;quot;Mystères d&#039;Horus&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;The Origin and Evolution of Religion&#039;&#039; (1909), et &#039;&#039;Signs and Symbols of Primordial Man&#039;&#039; (1903).&amp;lt;/ref&amp;gt; : il interprète toutes les anciennes religions comme dérivant d’un « culte proto-égyptien » centré sur Horus le Jeune. Il affirme que les « ancêtres des Hébreux », et parfois Abraham lui-même, auraient été initiés dans les “Horus Mysteries”, qu’il décrit comme une forme archaïque de gnose solaire. Il assimile Abraham aux « Sages primitifs » ayant reçu la “Lumière d’Horus”. Il constitue la source la plus directe pour un Abraham initié aux Mystères d’Horus. Des auteurs rosicruciens secondaires, influencés par Churchward, ont affirmé dans plusieurs petits traités rosicruciens ou paramaçonniques du début du XXᵉ siècle que « Abraham, instruit par les prêtres d’Horus, reçut la Sagesse de la Lumière. » Ces textes sont rarement signés ou réédités, mais on les trouve dans des brochures rosicruciennes anglophones entre 1910 et 1930, certaines publications affiliées de la &#039;&#039;Fraternitas Rosae Crucis&#039;&#039; (P. R. F. Randolph, puis Reuben Swinburne Clymer). Ces auteurs reprennent Churchward, parfois mot pour mot. Manly P. Hall (1901-1990) dans &#039;&#039;The Secret Teaching of All Ages&#039;&#039; (1928) avance que les patriarches, dont Abraham, ont reçu l’enseignement des “prêtres solaires d’Héliopolis”, que ces prêtres transmettaient les mystères héliopolitains d’Horus et Rê, que la religion hébraïque contient des fragments de ces « mystères solaires ». Dans l’interprétation de Hall, Abraham aurait plus ou moins été initié à un système où Horus était central, même s’il reste prudent sur l’expression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un [[āšipu]] , ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=986s.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; dans plusieurs sources tardives midrashiques, pseudépigraphiques et ésotériques modernes qui lui attribuent une érudition multilingue ou une capacité de traduction, Abraham est présenté comme sachant lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) ; il aurait même traduit des textes sacrés de ses ancêtres&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Midrash : Bereshit Rabbah 44:13 qui affirme qu’Abraham connaissait la Torah avant sa révélation, comme une manière de dire qu’il avait une science profonde. Dans le Targum Pseudo-Jonathan sur Genèse 17, Abraham est qualifié d&#039; “homme sage, connaisseur des écrits” (interprétation : un lettré). Artapanos (IIᵉ s. av. JC) et Flavius Josèphe, &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 158–160, prêtent à Abraham un haut niveau de science. Dans l’islam médiéval, Abraham (Ibrāhīm) est parfois décrit comme Katib (scribe) et connaissant les écritures anciennes. C&#039;est encore une fois dans les sources ésotériques modernes que l’on trouve les affirmations explicites concernant la maîtrise des langues par Abraham de façon détaillée (babylonien, égyptien, cananéen, sumérien, etc.). Les sources mormones du XIXᵉ siècle comme le &#039;&#039;Livre d’Abraham&#039;&#039; affirment qu&#039;Abraham lisait les hiéroglyphes égyptiens et traduisait des “écrits anciens” conservés dans des papyrus égyptiens. Certains commentateurs (comme W. W. Phelps, Orson Pratt) soutiennent qu’Abraham connaissait les langues chaldéenne, assyrienne, égyptienne, etc., parfois jusqu’à évoquer les pères antédiluviens. Ce corpus est la source la plus cohérente pour un Abraham polyglotte traducteur d’écrits anciens.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Envisager qu&#039;il connût et traduisît le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, permet de lui supposer des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, [[Terakh|Terah]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par [[Yahvé]] correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste&amp;lt;ref&amp;gt;Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (aussi appelé &#039;&#039;Petite Genèse&#039;&#039;), chapitre 12–13 (surtout 12:18–24), raconte que Dieu envoie des “esprits mauvais / démons” (ruḥot ra‘ot) sur la maison du Pharaon, que le Pharaon tombe malade à cause de ces esprits, mais qu’Abraham fait une prière d’intercession et que les mauvais esprits quittent Pharaon, ce qui équivaut à une guérison.&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre [[Yahvé]] et le dieu sumérien [[Ea]], démontrée par de multiples points communs&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=14s.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, Éa est le dieu patron des [[exorcistes]]. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un [[āšipu]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les [[exorcistes]] étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes)&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; il est question d&#039; “oiseaux” (ici des corbeaux) qui mangent ses semences : Abraham les fait partir, puis organise un système pour les en empêcher (11:11‑13, 12:1‑8). Dans l’&#039;&#039;Armenian Apocrypha&#039;&#039; (textes apocryphes arméniens), on retrouve cette tradition : Abraham, envoyé garder les champs, voit que des corbeaux dévorent ce qu’il a semé, et il prie (ou “converse avec Dieu”). Selon l’&#039;&#039;Encyclopedia of Jewish Myth, Magic and Mysticism&#039;&#039;, il existe un fragment du &#039;&#039;Genesis Apocryphon&#039;&#039; (trouvé à Qumrân) qui raconte qu’Abraham exorcise le pharaon — mais aussi qu’il y a une tradition “d’expulsion des corbeaux” dans des variantes apocryphes. Dans la collection “Pseudepigrapha” (version traduite / commentée par William J. Deane), on lit : “&#039;&#039;he caused the clouds of ravens to turn back … and all the ravens … as Abram commanded … they sowed … according as Abram commanded them.&#039;&#039;” Toujours dans le texte traduit par William J. Deane, il est dit qu’Abraham “&#039;&#039;invented a kind of drill, which was attached to the plough … and they made … vessels … on all the frames of the ploughs … and they sowed … according as Abram commanded them.&#039;&#039;” ce qui ressemble à l’idée d’un plan pour semer plus efficacement et protéger la semence des corbeaux. La version éthiopienne (apocryphe arménienne / rejetée selon certains) mentionne qu’après l’épisode des corbeaux, Abraham commande de “dresser les charrues” pour semer, et qu’ainsi les semailles sont protégées. Dans l’&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (pseudépigraphe juif, environ 1ᵉ−2ᵉ siècle), une partie décrit Abraham avec son père Térah, et comment Abraham rejette les idoles que son père fabrique. Il brise, ou du moins critique fortement ces statues. L’article d’Andrei Orlov sur l’&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; note que ce texte met en avant une polémique contre les idoles, et Abraham y est dépeint comme “iconoclaste”. Selon une thèse universitaire (&#039;&#039;Abraham Traditions in Middle Jewish Literature&#039;&#039;), le &#039;&#039;Genesis Apocryphon&#039;&#039; (texte de Qumrân) “reflète un intérêt pour la sagesse manticienne” (c.-à-d. la divination, y compris l’interprétation des rêves). Le texte y présente Abraham comme interprète de rêves symboliques, et donc comme devin / voyant. Il est à noter que certains de ces manuscrits existent uniquement en traduction (ex. arménien) ou dans des versions tardives, ce qui pose des questions de fiabilité.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;[[āšipu]] &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;[[berger]]&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Flavius Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; : « Nicolas de Damas, dans le quatrième livre de son Histoire, dit ainsi : ‘Abram régna à Damas, étant un étranger, qui était venu avec une armée du pays au‑dessus de Babylone, appelé le pays des Chaldéens…’ » (Livre 1, chapitre 7, ou section 159 selon certaines éditions).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme [[Jacob]] (qui fut pharaon [[hyksôs]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt;selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;Les rêves du pharaon - élucidés par un asperger,&#039;&#039; https://www.youtube.com/watch?v=23XqmoqRIo8&amp;amp;t=9s. L&#039;histoire révèle l&#039;existence d&#039;un pharaon Hyksos nommé Yaqoub-Her (dont la forme ancienne du nom est très proche de celle de Jacob). Ce pharaon est mentionné dans la même période très courte (autour de 1610 av. J.-C.) qui vit l&#039;entrée de Jacob en Égypte, sous le règne du pharaon Apachnan.&amp;lt;/ref&amp;gt;) et [[Noé]] (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo TouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;,&#039;&#039;&#039; https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M. Dans cette vidéo, Arsmann soutient que les fils de Noé sont reconnus comme étant des rois dans le pays de Sumer. Par conséquent, Noé, leur père, fut lui aussi un roi sumérien. Le lien entre le récit de Noé et l&#039;Épopée de Gilgamesh est détaillé dans la vidéo &#039;&#039;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=48s. Arsmann y explique que la filiation du texte biblique du déluge avec le peuple sumérien est archéologiquement démontrée depuis l&#039;analyse de la tablette 11 de l&#039;Épopée de Gilgamesh, retrouvée en 1872. Dans ce texte, Utnapishtim, le pendant du Noé biblique, est présenté comme “le sage” et roi d’un lieu lointain. Selon le texte « Il fut roi et prêtre, et reçut la faveur des dieux pour échapper au Déluge. » Le texte sumérien/akkadien précise qu’il régnait sur Shuruppak ou sur un autre centre antique, bien que les localisations exactes soient légendaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;), ce qui rend le statut royal d&#039;[[Adam]] et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] développe sur l&#039;ensemble de ses travaux l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont les thèmes centraux qui, bien que refoulés et symbolisés, couvrent l&#039;ensemble de la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;Le coeur du culte biblique originel - élucidé par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=5X_xc256cH4 ; &#039;&#039;L&#039;existence textuelle du cannibalisme des anciens Hébreux dans la Bible&#039;&#039; - l’enquête d&#039;un asperger, https://www.youtube.com/watch?v=aUw8ZXPKNh0&amp;amp;t=17s ; &#039;&#039;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=475s ; &#039;&#039;La psychologie des anthropophages - expliquée par un asperger&#039;&#039; (Série de vidéos), https://www.youtube.com/watch?v=VBQrd0hjXfk et https://www.youtube.com/watch?v=3G7vN95rueA ; &#039;&#039;La Tentation du Christ - élucidée par un asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=Xwvs2iuhmvI&amp;amp;t=1831s.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; ([[Ismaël]] d&#039;abord, le fils de sa servante égyptienne d&#039;Agar, puis [[Isaac]] celui de Sarah). Le surnom de [[Yahvé]], &amp;quot;Terreur [[Yahvé]]&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Genèse 31:42&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la version hébraïque de la Bible, Jacob dit : “le Dieu de mon père Abraham … et la &#039;&#039;&#039;crainte d’Isaac&#039;&#039;&#039;” (Gen 31:42).&amp;lt;/ref&amp;gt;, est considéré par Arsmann comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait selon lui modifié le texte sacré pour y intégrer une [[théophanie]] (une &amp;quot;manifestation du divin&amp;quot;, celle de la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut selon l&#039;auteur un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac- élucidée par un asperger&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;,&#039;&#039;&#039; https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=18s.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le principe du renouvellement cannibale implique selon l&#039;auteur que l&#039;ensemble ou presque des personnages bibliques (entre autres également [[Jacob]] et [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]]) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en incorporant leurs descendants, ce qui explique selon lui les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;ensemble de l&#039;ouvrage de l&#039;auteur consacré à cette question, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, vol. 3 &#039;&#039;L&#039;Enfer&#039;&#039;, éd. Paradeigma.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=699</id>
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		<updated>2025-11-23T04:42:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Odyssée]] • [[Iliade]]  • [[Théogonie]] • [[Les 12 travaux d&#039;Hercules]] • [[Titanomachie]] • [[Hymnes homériques]] • [[Enfers|Enfer]][[Enfers|s]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Kronos]] • [[Hermès]] • [[Circé]] • [[Créatures]] • [[Zeus]] • [[Dionysos]] • [[Aphrodite]] • [[Apollon]] • [[Homère]] • [[Ulysse]] • [[Hadès]] • [[Héra]] • [[Homère]] • [[Thémis]] • [[Artémis]] • [[Athéna]] • [[Déméter]]  • [[Perséphone]] • [[Arès]] • [[Eros]] • [[Minos]] • [[Minotaure]] • [[sacrifice d&#039;Iphigénie]] • [[Tantale]] • [[Prométhée]] • [[Pan]] • [[Orphée]] • [[Adonis]]  • [[Achille]] • [[Poséidon]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Livre des morts]] • [[Textes des pyramides]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Osiris]] • [[Isis]] • [[Seth]] • [[Apopi]] • [[Horus]] • [[Apopi III]] • [[Ahmôsis Ier]] • [[Kamosis]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Hyksôs]] • [[momification]] • [[Sémites]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[āšipu]] • [[asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
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À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
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[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=698</id>
		<title>Portail</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=698"/>
		<updated>2025-11-23T02:58:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Miracles]] • [[Miracle de la multiplication des pains]] • [[Tentation du Christ dans le désert]] • [[Résurrection]] • [[Miracle des noces de Cana]] • [[Evangiles]] • [[Crèche]] • [[Nativité]] •&lt;br /&gt;
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|}&lt;br /&gt;
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| [[Genèse]] • [[Arche de Noé]] • [[Déluge]] • [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte|Correspondance historique : L&#039;entrée des Hébreux en Egypte]] • [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]] • [[Correspondance historique: L&#039;esclavage des hébreux|Correspondance historique : l&#039;esclavage des Hébreux]] • [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Correspondance historique : Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Correspondance historique: La dixième plaie|Correspondance historique : La dixième plaie]] [[La dixième plaie|• dixième plaie]]   [[La dixième plaie|•]] [[Le massacre des Innocents]] • [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]  • [[Plaies d&#039;Egypte]] • [[Correspondance historique : L&#039;Exode]] • [[Passage de la Mer Rouge]] • [[Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les chars de Pharaon|Correspondance historique : Les chars de Pharaon]] • [[Correspondance historique: La chute de Jéricho|Correspondance historique : La chute de Jéricho]] • [[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]  • [[Arbre de Vie]]  • [[Arche d&#039;alliance]] • [[Babel (tour de)]] • [[Babylone]] • [[Canaan]] • [[Eden]] • [[Faute originelle]] • [[Isaac (sacrifice d&#039;)]] • [[Pentateuque]]  • [[Livre de Job]] • [[Livre de Tobie]] • [[Livre de Jonas]] • [[Cantique des Cantiques]] • [[Qoelet (livre de l&#039;Ecclésiaste)]] • [[les Dix Commandements]] • [[Miracle de la manne]] • [[Loi des Prémices]]  [[La dixième plaie|•]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Adam]] • [[Ève]] • [[Hénoch]] • [[Noé]] • [[Caïn]] • [[Abel]] • [[Terakh]] • ✨[[Abraham]] • ✨[[Isaac]] • [[Sarah]] • [[Agar]] • [[Ismaël]] • [[Josué]] • ✨[[Moïse]] • 🔴[[Yahvé]] • [[Baal]] • [[Jacob]]  • [[Aaron]] • [[Ashera / Astarté]] • [[Adonis]] • [[David]] • [[Josias]] • [[Diable]] • [[Rois bibliques (chronologie)]] • [[Salomon]] • [[Satan]] • [[Prophètes]]  • [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]] • [[Lucifer]] • [[Satan]] • [[Zacharie (prêtre du Temple)]] • [[Samson]] • [[Abimélek]] • [[Melkisédek]] • [[Esther]] • [[Dalila]] • [[Bethsabée]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Paradis]] • [[Enfer]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt; • [[Circoncision]] • [[Le nom de Moïse]] • [[Prémices]] • [[Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Syncrétisme Baal/Yahvé]] • [[âne (symbole)]] • [[Anges]] • [[boeuf (symbole)]] • [[colombe (symbole)]] • [[corbeau (symbole)]] • [[Démons]] • [[Désert]] • [[Serpent biblique]] • [[Temple de Jérusalem]] • [[figuier (symbole)]] • [[Jourdain (dans l&#039;Ancien Testament)|Jourdain]] • [[lion (symbole)]] • [[palmier (symbole)]] • [[serpent (symbole)]] • [[veau (symbole)]] • [[mer (du Temple)]] • [[séraphins]]  • [[chérubins]] • [[aigle (symbole)]] • [[lèpre (symbole)]]• [[pain (symbole)]] • [[blé (symbole)]] • [[or (symbole)]] • [[Cananéens]] • [[fléaux (symbole)]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Odyssée]] • [[Iliade]]  • [[Théogonie]] • [[Les 12 travaux d&#039;Hercules]] • [[Titanomachie]] • [[Hymnes homériques]] • [[Enfers|Enfer]][[Enfers|s]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Kronos]] • [[Hermès]] • [[Circé]] • [[Créatures]] • [[Zeus]] • [[Dionysos]] • [[Aphrodite]] • [[Apollon]] • [[Homère]] • [[Ulysse]] • [[Hadès]] • [[Héra]] • [[Homère]] • [[Thémis]] • [[Artémis]] • [[Athéna]] • [[Déméter]]  • [[Perséphone]] • [[Arès]] • [[Eros]] • [[Minos]] • [[Minotaure]] • [[sacrifice d&#039;Iphigénie]] • [[Tantale]] • [[Prométhée]] • [[Pan]] • [[Orphée]] • [[Adonis]]  • [[Achille]] • [[Poséidon]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Olympiens]] • [[Titans]] • [[Minoens]] • [[Ambroisie]] • [[Knossos]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Livre des morts]] • [[Textes des pyramides]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Osiris]] • [[Isis]] • [[Seth]] • [[Apopi]] • [[Horus]] • [[Apopi III]] • [[Ahmôsis Ier]] • [[Kamosis]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[āšipu]] • [[asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;height:1em;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|[[Mesopotamie]] • [[Mystères (religions à ...)]] • [[Delphes]] • [[Corinthe]] • [[Pythie]] • [[Poisson (symbole)]] • [[miel (symbole)]] • [[vin (symbole)]] • [[polythéisme]] • [[Ur]] • [[Uruk]] • [[Assur]] • [[Haran]] • [[Alexandre le Grand]] • [[Darius]] • [[Xerxes]] • [[Ambroisie]] • [[Vénus|Vénus •]] [[Evhémère]] • [[Esséniens]] • [[Tertullien]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Odin]] • [[Idunn]] • [[Shiva]] • [[Bouddha]] • [[Cernunos]] • [[Mohamed (Muhammad)]]&lt;br /&gt;
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| [[Temples]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=695</id>
		<title>Abraham</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=695"/>
		<updated>2025-11-15T02:30:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Le Sacrifice d&amp;#039;Isaac et la Renaissance d&amp;#039;Abraham */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (&#039;&#039;« L&#039;Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »,&#039;&#039; Genèse 12:1). Ce n’est qu&#039;après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l&#039;Égypte (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « &#039;&#039;Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère &#039;&#039;(&#039;&#039;Philon, &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.&amp;lt;/ref&amp;gt; et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c&#039;est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « &#039;&#039;la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs.&#039;&#039; » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l&#039;idée qu&#039;Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C&#039;est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le  Fihrist » sur le site &#039;&#039;Journals OpenEdition – Civilisations&#039;&#039;, qui affirme que « &#039;&#039;La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc…&#039;&#039; » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue &#039;&#039;Civilisations&#039;&#039;, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d&#039;avis qu&#039;Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu&#039;il a pratiqué ses rites d&#039;exorciste dans ce pays, tout en s&#039;enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s&#039;y rendrait pas pour s&#039;initier à la médecine occidentale, mais il s&#039;y &#039;&#039;entretiendrait&#039;&#039; avec des médecins locaux et &#039;&#039;pratiquerait ses propres techniques&#039;&#039; (comme l&#039;acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales.  Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et &#039;&#039;La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=6s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce séjour, qui aurait duré &#039;&#039;environ&#039;&#039; sept ans&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l&#039;Anglais à partir de Charles, &#039;&#039;The Book of Jubilees&#039;&#039;, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « &#039;&#039;Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme.&#039;&#039; » (&#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le &#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances&amp;lt;ref&amp;gt;Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8, §166–168). Le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039; (13:9–10) mentionne qu&#039;Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« &#039;&#039;L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine.&#039;&#039; », &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les &#039;&#039;Corpus Hermeticum&#039;&#039;, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le &#039;&#039;Kitāb al-Fihrist&#039;&#039; (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu&#039;aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans le but de mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]])&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt; et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;ORIGINE des HÉBREUX (avant MÉRENPTAH) - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=33s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont définis comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot;, et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est ainsi, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann dans ses livres et vidéos, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham serait donc, selon Allan Arsmann, un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de [[Yahvé]], en exigeant le sacrifice des premiers-nés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;[[Prémices]]&amp;quot; de ce Wiki.&amp;lt;/ref&amp;gt;, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le [[Jésus-Christ|Christ]], par contraste, est présenté par l&#039;auteur comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne fasse pas de mention explicite de la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (nilotiques, soit 58 années solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 25:7 : &#039;&#039;« Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans.&#039;&#039; » (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prendrait donc selon lui un sens psychique et symbolique plutôt que génétique, spécifique à ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et de ce fait absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait dans cette optique une chronique de ses transformations, de ses influences culturelles et de l&#039;évolution de ses conceptions religieuses, à rebours des interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère que la Bible a longtemps été l&#039;objet d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour la plupart des autres textes anciens&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo précitée, &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont depuis toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Pour Jericho, localisé dans l&#039;actuel Cisjordanie, voir Kathleen M. Kenyon, &#039;&#039;Excavations at Jericho&#039;&#039; (Volumes I–V, 1960–1983), qui a établi la stratigraphie de Jéricho, confirmant l’occupation très ancienne de la ville (depuis l&#039;Âge du Bronze), et Ernst Sellin &amp;amp; Carl Watzinger, &#039;&#039;Jericho: Die Ergebnisse der Ausgrabungen&#039;&#039; (1913), première fouille scientifique systématique. Concernant Aï (Et-Tell ou Khirbet el-Maqatir selon les écoles), également en Cisjordanie, les sources majeures sont les travaux de Joseph Callaway, &#039;&#039;Ai: The Excavations of 1964–1970&#039;&#039; (1972), et de Bryant G. Wood, “&#039;&#039;The Search for Joshua’s Ai&#039;&#039;”, &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039; (1999) qui propose Khirbet el-Maqatir comme la Aï biblique. Assur (Capitale de l’empire assyrien) a été localisée au Nord de l’Irak et remonterait au 3e millénaire av. J.-C. selon Walter Andrae (Découvreur principal d’Assur), &#039;&#039;Der Anu-Adad-Tempel in Assur&#039;&#039; (1909) et rapports de fouilles associés, et The Epigraphic Survey, &#039;&#039;Assyrian Royal Inscriptions&#039;&#039; (Université de Chicago) qui a révélé des inscriptions royales confirmant l’importance d’Assur. Assur est unanimement reconnue comme ville historique bien attestée, mentionnée dans la Bible et dans d’innombrables sources mésopotamiennes. Ur en Chaldée, Patrie d’Abraham, serait Tell el-Muqayyar dans le Sud de l’Irak actuelle. Sir Leonard Woolley, dans &#039;&#039;Ur of the Chaldees&#039;&#039; (1938) ; &#039;&#039;Excavations at Ur&#039;&#039; (1934–1950), détaille la mise au jour de la ziggourat, du cimetière royal, de quartiers résidentiels. Les rapports de fouilles des British Museum &amp;amp; University of Pennsylvania Joint Expedition to Ur de 1922 à 1934 mènent à un consensus archéologique : Ur fut une ville sumérienne puis babylonienne authentique, parfaitement identifiée, avec une chronologie correspondant à l’époque d’Abraham (Ur III). quant à la plaine de Sumer (Sumer / Shinar), dans le Sud mésopotamien (Irak), elle a été largement documentée par Samuel Noah Kramer, &#039;&#039;History Begins at Sumer&#039;&#039; (1956), Georges Roux, &#039;&#039;Ancient Iraq&#039;&#039; (1964, réédit.), et les publications de l’Institut archéologique allemand sur Eridu, Ur, Uruk, Lagash, etc. Sumer est la région la mieux documentée du Proche-Orient antique, avec des milliers de tablettes et des dizaines de villes exhumées.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah&amp;lt;ref&amp;gt;La stèle de Mérenptah (ou &#039;&#039;stèle d’Israël&#039;&#039;) est l’un des documents archéologiques les plus importants pour l’historicité d’Israël. Elle contient la plus ancienne mention extra-biblique connue du peuple d’Israël. Découverte en 1896 par Flinders Petrie, archéologue britannique, dans le temple funéraire de Mérenptah, (Thèbes occidentale, Égypte), elle est aujourd’hui exposée au Musée du Caire. Datant de vers 1208 av. J.-C., règne du pharaon Mérenptah fils de Ramsès II, la stèle commémore les victoires militaires du pharaon en Canaan et en Libye. Le texte de la stèle comporte la fameuse ligne : « Israël est ravagé, sa semence n’existe plus ». Cette phrase est cruciale parce que c’est la première mention connue du nom “Israël” dans un document historique. Israël y est écrit avec le déterminatif égyptien d’un &#039;&#039;peuple&#039;&#039; (groupe ethnique), et non celui d’une ville ou d’un territoire, ce qui signifie que les Égyptiens considéraient Israël comme une population nommée, déjà reconnue en Canaan au XIIIe siècle av. J.-C.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible est au contraire &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait partir sa démonstration du récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, qui présente un parallèle irréfutable avec l[[L’Épopée de Gilgamesh|&#039;Epopée de Gilgamesh]], un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms diffèrent et certaines modifications théologiques (comme le passage du polythéisme au monothéisme) soient une réalité, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée la même. Cette persistance de la colonne vertébrale du texte à travers les âges et les manipulations atteste selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris de ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;après lui d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou au moins &amp;quot;de mouvance&amp;quot;, ce qui est étayé selon l&#039;auteur par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk)&amp;lt;ref&amp;gt;Cet argument est récurent chez Allan Arsmann, et traverse plusieurs de ses vidéos YouTube, dont &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&amp;quot;, (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &amp;quot;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=34s), &amp;quot;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU), &amp;quot;La Genèse élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Tagk6tZnu4g&amp;amp;t=19s) et &amp;quot;Potentiels enjeux scientifiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=oY8YIj-gykI).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 12:10 : &#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »&#039;&#039; (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés)&amp;lt;ref&amp;gt;Jubilés 13:12–13 : « &#039;&#039;Abram demeura en Égypte sept années, et il revint ensuite au pays de Canaan.&#039;&#039; » Les autres textes connus qui évoquent ce séjour d&#039;Abraham en Egypte ne mentionnent pas sa durée : les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; de Flavius Josèphe (Ant. I.8.1), l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (traite surtout des visions d’Abraham), le &#039;&#039;Testament d’Abraham&#039;&#039; (récit tardif, moral et visionnaire).&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;La culture égyptienne, en particulier durant le Nouvel Empire, est dépeinte par l&#039;auteur comme étant l&#039;antithèse des pratiques archaïques mésopotamiennes. L&#039;Égypte a fondé, selon ses conclusions, sa religiosité sur l&#039;objection à l&#039;anthropophagie, qui fut selon lui le cœur de ses premiers mouvements sociétaux. Le culte du dieu Osiris et les pratiques comme la momification visaient d&#039;après lui à protéger le corps de toute forme de consommation, y compris la putréfaction. Les pratiques sacrificielles liées au culte de Yahvé/Baal étaient donc selon toute logique perçues par les Égyptiens comme abominables, voire maléfiques. Elles étaient contraires à leur religion et à leurs pratiques funéraires, car elles annihilaient toute possibilité de momification. Or le culte sumérien de Yahvé (Ea), bien que culte par excellence de la civilisation, exigeait pourtant le sacrifice du premier-né selon la loi incontournable des prémices. L&#039;Égypte au contraire, avait fait le choix de construire sa civilisation sur le refus catégorique de l&#039;anthropophagie et de l&#039;infanticide. Le choc culturel résida donc dans le fait qu&#039;Abraham, avec ses pratiques de hiérogamie et ses considérations rituelles, arrivât dans un pays dont les fondements civilisationnels étaient l&#039;interdiction de ces mêmes pratiques, qui horrifiaient les Egyptiens. Le séjour d&#039;Abraham en Égypte n&#039;est donc pas seulement un événement anecdotique, mais une rencontre entre deux paradigmes civilisationnels opposés : celui qui intègre encore l&#039;anthropophagie sacrificielle comme source de pouvoir (Mésopotamie) et celui qui l&#039;interdit totalement comme acte fondateur de sa morale (Égypte). Cf. vidéos YouTube de l&#039;auteur :  &amp;quot;La PROSTITUTION SACRÉE de Sarah - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=13s), &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;ABRAHAM - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=968s), et &amp;quot;Éléments de CONVERGENCE entre l&#039;HISTOIRE et le texte biblique de la GENÈSE - L&#039;enquête d&#039;un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=26s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;De nombreuses sources égyptiennes viennent en effet corroborer cette affirmation : la tombe d’Ankh-Mahor (dite « tombe du médecin »), datant de la VIᵉ dynastie (vers 2345–2181 av. J.-C.) offre une fresque représentant clairement une opération de circoncision sur un jeune homme, avec un opérateur tenant un couteau. Elle est considérée par les égyptologues comme la plus ancienne représentation connue de la circoncision humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cf. J. H. Breasted, &#039;&#039;Ancient Records of Egypt&#039;&#039;, vol. I (1906), Toby Wilkinson, &#039;&#039;The Rise and Fall of Ancient Egypt&#039;&#039; (2010), et The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, ed. Redford (2001), article &amp;quot;Circumcision&amp;quot;. Quelques textes médicaux et sociaux laissent entendre que la circoncision était un rite de passage,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou une pratique d’élite chez les prêtres et aristocrates. Cf. le papyrus médical &amp;quot;Kahun Gynecological Papyrus&amp;quot;, vers 1800 av. J.-C., qui ne décrit certes pas explicitement la circoncision, mais fait référence à la « purification » génitale, que certains égyptologues associent au contexte de la circoncision. Cf. R. David, &#039;&#039;Handbook to Life in Ancient Egypt&#039;&#039; (1998), chap. sur les rites corporels, et E. J. Michael Wakin, &#039;&#039;Male Circumcision in Ancient Egypt&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Egyptian Archaeology&#039;&#039;. Enfin, les auteurs classiques décrivent la circoncision comme une pratique « traditionnelle » égyptienne antérieure aux Hébreux. Cf. Hérodote, &#039;&#039;Histoires&#039;&#039;, Livre II, 36–37, qui indique que les Égyptiens se circoncisent « pour la propreté », et que cette pratique est très ancienne. Diodore de Sicile, &#039;&#039;Bibliothèque historique&#039;&#039;, I, 28, qui mentionne les Égyptiens comme peuple circonciseur, ancienne coutume rituelle. Enfin Strabon, in &#039;&#039;Géographie&#039;&#039;, XVII,2, qui décrit la circoncision comme un usage égyptien immémorial.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugé par Arsmann statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggèrerait selon lui une refonte volontaire du texte&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=13s). &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=694</id>
		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-15T02:25:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (&#039;&#039;« L&#039;Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »,&#039;&#039; Genèse 12:1). Ce n’est qu&#039;après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l&#039;Égypte (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « &#039;&#039;Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère &#039;&#039;(&#039;&#039;Philon, &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.&amp;lt;/ref&amp;gt; et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c&#039;est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « &#039;&#039;la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs.&#039;&#039; » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l&#039;idée qu&#039;Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C&#039;est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le  Fihrist » sur le site &#039;&#039;Journals OpenEdition – Civilisations&#039;&#039;, qui affirme que « &#039;&#039;La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc…&#039;&#039; » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue &#039;&#039;Civilisations&#039;&#039;, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d&#039;avis qu&#039;Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu&#039;il a pratiqué ses rites d&#039;exorciste dans ce pays, tout en s&#039;enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s&#039;y rendrait pas pour s&#039;initier à la médecine occidentale, mais il s&#039;y &#039;&#039;entretiendrait&#039;&#039; avec des médecins locaux et &#039;&#039;pratiquerait ses propres techniques&#039;&#039; (comme l&#039;acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales.  Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et &#039;&#039;La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=6s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce séjour, qui aurait duré &#039;&#039;environ&#039;&#039; sept ans&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l&#039;Anglais à partir de Charles, &#039;&#039;The Book of Jubilees&#039;&#039;, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « &#039;&#039;Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme.&#039;&#039; » (&#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le &#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances&amp;lt;ref&amp;gt;Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8, §166–168). Le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039; (13:9–10) mentionne qu&#039;Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« &#039;&#039;L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine.&#039;&#039; », &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les &#039;&#039;Corpus Hermeticum&#039;&#039;, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le &#039;&#039;Kitāb al-Fihrist&#039;&#039; (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu&#039;aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]])&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt; et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;ORIGINE des HÉBREUX (avant MÉRENPTAH) - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=33s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont définis comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot;, et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est ainsi, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann dans ses livres et vidéos, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham serait donc, selon Allan Arsmann, un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de [[Yahvé]], en exigeant le sacrifice des premiers-nés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;[[Prémices]]&amp;quot; de ce Wiki.&amp;lt;/ref&amp;gt;, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le [[Jésus-Christ|Christ]], par contraste, est présenté par l&#039;auteur comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne fasse pas de mention explicite de la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (nilotiques, soit 58 années solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 25:7 : &#039;&#039;« Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans.&#039;&#039; » (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prendrait donc selon lui un sens psychique et symbolique plutôt que génétique, spécifique à ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et de ce fait absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait dans cette optique une chronique de ses transformations, de ses influences culturelles et de l&#039;évolution de ses conceptions religieuses, à rebours des interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère que la Bible a longtemps été l&#039;objet d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour la plupart des autres textes anciens&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo précitée, &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont depuis toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Pour Jericho, localisé dans l&#039;actuel Cisjordanie, voir Kathleen M. Kenyon, &#039;&#039;Excavations at Jericho&#039;&#039; (Volumes I–V, 1960–1983), qui a établi la stratigraphie de Jéricho, confirmant l’occupation très ancienne de la ville (depuis l&#039;Âge du Bronze), et Ernst Sellin &amp;amp; Carl Watzinger, &#039;&#039;Jericho: Die Ergebnisse der Ausgrabungen&#039;&#039; (1913), première fouille scientifique systématique. Concernant Aï (Et-Tell ou Khirbet el-Maqatir selon les écoles), également en Cisjordanie, les sources majeures sont les travaux de Joseph Callaway, &#039;&#039;Ai: The Excavations of 1964–1970&#039;&#039; (1972), et de Bryant G. Wood, “&#039;&#039;The Search for Joshua’s Ai&#039;&#039;”, &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039; (1999) qui propose Khirbet el-Maqatir comme la Aï biblique. Assur (Capitale de l’empire assyrien) a été localisée au Nord de l’Irak et remonterait au 3e millénaire av. J.-C. selon Walter Andrae (Découvreur principal d’Assur), &#039;&#039;Der Anu-Adad-Tempel in Assur&#039;&#039; (1909) et rapports de fouilles associés, et The Epigraphic Survey, &#039;&#039;Assyrian Royal Inscriptions&#039;&#039; (Université de Chicago) qui a révélé des inscriptions royales confirmant l’importance d’Assur. Assur est unanimement reconnue comme ville historique bien attestée, mentionnée dans la Bible et dans d’innombrables sources mésopotamiennes. Ur en Chaldée, Patrie d’Abraham, serait Tell el-Muqayyar dans le Sud de l’Irak actuelle. Sir Leonard Woolley, dans &#039;&#039;Ur of the Chaldees&#039;&#039; (1938) ; &#039;&#039;Excavations at Ur&#039;&#039; (1934–1950), détaille la mise au jour de la ziggourat, du cimetière royal, de quartiers résidentiels. Les rapports de fouilles des British Museum &amp;amp; University of Pennsylvania Joint Expedition to Ur de 1922 à 1934 mènent à un consensus archéologique : Ur fut une ville sumérienne puis babylonienne authentique, parfaitement identifiée, avec une chronologie correspondant à l’époque d’Abraham (Ur III). quant à la plaine de Sumer (Sumer / Shinar), dans le Sud mésopotamien (Irak), elle a été largement documentée par Samuel Noah Kramer, &#039;&#039;History Begins at Sumer&#039;&#039; (1956), Georges Roux, &#039;&#039;Ancient Iraq&#039;&#039; (1964, réédit.), et les publications de l’Institut archéologique allemand sur Eridu, Ur, Uruk, Lagash, etc. Sumer est la région la mieux documentée du Proche-Orient antique, avec des milliers de tablettes et des dizaines de villes exhumées.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah&amp;lt;ref&amp;gt;La stèle de Mérenptah (ou &#039;&#039;stèle d’Israël&#039;&#039;) est l’un des documents archéologiques les plus importants pour l’historicité d’Israël. Elle contient la plus ancienne mention extra-biblique connue du peuple d’Israël. Découverte en 1896 par Flinders Petrie, archéologue britannique, dans le temple funéraire de Mérenptah, (Thèbes occidentale, Égypte), elle est aujourd’hui exposée au Musée du Caire. Datant de vers 1208 av. J.-C., règne du pharaon Mérenptah fils de Ramsès II, la stèle commémore les victoires militaires du pharaon en Canaan et en Libye. Le texte de la stèle comporte la fameuse ligne : « Israël est ravagé, sa semence n’existe plus ». Cette phrase est cruciale parce que c’est la première mention connue du nom “Israël” dans un document historique. Israël y est écrit avec le déterminatif égyptien d’un &#039;&#039;peuple&#039;&#039; (groupe ethnique), et non celui d’une ville ou d’un territoire, ce qui signifie que les Égyptiens considéraient Israël comme une population nommée, déjà reconnue en Canaan au XIIIe siècle av. J.-C.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible est au contraire &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait partir sa démonstration du récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, qui présente un parallèle irréfutable avec l[[L’Épopée de Gilgamesh|&#039;Epopée de Gilgamesh]], un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms diffèrent et certaines modifications théologiques (comme le passage du polythéisme au monothéisme) soient une réalité, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée la même. Cette persistance de la colonne vertébrale du texte à travers les âges et les manipulations atteste selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris de ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;après lui d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou au moins &amp;quot;de mouvance&amp;quot;, ce qui est étayé selon l&#039;auteur par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk)&amp;lt;ref&amp;gt;Cet argument est récurent chez Allan Arsmann, et traverse plusieurs de ses vidéos YouTube, dont &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&amp;quot;, (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &amp;quot;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=34s), &amp;quot;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU), &amp;quot;La Genèse élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Tagk6tZnu4g&amp;amp;t=19s) et &amp;quot;Potentiels enjeux scientifiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=oY8YIj-gykI).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 12:10 : &#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »&#039;&#039; (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés)&amp;lt;ref&amp;gt;Jubilés 13:12–13 : « &#039;&#039;Abram demeura en Égypte sept années, et il revint ensuite au pays de Canaan.&#039;&#039; » Les autres textes connus qui évoquent ce séjour d&#039;Abraham en Egypte ne mentionnent pas sa durée : les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; de Flavius Josèphe (Ant. I.8.1), l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (traite surtout des visions d’Abraham), le &#039;&#039;Testament d’Abraham&#039;&#039; (récit tardif, moral et visionnaire).&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;La culture égyptienne, en particulier durant le Nouvel Empire, est dépeinte par l&#039;auteur comme étant l&#039;antithèse des pratiques archaïques mésopotamiennes. L&#039;Égypte a fondé, selon ses conclusions, sa religiosité sur l&#039;objection à l&#039;anthropophagie, qui fut selon lui le cœur de ses premiers mouvements sociétaux. Le culte du dieu Osiris et les pratiques comme la momification visaient d&#039;après lui à protéger le corps de toute forme de consommation, y compris la putréfaction. Les pratiques sacrificielles liées au culte de Yahvé/Baal étaient donc selon toute logique perçues par les Égyptiens comme abominables, voire maléfiques. Elles étaient contraires à leur religion et à leurs pratiques funéraires, car elles annihilaient toute possibilité de momification. Or le culte sumérien de Yahvé (Ea), bien que culte par excellence de la civilisation, exigeait pourtant le sacrifice du premier-né selon la loi incontournable des prémices. L&#039;Égypte au contraire, avait fait le choix de construire sa civilisation sur le refus catégorique de l&#039;anthropophagie et de l&#039;infanticide. Le choc culturel résida donc dans le fait qu&#039;Abraham, avec ses pratiques de hiérogamie et ses considérations rituelles, arrivât dans un pays dont les fondements civilisationnels étaient l&#039;interdiction de ces mêmes pratiques, qui horrifiaient les Egyptiens. Le séjour d&#039;Abraham en Égypte n&#039;est donc pas seulement un événement anecdotique, mais une rencontre entre deux paradigmes civilisationnels opposés : celui qui intègre encore l&#039;anthropophagie sacrificielle comme source de pouvoir (Mésopotamie) et celui qui l&#039;interdit totalement comme acte fondateur de sa morale (Égypte). Cf. vidéos YouTube de l&#039;auteur :  &amp;quot;La PROSTITUTION SACRÉE de Sarah - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=13s), &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;ABRAHAM - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=968s), et &amp;quot;Éléments de CONVERGENCE entre l&#039;HISTOIRE et le texte biblique de la GENÈSE - L&#039;enquête d&#039;un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=26s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;De nombreuses sources égyptiennes viennent en effet corroborer cette affirmation : la tombe d’Ankh-Mahor (dite « tombe du médecin »), datant de la VIᵉ dynastie (vers 2345–2181 av. J.-C.) offre une fresque représentant clairement une opération de circoncision sur un jeune homme, avec un opérateur tenant un couteau. Elle est considérée par les égyptologues comme la plus ancienne représentation connue de la circoncision humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cf. J. H. Breasted, &#039;&#039;Ancient Records of Egypt&#039;&#039;, vol. I (1906), Toby Wilkinson, &#039;&#039;The Rise and Fall of Ancient Egypt&#039;&#039; (2010), et The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, ed. Redford (2001), article &amp;quot;Circumcision&amp;quot;. Quelques textes médicaux et sociaux laissent entendre que la circoncision était un rite de passage,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou une pratique d’élite chez les prêtres et aristocrates. Cf. le papyrus médical &amp;quot;Kahun Gynecological Papyrus&amp;quot;, vers 1800 av. J.-C., qui ne décrit certes pas explicitement la circoncision, mais fait référence à la « purification » génitale, que certains égyptologues associent au contexte de la circoncision. Cf. R. David, &#039;&#039;Handbook to Life in Ancient Egypt&#039;&#039; (1998), chap. sur les rites corporels, et E. J. Michael Wakin, &#039;&#039;Male Circumcision in Ancient Egypt&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Egyptian Archaeology&#039;&#039;. Enfin, les auteurs classiques décrivent la circoncision comme une pratique « traditionnelle » égyptienne antérieure aux Hébreux. Cf. Hérodote, &#039;&#039;Histoires&#039;&#039;, Livre II, 36–37, qui indique que les Égyptiens se circoncisent « pour la propreté », et que cette pratique est très ancienne. Diodore de Sicile, &#039;&#039;Bibliothèque historique&#039;&#039;, I, 28, qui mentionne les Égyptiens comme peuple circonciseur, ancienne coutume rituelle. Enfin Strabon, in &#039;&#039;Géographie&#039;&#039;, XVII,2, qui décrit la circoncision comme un usage égyptien immémorial.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugé par Arsmann statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggèrerait selon lui une refonte volontaire du texte&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=13s). &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-15T02:20:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Héritage et Influence */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (&#039;&#039;« L&#039;Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »,&#039;&#039; Genèse 12:1). Ce n’est qu&#039;après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l&#039;Égypte (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « &#039;&#039;Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère &#039;&#039;(&#039;&#039;Philon, &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.&amp;lt;/ref&amp;gt; et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c&#039;est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « &#039;&#039;la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs.&#039;&#039; » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l&#039;idée qu&#039;Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C&#039;est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le  Fihrist » sur le site &#039;&#039;Journals OpenEdition – Civilisations&#039;&#039;, qui affirme que « &#039;&#039;La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc…&#039;&#039; » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue &#039;&#039;Civilisations&#039;&#039;, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d&#039;avis qu&#039;Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu&#039;il a pratiqué ses rites d&#039;exorciste dans ce pays, tout en s&#039;enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s&#039;y rendrait pas pour s&#039;initier à la médecine occidentale, mais il s&#039;y &#039;&#039;entretiendrait&#039;&#039; avec des médecins locaux et &#039;&#039;pratiquerait ses propres techniques&#039;&#039; (comme l&#039;acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales.  Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et &#039;&#039;La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=6s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce séjour, qui aurait duré &#039;&#039;environ&#039;&#039; sept ans&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l&#039;Anglais à partir de Charles, &#039;&#039;The Book of Jubilees&#039;&#039;, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « &#039;&#039;Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme.&#039;&#039; » (&#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le &#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances&amp;lt;ref&amp;gt;Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8, §166–168). Le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039; (13:9–10) mentionne qu&#039;Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« &#039;&#039;L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine.&#039;&#039; », &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les &#039;&#039;Corpus Hermeticum&#039;&#039;, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le &#039;&#039;Kitāb al-Fihrist&#039;&#039; (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu&#039;aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]])&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt; et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;ORIGINE des HÉBREUX (avant MÉRENPTAH) - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=33s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont définis comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot;, et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est ainsi, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann dans ses livres et vidéos, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham serait donc, selon Allan Arsmann, un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de [[Yahvé]], en exigeant le sacrifice des premiers-nés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;[[Prémices]]&amp;quot; de ce Wiki.&amp;lt;/ref&amp;gt;, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le [[Jésus-Christ|Christ]], par contraste, est présenté par l&#039;auteur comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne fasse pas de mention explicite de la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (nilotiques, soit 58 années solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 25:7 : &#039;&#039;« Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans.&#039;&#039; » (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prendrait donc selon lui un sens psychique et symbolique plutôt que génétique, spécifique à ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et de ce fait absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait dans cette optique une chronique de ses transformations, de ses influences culturelles et de l&#039;évolution de ses conceptions religieuses, à rebours des interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère que la Bible a longtemps été l&#039;objet d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour la plupart des autres textes anciens&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo précitée, &amp;quot;L&#039;identité entre ABRAHAM &amp;amp; ISAAC - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont depuis toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Pour Jericho, localisé dans l&#039;actuel Cisjordanie, voir Kathleen M. Kenyon, &#039;&#039;Excavations at Jericho&#039;&#039; (Volumes I–V, 1960–1983), qui a établi la stratigraphie de Jéricho, confirmant l’occupation très ancienne de la ville (depuis l&#039;Âge du Bronze), et Ernst Sellin &amp;amp; Carl Watzinger, &#039;&#039;Jericho: Die Ergebnisse der Ausgrabungen&#039;&#039; (1913), première fouille scientifique systématique. Concernant Aï (Et-Tell ou Khirbet el-Maqatir selon les écoles), également en Cisjordanie, les sources majeures sont les travaux de Joseph Callaway, &#039;&#039;Ai: The Excavations of 1964–1970&#039;&#039; (1972), et de Bryant G. Wood, “&#039;&#039;The Search for Joshua’s Ai&#039;&#039;”, &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039; (1999) qui propose Khirbet el-Maqatir comme la Aï biblique. Assur (Capitale de l’empire assyrien) a été localisée au Nord de l’Irak et remonterait au 3e millénaire av. J.-C. selon Walter Andrae (Découvreur principal d’Assur), &#039;&#039;Der Anu-Adad-Tempel in Assur&#039;&#039; (1909) et rapports de fouilles associés, et The Epigraphic Survey, &#039;&#039;Assyrian Royal Inscriptions&#039;&#039; (Université de Chicago) qui a révélé des inscriptions royales confirmant l’importance d’Assur. Assur est unanimement reconnue comme ville historique bien attestée, mentionnée dans la Bible et dans d’innombrables sources mésopotamiennes. Ur en Chaldée, Patrie d’Abraham, serait Tell el-Muqayyar dans le Sud de l’Irak actuelle. Sir Leonard Woolley, dans &#039;&#039;Ur of the Chaldees&#039;&#039; (1938) ; &#039;&#039;Excavations at Ur&#039;&#039; (1934–1950), détaille la mise au jour de la ziggourat, du cimetière royal, de quartiers résidentiels. Les rapports de fouilles des British Museum &amp;amp; University of Pennsylvania Joint Expedition to Ur de 1922 à 1934 mènent à un consensus archéologique : Ur fut une ville sumérienne puis babylonienne authentique, parfaitement identifiée, avec une chronologie correspondant à l’époque d’Abraham (Ur III). quant à la plaine de Sumer (Sumer / Shinar), dans le Sud mésopotamien (Irak), elle a été largement documentée par Samuel Noah Kramer, &#039;&#039;History Begins at Sumer&#039;&#039; (1956), Georges Roux, &#039;&#039;Ancient Iraq&#039;&#039; (1964, réédit.), et les publications de l’Institut archéologique allemand sur Eridu, Ur, Uruk, Lagash, etc. Sumer est la région la mieux documentée du Proche-Orient antique, avec des milliers de tablettes et des dizaines de villes exhumées.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah&amp;lt;ref&amp;gt;La stèle de Mérenptah (ou &#039;&#039;stèle d’Israël&#039;&#039;) est l’un des documents archéologiques les plus importants pour l’historicité d’Israël. Elle contient la plus ancienne mention extra-biblique connue du peuple d’Israël. Découverte en 1896 par Flinders Petrie, archéologue britannique, dans le temple funéraire de Mérenptah, (Thèbes occidentale, Égypte), elle est aujourd’hui exposée au Musée du Caire. Datant de vers 1208 av. J.-C., règne du pharaon Mérenptah fils de Ramsès II, la stèle commémore les victoires militaires du pharaon en Canaan et en Libye. Le texte de la stèle comporte la fameuse ligne : « Israël est ravagé, sa semence n’existe plus ». Cette phrase est cruciale parce que c’est la première mention connue du nom “Israël” dans un document historique. Israël y est écrit avec le déterminatif égyptien d’un &#039;&#039;peuple&#039;&#039; (groupe ethnique), et non celui d’une ville ou d’un territoire, ce qui signifie que les Égyptiens considéraient Israël comme une population nommée, déjà reconnue en Canaan au XIIIe siècle av. J.-C.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible est au contraire &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait partir sa démonstration du récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, qui présente un parallèle irréfutable avec l[[L’Épopée de Gilgamesh|&#039;Epopée de Gilgamesh]], un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms diffèrent et certaines modifications théologiques (comme le passage du polythéisme au monothéisme) soient une réalité, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée la même. Cette persistance de la colonne vertébrale du texte à travers les âges et les manipulations atteste selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris de ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;après lui d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou au moins &amp;quot;de mouvance&amp;quot;, ce qui est étayé selon l&#039;auteur par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk)&amp;lt;ref&amp;gt;Cet argument est récurent chez Allan Arsmann, et traverse plusieurs de ses vidéos YouTube, dont &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un asperger&amp;quot;, (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M), &amp;quot;L&#039;Arche de Noé - élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Q2KGWFAmh14&amp;amp;t=34s), &amp;quot;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU), &amp;quot;La Genèse élucidée par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Tagk6tZnu4g&amp;amp;t=19s) et &amp;quot;Potentiels enjeux scientifiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=oY8YIj-gykI).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 12:10 : &#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »&#039;&#039; (trad. Louis Segond).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés)&amp;lt;ref&amp;gt;Jubilés 13:12–13 : « &#039;&#039;Abram demeura en Égypte sept années, et il revint ensuite au pays de Canaan.&#039;&#039; » Les autres textes connus qui mentionnent ce séjour d&#039;Abraham en Egypte ne mentionnent pas sa durée : les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; de Flavius Josèphe (Ant. I.8.1), l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (traite surtout des visions d’Abraham), le &#039;&#039;Testament d’Abraham&#039;&#039; (récit tardif, moral et visionnaire).&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;La culture égyptienne, en particulier durant le Nouvel Empire, est dépeinte par l&#039;auteur comme étant l&#039;antithèse des pratiques archaïques mésopotamiennes. L&#039;Égypte a fondé, selon ses conclusions, sa religiosité sur l&#039;objection à l&#039;anthropophagie, qui fut selon lui le cœur de ses premiers mouvements sociétaux. Le culte du dieu Osiris et les pratiques comme la momification visaient d&#039;après lui à protéger le corps de toute forme de consommation, y compris la putréfaction. Les pratiques sacrificielles liées au culte de Yahvé/Baal étaient donc selon toute logique perçues par les Égyptiens comme abominables, voire maléfiques. Elles étaient contraires à leur religion et à leurs pratiques funéraires, car elles annihilaient toute possibilité de momification. Or le culte sumérien de Yahvé (Ea), bien que culte par excellence de la civilisation, exigeait pourtant le sacrifice du premier-né selon la loi incontournable des prémices. L&#039;Égypte au contraire, avait fait le choix de construire sa civilisation sur le refus catégorique de l&#039;anthropophagie et de l&#039;infanticide. Le choc culturel résida donc dans le fait qu&#039;Abraham, avec ses pratiques de hiérogamie et ses considérations rituelles, arrivât dans un pays dont les fondements civilisationnels étaient l&#039;interdiction de ces mêmes pratiques, qui horrifiaient les Egyptiens. Le séjour d&#039;Abraham en Égypte n&#039;est donc pas seulement un événement anecdotique, mais une rencontre entre deux paradigmes civilisationnels opposés : celui qui intègre encore l&#039;anthropophagie sacrificielle comme source de pouvoir (Mésopotamie) et celui qui l&#039;interdit totalement comme acte fondateur de sa morale (Égypte). Cf. vidéos YouTube de l&#039;auteur :  &amp;quot;La PROSTITUTION SACRÉE de Sarah - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=13s), &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;ABRAHAM - élucidée par un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=968s), et &amp;quot;Éléments de CONVERGENCE entre l&#039;HISTOIRE et le texte biblique de la GENÈSE - L&#039;enquête d&#039;un ASPERGER&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=26s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;De nombreuses sources égyptiennes viennent en effet corroborer cette affirmation : la tombe d’Ankh-Mahor (dite « tombe du médecin »), datant de la VIᵉ dynastie (vers 2345–2181 av. J.-C.) offre une fresque représentant clairement une opération de circoncision sur un jeune homme, avec un opérateur tenant un couteau. Elle est considérée par les égyptologues comme la plus ancienne représentation connue de la circoncision humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cf. J. H. Breasted, &#039;&#039;Ancient Records of Egypt&#039;&#039;, vol. I (1906), Toby Wilkinson, &#039;&#039;The Rise and Fall of Ancient Egypt&#039;&#039; (2010), et The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, ed. Redford (2001), article &amp;quot;Circumcision&amp;quot;. Quelques textes médicaux et sociaux laissent entendre que la circoncision était un rite de passage,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou une pratique d’élite chez les prêtres et aristocrates. Cf. le papyrus médical &amp;quot;Kahun Gynecological Papyrus&amp;quot;, vers 1800 av. J.-C., qui ne décrit certes pas explicitement la circoncision, mais fait référence à la « purification » génitale, que certains égyptologues associent au contexte de la circoncision. Cf. R. David, &#039;&#039;Handbook to Life in Ancient Egypt&#039;&#039; (1998), chap. sur les rites corporels, et E. J. Michael Wakin, &#039;&#039;Male Circumcision in Ancient Egypt&#039;&#039;, &#039;&#039;Journal of Egyptian Archaeology&#039;&#039;. Enfin, les auteurs classiques décrivent la circoncision comme une pratique « traditionnelle » égyptienne antérieure aux Hébreux. Cf. Hérodote, &#039;&#039;Histoires&#039;&#039;, Livre II, 36–37, qui indique que les Égyptiens se circoncisent « pour la propreté », et que cette pratique est très ancienne. Diodore de Sicile, &#039;&#039;Bibliothèque historique&#039;&#039;, I, 28, qui mentionne les Égyptiens comme peuple circonciseur, ancienne coutume rituelle. Enfin Strabon, in &#039;&#039;Géographie&#039;&#039;, XVII,2, qui décrit la circoncision comme un usage égyptien immémorial.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugé par Arsmann statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggèrerait selon lui une refonte volontaire du texte&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=13s). &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Isaac&amp;diff=692</id>
		<title>Isaac</title>
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		<updated>2025-11-14T23:48:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Isaac&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Ribera - Isaac y Jacob, P001118 (cropped).jpg|alt=Détail de Isaac et Jacob - José de Ribera (1634)|332x332px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Détail de Isaac et Jacob - José de Ribera (1634)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Naissance&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Campement d&#039;Abraham en Canaan (Mamré/Hébron ?)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Décès&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Mont Moriah (?) ; Guérar ou Beer‑Léa selon les textes bibliques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]] (père)&amp;lt;br /&amp;gt;[[Sarah]] (mère)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Rébecca]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Esaü&amp;lt;br /&amp;gt;[[Jacob]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est un patriarche biblique et le fils d&#039;[[Abraham]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Isaac&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon ses propres recherches, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, conclut qu&#039;il est sacrifié en holocauste dans le cadre d&#039;un rituel de renouvellement par Abraham à l&#039;age de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance &amp;quot;miraculeuse&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
La naissance d&#039;Isaac, fils d&#039;[[Abraham]] et de [[Sarah]], peut être interprétée dans les sources selon une double lecture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, sa conception est considérée comme miraculeuse, intervenant alors que ses parents étaient très âgés (Abraham aurait eu plus de cent ans et Sara 90 ans) et qu&#039;Abraham était décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant l&#039;âge d&#039;Abraham et de Sarah, voir Genèse 17, 17 : « &#039;&#039;Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ?&#039;&#039; » Ici, l’âge d’Abraham (100 ans) et celui de Sara (90 ans) sont explicitement donnés au moment de l’annonce de la naissance d’Isaac. Genèse 21, 5 : « &#039;&#039;Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils.&#039;&#039; » Ce verset confirme que selon les stricts mots du texte biblique, au moment de la naissance d’Isaac, Abraham avait 100 ans. Plus tard, plusieurs auteurs chrétiens reliront cet épisode pour en souligner la foi d’Abraham malgré sa vieillesse : Paul, dans sa lettre aux Romains (4, 19), explique que « &#039;&#039;sans faiblir dans la foi, il considéra son corps déjà usé — puisqu’il avait près de cent ans — et celui de Sara, déjà atteint par la vieillesse&#039;&#039;. » Ici, Paul parle du corps &amp;quot;déjà usé&amp;quot; d’Abraham, littéralement dans certaines traductions : « &#039;&#039;son corps déjà comme mort&#039;&#039; » (&#039;&#039;nekromenon&#039;&#039;, en grec). C’est probablement de ce passage que vient la formule « Abraham était déjà mort » (dans le sens de &amp;quot;biologiquement incapable d’avoir des enfants&amp;quot;). Le même Paul, dans son épître aux Hébreux (11, 11–12) indique que « &#039;&#039;c’est par la foi que Sara elle-même, bien qu’elle fût stérile et déjà avancée en âge, obtint la possibilité d’être mère, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait promis. C’est pourquoi, d’un seul homme déjà marqué par la mort, naquit une descendance nombreuse comme les étoiles du ciel…&#039;&#039; » L&#039;expression explicite : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;d’un seul homme déjà marqué par la mort&#039;&#039; »&#039;&#039;&#039; est parfois traduite par « &#039;&#039;presque mort&#039;&#039; », selon les traductions.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce récit est comparé au mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]], qui eurent également un enfant miraculeusement alors qu&#039;Osiris était déjà défunt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, une lecture ré-interprétative des datations bibliques, en considérant les &amp;quot;années&amp;quot; comme des &amp;quot;saisons égyptiennes&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &#039;&#039;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s). trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;).&amp;lt;/ref&amp;gt;, suggère qu&#039;Isaac serait né quand Abraham avait environ 33 ans et Sara 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 21, 5 : &amp;quot;וְאַבְרָהָם, בֶּן־מֵאָה שָׁנָה, בְּהִוָּלֵד לוֹ אֶת־יִצְחָק בְּנוֹ.&amp;quot;, &#039;&#039;« Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils. »&#039;&#039; (soit 33 ans révolus s&#039;il s&#039;agit de 100 ans nilotiques). Genèse 17, 17 avait précédemment précisé dans le récit, au moment de l&#039;annonce de la conception d&#039;Isaac, que &#039;&#039;« Abraham tomba sur sa face, il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? »&#039;&#039; texte qui donnerait à Sara l&#039;âge de 30 ans si son âge est compté dans le texte biblique en années nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, Isaac est associé aux &amp;quot;[[prémices]]&amp;quot; d&#039;Abraham, impliquant qu&#039;il devait être offert&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs traditions juives et lectures midrashiques ou chrétiennes ultérieures à l&#039;écriture du texte biblique ont établi une correspondance symbolique entre Isaac et les prémices — en particulier à cause de son « offrande » sur le mont Moriah (Genèse 22) et du fait qu’il soit le fils promis né « contre toute attente ». Les &amp;quot;prémices&amp;quot; sont citées en Exode 23,16, Lévitique 23,9–14, Deutéronome 26,1–11, sans jamais mentionner Isaac. Mais dans le judaïsme ancien et rabbinique, plusieurs midrashim relisent l’épisode du « ligotage d’Isaac » (&#039;&#039;ʿAqedat Yiṣḥaq&#039;&#039;) comme une offrande représentative ou comme les “premiers fruits” de la foi d’Abraham. C&#039;est le cas du Targum Pseudo-Jonathan, dans lequel il est écrit au sujet de Genèse 22,14 : « … &#039;&#039;Sur cette montagne, Abraham offrit Isaac son fils, et sur cette montagne les générations offriront leurs prémices&#039;&#039;. » C&#039;est celui aussi du Midrash Rabbah, en 56:10 au sujet de Genèse et dans lequel Abraham dit : « &#039;&#039;Que cela te soit compté comme si j’avais offert toutes les générations en prémices devant toi.&#039;&#039; » Le &#039;&#039;ʿAqedah&#039;&#039; est ici compris comme l’offrande des “premiers fruits” de la descendance d’Abraham, Isaac étant le premier-né de la promesse. Le Nouveau Testament de son côté ne relie pas directement Isaac à la fête juive des prémices, mais emploie le langage des “premiers-nés” et des “prémices” à propos de Jésus, en s’inspirant de ces traditions. Dans Hébreux 11,17–19, l&#039;apôtre Paul affirme que « &#039;&#039;par la foi, Abraham offrit Isaac, le fils unique … il pensait que Dieu pouvait même le ressusciter d’entre les morts.&#039;&#039; » Isaac est figure de résurrection, thème des prémices de la vie nouvelle. En 1 Corinthiens 15,20, le même Paul déclare : « &#039;&#039;Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de ceux qui sont morts.&#039;&#039; » Paul relie la résurrection du Christ (qui a lieu le lendemain du sabbat de la Pâque — même jour que la fête des prémices) à la typologie d’Isaac (le fils offert et rendu à la vie). Ainsi, dans la théologie chrétienne, Isaac devient une préfiguration du Christ, et le Christ, les véritables prémices.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et la littérature apocryphe le lie d&#039;ailleurs aux fêtes des prémices&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés 22, il est question d&#039;Isaac et Ishmaël qui seraient venus du &amp;quot;puits du Serment&amp;quot; pour célébrer la fête des semaines — c’est-à-dire la fête des &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de la moisson — chez Abraham, leur père ; dans ce même livre (Jubilés 22.3-4) il est ajouté qu&#039;Isaac offrit un holocauste. De plus, dans Jubilés 35 (qui traite de la fête des prémices en lien avec Abraham) on trouve aussi la mention de la « fête des premiers fruits » dans le contexte du patriarche Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette interprétation alignerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] sa naissance, et son sacrifice ultérieur à l&#039;âge de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte biblique lui-même ne donne pas explicitement son âge à ce moment. Dans &#039;&#039;&#039;Genèse Rabbah 56:8, l&#039;&#039;&#039;e midrash relie directement la mort de Sarah (Genèse 23, 1) à l’épisode du sacrifice d’Isaac (Genèse 22). Comme Sarah meurt à 127 ans, et qu’elle a 90 ans à la naissance d’Isaac (Genèse 17:17, 21:5), on conclut : 127 – 90 = 37 ans. Donc Isaac aurait 37 ans au moment de l’Akedah. Dans Genèse Rabbah 58:5, il est écrit que « &#039;&#039;lorsque Sarah apprit la nouvelle [du sacrifice], son âme s’envola et elle mourut.&#039;&#039; » Cette tradition repose sur l’idée que Sarah meurt &#039;&#039;&#039;en entendant&#039;&#039;&#039; que son fils a (failli ?) être sacrifié, ce qui fait du sacrifice d’Isaac l’événement immédiatement précédent sa mort.  Au XIe siècle, Rachi reprend explicitement ce raisonnement dans un commentaire sur sur Genèse 23, 2 : « &#039;&#039;L’Aqédah eut lieu juste avant la mort de Sarah, car elle mourut en apprenant ce qui s’était passé avec son fils Isaac.&#039;&#039; » Si l&#039;on applique la théorie d&#039;Allan Arsmann pour l&#039;âge supposé d&#039;Isaac, on obtient pour 37 années nilotiques un sacrifice opéré plutôt à l&#039;âge 12 ans révolus. Flavius Josèphe quant à lui, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 13, 2), considère qu&#039;Isaac avait 24 ans : « &#039;&#039;ἦν δὲ ὁ Ἰσαὰκ τότε ἐτῶν εἴκοσι πέντε&#039;&#039; », ce qui correspondrait à 8 années si les 24 sont nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;, avec les thèmes de [[renouvellement]] et de sacrifice rituel abordés dans les textes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sacrifice ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Isaac (sacrifice d&#039;)|Sacrifice d&#039;Isaac]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac, tel qu&#039;il est expliqué dans la Bible, a été décrypté par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] comme une exigence formulée par un roi, perçu comme une incarnation de [[Baal]], pour sceller une alliance militaire. [[Abraham]] aurait selon l&#039;auteur effectivement procédé à l&#039;immolation de son fils premier-né, une pratique encore courante selon lui à cette époque. À la suite de cet acte, Abraham aurait expérimenté un &amp;quot;[[effet Phoenix]]&amp;quot;, un [[renouvellement]] par lequel il serait devenu Isaac, absorbant l&#039;identité de son fils sacrifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques ultérieurs à ce sacrifice et concernant Isaac se réfèreraient ainsi, selon Arsmann, à cet Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot;, sa propre vie d&#039;actions s&#039;étant arrêtée après le sacrifice. Des indices dans les textes, comme le nom de &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé et le fait qu&#039;Abraham revienne seul de la montagne après l&#039;événement, sont interprétés comme des preuves de la réalisation effective du sacrifice&amp;lt;ref&amp;gt;Dans une vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 rediffusant une conférence de Thomas Römer intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s), le chercheur spécialiste de la Bible et membre du Collège de France évoque lui aussi ce point, à savoir le retour solitaire d&#039;Abraham depuis le lieu du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La tradition du bélier substitué est considérée par Allan Arsmann comme une modification ultérieure du texte, probablement par Abraham lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann est qu&#039;Abraham serait l&#039;auteur de la Genèse (cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=256s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, visant à substituer l&#039;acceptation spirituelle du sacrifice à sa réalisation physique et marquant une évolution vers la condamnation de ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mariage d&#039;Isaac ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bénédiction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Isaac comme Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère dans ses écrits et vidéos que l&#039;Isaac adulte fut en fait son père Abraham lui-même, &amp;quot;un [[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; selon les hypothèses originales d&#039;Arsmann. Cette idée expliquerait comment [[Jacob]] a pu être considéré dans certains textes comme le &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés, chapitre 22, Jacob est clairement appelé &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;. Cette appellation peut cependant symboliquement se rapporter, comme cela est formulé ou sous-entendu dans le reste de la tradition biblique, qu&#039;à l&#039;héritage d&#039;Abraham reçu jusqu&#039;à Jacob. Dans Exode 2:24 (et passages ultérieurs), il est écrit : « &#039;&#039;Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob&#039;&#039;… » Allan Arsmann de son côté va jusqu&#039;à émettre l&#039;idée, sans en avoir la certitude cependant, que les trois personnages puissent n&#039;être qu&#039;une seule et même personne, renouvelée deux fois, voire trois en la personne de Joseph également (cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 35, pp. 615-634, et tout particulièrement les pages 632-633). Ces différents renouvellements du même Abraham pourraient éclairer, selon Arsmann, la formulation &amp;quot;Dieu d&#039;Abraham, d&#039;Isaac et de Jacob&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, alors qu&#039;il est présenté dans la Bible et la plupart des textes sacrés comme celui d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnage effacé et passif ===&lt;br /&gt;
Isaac est dépeint dans la Bible comme un patriarche extrêmement discret et effacé, une sorte d&#039;&amp;quot;image grise de son père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;analyse d&#039;Isaac et de sa relation post-sacrifice avec Abraham est longuement détaillée dans la vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann intitulée &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et ISsaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s). Les conclusions d&#039;Arsmann dans cette vidéo dépeignent Isaac comme une figure étrangement effacée après l&#039;épisode du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ses actions sont principalement des répétitions de celles d&#039;Abraham, le montrant comme plus faible et moins autonome&amp;lt;ref&amp;gt;Thomas Römer note lui aussi le peu de relief du personnage d&#039;Isaac adulte dans la Bible, dans la vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique citée plus haut en note et rediffusant une conférence du chercheur intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mariage imposé ===&lt;br /&gt;
Isaac est le seul personnage de la tradition biblique à qui son mariage a été imposé par son père, Abraham, sans qu&#039;il ait son mot à dire&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 24:1‑4, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac parmi sa parenté. En Genèse 24:15‑27, le serviteur rencontre Rébecca au puits et prie pour un signe. En Genèse 24:50‑60, la famille de Rébecca accepte la demande de mariage. En Genèse 24:61‑67, Rébecca part avec le serviteur, rencontre Isaac, et « elle se donna à lui pour épouse » (v.67). En résumé, le mariage d’Isaac avec Rébecca est décrit dans ce chapitre comme étant arrangé par Abraham via son serviteur. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique était pourtant nuancée dans la culture mésopotamienne et des premiers temps bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Bien que les mariages arrangés par les pères aient largement existé en Mésopotamie (cf. des tablettes de Mari et d’Ur recelant des contrats matrimoniaux, ou dans le code d&#039;Hammurabi, 1700 av JC), ceux-ci semblent avoir été plus fréquents dans les zones urbaines ou administratives, moins chez les tribus nomades qui valorisaient la négociation entre individus et clans. Certains spécialistes (ex. Yitzhak Avishur, Richard Friedman) notent que les récits patriarcaux bibliques pourraient refléter une fusion de coutumes urbaines et rurales, et que la liberté de la future épouse n’était pas systématiquement exclue. Mais les propos sont ici à nuancer, car si la Bible donne à voir parfois une volonté d&#039;union des futurs époux, qui apparaît surtout dans des gestes ou des choix personnels, cette volonté demeure tout de même toujours sous contrôle familial (cf. Jacob et Rachel, Moïse et Séphora, Ruth et Boaz.)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Héritier spirituel roux (Jacob) ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;Isaac fût le fils biologique d&#039;Abraham, [[Jacob]], qui &amp;quot;était roux&amp;quot; selon l&#039;affirmation d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Ce détail est évoqué par Allan Arsmann dans son volume 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 4 p. 128.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est présenté dans le récit biblique comme l&#039;héritier spirituel direct de la religion d&#039;Abraham. Cet argument relierait selon son hypothèse la caractéristique des cheveux roux à l&#039;héritier spirituel, soulignant potentiellement un contraste avec Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Bible pourtant, seule la couleur des cheveux d&#039;Esaü est mentionnée comme étant rousse : « &#039;&#039;Le premier sortit, tout roux, couvert d’un duvet comme un manteau ; on l’appela Ésaü.&#039;&#039; » (Genèse 25:25). Pour Jacob, il est simplement signalé que « &#039;&#039;Après lui sortit son frère, avec ses mains tenant le talon de son frère ; il fut appelé Jacob.&#039;&#039; » (Genèse 25:26). Cependant, certaines traditions juives et extrabibliques (ex. Midrash Rabbah, Gen. 65:2‑5 ou Pirkei de Rabbi Eliezer, ch. 25-26) le décrivent parfois comme ayant des cheveux et la peau clairs, pour créer un contraste symbolique avec Ésaü, ou pour des raisons de typologie narrative.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Non-retour d&#039;Isaac après le sacrifice ===&lt;br /&gt;
Dans le récit biblique du sacrifice, après l&#039;épreuve, il est noté qu&#039;&amp;quot;Abraham revint vers ses deux serviteurs&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 22:19 : &amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham retourna&#039;&#039;&#039; vers ses serviteurs ; ils se levèrent et s’en allèrent ensemble à Beer-Schéba. Car Abraham demeurait à Beer-Schéba.&#039;&#039;&amp;quot; (version Louis Segond, 1910).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;absence de mention du retour d&#039;Isaac avec Abraham est interprétée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un indice textuel direct prouvant selon lui qu&#039;Isaac n&#039;est jamais revenu de la montagne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par unn Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 607-608, et la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; comme surnom de Yahvé ===&lt;br /&gt;
Yahvé est surnommé &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; dans la Bible. Les sources soutiennent que ce nom n&#039;aurait pas été approprié si Dieu avait sauvé Isaac, suggérant plutôt qu&#039;il a été sacrifié, car un &amp;quot;Sauveur d&#039;Isaac&amp;quot; aurait été plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 581-614.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le sacrifice d&#039;Isaac selon Moïse et les Hébreux ===&lt;br /&gt;
Le rite mosaïque des deux boucs, où l&#039;un est exilé et l&#039;autre brûlé en holocauste, est interprété comme symbolisant les deux fils d&#039;Abraham (Ismaël et Isaac). Cela implique que Moïse et les Hébreux de l&#039;époque croyaient qu&#039;Isaac avait été sacrifié par Abraham&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Ibid.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; dans les anciennes Bibles ===&lt;br /&gt;
Les versions grecques les plus anciennes de la Bible (comme la Septante) utilisent le verbe &amp;quot;phéidomaï&amp;quot; (épargner) dans le récit du sacrifice d&#039;Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la version grecque de la Genèse (Septante, LXX) au chapitre 22, verset 12, on trouve le verbe &#039;&#039;&#039;φεῖσον/οὐκ ἐφείσω&#039;&#039;&#039; (forme de φεῖδομαι / φεῖσον) qui signifie « épargner ». Voici le texte grec concerné : « &#039;&#039;Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου ἐπὶ τὸ παιδάριον, μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν· νῦν γὰρ ἔγνων ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ, καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου τοῦ ἀγαπητοῦ δι’ ἐμέ.&#039;&#039; » (Genèse 22:12 LXX). Le texte hébreu (Massorétique, MT) écrit de son côté : וַיֹּאמֶר, &#039;&#039;&#039;לֹא תִגְלֶה יָדְךָ אֶל־הַנַּעַר וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה;&#039;&#039;&#039; עַתָּה יָדַעְתִּי כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה, וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ מִמֶּנִּי׃ (Genèse 22:12 MT), où &#039;&#039;&#039;לֹא חָשַׁכְתָּ&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;lo chashakhta&#039;&#039;) signifie « tu n’as pas retenu / tu n’as pas épargné » Le terme hébreu semble donc correspondre au grec &amp;quot;οὐκ ἐφείσω&amp;quot; dans la Septante. La nuance grecque accentue l’idée de &#039;&#039;&#039;ne pas ménager / ne pas laisser mourir&#039;&#039;&#039;, proche du sens hébreu. C’est l’un des rares passages de la LXX où &#039;&#039;&#039;φεῖδομαι&#039;&#039;&#039; apparaît dans un contexte de sacrifice humain interrompu. En français littéral, cela donnerait : &amp;quot;&#039;&#039;Il dit&#039;&#039; (וַיֹּאמֶר/Εἶπεν) &#039;&#039;Ne tends pas ta main&#039;&#039; (לֹא תִגְלֶה יָדְךָ)/ &#039;&#039;n’élève pas ta main&#039;&#039; (Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου)  &#039;&#039;contre le garçon&#039;&#039; (אֶל־הַנַּעַר)/ &#039;&#039;contre l’enfant&#039;&#039; (ἐπὶ τὸ παιδάριον) &#039;&#039;et ne lui fais rien&#039;&#039; (וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה)/ &#039;&#039;et ne lui fais pas autre chose&#039;&#039; (μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν), &#039;&#039;maintenant&#039;&#039; (עַתָּה / νῦν) &#039;&#039;je sais&#039;&#039; (יָדַעְתִּי) / j’ai reconnu (ἔγνων) &#039;&#039;que tu crains Dieu&#039;&#039; (כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה) / &#039;&#039;que tu es craignant Dieu&#039;&#039; (ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ) &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;et tu n’as pas épargné ton fils&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ&#039;&#039;&#039; / &#039;&#039;&#039;καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου&#039;&#039;&#039;), &#039;&#039;ton unique&#039;&#039; (אֶת־יְחִידְךָ) / &#039;&#039;ton bien-aimé&#039;&#039; (τοῦ ἀγαπητοῦ).&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] voit dans la formule &amp;quot;car tu n&#039;as pas épargné ton fils&amp;quot; les vestiges du texte biblique archaïque, auquel se seraient superposées les modifications et corrections ultérieures dont celle du &amp;quot;bélier&amp;quot; de remplacement, sorte de &amp;quot;deus ex machina&amp;quot; que le roi Josias aurait fait ajouter ultérieurement dans le texte biblique dans le cadre de ses réformes religieuses et pour dissimuler les anciennes pratiques sacrificielles devenues proscrites. Cette phrase indique formellement pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que le sacrifice a originellement et historiquement bien eu lieu, ce qu&#039;affirment certains textes&amp;lt;ref&amp;gt;Certaines traditions rabbiniques tardives évoquent qu’Isaac aurait été « comme » sacrifié, voire qu’il serait mort et ressuscité : par exemple le midrash intitulé &#039;&#039;Les cendres d’Isaac&#039;&#039; mentionne que, bien qu’Isaac ne soit pas mort selon le texte, « &#039;&#039;l’Écriture l’entend comme s’il était mort&#039;&#039; ». Des chercheurs comme Jon D. Levenson soutiennent l&#039;hypothèse selon laquelle la tradition juive ancienne envisageait la possibilité qu’Isaac fût réellement offert comme sacrifice, sans certitude historique cependant. Le bibliste, exégète et philologue Thomas Römer laisse également planer le doute dans sa conférence à l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confusion des actions entre Abraham et Isaac. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait remarquer qu&#039;il existe des textes, apocryphes et textes sacrés juifs, qui attribuent indifféremment les actions d&#039;Abraham à Isaac. Par exemple, Isaac est décrit comme recreusant les puits de son père et leur donnant les mêmes noms, ce qui laisse entendre selon lui une confusion, voire une fusion des personnages&amp;lt;ref&amp;gt;Etrangement en effet, dans Genèse 26 :18 il est mentionné qu&#039; « &#039;&#039;Isaac creusa de nouveau les puits d’eau que les serviteurs de son père Abraham avaient creusés aux jours d’Abraham son père, que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il appela les noms de ces puits selon les noms que son père leur avait donnés.&#039;&#039; » Ici, l’action est explicitement identifiée : Isaac « refait » les puits qu’Abraham avait creusés. Le Livre des Jubilés (chapitre 21:19-22) dans ses versions éthiopienne/latine mentionne les mêmes faits. Les commentaires rabbiniques modernes (ex. dans les ressources de Chabad) parlent de l’acte d’Isaac comme de « refaire » ou « suivre » les traces de son père Abraham, non seulement sur les puits mais dans la trajectoire spirituelle : « &#039;&#039;Tout ce qu’Abraham a fait, Isaac le fait aussi&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contexte anthropophage des cultes ayant influencé Abraham. ===&lt;br /&gt;
Les divinités ayant influencé Abraham provenaient de cultes caractérisés par des pratiques anthropophages. Des mythes sumériens décrivent Enki/[[Ea]] (associé à [[Yahvé]]) mangeant ses enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; mettant en scène deux grandes divinités - Enki maître de la sagesse, le &amp;quot;porteur d&#039;eau&amp;quot;, et sa parèdre Ninhursag appelée aussi Ninmah -, Enki consomme huit plantes (issues de son sperme) que Ninhursag a plantées. Il est ensuite maudit et huit de ses organes sont touchés par la maladie. Mais toutes les tablettes évoquant ce mythe sont fragmentaires, et même si le mythe d&#039;&#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; existe en plusieurs versions (Nippur, Ur), toutes comportent des lacunes.&amp;lt;/ref&amp;gt; et insinuent la nécessité de sacrifices d&#039;enfants, renforçant le cadre anthropophagique du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confirmation directe du sacrifice d&#039;Abraham. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] est formel, pour lui les sources affirment explicitement qu&#039;Abraham a bien &amp;quot;sacrifié son fils&amp;quot;. Il souligne que cette réalité, bien que tragique, doit être considérée dans toute sa dimension historique, pour honorer la mémoire d&#039;Isaac comme victime réelle et sacrificielle antique, ainsi que celle de la multitude des autres victimes de sacrifices similaires, effectués en nombre dans le cadre des rituels dédiés aux cycles de [[renouvellement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Mo%C3%AFse&amp;diff=691</id>
		<title>Moïse</title>
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		<updated>2025-11-14T23:43:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Séphora&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse est une figure emblématique des religions abrahamiques, vénéré comme un prophète, un législateur et un leader. Les textes sacrés, en particulier l&#039;Ancien Testament et la Torah, décrivent sa vie, de sa naissance miraculeuse à sa mort énigmatique dans le désert, et son rôle central dans la libération du peuple hébreu de l&#039;esclavage en Égypte et la réception de la Loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Le nom de Moïse]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom hébreu מֹשֶׁה (Mōšeh) est aujourd’hui considéré comme dérivé de l’ancien égyptien ms(ȝ), « engendré par » ou « fils de ». Cette racine figure dans de nombreux noms royaux et théophores de la fin du Nouvel Empire (par exemple Thoutmôsis « fils de Thot » ou Amênmôsis « fils d’Amon »), ce qui correspond au cadre culturel et chronologique traditionnellement associé à l’histoire de Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après cette interprétation, « Moïse » serait en réalité la forme courte d’un nom composé – très probablement Usir-ms(ȝ), « fils d’Osiris » – dont la mention explicite de la divinité aurait été omise dans la transmission ultérieure. L’adoption par la fille du pharaon, qui pourrait avoir été une prêtresse d’Isis, épouse d’Osiris&amp;lt;ref&amp;gt;La Bible hébraïque (Exode 2 :5-10) parle d’elle simplement comme « la fille de Pharaon », mais dans la tradition juive rabbinique, elle est nommée « Bithiah » (fille de Dieu), et on la dit convertie et adoptée par le peuple d’Israël. Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas pour &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &amp;quot;Mystères d&#039;Egypte&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. Paradeigma), ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, ainsi que dans une vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Le Nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=V8357mldL1E&amp;amp;t=33s), précise qu&#039;il est &#039;&#039;&#039;impossible d&#039;établir cette appartenance cléricale avec certitude&#039;&#039;&#039;, mais présente plusieurs indices convergents qui vont dans le sens de la pertinence de cette hypothèse. Selon l&#039;analyse historiographique proposée par Arsmann, la mère adoptive, nommée Thermutis - &#039;&#039;Θερμούθις&#039;&#039; selon Flavius Josèphe in &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, II, 224–231, était très probablement associée au culte d&#039;Isis pour les raisons suivantes : dans l’Égypte gréco-romaine, &#039;&#039;&#039;Thermuthis&#039;&#039;&#039; était  un nom populaire de la déesse serpent protectrice des rois, &#039;&#039;&#039;parfois assimilée à Isis&#039;&#039;&#039;. Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement &#039;&#039;&#039;pas anodin&#039;&#039;&#039;. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (son propos est à nuancer cependant, cette pratique s&#039;étant vue davantage à l&#039;époque ptolémaïque, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;le sort ne lui ayant pas encore donné de progéniture, et elle le présenta à son père, disant qu’elle l’avait trouvé sur le Nil et qu’elle l’avait adopté comme son fils.&#039;&#039; », trad. de la CUF, modifiée pour clarté). Certains auteurs chrétiens anciens comme Grégoire de Nysse (dans son ouvrage &#039;&#039;De Vita Moysis&#039;&#039; , IVe siècle) décrivent la fille de Pharaon comme étant stérile, interprétant sa stérilité comme un symbole de la philosophie profane. Or dans la mythologie égyptienne, Isis a eu des difficultés à avoir un enfant avec Osiris mais y est parvenue, devenant la déesse égyptienne de la fertilité. Les filles stériles étaient jadis associées au culte de la déesse locale de la fertilité. Enfin, les prêtresses d’Isis pratiquaient très probablement des rites de purification impliquant des ablutions, et il est tout à fait plausible que ces ablutions aient pu se faire dans le Nil ou dans des eaux considérées comme sacrées (cf. Papyrus Chester Beatty I ; Plutarque, in &#039;&#039;De Iside et Osiride,&#039;&#039; évoque les pratiques religieuses autour d’Isis, dont la purification par l’eau est une composante importante ; des fouilles dans les temples d’Isis (Philae, Dendérah) montrent la présence de bassins rituels pour les ablutions). Or, Isis étant l&#039;épouse du dieu Osiris, Arsmann conclut qu&#039;elle est de fait donc la &amp;quot;mère&amp;quot; d&#039;Ousir-Moshé (= né d&#039;Osiris), alias Moïse. Flavius Josèphe prétend lui dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; que Moïse avait un nom originel qui le rattachait à Moïse : « &#039;&#039;Il (Manéthon) disait aussi que le prêtre qui avait établi leur constitution et leurs lois était par naissance d’Héliopolis, et qu’il portait le nom d’&#039;&#039;&#039;Osarsiph&#039;&#039;&#039;, tiré d’&#039;&#039;&#039;Osiris&#039;&#039;&#039;, le dieu d’Héliopolis.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mais qu’après être passé du côté de ce peuple, il avait changé de nom et fut appelé &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (I, §250).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine &amp;amp; Contexte historique ==&lt;br /&gt;
Selon des témoignages anciens, Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait possiblement né dans une famille égyptienne et non hébraïque&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est la conclusion qu&#039;Allan Arsmann, chercheur indépendant, tire de l&#039;analyse qu&#039;il a faite à partir d&#039;une multitude de sources, dans son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2, ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXXXX&#039;&#039;&#039;. Voir aussi ses vidéos : &amp;quot;Le nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; et &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;. L&#039;ensemble de ce volume de son oeuvre est consacré à Moïse et à l&#039;Exode biblique, rapporté à celui des Hyksôs : l&#039;auteur y déploie toutes ses démonstrations, arguments, hypothèses et conclusions.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des auteurs comme [[Manethon|Manéthon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Manéthon de Sebennytos&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C3%A9thon_de_Sebennytos.&amp;lt;/ref&amp;gt;, actif au IIIᵉ siècle av. J.-C., le présentent explicitement comme un Égyptien de naissance&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte original de Manéthon (IIIe siècle av. J.C.) n’est pas conservé. Ce que nous connaissons de son &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039; (Histoire de l’Égypte) provient de fragments transmis indirectement, surtout par : Flavius Josèphe (&#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039;), Julius Africanus, Eusèbe de Césarée, Syncelle. Dans ces fragments, Manéthon ou des traditions qui lui sont attribuées présentent Moïse non pas comme un prophète hébreu, mais comme un personnage égyptien — souvent identifié à un prêtre ou à un chef de lépreux ou de populations impures expulsées d’Égypte. La source la plus importante est chez Josèphe, qui cite longuement Manéthon pour le réfuter. Dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31 (fragments principaux de Manéthon), Josèphe rapporte que Manéthon aurait raconté l’histoire suivante : &amp;quot;&#039;&#039;Sous le règne d’un roi appelé Amenophis&#039;&#039; (probablement Amenhotep III ou IV)&#039;&#039;, un devin ou sage conseille au roi de purifier l’Égypte des impurs (lépreux, malades, étrangers).&#039;&#039; &#039;&#039;Le roi rassemble 80 000 personnes impures, dont beaucoup sont des prêtres impurs. Ces lépreux sont envoyés dans les carrières de l’Est du Nil. Plus tard, le roi les installe dans la ville abandonnée d’Avaris&#039;&#039; (ancienne capitale hyksôs)&#039;&#039;. À leur tête, un prêtre d’Héliopolis nommé Osarseph est choisi. Ce prêtre ordonne de profaner les cultes égyptiens. Il s’allie aux anciens envahisseurs Hyksôs, revenus de Jérusalem. Ensemble, ils règnent treize ans en Égypte et commettent toutes sortes de sacrilèges. Finalement, le roi égyptien reprend le pouvoir et les chasse. Osarseph, chef des lépreux, change son nom en Moïse.&#039;&#039;  … &#039;&#039;et il&#039;&#039; [Osarseph] &#039;&#039;donna des lois contraires aux usages des Égyptiens&#039;&#039; [...] &#039;&#039;et il prescrivit à tous de ne rien laisser de sacré, ni d’épargner aucun des animaux tenus pour sacrés par les Égyptiens… Ensuite, il prit le nom de Moïse.&#039;&#039;&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Julius Africanus&#039;&#039;&#039; (apud Eusèbe, &#039;&#039;Chronicon&#039;&#039;) mentionne aussi que les Hyksôs et les « lépreux » ont été chassés sous Amenophis, et que leur chef s’appelait Osarseph, devenu Moïse. &#039;&#039;&#039;Eusèbe de Césarée&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Chronicon&#039;&#039; et &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039;) cite Manéthon pour montrer que les Égyptiens reconnaissent un événement ressemblant à l’Exode, mais en le présentant sous un angle très hostile aux Hébreux. &#039;&#039;&#039;Syncelle&#039;&#039;&#039; (IXᵉ s.) conserve des fragments tardifs : on y retrouve aussi la fusion des Hyksôs avec les « impurs » et la figure d’Osarseph-Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Du point de vue archéologique et épigraphique, les populations sémitiques n’envisageaient pas l’Égypte ancienne comme leur terre d’origine, ou tout du moins à ce jour, l’archéologie et l’épigraphie égyptiennes ne fournissent pas de preuve que les groupes sémitiques présents en Égypte avaient, dans leurs sources matérielles, l’idée de l’Égypte comme origine ethnique ou “patrie” propre&amp;lt;ref&amp;gt;James K. Hoffmeier, in &amp;quot;Israel in Egypt: The Evidence for the Authenticity of the Exodus Tradition&amp;quot; (Oxford University Press, 1996/1999), examine l’“épigraphie” et l’“archéologie” des Sémites en Égypte, notamment dans le chapitre 3 intitulé &#039;&#039;“Semites in Egypt: The First and Second Intermediate Periods”&#039;&#039;. Il présente un état de la présence de populations “asiatiques” / sémites en Égypte (par exemple noms, serviteurs, inscriptions) — ce qui montre bien qu’il y avait des Sémites &#039;&#039;en Égypte&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039; que l’Égypte était vue comme leur terre d’origine. Il conclut que si la présence est attestée, cela &#039;&#039;&#039;ne constitue pas&#039;&#039;&#039; une preuve que ces populations “sémitiques” se considéraient comme originaires d’Égypte. Exemple : le papyrus Brooklyn 35.1446, mentionné comme liste de serviteurs sémitiques en Égypte. Donc, cette source montre bien qu’il y avait des Sémites en Égypte, mais &#039;&#039;&#039;pas une tradition archéovo-épigraphique&#039;&#039;&#039; solide qui les présente comme “originaires d’Égypte”. Stuart Tyson Smith, in &amp;quot;Ethnicity: Constructions of Self and Other in Ancient Egypt&amp;quot; (&#039;&#039;Journal of Egyptian History&#039;&#039; 11(1-2), 2018), examine comment les Égyptiens anciens construisaient des identités ethniques (« eux », « les autres ») via textes, art, archéologie. Il montre que, pour l’Égypte, les “étrangers” (asiatiques, sémites, etc.) sont souvent représentés comme &#039;&#039;autres&#039;&#039;, venant d’ailleurs, ou ayant une identité “étrangère” plutôt que étant présentés comme “les nôtres depuis toujours”. Par conséquent, cela appuie l’idée que les populations sémitiques en Égypte ne sont pas clairement documentées comme se voyant &#039;&#039;originaires d&#039;Égypte&#039;&#039;. L’étude génétique/linguistique sur les langues sémitiques : par exemple « Bayesian phylogenetic analysis of Semitic languages » (2009) propose une origine ou divergence des langues sémitiques en Levant, plutôt qu’en Égypte. Le fait que l’archéologie égyptienne mentionne des “Aamu” (Aamu) ou autres groupes occident-asiatiques dans l’art égyptien (par ex. reliefs de Beni-Hasan) plutôt que des Sémites qui se déclarent “originaires d’Égypte”. Quelques nuances à apporter cependant : “Population sémitique” est un terme large : il comprend divers groupes (Cananéens, Amorites, Araméens, etc.). Il faut donc préciser de quel sous-groupe on parle. L’absence de preuve qu’ils « s’envisageaient comme originaires d’Égypte » ne garantit pas qu’il n’y ait jamais eu de telle vision dans certaines traditions orales ou littéraires. Cela signifie simplement que l’archéologie et l’épigraphie ne l’attestent pas clairement. Certaines sources anciennes (égyptiennes ou bibliques) parlent d’“Asiatics” ou “Asiatique(s)” entrant en Égypte plutôt que d’“Égyptiens d’origine”. Il existe des débats entre “maximalistes” (qui défendent plus de corrélations entre texte biblique et archéologie) et “minimalistes” (plus sceptiques) dans ce champ. Hoffmeier est plutôt du côté maximaliste, mais même lui ne soutient pas la thèse que les Sémites se considéraient comme originaires d’Égypte.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui peut renforcer l’idée d’une filiation égyptienne pour Moïse. Son premier fils, &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (traduction : « exilé » ou « expatrié »)&amp;lt;ref&amp;gt;Le prénom &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (en hébreu גֵּרְשֹׁם &#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039;) apparaît dans la Bible comme le nom du premier fils de Moïse et de Séphora (Exode 2:22 ; 18:3) : « Elle enfanta un fils, et il appela son nom Gershom, car, dit-il, &#039;&#039;“je suis un étranger dans un pays étranger.”&#039;&#039; » Ce verset lui-même donne une étymologie populaire du nom : &#039;&#039;gēr hāyîtî&#039;&#039; (« j’ai été un étranger ») → Gershom.&amp;lt;/ref&amp;gt;, porterait peut-être un nom évoquant la perte d’une patrie égyptienne et témoignerait du souvenir persistant de cette origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de son adoption par la fille du pharaon&amp;lt;ref&amp;gt;En Exode 2:1–10. Ces versets constituent &#039;&#039;&#039;la seule source primaire biblique&#039;&#039;&#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;), car, dit-elle : &#039;&#039;“Je l’ai tiré des eaux”&#039;&#039; (&#039;&#039;mîn hammayim mĕšîtihû&#039;&#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&#039;&#039;māšāh&#039;&#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&#039;&#039;Peri Ioudaion&#039;&#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &#039;&#039;Lévitique Rabbah&#039;&#039; 1:3 ; &#039;&#039;Chroniques Rabbah&#039;&#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &#039;&#039;&#039;par la suite&#039;&#039;&#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &#039;&#039;&#039;élever à la cour comme prince&#039;&#039;&#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &#039;&#039;&#039;toute la science égyptienne&#039;&#039;&#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &#039;&#039;&#039;double appartenance&#039;&#039;&#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&#039;&#039;&#039;Exodus Rabbah&#039;&#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &#039;&#039;&#039;égyptiennes tardives&#039;&#039;&#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &#039;&#039;&#039;prêtre égyptien Osarseph&#039;&#039;&#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &#039;&#039;&#039;elle inverse la perspective&#039;&#039;&#039; : Moïse &#039;&#039;&#039;est égyptien d’origine&#039;&#039;&#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &#039;&#039;Exode 2:1–10&#039;&#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &#039;&#039;&#039;élevé comme son fils&#039;&#039;&#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &#039;&#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &#039;&#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » C’est le &#039;&#039;&#039;seul verset&#039;&#039;&#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&#039;auteur fait une déclaration explicite « &#039;&#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&#039;&#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &#039;&#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&#039;&#039; » Ce sont surtout des &#039;&#039;&#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&#039;&#039;&#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Moïse lui-même déclare ne pas parler l’égyptien lorsque, face au pharaon, il se fait représenter par [[Aaron]], ce qui suggère qu’il évoluait dans un entourage linguistiquement différent de la haute administration traditionnelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui existe, dans la Bible, ce sont des passages où &#039;&#039;&#039;Moïse dit qu’il n’a pas la parole facile&#039;&#039;&#039; ou qu’il est &#039;&#039;« lent à parler »&#039;&#039; : le texte hébreu dit textuellement (translittération) : &amp;quot;&#039;&#039;kheḇad-pê ûḵeḇad lāšôn ʾānōḵî&#039;&#039; &amp;quot;— litt. « &#039;&#039;Je suis lourd de bouche et lourd de langue&#039;&#039; ». (Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &amp;quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&amp;quot;, et la TOB par : &amp;quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&amp;quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là &#039;&#039;&#039;du passage le plus souvent interprété&#039;&#039;&#039; comme impliquant que Moïse &#039;&#039;&#039;n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien&#039;&#039;&#039;. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 3 pp. &#039;&#039;&#039;XXXXXX&#039;&#039;&#039;, et sa vidéo YouTube &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &amp;quot;Artapan d&#039;Alexandrie&amp;quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &amp;quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&amp;quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, a établi une interprétation de ce passage de l’[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Exode&amp;quot; dans Wikipedia :  http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Livre_de_l%27Exode&amp;amp;oldid=229799394.&amp;lt;/ref&amp;gt; en utilisant d&#039;autres paradigmes de lecture que ceux généralement admis par la communauté scientifique. Il attribue sa capacité à faire des recoupements hors du commun et à identifier des &amp;quot;réalités&amp;quot; refoulées, à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre les aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a ainsi démontré en recoupant une multitude de sources antiques que cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] se serait en fait situé à la fin de la période [[hyksôs]], autour de 1540 av. J.-C., date à laquelle les sources égyptiennes et les traditions historiques documentent le départ ou l’expulsion de ce peuple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article &#039;&#039;Hyksôs&#039;&#039; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyks%C3%B4s. Concernant Allan Arsmann, sa démonstrationn autour de la date de l&#039;Exode biblique et son parallèle avec l&#039;exode Hyksôs est établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma. Voir aussi ses vidéos YouTube sur le sujet : &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;ESCLAVAGE des hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La revendicationn de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Le passage de la Mer Rouge élucidé par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Les Dix Plaies d&#039;Égypte - élucidées par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Recoupements entre Histoire et Exode - L&#039;enquête d&#039;un Asperger&amp;quot;. Portail : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Parcours ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moïse brise les tables de la loi - Guido Reni.jpg|vignette|368x368px|Moïse brisant les table de la Loi - Guido Reni]]Moïse est le leader de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], un mouvement de population massif hors d&#039;Égypte. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère que la survie de ce grand nombre de personnes dans le désert, sans les ressources habituelles, ne fut possible que grâce à des pratiques de cannibalisme occasionnel&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se fonde entre autres sur le passage du livre des Nombres (11: 4-6, 18-20) où le peuple se plaint de la manne, et où Moïse demande à Dieu de leur donner de la viande en abondance. : « Et le peuple qui était parmi eux se mit à avoir la nostalgie de la chair ; et les enfants d&#039;Israël pleuraient, et disaient : Qui nous donnera de la viande à manger ? » (Nombres, 14, 4) Moïse est accablé par ces plaintes et en parle à Dieu, se sentant dépassé par le poids de la tâche de diriger tout ce peuple. Dieu dit alors à Moïse de rassembler 70 anciens du peuple qui aideront à porter la charge. (Nombres 11:16-20) Puis, Dieu promet : « Mangez de la viande aujourd’hui, car vous avez pleuré en disant : ‘Qui nous donnera de la viande à manger ?’… Je vous en donnerai tellement que vous en aurez assez, et vous en aurez à profusion. » (Nombres 11:31-34) Un vent souffle et amène une énorme quantité de cailles : « Et pendant que la viande était encore entre leurs dents, avant qu’elle ne fût consommée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’un grand plaie. » (Nombres 11:33), passage souvent interprété comme un décès de certains représentants du peuple sous l&#039;effet d&#039;excès de nourriture. Allan Arsmann, qui rejette la possibilité d&#039;un don &amp;quot;magique&amp;quot; et ne veut se fonder que sur des interprétations cartésiennes, ne voit q&#039;une seule probabilité pour cette soudaine apparition de viande abondante au sein du désert : les Hébreux ont consommé certains des leurs. Cf. entre autres sa vidéo YouTube &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=3eGjRokpITc&amp;amp;t=1616s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viande, dans ce contexte, ne serait pas tombée du ciel comme le prétend le texte biblique évoquant la manne, mais fut selon lui une ressource humaine, vue comme nécessaire à la survie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3 pp. &#039;&#039;&#039;XXXXXX&#039;&#039;&#039; et tome 5 vol. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, pp. &#039;&#039;&#039;XXXXX&#039;&#039;&#039;. Et ses vidéos YouTube sur la question : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot;, &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot;. Accès au portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des aspects les plus marquants de sa vie est sa &amp;quot;mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. chapitre 34 du Deutéronome, versets 1 à 9 : &amp;quot;&#039;&#039;Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. L’Éternel lui montra tout le pays : depuis Galaad jusqu’à Dân, tout Néphthali, tout Éphraïm et Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le Néguev et la plaine, c’est-à-dire la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu’à Zoar. L’Éternel lui dit : C’est le pays dont je jurai à Abraham, à Isaac et à Jacob, que je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &#039;&#039;&#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&#039;&#039;&#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &#039;&#039;&#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&#039;&#039;&#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est décrit comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). Ce &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; se serait souvent accompagné d&#039;un changement de nom. Moïse ne serait ainsi pas réellement mort physiquement, mais aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] continué à vivre sous le nom de [[Josué]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Josué&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Josu%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt;, son jeune serviteur de confiance&amp;lt;ref&amp;gt;Exode, 33, 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, proche collaborateur et témoin privilégié des événements majeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que [[Josué]], il devient donc le chef incontesté du peuple, assumant tous les rôles et fonctions de Moïse (son ancienne identité), y compris la dictée des lois et la conduite des guerres. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039; (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &amp;quot;ans&amp;quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &amp;quot;ans&amp;quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). Trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &amp;quot;fils&amp;quot; (ou &amp;quot;considéré comme&amp;quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transformation aurait selon l&#039;auteur permis à Moïse lui-même (en tant que [[Josué]]) d&#039;entrer en Terre Promise, surmontant l&#039;interdiction initiale de Yahvé. Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&#039;&#039;&#039;épisode de Mériba&#039;&#039;&#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a &#039;&#039;&#039;pas d’eau&#039;&#039;&#039;, le peuple &#039;&#039;&#039;se plaint&#039;&#039;&#039; à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&#039;ayant plus à ce moment d&#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&#039;un attachement à l&#039;être sacrifié pour l&#039;effet d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3 ch. &#039;&#039;&#039;XXX&#039;&#039;&#039;, pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rappelle que [[Yahvé]] avait annoncé à Moïse qu&#039;il serait roi&amp;lt;ref&amp;gt;Moïse est en fait présenté dans la Bible non pas comme roi, mais comme &#039;&#039;&#039;prophète&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;libérateur&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;législateur&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;chef spirituel&#039;&#039;&#039; d’Israël. Cependant, il existe bel et bien un passage très énigmatique où Moïse est appelé &amp;quot;roi en Israël&amp;quot; : « &#039;&#039;Moïse nous a donné la loi, héritage de l’assemblée de Jacob. Il était roi en Israël, quand s’assemblaient les chefs du peuple et les tribus d’Israël.&#039;&#039; » (Deutéronome 33, 4-5) Ici,« Il » peut être interprété soit comme Moïse, soit comme YHWH lui-même selon les traductions. Le texte hébreu est ambigu : certains manuscrits et traductions (ex. : Septante grecque, Vulgate latine) comprennent que Dieu est roi. D’autres interprétations juives y voient Moïse « exerçant une royauté » au sens de leadership suprême sur Israël dans le désert.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or c&#039;est [[Josué]] qui devint le premier roi des Hébreux, confirmant selon l&#039;auteur le fait que [[Josué]] aurait bien été bien Moïse en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Héritage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;héritage de Moïse est immense et a profondément façonné les civilisations judéo-chrétiennes. Il est considéré comme le plus grand des prophètes de l&#039;Ancien Testament. La relecture de sa vie à travers le prisme du paradigme antique qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pense pouvoir affirmer avoir décrypté, ne diminue en rien la grandeur du personnage selon l&#039;auteur, mais lui rend au contraire toute sa légitimité ancestrale, et replace le personnage dans un contexte historique et psychologique cohérents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, à travers son expérience de &amp;quot;[[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; et de transformation psychique, a posé selon l&#039;auteur les bases d&#039;un cheminement spirituel fondamental : la [[renaissance christique]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : « L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s) Dans cette vidéo, Allan Arsmann établit explicitement un lien direct entre cette transformation vécue par Moïse et le concept de Christ : 1. &#039;&#039;&#039;Nature de la Transformation :&#039;&#039;&#039; Arsmann explique que le rite de renouvellement implique que l&#039;ancienne personnalité soit considérée comme morte, laissant place à une nouvelle identité psychique qui est le résultat d&#039;une absorption (historiquement cannibale). 2. &#039;&#039;&#039;Lien avec le Christ :&#039;&#039;&#039; la conclusion de cette analyse sur Moïse établit clairement que le Christ a réalisé exactement le même acte (mais cette fois sans sacrifice autre que celui de sa propre personne), ce qui définit son identité : « &#039;&#039;Le Christ va bien lui aussi réaliser ce rite, cet acte, il va le mener plus loin même, jusqu&#039;à son terme, et comprendre l&#039;essence de toutes ces actions sacrales du passé ; il va en comprendre le pourquoi, l&#039;origine. II va se transformer lui aussi, se renouveler, devenir un être neuf, fusionner en lui le père et le fils : c&#039;est cela, être Christ&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle est complet dans l&#039;identité même des deux personnages en tant que renouvelés, l&#039;expérience vécue par Moïse et par celui que la tradition appelle &amp;quot;Le&amp;quot; Christ aboutissant pour tous deux à leurs renouvellements sous le nouveau nom de Josué/Yeshua/Jésus. Il s&#039;agit donc pour Arsmann du &#039;&#039;&#039;même acte et mystère&#039;&#039;&#039;, au cœur de ce qu&#039;il appelle l&#039;état « christique » ou la « renaissance christique ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sa progressive compréhension intime des fondements de la [[loi des Prémices]], ses actes et les lois qu&#039;il a établies&amp;lt;ref&amp;gt;La Torah de Moïse, établies dans l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.&amp;lt;/ref&amp;gt;, témoignent de sa profonde réflexion autour du phénomène de l&#039;[[Psychologie du cannibalisme|anthropophagie]] et de ses dimensions psychiques, les transformant et les sublimant&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo « L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s). Dans l&#039;analyse qu&#039;il y pose, Allan Arsmann détaille comment Moïse découvre et met en œuvre les pratiques anciennes de l&#039;anthropophagie dans le contexte de l&#039;Exode, menant à une transformation psychique profonde : Moïse étant un personnage adopté, ne connaît initialement « rien des pratiques anthropophages de ces cultes étrangers ». Il ne « va pleinement découvrir ces aspects et les éprouver » que « lors des temps rudes de l&#039;Exode et du désert ». L&#039;expérience de la transformation psychique (&amp;quot;renaissance&amp;quot;) que va vivre Moïse par l&#039;acte, supposé par l&#039;auteur, du sacrifice (avec consommation) de Josué, est selon lui intimement corrélé à une transformation personnelle et psychique que va éprouver Moïse, à l&#039;occasion de ce rite de « renouvellement ». Arsmann explique que &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; quiconque se renouvelle devient l&#039;individu qu&#039;il a mangé, et l&#039;ancienne personnalité est alors bel et bien considérée comme morte ». Ce processus aboutit à l&#039;annulation psychique des péchés passés et à la rédemption. L&#039;acte anthropophage est présenté par l&#039;auteur dans cette vidéo comme un « acte d&#039;origine préhistorique qui rendait divin celui qui l&#039;effectuait », transformant l&#039;ancienne personnalité en un « être neuf », un individu qualifié de &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; renouvelé &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;. Moïse adopte ainsi un nouveau nom, celui de Josué, et endosse la personnalité, les traits de caractère, la jeunesse de son ancien fidèle serviteur, marquant un changement de nature, une transformation et une sublimation de la psyché du personnage.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques, loin d&#039;être de simples fantasmes, sont pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] des miroirs de notre passé réel et de l&#039;évolution de la [[Origine de la conscience|conscience]] humaine. L&#039;histoire de Moïse, en particulier dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], est envisagée par l&#039;auteur comme un moment fort de l&#039;histoire humaine, marquant une &amp;quot;sortie du chaos&amp;quot; par la [[naissance de la civilisation]], liée au concept de [[concurrence]] naturelle. Le texte biblique, avec ses détails, est un écho concret des pratiques et des pensées fondatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle : == &lt;br /&gt;
=== Humanité du Yahvé de l&#039;Exode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est dépeint avec toutes les caractéristiques d&#039;un roi humain de l&#039;Antiquité : fier, orgueilleux, tyrannique, donnant des ordres, menaçant, menant des armées, envoyant des émissaires, et portant un sceptre royal&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=565s). Dans cette vidéo, l&#039;analyste soutient que le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;Exode (et uniquement dans ces passages) était très probablement un homme, un roi réel. Il y affirme que ce personnage historique fut associé à la divinité pour des raisons sacrées, et que le texte biblique a maintenu ensuite cette association nominale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette nature royale et humaine est confirmée par le fait qu&#039;il est identifiable à un roi historique, celui qui a concrètement rendu possible l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] [[hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi des prémices ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un des enjeux majeurs des récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] la &amp;quot;[[loi des Prémices]]&amp;quot;, qui exigeait l&#039;offrande des premiers-nés, y compris les enfants humains. Cette loi était selon la théorie de l&#039;auteur la première et la plus importante du culte de Yahvé, explicitement plus ancienne que les [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, vidéo YouTube « Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=82s). &amp;lt;/ref&amp;gt;. La demande de Moïse à Pharaon de &amp;quot;laisser mon peuple aller me servir dans le désert&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Exode, 5,1 ; 7,16 et 8,1.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait une référence voilée à la continuation de cette pratique sacrificielle, Moïse et son Peuple (les [[Hyksôs]] - non encore &amp;quot;Hébreux&amp;quot;) désirant se rendre au désert afin d&#039;y accomplir des rites sacrificiels que Pharaon réprouve&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w). Ce sujet est également mentionné et analysé en détail dans la vidéo « L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=178s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le &amp;quot;fruit défendu&amp;quot; d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], lui aussi, représenterait la consommation de leur enfant premier-né, ce qui lie cette pratique aux origines mêmes du culte biblique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et vol. 5 partie &#039;&#039;&#039;XXX&#039;&#039;&#039;, ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;. Voir aussi sa vidéo YouTube « La nature du crime d&#039;Adan &amp;amp; Ève dans le texte de la Genèse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=_Strntfid0s&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse comme renouvellement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mort de Moïse est décrite comme absurde, planifiée et sans explication naturelle, son corps disparaissant mystérieusement&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome, 31:14-17 : &amp;quot;&#039;&#039;L’Éternel dit à Moïse  : « Voici, le moment approche où tu vas mourir. Appelle Josué, et présentez-vous dans la tente d’assignation. Je lui donnerai mes ordres. » Moïse et Josué allèrent se présenter dans la tente d’assignation. Et l’Éternel apparut dans la tente, dans une colonne de nuée. La colonne de nuée se dressait à l’entrée de la tente. L’Éternel dit à Moïse  : « Voici : tu vas te coucher avec tes pères ; et ce peuple se lèvera, il se prostituera en servant les dieux étrangers, ceux de la terre où il va entrer ; il m’abandonnera, il rompra l’alliance que j’ai conclue avec lui.&#039;&#039;&amp;quot; Dans Nombres 27:18–23, Moïse reçoit l’ordre de Dieu de désigner Josué : &#039;&#039;&amp;quot;L’Éternel dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute l’assemblée, et tu lui donneras tes ordres à leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, afin que toute l’assemblée des enfants d’Israël lui obéisse. Moïse posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l’Éternel l’avait dit par Moïse.&#039;&#039; » Ici, Dieu ordonne à Moïse de poser ses mains sur Josué : c’est un geste symbolique d’investiture, semblable à une onction d’autorité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela correspond parfaitement au rituel de [[renouvellement]], où l&#039;ancienne personnalité du pratiquant &amp;quot;meurt&amp;quot; symboliquement pour céder la place à une nouvelle identité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann aborde l&#039;énigme de la mort de Moïse dans sa vidéo Youtube intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s). Bien que l&#039;orateur précise qu&#039;il consacrera plus tard une vidéo entière à ce sujet, il expose la thèse centrale de l&#039;élucidation dans cette vidéo même : la mort de Moïse est selon lui présentée comme un &amp;quot;complet mensonge lorsqu&#039;on la comprend au premier degré&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; : selon l&#039;analyse historiographique proposée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la mort de Moïse n&#039;est pas un événement physique ordinaire, mais une &amp;quot;expression pour autre chose&amp;quot;. Il s&#039;agit selon lui d&#039;une mort symbolique, décrivant la disparition, dans le cadre d&#039;un rituel ancien, de son ancienne personnalité profane pour une renaissance en un personnage sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moïse et Josué : une seule et même personne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources textuelles internes à la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;La relation entre Moïse et Josué dans la Bible est marquée par une continuité très forte, voulue par Dieu lui-même. Josué est présenté comme le successeur direct de Moïse. Il ne change pas la mission, mais il l’achève. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que des témoignages externes&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Assomption de Moïse&#039;&#039; (ou &#039;&#039;Testament de Moïse&#039;&#039;) est un ouvrage juif apocryphe (1ᵉʳ siècle ap.-J.-C. ou un peu avant) attribué à Moïse, où il donne ses dernières instructions avant sa mort. Dans ce texte, Moïse s’adresse à Josué comme son successeur. Cela confirme dans la tradition juive ancienne que Josué a été &#039;&#039;annoncé&#039;&#039; comme celui qui continuerait l’œuvre de Moïse. (source : Wikipedia). Flavius Josephus (1ᵉʳ siècle ap. J.-C.) dans &#039;&#039;Antiquités juives&#039;&#039; 4.159-4.175, rapporte : « &#039;&#039;Mais Moïse étant maintenant devenu âgé, il désigna Josué comme son successeur, à la fois pour recevoir des instructions de Dieu en tant que prophète, et pour être le commandant de l’armée.&#039;&#039; » Il marque ainsi explicitement que Moïse nomma Josué comme successeur « prophétique » et « commandant ». Dans &#039;&#039;Antiquités&#039;&#039; 5.1, Josephus écrit : « Lorsque Moïse fut enlevé du milieu des hommes, Josué ordonna à la multitude de se préparer pour une expédition. » Cela montre la continuité : dès après la mort de Moïse, Josué prend sans attendre la direction du peuple. Ainsi, Josèphe constitue un témoin extra-biblique (1ᵉʳ siècle) qui reconnait cette transition de leadership.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appuient fortement l&#039;idée que Moïse et [[Josué]] sont la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Continuité textuelle et stylistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Livre de [[Josué]]&#039;&#039; est la suite immédiate du Deutéronome (le dernier livre de Moïse), partageant le même auteur, style, vocabulaire et continuité narrative&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe en effet des points d’accord parmi les spécialistes : &#039;&#039;&#039;1. Thème de continuation narrative : l&#039;&#039;&#039;e manuel d’étude biblique de Yale note que « Joshua … picks up where Deuteronomy left off: Joshua has taken over for Moses as leader, Moses has just died, and now it is time to enter the land. » (Yale Bible Study). Dans l&#039;« Introduction to the Book of Joshua » on lit : «The book’s familiarity with Deuteronomy is apparent (compare Joshua 1:3-5a and Deuteronomy 11:24-25; or Joshua 1:5c-7a and Deuteronomy 31:7-8; Joshua 1:13-15 and Deuteronomy 3:18-20).» Cela montre clairement que les rédacteurs ont lié Joshua à Deutéronome en termes d’histoire (Moïse meurt, Josué prend le relais) et de promesse d’entrée dans la terre. 2. &#039;&#039;&#039;Similarité de thèmes et de vocabulaire « déutéronomique »: l&#039;&#039;&#039;e chapitre 20 du &#039;&#039;Oxford Handbook of Deuteronomy&#039;&#039; indique que l’hypothèse de l’« Histoire déutéronomiste » assigne Deutéronome + Josué + Juges + etc. comme un ensemble littéraire, unifié par «a basic homogeneity in language, style, and content». L’article de Karin Finsterbusch (“Deuteronomy and Joshua”) affirme que les rédacteurs exiliques et anciens ont cherché «to link Joshua with Deuteronomy … and to support the authority of the Torah (i.e., Deuteronomy) … through … Josh 22:5 …». &#039;&#039;&#039;3. Les références explicites au « livre de la Torah » ou « livre de la loi » dans Joshua qui pointent vers le Deutéronome :&#039;&#039;&#039; l&#039;article «The Book of the Torah in Joshua 1 and 23 and in the Deuteronomistic History» (Joachim J. Krause) examine comment Joshua 1 et 23 se réfère à la Torah, ce qui suggère que le Livre de Josué se considère comme la continuation du livre de la Torah de Moïse. Ces analyses montrent donc que le livre de Josué se présente comme la continuation immédiate de la narration de Deutéronome : Moïse meurt, Josué prend la relève, la conquête commence. Elles montrent aussi que la théologie, les thèmes (alliance, obéissance, conquête de la terre) et les formules littéraires témoignent d&#039;une forte parenté avec Deutéronome. Mais, même s’il y a continuité, les spécialistes ne soutiennent pas tous que l’auteur est exactement le même que celui du Deutéronome, et penchent pour la thèse d&#039;un ou plusieurs rédacteurs (souvent exiliques).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions et caractère identiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Josué]] réalise les mêmes &amp;quot;miracles&amp;quot; (comme la séparation des eaux du Jourdain, similaire à Moïse séparant la Mer Rouge) &amp;lt;ref&amp;gt;De nombreux épisodes bibliques établissent un parallèles entre les deux personnages : 1. Moïse fait sortir le peuple d’Égypte (Exode 13:17-18 ; Deutéronome 34:4) — Josué les fait entrer en Canaan (Josué 1:2-6) ; 2. Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. Après la traversée du Jourdain, Josué applique à la lettre l’ordre de Yahvé concernant Jéricho : &#039;&#039;« Ils vouèrent à l’interdit tout ce qui était dans la ville : hommes et femmes, jeunes et vieux, bœufs, brebis et ânes, passés au fil de l’épée. »&#039;&#039; (Josué 6:21) Josué manifeste ici la même rigueur impitoyable que Moïse dans l’exécution des ordres de destruction totale (cf. Moïse en Nombres 31 contre les Madianites). 2. Josué réagit avec une rigueur comparable à celle de Moïse envers les rebelles lors d&#039;une punition exemplaire pour un maintien : Akan et toute sa famille sont lapidés et brûlés. &#039;&#039;« Tout Israël le lapida. On les brûla au feu après les avoir lapidés. »&#039;&#039; (Josué 7:25) Cet événement rappelle celui où. Moïse avait fait exécuter les Israélites infidèles (Exode 32:27, après le veau d’or). Josué agit de même pour préserver la sainteté du peuple. 3. Josué mène une série de conquêtes contre les royaumes cananéens et applique la politique de destruction totale : &#039;&#039;« Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza… il ne laissa échapper personne et voua à l’interdit tout être vivant. »&#039;&#039; (Josué 10:40) Moïse avait lui aussi mené des campagnes militaires destructrices (Nombres 21 :21–35 contre Sihon et Og). 4. Josué capture cinq rois ennemis, les humilie publiquement, puis les fait mettre à mort et suspendre. &#039;&#039;« Josué les fit ensuite frapper et les fit mourir, et il les fit pendre à cinq arbres. »&#039;&#039; (Josué 10:26) Moïse avait de la même façon fait exécuter les chefs madianites (Nombres 31:8). 5. Josué fait bâtir un autel sur le mont Ébal et lit toute la Loi, montrant une fidélité rigoureuse au cadre religieux de Moïse : &#039;&#039;« Josué écrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. »&#039;&#039; (Josué 8:32) Ce leadership législatif et spirituel pour guider le peuple est semblable à celui qui avait animé Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le manque d&#039;ambition personnelle de [[Josué]] est inexplicable s&#039;il n&#039;est pas la continuation de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;C’est une observation souvent faite par les exégètes que le personnage biblique de Josué se distingue en effet par un manque d’ambition personnelle, surtout si on le compare à d’autres figures fortes comme Moïse, David ou même certains prophètes. Josué ne cherche jamais à devenir chef, mais &#039;&#039;&#039;c&#039;&#039;&#039;’est Moïse qui le désigne sur ordre de Yahvé : &#039;&#039;« Prends Josué, fils de Noun, homme en qui réside l’esprit ; impose-lui les mains. »&#039;&#039; (Nombres 27:18) Contrairement à d’autres leaders bibliques, Moïse discute directement avec Dieu et plaide sa cause. David reçoit une onction et agit pour établir sa royauté. Gédéon ou Saül sont investis dans une logique de pouvoir. Josué, lui, est &#039;&#039;&#039;choisi et obéit&#039;&#039;&#039;, sans initiative politique ou spirituelle personnelle. Cela traduit une figure de « serviteur fidèle » plutôt que de fondateur charismatique. Tout au long du livre de Josué, on lit des formules répétées : &#039;&#039;« Josué fit comme Moïse l’avait ordonné. » ;&#039;&#039; &#039;&#039;« Josué n’omit rien de tout ce que Yahvé avait commandé à Moïse. »&#039;&#039; (Josué 11:15) Il est donc présenté comme &#039;&#039;&#039;le continuateur&#039;&#039;&#039;, pas l’innovateur. Son rôle est &#039;&#039;&#039;d’accomplir la conquête promise&#039;&#039;&#039;, non de développer un projet personnel ou politique. Contrairement à David, Josué ne fonde pas de dynastie, ne cherche pas à centraliser le pouvoir, ne construit pas de ville capitale ou de temple. À sa mort, il n’y a pas de succession désignée. &#039;&#039;Josué 24&#039;&#039; montre un homme qui, à la fin de sa mission, rend le peuple à Dieu : &#039;&#039;« Pour moi et ma maison, nous servirons Yahvé. »&#039;&#039; (Josué 24:15) Cette phrase emblématique montre une loyauté religieuse avant toute ambition politique. Il exerce un leadership de service, non de gloire personnelle, là où Moïse a une relation intime et unique avec Dieu, souvent teintée de tension (négociations, plaidoyers). Josué, lui, ne négocie jamais avec Dieu — il reçoit des ordres et les exécute. Même ses victoires militaires sont présentées comme l’œuvre de Yahvé, non comme son propre génie stratégique (cf. Josué 6:2, 10:11). Son profil n&#039;est que “fonctionnel” dans la théologie deutéronomiste, où Moïse a le rôle d&#039;un législateur et prophète, au contraire de Josué qui se contente du rôle de conquérant au service du projet divin. Il n’a certes pas besoin d’ambition personnelle, car son rôle biblique est circonscrit à la conquête de Canaan. Sous son commandement le pouvoir politique centralisé n’existe pas encore (période pré-monarchique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques sources : Matthew Henry, dans « Matthew Henry’s Commentary on the Whole Bible » note que le livre de Josué met en valeur l’appel de Dieu à Josué après la mort de Moïse, et l’encouragement à la fidélité, à l’obéissance et non à l’initiative personnelle flamboyante. E. P. Vedder, dans « Josué, serviteur de l’Éternel (1) » présente Josué explicitement comme « fidèle serviteur de Moïse », ce qui va dans le sens d’un leadership de service. Dans un cours intitulé &#039;&#039;« Le livre de Josué et la question de l’historicité de la conquête (suite) et l’installation de Josué comme chef de guerre (Jos 1) »&#039;&#039;, Römer explore l’installation de Josué comme chef de guerre après Moïse (Collège de France). Dans un autre cours du même auteur, intitulé &#039;&#039;« Les deux discours d’adieu de Josué : une conquête (presque) réussie (Jos 23-24) »&#039;&#039;, il note que dans Josué 24, le personnage est “présenté comme un deuxième Moïse” (Collège de France). Son ouvrage &#039;&#039;La première histoire d’Israël : L’école deutéronomiste à l’œuvre,&#039;&#039; éd. Labor et Fides (Genève), 2007, examine le corpus des livres de Josué à 2 Rois sous le prisme de l’historiographie deutéronomiste. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disparités d&#039;âge ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pointe du doigt le fait que Moïse soit décrit comme encore robuste à 120 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut; sa vue n’avait point baissé, et sa vigueur n’était point passée.&#039;&#039; » (Deutéronome 34 :7).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques&amp;lt;ref&amp;gt;Cycle de 4 mois, mesuré selon les crues du Nil chez les Egyptiens antiques, et qu&#039;Allan Arsmann montre dans ses travaux avoir été l&#039;une des mesures du temps dans la Genèse (Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 1 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et sa vidéo Youtube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot;, https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), c&#039;est à dire à 40 ans environ (années solaires), tandis que [[Josué]] est décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Depuis longtemps, le Seigneur avait donné du repos à Israël, après que Josué eut vaincu tous ses ennemis alentour. Josué était vieux, avancé en âge. Josué convoqua tout Israël, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses officiers, et il leur dit : “Je suis vieux, avancé en âge.”&#039;&#039; » (Josué 23:1-2, trad. Louis Segond) ; « &#039;&#039;Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut, âgé de cent dix ans.&#039;&#039; » (Josué 24:29, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques toujours), soit environ 36 ans (années solaires). Cette apparente contradiction ne peut s&#039;expliquer selon l&#039;auteur que si le &amp;quot;vieux&amp;quot; Moïse a effectivement absorbé, à ses 120 ans nilotiques, la jeunesse d&#039;un [[Josué]], pour se &amp;quot;rajeunir&amp;quot; et continuer son œuvre sous l&#039;aura de la puissance sacrale conférée par le rite du [[renouvellement]]. Cette hypothèse aurait le mérite de faire mourir le vieux Moïse/[[Josué]] à l&#039;âge d&#039;environ (40 + 36 =) 76 ans, ce qui selon l&#039;auteur paraît plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s), et le volume 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dissociation linguistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, tout comme [[Josué]], utilise constamment des pronoms (&amp;quot;vous&amp;quot;, &amp;quot;vôtres&amp;quot;) qui le dissocient du peuple d&#039;Israël (&amp;quot;nous&amp;quot;, &amp;quot;nôtres&amp;quot;), un trait linguistique unique parmi les prophètes bibliques. Le texte biblique contient en effet des &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot;, affirme l&#039;auteur, montrant une &#039;&#039;&#039;&amp;quot;dissociation culturelle complète&amp;quot;&#039;&#039;&#039; entre Moïse et les Hébreux. Moïse utilise continuellement les pronoms &amp;quot;vous&amp;quot; et &amp;quot;vôtres&amp;quot; pour parler du peuple, tandis que les autres prophètes parlent en &amp;quot;nous&amp;quot;. La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”. Dans Josué 1 :2-3, Dieu dit à Josué : « &#039;&#039;À toi et à tout ce peuple … dans le pays que je leur donne … Car c’est toi qui feras hériter à ce peuple [ce pays].&#039;&#039; » » (&amp;quot;toi&amp;quot; est ici distinct de &amp;quot;ce Peuple&amp;quot; ; source : bible.org) Un commentaire anglo-saxon (on “The Book of Joshua”) note qu’ici le pronom “your”, pour Josué, dans “the Lord your God”, est parfois &#039;&#039;&#039;singulier&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;pluriel&#039;&#039;&#039;, ce qui peut susciter également l’interprétation que “Joshua serait exclu de la promesse” si on lit “à eux” vs “à toi”. Le passage le plus clair où le &#039;&#039;&#039;beau-père de Moïse&#039;&#039;&#039;, Jéthro (ou Réouël), distingue Moïse personnellement du peuple qu’il dirige se trouve dans Exode 18:14–23 : &#039;&#039;« Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour le peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ? »&#039;&#039; (Exode 18:14, trad. Louis Segond) Ici déjà, on voit que « &#039;&#039;toi&#039;&#039; » est adressé à Moïse, tandis que « &#039;&#039;le peuple&#039;&#039; » semble désigner un autre groupe.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela conforte l&#039;idée que Moïse (et donc [[Josué]] selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]) n&#039;était pas hébreu de naissance. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient en effet l&#039;hypothèse que &#039;&#039;&#039;Moïse serait né égyptien&#039;&#039;&#039;. Bien que le texte biblique notifie très explicitement que l&#039;enfant recueilli par la princesse égyptienne était hébreu, l&#039;auteur souligne que la Bible affirme également l&#039;inverse, à plusieurs reprises, en des passages moins connus, qui laisseraient entendre selon lui que Moïse n&#039;était pas hébreu, mais bien au contraire &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il note en premier lieu que lors de l&#039;épisode de sa fuite en Madian, les femmes que Moïse rencontre le décrivent explicitement à leur père comme étant &#039;&#039;&#039;&amp;quot;un égyptien&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Contexte narratif (Exode 2:11–22) : Moïse tue un Égyptien qui frappait un Hébreu. Pharaon cherche alors à le faire mourir, et Moïse fuit en Madian. Il s’assoit près d’un puits. Sept filles de Réouël viennent puiser de l’eau pour leurs troupeaux. Des bergers les chassent, mais Moïse intervient et les aide. « &#039;&#039;Elles répondirent : Un &#039;&#039;&#039;Égyptien&#039;&#039;&#039; nous a délivrées de la main des bergers ; de plus, il a puisé pour nous et fait boire le troupeau.&#039;&#039; » (Exode 2:19, trad. TOB)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse nomme ensuite son premier fils &amp;quot;Guerschom&amp;quot;, car il est &amp;quot;un expatrié&amp;quot; (un &amp;quot;guerre&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Elle enfanta un fils, et Moïse lui donna le nom de Guershom, car, dit-il, &#039;&#039;&#039;je suis un étranger en ce pays&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:22, trad. L. Segond). Le nom hébreu &#039;&#039;&#039;גֵּרְשֹׁם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039; ou &#039;&#039;Gershom&#039;&#039;) est généralement expliqué par un jeu de mots sur deux racines hébraïques : &#039;&#039;&#039;גֵּר&#039;&#039;&#039; (gēr), « étranger », « résident temporaire » et שָׁם (šām) qui signifie « là ». La signification littérale serait donc « &#039;&#039;Étranger là-bas&#039;&#039; » ou « &#039;&#039;étranger en ce lieu&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce nom trahit le fait que l&#039;Égypte lui manque profondément et qu&#039;il la considère comme sa &#039;&#039;&#039;&amp;quot;patrie égyptienne&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, ce que laisserait plus ou moins entendre Plutarque&amp;lt;ref&amp;gt;Plutarque évoque l’idée que Moïse pourrait être d’origine égyptienne dans son œuvre &#039;&#039;De Iside et Osiride&#039;&#039; (&amp;quot;Sur Isis et Osiris&amp;quot;), au chapitre 36. Dans cette oeuvre, Plutarque discute des figures religieuses et mythologiques de l’Égypte, et mentionne Moïse dans une perspective qui suggère qu’il a puisé dans la tradition égyptienne ou qu’il serait lié à cette culture. Il fait référence à Moïse comme à un personnage qui, selon certaines traditions, aurait reçu une formation ou un héritage religieux en Égypte, ce qui expliquerait certaines similitudes entre les religions juive et égyptienne : &amp;quot;&#039;&#039;Ὁ δὲ Μωυσῆς, ὥς τινες φασιν, ἐκ τῆς Αἰγύπτου ἐξῆλθεν καὶ τὴν νόσον ἐξέβαλεν τῶν Ἰουδαίων, καὶ νόμους καὶ θυσίας ἀνέθετο τῷ λαῷ.&#039;&#039;&amp;quot; (trad. littérale : « &#039;&#039;Moïse, selon certains, sortit d’Égypte et chassa la maladie des Juifs, et institua des lois et des sacrifices pour le peuple.&#039;&#039; »)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], si Moïse avait été Hébreu, il aurait déjà été un expatrié en Égypte, car les Sémites n&#039;y étaient pas considérés comme chez eux. Le nom même de Moïse (Moïse/Moussa/Moses) est connu par les spécialistes de la langue égyptienne comme étant d&#039;origine &#039;&#039;&#039;égyptienne&#039;&#039;&#039;, et l&#039;auteur va jusqu&#039;à proposer &#039;&#039;&#039;Ou-Shirmose&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;fils d&#039;Osiris&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;L’égyptien ne dit pas littéralement &#039;&#039;« fils de »&#039;&#039; dans ces noms théophores, mais exprime la filiation ou la naissance divine à travers le verbe &#039;&#039;msj&#039;&#039; (« naître de »). Ainsi, &#039;&#039;Ramesès&#039;&#039; (Ra-ms-sw) = “Ra l’a mis au monde” ou “né de Rê”. &#039;&#039;Thoutmès&#039;&#039; (Ḏḥwtj-ms) = “né de Thot”. Et donc &#039;&#039;Ousermose&#039;&#039; (Wsjr-ms) = “né d’Osiris”. Donc, « Ousermose » est sémantiquement équivalent à “fils d’Osiris”, même si la formulation exacte en égyptien exprime plutôt la &#039;&#039;&#039;naissance divine&#039;&#039;&#039; que la filiation biologique.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;historien grec Manéthon aurait soutenu l&#039;interprétation égyptienne du nom&amp;lt;ref&amp;gt;l&#039;historien égyptien &#039;&#039;&#039;Manéthon&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), aurait affirmé que Moïse était &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; et qu&#039;il portait un nom égyptien : dans &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039;, Manéthon raconte que le prêtre égyptien Osarseph, originaire d&#039;Héliopolis, se révolta contre le pharaon et mena une rébellion avec des lépreux. Après leur expulsion, Osarseph aurait changé son nom en Moïse. Ce récit de Manéthon est rapporté par Flavius Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; (I.227-250), pour le contredire. Apion, dont Josèphe se fait le contradicteur, prétendait que les récits sur Moïse étaient une invention des Juifs pour s’approprier des éléments de la culture égyptienne et de l’histoire égyptienne. Par exemple, s&#039;appuyant sur Manéthon, il avançait que Moïse n’était qu’un prêtre égyptien appelé Osarseph, qui aurait mené une rébellion impie, ce qui était une inversion négative par rapport à la figure biblique.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fait qui coïnciderait pleinement, note l&#039;auteur, avec les propos de la mère adoptive de Moïse dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;L’enfant grandit. Elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle lui donna le nom de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;, car, dit-elle, &#039;&#039;&#039;je l’ai tiré des eaux&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:10, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] conclut que la contradiction dans le texte (Moïse étant à la fois Hébreu et Égyptien) ne peut être résolue que par le fait qu&#039;il y ait eu une &#039;&#039;&#039;adoption&#039;&#039;&#039;. Moïse, né égyptien, aurait donc été &#039;&#039;&#039;adopté par le peuple hébreu&#039;&#039;&#039;. Cette adoption fut ensuite selon l&#039;auteur entérinée dans les textes par une modification de son ancienne appartenance culturelle au profit de la nouvelle identité sacrale&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=fU06NdokVwE&amp;amp;t=7s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Témoignages historiques externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des historiens égyptiens et grecs ont affirmé que Moïse avait lui-même conquis la Judée&amp;lt;ref&amp;gt;Hécatée d&#039;Abdère aurait été, selon l&#039;historien juif Flavius Josèphe, contemporain d&#039;Alexandre le Grand et de Ptolémée &amp;lt;abbr&amp;gt;I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/abbr&amp;gt;. Sous ce roi, il aurait visité l’Égypte. selon la « Jewish Virtual Library », Hécatée mentionne que « leur chef Moïse, qui excellait en capacité et en vaillance, conquit la terre de Judée pour les Juifs, fonda Jérusalem, y éleva le Temple, institua la constitution du peuple. » (source : Bibliothèque Virtuelle Juive). Il est cité par Pline l&#039;Ancien, Flavius Josèphe, Origène et Clément d&#039;Alexandrie. Cependant, il &#039;&#039;&#039;n’est pas clair&#039;&#039;&#039; que des auteurs gréco-romains majeurs aient formulé exactement que “Moïse avait conquis la Judée”, en ces termes ou dans un texte complet aujourd’hui conservé. Par un souci d&#039;honnêteté intellectuelle cependant, il faut garder à l&#039;esprit que ces témoignages sont fragmentaires ou via des recensions secondaires . Le terme “conquête de la Judée” peut également être plus littéraire ou mythique qu’un récit historique concret dans ces sources. Les auteurs hellénistiques grecs avaient en effet tendance à “helléniser” ou “orientaliser” Moïse pour l’inscrire dans la tradition des fondateurs de cité ou de lois (oīkistès, législateur), donc ils peuvent avoir attribué à Moïse un rôle de conquérant ou de “chef d’expédition”.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui corrobore l&#039;identité entre Moïse et Josué aux yeux de leurs contemporains et adversaires&amp;lt;ref&amp;gt;Des penseurs modernes comme &#039;&#039;&#039;Freud&#039;&#039;&#039; ont également réaffirmé, sur base d&#039;analyses des textes anciens, que Moïse était &amp;quot;égyptien de souche&amp;quot; : dans son ouvrage &#039;&#039;Moïse et le monothéisme&#039;&#039; (&#039;&#039;Moses und die monotheistische Religion&#039;&#039;), Fraud avance l&#039;idée que Moïse était d&#039;origine égyptienne, et que son nom, « Moïse », serait dérivé du terme égyptien « mś », signifiant « enfant » ou « fils ». Selon Freud, Moïse aurait été un prêtre égyptien de la secte d&#039;Aton, qui, après l&#039;effondrement de cette secte, aurait été adopté par une famille hébraïque et aurait introduit le culte d&#039;Aton parmi les Hébreux. Freud soutient cette hypothèse en analysant des textes anciens et en comparant les traditions religieuses égyptiennes et hébraïques. Il note des similitudes entre le monothéisme d&#039;Aton et celui de Moïse, suggérant une influence égyptienne sur la religion hébraïque. Il est important de noter toutefois que cette théorie de Freud est controversée et n&#039;est pas largement acceptée par les historiens et les spécialistes des religions. Elle a été notamment critiquée pour son manque de preuves historiques solides et pour son approche psychanalytique de l&#039;histoire.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Justification du &amp;quot;crime&amp;quot; de Moïse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;faute&amp;quot; de Moïse à Mériba, où il désobéit à [[Yahvé]] en frappant le rocher deux fois au lieu d&#039;une pour faire jaillir de l&#039;eau, est présentée comme la justification de sa mort&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Nombres 20,1-13 il est fait le récit des éléments historiques de cet épisode, tandis que Deutéronome 32,48-52 en rappelle la faute et ses conséquences.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, cette faute, jugée incohérente selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] au vu des désobéissances antérieures de Moïse, prend tout son sens dans le contexte du [[renouvellement]] : le rite offrait une &#039;&#039;&#039;rédemption complète de tous les péchés passés&#039;&#039;&#039;, et l&#039;infraction servait de &amp;quot;moteur&amp;quot; ou de prétexte rituel pour l&#039;exécution du [[renouvellement]]. Moïse, en adoptant [[Josué]] juste avant le rite, s&#039;assurait un individu de &amp;quot;valeur&amp;quot; (qui lui était cher et proche) pour l&#039;incorporation, point essentiel pour un effet optimal d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1774s). Arsmann soutient que cette faute, telle qu&#039;elle est présentée dans le récit, est &amp;quot;absurde&amp;quot; et non &amp;quot;crédible&amp;quot; compte tenu des désobéissances antérieures de Moïse envers Dieu. Cependant, la scène prendrait selon lui tout son sens si on l&#039;examinait sous l&#039;angle du &#039;&#039;&#039;rituel anthropophage&#039;&#039;&#039; et du &#039;&#039;&#039;renouvellement&#039;&#039;&#039;. En effet, dans le contexte de ce rituel ancien, la faute commise par Moïse aurait servi de moteur et de justification. Le rituel de renouvellement exigeait la &amp;quot;nécessaire réalisation d&#039;une &#039;&#039;&#039;infraction&#039;&#039;&#039; justifiant ensuite la réalisation du rite qui en permettait la &#039;&#039;&#039;rédemption&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Cette infraction était donc &amp;quot;systématiquement présente&amp;quot; et &amp;quot;servait de moteur et de justification pour la suite du rituel&amp;quot;. Ce rite de renouvellement offrait d&#039;après l&#039;auteur une &amp;quot;complète &#039;&#039;&#039;rédemption de tous les péchés du passé&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Selon les considérations des anthropophages de jadis, l&#039;absorption de l&#039;innocence de la victime lavait l&#039;exécutant de tous ses crimes passés. L&#039;ancienne personnalité de Moïse (le pécheur) devait mourir pour qu&#039;il puisse renaître sous une nouvelle identité (celle de Josué, l&#039;enfant consommé/incorporé). Ce rituel est exploré par Frazer dans son ouvrage monumental &#039;&#039;Le Rameau d&#039;Or&#039;&#039; au sujet des rites de mort et renaissance du roi divin dans de nombreuses sociétés antiques (Mésopotamie, Égypte, Europe préchrétienne), et par Mircea Eliade dans &#039;&#039;Le Mythe de l’éternel retour&#039;&#039; (1949) et son &#039;&#039;Traité d’histoire des religions&#039;&#039; (1949) au sujet des rites de « régénération périodique » dans les sociétés traditionnelles, où l&#039;auteur expose que la mort sacrificielle était perçue comme une &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; réinitialisation » du temps mythique, permettant au sacrifiant ou au groupe de renaître dans un état de pureté originelle. Eliade cite notamment les mystères agraires, les cultes de Tammouz, Osiris, Dionysos et certaines pratiques initiatiques d’Afrique et d’Asie. Enfin, René Girard, dans &#039;&#039;La violence et le sacré&#039;&#039; (1972), développe la théorie du « bouc émissaire » : dans certaines sociétés, une victime expiatoire est choisie pour canaliser la violence collective. Girard montre que le sacrifice (humain ou symbolique) produit une « purification » de la communauté. La consommation ou le partage rituel autour de la victime a souvent selon lui une fonction de cohésion sociale et de transfert symbolique des fautes. Les exemples culturels les plus cités dans la littérature anthropologique son les rituels d’Akitu en Mésopotamie, où à l&#039;occasion du nouvel an babylonien le roi subissait symboliquement une humiliation ou était remplacé temporairement. Certaines versions anciennes pourraient avoir impliqué un sacrifice substitutif. A Carthage et en Phénicie, les sacrifices d’enfants (tophets) documentés archéologiquement et textuellement, ont parfois été interprétés comme des rituels de renouvellement collectif. Dans le Mexique précolombien chez les Aztèques, des victimes étaient immolées puis certaines parties consommées rituellement pour « partager » leur force divine. En Europe ancienne enfin, des traces de sacrifices humains rituels ont été relevées chez les Celtes ou les peuples germaniques, rituels associés à des fêtes saisonnières et de purification.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
==  Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<updated>2025-11-03T01:52:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine&amp;lt;ref&amp;gt;Selon Genèse 11:31 – 12:5, Abraham (encore appelé Abram) quitte Ur des Chaldéens avec sa famille pour se rendre à Haran, puis de Haran vers Canaan, dans un premier temps sur un appel de Dieu (&#039;&#039;« L&#039;Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »,&#039;&#039; Genèse 12:1). Ce n’est qu&#039;après son arrivée en Canaan que la famine survint, et qu’Abram partit pour l&#039;Égypte (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, Livre I, chap. 7, §1–2 [édition Niese : §§154–157]), raconta les événements en ces termes : « &#039;&#039;Après la dispersion des hommes à Babel, les Chaldéens vivaient à Ur. Parmi eux, il y avait un homme nommé Abram, remarquable par sa piété et sa sagesse. Il enseignait que le monde était gouverné par un seul Dieu, créateur de toutes choses, et non par la multitude des astres, comme le croyaient les Chaldéens. À cause de cela, les Chaldéens et le roi les plus puissants d’entre eux, craignant son influence, le forcèrent à quitter le pays des Chaldéens. Il s’installa alors à Haran en Mésopotamie, et après la mort de son père, il partit pour le pays de Canaan, selon l’ordre de Dieu.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs commentateurs anciens et rabbiniques ont en effet interprété cette famine comme impliquant l’abondance de l’Égypte par contraste, bien que la Bible ne mentionnât pas ce détail (&#039;&#039;« Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays. »,&#039;&#039; Genèse 12:10). Dans le contexte du Proche-Orient ancien, l’Égypte était en effet réputée pour être le grenier du monde grâce au Nil, qui garantissait des récoltes régulières — d’où l’idée implicite que c’était l’endroit logique où aller chercher de la nourriture. Le Targum de Pseudo-Jonathan, traduction commentée de la Torah, indique concernant Genèse 12:10 que la famine obligea Abram à descendre en Égypte, “où il y avait de l’abondance de pain”. Philon d’Alexandrie (Ier siècle av.–ap. J.-C.) interprète le départ vers l’Égypte symboliquement : l’Égypte représente selon lui la “terre de la nourriture” (nourriture corporelle et intellectuelle). Il y voit une “descente” vers la matière, le monde sensible, les désirs corporels, car l’Égypte était une terre fertile et prospère &#039;&#039;(&#039;&#039;Philon, &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §§ 80–83.) Il lui oppose ta terre de Canaan, qui représente selon lui le monde intelligible, la contemplation de Dieu, la sagesse. En résumé, selon Philon, quand l’âme manque de nourriture spirituelle (la sagesse), elle souffre de famine. Alors elle descend en Égypte, c’est-à-dire vers les sens, pour chercher une nourriture matérielle.&amp;lt;/ref&amp;gt; et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens&amp;lt;ref&amp;gt;Cette idée a circulé dans certaines traditions hellénistiques, mais elle ne figure pas dans la Bible et n’est pas dominante dans les sources juives anciennes. Genèse 12:10–20 dit seulement qu’Abram descend en Égypte à cause de la famine, puis ressort plus riche. Dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 8, §166–168), Flavius Josèphe écrit que c&#039;est plutôt Abraham qui aurait été un maître pour les Egyptiens, leur apportant « &#039;&#039;la science de l’astronomie et des mathématiques qu’il avait apprise chez les Chaldéens. Les Égyptiens, charmés de sa sagesse, transmirent à leur tour cette science aux Grecs.&#039;&#039; » C’est seulement plus tard, dans certaines sources gnostiques ou hermétiques (IIᵉ–IIIᵉ siècle apr. J.-C.), que l’on trouve une idée l&#039;idée qu&#039;Abraham aurait reçu en Egypte une forme de sagesse initiatique, parfois associée à Hermès Trismégiste. C&#039;est un article intitulé « L’alchimie arabe dans le  Fihrist » sur le site &#039;&#039;Journals OpenEdition – Civilisations&#039;&#039;, qui affirme que « &#039;&#039;La légende musulmane … fait remonter … les origines de l’alchimie à un enseignement divin. Allah aurait donné cette science aux hommes en faisant le premier d’entre eux, Adam, dépositaire de ce savoir. Celui-ci l’aurait confié à son fils Seth. Abraham en fut plus tard le gardien. Le secret passa ensuite successivement entre les mains d’Idris, de David, de Salomon, de Moïse etc…&#039;&#039; » (cité par Anne‑Claude Dero, art. « L’alchimie arabe dans le Fihrist », in revue &#039;&#039;Civilisations&#039;&#039;, vol. 38, n°1 (1989), pp. 26-52 (citation pp. 29-30). Allan Arsmann est d&#039;avis qu&#039;Abraham aurait eu des échanges importants avec le clergé égyptien, et affirme qu&#039;il a pratiqué ses rites d&#039;exorciste dans ce pays, tout en s&#039;enrichissant des pratiques locales égyptiennes, exactement comme le ferait un médecin spécialiste en médecine traditionnelle chinoise qui voyagerait dans un pays occidental. Il ne s&#039;y rendrait pas pour s&#039;initier à la médecine occidentale, mais il s&#039;y &#039;&#039;entretiendrait&#039;&#039; avec des médecins locaux et &#039;&#039;pratiquerait ses propres techniques&#039;&#039; (comme l&#039;acupuncture) sur des patients locaux importants, notamment des leaders ou des personnalités politiques ou royales.  Cf. vidéos YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0) et &#039;&#039;La prostitution de Sarah dans la Bible - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=dPaFC1K8YFs&amp;amp;t=6s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce séjour, qui aurait duré &#039;&#039;environ&#039;&#039; sept ans&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Abraham aurait séjourné sept ans en Égypte n’apparaît pas dans la Bible, mais dans des traditions juives postérieures et inter-testamentaires, probablement issues de la littérature midrashique ou apocryphe. Le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; précise de son côté : « Et Abram resta en Égypte cinq années avant de retourner dans le pays de Canaan. » (13:9, traduction de l&#039;Anglais à partir de Charles, &#039;&#039;The Book of Jubilees&#039;&#039;, 1913). Certaines versions manuscrites tardives éthiopiennes donnent “sept ans” au lieu de “cinq” — probablement une corruption ou harmonisation avec d’autres traditions. Certaines compilations rabbiniques tardives (non canoniques) font état d’un séjour de sept ans : dans le Sefer ha-Yashar (Livre du Juste), un texte midrashique médiéval (XIIᵉ–XIIIᵉ siècle), on lit : « &#039;&#039;Et Abram demeura en Égypte sept années, et il apprit les coutumes du pays ; et le Pharaon fit de lui un grand homme.&#039;&#039; » (&#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;, chap. 15, édition Mantoue, 1625, p. 36b). Ce texte n’est pas canonique, mais il compile des traditions orales anciennes et pseudépigraphes. Il est donc la principale source connue de la durée de sept ans. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8) parle du séjour en Égypte, mais ne donne pas de durée. Les Targums (Pseudo-Jonathan, Onkelos) ne mentionnent pas de durée non plus. Certaines traditions arabes (plus tardives, influencées par le &#039;&#039;Sefer ha-Yashar&#039;&#039;) mentionnent également sept ans de résidence d’Abraham en Égypte, mais il s’agit d’adaptations légendaires, pas de sources scripturaires.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances&amp;lt;ref&amp;gt;Si aucune source biblique ne dit qu’Abraham ait vu sa foi bouleversée ou modifiée après son passage en Égypte, plusieurs traditions postérieures — hellénistiques, philosophiques ou ésotériques — ont en effet interprété son séjour comme une transformation spirituelle ou intellectuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Flavius Josèphe rapporta par exemple qu’Abraham, après son séjour en Égypte, enseigna encore davantage la science et la piété : « Il retourna en Syrie, plus instruit encore dans la science de la nature, et plus fervent dans la piété envers Dieu. » (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; I, 8, §166–168). Le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039; (13:9–10) mentionne qu&#039;Abraham revient d’Égypte plus riche et plus sage. Chez Philon, le séjour en Égypte est plutôt une épreuve spirituelle, un détour par le monde sensible. L’expérience élargit la connaissance, mais ne bouleverse pas la foi (« &#039;&#039;L’âme qui s’est nourrie de contemplation peut descendre en Égypte pour goûter aux sciences humaines, mais si elle demeure attachée à ces nourritures, elle oubliera la sagesse divine.&#039;&#039; », &#039;&#039;De migratione Abrahami&#039;&#039;, §80–89). Certaines traditions grecques et arabes tardives (relayées dans les &#039;&#039;Corpus Hermeticum&#039;&#039;, et plus tard dans les traités arabes d’alchimie) présentent Abraham comme un sage initié, transformé intérieurement par le contact avec la sagesse d’Égypte : dans le &#039;&#039;Kitāb al-Fihrist&#039;&#039; (d’Ibn al-Nadīm, Xe s.), les traditions rapportent que la science alchimique descend d’Adam via Seth, puis Abraham, puis Hermès, jusqu&#039;aux sages d’Égypte. Certaines versions (pseudépigraphes d’origine sabéenne ou ismaélienne) disent qu’Abraham acquit en Égypte la connaissance des secrets célestes et terrestres, ce qui “changea son regard sur la création” (sans dire qu’il renia sa foi). Ces textes présentent donc un Abraham transformé intellectuellement, pas religieusement.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]]) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T23:14:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Le Séjour en Égypte et l&amp;#039;Influence Osirienne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
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| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
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| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], Abraham vénérait Éa comme son dieu patron&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le tome 1 de la série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 9-10, pp. 260-310 ; voir aussi la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0). Il existe également plusieurs sources académiques et traditions qui présentent Abraham comme ayant un rôle comparable à celui d’un prêtre d’Ea/Enki, avant sa vocation monothéiste : Jean Bottéro, in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039; (2001), souligne qu’Abraham, natif d’Ur des Chaldéens, a grandi dans un environnement suméro-akkadien de temples et de cultes d’Ea/Enki. Les caractéristiques de sa jeunesse (repousser les oiseaux, rites autour du feu et du sacrifice) ressemblent aux fonctions d’un āšipu, prêtre d’Ea spécialisé dans la purification et l’exorcisme. Thorkild Jacobsen, in &#039;&#039;The Treasures of Darkness&#039;&#039; (1976), fait un lien entre la figure biblique d’Abraham et les prêtres-initiateurs mésopotamiens, soulignant que le jeune Abram manifeste des gestes de purification rituelle typiques d’un āšipu. La comparaison repose sur les gestes de protection des autels et d’éloignement des présages maléfiques. Michael Fishbane, in &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que la tradition biblique reflète un milieu où Abraham connaît des rites et incantations typiques des cultes mésopotamiens, ce qui suggère qu’il était initié aux pratiques sacerdotales d’Ur avant sa vocation prophétique. Dans les textes religieux apocryphes, comme l&#039;&#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039; (2e–3e siècle ap. J.-C.), Abraham connaît les rites et les pratiques magiques, purifiant des lieux et manipulant des objets sacrificiels avant la révélation divine. Ces gestes sont comparables à ceux d’un prêtre mésopotamien, avant qu’Abraham ne se consacre exclusivement au Dieu unique. Dans le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), Abraham reçoit des enseignements secrets de son père et du milieu mésopotamien sur la nature, les animaux et les rituels qui correspondent aux compétences rituelles d’un āšipu : connaissance des noms, rites de purification et interprétation des signes.&amp;lt;/ref&amp;gt;, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]]) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Yahv%C3%A9&amp;diff=688</id>
		<title>Yahvé</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Yahv%C3%A9&amp;diff=688"/>
		<updated>2025-11-02T22:56:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] dépeint le personnage de Yahvé&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Yahweh&amp;quot; dans Wikipedia :  &amp;lt;nowiki&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Yahweh&amp;amp;oldid=229700828&amp;lt;/nowiki&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt; (parfois orthographié Yahweh) d&#039;une manière radicalement différente des interprétations traditionnelles, en s&#039;appuyant sur des analyses historiographiques, archéologiques et psychologiques. Il cherche à retrouver le &amp;quot;sens réel&amp;quot; et la &amp;quot;réalité&amp;quot; sous-jacente des textes bibliques, souvent dissimulée par des &amp;quot;considérations sociales et traditionnelles&amp;quot; et des &amp;quot;illusions collectives&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] attribue sa capacité à faire ces recoupements et à identifier ces &amp;quot;réalités&amp;quot; à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre ces aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. Il souligne que la communauté scientifique a souvent nié ces éléments, non par manque de preuves, mais en raison de tabous sociaux et religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les points clés de sa présentation de Yahvé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;• &#039;&#039;&#039;Une nature humaine et royale dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]]&#039;&#039;&#039; :&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les passages concernant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme que Yahvé est un &#039;&#039;&#039;homme, un roi humain réel&#039;&#039;&#039;, et même un &#039;&#039;&#039;personnage historique relativement connu&#039;&#039;&#039;, plutôt que le créateur de l&#039;univers au sens moderne. Ce personnage humain a été associé à la divinité pour des raisons &amp;quot;sacrées&amp;quot; et des &amp;quot;considérations tout à fait banales à cette époque&amp;quot; où les rois étaient considérés comme divins. Yahvé est décrit de manière &#039;&#039;&#039;anthropomorphe&#039;&#039;&#039; : il a une bouche, des mains, des doigts, un visage, une tête, des yeux, des pieds. Il est &#039;&#039;&#039;visible et palpable&#039;&#039;&#039; aux yeux de tous, ce qui est une exception dans la Bible en dehors de la Genèse. Il manifeste des &#039;&#039;&#039;traits de caractère humains&#039;&#039;&#039; comme l&#039;autorité, la colère, la fierté, l&#039;orgueil, et il se trompe, se parjure ou change d&#039;avis. Il distribue des objets matériels (bâton magique, tables en pierre), ce qui est inhabituel pour la divinité biblique. Il se comporte comme un &#039;&#039;&#039;&amp;quot;despote de la haute Antiquité&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, donne des ordres, menace, punit, a des armées, défie d&#039;autres rois, et dicte des lois. Les actions attribuées à Yahvé sont en réalité celles de ses armées ou subordonnés, une pratique courante dans l&#039;écriture des annales royales de l&#039;époque&amp;lt;ref&amp;gt;Allan ARSMANN se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;• &#039;&#039;&#039;Origines et filiations divines&#039;&#039;&#039; :&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yahvé, à ses origines les plus lointaines, est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] identifié au &#039;&#039;&#039;dieu sumérien [[Ea]]&#039;&#039;&#039;, également appelé Yahou, dieu de l&#039;eau, de la sagesse et gardien des secrets divins. Ce culte ancien fut selon l&#039;auteur lié à la naissance de la civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon son approche, &#039;&#039;&#039;[[Ea]]&#039;&#039;&#039;/Yahvé fut le &#039;&#039;&#039;dieu de la [[concurrence]] naturelle&#039;&#039;&#039;, de la &amp;quot;jalousie&amp;quot; au sens ancien du terme ([[concurrence]] intraspécifique). Cette &amp;quot;jalousie&amp;quot; est définie par l&#039;auteur comme une &amp;quot;force vitale colossale et formidable&amp;quot;. Pendant la période des [[Hyksôs]] ([[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] historique, que l&#039;auteur place vers 1540 av. J.-C., selon une démonstration qu&#039;il expose dans l&#039;un de ses ouvrages&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 2. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi ses vidéos YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=8s), et &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;esclavage des Hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=As7DJIIUYCc&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), le culte de Yahvé connut une importante &#039;&#039;&#039;fusion culturelle et religieuse&#039;&#039;&#039; avec celui de [[Baal]] (assimilable à [[Seth]] en Égypte selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]) : l&#039;auteur met en évidence les nombreux symboles et attributs que Yahvé partage avec [[Baal]]/[[Seth]] : il est un dieu du &#039;&#039;&#039;feu&#039;&#039;&#039;, du &#039;&#039;&#039;désert&#039;&#039;&#039;, représenté par un &#039;&#039;&#039;serpent&#039;&#039;&#039;, associé à la &#039;&#039;&#039;lèpre&#039;&#039;&#039; et aux &#039;&#039;&#039;maladies&#039;&#039;&#039;, aux &#039;&#039;&#039;fléaux&#039;&#039;&#039;, aux &#039;&#039;&#039;tempêtes&#039;&#039;&#039;, et il est &#039;&#039;&#039;sévère&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;cruel&#039;&#039;&#039;. Le nom de [[Baal]] aurait été plus tardivement délibérément supprimé des textes bibliques et remplacé par celui de Yahvé, suite à des conflits religieux ultérieurs&amp;lt;ref&amp;gt;Période du roi Josias (&#039;&#039;&#039;Yoshiyahu&#039;&#039;&#039; יֹאשִׁיָּהוּ en hébreu) qui régna sur le &#039;&#039;&#039;royaume de Juda&#039;&#039;&#039; entre 640 av. J.-C. et 609 av. J.-C. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa réforme religieuse fut l’un des tournants majeurs de l’histoire religieuse d’Israël/Juda. Elle visait à purifier le culte de YHWH, à centraliser le culte à Jérusalem, et à éliminer les pratiques idolâtres encore présentes dans le royaume de Juda. Mais au-delà de l’action cultuelle, beaucoup de chercheurs considèrent que Josias a aussi initié ou supervisé une réécriture ou correction importante des textes bibliques, en particulier ceux qui formeront plus tard le Deutéronome et la base de la théologie deutéronomiste. Cf. 2 Rois 23:4-5 &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; « Il fit sortir du Temple tous les objets faits pour Baal, Astarté et toute l’armée du ciel… »&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce &amp;quot;refoulement&amp;quot; aurait été dû, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], à la &amp;quot;haine et la honte&amp;quot; associées aux pratiques du culte de [[Baal]], notamment justement celle du &#039;&#039;&#039;sacrifice d&#039;enfants&#039;&#039;&#039;. Enfin, symboliquement, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait sienne la théorie qui veut que [[Baal]] soit le &amp;quot;fils&amp;quot; d&#039;[[Ea]]/Yahvé dans les mythologies mésopotamiennes et ougaritiques, ce qui aurait selon lui facilité leur fusion&amp;lt;ref&amp;gt;Plus précisément, dans la mythologie cananéenne et ougaritique, Baal est très souvent désigné comme &#039;&#039;&#039;“fils d’El”&#039;&#039;&#039; : exemple dans &#039;&#039;Le Cycle de Baal&#039;&#039; (texte KTU 1.1–1.2), où Baal est présenté comme le fils du dieu El, chef du panthéon ougaritique, qui règne sur les dieux ; dans plusieurs hymnes, Baal est appelé « bn ’il », une formule fréquente pour insister sur sa filiation divine et son autorité héritée. Certains noms théophoriques à Ebla contiennent “Ia” (ou “Ia‑/Yah‑”), et il y a eu des hypothèses que “Ia” pourrait être une forme de Ea / Enki, ou du moins influencée par les mythologies mésopotamiennes : Giovanni Pettinato a  publié des traductions et interprétations des tablettes d’Ébla, et il a évoqué que des noms théophoriques changeaient — le nom &#039;&#039;El&#039;&#039; étant parfois remplacé dans certains noms par &#039;&#039;Ia&#039;&#039; — ce qui a alimenté l’idée d’un théonyme &#039;&#039;Ia&#039;&#039; (cf. les fouilles d’Ébla et leurs publications dans les années 1970‑1980) ; Alfonso Archi, spécialiste plus récent des textes d’Ébla, a écrit “The God Ḥay(y)a (Ea / Enki) at Ebla” (2010) qui examine la figure d’Ḥay(y)a, identifiée par l’auteur comme étant &#039;&#039;Ea / Enki&#039;&#039;, et discute des occurrences et fonctions de ce dieu à Ébla. Ce type de travail rapproche le contexte d’Ebla de divinités mésopotamiennes comme Ea (article dans &#039;&#039;Opening the Tablet Box&#039;&#039;, 2010). Mais il faut nuancer et de nombreux chercheurs rejettent “Ia = Ea / Enki” comme étant improbable ou mal fondé sur des lectures erronées : c&#039;est le cas de Karel van der Toorn (&#039;&#039;Family Religion in Babylonia, Ugarit and Israel&#039;&#039;, 1996), Michael C. Astour. (&#039;&#039;Semitic Inscriptions&#039;&#039;, 1974), Mark S. Smith (&#039;&#039;The Early History of God&#039;&#039;, 2002), William W. Hallo (publications sur les relations mésopotamiennes-ougariques, notamment dans &#039;&#039;Journal of Near Eastern Studies&#039;&#039;), ou Alfonso Archi, qui formule des critiques plus nuancées (&#039;&#039;Opening the Tablet Box&#039;&#039;, 2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;big&amp;gt;• &#039;&#039;&#039;Yahvé et l&#039;anthropophagie/sacrifice humain&#039;&#039;&#039; :&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette loi [[Prémices]] incluant selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] le sacrifice des premiers-nés humains, serait selon l&#039;auteur la &#039;&#039;&#039;première et la plus ancienne de toutes les lois bibliques&#039;&#039;&#039;, antérieure même aux [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]], et serait selon lui clairement formulée à plusieurs reprises dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=67s).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Exode 13:1–2 ; Exode 22:28–29 ; Exode 34:19–20 ; Nombres 3:13 / 8:17 ; Ézéchiel 20:25–26 ; Michée 6:6–7).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme que dans l&#039;Antiquité, &#039;&#039;&#039;tout sacrifice sanglant était systématiquement consommé&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les travaux de Jean-Pierre Vernant.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par conséquent selon lui, les sacrifices de premiers-nés impliquaient leur consommation, faisant de &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; un &#039;&#039;&#039;dieu associé à l&#039;anthropophagie&#039;&#039;&#039;. La malédiction de Yahvé sur &#039;&#039;&#039;Jéricho&#039;&#039;&#039;, qui stipule que quiconque la rebâtira en posera les fondations &amp;quot;au prix de son aîné&amp;quot;, est interprétée par l&#039;auteur comme une &amp;lt;u&amp;gt;exigence de sacrifice de fondation du premier-né&amp;lt;/u&amp;gt;, sans rachat : il insiste sur le fait que ces fameux &#039;&#039;&#039;sacrifices de fondation&#039;&#039;&#039; sont précisément un cas particulier de la loi des prémices. Il cite le passage de Josué 6:26 : « &#039;&#039;Maudit soit de par Yahvé l&#039;homme qui entreprendra de rebâtir cette ville de Jéricho, au prix de son aîné il en posera les fondations&#039;&#039; », et souligne que ce sacrifice d&#039;enfant premier-né a bel et bien eu lieu et se trouve mentionné plus loin dans le récit biblique, en 1 Rois 16:34, où il est écrit : « &#039;&#039;Il en jeta les fondations au prix de son premier né Abiram&#039;&#039; ». Point de rachat ici évidemment, puisqu&#039;on nous précise même le nom de l&#039;enfant qui mourut sacrifié ce jour-là. Ici avec évidence un enfant premier-né périt, le fils premier du roi, et il s&#039;agit très clairement d&#039;une exigence formelle de Yahvé »&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; ([https://www.youtube.com/results?search_query=Les+pr%C3%A9mices+dans+le+culte+de+Yahv%C3%A9+dans+le+passage+de+l%27Exode+-+%C3%A9lucid%C3%A9e+par+un+ASPERGER https://www.youtube.com/results?]https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=67s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rattache au même rituel le &#039;&#039;&#039;massacre des premiers-nés égyptiens&#039;&#039;&#039; lors de la [[Correspondance historique: La dixième plaie|dixième plaie]] d&#039;Egypte, que l&#039;auteur présente comme une &#039;&#039;&#039;action concrète&#039;&#039;&#039; des armées de Yahvé (en tant que &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039;), et non comme un acte magique divin. Cela s&#039;inscrit selon son analyse dans les pratiques du culte voué au dieu [[Baal]]/[[Seth]], qui avait cherché à assassiner l&#039;enfant [[Horus]] selon la mythologie égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 5, tome 2, ch. 47, pp. 290-318.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Enfin la &amp;quot;[[La Manne|manne]] &amp;quot;, qui est selon Arsmann une première forme de &amp;quot;[[Miracle de la multiplication des pains|multiplication des &#039;&#039;&#039;pains&#039;&#039;&#039;]] &amp;quot; dans l&#039;Ancien Testament, à laquelle Jésus fera écho par son propre miracle, est pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] une nouvelle fois une manifestation codée de la &#039;&#039;&#039;pédo-anthropophagie&#039;&#039;&#039;, où le &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pain&#039;&#039;&#039;&amp;quot; désigne la &amp;lt;u&amp;gt;chair humaine&amp;lt;/u&amp;gt;, plus précisément celle des enfants. Les Israélites auraient donc concrètement lors de l&#039;Exode, &amp;quot;mangé leurs enfants&amp;quot; pour survivre dans le désert, poussés à l&#039;extrême par la faim&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En somme, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] présente Yahvé comme une &#039;&#039;&#039;figure divine complexe et ambiguë&#039;&#039;&#039;, dont l&#039;identité et les actions, en particulier pendant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], sont profondément ancrées dans des pratiques rituelles, des conflits de culte et des réalités historiques, souvent sombres et anthropophages, qui ont été par la suite &amp;quot;blanchies&amp;quot; ou refoulées dans les interprétations religieuses modernes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie du nom ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la formulation moderne du nom &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; (Yhwh) est une &#039;&#039;&#039;complète spéculation&#039;&#039;&#039;. Il base son analyse étymologique sur la reconstruction de la prononciation originelle du Tétragramme (Y H W H) et sa concordance avec les noms des divinités de la haute Antiquité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. La prononciation originelle : Yahou / Yao&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prononciation originale du nom divin a été perdue en raison de son caractère &#039;&#039;&#039;tabou et sacré&#039;&#039;&#039;. Dans l&#039;hébreu ancien, qui ne contenait pas de voyelles, le nom était rendu uniquement par les quatre consonnes du Tétragramme (Y H W H).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prononciation &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Jéhovah&#039;&#039;&#039;&amp;quot; serait, d&#039;après les recherches d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], une spéculation issue du Moyen Âge, fondée sur une erreur de compréhension. Les Massorètes inséraient en effet les voyelles E O A du mot &#039;&#039;Adonaï&#039;&#039; (Seigneur, le terme de remplacement utilisé lors des allocutions) au-dessus du Tétragramme, et ce procédé aurait été mal interprété, menant à la lecture &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] soutient que la prononciation originelle du nom devait être proche de la séquence de sons &#039;&#039;&#039;« Yahou »&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;« Yao »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette hypothèse serait renforcée d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par l&#039;abondance extraordinaire dans la Bible de prénoms de personnages à caractère théophore contenant la séquence verbale &#039;&#039;&#039;« Yahu »&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;« Yao »&#039;&#039;&#039; ou son apocope &#039;&#039;&#039;« Ya »&#039;&#039;&#039;, prénoms qui ont été paradoxalement mieux préservés de la déformation phonique en raison sans doute de leur usage quotidien qui les préservait des interdits liés au nom de la divinité&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples : Yônah / Jonas (Jonas 1:1) ; Yô’ash / Joas (2 Rois 12:1) ; Yô’ahaz / Joachaz (2 Rois 13:1) ; Yôram / Joram (2 Rois 8:16) ; Yôseph / Joseph (Genèse 30:24) ; Yô’ashiyahou / Josias (2 Rois 22:1) ; Yôhânân / Jean (2 Rois 25:23) ; Yôyaqîm / Joachim (2 Rois 23:34) ; Yôzabâd / Jozabad (2 Rois 12:21) ; Yônaqâm / Jonathân (1 Sam 14:6) ; Yesha‘yahu / Ésaïe (Ésaïe 1:1) ; Yirmeyahu / Jérémie (Jérémie 1:1) ; Eliyahou / Élie (1 Rois 17:1) ; Ovadyah / Abdias (Abdias 1:1) ; Netanyah / Nathanaël (Jérémie 36:14) ; Azaryah / Azaria (2 Rois 15:1) ; Zekaryah / Zacharie (Zacharie 1:1), Hananyah / Hanania (Jérémie 28:1) ; Mikhayah / Michée (Michée 1:1) ; Yehoyada‘ / Jehoïada (2 Rois 11:4) ; Yehu / Jéhu (1 Rois 19:16) ; Yehoash / Joas (2 Rois 12:1) ; Yehoiakim / Joachim (2 Rois 23:34) ; Yehohanan / Johanan (2 Rois 25:23) ; Yehoiachin / Jéconias (2 Rois 24:6) ; Yehoiada / Jehoïada (2 Chroniques 23:1) ; le prénom Jésus est quant à lui directement apparenté au prénom Josué (en hébreu : Yehoshua / יְהוֹשֻׁעַ), ce qui signifie : « YHWH sauve » ou « YHWH est salut ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Nouveau Testament, Dieu révèle probablement la prononciation originelle et cachée du nom de Yahvé dans le texte de l&#039;Apocalypse : d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt;en effet, la phrase « Je suis l&#039;Alpha et l&#039;Oméga » (Apocalypse 1, 8) serait une vocalisation directe des trois lettres &#039;&#039;Iota - Alpha - Oméga&#039;&#039; &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Iao&#039;&#039;&#039;&amp;quot; dans la langue grecque&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. L&#039;origine historique et la signification étymologique&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] met en corrélation la prononciation « Yaou » (Iaou) ou « Yao » (Iao/Io) avec le nom du &#039;&#039;&#039;vieux dieu sumérien [[Ea]]&#039;&#039;&#039;, avec lequel il voit une filiation évidente. Le nom de ce dieu sumérien est transcrit &amp;quot;[[Ea]]&amp;quot;, mais selon l&#039;éminent &#039;&#039;&#039;sumérologue Jean Bottéro&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Jean Bottéro évoque la prononciation du nom du dieu Ea sous la forme « Iaou » ou « Iao » dans son ouvrage &#039;&#039;Mesopotamia: La naissance de la littérature&#039;&#039;, éd. Gallimard coll. Bibliothèque des Histoires, 1995. Dans ce livre, il explore les cultures mésopotamiennes et leur littérature, y compris la religion et les noms des dieux. Bottéro mentionne cette forme pour souligner les variations phonétiques des noms divins, en particulier dans les contextes religieux ou mystiques. Il est important de noter que la prononciation du nom d&#039;Ea (ou Enki) a été sujette à des débats entre les spécialistes en raison des transcriptions dans différentes langues anciennes (sumérien, akkadien, etc.), ainsi que de l&#039;influence de certaines formes grecques ou latines. &amp;lt;/ref&amp;gt;, cette translittération tendrait plutôt vers la prononciation &#039;&#039;&#039;« Aya » ou « Yahou »&#039;&#039;&#039;. La similitude entre les deux noms avait cours particulièrement dans les régions et époques qui ont été le berceau du culte biblique (dans la ville sumérienne d&#039;[[Ur]] notamment, dont [[Abraham]] était originaire).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En sumérien, le nom &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Ea&#039;&#039;&#039;&amp;quot; signifie selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] &#039;&#039;&#039;« Jaillissement de l&#039;eau »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo d&#039;Allan Arsmann &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=62s). « Ea » est le nom akkadien du dieu sumérien &#039;&#039;&#039;Enki&#039;&#039;&#039;. Enki / Ea est associé à l’eau douce, aux sources souterraines, à l’abîme aquatique (‘abzu’ ou ‘apsû’), à la sagesse, à la fertilité, à la création (Encyclopédie Britannica).  « Abzu » (sumérien) / « Apsû » (akkadien) désigne l’eau souterraine, les eaux profondes. Dans le mythe de Dilmun, on voit que Enki « remplit les canaux d’eau », ou « remplit les fossés », ou « il ouvre les canaux pour le flux d’eau » dans le passage où Dilmun souffre d’un manque d’eau. Etymologiquement, les verbes liés à “verser / répandre / irriguer” sont présents autour du radical &#039;&#039;&#039;a&#039;&#039;&#039; (“eau”), qui porte l&#039;idée d&#039;une “action de l’eau”. Cela n’implique pas complètement que le nom divin &#039;&#039;&#039;Ea / Enki&#039;&#039;&#039; dérive d’un “a + verbe jaillir”, mais cela laisse ouverte l’idée qu’une lecture poétique ait pu être faite.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce dieu était en effet associé à l&#039;élément eau, symbolisant la &#039;&#039;&#039;vie&#039;&#039;&#039;, la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039; et l&#039;&#039;&#039;&#039;esprit/soufle de vie&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le &#039;&#039;mythe d&#039;Enki et Ninmah&#039;&#039;, le dieu est donné comme ayant donné de l&#039;“intelligence / esprit / pensée (?)” selon certaines traductions) aux humains. Cela atteste bien la fonction de sage / de pourvoyeur de savoir / de pensée. Dans l&#039;&#039;&#039;Hymne des temples&#039;&#039;, Enki est qualifié de “sage / le sage” et “créateur” dans le contexte poétique du temple, soulignant son autorité, sa connaissance, sa fonction ordonnatrice. Cela montre qu’on lui attribue une dimension d’esprit de gouvernance et de sagesse. Enki n’est donc pas seulement un dieu des eaux ou de la fertilité, mais aussi un &#039;&#039;&#039;dieu qui instille, donne&#039;&#039;&#039;, qui crée ou structure le monde, ou les hommes, avec sagesse et intelligence. Le terme “intelligence / conseil / mot” est employé dans les textes comme une qualité divine, et Enki est celui qui la manifeste ou la distribue. Le mot “esprit” au sens abstrait moderne apparaît rarement ou n’est pas évident dans ces traductions : une interprétation comme “vie” (vie vitale, souffle) est plus implicite ou métaphorique : par exemple, la création de l’humanité, ou la fertilité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note Arsmann, cette étymologie est cohérente avec les descriptions bibliques de Yahvé, où la divinité est dite s&#039;être manifestée au sortir d&#039;un &#039;&#039;&#039;abîme&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;tehom&#039;&#039; en hébreu), un concept qui correspond à l&#039;&#039;&#039;&#039;[[Apsû]]&#039;&#039;&#039; sumérien, le royaume abyssal du dieu [[Ea]]&amp;lt;ref&amp;gt;En hébreu, &#039;&#039;&#039;תְּהוֹם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;tehom&#039;&#039;) signifie “abîme, profondeur, eaux profondes, lieux souterrains des eaux, mer primitive / océans profonds”. &#039;&#039;&#039;Genèse 1:2&#039;&#039;&#039; « La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme (tehom), et l’Esprit de Dieu se mouvait au‑dessus des eaux. » ; &#039;&#039;&#039;Genèse 7:11&#039;&#039;&#039; « Toutes les sources du grand abîme (tehom) jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent. » ; &#039;&#039;&#039;Genèse 8:2&#039;&#039;&#039; « Les sources de l’abîme (tehom) et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie ne tomba plus du ciel. » ; &#039;&#039;&#039;Isaïe 51:10&#039;&#039;&#039; « N’est‑ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du grand abîme (tehom rabbah) ? Qui as fait traverser à pied sec les profondeurs de la mer pour le racheter ? » Dans plusieurs Psaumes, le mot &amp;quot;tehom&amp;quot; est employé dans des métaphores de profondeur, de chaos aquatique, ou comme image des forces à dominer. (Ex : Psaume 36:6, etc.). Le fragment &#039;&#039;&#039;“Apocryphal Psalms (11Q11)”&#039;&#039;&#039; des Manuscrits de la Mer Morte mentionne &#039;&#039;tehom&#039;&#039; comme un lieu “en dessous”, lié aux ténèbres, aux démons, au jugement. Le texte utilise &#039;&#039;Tehom Rabba&#039;&#039; et « Sheol inférieur ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;expression &#039;&#039;&#039;« source jaillissante »&#039;&#039;&#039; est d&#039;ailleurs, souligne l&#039;auteur, très fréquente dans la Bible et utilisée pour représenter le Dieu biblique lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Ésaïe 58:11‑12&#039;&#039;&#039; « Tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont l’eau ne tarit pas. » ; &#039;&#039;&#039;Genèse 2:6&#039;&#039;&#039; « Seule une sorte de source jaillissait de la terre et arrosait la surface du sol. » ; &#039;&#039;&#039;Zacharie 13:1&#039;&#039;&#039; « En ce jour‑là une source jaillira  ; la maison de David et les habitants de Jérusalem y laveront leurs péchés et leurs impuretés. » ; &#039;&#039;&#039;Jean 4:14&#039;&#039;&#039; « … l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] insiste sur le fait que le dieu sumérien [[Ea]] était aussi le &#039;&#039;&#039;dieu patron des [[exorcistes]]&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;[[Asipu]]&#039;&#039;), un rôle associé à [[Abraham]] et ses descendants dans des textes apocryphes bibliques, et de façon plus subtile dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;Aucun passage de l’Ancien Testament canonique (Genèse, Exode, etc.) n’attribue explicitement à Abraham le rôle d’exorciste dans le sens “chasser un démon / esprit impur” comme dans la tradition judéo‑chrétienne plus tardive. Les récits bibliques montrent Abraham comme prophète, patriarche, mais pas comme guérisseur de type exorciste dans les textes reconnus de la Bible. Pour autant, le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (apocryphe juif, environ IIe siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté rituelle, la connaissance divine et l’autorité accordée à Abraham, qui est présenté comme un prêtre prophète capable d’exercer un contrôle sur les esprits impurs. En Jubilés 23:14-15, Abraham reçoit la connaissance des esprits et des démons, et il est chargé par Dieu de garder la pureté ainsi que d’exercer une fonction spirituelle élevée, qui inclut la capacité à repousser les influences mauvaises. Plus précisément, Abraham est montré comme ayant autorité pour &#039;&#039;&#039;chasser les esprits mauvais&#039;&#039;&#039;, ce qui rejoint un rôle d’exorciste. De même, dans le &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Genesis Apocryphon&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (1Q20 fragment de Qumrân, colonne 20 versets 20‑24‑29 selon les éditions), il y a une histoire où Abraham est appelé à libérer le pharaon qui est affecté par un “esprit de peste”. Abraham prie, intervient auprès de Dieu, et le démon / esprit qui cause la maladie est banni. Ce récit fait de lui un exorciste dans le sens qu’il chasse un esprit maléfique de la personne du pharaon.  Cette démonstration est menée par Allan Arsmann dans son livre &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 1 ch. 9 pp. 260-291, ainsi que dans sa vidéo &amp;quot;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=245s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, soulignant encore le lien avec le Dieu biblique. En effet, le personnage d&#039;[[Abraham]] (qui vient d&#039;[[Ur]] et vénérait Ea selon les conclusions d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 1, ch. 9 pp. 260-291, et ch. 10 pp. 292-310.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir aussi sa vidéo YouTube &amp;quot;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=62s), et aussi dans &amp;quot;La seconde Identité de Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=daoeFWPx8KA&amp;amp;t=12s).&amp;lt;/ref&amp;gt;) est décrit dans la Bible comme agissant à la manière d&#039;un exorciste mésopotamien, notamment en levant la malédiction rituelle du Pharaon par l&#039;imposition des mains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La signification comme incarnation de la [[concurrence]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de l&#039;étymologie linguistique, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] insiste sur le fait que Yahvé, quelle que soit la variation de son nom ou de son culte ([[Ea]], [[Baal]], [[Seth]]), est avant tout l&#039;incarnation d&#039;une &amp;lt;u&amp;gt;force naturelle primordiale &amp;lt;/u&amp;gt;: la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039; ou la &#039;&#039;&#039;jalousie&#039;&#039;&#039;. Le Dieu du Livre se présente de manière flagrante, souligne l&#039;auteur, comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;« grande jalousie du vivant »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;Le coeur du culte biblique originel - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=5X_xc256cH4&amp;amp;t=36s). Exemples de passages bibliques : &#039;&#039;&#039;Exode 34:14&#039;&#039;&#039; « Tu ne serviras aucun autre dieu ; car Yahweh, dont le nom est &#039;&#039;&amp;quot;Le Jaloux&amp;quot;&#039;&#039;, est un Dieu jaloux. » ; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 6:15&#039;&#039;&#039; « car Yahweh ton Dieu qui est au milieu de toi est un Dieu jaloux : sa colère s’enflammera, et il te fera périr hors de la terre. » ; &#039;&#039;&#039;Nahum 1:2‑3&#039;&#039;&#039; « Yahweh est un Dieu jaloux et vengeur ; Yahweh prend vengeance, il est plein de fureur ; Yahweh se venge de ses adversaires, il garde sa colère pour ses ennemis. » &#039;&#039;&#039;Deutéronome 32:16&#039;&#039;&#039; « Ils l’ont excité à la jalousie par ce qui n’est pas Dieu ; ils l’ont irrité par des idoles vaines. »&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note l&#039;auteur, le mot « jalousie » dans l&#039;Antiquité avait la signification sémantique de [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]] entre les hommes ([[concurrence]] intraspécifique&amp;lt;ref&amp;gt;La &#039;&#039;&#039;concurrence intraspécifique&#039;&#039;&#039; est un terme utilisé en &#039;&#039;&#039;écologie&#039;&#039;&#039; pour désigner la &#039;&#039;&#039;compétition entre des individus d&#039;une même espèce&#039;&#039;&#039; pour accéder à des ressources limitées (la nourriture, l’eau, l’espace, les partenaires sexuels, la lumière - chez les plantes -, ou tout autre facteur limitant). Dans les langues de l’Antiquité, les mots traduits par &amp;quot;jalousie&amp;quot; expriment des formes de rivalité passionnée entre semblables, souvent intraspécifiques, mais toujours chargées d’émotion ou de loyauté spirituelle. Ce n’est pas exactement de la “concurrence intraspécifique” au sens écologique, mais on en trouve des équivalents symboliques dans le vocabulaire religieux et relationnel. En &#039;&#039;&#039;Hébreu biblique&#039;&#039;&#039; – קַנָּא (&#039;&#039;qannā’&#039;&#039;) / קִנְאָה (&#039;&#039;qin’ah&#039;&#039;) racine : ק־נ־א (&#039;&#039;q-n-ʾ&#039;&#039;) → signifie ardeur, zèle, passion, mais aussi jalousie, envie, ou rivalité exclusive. Utilisé pour Dieu (&#039;&#039;El Qanna&#039;&#039;) = &amp;quot;Dieu jaloux&amp;quot; (Exode 34:14) → Dieu veut l’exclusivité dans la relation, pas de partage. Entre humains : rivalité amoureuse, sociale, spirituelle. Ce mot évoque donc un zèle passionné et exclusif, qui peut inclure une rivalité entre pairs (donc &#039;&#039;intraspécifique&#039;&#039; au sens humain), mais qui n’est pas limité à ce cadre. En &#039;&#039;&#039;Grec ancien&#039;&#039;&#039; – Ζῆλος (zèlos) : d’abord positif → émulation, ardeur, zèle, puis aussi jalousie. Ex. : Dieu est &#039;&#039;zēlōtēs&#039;&#039; (zélé) dans le NT grec. Peut désigner un désir de surpasser un égal → rivalité intraspécifique au sens humain (entre semblables). – Φθόνος (phthonos) : jalousie négative, envie de ce que l’autre a. Moins noble que &#039;&#039;zēlos&#039;&#039;. Utilisé pour des émotions destructrices entre humains. En &#039;&#039;&#039;Latin&#039;&#039;&#039; – &#039;&#039;Zelus&#039;&#039; : emprunté au grec &#039;&#039;zēlos&#039;&#039;, désigne le zèle, la passion jalouse. &#039;&#039;Invidia&#039;&#039; : envie, ressentiment → a donné “envie” en français. &#039;&#039;Aemulatio&#039;&#039; : émulation, compétition entre pairs → plus proche de la concurrence intraspécifique. Ex. : deux citoyens romains cherchant à surpasser l&#039;autre en gloire → rivalité interne à une espèce (les humains).&amp;lt;/ref&amp;gt;). Le culte d&#039;[[Ea]] (Yahou) était déjà, chez les Sumériens, le &#039;&#039;&#039;culte de la [[concurrence]]&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki and Ninmah&#039;&#039;, Enki et la déesse Ninmah font un genre de concours ou défi lors d’un banquet, où Ninmah crée des êtres avec des défauts et handicaps, pour tester la capacité d’Enki à trouver une place dans la société pour chacun d’eux. Enki réussit finalement à attribuer une fonction même aux êtres créés avec des “défauts”. Ce “duel” créatif (Ninmah vs Enki) peut être vu comme une rivalité : Ninmah veut montrer qu’elle peut créer des êtres, Enki répond qu’il peut “tempérer” les défauts ou même tirer parti de ce que d’autres pourraient voir comme des imperfections. Cela forme un véritable test, sorte de compétition d’habileté divine. Dans certaines traditions, il y a rivalité entre Enki et Enlil, par exemple autour d’interprétations du pouvoir, de l’autorité, ou des déluges. Par exemple, Le site &#039;&#039;Facts and Details&#039;&#039; propose un article intitulé “Enki, Enlil and Marduk and Rivalry Between Their Cult Centers”, où il est mentionné que Enki empêche parfois les desseins d’Enlil, ce qui provoque la colère d’Enlil. Dans le mythe “Enki et l&#039;ordre du monde” (&amp;quot;Enki et les me&amp;quot;), bien que ce ne soit pas toujours circonstancié comme un “concours”, Enki est souvent celui qui intervient, ajuste, ordonne, parfois en contraste ou en rivalisant indirectement avec d’autres dieux relativement à qui reçoit quelle fonction, quelle cité, etc. Ce qu’on voit dans ces mythes, c’est &#039;&#039;&#039;rivalité ou défi&#039;&#039;&#039;, pas nécessairement “concurrence” au sens écologique ou strictement biologique. Ce sont des récits symboliques, mythiques, où les dieux testent, rivalisent, révèlent leur autorité, ou démontrent leur sagesse/puissance. Enki est plus souvent présenté comme &#039;&#039;&#039;sagace, ingénieux&#039;&#039;&#039;, capable de résoudre des problèmes, d’intervenir pour le bien de l’humanité ou pour arranger le monde, plutôt que comme un dieu simplement agressif ou en conflit permanent. L’idée de “concurrence intraspécifique” (dans le sens d’individus de la même espèce / même rang en lutte pour des ressources) ne se traduit pas directement dans ces récits. Les rivalités sont davantage &#039;&#039;&#039;thématiques&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;cosmiques&#039;&#039;&#039;, liées à la création, au destin, ou à l’ordre des choses divines plutôt qu’à une lutte pour “nourriture, territoire, survie”.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Yahvé se présente lui aussi comme l&#039;incarnation de la jalousie poussée à son extrême : celle de la &#039;&#039;&#039;« grande jalousie du vivant »&#039;&#039;&#039;. Ce fil conducteur de la [[concurrence]] relie donc, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], toutes les facettes historiques du Dieu biblique ([[Ea]], [[Baal]], [[Seth]]). La preuve ultime, note-t-il, est l&#039;acceptation de la &#039;&#039;&#039;guerre&#039;&#039;&#039; comme une évidence dans la Bible, la guerre étant une des manifestations les plus évidentes de la [[concurrence]] ; or, note l&#039;auteur, dans l&#039;Ancien Testament Yahvé se trouve désigné 285 fois par l&#039;épithète &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Dieu des armées&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;Le coeur du culte biblique originel - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=5X_xc256cH4&amp;amp;t=36s). L&#039;expression &#039;&#039;&#039;« Yahvé des armées »&#039;&#039;&#039; (hébreu : &#039;&#039;YHWH Ṣəḇāʾôṯ&#039;&#039;, יְהוָה צְבָאוֹת) est l’un des titres les plus fréquents de Dieu dans l’Ancien Testament, surtout dans les livres prophétiques et historiques. Le terme &#039;&#039;ṣəḇāʾôṯ&#039;&#039; (armées) peut désigner : les armées célestes (anges, êtres spirituels), les armées d’Israël, ou plus largement, toutes les forces organisées du cosmos sous le commandement de Dieu. C’est un titre guerrier, mais aussi cosmique et théologique : Dieu est le maître suprême de tous les ordres, terrestres et célestes. Elle est souvent traduite en français par : &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; l’Éternel des armées » (traduction classique, ex. Louis Segond), « le Seigneur des armées » (ex. TOB), parfois « Yahvé Sabaoth » (translittération partielle), ou encore « le Seigneur tout-puissant » (dans certaines traductions plus modernes). Cette expression évoque la puissance militaire, la souveraineté cosmique et la capacité de Dieu à diriger non seulement les armées humaines, mais aussi les forces célestes. Quelques exemples saillants en 1 Samuel 1:3 ; Psaume 24:10 ; Ésaïe 6:3–5 ; Ésaïe 1:24 ; Jérémie 11:20 ; Zacharie 8:1–2 ; Malachie 1:11.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine en Mésopotamie ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Origines géographiques&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] rappelle que le berceau du culte du Yahvé biblique se situe en Mésopotamie, ce qui confirme selon lui la filiation sumérienne. La Bible affirme en effet que le patriarche &#039;&#039;&#039;[[Abraham]]&#039;&#039;&#039; provenait de la &#039;&#039;&#039;vieille ville sumérienne de [[Ur]] en Chaldée&#039;&#039;&#039;, où Les ancêtres d&#039;[[Abraham]] vécurent pendant plusieurs générations&amp;lt;ref&amp;gt;Noé, père de Sem, père d&#039;Arpacshad, père de Shélah, père d&#039;Éber, père de Peleg, père de Reou, père de Serug, père de Nahor, père de Térah (lui-même père d&#039;Abram - plus tard Abraham) (cf. Genèse 11:10–26).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premiers textes bibliques furent également &#039;&#039;&#039;jadis importés de la ville d&#039;[[Ur]]&#039;&#039;&#039;, et le récit du &#039;&#039;&#039;Déluge&#039;&#039;&#039; ([[Arche de Noé|Noé]]) est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] avec certitude la version à peine modifiée d&#039;un texte de culture sumérienne, le récit du prêtre [[Uta-Napishtim]] dans [[L’Épopée de Gilgamesh|l&#039;Epopée de Gilgamesh]]. La description du Jardin d&#039;[[Eden]] fait de surcroît explicitement mention du &#039;&#039;&#039;Tigre et de l&#039;Euphrate&#039;&#039;&#039;, et nomme des cités mésopotamiennes comme [[Assur]], soulignant un positionnement géographique sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pishon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or. L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch. Le nom du troisième est &#039;&#039;&#039;Hiddékel&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Tigre&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;) ; c’est celui qui coule &#039;&#039;&#039;à l’orient d’Assur&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;ou d’Assyrie&#039;&#039;). Le quatrième fleuve, c’est &#039;&#039;&#039;l’Euphrate&#039;&#039;&#039;.&amp;quot; (Genèse 2:10–14)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Parallèles mythologiques et rôles divins partagés&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rôles et attributs de Yahvé, surtout dans la [[Genèse]] et l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], coïncident selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] avec ceux du dieu [[Ea]], suggérant une identité de fond. L&#039;auteur fait d&#039;abord remarquer que [[Ea]] et Yahvé sont tous deux présentés comme ayant créé l&#039;humanité &#039;&#039;&#039;à partir d&#039;argile (terre glaise) sur un tour de potier&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe d&#039;Enki et Ninmah, (IIIe millénaire avant JC), le dieu et la déesse créent l&#039;humanité à partir de l&#039;argile : Il existe des représentations artistiques de cette scène, notamment dans les bas-reliefs et sceaux, où les dieux travaillent autour d’un &#039;&#039;&#039;tour de potier&#039;&#039;&#039;. Dans le mythe akkadien d’Atra-Hasis (XVIIe s. av. J.-C.), les dieux mineurs, fatigués de travailler, se révoltent. En réponse, le dieu Enki (Ea) et la déesse Nintu (ou Mami) créent l’homme pour faire le travail à leur place : « Nintu pinça de l’argile, elle la posa dans un moule : les dieux crachèrent sur l’argile, Enki ajouta son savoir, et ainsi fut créé le premier homme. » Le texte assyrien dit même que la déesse moule les humains &amp;quot;comme des figurines&amp;quot; à la main, ou à l’aide d’un &#039;&#039;&#039;tour de potier&#039;&#039;&#039;, selon certaines traductions. Dans Genèse 2:7, « YHWH Dieu forma l’homme (adam) de la poussière du sol (adamah), il insuffla dans ses narines un souffle de vie. » Le verbe hébreu &#039;&#039;yatsar&#039;&#039; (יָצַר) utilisé ici signifie &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; façonner, modeler », et il est le même verbe utilisé pour décrire le travail du potier en hébreu biblique. Ainsi, même si le texte ne parle pas explicitement de tour de potier, &#039;&#039;&#039;l’imaginaire du potier&#039;&#039;&#039; est très présent. Cet imaginaire est d&#039;ailleurs repris dans Isaïe (64:8), où le Prophète s&#039;adresse ainsi à Dieu : « Tu es notre père ; nous sommes l’argile, et toi, tu es notre potier. »&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or Le dieu [[Ea]] est le &#039;&#039;&#039;seul dieu sumérien&#039;&#039;&#039; à avoir cette attribution spécifique&amp;lt;ref&amp;gt;Dans l’Épopée d’Atrahasis, il est dit qu’un dieu meurt, et sa chair et son sang sont mélangés à de l’argile pour former l’homme. Enki/Ea est ici impliqué : il fournit l’argile (ou les matériaux) pour le mélange. Dans le texte “La création de l&#039;Homme” (poème sumérien ancien, souvent attribué aux mythes sumériens d’origine), on trouve une version selon laquelle les dieux se plaignent de leur travail : Enki et la mère des dieux (Nammu) prennent l’initiative de créer des humains (“serviteurs des dieux”) pour soulager les dieux de leur labeur. On lit : &#039;&#039;“Mélange le cœur de l’argile qui est au-dessus de l’abîme&#039;&#039;&amp;quot; : c’est l’argile au-dessus de l’abîme (les ’“abysses” ou &#039;&#039;abzu/apsû&#039;&#039;) qui est utilisée comme matière première.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ea]] était également le dieu sumérien de la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039; et de l&#039;&#039;&#039;&#039;écriture&#039;&#039;&#039;. L&#039;écriture, qui marque le début de l&#039;histoire, était considérée comme une de ses inventions&amp;lt;ref&amp;gt;Des mythes ou textes associent Enki à la transmission des arts de la civilisation, dont l’écriture fait partie ; on y lit même qu’il &#039;&#039;offre&#039;&#039; ou &#039;&#039;cède&#039;&#039; l’écriture aux Hommes. Le poème sumérien &#039;&#039;&#039;“Inanna et Enki”&#039;&#039;&#039; raconte par exemple qu’Inanna convoite les &#039;&#039;me&#039;&#039; (les décrets divins ou les attributs de civilisation) détenus par Enki. Parmi ces &#039;&#039;me&#039;&#039;, l’écriture est mentionnée. Enki, après avoir bu, donne ces &#039;&#039;me&#039;&#039; à Inanna, y compris ceux des techniques du bois, du métal, de l’écriture, etc. Un article de la BnF (“Le mythe de naissance de l’écriture en Mésopotamie”) mentionne qu’Enki est souvent présenté comme maître de la sagesse et de tous les archétypes de la civilisation, ce qui inclut une origine divine de l’écriture. Toutefois, l’attribution concrète de l’invention première va souvent à Nabu (et dans certains textes à sa femme ou à Nisaba) dans les pratiques religieuses ultérieures.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, Yahvé est clairement le Dieu du Livre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] note enfin qu&#039;il y a un point de convergence dans le lien qu&#039;entretiennent les deux divinités avec leur &amp;quot;fils&amp;quot; : Yahvé est en effet le &#039;&#039;&#039;Père d&#039;Adam&#039;&#039;&#039; dans la Bible, de même que le dieu [[Ea]] était considéré comme le &#039;&#039;&#039;Père de [[Dumuzi]]&#039;&#039;&#039;, roi sumérien qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] démontre être l&#039;équivalent historique d&#039;[[Adam]], dans la mythologie sumérienne&amp;lt;ref&amp;gt;J. Klein, &#039;&#039;“The Assumed Human Origin of Divine Dumuzi: A Reconsideration”,&#039;&#039; dans &#039;&#039;Proceedings of the 53rd Rencontre Assyriologique Internationale&#039;&#039; (2010) : cet article examine les hypothèses selon lesquelles Dumuzi aurait d’abord été perçu comme un personnage humain (roi légendaire) avant d’être divinisé. Ruth Mclennan Kerr, &#039;&#039;“The Descendent of Dumuzi: a comparative study of Dumuzi and Adonis”,&#039;&#039; thèse, Victoria University of Wellington, 2003 : étude comparative Mythe/Dieux de Dumuzi et Adonis. Aborde le mythe du “dieu mourant / renaissant”. Allan Arsmann, dans &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 1 &#039;&#039;Premier jour : l&#039;Entrée&#039;&#039;, chapitre 21 &amp;quot;l&#039;Homme&amp;quot;, pp. 480-499, démontre la correspondance entre Dumuzi et l&#039;Adam biblique. Il reprend cette démonstration dans sa vidéo Youtube &amp;quot;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA). &#039;&#039;&#039;Dumuzi&#039;&#039;&#039; Roi berger (dans certains récits) -&amp;gt; Lien avec la fertilité, la terre -&amp;gt; Descente aux Enfers (Inanna / Ishtar) -&amp;gt; Figure symbolique d’un homme mythique -&amp;gt; Partie d’un panthéon ou conseil divin. &#039;&#039;&#039;Adam&#039;&#039;&#039; -&amp;gt;  Cultivateur / berger via ses fils -&amp;gt; Créé de la terre (adamah) -&amp;gt; Expulsé de l’Éden → mort introduite -&amp;gt; Homme primordial, mais entouré d&#039;autres humains -&amp;gt; Dieu s’adresse à un conseil, pluriel « nous »&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culte ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], le culte rendu à Yahvé (Yhwh) trouve ses racines dans des pratiques et des considérations très anciennes, notamment l&#039;&#039;&#039;&#039;anthropophagie&#039;&#039;&#039; et la vénération de la [[concurrence]] naturelle. Ce culte a ensuite selon lui traversé des phases de &#039;&#039;&#039;syncrétisme&#039;&#039;&#039; et d&#039;opposition avant d&#039;être sublimé dans le christianisme. Voici les lignes de faîte de son analyse sur la nature et l&#039;évolution de ce culte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;&amp;lt;u&amp;gt;I. Les origines archéologiques et le culte de la [[concurrence]]&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte originel de Yahvé, importé par [[Abraham]], est pour l&#039;auteur directement lié à des divinités mésopotamiennes et à l&#039;idée de la [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]] comme loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. L&#039;Identité originelle ([[Ea]]/Yahou)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé provient du vieux &#039;&#039;&#039;dieu sumérien [[Ea]]&#039;&#039;&#039; (ou &#039;&#039;&#039;Yahou/Yao&#039;&#039;&#039;). Ce dieu, vénéré par [[Abraham]] originaire de la ville sumérienne d&#039;[[Ur]], était associé à la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039;, à l&#039;&#039;&#039;&#039;écriture&#039;&#039;&#039;, et à l&#039;&#039;&#039;&#039;eau&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le culte de la Jalousie et de la [[Concurrence]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;essence même du culte de Yahvé est la vénération de la [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]] &#039;&#039;&#039;naturelle&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yahvé est présenté de manière &#039;&#039;&#039;flagrante&#039;&#039;&#039; comme l&#039;incarnation de la &#039;&#039;&#039;« grande jalousie du vivant »&#039;&#039;&#039;. Historiquement, le mot « jalousie » dans l&#039;Antiquité avait la signification de &#039;&#039;&#039;concurrence intraspécifique&#039;&#039;&#039; (rivalité entre les humains). Le culte d&#039;&#039;&#039;&#039;[[Ea]]&#039;&#039;&#039; était déjà, chez les Sumériens, le &#039;&#039;&#039;culte de la concurrence&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;à sourcer...&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. En conséquence, ce culte valorise la &#039;&#039;&#039;guerre&#039;&#039;&#039; comme une expression de la concurrence. Yahvé est appelé le &#039;&#039;&#039;« Dieu des armées »&#039;&#039;&#039; 285 fois dans l&#039;Ancien Testament&amp;lt;ref&amp;gt;« Dieu des armées » est une épithète classique attribuée à Yahvé dans la Bible hébraïque, souvent traduite par &amp;quot;Yahvé Sabaoth&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039; (יְהוָה צְבָאוֹת), ce qui signifie littéralement « Yahvé des armées » ou « Seigneur des armées ». Quelques exemples : &#039;&#039;&#039;1 Samuel 17:45 :&#039;&#039;&#039; — David dit au Philistin : « Tu viens contre moi avec une épée, une lance et un javelot, mais moi, je viens contre toi au nom de l’Éternel des armées, le Dieu des troupes d’Israël… » &#039;&#039;&#039;Psaume 24:10 :&#039;&#039;&#039; — Qui est ce Roi de gloire ? L’Éternel des armées, lui est le roi de gloire. &#039;&#039;&#039;Ésaïe 6:5 :&#039;&#039;&#039; — Alors je dis : Malheur à moi ! Je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres impures, et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées ! &#039;&#039;&#039;Jérémie 51:20 :&#039;&#039;&#039; — Toi, mon serviteur Jacob, toi que j’ai choisi, descendance d’Israël, mon ami ! Moi, l’Éternel, le Dieu des armées, je t’appelle avec justice, et je te prends par la main ; je te garde et je te donne pour alliance du peuple.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Yahvé provoque parfois la &#039;&#039;&#039;division&#039;&#039;&#039; (comme à Babel) et la &#039;&#039;&#039;discorde&#039;&#039;&#039; entre les hommes. Diviser les hommes permet d&#039;affaiblir le conformisme et de favoriser la &#039;&#039;&#039;diversité&#039;&#039;&#039;, terreau nécessaire à toute concurrence. Le culte incite également à la &#039;&#039;&#039;domination&#039;&#039;&#039; sur « tout animal » (y compris les autres hommes, dans le contexte ancien comme l&#039;affirme [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]), positionnant l&#039;homme au sommet de la pyramide de la prédation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La pratique primitive : les [[Loi des Prémices|Prémices]] et l&#039;anthropophagie&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cette loi des prémices est analysée par Allan Arsmann dans son tome 3 de &#039;&#039;la Bible lue par un Asperger&#039;&#039; intitulé &#039;&#039;l&#039;Enfer&#039;&#039;, aux chapitres 8 à 13.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé intégrait des pratiques archaïques liées à l&#039;anthropophagie, considérée comme l&#039;expression extrême de la &#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;loi des [[Loi des Prémices|Prémices]]&#039;&#039;&#039; est &#039;&#039;&#039;la première et la plus ancienne loi&#039;&#039;&#039; du culte&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;La pratique des prémices est très ancienne et universelle&#039;&#039;&#039;, souvent rituelle et liée au religieux. &#039;&#039;&#039;Les premières lois codifiées&#039;&#039;&#039; s’intéressent surtout aux relations sociales et économiques, mais peuvent intégrer des règles liées aux offrandes et cultes. La loi des prémices comme texte légal spécifique est bien connue dans la tradition biblique, mais moins explicitement dans les premiers codes mésopotamiens. &#039;&#039;&#039;Le code d’Ur-Nammu (vers 2100-2050 av. J.-C.)&#039;&#039;&#039; est l’un des plus anciens codes de loi connus. Il traite principalement de délits, pénalités et droits civils, mais il mentionne aussi certaines obligations religieuses, comme des sacrifices ou offrandes. En Égypte ancienne, on honorait aussi les dieux avec des offrandes des premières récoltes, souvent lors de fêtes annuelles. Ces rituels faisaient partie intégrante du maintien de l’ordre cosmique (Maât). Ils étaient régulés par la religion et les prêtres, mais pas nécessairement codifiés sous forme légale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle est formulée &#039;&#039;&#039;avant même les Dix Commandements&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Exode 23:19&#039;&#039;&#039; : « Tu apporteras à la maison de l’Éternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de ta terre. » &#039;&#039;&#039;Exode 13:1-2&#039;&#039;&#039; : &amp;quot;L’Éternel parla à Moïse, et dit : &amp;quot;Consacre-moi tous les premiers-nés. Tout ce qui ouvre le ventre parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des bêtes, m’appartient.&amp;quot;&amp;quot;(Traduction Louis Segond 1910) &#039;&#039;&#039;Exode 13:11-15&#039;&#039;&#039; : (Contexte de la loi sur le premier-né) &amp;quot;Lorsque l’Éternel t’aura fait entrer dans le pays des Cananéens, comme il l’a juré, et qu’il te l’aura donné, tu consacreras à l’Éternel tout premier-né qui ouvrira le ventre ; et tu achèteras avec un sacrifice le premier-né de ton bétail, qu’il soit gros ou maigre. Mais si tu ne l’achètes pas, tu lui couperas la gorge ; tu consacreras à l’Éternel tout premier-né mâle de ton bétail que tu auras. Et quand ton fils te demandera dans le temps à venir : Que signifie ceci ? tu lui répondras : C’est par la main forte que l’Éternel nous a tirés d’Égypte, de la maison de servitude. Lorsque le pharaon aurait voulu nous faire mourir, c’est alors que l’Éternel a frappé tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né de l’homme jusqu’au premier-né des bêtes ; c’est pourquoi je te sacrifie à l’Éternel tout mâle qui ouvre le ventre, et je rachète tout premier-né de mes fils.&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 26:1-11&#039;&#039;&#039; détaille le rituel des prémices (bikkurim) : &amp;quot;1-Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage, et que tu en auras pris possession, tu prendras des premiers produits de toute production du sol que tu récolteras dans ce pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, et tu les mettras dans un panier, et tu iras au lieu que l’Éternel, ton Dieu, choisira pour y faire résider son nom. 2-Tu iras vers le sacrificateur qui sera en fonction en ce temps-là, et tu lui diras: Je proclame aujourd’hui à l’Éternel, ton Dieu, que je suis entré dans le pays que l’Éternel a juré à nos pères de nous donner. 3-Le sacrificateur prendra le panier de ta main, et le posera devant l’autel de l’Éternel, ton Dieu.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette loi exigeait que les &#039;&#039;&#039;premiers-nés&#039;&#039;&#039; des bêtes &#039;&#039;&#039;et des humains&#039;&#039;&#039; soient offerts à Yahvé&amp;lt;ref&amp;gt;Attesté en Phénicie, dans le Proche-Orient ancien (Moab, Ammon), dans l&#039;ancienne Afrique (où les cas de rituels de fondation avec enfants enterrés sous la première pierre ont été rapportés par des témoignages d&#039;explorateurs), suggéré dans la Bible (avant la possibilité d&#039;un rachat), très probable à Carthage.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce sacrifice était lié à l&#039;acte fondateur d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], qui avaient mangé « leur &#039;&#039;&#039;fruit&#039;&#039;&#039; » (leur &#039;&#039;&#039;enfant&#039;&#039;&#039; selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]). Or, insiste l&#039;auteur, tout sacrifice dans l&#039;Antiquité impliquait la &#039;&#039;&#039;consommation&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;La plupart des sacrifices dans l’Antiquité incluaient la consommation rituelle d’une part de l’offrande — ce n’était pas juste un acte d’élimination, mais un repas sacré liant la communauté au divin. La part brûlée symbolise la présence divine, la part consommée est un signe de communion. &#039;&#039;&#039;Travaux classiques sur les sacrifices antiques :&#039;&#039;&#039; Walter Burkert, &#039;&#039;Homo Necans: The Anthropology of Ancient Greek Sacrificial Ritual and Myth&#039;&#039; (1972) : montre que le sacrifice grec comprend toujours une part offerte aux dieux (par combustion) et une part consommée lors d’un festin. Mary Douglas, &#039;&#039;Purity and Danger&#039;&#039; (1966), sur les rituels sacrificiels et la consommation. Jon Levenson, &#039;&#039;Sacrifice and Scripture&#039;&#039; (1984). Frank Moore Cross, &#039;&#039;Canaanite Myth and Hebrew Epic&#039;&#039; (1973). Jean-Pierre Vernant : « Le sacrifice en Grèce ancienne » (analyse le rôle du sacrifice dans la société grecque comme un acte à la fois religieux, social et politique.Vernant insiste sur la double dimension du sacrifice : une part offerte aux dieux (par combustion) et une part consommée par les humains, soulignant ainsi la fonction de cohésion sociale.) J-P Vernant, &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; La mort et l’âme dans la pensée grecque &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (aborde la symbolique du sacrifice dans la conception grecque de la mort et de l’âme, notamment le sens de la consommation des victimes sacrifiées.) J-P Vernant, &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; Mythe et société en Grèce ancienne &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (dans &#039;&#039;Mythes et sociétés&#039;&#039;) : cet essai explore la place des rites sacrificiels dans le contexte social et mythologique, y compris la notion de partage du repas sacrificiel. J-P Vernant, &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; Religion grecque, mythes, rites &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; (divers chapitres dans plusieurs ouvrages collectifs).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;existence du rachat par un animal (substitution) n&#039;était pas obligatoire et n&#039;a été mise en place que progressivement&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe des &#039;&#039;&#039;arguments historiques, anthropologiques et textuels&#039;&#039;&#039; suggérant que le &#039;&#039;&#039;rachat des premiers-nés&#039;&#039;&#039; dans la tradition israélite ne s’est pas imposé d’un seul coup, mais &#039;&#039;&#039;progressivement&#039;&#039;&#039; au fil du temps — en remplacement ou en adoucissement de pratiques plus anciennes, potentiellement violentes (comme des formes de dévouement total ou même de sacrifice d’enfants) : dans la Torah, Dieu exige que &#039;&#039;&#039;tout premier-né mâle&#039;&#039;&#039; — humain ou animal — &#039;&#039;&#039;lui soit consacré :&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;Exode 13:2&#039;&#039;&#039; : « Consacre-moi tout premier-né, tout premier-né parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des animaux : il m’appartient. » Mais ensuite, on trouve une &#039;&#039;&#039;substitution&#039;&#039;&#039; prévue pour les enfants humains : &#039;&#039;&#039;Exode 13:13&#039;&#039;&#039; : « Tu rachèteras tout premier-né de l’homme parmi tes fils. » Des chercheurs pensent que la Bible conserve &#039;&#039;&#039;des traces d’un passé où le sacrifice d’enfants (notamment les premiers-nés) était pratiqué&#039;&#039;&#039;, au moins dans certains cercles. Per exemple, le &#039;&#039;&#039;sacrifice d’Isaac&#039;&#039;&#039; en Genèse 22 (Abraham prêt à tuer son fils, mais Dieu l&#039;arrête). Les &#039;&#039;&#039;interdictions&#039;&#039;&#039; dans Lévitique et Deutéronome, très insistantes contre le sacrifice d’enfants, peuvent laisser entendre que cette pratique était tentante ou existante. C&#039;est ce que pensent des chercheurs comme &#039;&#039;Jan Assmann&#039;&#039;, historien des religions : il évoque dans &#039;&#039;&#039;“La distinction mosaïque”&#039;&#039;&#039; que le monothéisme israélite s’est défini &#039;&#039;&#039;contre&#039;&#039;&#039; les sacrifices humains, ou &#039;&#039;&#039;Jon Levenson&#039;&#039;&#039;, théologien juif, dans &#039;&#039;The Death and Resurrection of the Beloved Son&#039;&#039;, qui analyse le sacrifice d’Isaac comme &#039;&#039;&#039;la trace d’une tradition ancienne de sacrifice du fils premier-né&#039;&#039;&#039;. Le rachat du premier-né (appelé &#039;&#039;&#039;Pidyon haBen&#039;&#039;&#039;) est codifié dans &#039;&#039;&#039;Nombres 18:15-16&#039;&#039;&#039; : « Tout premier-né de l’homme, tu le feras racheter, […] pour la somme de cinq sicles d’argent... ». Ce rituel &#039;&#039;&#039;remplace un sacrifice&#039;&#039;&#039;. Il est considéré comme une &#039;&#039;&#039;codification plus tardive&#039;&#039;&#039; (période post-exilique pour le livre des Nombres, selon de nombreux exégètes). Dans ses travaux sur la religion israélite ancienne, S. Smith (professeur à Princeton) note que « Le rachat des premiers-nés apparaît comme une réforme religieuse visant à supprimer des pratiques de dévouement humain autrefois acceptées. » Tikva Frymer-Kensky note dans ses études sur les sacrifices et le genre que « le passage du sacrifice au rachat marque un tournant éthique et rituel dans la tradition israélite. Ce ne fut pas immédiat, mais progressif, reflet d’une conscience religieuse en mutation. » Baruch Halpern (archéologue et historien) pense que « la présence d’interdictions répétées sur le sacrifice d’enfants montre que cela ne fut pas toujours considéré comme interdit. Le rachat institutionnalisé du premier-né est donc une réponse religieuse et politique à une pratique qui a dû exister. » Voir aussi sur le sujet : Jon D. Levenson, &#039;&#039;The Death and Resurrection of the Beloved Son&#039;&#039; ; Mark S. Smith, &#039;&#039;The Early History of God&#039;&#039; ; Francesca Stavrakopoulou, &#039;&#039;Child Sacrifice in Ancient Israel&#039;&#039; ; Jan Assmann, &#039;&#039;From Gods to God&#039;&#039; ; Tikva Frymer-Kensky, &#039;&#039;Reading the Women of the Bible.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;acte anthropophage était alors perçu comme un moyen de &#039;&#039;&#039;s&#039;approprier l&#039;essence de l&#039;individu consommé&#039;&#039;&#039; et de &#039;&#039;&#039;renaître&#039;&#039;&#039; (de « se renouveler », de devenir un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;), d&#039;où les c&#039;&#039;&#039;hangements rituels de nom&#039;&#039;&#039; dans ce cadre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des situations extrêmes, comme lors de la traversée du désert et l&#039;épisode de [[Miracle de la manne|la manne]], également analysé sous un angle nouveau par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 3 ch 24, pp. 391-399.&amp;lt;/ref&amp;gt;, l&#039;acte anthropophage fut rendu possible par Dieu qui « ne sauve pas leurs âmes de la mort »&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Psaumes 49:8 (49:7 dans certaines Bibles) : &#039;&#039;&amp;quot;Nul ne peut racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon. Le rachat de leur âme est trop cher, et il ne se fera jamais.&amp;quot;&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Yahvé devient alors &#039;&#039;&#039;l&#039;incarnation de l&#039;Anthropophagie elle-même&#039;&#039;&#039;. Allan Arsmann étend son étude en montrant que l&#039;&#039;&#039;&amp;lt;nowiki/&amp;gt;&#039;anthropophagie fut la nature même de l&#039;alimentation réservée aux divinités&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les multiples vidéos de l&#039;auteur consacrées à ce thème : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=7s), &amp;quot;La psychologie des anthropophages -  expliquée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=VBQrd0hjXfk&amp;amp;t=8s &amp;amp; https://www.youtube.com/watch?v=3G7vN95rueA&amp;amp;t=9s), &amp;quot;L’aliment sacré dans la Bible - l’enquête d&#039;un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=4gV6S-oMdRI&amp;amp;t=4s), &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Xwvs2iuhmvI&amp;amp;t=1811s) , &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=y6Jlaa_0Fm0&amp;amp;t=1s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;II. L&#039;Évolution et le Syncrétisme (Période de l[[Correspondance historique : L&#039;Exode|&#039;Exode]] )&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé connut selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] une phase majeure de transformation et de fusion lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], sous l&#039;influence de groupes s&#039;alliant militairement et religieusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Le syncrétisme entre [[Baal]] et [[Seth]]&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l&#039;auteur, le culte de Yahvé aurait &#039;&#039;&#039;fusionné&#039;&#039;&#039; (par syncrétisme) avec le culte de [[Baal]] et son équivalent égyptien, [[Seth]], en particulier durant la période [[Hyksôs]] et l&#039;alliance au Sinaï. Dans les [[Mythologie|mythologies]] mésopotamiennes et cananéennes, [[Baal]] ([[Marduk]]) fut considéré (après Dumuzi historiquement, lors de la période akkadienne qui suivit les temps sumériens) comme le fils symbolique d&#039;[[Ea]]/Yahou qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] assimile à &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039;. Les [[Hyksôs]], que l&#039;auteur démontre dans le tome 3 de son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; former la majorité des exilés, pratiquaient un culte de [[Baal]]/[[Seth]] qui était déjà &#039;&#039;&#039;[[Monothéisme|monothéiste]] :&#039;&#039;&#039; ce dieu exigeait la &#039;&#039;&#039;destruction des idoles&#039;&#039;&#039; et était un dieu &#039;&#039;&#039;jaloux&#039;&#039;&#039;. C&#039;est par le biais d&#039;un [[syncrétisme]] que le nom &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; aurait été &#039;&#039;&#039;apposé&#039;&#039;&#039; à l&#039;entité de [[Baal]]/[[Seth]]. C&#039;est pourquoi, selon l&#039;auteur, dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] le Dieu nommé Yahvé arbore &#039;&#039;&#039;toutes les manifestations du dieu [[Baal]]&#039;&#039;&#039; : le [[Serpent (symbole)|serpent]], la [[Lèpre (symbole)|lèpre]], le [[Feu (symbole)|feu]], les [[Fléaux (symbole)|fléaux]], et le [[Loi des Prémices|sacrifice des premiers-nés]]&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;à sourcer&#039;&#039;&#039;, notamment concernant des références d&#039;attribution à Baal de manifestations par le biais de la &amp;quot;lèpre&amp;quot; ou de &amp;quot;fléaux&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le schisme et le refoulement&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que [[Baal]] et Yahvé fussent donc intimement liés, leur relation a historiquement dégénéré peu à peu en un &#039;&#039;&#039;schisme&#039;&#039;&#039;. La division s&#039;est faite selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] sur la question centrale du &#039;&#039;&#039;sacrifice des enfants&#039;&#039;&#039; (les [[Loi des Prémices|prémices]]). [[Baal]]/[[Seth]] continuait en effet de &#039;&#039;&#039;revendiquer l&#039;acte&#039;&#039;&#039;, tandis que &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; (au final plus proche d&#039;[[Ea]] - dieu incarnant la sagesse et la civilisation - que de [[Seth]], suite à des événements déterminants survenus dans le désert durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]) s&#039;était forgé l&#039;image de celui qui avait &#039;&#039;&#039;interdit&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;l&#039;acte&#039;&#039;&#039; dès l&#039;origine, depuis le récit d&#039;[[Adam]] et [[Ève]]. La Bible, écrite puis remodelée sur plusieurs siècles, atteste que Yahvé &#039;&#039;&#039;interdit&#039;&#039;&#039; à quiconque de l&#039;associer à &#039;&#039;&#039;l&#039;ancien nom&#039;&#039;&#039; de [[Baal]]. Le culte de [[Baal]] et la &#039;&#039;&#039;honte&#039;&#039;&#039; de ses pratiques (le sacrifice d&#039;enfants) furent progressivement &#039;&#039;&#039;refoulés&#039;&#039;&#039; collectivement et diabolisés, comme l&#039;attestent explicitement de nombreux passages bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs passages bibliques dénoncent fermement les sacrifices d&#039;enfants, une pratique associée à des cultes païens voisins comme ceux de Moloch. Dans ces textes, Yahvé condamne ces sacrifices comme une abomination et affirme que ce genre de pratique ne vient pas de Lui : &#039;&#039;&#039;Lévitique 18:21&#039;&#039;&#039; : « Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer par le feu à Moloch, et tu ne profaneras pas le nom de ton Dieu. Je suis l&#039;Éternel. » ; &#039;&#039;&#039;Lévitique 20:2-5&#039;&#039;&#039; : « Tu diras aux enfants d&#039;Israël : Si un homme des enfants d&#039;Israël ou des étrangers en Israël livre l&#039;un de ses enfants à Moloch, il sera puni de mort ; le peuple du pays le lapidera. [...] Je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu&#039;il a livré un de ses enfants à Moloch... » ; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 12:31&#039;&#039;&#039; : « Tu n’agiras pas ainsi envers l’Éternel, ton Dieu, car elles faisaient pour leurs dieux toutes les abominations que l’Éternel hait ; elles brûlaient même leurs fils et leurs filles par le feu en l’honneur de leurs dieux. » ; &#039;&#039;&#039;Deutéronome 18:10&#039;&#039;&#039; : « Qu&#039;on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu… » ; &#039;&#039;&#039;Jérémie 7:30-31&#039;&#039;&#039; : « Car les enfants de Juda ont fait ce qui est mal à mes yeux, dit l’Éternel ; ils ont placé leurs abominations dans la maison sur laquelle mon nom est invoqué, pour la souiller. Ils ont bâti les hauts lieux de Topheth […] pour brûler au feu leurs fils et leurs filles, ce que je n’avais point ordonné, ce qui ne m’est point venu à la pensée. » &#039;&#039;&#039;Jérémie 19:4-6&#039;&#039;&#039; : « Ils ont rempli ce lieu de sang innocent ; ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocauste à Baal — ce que je n&#039;avais ni ordonné, ni prescrit, et ce qui ne m&#039;était point venu à la pensée. » ; &#039;&#039;&#039;Ézéchiel 16:20-21&#039;&#039;&#039; : « Tu as pris tes fils et tes filles que tu m&#039;avais enfantés, et tu les leur as sacrifiés pour qu&#039;ils soient dévorés. Était-ce peu pour ta prostitution ? Tu as égorgé mes enfants, et tu les as livrés en les faisant passer par le feu en leur honneur. » ; &#039;&#039;&#039;Psaume 106:37-38 :&#039;&#039;&#039; « Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons. Ils répandirent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan ; et le pays fut profané par des meurtres. »&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;&amp;lt;big&amp;gt;III. La sublimation finale : Le culte christique&amp;lt;/big&amp;gt;&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Yahvé a atteint son acmé avec l&#039;arrivée du [[Jésus-Christ|Christ]], qui incarne une &#039;&#039;&#039;renaissance&#039;&#039;&#039; spirituelle et une &#039;&#039;&#039;correction&#039;&#039;&#039; des pratiques ancestrales&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 4 &#039;&#039;Résurrection&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] perçoit [[Jésus-Christ|Jésus]] comme un &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;&#039;[[Renouvellement|renouvelé]]&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;», en rappel des pratiques et croyances ancestrales, cependant cette fois &#039;&#039;&#039;sans consommation cannibalique&#039;&#039;&#039; mais &#039;&#039;&#039;par la seule puissance de son esprit&#039;&#039;&#039;. Symboliquement il est le &#039;&#039;&#039;« nouvel Adam »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est l&#039;Apôtre Paul qui développe une comparaison entre &#039;&#039;&#039;Adam et Jésus&#039;&#039;&#039;, mettant en lumière les effets opposés de leurs actes : en Romains 5, 12-18 : &#039;&#039;« Par un seul homme [Adam], le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort... De même, par un seul homme [Jésus-Christ], la justice est venue pour tous les hommes, entraînant la justification qui donne la vie. »&#039;&#039; (trad. TOB). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1 Corinthiens 15, 21-22 : &#039;&#039;« Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1 Corinthiens 15, 45-47 : &#039;&#039;« Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. [...] Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second homme vient du ciel. »&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut aussi voir une évocation de ce thème dans le texte de Jean 1:1–14 : Jésus comme &#039;&#039;« le Verbe fait chair »,&#039;&#039; qui inaugure une &#039;&#039;&#039;nouvelle création&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, celui qui est parvenu sans support sacrificiel cannibalique à une pure &#039;&#039;&#039;transformation psychique&#039;&#039;&#039;. Lors de la &amp;quot;Tentation au désert&amp;quot;, le [[Jésus-Christ|Jésus]] refuse en effet la &#039;&#039;&#039;tentation anthropophage&#039;&#039;&#039; que le [[Diable]] lui propose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Xwvs2iuhmvI&amp;amp;t=1822s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il réalise le &#039;&#039;&#039;même rite de transformation&#039;&#039;&#039; (r&amp;lt;u&amp;gt;enaissance sacrée&amp;lt;/u&amp;gt;, &amp;lt;u&amp;gt;fusion du père et du fils&amp;lt;/u&amp;gt;) que ses prédécesseurs&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;La renaissance christique - élucidée par un asperger&amp;quot;, Partie 1 (https://www.youtube.com/watch?v=qiwmi_a07Ao&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais &#039;&#039;&#039;sans aucun crime, meurtre ni effusion de sang&#039;&#039;&#039;. Le [[Jésus &amp;quot;le Christ&amp;quot;|Christ]] propose ainsi une &#039;&#039;&#039;« renaissance immaculée »&#039;&#039;&#039; pour remplacer l&#039;ancienne « naissance maculée de sang » du passé&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Matthieu 23:29–36&#039;&#039;&#039; (cité aussi en &#039;&#039;&#039;Luc 11:47–51&#039;&#039;&#039;) : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites : “Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes.” Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. [...] afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. » ; &#039;&#039;&#039;Luc 11:50-51&#039;&#039;&#039; : « [...] afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie... » ; &#039;&#039;&#039;Jean 10:8&#039;&#039;&#039; : « Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. » ; &#039;&#039;&#039;Marc 12:38-40&#039;&#039;&#039; (cité aussi en &#039;&#039;&#039;Luc 20:46-47&#039;&#039;&#039;) : « [...] Méfiez-vous des scribes, qui aiment à se promener en longues robes, à être salués sur les places publiques, à avoir les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans les festins ; ils dévorent les maisons des veuves, et font pour l’apparence de longues prières : ils seront jugés plus sévèrement. » ; &#039;&#039;&#039;Matthieu 17:12-13&#039;&#039;&#039; : « Mais je vous dis qu&#039;Élie est déjà venu, et ils ne l&#039;ont pas reconnu ; ils l&#039;ont traité comme ils ont voulu. De même, le Fils de l’homme souffrira de leur part. » ; &#039;&#039;&#039;Luc 23:28–29&#039;&#039;&#039; (Jésus sur le chemin de la croix) : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. Car voici, des jours viendront où l’on dira : “Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté et les mamelles qui n’ont point allaité !” ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette transformation spirituelle n&#039;est plus l&#039;apanage d&#039;une élite ou d&#039;un roi (comme l&#039;[[apothéose]] ancienne), mais est accessible à &#039;&#039;&#039;tout un chacun&#039;&#039;&#039; et acquiert une dimension &#039;&#039;&#039;universelle.&#039;&#039;&#039; La [[Miracle de la multiplication des pains|multiplication des pains]], décrite symboliquement dans les évangiles comme la multiplication de cinq pains et de deux poissons&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Matthieu 14, 13-21 ; Marc 6, 30-44 ; Luc 9, 10-17 ; Jean 6, 1-15.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est en ce sens la &#039;&#039;&#039;première communion [[Eucaristie|eucharistique]]&#039;&#039;&#039;. Le [[Jésus &amp;quot;le Christ&amp;quot;|Christ]], en tant que &#039;&#039;&#039;pain de vie&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;se donne&#039;&#039;&#039; littéralement en &#039;&#039;&#039;consommation&#039;&#039;&#039; (il donne en fait concrètement son sang, son &amp;quot;essence&amp;quot;, relayé ensuite par ses apôtres et disciples) pour libérer le peuple de l&#039;héritage sombre et des pulsions anthropophages de leurs ancêtres&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=y6Jlaa_0Fm0&amp;amp;t=27s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien avec Baal ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], les liens entre Yahvé (Yhwh) et [[Baal]] sont profonds, complexes, et historiquement dynamiques, allant d&#039;une relation familiale mythologique à une assimilation cultuelle temporaire, suivie d&#039;un schisme violent motivé par la [[concurrence]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] soutient que l&#039;identité entre Yahvé (Yhwh) et [[Baal]] n&#039;est pas une simple coïncidence ou une influence, mais qu&#039;elle fut, à un moment de l&#039;histoire, une &#039;&#039;&#039;assimilation concrète&#039;&#039;&#039; et un &#039;&#039;&#039;[[syncrétisme]] religieux&#039;&#039;&#039; presque total entre les deux cultes, avant qu&#039;ils ne se séparent et deviennent des ennemis jurés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour démontrer ce syncrétisme, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] utilise une méthode historiographique consistant à rassembler un &#039;&#039;&#039;très large faisceau d&#039;éléments convergents&#039;&#039;&#039; dans les textes bibliques et les données archéologiques, insistant sur le fait que de simples coïncidences ne suffiraient pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux éléments qu&#039;il mobilise pour prouver ce syncrétisme parfait sont les suivants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Lien familial mythologique (Père et Fils)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport le plus fondamental, trans-culturellement, est celui de la &#039;&#039;&#039;filiation&#039;&#039;&#039;. Dans toutes les mythologies régionales, la relation entre l&#039;entité Yahvé (dans son identité sumérienne originelle de Ea/Yahou) et [[Baal]] est celle de &#039;&#039;&#039;père et fils&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Paolo Matthiae&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;Jean Bottero,&#039;&#039;&#039; travaux archéologiques et philologiques à Ebla, sur les textes ou noms théonymiques ou de prêtres/ancêtres divins. On trouve à Ebla des noms comportant “Ia” (ou “Ia‑/Yah‑‑‑”) que certains (comme Bottero) suggèrent être une forme ou un équivalent sémitique de Ea / Enki. Cela ouvre la possibilité d’une influence ou diffusion culturelle vers l’Ouest, sans la certitude néanmoins d&#039;une filiation doctrinale Baal ← Ea.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les mythologies mésopotamiennes et cananéennes, &#039;&#039;&#039;[[Baal]] (ou [[Marduk]])&#039;&#039;&#039; était considéré comme le &#039;&#039;&#039;fils symbolique&#039;&#039;&#039; de Yahvé. Ce rapport se maintient dans la Bible : &#039;&#039;&#039;Yahvé est affirmé être le Père d&#039;[[Adam]]&#039;&#039;&#039;. Or, &#039;&#039;&#039;Adam&#039;&#039;&#039; est l&#039;équivalent historique et rituel du roi sumérien &#039;&#039;&#039;[[Dumuzi]]&#039;&#039;&#039; ([[Tammuz]]), dont [[Baal]] est une variante de ce personnage divin du &amp;quot;fils maudit&amp;quot;. Dans les panthéons cananéens et ougaritiques, [[Baal]] était considéré comme le &#039;&#039;&#039;fils symbolique&#039;&#039;&#039; de la divinité suprême &#039;&#039;&#039;El&#039;&#039;&#039; (un nom parfois utilisé pour Yahvé)&amp;lt;ref&amp;gt;Noga Ayali‑Darshan, art. “Baal, Son of Dagan: In Search of Baal’s Double Paternity” : « &#039;&#039;Like all the Ugaritic gods, Baal is customarily regarded as a son of El…&#039;&#039; » (Publication : &#039;&#039;Journal of the American Oriental Society&#039;&#039;, volume 133, numéro 4, 2013, pp. 651-657) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;…Baal is also considered the son of El who is called “Bull El his [i.e., Baal’s] father; El King who begot him&#039;&#039;” » (&#039;&#039;Encyclopaedia Judaica&#039;&#039;, 2e édition, vol 3, 2007) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &#039;&#039;…he was a major deity understood as a sky-god who brought rain … He is referenced as the son of El, the king of the gods, in Ugarit.&#039;&#039; » (site World History Encyclopedia) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Claude F.-A. Schaëffer, art. « Le culte d’El à Ras Shamra-Ougarit et le veau d’or » : « &#039;&#039;El y est désigné comme le dieu omnipotent, placé au sommet du panthéon cananéen d’Ugarit, d’où il dirige ce qui est appelé tantôt “l’assemblée de la totalité des dieux”, tantôt celle “de la totalité des fils de El”&#039;&#039; » (Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, année 1966, tome 110, fascicule 2, pp. 327-338. Persée).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le lien entre Adam et Yahvé est donc le même que le lien qui existait jadis entre Dumuzi et le dieu Ea. Cette identité &#039;&#039;&#039;père-fils&#039;&#039;&#039; démontre selon l&#039;auteur que leur culte sont intimement liés par une &#039;&#039;&#039;même origine&#039;&#039;&#039; et une &#039;&#039;&#039;même histoire&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir plus haut: &amp;quot;Origine en Mésopotamie : 2. Parallèles mythologiques et rôles divins partagés&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le partenariat divin ([[Ashera]]/[[Ishtar]])&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;existence d&#039;une déesse associée aux deux divinités prouve selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] l&#039;assimilation passée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Association Féminine :&#039;&#039;&#039; Il est archéologiquement attesté que Yahvé fut un moment associé à une déesse féminine, &#039;&#039;&#039;[[Ashera]]&#039;&#039;&#039; (Asherah), comme le prouvent les jarres exhumées dans le Sinaï&amp;lt;ref&amp;gt;Ze’ev Meshel, in “Did Yahweh Have a Consort?” &#039;&#039;&#039;–&#039;&#039;&#039;  (article dans &#039;&#039;Biblical Archaeology Review&#039;&#039;, 1978), concernant les fouilles à Kuntillet ‘Ajrud (Sinai / nord-est du Sinaï) ; William G. Dever, in &#039;&#039;Did God Have a Wife? : Archaeology and Folk Religion in Ancient Israel&#039;&#039; –  (2005), établit une comparaison de multiples sites en Israël / Juda ; le “cult stand” (support cultuel) découvert à Ta’anakh en Israël du Nord, l&#039;ancien Canaan, est souvent évoqué comme un artefact lié au culte d’Asherah, et est discuté dans les contextes de Yahweh + Asherah. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Ishtar/[[Ève]] :&#039;&#039;&#039; [[Ashera]] serait d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] un avatar de la déesse mésopotamienne [[Ishtar]], qui était la &#039;&#039;&#039;partenaire féminine de [[Baal]]&#039;&#039;&#039;. Étant donné que [[Baal]] et Yahvé partageaient la même consort ([[Ishtar]]/[[Ashera]]), cela accrédite l&#039;assimilation des deux cultes en certains lieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La confusion nominale et la preuve des synonymes&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] apporte dans le texte biblique des preuves formelles concernant le fait que selon lui les noms &amp;quot;Yahvé&amp;quot; et &amp;quot;[[Baal]]&amp;quot; étaient jadis &#039;&#039;&#039;interchangeables&#039;&#039;&#039;, au moins pour certains adeptes de ces divinités. Selon lui, bien qu&#039;il y ait eu plus tard dans l&#039;histoire biblique un &#039;&#039;&#039;schisme&#039;&#039;&#039; et une guerre farouche entre Yahvé et [[Baal]] (durant la période des rois précisément), l&#039;identité et l&#039;assimilation entre les deux entités fut une &#039;&#039;&#039;réalité historique préalable&#039;&#039;&#039; qui est clairement attestée dans les textes bibliques eux-mêmes, par l&#039;interchangeabilité des noms et des symboles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Les Noms Théophores :&#039;&#039;&#039; Les noms d&#039;une multitude de personnages bibliques prouvent selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] cette ancienne association. Pour ne citer ici qu&#039;un exemple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir note 11 de ce même article.&amp;lt;/ref&amp;gt;, le roi Saül, un promoteur du culte de Yahvé, nomma son fils &#039;&#039;&#039;Ishbaal&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;l&#039;homme de [[Baal]]&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;1 Chroniques 8:33 et 1 Chroniques 9:39.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Une telle nomination serait selon Arsmann &#039;&#039;&#039;totalement absurde&#039;&#039;&#039; si les deux divinités avaient été perçues à cette époque comme des antithèses ou des ennemis jurés, forçant selon l&#039;auteur à la conclusion qu&#039;elles ne faisaient qu&#039;un à ce moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Refoulement Prophétique :&#039;&#039;&#039; L&#039;interdiction formelle du nom de [[Baal]]&amp;lt;ref&amp;gt;Osée 2:17 (ou 2:19 selon les versions) ; Élie (1 Rois 18).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prophètes &#039;&#039;&#039;Élie&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;Osée&#039;&#039;&#039;, qui ont joué un rôle clé dans la lutte contre le culte de &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039;, ont vécu à des époques différentes mais toutes deux marquées par l’idolâtrie dans le royaume du Nord (Israël). Elie a vécu de vers 870 à environ 850 av. J.-C., pendant le règne d’Achab (Ahab) et de sa femme Jézabel. Il est intervenu aussi brièvement sous le règne d’Achazia (fils d’Achab). Osée (environ 750 – 722 av. J.-C.) prophétise durant les dernières décennies du royaume du Nord, avant sa chute face à l’Assyrie, sous les rois Ozias (Azaria), Yotham, Achaz et Ézéchias dans le royaume de Juda au Sud, et Jéroboam II puis Zacharie, Shallum, Menahem, Pekachia, Péqah et Osée (dernier roi, 732–722 av. J.-C.) dans le royaume d&#039;Israël au Nord.&amp;lt;/ref&amp;gt; prouve selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] son existence antérieure dans le culte. Le prophète Osée martèle en effet que Yahvé interdit à son peuple de l&#039;appeler &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;&#039;Mon Baal &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Osée 2:16–17 &#039;&#039;(ou 2:18–19 selon les versions)&#039;&#039; : « &#039;&#039;En ce jour-là, dit l’Éternel, tu m’appelleras : Mon mari ! et tu &#039;&#039;&#039;ne&#039;&#039;&#039; m’appelleras &#039;&#039;&#039;plus&#039;&#039;&#039; : Mon Baal ! J’ôterai de sa bouche les noms des Baals, afin qu’on ne les mentionne plus par leurs noms.&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui implique logiquement selon l&#039;auteur que cette association nominale a été précédemment &#039;&#039;&#039;très concrète&#039;&#039;&#039;. De même, le changement du nom du fils de Saül d&#039;Ishbaal en &#039;&#039;Ish-Bosheth&#039;&#039; (&amp;quot;l&#039;homme de la honte&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;Les passages de 2 Samuel 2:8 &#039;&#039;« Abner, fils de Ner, chef de l’armée de Saül, prit &#039;&#039;&#039;Ish-Bosheth&#039;&#039;&#039;, fils de Saül, et le fit passer à Mahanaïm. »&#039;&#039; et 2 Samuel 4:4 semblent en effet contradictoires avec ceux de 1 Chroniques 8:33 et 1 Chroniques 9:39 où le même personnage est nommé &#039;&#039;&#039;&amp;quot;Ishbaal&amp;quot;.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cause de l’association de Baal avec le culte païen cananéen, les rédacteurs ou copistes plus tardifs ont substitué le mot Bosheth (&amp;quot;honte&amp;quot;) à Baal, pour éviter d’attribuer le nom d’une idole à un roi d’Israël. Ce procédé n’est pas unique dans le texte biblique : on retrouve la même chose pour &#039;&#039;&#039;Meribbaal&#039;&#039;&#039; (fils de Jonathan), devenu &#039;&#039;&#039;Mephibosheth&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;2 Samuel&#039;&#039;).&amp;lt;/ref&amp;gt; est une &#039;&#039;&#039;retouche à caractère de refoulement&#039;&#039;&#039; visant à éviter l&#039;association dérangeante entre Baal et Yahvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;4. Lien d&#039;identité et [[syncrétisme]] :&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le roi [[David]], par exemple, les noms Yahvé et [[Baal]] étaient &#039;&#039;&#039;interchangeables&#039;&#039;&#039; donc &#039;&#039;&#039;synonymes,&#039;&#039;&#039; et définissaient la &#039;&#039;&#039;même entité&#039;&#039;&#039;. [[David]], fervent adepte de Yahvé, a pourtant nommé une région conquise au nom de Yahvé, &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Baal-Perazim&#039;&#039;&#039;&amp;quot; (&amp;quot;Brèches de Baal&amp;quot; ou &amp;quot;Baal des ruptures&amp;quot;), ce qui d&#039;après [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] aurait été une dénomination absurde si Baal avait été la divinité de ses ennemis jurés&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann évoque la conquête par le roi David de la région nommée Bal-Perazim (qu&#039;il nomme également Bal des Régimes) dans la vidéo intitulée &amp;quot;L&#039;identité entre Baal et Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=p-EpZ_lhOYk&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] utilise cet événement pour démontrer l&#039;assimilation ponctuelle ou le syncrétisme religieux entre Yahvé et [[Baal]] : le roi [[David]], fervent adepte de Yahvé, mène de nombreuses conquêtes au nom de son dieu et l&#039;une de ses victoires se conclut par la re-nomination du lieu où elle fut acquise. Or, la ville conquise au nom de Yahvé est étrangement re-nommée &#039;&#039;&#039;en l&#039;honneur de Baal&#039;&#039;&#039;. Les exégètes traditionnels suggèrent de leur côté que la ville aurait gagné ce nouveau nom en référence au dieu vaincu, Baal, hypothèse qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] considère &amp;quot;scientifiquement irrecevable&amp;quot; et &amp;quot;absurde&amp;quot; : il rappelle en effet qu&#039;au cours de l&#039;histoire, les lieux conquis ont toujours été nommés en l&#039;honneur du vainqueur, jamais du vaincu. Il pense pour sa part que le sens littéral des &#039;&#039;&#039;&amp;quot;brèches de Baal&amp;quot;&#039;&#039;&#039; fait plutôt explicitement référence au texte biblique qui précède, relatif aux &amp;quot;brèches&amp;quot; imposées &#039;&#039;&#039;par Yahvé&#039;&#039;&#039; au cœur de l&#039;armée ennemie&amp;lt;ref&amp;gt;Baal-Perazim est une localité proche de Jérusalem, où David battit les Philistins : 2 Sa 5, 20 : “L’Éternel a &#039;&#039;&#039;brisé mes ennemis&#039;&#039;&#039; devant moi, comme on &#039;&#039;&#039;brise&#039;&#039;&#039; les eaux.” C’est pourquoi on appela ce lieu Baal‑Perazim. » ; 1 Chroniques 14:11 (version Louis Segond) : &#039;&#039;« Ils montèrent à Baal-Peratsim, où David les battit. David dit : “Dieu a &#039;&#039;&#039;dispersé&#039;&#039;&#039; mes ennemis par ma main, comme les eaux qui &#039;&#039;&#039;rompent&#039;&#039;&#039; une digue.” C’est pourquoi l’on donna à ce lieu le nom de &#039;&#039;&#039;Baal-Peratsim&#039;&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, les deux cultes avaient &#039;&#039;&#039;plusieurs fêtes en commun&#039;&#039;&#039;, et de nombreux &#039;&#039;&#039;lieux de culte&#039;&#039;&#039; de Yahvé étaient &#039;&#039;&#039;d&#039;anciens lieux de culte jadis voués au dieu [[Baal]]&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs lieux de culte dédiés à Yahvé dans la Bible sont soupçonnés ou identifiés par les textes bibliques eux-mêmes (ou par l’archéologie) comme ayant été des sanctuaires païens antérieurs, notamment consacrés à Baal, ou à d’autres divinités cananéennes. La Bible mentionne souvent ce phénomène dans le cadre d’une lutte religieuse : le culte de Yahvé s’est souvent implanté en lieu et place des anciens cultes cananéens. &#039;&#039;&#039;Béthel&#039;&#039;&#039; (en hébreu : בֵּית־אֵל, &amp;quot;maison de Dieu&amp;quot;) était un haut lieu cananéen important avant l’arrivée des Israélites. Le nom &#039;&#039;Beth-El&#039;&#039; peut désigner un ancien sanctuaire dédié au dieu El (le dieu suprême du panthéon cananéen, parfois confondu avec Baal). Jacob y voit une échelle céleste et établit un autel à Yahvé. Mais plus tard, Jéroboam I y installe un veau d’or pour le culte dissident du royaume du Nord (1 Rois 12:28–33), ce qui est dénoncé comme idolâtre. En Samarie, le &#039;&#039;&#039;mont Garizim&#039;&#039;&#039; (ou &#039;&#039;&#039;Sichem&#039;&#039;&#039;) était une région ancienne du culte de Baal, notamment sous le règne d’Achab et de sa femme Jézabel, qui introduit le culte de Baal de Tyr (1 Rois 16:31–33). Le prophète Élie affronte les prophètes de Baal dans ce contexte (1 Rois 18). Plus tard, les Samaritains y établiront un culte yahviste dissident, centré sur le mont Garizim (voir Jean 4:20). Il s&#039;agit donc d’un lieu anciennement baalique (ou syncrétique), transformé en sanctuaire de Yahvé. &#039;&#039;&#039;Dan&#039;&#039;&#039; était un sanctuaire de haute antiquité. Des fouilles archéologiques (tel Dan) ont mis au jour un complexe cultuel cananéen, avec possible lien à Baal ou El. Dans la Bible, Jéroboam y place un autre veau d’or (1 Rois 12:29). Le culte y est donc à la fois yahviste et idolâtre, mêlant des éléments anciens du paganisme local. &#039;&#039;&#039;Hébron&#039;&#039;&#039; était un haut lieu religieux avant les Hébreux, lié aux Anakim, géants cananéens (Josué 14:15). Le site était possiblement lié à El Elyon ou à des dieux locaux assimilés à Baal. Abraham y érigea ensuite un autel à Yahvé (Genèse 13:18). et David y fut sacré roi. &#039;&#039;&#039;Guéba&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;Guibeon&#039;&#039;&#039;, qui fut un lieu de culte important sous Salomon (1 Rois 3:4), qui y offre des sacrifices à Yahvé. Mais Guibeon semble aussi avoir été un haut lieu de culte antérieur. Dans Jérémie 11:13 il est dit que &#039;&#039;« Tes autels, ô Juda, sont comme les autels de Baal... »,&#039;&#039;  ce qui suggère que les villes judéennes avaient des autels syncrétiques, possiblement dans des lieux yahvistes traditionnels. Selon Ézéchiel 8 et 2 Rois 23, même &#039;&#039;&#039;le Temple de Jérusalem&#039;&#039;&#039; aurait été pollué par des cultes à Baal, Astarté, et d’autres dieux, notamment sous les règnes impies (ex : celui de Manassé). Le roi Josias mènera une purge religieuse drastique des autels et objets idolâtres dans le Temple (2 Rois 23:4–7).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La déesse [[Ashera]] (qui est un avatar d&#039;[[Ishtar]] , la partenaire de [[Baal]]) fut même associée à Yahvé, et sa statue fut présente dans le Temple de Jérusalem&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;La femme dans l&#039;épha dans l&#039;ancien testament, Zach., 5, 5-11&#039;&#039;&#039; : &amp;quot;Puis l’ange chargé de me parler sortit et me dit : Lève les yeux et regarde ce qui vient là. – Qu’est-ce ? lui demandai-je. Il me répondit : C’est un boisseau qui vient. Puis il ajouta : Il représente le péché du peuple dans tout le pays. Soudain, un couvercle de plomb se souleva et une femme apparut, assise à l’intérieur du boisseau. Cette femme, me dit l’ange, c’est la Méchanceté. Et il la repoussa à l’intérieur du boisseau qu’il referma avec le couvercle de plomb. Je regardai et je vis arriver deux femmes. Le vent gonflait leurs ailes semblables aux ailes des cigognes. Elles soulevèrent le boisseau entre ciel et terre. Je demandai à l’ange chargé de me parler : Où emportent-elles le boisseau ? Il me répondit : Elles l’emportent en Babylonie, où elles lui bâtiront un sanctuaire. Lorsqu’il sera prêt, on le fixera là sur son piédestal.&amp;quot; (trad. &#039;&#039;La Bible du Semeur&#039;&#039;).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;5. Le partage des attributs cultuels (Le calque de Baal)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yahvé, tel qu&#039;il est décrit durant la période de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], emprunte tous les attributs et symboles qui sont la signature du dieu [[Baal]] dans la haute Antiquité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann, &amp;quot;L&#039;identité entre Baal et Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot;, vidéo YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=p-EpZ_lhOYk&amp;amp;t=299s).&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il se manifeste par le &#039;&#039;&#039;[[Serpent (symbole)|serpent]]&#039;&#039;&#039; (en lien avec l&#039;[[Apopi]] égyptien et la figure maléfique de [[Seth]], équivalent de Baal en Égypte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il se définit par la &#039;&#039;&#039;[[Lèpre (symbole)|lèpre]]&#039;&#039;&#039;, le second signe donné à Moïse. Or, [[Baal]]/[[Seth]] était le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il est un dieu du &#039;&#039;&#039;[[Feu sacré|feu]]&#039;&#039;&#039;, de la &#039;&#039;&#039;colère&#039;&#039;&#039; et de la &#039;&#039;&#039;jalousie&#039;&#039;&#039; (la [[concurrence]] ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il ordonne le &#039;&#039;&#039;[[Le massacre des Innocents|massacre des premiers-nés]]&#039;&#039;&#039;, ce qui était la principale exigence du culte de [[Baal]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;auteur fait remarquer en outre que les deux cultes avaient &#039;&#039;&#039;plusieurs fêtes en commun&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Les cultes de Baal et Yahvé se sont développés dans un contexte commun (Canaan, Syrie, Israël) et présentent donc des fêtes, symboles ou rituels parallèles, voire parfois concurrents ou récupérés. C&#039;est le cas des fêtes suivantes : f&amp;lt;u&amp;gt;ête de la moisson / fête de l&#039;orge&amp;lt;/u&amp;gt; : &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039;, en tant que dieu de la fertilité et de la pluie, était honoré lors de fêtes agricoles liées aux cycles saisonniers, notamment au printemps (vers avril-mai). Ces fêtes célébraient la fin de la saison des pluies et le début des récoltes, et incluaient des offrandes végétales, parfois accompagnées de rites de fertilité. &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; : fête des Semaines (&#039;&#039;Shavouot&#039;&#039;) ou Fête de la Moisson dans la Bible hébraïque (Exode 23:16 ; Lévitique 23:15-22). Elle a lieu 50 jours après Pessa’h (Pâque) et célèbre aussi la moisson de l’orge puis du blé. Pour les deux cultes, la fête avait lieu à la fin du printemps. Elle concernait les offrandes de prémices agricoles, et exprimait la gratitude du peuple pour les récoltes et reconnaissance du dieu source de fertilité. Cf. Exode 23:16 – &#039;&#039;« Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail. »&#039;&#039; f&amp;lt;u&amp;gt;ête de la pluie / début de l&#039;année agricole (automne)&amp;lt;/u&amp;gt; &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039; est le maître des pluies. Les textes d’Ougarit racontent sa mort en été (saison sèche) et son retour en automne (saison des pluies), un cycle mythologique associé au renouveau agricole. Son retour était célébré lors de fêtes d’automne, marquant la reprise de la fertilité des sols. &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; est célébré quant à lui à l&#039;occasion de la Fête des Tentes / Soukkot (Lévitique 23:33-43 ; Deutéronome 16:13-15), célébrée à l’automne, à la fin des récoltes. Elle inclut des &#039;&#039;&#039;prières pour la pluie&#039;&#039;&#039; et des rituels liés à l’eau (surtout à l’époque du Second Temple). Ces deux cultes célébraient ces rituels à l&#039;automne par des prières pour l&#039;eau et la fertilité. La fête permettait la célébration du cycle agraire et appel à la bénédiction divine pour l’année à venir. Cf. Zacharie 14:16-17 : les nations qui ne monteront pas à Jérusalem pour célébrer Soukkot « n’auront pas de pluie ». &amp;lt;u&amp;gt;Fête avec sacrifices d’animaux et culte sur les hauteurs&amp;lt;/u&amp;gt; : le culte à &#039;&#039;&#039;Baal&#039;&#039;&#039; était souvent pratiqué sur des &#039;&#039;&#039;hauteurs (bamot)&#039;&#039;&#039;, avec &#039;&#039;&#039;sacrifices d’animaux&#039;&#039;&#039; et parfois rites extatiques (danse, musique, auto-mutilation comme dans 1 Rois 18). Ces fêtes étaient accompagnées de repas sacrés en l’honneur du dieu. Chez &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; le culte fut aussi pratiqué sur les hauteurs (voir 1 Samuel 9:12-14 ; 1 Rois 3:2-4). Des sacrifices furent prescrits dans la Loi de Moïse, lors de fêtes comme Pessa’h, Soukkot, etc. Après la réforme deutéronomique (VIIe siècle av. J.-C.), seul le Temple de Jérusalem fut autorisé pour ces pratiques. Dans les cultes des deux divinités là encore, la pratique religieuse est centrée sur les sacrifices et repas rituels. On note pour les deux l&#039;utilisation des hauts lieux avant centralisation du culte dans un lieu dédié (le Temple). Ces similitudes sont le témoignage d’un &#039;&#039;&#039;substrat religieux commun&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, le lieu où l&#039;&#039;&#039;&#039;[[Arche d&#039;alliance|Arche d&#039;Alliance]]&#039;&#039;&#039; (l&#039;objet le plus sacré du culte de Yahvé) demeura longtemps fut la ville nommée &#039;&#039;&#039;Baala&#039;&#039;&#039;, qui était la ville sainte du dieu [[Baal]]&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs indices et mentions bibliques, ainsi que quelques travaux archéologiques récents, associent &#039;&#039;&#039;Kiryat Yéarim&#039;&#039;&#039; (aussi appelée &#039;&#039;Kirjath‑Baal&#039;&#039;, &#039;&#039;Baala&#039;&#039;, &#039;&#039;Kiryat-Baala&#039;&#039;) à la résidence de l’Arche après certains événements, non sans nuances : selon le &#039;&#039;&#039;premier livre de Samuel 7:1&#039;&#039;&#039;, l’Arche resta à Kiryat‑Yéarim après qu’elle fut restituée par les Philistins. Ce fut un séjour important avant son transfert à Jérusalem. Ce texte biblique place donc Kiryat‑Yéarim / Kirjath‑Baal / Baala comme un des lieux de résidence pour l’Arche. &#039;&#039;&#039;1 Chroniques 13:6&#039;&#039;&#039; indique que : « Et David, avec tout Israël, monta à **Baala, à Kirjath Jearim, qui est à Juda, pour faire monter de là l’Arche de Dieu… » — ce verset identifie explicitement Baala (une forme de Baal / Baala) comme l’endroit d’où David fait partir l’Arche. Les travaux archéologiques et des spécialistes modernes nuancent un peu ces données : &#039;&#039;&#039;Israël Finkelstein&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;Thomas Römer&#039;&#039;&#039;, et d’autres universitaires affiliés à des fouilles à Kiryat Yéarim ont étudié le site pour mieux comprendre sa fonction cultuelle. Ils ne prétendent pas que ce soit le « lieu originel » de l’Arche dès sa fabrication, mais examinent plutôt le rôle de ce site dans la tradition biblique comme lieu de culte important pour l’Arche à une époque donnée. Dans des fouilles récentes (2017‑2019), des murs de soutènement du VIIIᵉ siècle avant J.-C. ont été découverts, suggérant que Kiryat Yéarim était un centre cultuel significatif. Cela peut conforter l’idée que l’Arche y était conservée pendant un temps qui avait une importance religieuse, symbolique et politique pour le royaume de Juda.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;6. Le contexte de la fusion historique&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syncrétisme s&#039;ancra selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] dans l&#039;histoire de la formation du peuple hébreu durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] (celui des [[Hyksôs]], environ 1540 av. J.-C.). Les [[Hyksôs]] (assimilés par l&#039;auteur aux exilés bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la démonstration de l&#039;auteur établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ainsi que ses vidéos YouTube &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=movlEC1Ffo8&amp;amp;t=9s), &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;esclavage des Hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=As7DJIIUYCc&amp;amp;t=15s), &amp;quot;La date de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=17s), et  &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=peC19snmPa4&amp;amp;t=118s).&amp;lt;/ref&amp;gt;) auraient alors, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], formé une alliance pluri-ethnique et religieuse. Ils vénéraient tous des avatars du dieu [[Baal]] ([[Seth]] ou [[Apopi]] en Égypte). Le groupe hébreu, minorité descendant d&#039;Abraham (les &amp;quot;Soixante-dix Sages&amp;quot; évoqués dans l&#039;&#039;&#039;&#039;Exode biblique&#039;&#039;&#039;), qui vénérait [[Ea]] (Yahou), fut d&#039;après l&#039;analyse de l&#039;auteur, intégré à cette alliance monothéiste naissante de [[Baal]]/[[Seth]] juste avant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Exode 3:16 mentionne les anciens d’Israël que Moïse doit rassembler avant l&#039;Exode : « Va, rassemble les anciens d’Israël, et tu leur diras : YHWH, le Dieu de vos pères... m’est apparu. » Ce verset préfigure le groupe plus formel des 70 anciens qu’on voit après la sortie d’Égypte : Exode 24:1  : « Puis il [YHWH] dit à Moïse : Monte vers le Seigneur, toi, Aaron, Nadab et Abihou, et soixante-dix des anciens d’Israël, et vous vous prosternerez à distance. » Exode 24:9-11 : « Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihou, et soixante-dix des anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël... Ils contemplèrent Dieu, ils mangèrent et ils burent. » Ce passage montre un groupe de 70 anciens associés à une vision théophanique au Sinaï. Ce sont donc des figures religieuses majeures, témoins d’un moment clé de la révélation. Nombres 11:16-17 : « Le Seigneur dit à Moïse : Rassemble-moi soixante-dix des anciens d’Israël, des hommes que tu connais comme anciens du peuple et responsables. Amène-les à la tente de la Rencontre... Je prendrai de l’esprit qui est sur toi pour le mettre sur eux. » Nombres 11:25 : « Le Seigneur descendit dans la nuée, parla à Moïse, et prit de l’esprit qui était sur lui pour le mettre sur les soixante-dix anciens. Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser... » (Trad. TOB) Allan Arsmann expose le rôle joué par ces Soixante-dix personnages dans &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; vol. 3 ch. 26 pp. 412-431 . Il évoque l&#039;importance de ces Soixante-dix personnes dans sa vidéo &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=peC19snmPa4&amp;amp;t=23s), ainsi que dans &amp;quot;La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=223s). Dans la première vidéo, Arsmann soutient que le culte des Hébreux (le groupe des descendants d&#039;Abraham, qui ne compte peut-être à ce moment-là que quelques dizaines d&#039;individus) fut maintenu à l&#039;écart de l&#039;alliance religieuse des Hyksôs (qui vénéraient Baal/Seth) pendant un siècle. C&#039;est seulement à la toute fin, juste avant l&#039;Exode, que selon l&#039;auteur ces &amp;quot;70 anciens et leurs culte vont être approchés par les Hyksôs et intégrés à leurs projets&amp;quot;. Le personnage divin prend alors contact avec les &amp;quot;70 anciens d&#039;Israël par le biais de Moïse à ce moment-là&amp;quot;, insiste Arsmann, mais pas avant selon lui. Dans sa seconde vidéo, Arsmann les mentionne comme faisant référence de façon exceptionnelle dans le récit de l&#039;Exode au dieu Yahvé authentique (le dieu Ea sumérien), et non cette fois au roi humain appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot;, qui se considère pour sa part et selon Arsmann comme une figure du dieu Baal/Seth. &amp;quot;Lorsque les 70 anciens d&#039;Israël viennent demander à Moïse la preuve du concours terrestre de leur Dieu&amp;quot;, dit l&#039;auteur au sujet de l&#039;épisode 4, 29-31 de l&#039;Exode, à ce moment-là du récit, c&#039;est bien de l&#039;authentique dieu Ea qu&#039;il est question : « &#039;&#039;Moïse et Aaron allèrent et rassemblèrent tous les anciens des enfants d’Israël. Aaron rapporta toutes les paroles que YHWH avait dites à Moïse, et il fit les signes devant le peuple. Et le peuple crut&#039;&#039;... ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette fusion (le syncrétisme du Sinaï) fut selon lui stratégique : l&#039;intégration du culte de Yahvé (qui, en tant qu&#039;[[Ea]], était opposé au sacrifice d&#039;enfants) aurait servi de &#039;&#039;&#039;signature&#039;&#039;&#039; de l&#039;Alliance, afin de marquer la volonté de &#039;&#039;&#039;mettre fin&#039;&#039;&#039; aux sacrifices humains pratiqués par le culte de [[Baal]], tandis qu&#039;ils s&#039;apprêtaient à conquérir Canaan, région où cette pratique était encore courante&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann analyse cette révolution dans &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 5 partie 2, ch. 54 &amp;amp; 55, pp. 423-459.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;7. Concurrence et schisme (L&#039;hostilité postérieure)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les deux divinités fussent ainsi longtemps assimilées, la relation devint par la suite une &#039;&#039;&#039;[[concurrence]] farouche&#039;&#039;&#039; qui mena au schisme. Yahvé et [[Baal]] concourraient en effet dans les &#039;&#039;&#039;mêmes catégories&#039;&#039;&#039; et pour les &#039;&#039;&#039;mêmes pratiques&#039;&#039;&#039;, conduisant au cours des siècles et des vicissitudes à une rivalité exclusive. Le culte de [[Baal]], du fait de ses pratiques barbares (notamment la loi des &amp;quot;[[Loi des Prémices|prémices]]&amp;quot;), provoqua une haine et une honte quimenèrent plus tard à un &#039;&#039;&#039;refoulement collectif&#039;&#039;&#039;. Le nom de [[Baal]] fut ainsi rétroactivement remplacé, dans les textes bibliques fondateurs où il avait paradoxalement été originellement le principal protagoniste, par celui de Yahvé&amp;lt;ref&amp;gt;II Rois 10,18-28 ; II Rois 12,4 - 14,4 - 15,4 - 23,4-10. Cité par Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 3 ch. 2, p. 37.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le point de rupture fondamental fut selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] le &#039;&#039;&#039;sacrifice des enfants&#039;&#039;&#039;. Bien que Yahvé eût jadis exigé ce sacrifice selon des lois très anciennes (la loi des [[Loi des Prémices|&#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039;]] est plus ancienne que celle des [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]), les ministres du culte de Yahvé, en s&#039;intégrant à l&#039;alliance de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], ont pris la décision de &#039;&#039;&#039;mettre fin à ces sacrifices&#039;&#039;&#039;. L&#039;intégration de Yahvé au sein de l&#039;alliance syncrétique des [[Baal]] servit ainsi de &#039;&#039;&#039;signature&#039;&#039;&#039; pour ce changement religieux, Yahvé devenant celui qui &#039;&#039;&#039;désormais condamnait ouvertement l&#039;acte de [[Baal]]&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 3 ch. 14, pp. 182-192.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien avec Seth ==&lt;br /&gt;
Selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], les liens entre Yahvé (Yhwh) et le dieu égyptien &#039;&#039;&#039;[[Seth]]&#039;&#039;&#039; (parfois orthographié &#039;&#039;&#039;Soutekh&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;Set&#039;&#039;&#039;) découlent principalement de l&#039;&#039;&#039;&#039;identité historique et cultuelle entre Seth et [[Baal]]&#039;&#039;&#039;, et du phénomène de &#039;&#039;&#039;syncrétisme religieux&#039;&#039;&#039; qui s&#039;est produit au moment de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] biblique. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient que Yahvé fut temporairement associé, assimilé et confondu avec [[Seth]], particulièrement dans le contexte égyptien de l&#039;époque mosaïque&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. A. Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 2 ch. 12, pp. 295-345.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici comment l&#039;auteur démontre les liens entre les deux divinités :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. L&#039;identité fondamentale entre Baal et Seth&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de départ de l&#039;association est l&#039;équivalence entre [[Seth]] et [[Baal]]. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme que tous les spécialistes continuent d&#039;affirmer que [[Baal]] et [[Seth]] ont le même nom hiéroglyphique aux yeux des Anciens, signifiant qu&#039;ils sont la même entité&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;A SOURCER (identité phonique entre Seth et Baal au niveau hiéroglypjique).&#039;&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;Eythan Levy et d’autres,&#039;&#039;&#039; dans &#039;&#039;A Fresh Look at the Mekal Stele&#039;&#039;, montrent le concept de “Baal‑Seth” comme catégorie dans les études iconographiques : des dieux nommés Seth mais avec des attributs visuels levantins (c’est‑à‑dire associés à Baal). &#039;&#039;&#039;Niv Allon&#039;&#039;&#039; : &#039;&#039;“Seth Is Baal: Evidence From the Script”&#039;&#039;, dans &#039;&#039;Agypten und Levante&#039;&#039;, 2007 (Tel Aviv University), soutient que le nom “Baal” dans les textes égyptiens est souvent écrit avec le déterminatif de l’animal Seth (le signe hiéroglyphique de l’animal Seth). Il considère que le syncrétisme entre Baal et Seth était assez poussé, en particulier sous le Nouvel Empire (entre 1550 av. J.-C. et 1069 av. J.-C., à savoir aux XVIIIe, XIXe et XXe dynasties), en raison de fonctions similaires (dieu de la tempête, des étrangers, etc.). Les travaux de &#039;&#039;&#039;Jean‑Yves Te Velde&#039;&#039;&#039; sont cités dans le même article de Niv Allon comme références pour l’idée que Baal fut considéré par les Égyptiens comme une manifestation de Seth, ou en tout cas que Seth prit certaines fonctions de Baal. &#039;&#039;&#039;Véronique Zivie‑Coche&#039;&#039;&#039; est également citée dans le contexte de ces travaux pour l’idée que sur certains monuments les aspects visuels et iconographiques de Baal et de Seth sont combinés, et que dans ces cas, “le nom de Baal peut être écrit avec le déterminatif de Seth”. &amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;Égypte ancienne intégra jadis le culte de [[Baal]], lui donnant des formes et des noms spécifiquement égyptiens, le nommant &#039;&#039;&#039;Soutekh&#039;&#039;&#039;, c&#039;est-à-dire &#039;&#039;&#039;Seth &#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Le culte de Baal, une divinité ouest-sémitique (cananéenne), a bien été intégré partiellement dans le panthéon égyptien, notamment durant la période du Nouvel Empire, c’est-à-dire vers le XVe au XIIe siècle av. J.-C., lorsque l’Égypte dominait militairement et politiquement le Proche-Orient (Canaan et Syrie du Sud). A cette époque, l&#039;Egypte développa les relations diplomatiques, commerciales et militaires avec les cités-États cananéennes ; il y eut une présence de populations asiatiques en Égypte. Baal fut alors souvent &#039;&#039;&#039;associé à Seth&#039;&#039;&#039;, dieu égyptien des tempêtes, du chaos et des pays étrangers. Il était vénéré en Canaan, Phénicie, et Syrie, notamment sous le nom de Baal Hadad (dieu de l’orage et de la fertilité). Il apparaissait dans les textes d’Ougarit (XIVe s. av. J.-C.) comme le rival de Mot (la mort) et le champion de l&#039;ordre cosmique.  Sous la XVIIIe Dynastie (vers 1550–1295 av. J.-C.), pendant les conquêtes de la Syrie-Palestine (règnes de Thoutmosis III et de ses successeurs, l’Égypte établit une présence forte au Levant. Cela favorise le syncrétisme religieux avec les divinités locales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une stèle de Ramsès II trouvée à Pi-Ramsès (ancienne capitale dans le Delta) invoque « Seth-Baal ». Seth, le dieu égyptien du chaos et des tempêtes, est identifié à Baal, en raison de leurs traits similaires (orage, guerre, pouvoir destructeur). Sous le règne de Ramsès II (vers 1279–1213 av. J.-C.), la ville de Pi-Ramsès (dans le Delta oriental) devient un centre multiculturel, avec de nombreux ouvriers et soldats sémitiques. On y trouve des traces archéologiques de temples cananéens, notamment à Baal et Astarté. Le culte de Baal y est officiellement toléré et même encouragé, notamment comme dieu protecteur de l’armée et de la foudre guerrière.  Après le Nouvel Empire (vers 1100 av. J.-C.), avec le retrait égyptien du Levant et les troubles internes, l’influence des dieux sémitiques diminue. Seth (et donc Baal par association) est de plus en plus diabolisé dans les siècles suivants, considéré comme un dieu traître et associé au mal. Keiko Tazawa, &#039;&#039;Egyptian Religion under the Influence of Syro-Palestinian deities in the New Kingdom&#039;&#039; (thèse, Univ. de Liverpool, 2008) ; Niv Allon, &#039;&#039;Seth is Baal – Evidence from the Egyptian Script&#039;&#039;, &#039;&#039;Ägypten und Levante&#039;&#039; 17 (2007) ; Erika Roboz, Thèse / étude mentionnée dans &#039;&#039;Ba’al was known in Egypt as early as the Middle Kingdom … syncretized with Seth … worshipped in the New Kingdom&#039;&#039; ; Wolfgang Helck, Article &#039;&#039;Zum Auftreten fremder Götter in Ägypten&#039;&#039; (1966, Oriens Antiques).&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L’intégration significative de [[Baal]] en Égypte date &#039;&#039;&#039;du Nouvel Empire&#039;&#039;&#039;, surtout de la &#039;&#039;&#039;XVIIIᵉ dynastie&#039;&#039;&#039; (vers 1550‑1295 av. J.-C.). Plus précisément, des attestations montrent que des prêtres de [[Baal]] (et d’[[Ashera / Astarté|Astarté]]) sont mentionnés &#039;&#039;&#039;à partir de la fin de la XVIIIᵉ dynastie&#039;&#039;&#039;. Le culte continue dans les dynasties suivantes, notamment pendant la XIXᵉ dynastie jusqu’à la XXᵉ, et plus tard dans des écrits et usages privés ou étrangers (population asiatique en Égypte) même après l’apogée royale de [[Baal]]&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Thomas Schneider :&#039;&#039;&#039; étude des dieux asiatiques en Égypte (Syro‑Palestiniens, Baal, Astarté), notamment dans &#039;&#039;Foreign Egypt: Egyptology and the Concept of Cultural Appropriation&#039;&#039;. &#039;&#039;&#039;Wolfgang Helck :&#039;&#039;&#039; études anciennes sur l’apparition des dieux étrangers en Égypte, notamment “Zum Auftreten fremder Götter in Ägypten”. (EKB Journals) &#039;&#039;&#039;Keiko Tazawa :&#039;&#039;&#039; travaux plus récents, sur les divinités syro‑palestiniennes dans l’Égypte du Nouvel Empire. (EKB Journals) &#039;&#039;&#039;Niv Allon :&#039;&#039;&#039; article &#039;&#039;“Seth is Baal: evidence from the Egyptian script”&#039;&#039; (2007). Analyse de comment le nom “Baal” est représenté dans le script égyptien, et de l’identification scripturale / iconographique entre Seth et Baal. &#039;&#039;&#039;H. Te Velde :&#039;&#039;&#039; cité pour ses travaux sur Seth, notamment &#039;&#039;Seth, God of Confusion&#039;&#039;, qui examine le rôle et les associations de Seth, y compris avec des divinités étrangères. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est durant la &#039;&#039;&#039;période [[Hyksôs]]&#039;&#039;&#039; (une période dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme qu&#039;elle correspond à l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] biblique) que le dieu [[Seth]] fut &#039;&#039;&#039;complètement et totalement identifié&#039;&#039;&#039; comme étant le dieu [[Baal]] des étrangers (les [[Sémites]]). Le culte de [[Seth]] était alors dominant et même [[Monothéisme|monothéiste]] chez les [[Hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Manfred Bietak :&#039;&#039;&#039; archéologue autrichien, chef des fouilles à Tell el‑Dabʿa, travaux sur Avaris, sur les temples syro-palestiniens, les cultes hybrides, etc. Très centrale dans ce domaine. &#039;&#039;&#039;Vera Müller&#039;&#039;&#039; (et Irene Forstner‑Müller, Joris Peters) ont travaillé avec Bietak sur les fouilles, sur les temples syro-palestiniens du district A/II à Tell el‑Dabʿa, analysant les vestiges rituels, les altars, les poteries, etc.  &#039;&#039;&#039;Jan Assmann,&#039;&#039;&#039; spécialiste des religions égyptiennes et de la monolâtrie, a évoqué Apophis (Apopi) et son culte de Seth, et les implications religieuses. &amp;lt;/ref&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Tell el‑Dabʿa / Avaris&#039;&#039;&#039;  – Manfred Bietak et son équipe ont fouillé le site de Tell el‑Dabʿa, l’ancienne [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Avaris]], capitale [[Hyksôs|hyksôsienne]]. Ils y ont mis au jour un “district sacré” (Area A/II) contenant des temples syro‑palestiniens et des temples égyptiens, ce qui indique une situation religieuse mixte. Des fosses sacrificielles et des restes de repas rituels ont été découverts dans les avant-cours de ces temples, attestant la continuation des cultes levantins même après la reconquête thébaine.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Poterie, sceaux, iconographie levantine&#039;&#039;&#039;  – Il y a chez les [[Hyksôs]] à [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Avaris]] des sceaux, des poteries, et des importations du Levant. Certaines iconographies rappellent des dieux syro‑palestiniens. Par exemple, un sceau découvert à Tell el‑Dabʿa montre « Baal‑Saphon » (un avatar de [[Baal]] dans la littérature ougaritique) dans un style iconographique levantin.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Roi Hyksôs Apophis (Apopi) et Seth&#039;&#039;&#039; [[Apopi III|Apophis]] est représenté dans les sources comme un roi [[hyksôs]] favorisant le culte de [[Seth]]. Une tradition, plus tardive, rapporte qu’“[[Apopi III|Apophis]] choisit pour son seigneur le dieu [[Seth]], il ne vénérait aucun autre dieu de toute la terre que [[Seth]]”&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Alors le roi Apophis — vie, prospérité, santé ! — choisit Seth pour seigneur à son service, et il refusa de servir aucun autre dieu qui se trouvait dans tout le pays, à l’exception de Seth. Il fit bâtir pour lui un temple d’un travail admirable…&#039;&#039; » (citation issue du &#039;&#039;Papyrus Sallier I&#039;&#039; , récit littéraire égyptien du Nouvel Empire, racontant une confrontation entre le roi Hyksôs Apophis et le roi thébain Seqenenrê, vers 1560–1555 av. J.-C. Cette date correspond aux dernières années du règne d’Apophis et aux campagnes qui mèneront à la réunification du pays sous Ahmôsis Ier, fils de Seqenenrê. Le &#039;&#039;Papyrus Sallier I&#039;&#039; - British Museum EA 10185 - fut rédigé sous le Nouvel Empire, XIXᵉ dynastie, probablement pendant le règne de Ramsès II, environ vers 1250 av. J.-C. Ce papyrus contient plusieurs textes, dont l’histoire dite d&#039;&#039;&#039;“Apophis et Seqenenrê”&#039;&#039;, une œuvre littéraire propagandiste exaltant la lutte thébaine contre les Hyksôs.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela suggère une forme de &#039;&#039;&#039;monolâtrie&#039;&#039;&#039; ou de culte dominant d’une divinité étrangère, mais il n’est pas certain que cela représente un culte officiel “[[Baal]] tel quel” plutôt qu’une identification [[Syncrétisme|syncrétisque]] entre [[Baal]] et [[Seth]] ou la préférence pour [[Seth]] comme divinité “étrangère/dieu de la tempête”.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Le [[syncrétisme]] : Yahvé assimilé à Seth/Baal&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Yahvé fut assimilé à [[Baal]] (ce qui fut le cas au Sinaï, formant le socle du peuple Hébreu), et que [[Baal]] était [[Seth]] en Égypte, il s&#039;ensuit que, dans ce contexte, &#039;&#039;&#039;Yahvé fut confondu avec [[Seth]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Le Contexte de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] :&#039;&#039;&#039; L&#039;épopée mosaïque se déroule en Égypte, et les futurs exilés bibliques y ont vécu pendant plusieurs générations. Il est donc logique que le culte de [[Baal]] ait arboré des traits culturels égyptiens qui étaient alors prêtés à [[Seth]]. Le dieu nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] arbore des [[symboles]] qui sont, pour les Égyptiens de l&#039;époque, des &#039;&#039;&#039;signatures claires du dieu [[Seth]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Symbole du Yahvé de l&#039;Exode (selon Arsmann)&lt;br /&gt;
|Signification [[Seth]]&lt;br /&gt;
|Sources&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Le Serpent&#039;&#039;&#039; (le bâton de Moïse)&lt;br /&gt;
|Le serpent représente l&#039;entité qui envoie [[Moïse]]. Pour les Égyptiens, ce serpent est &#039;&#039;&#039;[[Apopi]]&#039;&#039;&#039;, l&#039;incarnation terrestre maléfique du dieu &#039;&#039;&#039;[[Seth]]&#039;&#039;&#039; durant le Nouvel Empire. L&#039;association de Yahvé au serpent n&#039;est pas accidentelle.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;La Lèpre&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|C&#039;est le deuxième signe de reconnaissance donné par Yahvé à [[Moïse]]. Or, [[Seth]] est le &#039;&#039;&#039;seul Dieu en Égypte&#039;&#039;&#039; auquel cette maladie fut jadis associée ; il est le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie. Le hiéroglyphe représentant [[Seth]] était présent dans les mots désignant les principales maladies.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Les Fléaux d&#039;Égypte&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|La totalité des dix [[Fléaux (symbole)|fléaux]] que Yahvé envoie sur l&#039;Égypte (y compris la peste, les ulcères, les nuées de mouches, de grenouilles et de sauterelles, la grêle, et le massacre des premiers-nés) étaient tous, &#039;&#039;&#039;sans exception&#039;&#039;&#039;, perçus par les Égyptiens comme des &#039;&#039;&#039;actions maléfiques du dieu [[Seth]]&#039;&#039;&#039;. Le mot « plaie » lui-même contient le hiéroglyphe déterminatif de [[Seth]].&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Massacre des Premiers-Nés&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Dans la pensée égyptienne de cette époque, [[Seth]] est le dieu qui cherche à tuer l&#039;enfant &#039;&#039;&#039;[[Horus]]&#039;&#039;&#039; (le fils du pharaon), et s&#039;en prend aux fœtus et aux jeunes enfants. Le sacrifice d&#039;enfants était la principale exigence du culte de [[Baal]]/[[Seth]].&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;L&#039;Âne&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Dans le récit de Balaam (un prophète de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]), le dieu du Livre s&#039;exprime par la bouche d&#039;un [[Âne (symbole)|&#039;&#039;&#039;âne&#039;&#039;&#039;]], le seul animal qui accueille l&#039;Esprit de Dieu dans la Bible. Or, en Égypte, l&#039;[[Âne (symbole)|âne]] était le &#039;&#039;&#039;[[Symboles|symbole]] du dieu [[Seth]]&#039;&#039;&#039; (vénéré par les tyrans [[Hyksôs]]).&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Iconoclasme (Monothéisme)&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Yahvé interdit les statues et ordonne de les détruire (Deuxième Commandement). C&#039;est également la principale caractéristique du culte de [[Seth]] durant la période [[hyksôs]] : les [[Hyksôs]] étaient des iconoclastes et détruisaient les statues des dieux égyptiens. De plus, le culte de [[Seth]] fut, à l&#039;époque [[hyksôs]], &#039;&#039;&#039;[[Monothéisme|monothéiste]]&#039;&#039;&#039;  et s&#039;opposait aux autres dieux.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. La nature du culte&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce lien d&#039;identité entre Yahvé et [[Seth]] est logique, car les deux divinités incarnent la &#039;&#039;&#039;même force naturelle&#039;&#039;&#039; : la [[Concurrence|&#039;&#039;&#039;concurrence&#039;&#039;&#039;]]. En Égypte, [[Seth]] représente la &#039;&#039;&#039;[[concurrence]]&#039;&#039;&#039;, la &amp;quot;force opprimante et contraignante&amp;quot;, qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] adopte comme signification du nom égyptien de [[Seth]], ainsi que le définissent certains égyptologues&amp;lt;ref&amp;gt;Ces interprétations relèvent plutôt de lectures symboliques ou mythologiques, fondées sur ce que Seth représente dans les mythes (tempête, conflit, chaos, puissance étrangère, etc.), mais &#039;&#039;&#039;non d’une étymologie linguistique avérée&#039;&#039;&#039;. En effet, l&#039;étymologie de Seth est plutôt donnée comme obscure par les dictionnaires standards : &#039;&#039;&#039;Gardiner&#039;&#039;&#039; : il note que dans les formes anciennes le nom s’écrit avec le signe de l&#039;animal de Seth comme déterminatif, mais que les signes phonétiques complets n’apparaissent qu’à partir du Moyen‑Empire / Nouvel Empire. Le mot existe avec des variations (stẖ, swtẖ, stš, etc.). Il ne propose pas de signification étymologique certaine. &#039;&#039;&#039;Te Velde&#039;&#039;&#039; dans &#039;&#039;Seth, God of Confusion&#039;&#039; : indique que le nom est ancien, antérieur aux formes complètes phonétiques, et que sa signification originale est obscure. Il propose que de nombreuses significations attribuées sont métaphoriques ou symboliques, pas fondées sur une étymologie linguistique robuste. &#039;&#039;&#039;Dictionnaires linguistiques égyptiens modernes&#039;&#039;&#039; (comme Hannig, ou les lexiques « Wörterbuch der ägyptischen Sprache », etc.) : ils listent les variantes phonétiques, les usages du déterminatif (l’animal Seth), mais ne donnent pas de racine significative clairement documentée pour &#039;&#039;stẖ&#039;&#039;. Ils s’accordent pour dire qu’il s’agissait d’un nom propre très ancien, dont le sens originel n’est pas assuré.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] conclut en insistant sur le fait que le Yahvé du passage de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], en raison de tous les symboles de [[Seth]] qu&#039;il arbore, est &#039;&#039;&#039;tout sauf un Dieu d&#039;amour&#039;&#039;&#039; et représente la partie la plus sombre du passé biblique, celle qui a sombré dans l&#039;anthropophagie et les crimes des ancêtres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Yahvé durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] ==&lt;br /&gt;
Selon l&#039;analyse historiographique d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], le rôle de Yahvé durant l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est celui d&#039;une &#039;&#039;&#039;entité divine et royale syncrétique&#039;&#039;&#039;, agissant en tant que &#039;&#039;&#039;chef de guerre et despote&#039;&#039;&#039; dont le culte fusionna momentanément avec celui de divinités locales, dans le but de forger une nouvelle identité ethnique et d&#039;imposer une loi religieuse fondamentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] identifie l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] comme celui &#039;&#039;&#039;du peuple [[Hyksôs]]&#039;&#039;&#039; (ou &amp;quot;&#039;&#039;&#039;Heka Khasout&#039;&#039;&#039;&amp;quot;, qui signifie en égyptien &amp;quot;&#039;&#039;&#039;chefs des pays étrangers&#039;&#039;&#039;&amp;quot;), attesté et situé dans la chronologie historique aux alentours de 1540 avant Jésus-Christ&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsamann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2 &#039;&#039;La Sortie&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici les rôles et les fonctions spécifiques que l&#039;auteur relève chez le personnage de Yahvé durant cette période :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;1. Rôle d&#039;Entité Syncrétique (Baal/Seth Assimilé)&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], le culte de Yahvé est caractérisé par l&#039;avènement d&#039;un &#039;&#039;&#039;syncrétisme religieux&#039;&#039;&#039; majeur avec le dieu cananéen &#039;&#039;&#039;[[Baal]]&#039;&#039;&#039; et son équivalent égyptien, &#039;&#039;&#039;[[Seth]]&#039;&#039;&#039;. En raison d&#039;un futur schisme et du refoulement des pratiques barbares de [[Baal]] (notamment le sacrifice des enfants), c&#039;est le nom &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; qui s&#039;est &#039;&#039;&#039;imposé rétroactivement&#039;&#039;&#039;, gommant le nom de [[Baal]] dans les textes de du Pentateuque. Par conséquent, il est logique que le dieu nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] arbore &#039;&#039;&#039;tous les symboles anciens du dieu&#039;&#039;&#039; [[Baal]] :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il se présente à Moïse par le symbole du &#039;&#039;&#039;[[Serpent (symbole)|serpent]]&#039;&#039;&#039; (l&#039;incarnation maléfique de [[Seth]], [[Apopi]], durant le Nouvel Empire).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il utilise la &#039;&#039;&#039;[[Lèpre (symbole)|lèpre]]&#039;&#039;&#039; comme second signe d&#039;identification. [[Seth]] était le dieu égyptien de la souffrance et de la maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il est un dieu de &#039;&#039;&#039;colère, de [[Feu (symbole)|feu]] et de jalousie&#039;&#039;&#039; (la [[concurrence]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;2. Rôle de roi humain et chef de guerre&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est, selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], très probablement un &#039;&#039;&#039;roi humain&#039;&#039;&#039; qui a été associé à la divinité pour des raisons sacrées, selon la doctrine de l&#039;[[apothéose]]. Ce roi se comporte comme un &#039;&#039;&#039;despote&#039;&#039;&#039; typique de la haute Antiquité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann soulève ces aspects humains du personnage de Yahvé dans son tome 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 13 pp. 346-365. Il détermine définitivement son identité humaine et historique dans le tome 5 vol. 2 de la même série, ch. 51 pp. 385-406.&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] démontre que les actions de ce dieu, souvent perçues comme des &#039;&#039;&#039;miracles&#039;&#039;&#039; (exemple des [[Plaies d&#039;Egypte|dix Plaies d&#039;Egypte]]), sont en réalité des &#039;&#039;&#039;actions réelles&#039;&#039;&#039; menées par ses &#039;&#039;&#039;armées&#039;&#039;&#039; ou ses subordonnés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch 16 &amp;amp; 17, pp. 401-444, et la vidéo de sa chaîne Youtube intitulée &amp;quot;La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg).&amp;lt;/ref&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] affirme ainsi que ce sont &#039;&#039;&#039;&amp;quot;évidemment des hommes, des militaires, des soldats, qui ont tout simplement obéi à l&#039;ordre&amp;quot;&#039;&#039;&#039; formulé par le roi (Yahvé) de &#039;&#039;&#039;massacrer des premiers-nés lors de la Dixième Plaie&#039;&#039;&#039;. En effet, en se plaçant d&#039;un point de vue religieux, l&#039;auteur fait remarquer qu&#039;un dieu Créateur de l&#039;Univers n&#039;aurait pas eu besoin de marques matérielles pour identifier les maisons où intervenir ; tandis que, d&#039;un point de vue cartésien, des armées royales ont eu au contraire de bonnes raisons d&#039;en voir la nécessité — preuve selon lui du caractère humain de l&#039;opération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. La scène où Moïse lève son bâton devant la &#039;&#039;&#039;mer Rouge&#039;&#039;&#039; et où l&#039;eau s&#039;ouvre à ses pieds, serait une application de cette même pratique littéraire antique  l&#039;auteur estime que le texte &#039;&#039;&#039;&amp;quot;omet simplement comme toujours de nous préciser les travaux de manutention des milliers d&#039;hommes qui ont ensuite obéi à cet ordre&amp;quot;&#039;&#039;&#039; en bâtissant effectivement une digue dans le lit du fleuve et de leurs propres mains. Étant donné que 600 000 adultes mâles étaient rassemblés à ce moment-là, cette force de travail était suffisante pour de telles réalisations, ce qui était &#039;&#039;&#039;&amp;quot;quasiment inédit dans l&#039;histoire&amp;quot;&#039;&#039;&#039; à l&#039;époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. &#039;&#039;&#039;Le Massacre des premiers-nés (&#039;&#039;&#039;[[Correspondance historique: La dixième plaie|la dixième plaie]]&#039;&#039;&#039;)&#039;&#039;&#039; n&#039;est pas selon Arsmann un acte magique, mais une exécution ordonnée par le roi appelé Yahvé dans le texte de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], et réalisée par ses armées, visant les premiers-nés (comme l&#039;exigeait le culte de [[Baal]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. La &#039;&#039;&#039;transformation du Nil en sang&#039;&#039;&#039;, aurait été la traduction symbolique, selon Arsmann, d&#039;une souillure rituelle des eaux causée par l&#039;introduction volontaire de cadavres humains ou d&#039;animaux tabous (une &#039;&#039;&#039;pollution psychologique&#039;&#039;&#039;), rendant l&#039;eau intouchable pour les Égyptiens religieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] explique que, dans l&#039;Antiquité, les rois s&#039;attribuaient systématiquement toutes les actions de leurs subordonnés. Ce comportement était totalement banal à l&#039;époque, car le roi était perçu comme le sommet de la [[concurrence]]  et l&#039;expression du divin. Il était d&#039;usage que les textes glorifient la personne du roi et non celle de ses sujets, qui avaient agi sous ses ordres, d&#039;où l&#039;attribution dans le texte biblique de tous ces &amp;quot;prodiges&amp;quot; au seul Yahvé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette glorification du roi seul au détriment de ses sujets a été vérifiée dans différentes cultures antiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&#039;Egypte ancienne, les pharaons se présentent presque toujours comme les &#039;&#039;&#039;maîtres d’œuvre uniques&#039;&#039;&#039; de grandes constructions, alors qu’elles étaient évidemment bâties par des milliers d&#039;ouvriers, d’artisans et d’architectes : &#039;&#039;&#039;Ramsès II&#039;&#039;&#039; a ainsi laissé de nombreuses stèles et inscriptions se félicitant de ses exploits militaires et de ses grands travaux (comme le temple d’Abou Simbel). Il s’y dépeint parfois seul contre des armées entières (ex. : bataille de Qadesh), bien que les faits montrent une action collective. Les &#039;&#039;&#039;textes de fondation&#039;&#039;&#039; sur les temples sont presque toujours rédigés à la première personne royale : « J’ai construit ce temple pour mon père Amon-Rê… », masquant le travail réel derrière une déclaration de piété et de puissance royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rois mésopotamiens, comme les pharaons, parlent à la première personne et s’attribuent la gloire des travaux collectifs : le roi &#039;&#039;&#039;Gudea de Lagash&#039;&#039;&#039; (env. 2144–2124 av. J.-C.) a laissé des inscriptions (stèles et cylindres) affirmant qu’il a bâti de nombreux temples, bien que ces travaux aient mobilisé toute la cité. Le célèbre roi &#039;&#039;&#039;Hammurabi de Babylone&#039;&#039;&#039; (XVIIIe siècle av. J.-C.) présente son code de lois comme une œuvre qu’il a « écrite », bien que ce soit le résultat de traditions juridiques antérieures et du travail de scribes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rois assyriens ont pour leur part laissé de longues inscriptions commémoratives (stèles, bas-reliefs, annales) s’attribuant les victoires et la construction de palais, routes ou jardins : &#039;&#039;&#039;Sennachérib&#039;&#039;&#039; (VIIIe s. av. J.-C.) affirme qu’il a reconstruit Ninive en une capitale splendide : « J’ai fait jaillir de l’eau des montagnes… j’ai bâti des palais… » – sans mentionner les milliers de travailleurs impliqués. Les campagnes militaires sont décrites comme des triomphes personnels, avec parfois une amplification manifeste de la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rois hellénistiques, puis les empereurs romains, ont repris cette tradition : &#039;&#039;&#039;[[Alexandre le Grand]]&#039;&#039;&#039; a vu ses exploits immortalisés dans des textes à la gloire de son génie, bien qu’il ait été accompagné de stratèges et d’ingénieurs (ex. : siège de Tyr). Les empereurs romains (comme &#039;&#039;&#039;Auguste&#039;&#039;&#039;, dans les &#039;&#039;Res Gestae&#039;&#039;) présentent leurs accomplissements (constructions, victoires, réformes) à la première personne, bien que l’appareil administratif et militaire romain ait été gigantesque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les empereurs de la Chine ancienne, notamment &#039;&#039;&#039;Qin Shi Huangdi&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), se sont attribué la création de projets titanesques comme la &#039;&#039;&#039;Grande Muraille de Chine&#039;&#039;&#039; (section initiale) ou le &#039;&#039;&#039;mausolée de Xi’an&#039;&#039;&#039; avec les soldats en terre cuite. Ces projets ont été présentés comme les manifestations de la volonté impériale, bien qu’ils aient coûté la vie à des dizaines de milliers de travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;récupération symbolique et idéologique&#039;&#039;&#039; d’un travail collectif par un souverain était la norme dans les civilisations antiques. Ce procédé servait plusieurs buts : &#039;&#039;&#039;affirmer le pouvoir royal&#039;&#039;&#039; comme source de toute réalisation, &#039;&#039;&#039;renforcer le lien entre le roi et le divin&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;masquer les tensions sociales&#039;&#039;&#039; ou les coûts humains, &#039;&#039;&#039;imposer un récit historique unifié&#039;&#039;&#039;. C’est un phénomène qu’on pourrait appeler aujourd’hui de la &#039;&#039;&#039;propagande monarchique&#039;&#039;&#039;, mais qui était intégré aux conventions littéraires et politiques de l’époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;&amp;lt;big&amp;gt;3. Le but du culte : La revendication sacrificielle&amp;lt;/big&amp;gt;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rôle principal de Yahvé, exprimé par l&#039;intermédiaire de Moïse, était de défendre une &#039;&#039;&#039;revendication religieuse&#039;&#039;&#039; qui est le cœur de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;L&#039;Objet de la Revendication :&#039;&#039;&#039; [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que la phrase célèbre « Laisse aller mon peuple » est une simplification moderne. Il rappelle que la phrase complète est : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;&#039;Relâche mon peuple &#039;&#039;&#039;pour qu’il me rende un culte dans le désert »&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Texte hébreu massorétique (Exode 5,1) : &#039;&#039;Ve’achar ba’u Moshe ve’Aharon vayomru el-Par‘o: Koh amar Adonai Elohei Yisrael – shal-lach et ‘ammi ve-yachogu li ba-midbar.&#039;&#039; Traduction littérale : « &#039;&#039;Ainsi parle YHWH, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, qu’ils me célèbrent une fête dans le désert.&#039;&#039; » : שַׁלַּח אֶת־עַמִּי (&#039;&#039;shallach et ‘ammi&#039;&#039;) : « Envoie / laisse aller mon peuple ». וְיָחֹגוּ־לִי (&#039;&#039;veyachogu li&#039;&#039;) : « Qu’ils célèbrent pour moi une fête ». בַּמִּדְבָּר (&#039;&#039;ba-midbar&#039;&#039;) : « dans le désert ». La Septante (LXX) – grec ancien : &#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Καὶ μετὰ ταῦτα εἰσῆλθον Μωυσῆς καὶ Ααρων πρὸς Φαραω καὶ εἶπαν αὐτῷ· Τάδε λέγει Κύριος ὁ Θεὸς τοῦ Ἰσραήλ· ἀπόστειλον τὸν λαόν μου, ἵνα μοι ἑορτάσωσιν ἐν τῇ ἐρήμῳ.&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;quot;&#039;&#039;&#039; Traduction littérale : « &#039;&#039;Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël : envoie mon peuple, afin qu’ils me célèbrent une fête dans le désert.&#039;&#039; &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039; Exode 9:1 ; 9:13 ; 10:3 : la formule est répétée dans le cadre des plaies d&#039;Égypte, chaque fois que Moïse revient vers Pharaon avec la même exigence divine.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est clair pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que Moïse demande ici la liberté d&#039;organiser une fête religieuse &#039;&#039;&#039;sacrificielle&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 2, ch. 14, p. 375 et ss. ; vidéos Youtube de la chaîne d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w&amp;amp;t=9s), ainsi que &amp;quot;L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=4s). Dans cet extrait, il souligne que cette phrase est répétée plus de 10 fois et que l&#039;authentique propos du livre est bien que l&#039;exigence de Moïse est une revendication religieuse demandant que le peuple puisse se rendre dans le désert pour y rendre un culte à Yahvé.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;La Loi des Prémices :&#039;&#039;&#039; L&#039;enjeu central de cette revendication était la &#039;&#039;&#039;Loi des [[Prémices]]&#039;&#039;&#039;, qui exigeait que les &#039;&#039;&#039;premiers-nés&#039;&#039;&#039; des bêtes et des &#039;&#039;&#039;fils humains&#039;&#039;&#039; soient offerts à Yahvé. Cette loi est présentée comme la &#039;&#039;&#039;première loi du nouveau peuple&#039;&#039;&#039;, antérieure même aux [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 8, 9 et 10, pp. 93 à 130 ; vidéo YouTube &amp;quot;Les prémices dans le culte de Yahvé - élucidés par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=12s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Stratégie Politique et Religieuse :&#039;&#039;&#039; [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suppose que Yahvé savait que le Pharaon (qui avait précédemment interdit ces pratiques) refuserait sa demande sacrificielle. Cette revendication était selon l&#039;auteur une &#039;&#039;&#039;posture politique&#039;&#039;&#039; et un &#039;&#039;&#039;prétexte rituel&#039;&#039;&#039; visant à consommer la scission entre les exilés ([[Hyksôs]] et Sémites) et les Égyptiens, renforçant ainsi la nouvelle alliance monothéiste contre la pratique sacrificielle des [[Cananéens]] qu&#039;ils allaient bientôt côtoyer. L&#039;intégration finale du culte de Yahvé (qui condamnait l&#039;acte d&#039;[[Adam]]/[[Baal]]) était la &#039;&#039;&#039;signature&#039;&#039;&#039; de leur engagement à mettre fin aux sacrifices d&#039;enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, &#039;&#039;&#039;Yahvé&#039;&#039;&#039; est perçu par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme une entité divine dont le nom a servi à &#039;&#039;&#039;unifier des cultes&#039;&#039;&#039; aux pratiques initialement opposées (le culte de la &#039;&#039;&#039;sagesse&#039;&#039;&#039; d&#039;[[Ea]]/Yahou et le culte &#039;&#039;&#039;sacrificiel&#039;&#039;&#039; de [[Baal]]/[[Seth]]), et dont le nom a été parfois apposé à un personnage historique (un roi réel), comme ce fut le cas lors du récit de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Moïse</title>
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		<updated>2025-11-02T22:54:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Moïse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663).jpg|alt=Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Moïse et les Tables de la Loi - Philippe de Champaigne (1663)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Premier prophète du judaïsme&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Amram (père)&amp;lt;br /&amp;gt;Jokébed (mère)&amp;lt;br /&amp;gt;Bithiah (mère adoptive)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Séphora&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Gershom&amp;lt;br /&amp;gt;Eliézer&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Josué]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse est une figure emblématique des religions abrahamiques, vénéré comme un prophète, un législateur et un leader. Les textes sacrés, en particulier l&#039;Ancien Testament et la Torah, décrivent sa vie, de sa naissance miraculeuse à sa mort énigmatique dans le désert, et son rôle central dans la libération du peuple hébreu de l&#039;esclavage en Égypte et la réception de la Loi divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Le nom de Moïse]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nom hébreu מֹשֶׁה (Mōšeh) est aujourd’hui considéré comme dérivé de l’ancien égyptien ms(ȝ), « engendré par » ou « fils de ». Cette racine figure dans de nombreux noms royaux et théophores de la fin du Nouvel Empire (par exemple Thoutmôsis « fils de Thot » ou Amênmôsis « fils d’Amon »), ce qui correspond au cadre culturel et chronologique traditionnellement associé à l’histoire de Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après cette interprétation, « Moïse » serait en réalité la forme courte d’un nom composé – très probablement Usir-ms(ȝ), « fils d’Osiris » – dont la mention explicite de la divinité aurait été omise dans la transmission ultérieure. L’adoption par la fille du pharaon, qui pourrait avoir été une prêtresse d’Isis, épouse d’Osiris&amp;lt;ref&amp;gt;La Bible hébraïque (Exode 2 :5-10) parle d’elle simplement comme « la fille de Pharaon », mais dans la tradition juive rabbinique, elle est nommée « Bithiah » (fille de Dieu), et on la dit convertie et adoptée par le peuple d’Israël. Hormis ce contexte, ce sont davantage des ouvrages ésotériques qui font de la fille de Pharaon et mère adoptive de Moïse une prêtresse d&#039;Isis. C&#039;est le cas pour &#039;&#039;Isis : femme divine&#039;&#039; de Moustafa Gadalla (2017), ou de divers blogs se revendiquant des &amp;quot;Mystères d&#039;Egypte&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renforcerait la cohérence de cette origine égyptienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le libre-penseur et chercheur indépendant Allan Arsmann, dans le tome 3 d&#039;une série d&#039;ouvrages anthropologiques intitulée &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; (éd. Paradeigma), ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, ainsi que dans une vidéo YouTube intitulée &amp;quot;Le Nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=V8357mldL1E&amp;amp;t=33s), précise qu&#039;il est &#039;&#039;&#039;impossible d&#039;établir cette appartenance cléricale avec certitude&#039;&#039;&#039;, mais présente plusieurs indices convergents qui vont dans le sens de la pertinence de cette hypothèse. Selon l&#039;analyse historiographique proposée par Arsmann, la mère adoptive, nommée Thermutis - &#039;&#039;Θερμούθις&#039;&#039; selon Flavius Josèphe in &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039;, II, 224–231, était très probablement associée au culte d&#039;Isis pour les raisons suivantes : dans l’Égypte gréco-romaine, &#039;&#039;&#039;Thermuthis&#039;&#039;&#039; était  un nom populaire de la déesse serpent protectrice des rois, &#039;&#039;&#039;parfois assimilée à Isis&#039;&#039;&#039;. Le choix de ce nom par Josèphe n’est donc probablement &#039;&#039;&#039;pas anodin&#039;&#039;&#039;. Arsmann rappelle ensuite que nombre de princesses d&#039;Égypte étaient jadis associées au culte d&#039;Isis (son propos est à nuancer cependant, cette pratique s&#039;étant vue davantage à l&#039;époque ptolémaïque, moins dans les périodes plus anciennes). Dans l’Égypte gréco-romaine (donc post période mosaïque), Thermuthis était en outre un nom populaire de la déesse serpent protectrice des enfants royaux, parfois assimilée à Isis. Mais les fouilles de Tell el-Dab‘a (Avaris) ont bien mis au jour des éléments cultuels osiriens dans l&#039;ancienne capitale des rois Hyksôs, époque à laquelle A. Arsmann place l&#039;Exode : Osiris, Isis et Horus y étaient vraisemblablement honorés en parallèle avec Seth. L&#039;auteur explique ensuite que la femme était stérile, un fait affirmé par plusieurs textes anciens : le &#039;&#039;Midrash Tanhuma&#039;&#039; (sur l&#039;Exode), le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; , le midrash &#039;&#039;Pirqé de-Rabbi Éliézer&#039;&#039; parlent de la stérilité ou de l&#039;absence d&#039;enfants de la fille de Pharaon comme une raison spirituelle ou narrative de son adoption de Moïse. Dans certaines versions, cette stérilité est aussi vue comme une sorte de châtiment ou d’épreuve. Flavius Josèphe mentionne également cette absence d&#039;enfant dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 224–231 (« &#039;&#039;... τοῦτον οὖν τὸν παῖδα θαυμαστόν, ἡ Θερμουθις ὀνομαζομένη, υἱὸν ἑαυτῇ προσεποιήσατο, τύχης οὔπω παιδοποιήσασαν.&#039;&#039; », soit « &#039;&#039;Tel est l’enfant remarquable que Thermouthis adopta,&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;le sort ne lui ayant pas encore donné de progéniture, et elle le présenta à son père, disant qu’elle l’avait trouvé sur le Nil et qu’elle l’avait adopté comme son fils.&#039;&#039; », trad. de la CUF, modifiée pour clarté). Certains auteurs chrétiens anciens comme Grégoire de Nysse (dans son ouvrage &#039;&#039;De Vita Moysis&#039;&#039; , IVe siècle) décrivent la fille de Pharaon comme étant stérile, interprétant sa stérilité comme un symbole de la philosophie profane. Or dans la mythologie égyptienne, Isis a eu des difficultés à avoir un enfant avec Osiris mais y est parvenue, devenant la déesse égyptienne de la fertilité. Les filles stériles étaient jadis associées au culte de la déesse locale de la fertilité. Enfin, les prêtresses d’Isis pratiquaient très probablement des rites de purification impliquant des ablutions, et il est tout à fait plausible que ces ablutions aient pu se faire dans le Nil ou dans des eaux considérées comme sacrées (cf. Papyrus Chester Beatty I ; Plutarque, in &#039;&#039;De Iside et Osiride,&#039;&#039; évoque les pratiques religieuses autour d’Isis, dont la purification par l’eau est une composante importante ; des fouilles dans les temples d’Isis (Philae, Dendérah) montrent la présence de bassins rituels pour les ablutions). Or, Isis étant l&#039;épouse du dieu Osiris, Arsmann conclut qu&#039;elle est de fait donc la &amp;quot;mère&amp;quot; d&#039;Ousir-Moshé (= né d&#039;Osiris), alias Moïse. Flavius Josèphe prétend lui dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; que Moïse avait un nom originel qui le rattachait à Moïse : « &#039;&#039;Il (Manéthon) disait aussi que le prêtre qui avait établi leur constitution et leurs lois était par naissance d’Héliopolis, et qu’il portait le nom d’&#039;&#039;&#039;Osarsiph&#039;&#039;&#039;, tiré d’&#039;&#039;&#039;Osiris&#039;&#039;&#039;, le dieu d’Héliopolis.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mais qu’après être passé du côté de ce peuple, il avait changé de nom et fut appelé &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (I, §250).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine &amp;amp; Contexte historique ==&lt;br /&gt;
Selon des témoignages anciens, Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait possiblement né dans une famille égyptienne et non hébraïque&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est la conclusion qu&#039;Allan Arsmann, chercheur indépendant, tire de l&#039;analyse qu&#039;il a faite à partir d&#039;une multitude de sources, dans son ouvrage &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tome 2, ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXXXX&#039;&#039;&#039;. Voir aussi ses vidéos : &amp;quot;Le nom de Moïse - élucidé par un Asperger&amp;quot; et &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;. L&#039;ensemble de ce volume de son oeuvre est consacré à Moïse et à l&#039;Exode biblique, rapporté à celui des Hyksôs : l&#039;auteur y déploie toutes ses démonstrations, arguments, hypothèses et conclusions.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des auteurs comme [[Manethon|Manéthon]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Manéthon de Sebennytos&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C3%A9thon_de_Sebennytos.&amp;lt;/ref&amp;gt;, actif au IIIᵉ siècle av. J.-C., le présentent explicitement comme un Égyptien de naissance&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte original de Manéthon (IIIe siècle av. J.C.) n’est pas conservé. Ce que nous connaissons de son &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039; (Histoire de l’Égypte) provient de fragments transmis indirectement, surtout par : Flavius Josèphe (&#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039;), Julius Africanus, Eusèbe de Césarée, Syncelle. Dans ces fragments, Manéthon ou des traditions qui lui sont attribuées présentent Moïse non pas comme un prophète hébreu, mais comme un personnage égyptien — souvent identifié à un prêtre ou à un chef de lépreux ou de populations impures expulsées d’Égypte. La source la plus importante est chez Josèphe, qui cite longuement Manéthon pour le réfuter. Dans son &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31 (fragments principaux de Manéthon), Josèphe rapporte que Manéthon aurait raconté l’histoire suivante : &amp;quot;&#039;&#039;Sous le règne d’un roi appelé Amenophis&#039;&#039; (probablement Amenhotep III ou IV)&#039;&#039;, un devin ou sage conseille au roi de purifier l’Égypte des impurs (lépreux, malades, étrangers).&#039;&#039; &#039;&#039;Le roi rassemble 80 000 personnes impures, dont beaucoup sont des prêtres impurs. Ces lépreux sont envoyés dans les carrières de l’Est du Nil. Plus tard, le roi les installe dans la ville abandonnée d’Avaris&#039;&#039; (ancienne capitale hyksôs)&#039;&#039;. À leur tête, un prêtre d’Héliopolis nommé Osarseph est choisi. Ce prêtre ordonne de profaner les cultes égyptiens. Il s’allie aux anciens envahisseurs Hyksôs, revenus de Jérusalem. Ensemble, ils règnent treize ans en Égypte et commettent toutes sortes de sacrilèges. Finalement, le roi égyptien reprend le pouvoir et les chasse. Osarseph, chef des lépreux, change son nom en Moïse.&#039;&#039;  … &#039;&#039;et il&#039;&#039; [Osarseph] &#039;&#039;donna des lois contraires aux usages des Égyptiens&#039;&#039; [...] &#039;&#039;et il prescrivit à tous de ne rien laisser de sacré, ni d’épargner aucun des animaux tenus pour sacrés par les Égyptiens… Ensuite, il prit le nom de Moïse.&#039;&#039;&amp;quot; &#039;&#039;&#039;Julius Africanus&#039;&#039;&#039; (apud Eusèbe, &#039;&#039;Chronicon&#039;&#039;) mentionne aussi que les Hyksôs et les « lépreux » ont été chassés sous Amenophis, et que leur chef s’appelait Osarseph, devenu Moïse. &#039;&#039;&#039;Eusèbe de Césarée&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Chronicon&#039;&#039; et &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039;) cite Manéthon pour montrer que les Égyptiens reconnaissent un événement ressemblant à l’Exode, mais en le présentant sous un angle très hostile aux Hébreux. &#039;&#039;&#039;Syncelle&#039;&#039;&#039; (IXᵉ s.) conserve des fragments tardifs : on y retrouve aussi la fusion des Hyksôs avec les « impurs » et la figure d’Osarseph-Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Du point de vue archéologique et épigraphique, les populations sémitiques n’envisageaient pas l’Égypte ancienne comme leur terre d’origine, ou tout du moins à ce jour, l’archéologie et l’épigraphie égyptiennes ne fournissent pas de preuve que les groupes sémitiques présents en Égypte avaient, dans leurs sources matérielles, l’idée de l’Égypte comme origine ethnique ou “patrie” propre&amp;lt;ref&amp;gt;James K. Hoffmeier, in &amp;quot;Israel in Egypt: The Evidence for the Authenticity of the Exodus Tradition&amp;quot; (Oxford University Press, 1996/1999), examine l’“épigraphie” et l’“archéologie” des Sémites en Égypte, notamment dans le chapitre 3 intitulé &#039;&#039;“Semites in Egypt: The First and Second Intermediate Periods”&#039;&#039;. Il présente un état de la présence de populations “asiatiques” / sémites en Égypte (par exemple noms, serviteurs, inscriptions) — ce qui montre bien qu’il y avait des Sémites &#039;&#039;en Égypte&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039; que l’Égypte était vue comme leur terre d’origine. Il conclut que si la présence est attestée, cela &#039;&#039;&#039;ne constitue pas&#039;&#039;&#039; une preuve que ces populations “sémitiques” se considéraient comme originaires d’Égypte. Exemple : le papyrus Brooklyn 35.1446, mentionné comme liste de serviteurs sémitiques en Égypte. Donc, cette source montre bien qu’il y avait des Sémites en Égypte, mais &#039;&#039;&#039;pas une tradition archéovo-épigraphique&#039;&#039;&#039; solide qui les présente comme “originaires d’Égypte”. Stuart Tyson Smith, in &amp;quot;Ethnicity: Constructions of Self and Other in Ancient Egypt&amp;quot; (&#039;&#039;Journal of Egyptian History&#039;&#039; 11(1-2), 2018), examine comment les Égyptiens anciens construisaient des identités ethniques (« eux », « les autres ») via textes, art, archéologie. Il montre que, pour l’Égypte, les “étrangers” (asiatiques, sémites, etc.) sont souvent représentés comme &#039;&#039;autres&#039;&#039;, venant d’ailleurs, ou ayant une identité “étrangère” plutôt que étant présentés comme “les nôtres depuis toujours”. Par conséquent, cela appuie l’idée que les populations sémitiques en Égypte ne sont pas clairement documentées comme se voyant &#039;&#039;originaires d&#039;Égypte&#039;&#039;. L’étude génétique/linguistique sur les langues sémitiques : par exemple « Bayesian phylogenetic analysis of Semitic languages » (2009) propose une origine ou divergence des langues sémitiques en Levant, plutôt qu’en Égypte. Le fait que l’archéologie égyptienne mentionne des “Aamu” (Aamu) ou autres groupes occident-asiatiques dans l’art égyptien (par ex. reliefs de Beni-Hasan) plutôt que des Sémites qui se déclarent “originaires d’Égypte”. Quelques nuances à apporter cependant : “Population sémitique” est un terme large : il comprend divers groupes (Cananéens, Amorites, Araméens, etc.). Il faut donc préciser de quel sous-groupe on parle. L’absence de preuve qu’ils « s’envisageaient comme originaires d’Égypte » ne garantit pas qu’il n’y ait jamais eu de telle vision dans certaines traditions orales ou littéraires. Cela signifie simplement que l’archéologie et l’épigraphie ne l’attestent pas clairement. Certaines sources anciennes (égyptiennes ou bibliques) parlent d’“Asiatics” ou “Asiatique(s)” entrant en Égypte plutôt que d’“Égyptiens d’origine”. Il existe des débats entre “maximalistes” (qui défendent plus de corrélations entre texte biblique et archéologie) et “minimalistes” (plus sceptiques) dans ce champ. Hoffmeier est plutôt du côté maximaliste, mais même lui ne soutient pas la thèse que les Sémites se considéraient comme originaires d’Égypte.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui peut renforcer l’idée d’une filiation égyptienne pour Moïse. Son premier fils, &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (traduction : « exilé » ou « expatrié »)&amp;lt;ref&amp;gt;Le prénom &#039;&#039;&#039;Gershom&#039;&#039;&#039; (en hébreu גֵּרְשֹׁם &#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039;) apparaît dans la Bible comme le nom du premier fils de Moïse et de Séphora (Exode 2:22 ; 18:3) : « Elle enfanta un fils, et il appela son nom Gershom, car, dit-il, &#039;&#039;“je suis un étranger dans un pays étranger.”&#039;&#039; » Ce verset lui-même donne une étymologie populaire du nom : &#039;&#039;gēr hāyîtî&#039;&#039; (« j’ai été un étranger ») → Gershom.&amp;lt;/ref&amp;gt;, porterait peut-être un nom évoquant la perte d’une patrie égyptienne et témoignerait du souvenir persistant de cette origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de son adoption par la fille du pharaon&amp;lt;ref&amp;gt;En Exode 2:1–10. Ces versets constituent &#039;&#039;&#039;la seule source primaire biblique&#039;&#039;&#039; du récit d’adoption : l’enfant hébreu Moïse est trouvé dans une corbeille sur le Nil, recueilli par la fille du pharaon, confié d’abord à une nourrice (sa propre mère), puis adopté par elle comme son propre fils, avec un nom égyptien (Mōshe) à valeur symbolique : « Elle l’appela Moïse (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;), car, dit-elle : &#039;&#039;“Je l’ai tiré des eaux”&#039;&#039; (&#039;&#039;mîn hammayim mĕšîtihû&#039;&#039;). » (L’auteur biblique rapproche donc le nom מֹשֶׁה (&#039;&#039;Mōšeh&#039;&#039;) de la racine hébraïque, מָשָׁה (&#039;&#039;māšāh&#039;&#039;) voulant dire « tirer, retirer - de l’eau) ». Bien que le récit biblique soit très sobre, il a été développé par plusieurs traditions ultérieures : Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I, 14–24 ; Ier s. apr. J.-C.) amplifie le rôle de la fille de Pharaon (qu’il appelle Thermouthis). Il décrit une cérémonie d’adoption royale : elle présente Moïse au pharaon, qui l’élève comme héritier potentiel. Il insiste sur la beauté et la sagesse de l’enfant, signe d’une destinée divine. Flavius Josèphe (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.224–231 ; Ier s. apr. J.-C.) reprend le récit biblique et ajoute que Thermouthis (nom grec de la princesse) n’avait pas d’enfant et adopte Moïse comme son fils. Le pharaon accepte cette adoption. Moïse est élevé dans le palais et reçoit une éducation égyptienne complète. Artapanos d’Alexandrie (&#039;&#039;Peri Ioudaion&#039;&#039;, IIᵉ s. av. J.-C. — fragment conservé par Eusèbe) va encore plus loin : Moïse est présenté comme un héros civilisateur de l’Égypte. La fille du pharaon (nommée Merris dans certains fragments) l’adopte officiellement. Moïse devient un grand savant et général. Des Midrashim et Targums (période rabbinique) identifient parfois la fille du pharaon sous le nom de Bitya / Bitia (voir &#039;&#039;Lévitique Rabbah&#039;&#039; 1:3 ; &#039;&#039;Chroniques Rabbah&#039;&#039; 23:5). Elle est décrite comme une femme juste qui se convertira au Dieu d’Israël. Ces récits cherchent à donner une motivation morale et religieuse à l’adoption. Le Coran (Sourate 28:7–9 — récit parallèle islamique) donne le récit suivant : « La femme de Pharaon dit : “[Cet enfant] réjouira mon œil et le tien. Ne le tuez pas ! Peut-être nous sera-t-il utile, ou le prendrons-nous pour enfant.” Ici, ce n’est pas la fille mais l’épouse de Pharaon (Āsiya) qui recueille Moïse. Ce récit islamique s’inspire clairement du canevas biblique, mais avec une variation importante.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit comment il est devenu membre du peuple hébreu : élevé à la cour royale, il aurait été intégré &#039;&#039;&#039;par la suite&#039;&#039;&#039; aux traditions et lois d’Israël&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II, 9–10 (env. 93 ap. J.-C.), développe beaucoup le thème de l’enfance et de la jeunesse de Moïse : selon lui, la fille de Pharaon adopte Moïse et le fait &#039;&#039;&#039;élever à la cour comme prince&#039;&#039;&#039;. Il reçoit une éducation égyptienne, scientifique et militaire. Il devient un chef militaire distingué en campagne contre les Éthiopiens. Pharaon envisage même de le faire héritier. (II.pp. 224–231 ; II. pp. 238–253, traduction CUF ou Loeb) ; Philôn d’Alexandrie, philosophe juif hellénistique, dans &#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I (Ier s. ap. J.-C.), donne un récit très détaillé de l’éducation égyptienne de Moïse : il présente Moïse comme étant adopté par la fille du roi. Il est élevé « comme le petit-fils du Pharaon ». Il reçoit &#039;&#039;&#039;toute la science égyptienne&#039;&#039;&#039;, y compris les mathématiques, la philosophie et les arts royaux. Philôn insiste sur son intelligence exceptionnelle, surpassant les Égyptiens eux-mêmes. (I.21–54, traduction Cerf ou Loeb Classical Library) ; Artapanos (IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.), auteur juif hellénistique, propose une version légendaire de Moïse dans des fragments conservés chez Eusèbe (&#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX.27) : Moïse a été selon lui adopté par la fille de Pharaon et élevé à la cour. Il introduit la philosophie et la science en Égypte. Il enseigne aux Égyptiens leurs propres institutions. Il est appelé Hermès ou Thot par eux. (Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; IX, 27, 3–37) ; Pseudo-Philon (&#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;) — Iᵉʳ siècle ap. J.-C. reprend et amplifie le récit de l’enfance de Moïse. Il montre que Moïse grandit en &#039;&#039;&#039;double appartenance&#039;&#039;&#039; : égyptienne par culture, hébraïque par origine. Il insiste sur le moment où il choisit de rejoindre Israël. (Pseudo-Philon, &#039;&#039;Liber Antiquitatum Biblicarum&#039;&#039;, chapitres 9–10.) De nombreux midrashim enrichissent le thème de l’éducation égyptienne de Moïse : dans l&#039;&#039;&#039;Exodus Rabbah&#039;&#039; I, 26–27 : Moïse est présenté comme prince et chef militaire. Dans le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; sur Exode 2 : il devient savant à la cour du roi. Certains midrashim racontent également qu’il était destiné au trône égyptien. Bien que très hostiles, certaines versions &#039;&#039;&#039;égyptiennes tardives&#039;&#039;&#039; (attribuées à Manéthon, cité par Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; I, 26–31) identifient Moïse à un &#039;&#039;&#039;prêtre égyptien Osarseph&#039;&#039;&#039; qui s’est retourné contre le roi. Cette version est très intéressante car &#039;&#039;&#039;elle inverse la perspective&#039;&#039;&#039; : Moïse &#039;&#039;&#039;est égyptien d’origine&#039;&#039;&#039; (et non hébreu), élevé dans la culture égyptienne, puis fonde la loi d’un peuple étranger. Dans Sibylline Oracles (livres III et V) : Moïse apparaît ici comme un législateur né en Égypte mais lié à un peuple autre. Dans les Jubilés (IIᵉ s. av. J.C.) : de façon moins développée, le texte reprend l’idée de l’adoption royale. Un texte du Qumrân (4QExodus) : reprend la base biblique sans amplifications hellénistiques, mais témoigne de la popularité du thème.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tandis que les rédacteurs bibliques ont volontairement laissé de côté ses attaches culturelles initiales&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le texte biblique, en &#039;&#039;Exode 2:1–10&#039;&#039;, Moïse est sauvé par la fille du Pharaon et &#039;&#039;&#039;élevé comme son fils&#039;&#039;&#039;. Il grandit « dans la maison de Pharaon ». Bien que nourri par sa mère biologique (Jokébed), il est socialement et politiquement intégré à la cour égyptienne. En Exode 2:10 (verset clef), il est simplement dit que « &#039;&#039;L’enfant grandit ; elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle l’appela Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » (TOB) ; ou, dans la version de L. Segond : « &#039;&#039;Quand l’enfant eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux.&#039;&#039; » C’est le &#039;&#039;&#039;seul verset&#039;&#039;&#039; dans Exode qui fait allusion à sa jeunesse à la cour royale. La Bible n’expose rien de l’éducation de Moïse à ce stade : elle ne dit pas comment, ni en quoi il a été formé. Cela montre comment la Bible elle-même est étonnamment discrète sur l’éducation de Moïse à la cour égyptienne. Les seuls autres passages bibliques qui évoquent très rapidement l&#039;éducation de Moïse sont hors Bible hébraïques : dans Actes 7:21–22 , l&#039;auteur fait une déclaration explicite « &#039;&#039;Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.&#039;&#039; » Dans Hébreux 11:24–26 et dans un contexte identitaire, Paul déclare que « &#039;&#039;C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.&#039;&#039; » Ce sont surtout des &#039;&#039;&#039;textes postérieurs ou extra-bibliques&#039;&#039;&#039; (Philôn, Josèphe, midrashim, Artapanos…) qui ont amplifié cet épisode.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Moïse lui-même déclare ne pas parler l’égyptien lorsque, face au pharaon, il se fait représenter par [[Aaron]], ce qui suggère qu’il évoluait dans un entourage linguistiquement différent de la haute administration traditionnelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui existe, dans la Bible, ce sont des passages où &#039;&#039;&#039;Moïse dit qu’il n’a pas la parole facile&#039;&#039;&#039; ou qu’il est &#039;&#039;« lent à parler »&#039;&#039; : le texte hébreu dit textuellement (translittération) : &amp;quot;&#039;&#039;kheḇad-pê ûḵeḇad lāšôn ʾānōḵî&#039;&#039; &amp;quot;— litt. « &#039;&#039;Je suis lourd de bouche et lourd de langue&#039;&#039; ». (Exode 4:10), ce que Louis Segond traduit par &amp;quot;&#039;&#039;car j’ai la bouche et la langue embarrassées&#039;&#039;&amp;quot;, et la TOB par : &amp;quot;&#039;&#039;J’ai la bouche et la langue pesantes.&#039;&#039;&amp;quot; Certains commentateurs pensent qu’il parle de bégaiement ou d’un défaut d’élocution. En Exode 6:12 et 6:30, Moïse insiste à nouveau : « &#039;&#039;Voici, je n’ai pas la parole facile&#039;&#039; (&#039;&#039;aral sefatayim&#039;&#039; = “lèvres incirconcises”) ; &#039;&#039;comment Pharaon m’écouterait-il&#039;&#039; ? » : il s&#039;agit là &#039;&#039;&#039;du passage le plus souvent interprété&#039;&#039;&#039; comme impliquant que Moïse &#039;&#039;&#039;n’était pas à l’aise pour parler devant Pharaon en égyptien&#039;&#039;&#039;. Philôn d’Alexandrie (&#039;&#039;De Vita Mosis&#039;&#039; I.75–76) explique ainsi que Moïse avait reçu une éducation égyptienne, mais qu’il s’était tellement détaché de l’Égypte après sa fuite à Madian qu’il n’était plus à l’aise pour s’exprimer devant Pharaon. Selon lui donc, Il ne parle pas explicitement de « ne pas connaître l’égyptien », mais de gêne à parler dans la langue et la rhétorique de la cour. Flavius Josèphe, (&#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; II.268–271) présente Moïse comme un homme éloquent par nature, ce qui est l’inverse du texte biblique — mais il reconnaît qu’il hésite à s’adresser au roi parce qu’il n’a plus sa place dans le monde égyptien. Josèphe transforme le « je ne sais pas parler » en un scrupule politique et moral plutôt que linguistique. Le &#039;&#039;Midrash Rabbah&#039;&#039; – Exode 3:13 et le &#039;&#039;Shemot Rabbah&#039;&#039; 3:17 développent la scène de l’appel ; certains rabbins disent que Moïse avait un &#039;&#039;&#039;d&#039;&#039;&#039;éfaut d’élocution physique (bégaiement), d’autres expliquent qu’il avait oublié la langue égyptienne après 40 ans en Madian. Cette interprétation linguistique est tardive, mais attestée. Le &#039;&#039;Targum Pseudo-Jonathan&#039;&#039; (traduction médiévale araméenne de la Torah, accompagnée de paraphrases et de commentaires, rédigée aux VIIe-IXe s. en Palestine) ajoute une note explicite sur Exode 4:10, selon laquelle Moïse disait qu’il n’était plus capable de parler la langue des Égyptiens couramment. Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, t. 3 pp. XXXXXX, et sa vidéo YouTube &amp;quot;Le souci linguistique de Moïse (le rôle d&#039;Aaron) - élucidé par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=Yjv8zm2oUDk&amp;amp;t=11s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette situation correspondrait plus logiquement selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] à la période de domination des [[Hyksôs]] en Basse-Égypte, peuple d’origine étrangère, dont la présence s’étendit jusqu’à la reconquête thébaine vers 1540 av. J.-C&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, volume 2, éditions Paradeigma. L&#039;ensemble de l&#039;ouvrage est consacré aux problématiques de l&#039;Exode et du personnage de Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Un historien grec antique, Artapan d&#039;Alexandrie&amp;lt;ref&amp;gt;Article Wikipedia : &amp;quot;Artapan d&#039;Alexandrie&amp;quot;,https://fr.wikipedia.org/wiki/Artapan_d%27Alexandrie&amp;lt;/ref&amp;gt;, donne des détails sur le rôle politique de Moïse à la cour égyptienne, avant l&#039;épisode de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Artapanos a écrit une œuvre « Sur les Juifs » (en grec &#039;&#039;Περὶ Ἰουδαίων&#039;&#039;) probablement au IIᵉ ou Iᵉʳ siècle avant J.-C. Trois principaux fragments de son œuvre ont été conservés via des citations : Fragment 1 (sur Abraham) — cité par Eusèbe de Césarée, &#039;&#039;Praeparatio Evangelica&#039;&#039; 9.18.1, Fragment 2 (sur Joseph) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.23.1-4, Fragment 3 (sur Moïse) cité par Eusèbe, &#039;&#039;Praeparatio&#039;&#039; 9.27.1-37. Il a également été cité en partie par Clément d’Alexandrie, in &#039;&#039;Stromata&#039;&#039; 1.23.154.2-3. Voici un extrait du Fragment 3 (Artapan, via Eusèbe) relatif à Moïse, résumé : « … &#039;&#039;[Moïse] divisa l’État (d&#039;Egypte) en trente-six nomes (districts administratifs), et désigna pour chacun d’eux la divinité qui devait y être honorée… Pour ces raisons, Moïse fut aimé des foules… et il mena une armée contre les Éthiopiens, enrôlant des cultivateurs, et s’empara d’une région…&#039;&#039; » Ici, Artapan a &#039;&#039;&#039;reformulé l’histoire biblique&#039;&#039;&#039; dans des catégories familières à la culture grecque (fondateur, législateur, conquérant de l&#039;Egypte, avant son départ). Le texte complet d’Eusèbe (Praep. ev. 9.27.3-5) est en effet très clair : &amp;quot;&#039;&#039;Μωυσῆς δὲ ἔτι καὶ τὴν χώραν διείλετο εἰς τριάκοντα ἓξ νομὰς καὶ θεὸν ἕκαστον ἔταξεν αἰδεῖσθαι.&#039;&#039;&amp;quot; (« &#039;&#039;Moïse en outre divisa le pays en trente-six nomes et assigna à chacun un dieu à vénérer.&#039;&#039; »). Ce « pays » (&#039;&#039;chôra&#039;&#039;) désigne ici l’Égypte, ce qui correspond au système bien connu des 36 nomes égyptiens sous les pharaons. Artapan grécise Moïse en le transformant en réformateur administratif de l’Égypte (à la manière d’un législateur grec).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, a établi une interprétation de ce passage de l’[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]&amp;lt;ref&amp;gt;Article &amp;quot;Exode&amp;quot; dans Wikipedia :  http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Livre_de_l%27Exode&amp;amp;oldid=229799394.&amp;lt;/ref&amp;gt; en utilisant d&#039;autres paradigmes de lecture que ceux généralement admis par la communauté scientifique. Il attribue sa capacité à faire des recoupements hors du commun et à identifier des &amp;quot;réalités&amp;quot; refoulées, à une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;pensée alternative asperger&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui lui permettrait de &amp;quot;passer outre les aspects d&#039;illusions collective&amp;quot; et les &amp;quot;considérations sociales&amp;quot; qui biaisent les analyses traditionnelles des textes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a ainsi démontré en recoupant une multitude de sources antiques que cet [[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] se serait en fait situé à la fin de la période [[hyksôs]], autour de 1540 av. J.-C., date à laquelle les sources égyptiennes et les traditions historiques documentent le départ ou l’expulsion de ce peuple&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article &#039;&#039;Hyksôs&#039;&#039; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyks%C3%B4s. Concernant Allan Arsmann, sa démonstrationn autour de la date de l&#039;Exode biblique et son parallèle avec l&#039;exode Hyksôs est établie dans le tome 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma. Voir aussi ses vidéos YouTube sur le sujet : &amp;quot;L&#039;origine des Hébreux (avant Mérenptah) - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;L&#039;énigme archéologique de l&#039;ESCLAVAGE des hébreux - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La revendicationn de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;La fusion Baal-Yahvé - élucidée par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Le passage de la Mer Rouge élucidé par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Les Dix Plaies d&#039;Égypte - élucidées par un Asperger&amp;quot; ; &amp;quot;Recoupements entre Histoire et Exode - L&#039;enquête d&#039;un Asperger&amp;quot;. Portail : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Parcours ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moïse brise les tables de la loi - Guido Reni.jpg|vignette|368x368px|Moïse brisant les table de la Loi - Guido Reni]]Moïse est le leader de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], un mouvement de population massif hors d&#039;Égypte. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère que la survie de ce grand nombre de personnes dans le désert, sans les ressources habituelles, ne fut possible que grâce à des pratiques de cannibalisme occasionnel&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se fonde entre autres sur le passage du livre des Nombres (11: 4-6, 18-20) où le peuple se plaint de la manne, et où Moïse demande à Dieu de leur donner de la viande en abondance. : « Et le peuple qui était parmi eux se mit à avoir la nostalgie de la chair ; et les enfants d&#039;Israël pleuraient, et disaient : Qui nous donnera de la viande à manger ? » (Nombres, 14, 4) Moïse est accablé par ces plaintes et en parle à Dieu, se sentant dépassé par le poids de la tâche de diriger tout ce peuple. Dieu dit alors à Moïse de rassembler 70 anciens du peuple qui aideront à porter la charge. (Nombres 11:16-20) Puis, Dieu promet : « Mangez de la viande aujourd’hui, car vous avez pleuré en disant : ‘Qui nous donnera de la viande à manger ?’… Je vous en donnerai tellement que vous en aurez assez, et vous en aurez à profusion. » (Nombres 11:31-34) Un vent souffle et amène une énorme quantité de cailles : « Et pendant que la viande était encore entre leurs dents, avant qu’elle ne fût consommée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’un grand plaie. » (Nombres 11:33), passage souvent interprété comme un décès de certains représentants du peuple sous l&#039;effet d&#039;excès de nourriture. Allan Arsmann, qui rejette la possibilité d&#039;un don &amp;quot;magique&amp;quot; et ne veut se fonder que sur des interprétations cartésiennes, ne voit q&#039;une seule probabilité pour cette soudaine apparition de viande abondante au sein du désert : les Hébreux ont consommé certains des leurs. Cf. entre autres sa vidéo YouTube &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=3eGjRokpITc&amp;amp;t=1616s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. La viande, dans ce contexte, ne serait pas tombée du ciel comme le prétend le texte biblique évoquant la manne, mais fut selon lui une ressource humaine, vue comme nécessaire à la survie&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, tome 3 pp. &#039;&#039;&#039;XXXXXX&#039;&#039;&#039; et tome 5 vol. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, pp. &#039;&#039;&#039;XXXXX&#039;&#039;&#039;. Et ses vidéos YouTube sur la question : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;La multiplication des pains - élucidée par un Asperger&amp;quot;, &amp;quot;Les miracles expliqués par l&#039;anthropologie - épisode 2 - La Manne&amp;quot;, &amp;quot;La Tentation du Christ - élucidée par un Asperger&amp;quot;. Accès au portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des aspects les plus marquants de sa vie est sa &amp;quot;mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. chapitre 34 du Deutéronome, versets 1 à 9 : &amp;quot;&#039;&#039;Moïse monta de la plaine de Moab sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. L’Éternel lui montra tout le pays : depuis Galaad jusqu’à Dân, tout Néphthali, tout Éphraïm et Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le Néguev et la plaine, c’est-à-dire la vallée de Jéricho, ville des palmiers, jusqu’à Zoar. L’Éternel lui dit : C’est le pays dont je jurai à Abraham, à Isaac et à Jacob, que je le donnerai à ta postérité ; je te l’ai fait voir de tes yeux, mais tu n’y entreras point. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Il l’enterra dans la vallée, dans le pays de Moab, vis-à-vis de Beth-Péor ; &#039;&#039;&#039;et personne ne sait jusqu’à ce jour où est sa sépulture&#039;&#039;&#039;. Moïse avait cent vingt ans lorsqu’il mourut ; &#039;&#039;&#039;sa vue n’avait pas faibli, et son énergie n’était pas passée.&#039;&#039;&#039; Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse dans le pays de Moab trente jours ; puis les jours de deuil furent terminés. Josué fils de Nun était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains ; les enfants d’Israël l’écoutèrent, et firent ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse.&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse est décrit comme mourant de manière inexpliquée dans le désert, son corps disparaissant sans laisser de trace. Cette &amp;quot;mort&amp;quot; serait en réalité, selon les conclusions des travaux monumentaux d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], une transformation profonde, un &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; (Moïse serait donc un &amp;quot;renouvelé&amp;quot;) où selon la croyance antique dont [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] formule l&#039;hypothèse, la personnalité ancienne &amp;quot;meurt&amp;quot; pour laisser place à une nouvelle, celle de la victime immolée pour permettre la &amp;quot;magie&amp;quot; de ce renouvellement (par effet placebo). Ce &amp;quot;[[renouvellement]]&amp;quot; se serait souvent accompagné d&#039;un changement de nom. Moïse ne serait ainsi pas réellement mort physiquement, mais aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] continué à vivre sous le nom de [[Josué]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article &amp;quot;Josué&amp;quot; sur Wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Josu%C3%A9.&amp;lt;/ref&amp;gt;, son jeune serviteur de confiance&amp;lt;ref&amp;gt;Exode, 33, 11.&amp;lt;/ref&amp;gt;, proche collaborateur et témoin privilégié des événements majeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que [[Josué]], il devient donc le chef incontesté du peuple, assumant tous les rôles et fonctions de Moïse (son ancienne identité), y compris la dictée des lois et la conduite des guerres. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] note que ses actions, son style et son vocabulaire sont identiques à ceux de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=22s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, au point que le &#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039; est considéré comme une continuité directe des livres de Moïse, écrit par le même auteur&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le judaïsme classique et le christianisme ancien, on considère que les &#039;&#039;&#039;cinq premiers livres&#039;&#039;&#039; (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) sont de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039; (Torah / Pentateuque). Le &#039;&#039;&#039;Livre de Josué&#039;&#039;&#039; vient ensuite naturellement comme la &#039;&#039;&#039;suite du Deutéronome&#039;&#039;&#039; : Josué achève la mission commencée par Moïse (entrée dans la Terre promise, conquête, partage du pays). Certains commentateurs anciens (comme dans le Talmud Baba Bathra 14b) disent : « Moïse écrivit son livre et le passage sur Balaam, et Josué écrivit le Livre de Josué. », mais ajoutent parfois que les derniers versets du Deutéronome, décrivant la mort de Moïse, auraient été écrits par Josué lui-même. Donc dans cette tradition rabbinique et chrétienne ancienne, on parle de continuité narrative et théologique, parfois avec un même “auteur inspiré” (Moïse), ou une rédaction très proche. Depuis le XIXᵉ siècle cependant, avec l’émergence de la critique biblique, la plupart des spécialistes contemporains ne considèrent plus Josué comme un livre écrit par Moïse ou Josué seul. La langue, le style et la théologie de Josué sont proches du Deutéronome, ce qui suggère certes un même courant rédactionnel, mais pas nécessairement le même auteur. Cf. Martin Noth, &#039;&#039;Überlieferungsgeschichtliche Studien&#039;&#039; (1943) ; Richard D. Nelson, &#039;&#039;Joshua: A Commentary&#039;&#039; (2003) ; Thomas Römer, &#039;&#039;L’Invention de Dieu&#039;&#039; (2014) ; Jean-Louis Ska, &#039;&#039;Introduction à la lecture du Pentateuque&#039;&#039; (1999).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;étrange rapidité du vieillissement de [[Josué]], décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 tétraménies (environ 36 ans solaires), alors que Moïse était décrit comme vigoureux à 120 tétraménies (environ 40 ans solaires)&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome 34:7 (trad. Louis Segond) : « Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’avait pas faibli, et sa vigueur n’avait pas disparu. » Ce verset précise explicitement l’âge de Moïse au moment de sa mort sur le mont Nébo, avant l’entrée en Terre promise. Moïse mourut donc à 120 &amp;quot;ans&amp;quot;. Josué 24:29 (trad. Louis Segond) : « Après ces choses, Josué, fils de Nun, serviteur de l’Éternel, mourut, âgé de cent dix ans. » Ce verset clôt le livre de Josué et précise son âge au décès. Josué mourut donc à 110 &amp;quot;ans&amp;quot;, après avoir mené Israël dans la conquête et le partage du pays. Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=69s). Trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos).&amp;lt;/ref&amp;gt;, s&#039;expliquerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] par le fait que [[Josué]] serait l&#039;ancien Moïse, qui aurait symboliquement absorbé un temps la jeunesse de son &amp;quot;fils&amp;quot; (ou &amp;quot;considéré comme&amp;quot;) [[Josué]]. Cette pratique était selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] directement liée à la [[loi des Prémices]], qui exigeait le sacrifice des premiers-nés, et était selon l&#039;auteur la loi la plus importante et la plus ancienne du culte de Yahvé, antérieure même aux Dix Commandements&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. vidéo YouTube &amp;quot;Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger&amp;quot; &#039;&#039;&#039;(&#039;&#039;&#039;https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=72s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les âpres négociations de Moïse avec Pharaon auraient concerné selon l&#039;auteur spécifiquement cette pratique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transformation aurait selon l&#039;auteur permis à Moïse lui-même (en tant que [[Josué]]) d&#039;entrer en Terre Promise, surmontant l&#039;interdiction initiale de Yahvé. Le fait que Moïse ait dû se renouveler aurait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] été lié à une &amp;quot;faute&amp;quot; commise à Mériba, une infraction rituelle &amp;quot;prétexte&amp;quot; qui justifiait sa rédemption par ce rite&amp;lt;ref&amp;gt;L’&#039;&#039;&#039;épisode de Mériba&#039;&#039;&#039; (ou « eaux de Mériba ») est l’un des moments les plus marquants de la vie de Moïse, car c’est à cause de cette faute que Dieu lui interdit d’entrer dans la Terre promise. Cet épisode se trouve principalement dans Nombres 20:1–13 (l’épisode décisif à Kadès), et est aussi rappelé en Deutéronome 32:51–52. Dans le chapitre 20 du Livre des Nombres, les Israélites sont dans le désert de Tsin. Il n’y a &#039;&#039;&#039;pas d’eau&#039;&#039;&#039;, le peuple &#039;&#039;&#039;se plaint&#039;&#039;&#039; à Moïse et Aaron (comme souvent dans l’Exode). Moïse et Aaron se prosternent devant Dieu dans la Tente d’Assignation. Dieu ordonne à Moïse : « Prends le bâton et parle au rocher devant leurs yeux, et il donnera de l’eau » (Nombres 20:8). Moïse prend le bâton, mais au lieu de parler au rocher, il s’adresse durement au peuple : « Écoutez donc, rebelles ! » et frappe le rocher deux fois avec son bâton. L’eau en sort en abondance. Dieu intervient alors, et dit : « Parce que vous n’avez pas eu assez de foi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous n’introduirez pas cette assemblée dans le pays que je lui donne » (v. 12).&amp;lt;/ref&amp;gt;. N&#039;ayant plus à ce moment d&#039;enfant biologique propre et auquel il soit attaché pour le sacrifice, Moïse aurait possiblement adopté officiellement le jeune [[Josué]] juste avant le rituel, soulignant la nécessité d&#039;un attachement à l&#039;être sacrifié pour l&#039;effet d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3 ch. &#039;&#039;&#039;XXX&#039;&#039;&#039;, pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] rappelle que [[Yahvé]] avait annoncé à Moïse qu&#039;il serait roi&amp;lt;ref&amp;gt;Moïse est en fait présenté dans la Bible non pas comme roi, mais comme &#039;&#039;&#039;prophète&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;libérateur&#039;&#039;&#039;, &#039;&#039;&#039;législateur&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;chef spirituel&#039;&#039;&#039; d’Israël. Cependant, il existe bel et bien un passage très énigmatique où Moïse est appelé &amp;quot;roi en Israël&amp;quot; : « &#039;&#039;Moïse nous a donné la loi, héritage de l’assemblée de Jacob. Il était roi en Israël, quand s’assemblaient les chefs du peuple et les tribus d’Israël.&#039;&#039; » (Deutéronome 33, 4-5) Ici,« Il » peut être interprété soit comme Moïse, soit comme YHWH lui-même selon les traductions. Le texte hébreu est ambigu : certains manuscrits et traductions (ex. : Septante grecque, Vulgate latine) comprennent que Dieu est roi. D’autres interprétations juives y voient Moïse « exerçant une royauté » au sens de leadership suprême sur Israël dans le désert.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or c&#039;est [[Josué]] qui devint le premier roi des Hébreux, confirmant selon l&#039;auteur le fait que [[Josué]] aurait bien été bien Moïse en personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Héritage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;héritage de Moïse est immense et a profondément façonné les civilisations judéo-chrétiennes. Il est considéré comme le plus grand des prophètes de l&#039;Ancien Testament. La relecture de sa vie à travers le prisme du paradigme antique qu&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pense pouvoir affirmer avoir décrypté, ne diminue en rien la grandeur du personnage selon l&#039;auteur, mais lui rend au contraire toute sa légitimité ancestrale, et replace le personnage dans un contexte historique et psychologique cohérents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, à travers son expérience de &amp;quot;[[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; et de transformation psychique, a posé selon l&#039;auteur les bases d&#039;un cheminement spirituel fondamental : la [[renaissance christique]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur : « L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s) Dans cette vidéo, Allan Arsmann établit explicitement un lien direct entre cette transformation vécue par Moïse et le concept de Christ : 1. &#039;&#039;&#039;Nature de la Transformation :&#039;&#039;&#039; Arsmann explique que le rite de renouvellement implique que l&#039;ancienne personnalité soit considérée comme morte, laissant place à une nouvelle identité psychique qui est le résultat d&#039;une absorption (historiquement cannibale). 2. &#039;&#039;&#039;Lien avec le Christ :&#039;&#039;&#039; la conclusion de cette analyse sur Moïse établit clairement que le Christ a réalisé exactement le même acte (mais cette fois sans sacrifice autre que celui de sa propre personne), ce qui définit son identité : « &#039;&#039;Le Christ va bien lui aussi réaliser ce rite, cet acte, il va le mener plus loin même, jusqu&#039;à son terme, et comprendre l&#039;essence de toutes ces actions sacrales du passé ; il va en comprendre le pourquoi, l&#039;origine. II va se transformer lui aussi, se renouveler, devenir un être neuf, fusionner en lui le père et le fils : c&#039;est cela, être Christ&#039;&#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le parallèle est complet dans l&#039;identité même des deux personnages en tant que renouvelés, l&#039;expérience vécue par Moïse et par celui que la tradition appelle &amp;quot;Le&amp;quot; Christ aboutissant pour tous deux à leurs renouvellements sous le nouveau nom de Josué/Yeshua/Jésus. Il s&#039;agit donc pour Arsmann du &#039;&#039;&#039;même acte et mystère&#039;&#039;&#039;, au cœur de ce qu&#039;il appelle l&#039;état « christique » ou la « renaissance christique ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sa progressive compréhension intime des fondements de la [[loi des Prémices]], ses actes et les lois qu&#039;il a établies&amp;lt;ref&amp;gt;La Torah de Moïse, établies dans l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.&amp;lt;/ref&amp;gt;, témoignent de sa profonde réflexion autour du phénomène de l&#039;[[Psychologie du cannibalisme|anthropophagie]] et de ses dimensions psychiques, les transformant et les sublimant&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo « L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=36s). Dans l&#039;analyse qu&#039;il y pose, Allan Arsmann détaille comment Moïse découvre et met en œuvre les pratiques anciennes de l&#039;anthropophagie dans le contexte de l&#039;Exode, menant à une transformation psychique profonde : Moïse étant un personnage adopté, ne connaît initialement « rien des pratiques anthropophages de ces cultes étrangers ». Il ne « va pleinement découvrir ces aspects et les éprouver » que « lors des temps rudes de l&#039;Exode et du désert ». L&#039;expérience de la transformation psychique (&amp;quot;renaissance&amp;quot;) que va vivre Moïse par l&#039;acte, supposé par l&#039;auteur, du sacrifice (avec consommation) de Josué, est selon lui intimement corrélé à une transformation personnelle et psychique que va éprouver Moïse, à l&#039;occasion de ce rite de « renouvellement ». Arsmann explique que &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; quiconque se renouvelle devient l&#039;individu qu&#039;il a mangé, et l&#039;ancienne personnalité est alors bel et bien considérée comme morte ». Ce processus aboutit à l&#039;annulation psychique des péchés passés et à la rédemption. L&#039;acte anthropophage est présenté par l&#039;auteur dans cette vidéo comme un « acte d&#039;origine préhistorique qui rendait divin celui qui l&#039;effectuait », transformant l&#039;ancienne personnalité en un « être neuf », un individu qualifié de &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; renouvelé &#039;&#039;&#039;»&#039;&#039;&#039;. Moïse adopte ainsi un nouveau nom, celui de Josué, et endosse la personnalité, les traits de caractère, la jeunesse de son ancien fidèle serviteur, marquant un changement de nature, une transformation et une sublimation de la psyché du personnage.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques, loin d&#039;être de simples fantasmes, sont pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] des miroirs de notre passé réel et de l&#039;évolution de la [[Origine de la conscience|conscience]] humaine. L&#039;histoire de Moïse, en particulier dans l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]], est envisagée par l&#039;auteur comme un moment fort de l&#039;histoire humaine, marquant une &amp;quot;sortie du chaos&amp;quot; par la [[naissance de la civilisation]], liée au concept de [[concurrence]] naturelle. Le texte biblique, avec ses détails, est un écho concret des pratiques et des pensées fondatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle : == &lt;br /&gt;
=== Humanité du Yahvé de l&#039;Exode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le personnage nommé Yahvé dans les passages de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est dépeint avec toutes les caractéristiques d&#039;un roi humain de l&#039;Antiquité : fier, orgueilleux, tyrannique, donnant des ordres, menaçant, menant des armées, envoyant des émissaires, et portant un sceptre royal&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La nature humaine du personnage de Yahvé dans le passage de l&#039;Exode - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=ZtXoe1rwyGg&amp;amp;t=565s). Dans cette vidéo, l&#039;analyste soutient que le personnage nommé Yahvé dans les récits de l&#039;Exode (et uniquement dans ces passages) était très probablement un homme, un roi réel. Il y affirme que ce personnage historique fut associé à la divinité pour des raisons sacrées, et que le texte biblique a maintenu ensuite cette association nominale.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette nature royale et humaine est confirmée par le fait qu&#039;il est identifiable à un roi historique, celui qui a concrètement rendu possible l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] [[hyksôs]]&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann se propose de résoudre l&#039;identité historique du personnage qui est appelé &amp;quot;Yahvé&amp;quot; dans [[Correspondance historique : L&#039;Exode|l&#039;Exode]], dans le tome 5 volet 2 de son opus &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. 51 pp. 385-406 : suite aux conclusions qu&#039;il avait déjà tirées dans le tome 2 de la même série, il pense dans cet ouvrage et aux pages indiquées pouvoir l&#039;identifier comme étant historiquement le pharaon [[hyksôs]] [[Apopi III]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La loi des prémices ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un des enjeux majeurs des récits de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]] est selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] la &amp;quot;[[loi des Prémices]]&amp;quot;, qui exigeait l&#039;offrande des premiers-nés, y compris les enfants humains. Cette loi était selon la théorie de l&#039;auteur la première et la plus importante du culte de Yahvé, explicitement plus ancienne que les [[Les Dix Commandements|Dix Commandements]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, vidéo YouTube « Les Prémices dans le culte de Yahvé - élucidées par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=RReRqcz5oKg&amp;amp;t=82s). &amp;lt;/ref&amp;gt;. La demande de Moïse à Pharaon de &amp;quot;laisser mon peuple aller me servir dans le désert&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Exode, 5,1 ; 7,16 et 8,1.&amp;lt;/ref&amp;gt; serait une référence voilée à la continuation de cette pratique sacrificielle, Moïse et son Peuple (les [[Hyksôs]] - non encore &amp;quot;Hébreux&amp;quot;) désirant se rendre au désert afin d&#039;y accomplir des rites sacrificiels que Pharaon réprouve&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la vidéo YouTube de l&#039;auteur : « La revendication de Moïse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=nB3lMKA3q5w). Ce sujet est également mentionné et analysé en détail dans la vidéo « L&#039;identité entre Yahvé et Seth - élucidée par un Asperger »(https://www.youtube.com/watch?v=dNdlBOKd28M&amp;amp;t=178s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le &amp;quot;fruit défendu&amp;quot; d&#039;[[Adam]] et [[Ève]], lui aussi, représenterait la consommation de leur enfant premier-né, ce qui lie cette pratique aux origines mêmes du culte biblique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et vol. 5 partie &#039;&#039;&#039;XXX&#039;&#039;&#039;, ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;. Voir aussi sa vidéo YouTube « La nature du crime d&#039;Adan &amp;amp; Ève dans le texte de la Genèse - élucidée par un Asperger » (https://www.youtube.com/watch?v=_Strntfid0s&amp;amp;t=4s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;mort&amp;quot; de Moïse comme renouvellement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mort de Moïse est décrite comme absurde, planifiée et sans explication naturelle, son corps disparaissant mystérieusement&amp;lt;ref&amp;gt;Deutéronome, 31:14-17 : &amp;quot;&#039;&#039;L’Éternel dit à Moïse  : « Voici, le moment approche où tu vas mourir. Appelle Josué, et présentez-vous dans la tente d’assignation. Je lui donnerai mes ordres. » Moïse et Josué allèrent se présenter dans la tente d’assignation. Et l’Éternel apparut dans la tente, dans une colonne de nuée. La colonne de nuée se dressait à l’entrée de la tente. L’Éternel dit à Moïse  : « Voici : tu vas te coucher avec tes pères ; et ce peuple se lèvera, il se prostituera en servant les dieux étrangers, ceux de la terre où il va entrer ; il m’abandonnera, il rompra l’alliance que j’ai conclue avec lui.&#039;&#039;&amp;quot; Dans Nombres 27:18–23, Moïse reçoit l’ordre de Dieu de désigner Josué : &#039;&#039;&amp;quot;L’Éternel dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Éléazar et devant toute l’assemblée, et tu lui donneras tes ordres à leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité, afin que toute l’assemblée des enfants d’Israël lui obéisse. Moïse posa ses mains sur lui et lui donna des ordres, comme l’Éternel l’avait dit par Moïse.&#039;&#039; » Ici, Dieu ordonne à Moïse de poser ses mains sur Josué : c’est un geste symbolique d’investiture, semblable à une onction d’autorité.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela correspond parfaitement au rituel de [[renouvellement]], où l&#039;ancienne personnalité du pratiquant &amp;quot;meurt&amp;quot; symboliquement pour céder la place à une nouvelle identité&amp;lt;ref&amp;gt;Allan Arsmann aborde l&#039;énigme de la mort de Moïse dans sa vidéo Youtube intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s). Bien que l&#039;orateur précise qu&#039;il consacrera plus tard une vidéo entière à ce sujet, il expose la thèse centrale de l&#039;élucidation dans cette vidéo même : la mort de Moïse est selon lui présentée comme un &amp;quot;complet mensonge lorsqu&#039;on la comprend au premier degré&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; : selon l&#039;analyse historiographique proposée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], la mort de Moïse n&#039;est pas un événement physique ordinaire, mais une &amp;quot;expression pour autre chose&amp;quot;. Il s&#039;agit selon lui d&#039;une mort symbolique, décrivant la disparition, dans le cadre d&#039;un rituel ancien, de son ancienne personnalité profane pour une renaissance en un personnage sacré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moïse et Josué : une seule et même personne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources textuelles internes à la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;La relation entre Moïse et Josué dans la Bible est marquée par une continuité très forte, voulue par Dieu lui-même. Josué est présenté comme le successeur direct de Moïse. Il ne change pas la mission, mais il l’achève. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ainsi que des témoignages externes&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;L&#039;Assomption de Moïse&#039;&#039; (ou &#039;&#039;Testament de Moïse&#039;&#039;) est un ouvrage juif apocryphe (1ᵉʳ siècle ap.-J.-C. ou un peu avant) attribué à Moïse, où il donne ses dernières instructions avant sa mort. Dans ce texte, Moïse s’adresse à Josué comme son successeur. Cela confirme dans la tradition juive ancienne que Josué a été &#039;&#039;annoncé&#039;&#039; comme celui qui continuerait l’œuvre de Moïse. (source : Wikipedia). Flavius Josephus (1ᵉʳ siècle ap. J.-C.) dans &#039;&#039;Antiquités juives&#039;&#039; 4.159-4.175, rapporte : « &#039;&#039;Mais Moïse étant maintenant devenu âgé, il désigna Josué comme son successeur, à la fois pour recevoir des instructions de Dieu en tant que prophète, et pour être le commandant de l’armée.&#039;&#039; » Il marque ainsi explicitement que Moïse nomma Josué comme successeur « prophétique » et « commandant ». Dans &#039;&#039;Antiquités&#039;&#039; 5.1, Josephus écrit : « Lorsque Moïse fut enlevé du milieu des hommes, Josué ordonna à la multitude de se préparer pour une expédition. » Cela montre la continuité : dès après la mort de Moïse, Josué prend sans attendre la direction du peuple. Ainsi, Josèphe constitue un témoin extra-biblique (1ᵉʳ siècle) qui reconnait cette transition de leadership.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appuient fortement l&#039;idée que Moïse et [[Josué]] sont la même personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Continuité textuelle et stylistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;Livre de [[Josué]]&#039;&#039; est la suite immédiate du Deutéronome (le dernier livre de Moïse), partageant le même auteur, style, vocabulaire et continuité narrative&amp;lt;ref&amp;gt;Il existe en effet des points d’accord parmi les spécialistes : &#039;&#039;&#039;1. Thème de continuation narrative : l&#039;&#039;&#039;e manuel d’étude biblique de Yale note que « Joshua … picks up where Deuteronomy left off: Joshua has taken over for Moses as leader, Moses has just died, and now it is time to enter the land. » (Yale Bible Study). Dans l&#039;« Introduction to the Book of Joshua » on lit : «The book’s familiarity with Deuteronomy is apparent (compare Joshua 1:3-5a and Deuteronomy 11:24-25; or Joshua 1:5c-7a and Deuteronomy 31:7-8; Joshua 1:13-15 and Deuteronomy 3:18-20).» Cela montre clairement que les rédacteurs ont lié Joshua à Deutéronome en termes d’histoire (Moïse meurt, Josué prend le relais) et de promesse d’entrée dans la terre. 2. &#039;&#039;&#039;Similarité de thèmes et de vocabulaire « déutéronomique »: l&#039;&#039;&#039;e chapitre 20 du &#039;&#039;Oxford Handbook of Deuteronomy&#039;&#039; indique que l’hypothèse de l’« Histoire déutéronomiste » assigne Deutéronome + Josué + Juges + etc. comme un ensemble littéraire, unifié par «a basic homogeneity in language, style, and content». L’article de Karin Finsterbusch (“Deuteronomy and Joshua”) affirme que les rédacteurs exiliques et anciens ont cherché «to link Joshua with Deuteronomy … and to support the authority of the Torah (i.e., Deuteronomy) … through … Josh 22:5 …». &#039;&#039;&#039;3. Les références explicites au « livre de la Torah » ou « livre de la loi » dans Joshua qui pointent vers le Deutéronome :&#039;&#039;&#039; l&#039;article «The Book of the Torah in Joshua 1 and 23 and in the Deuteronomistic History» (Joachim J. Krause) examine comment Joshua 1 et 23 se réfère à la Torah, ce qui suggère que le Livre de Josué se considère comme la continuation du livre de la Torah de Moïse. Ces analyses montrent donc que le livre de Josué se présente comme la continuation immédiate de la narration de Deutéronome : Moïse meurt, Josué prend la relève, la conquête commence. Elles montrent aussi que la théologie, les thèmes (alliance, obéissance, conquête de la terre) et les formules littéraires témoignent d&#039;une forte parenté avec Deutéronome. Mais, même s’il y a continuité, les spécialistes ne soutiennent pas tous que l’auteur est exactement le même que celui du Deutéronome, et penchent pour la thèse d&#039;un ou plusieurs rédacteurs (souvent exiliques).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Actions et caractère identiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Josué]] réalise les mêmes &amp;quot;miracles&amp;quot; (comme la séparation des eaux du Jourdain, similaire à Moïse séparant la Mer Rouge) &amp;lt;ref&amp;gt;De nombreux épisodes bibliques établissent un parallèles entre les deux personnages : 1. Moïse fait sortir le peuple d’Égypte (Exode 13:17-18 ; Deutéronome 34:4) — Josué les fait entrer en Canaan (Josué 1:2-6) ; 2. Moïse traverse la mer Rouge (Exode 14:21-22) — Josué traverse le Jourdain (Josué 3:14-17), et dans les deux cas, Dieu authentifie le chef par un miracle sur les eaux, marquant une étape décisive du plan divin ; Moïse rencontre Dieu sur la montagne du Sinaï (Exode 19–20) — Josué reçoit l’ordre divin directement (Josué 1:1-9) ; Moïse ordonne l’observance de la Loi (Exode 24:3-8 ; Deutéronome 29) — Josué renouvelle l’alliance (Josué 8:30-35 ; Josué 24:25) ; Moïse reçoit la manne, Dieu nourrit Israël avec la manne pendant la traversée du désert (Exode 16:4-36) — Josué conduit le peuple au moment où elle cesse, le lendemain de la Pâque, car le peuple mange des produits du pays promis (Josué 5:10-12) ; Moïse reçoit l’ordre de se déchausser sur la terre sainte (Exode 3:5) — Josué aussi (Josué 5:15) ; Moïse érige un autel (Ex. 17:15 ; 24) — Josué aussi (Josué 8:30-31) ; Moïse envoie 12 espions en Canaan (dont Josué faisait partie) (Nombres 13:1-3)— Josué envoie deux espions à Jéricho avant d’entrer dans le pays (Josué 2:1).&amp;lt;/ref&amp;gt; et manifeste les mêmes traits de caractère (cruauté, rigueur, leadership) que Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;Josué, successeur direct de Moïse, manifeste à plusieurs reprises des traits de caractère similaires à ceux de Moïse — notamment la rigueur dans l’application des ordres divins, une certaine cruauté militaire dans la conquête, et un leadership ferme &#039;&#039;&#039;:&#039;&#039;&#039; 1. Après la traversée du Jourdain, Josué applique à la lettre l’ordre de Yahvé concernant Jéricho : &#039;&#039;« Ils vouèrent à l’interdit tout ce qui était dans la ville : hommes et femmes, jeunes et vieux, bœufs, brebis et ânes, passés au fil de l’épée. »&#039;&#039; (Josué 6:21) Josué manifeste ici la même rigueur impitoyable que Moïse dans l’exécution des ordres de destruction totale (cf. Moïse en Nombres 31 contre les Madianites). 2. Josué réagit avec une rigueur comparable à celle de Moïse envers les rebelles lors d&#039;une punition exemplaire pour un maintien : Akan et toute sa famille sont lapidés et brûlés. &#039;&#039;« Tout Israël le lapida. On les brûla au feu après les avoir lapidés. »&#039;&#039; (Josué 7:25) Cet événement rappelle celui où. Moïse avait fait exécuter les Israélites infidèles (Exode 32:27, après le veau d’or). Josué agit de même pour préserver la sainteté du peuple. 3. Josué mène une série de conquêtes contre les royaumes cananéens et applique la politique de destruction totale : &#039;&#039;« Josué les frappa depuis Kadès-Barnéa jusqu’à Gaza… il ne laissa échapper personne et voua à l’interdit tout être vivant. »&#039;&#039; (Josué 10:40) Moïse avait lui aussi mené des campagnes militaires destructrices (Nombres 21 :21–35 contre Sihon et Og). 4. Josué capture cinq rois ennemis, les humilie publiquement, puis les fait mettre à mort et suspendre. &#039;&#039;« Josué les fit ensuite frapper et les fit mourir, et il les fit pendre à cinq arbres. »&#039;&#039; (Josué 10:26) Moïse avait de la même façon fait exécuter les chefs madianites (Nombres 31:8). 5. Josué fait bâtir un autel sur le mont Ébal et lit toute la Loi, montrant une fidélité rigoureuse au cadre religieux de Moïse : &#039;&#039;« Josué écrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse. »&#039;&#039; (Josué 8:32) Ce leadership législatif et spirituel pour guider le peuple est semblable à celui qui avait animé Moïse.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le manque d&#039;ambition personnelle de [[Josué]] est inexplicable s&#039;il n&#039;est pas la continuation de Moïse&amp;lt;ref&amp;gt;C’est une observation souvent faite par les exégètes que le personnage biblique de Josué se distingue en effet par un manque d’ambition personnelle, surtout si on le compare à d’autres figures fortes comme Moïse, David ou même certains prophètes. Josué ne cherche jamais à devenir chef, mais &#039;&#039;&#039;c&#039;&#039;&#039;’est Moïse qui le désigne sur ordre de Yahvé : &#039;&#039;« Prends Josué, fils de Noun, homme en qui réside l’esprit ; impose-lui les mains. »&#039;&#039; (Nombres 27:18) Contrairement à d’autres leaders bibliques, Moïse discute directement avec Dieu et plaide sa cause. David reçoit une onction et agit pour établir sa royauté. Gédéon ou Saül sont investis dans une logique de pouvoir. Josué, lui, est &#039;&#039;&#039;choisi et obéit&#039;&#039;&#039;, sans initiative politique ou spirituelle personnelle. Cela traduit une figure de « serviteur fidèle » plutôt que de fondateur charismatique. Tout au long du livre de Josué, on lit des formules répétées : &#039;&#039;« Josué fit comme Moïse l’avait ordonné. » ;&#039;&#039; &#039;&#039;« Josué n’omit rien de tout ce que Yahvé avait commandé à Moïse. »&#039;&#039; (Josué 11:15) Il est donc présenté comme &#039;&#039;&#039;le continuateur&#039;&#039;&#039;, pas l’innovateur. Son rôle est &#039;&#039;&#039;d’accomplir la conquête promise&#039;&#039;&#039;, non de développer un projet personnel ou politique. Contrairement à David, Josué ne fonde pas de dynastie, ne cherche pas à centraliser le pouvoir, ne construit pas de ville capitale ou de temple. À sa mort, il n’y a pas de succession désignée. &#039;&#039;Josué 24&#039;&#039; montre un homme qui, à la fin de sa mission, rend le peuple à Dieu : &#039;&#039;« Pour moi et ma maison, nous servirons Yahvé. »&#039;&#039; (Josué 24:15) Cette phrase emblématique montre une loyauté religieuse avant toute ambition politique. Il exerce un leadership de service, non de gloire personnelle, là où Moïse a une relation intime et unique avec Dieu, souvent teintée de tension (négociations, plaidoyers). Josué, lui, ne négocie jamais avec Dieu — il reçoit des ordres et les exécute. Même ses victoires militaires sont présentées comme l’œuvre de Yahvé, non comme son propre génie stratégique (cf. Josué 6:2, 10:11). Son profil n&#039;est que “fonctionnel” dans la théologie deutéronomiste, où Moïse a le rôle d&#039;un législateur et prophète, au contraire de Josué qui se contente du rôle de conquérant au service du projet divin. Il n’a certes pas besoin d’ambition personnelle, car son rôle biblique est circonscrit à la conquête de Canaan. Sous son commandement le pouvoir politique centralisé n’existe pas encore (période pré-monarchique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques sources : Matthew Henry, dans « Matthew Henry’s Commentary on the Whole Bible » note que le livre de Josué met en valeur l’appel de Dieu à Josué après la mort de Moïse, et l’encouragement à la fidélité, à l’obéissance et non à l’initiative personnelle flamboyante. E. P. Vedder, dans « Josué, serviteur de l’Éternel (1) » présente Josué explicitement comme « fidèle serviteur de Moïse », ce qui va dans le sens d’un leadership de service. Dans un cours intitulé &#039;&#039;« Le livre de Josué et la question de l’historicité de la conquête (suite) et l’installation de Josué comme chef de guerre (Jos 1) »&#039;&#039;, Römer explore l’installation de Josué comme chef de guerre après Moïse (Collège de France). Dans un autre cours du même auteur, intitulé &#039;&#039;« Les deux discours d’adieu de Josué : une conquête (presque) réussie (Jos 23-24) »&#039;&#039;, il note que dans Josué 24, le personnage est “présenté comme un deuxième Moïse” (Collège de France). Son ouvrage &#039;&#039;La première histoire d’Israël : L’école deutéronomiste à l’œuvre,&#039;&#039; éd. Labor et Fides (Genève), 2007, examine le corpus des livres de Josué à 2 Rois sous le prisme de l’historiographie deutéronomiste. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Disparités d&#039;âge ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] pointe du doigt le fait que Moïse soit décrit comme encore robuste à 120 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut; sa vue n’avait point baissé, et sa vigueur n’était point passée.&#039;&#039; » (Deutéronome 34 :7).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques&amp;lt;ref&amp;gt;Cycle de 4 mois, mesuré selon les crues du Nil chez les Egyptiens antiques, et qu&#039;Allan Arsmann montre dans ses travaux avoir été l&#039;une des mesures du temps dans la Genèse (Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 1 ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;, et sa vidéo Youtube &amp;quot;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&amp;quot;, https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s).&amp;lt;/ref&amp;gt;), c&#039;est à dire à 40 ans environ (années solaires), tandis que [[Josué]] est décrit comme &amp;quot;très vieux&amp;quot; à 110 ans&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Depuis longtemps, le Seigneur avait donné du repos à Israël, après que Josué eut vaincu tous ses ennemis alentour. Josué était vieux, avancé en âge. Josué convoqua tout Israël, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses officiers, et il leur dit : “Je suis vieux, avancé en âge.”&#039;&#039; » (Josué 23:1-2, trad. Louis Segond) ; « &#039;&#039;Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut, âgé de cent dix ans.&#039;&#039; » (Josué 24:29, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt; (cycles nilotiques toujours), soit environ 36 ans (années solaires). Cette apparente contradiction ne peut s&#039;expliquer selon l&#039;auteur que si le &amp;quot;vieux&amp;quot; Moïse a effectivement absorbé, à ses 120 ans nilotiques, la jeunesse d&#039;un [[Josué]], pour se &amp;quot;rajeunir&amp;quot; et continuer son œuvre sous l&#039;aura de la puissance sacrale conférée par le rite du [[renouvellement]]. Cette hypothèse aurait le mérite de faire mourir le vieux Moïse/[[Josué]] à l&#039;âge d&#039;environ (40 + 36 =) 76 ans, ce qui selon l&#039;auteur paraît plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;identité secrète de MOÏSE - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1761s), et le volume 3 de sa série &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, ch. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039; pp. &#039;&#039;&#039;XXXX&#039;&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dissociation linguistique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moïse, tout comme [[Josué]], utilise constamment des pronoms (&amp;quot;vous&amp;quot;, &amp;quot;vôtres&amp;quot;) qui le dissocient du peuple d&#039;Israël (&amp;quot;nous&amp;quot;, &amp;quot;nôtres&amp;quot;), un trait linguistique unique parmi les prophètes bibliques. Le texte biblique contient en effet des &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot;, affirme l&#039;auteur, montrant une &#039;&#039;&#039;&amp;quot;dissociation culturelle complète&amp;quot;&#039;&#039;&#039; entre Moïse et les Hébreux. Moïse utilise continuellement les pronoms &amp;quot;vous&amp;quot; et &amp;quot;vôtres&amp;quot; pour parler du peuple, tandis que les autres prophètes parlent en &amp;quot;nous&amp;quot;. La divinité elle-même (Yahvé) et le beau-père de Moïse affirment cette distinction&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Deutéronome 1 :31, Moïse dit : « &#039;&#039;Vous avez vu … l’Éternel, votre Dieu, et il vous a portés … comme un homme porte son fils&#039;&#039; » (version UTN) et la note indique que « you and your are singular here ». (source : freely-given.org) Dans Exode 3 :12, le commentaire note que le verset change de pronom « you (singulier) → you (plural) » dans la même phrase. (source revbible.com). Le site “Independent Pronouns in Biblical Hebrew” rappelle que l’utilisation d’un pronom explicite en hébreu (ex. אַתָּה “tu”) est souvent marquée — soit pour insister, soit pour marquer une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; (source : biblicalhebrew.org). Un article de traduction anglo-saxon (Fry 1997) note que dans certaines langues, “the Lord your God” (s’adressant aux Israélites) devrait être “our God” si le locuteur s’inclut : « But when it is Moses speaking to his fellow Israelites … for him to say ‘the Lord your God’ is not appropriate. … we find that Moses did sometimes use a first person plural … ‘the Lord our God’ ». (source : translation.bible). Cela suggère que l’expression “votre Dieu” (your God) dans les discours de Moïse pourrait marquer soit une &#039;&#039;&#039;distance&#039;&#039;&#039; du peuple, soit, et c&#039;est l&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann, une posture de &#039;&#039;&#039;médiateur&#039;&#039;&#039; plutôt que de “membre du groupe”. Dans Josué 1 :2-3, Dieu dit à Josué : « &#039;&#039;À toi et à tout ce peuple … dans le pays que je leur donne … Car c’est toi qui feras hériter à ce peuple [ce pays].&#039;&#039; » » (&amp;quot;toi&amp;quot; est ici distinct de &amp;quot;ce Peuple&amp;quot; ; source : bible.org) Un commentaire anglo-saxon (on “The Book of Joshua”) note qu’ici le pronom “your”, pour Josué, dans “the Lord your God”, est parfois &#039;&#039;&#039;singulier&#039;&#039;&#039; ou &#039;&#039;&#039;pluriel&#039;&#039;&#039;, ce qui peut susciter également l’interprétation que “Joshua serait exclu de la promesse” si on lit “à eux” vs “à toi”. Le passage le plus clair où le &#039;&#039;&#039;beau-père de Moïse&#039;&#039;&#039;, Jéthro (ou Réouël), distingue Moïse personnellement du peuple qu’il dirige se trouve dans Exode 18:14–23 : &#039;&#039;« Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour le peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ? »&#039;&#039; (Exode 18:14, trad. Louis Segond) Ici déjà, on voit que « &#039;&#039;toi&#039;&#039; » est adressé à Moïse, tandis que « &#039;&#039;le peuple&#039;&#039; » semble désigner un autre groupe.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela conforte l&#039;idée que Moïse (et donc [[Josué]] selon la démonstration d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]]) n&#039;était pas hébreu de naissance. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] soutient en effet l&#039;hypothèse que &#039;&#039;&#039;Moïse serait né égyptien&#039;&#039;&#039;. Bien que le texte biblique notifie très explicitement que l&#039;enfant recueilli par la princesse égyptienne était hébreu, l&#039;auteur souligne que la Bible affirme également l&#039;inverse, à plusieurs reprises, en des passages moins connus, qui laisseraient entendre selon lui que Moïse n&#039;était pas hébreu, mais bien au contraire &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il note en premier lieu que lors de l&#039;épisode de sa fuite en Madian, les femmes que Moïse rencontre le décrivent explicitement à leur père comme étant &#039;&#039;&#039;&amp;quot;un égyptien&amp;quot;&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Contexte narratif (Exode 2:11–22) : Moïse tue un Égyptien qui frappait un Hébreu. Pharaon cherche alors à le faire mourir, et Moïse fuit en Madian. Il s’assoit près d’un puits. Sept filles de Réouël viennent puiser de l’eau pour leurs troupeaux. Des bergers les chassent, mais Moïse intervient et les aide. « &#039;&#039;Elles répondirent : Un &#039;&#039;&#039;Égyptien&#039;&#039;&#039; nous a délivrées de la main des bergers ; de plus, il a puisé pour nous et fait boire le troupeau.&#039;&#039; » (Exode 2:19, trad. TOB)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Moïse nomme ensuite son premier fils &amp;quot;Guerschom&amp;quot;, car il est &amp;quot;un expatrié&amp;quot; (un &amp;quot;guerre&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;Elle enfanta un fils, et Moïse lui donna le nom de Guershom, car, dit-il, &#039;&#039;&#039;je suis un étranger en ce pays&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:22, trad. L. Segond). Le nom hébreu &#039;&#039;&#039;גֵּרְשֹׁם&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;Gēršōm&#039;&#039; ou &#039;&#039;Gershom&#039;&#039;) est généralement expliqué par un jeu de mots sur deux racines hébraïques : &#039;&#039;&#039;גֵּר&#039;&#039;&#039; (gēr), « étranger », « résident temporaire » et שָׁם (šām) qui signifie « là ». La signification littérale serait donc « &#039;&#039;Étranger là-bas&#039;&#039; » ou « &#039;&#039;étranger en ce lieu&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce nom trahit le fait que l&#039;Égypte lui manque profondément et qu&#039;il la considère comme sa &#039;&#039;&#039;&amp;quot;patrie égyptienne&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, ce que laisserait plus ou moins entendre Plutarque&amp;lt;ref&amp;gt;Plutarque évoque l’idée que Moïse pourrait être d’origine égyptienne dans son œuvre &#039;&#039;De Iside et Osiride&#039;&#039; (&amp;quot;Sur Isis et Osiris&amp;quot;), au chapitre 36. Dans cette oeuvre, Plutarque discute des figures religieuses et mythologiques de l’Égypte, et mentionne Moïse dans une perspective qui suggère qu’il a puisé dans la tradition égyptienne ou qu’il serait lié à cette culture. Il fait référence à Moïse comme à un personnage qui, selon certaines traditions, aurait reçu une formation ou un héritage religieux en Égypte, ce qui expliquerait certaines similitudes entre les religions juive et égyptienne : &amp;quot;&#039;&#039;Ὁ δὲ Μωυσῆς, ὥς τινες φασιν, ἐκ τῆς Αἰγύπτου ἐξῆλθεν καὶ τὴν νόσον ἐξέβαλεν τῶν Ἰουδαίων, καὶ νόμους καὶ θυσίας ἀνέθετο τῷ λαῷ.&#039;&#039;&amp;quot; (trad. littérale : « &#039;&#039;Moïse, selon certains, sortit d’Égypte et chassa la maladie des Juifs, et institua des lois et des sacrifices pour le peuple.&#039;&#039; »)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, note [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]], si Moïse avait été Hébreu, il aurait déjà été un expatrié en Égypte, car les Sémites n&#039;y étaient pas considérés comme chez eux. Le nom même de Moïse (Moïse/Moussa/Moses) est connu par les spécialistes de la langue égyptienne comme étant d&#039;origine &#039;&#039;&#039;égyptienne&#039;&#039;&#039;, et l&#039;auteur va jusqu&#039;à proposer &#039;&#039;&#039;Ou-Shirmose&#039;&#039;&#039; (&amp;quot;fils d&#039;Osiris&amp;quot;)&amp;lt;ref&amp;gt;L’égyptien ne dit pas littéralement &#039;&#039;« fils de »&#039;&#039; dans ces noms théophores, mais exprime la filiation ou la naissance divine à travers le verbe &#039;&#039;msj&#039;&#039; (« naître de »). Ainsi, &#039;&#039;Ramesès&#039;&#039; (Ra-ms-sw) = “Ra l’a mis au monde” ou “né de Rê”. &#039;&#039;Thoutmès&#039;&#039; (Ḏḥwtj-ms) = “né de Thot”. Et donc &#039;&#039;Ousermose&#039;&#039; (Wsjr-ms) = “né d’Osiris”. Donc, « Ousermose » est sémantiquement équivalent à “fils d’Osiris”, même si la formulation exacte en égyptien exprime plutôt la &#039;&#039;&#039;naissance divine&#039;&#039;&#039; que la filiation biologique.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;historien grec Manéthon aurait soutenu l&#039;interprétation égyptienne du nom&amp;lt;ref&amp;gt;l&#039;historien égyptien &#039;&#039;&#039;Manéthon&#039;&#039;&#039; (IIIe siècle av. J.-C.), aurait affirmé que Moïse était &#039;&#039;&#039;égyptien&#039;&#039;&#039; et qu&#039;il portait un nom égyptien : dans &#039;&#039;Aegyptiaca&#039;&#039;, Manéthon raconte que le prêtre égyptien Osarseph, originaire d&#039;Héliopolis, se révolta contre le pharaon et mena une rébellion avec des lépreux. Après leur expulsion, Osarseph aurait changé son nom en Moïse. Ce récit de Manéthon est rapporté par Flavius Josèphe dans &#039;&#039;Contre Apion&#039;&#039; (I.227-250), pour le contredire. Apion, dont Josèphe se fait le contradicteur, prétendait que les récits sur Moïse étaient une invention des Juifs pour s’approprier des éléments de la culture égyptienne et de l’histoire égyptienne. Par exemple, s&#039;appuyant sur Manéthon, il avançait que Moïse n’était qu’un prêtre égyptien appelé Osarseph, qui aurait mené une rébellion impie, ce qui était une inversion négative par rapport à la figure biblique.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fait qui coïnciderait pleinement, note l&#039;auteur, avec les propos de la mère adoptive de Moïse dans la Bible&amp;lt;ref&amp;gt;« &#039;&#039;L’enfant grandit. Elle l’amena à la fille de Pharaon, et il devint son fils. Elle lui donna le nom de &#039;&#039;&#039;Moïse&#039;&#039;&#039;, car, dit-elle, &#039;&#039;&#039;je l’ai tiré des eaux&#039;&#039;&#039;.&#039;&#039; » (Exode 2:10, trad. TOB).&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] conclut que la contradiction dans le texte (Moïse étant à la fois Hébreu et Égyptien) ne peut être résolue que par le fait qu&#039;il y ait eu une &#039;&#039;&#039;adoption&#039;&#039;&#039;. Moïse, né égyptien, aurait donc été &#039;&#039;&#039;adopté par le peuple hébreu&#039;&#039;&#039;. Cette adoption fut ensuite selon l&#039;auteur entérinée dans les textes par une modification de son ancienne appartenance culturelle au profit de la nouvelle identité sacrale&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur &amp;quot;L&#039;origine ethnique de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=fU06NdokVwE&amp;amp;t=7s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Témoignages historiques externes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des historiens égyptiens et grecs ont affirmé que Moïse avait lui-même conquis la Judée&amp;lt;ref&amp;gt;Hécatée d&#039;Abdère aurait été, selon l&#039;historien juif Flavius Josèphe, contemporain d&#039;Alexandre le Grand et de Ptolémée &amp;lt;abbr&amp;gt;I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/abbr&amp;gt;. Sous ce roi, il aurait visité l’Égypte. selon la « Jewish Virtual Library », Hécatée mentionne que « leur chef Moïse, qui excellait en capacité et en vaillance, conquit la terre de Judée pour les Juifs, fonda Jérusalem, y éleva le Temple, institua la constitution du peuple. » (source : Bibliothèque Virtuelle Juive). Il est cité par Pline l&#039;Ancien, Flavius Josèphe, Origène et Clément d&#039;Alexandrie. Cependant, il &#039;&#039;&#039;n’est pas clair&#039;&#039;&#039; que des auteurs gréco-romains majeurs aient formulé exactement que “Moïse avait conquis la Judée”, en ces termes ou dans un texte complet aujourd’hui conservé. Par un souci d&#039;honnêteté intellectuelle cependant, il faut garder à l&#039;esprit que ces témoignages sont fragmentaires ou via des recensions secondaires . Le terme “conquête de la Judée” peut également être plus littéraire ou mythique qu’un récit historique concret dans ces sources. Les auteurs hellénistiques grecs avaient en effet tendance à “helléniser” ou “orientaliser” Moïse pour l’inscrire dans la tradition des fondateurs de cité ou de lois (oīkistès, législateur), donc ils peuvent avoir attribué à Moïse un rôle de conquérant ou de “chef d’expédition”.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui corrobore l&#039;identité entre Moïse et Josué aux yeux de leurs contemporains et adversaires&amp;lt;ref&amp;gt;Des penseurs modernes comme &#039;&#039;&#039;Freud&#039;&#039;&#039; ont également réaffirmé, sur base d&#039;analyses des textes anciens, que Moïse était &amp;quot;égyptien de souche&amp;quot; : dans son ouvrage &#039;&#039;Moïse et le monothéisme&#039;&#039; (&#039;&#039;Moses und die monotheistische Religion&#039;&#039;), Fraud avance l&#039;idée que Moïse était d&#039;origine égyptienne, et que son nom, « Moïse », serait dérivé du terme égyptien « mś », signifiant « enfant » ou « fils ». Selon Freud, Moïse aurait été un prêtre égyptien de la secte d&#039;Aton, qui, après l&#039;effondrement de cette secte, aurait été adopté par une famille hébraïque et aurait introduit le culte d&#039;Aton parmi les Hébreux. Freud soutient cette hypothèse en analysant des textes anciens et en comparant les traditions religieuses égyptiennes et hébraïques. Il note des similitudes entre le monothéisme d&#039;Aton et celui de Moïse, suggérant une influence égyptienne sur la religion hébraïque. Il est important de noter toutefois que cette théorie de Freud est controversée et n&#039;est pas largement acceptée par les historiens et les spécialistes des religions. Elle a été notamment critiquée pour son manque de preuves historiques solides et pour son approche psychanalytique de l&#039;histoire.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Justification du &amp;quot;crime&amp;quot; de Moïse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &amp;quot;faute&amp;quot; de Moïse à Mériba, où il désobéit à [[Yahvé]] en frappant le rocher deux fois au lieu d&#039;une pour faire jaillir de l&#039;eau, est présentée comme la justification de sa mort&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Nombres 20,1-13 il est fait le récit des éléments historiques de cet épisode, tandis que Deutéronome 32,48-52 en rappelle la faute et ses conséquences.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant, cette faute, jugée incohérente selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] au vu des désobéissances antérieures de Moïse, prend tout son sens dans le contexte du [[renouvellement]] : le rite offrait une &#039;&#039;&#039;rédemption complète de tous les péchés passés&#039;&#039;&#039;, et l&#039;infraction servait de &amp;quot;moteur&amp;quot; ou de prétexte rituel pour l&#039;exécution du [[renouvellement]]. Moïse, en adoptant [[Josué]] juste avant le rite, s&#039;assurait un individu de &amp;quot;valeur&amp;quot; (qui lui était cher et proche) pour l&#039;incorporation, point essentiel pour un effet optimal d&#039;identification&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo de l&#039;auteur intitulée &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (https://www.youtube.com/watch?v=rqYyupGqS54&amp;amp;t=1774s). Arsmann soutient que cette faute, telle qu&#039;elle est présentée dans le récit, est &amp;quot;absurde&amp;quot; et non &amp;quot;crédible&amp;quot; compte tenu des désobéissances antérieures de Moïse envers Dieu. Cependant, la scène prendrait selon lui tout son sens si on l&#039;examinait sous l&#039;angle du &#039;&#039;&#039;rituel anthropophage&#039;&#039;&#039; et du &#039;&#039;&#039;renouvellement&#039;&#039;&#039;. En effet, dans le contexte de ce rituel ancien, la faute commise par Moïse aurait servi de moteur et de justification. Le rituel de renouvellement exigeait la &amp;quot;nécessaire réalisation d&#039;une &#039;&#039;&#039;infraction&#039;&#039;&#039; justifiant ensuite la réalisation du rite qui en permettait la &#039;&#039;&#039;rédemption&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Cette infraction était donc &amp;quot;systématiquement présente&amp;quot; et &amp;quot;servait de moteur et de justification pour la suite du rituel&amp;quot;. Ce rite de renouvellement offrait d&#039;après l&#039;auteur une &amp;quot;complète &#039;&#039;&#039;rédemption de tous les péchés du passé&#039;&#039;&#039;&amp;quot;. Selon les considérations des anthropophages de jadis, l&#039;absorption de l&#039;innocence de la victime lavait l&#039;exécutant de tous ses crimes passés. L&#039;ancienne personnalité de Moïse (le pécheur) devait mourir pour qu&#039;il puisse renaître sous une nouvelle identité (celle de Josué, l&#039;enfant consommé/incorporé). Ce rituel est exploré par Frazer dans son ouvrage monumental &#039;&#039;Le Rameau d&#039;Or&#039;&#039; au sujet des rites de mort et renaissance du roi divin dans de nombreuses sociétés antiques (Mésopotamie, Égypte, Europe préchrétienne), et par Mircea Eliade dans &#039;&#039;Le Mythe de l’éternel retour&#039;&#039; (1949) et son &#039;&#039;Traité d’histoire des religions&#039;&#039; (1949) au sujet des rites de « régénération périodique » dans les sociétés traditionnelles, où l&#039;auteur expose que la mort sacrificielle était perçue comme une &#039;&#039;&#039;«&#039;&#039;&#039; réinitialisation » du temps mythique, permettant au sacrifiant ou au groupe de renaître dans un état de pureté originelle. Eliade cite notamment les mystères agraires, les cultes de Tammouz, Osiris, Dionysos et certaines pratiques initiatiques d’Afrique et d’Asie. Enfin, René Girard, dans &#039;&#039;La violence et le sacré&#039;&#039; (1972), développe la théorie du « bouc émissaire » : dans certaines sociétés, une victime expiatoire est choisie pour canaliser la violence collective. Girard montre que le sacrifice (humain ou symbolique) produit une « purification » de la communauté. La consommation ou le partage rituel autour de la victime a souvent selon lui une fonction de cohésion sociale et de transfert symbolique des fautes. Les exemples culturels les plus cités dans la littérature anthropologique son les rituels d’Akitu en Mésopotamie, où à l&#039;occasion du nouvel an babylonien le roi subissait symboliquement une humiliation ou était remplacé temporairement. Certaines versions anciennes pourraient avoir impliqué un sacrifice substitutif. A Carthage et en Phénicie, les sacrifices d’enfants (tophets) documentés archéologiquement et textuellement, ont parfois été interprétés comme des rituels de renouvellement collectif. Dans le Mexique précolombien chez les Aztèques, des victimes étaient immolées puis certaines parties consommées rituellement pour « partager » leur force divine. En Europe ancienne enfin, des traces de sacrifices humains rituels ont été relevées chez les Celtes ou les peuples germaniques, rituels associés à des fêtes saisonnières et de purification.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
==  Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Isaac</title>
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		<updated>2025-11-02T22:53:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Isaac&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Campement d&#039;Abraham en Canaan (Mamré/Hébron ?)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Décès&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Mont Moriah (?) ; Guérar ou Beer‑Léa selon les textes bibliques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]] (père)&amp;lt;br /&amp;gt;[[Sarah]] (mère)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Rébecca]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Esaü&amp;lt;br /&amp;gt;[[Jacob]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est un patriarche biblique et le fils d&#039;[[Abraham]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Isaac&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon ses propres recherches, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, conclut qu&#039;il est sacrifié en holocauste dans le cadre d&#039;un rituel de renouvellement par Abraham à l&#039;age de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance &amp;quot;miraculeuse&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
La naissance d&#039;Isaac, fils d&#039;[[Abraham]] et de [[Sarah]], peut être interprétée dans les sources selon une double lecture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, sa conception est considérée comme miraculeuse, intervenant alors que ses parents étaient très âgés (Abraham aurait eu plus de cent ans et Sara 90 ans) et qu&#039;Abraham était décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant l&#039;âge d&#039;Abraham et de Sarah, voir Genèse 17, 17 : « &#039;&#039;Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ?&#039;&#039; » Ici, l’âge d’Abraham (100 ans) et celui de Sara (90 ans) sont explicitement donnés au moment de l’annonce de la naissance d’Isaac. Genèse 21, 5 : « &#039;&#039;Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils.&#039;&#039; » Ce verset confirme que selon les stricts mots du texte biblique, au moment de la naissance d’Isaac, Abraham avait 100 ans. Plus tard, plusieurs auteurs chrétiens reliront cet épisode pour en souligner la foi d’Abraham malgré sa vieillesse : Paul, dans sa lettre aux Romains (4, 19), explique que « &#039;&#039;sans faiblir dans la foi, il considéra son corps déjà usé — puisqu’il avait près de cent ans — et celui de Sara, déjà atteint par la vieillesse&#039;&#039;. » Ici, Paul parle du corps &amp;quot;déjà usé&amp;quot; d’Abraham, littéralement dans certaines traductions : « &#039;&#039;son corps déjà comme mort&#039;&#039; » (&#039;&#039;nekromenon&#039;&#039;, en grec). C’est probablement de ce passage que vient la formule « Abraham était déjà mort » (dans le sens de &amp;quot;biologiquement incapable d’avoir des enfants&amp;quot;). Le même Paul, dans son épître aux Hébreux (11, 11–12) indique que « &#039;&#039;c’est par la foi que Sara elle-même, bien qu’elle fût stérile et déjà avancée en âge, obtint la possibilité d’être mère, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait promis. C’est pourquoi, d’un seul homme déjà marqué par la mort, naquit une descendance nombreuse comme les étoiles du ciel…&#039;&#039; » L&#039;expression explicite : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;d’un seul homme déjà marqué par la mort&#039;&#039; »&#039;&#039;&#039; est parfois traduite par « &#039;&#039;presque mort&#039;&#039; », selon les traductions.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce récit est comparé au mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]], qui eurent également un enfant miraculeusement alors qu&#039;Osiris était déjà défunt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, une lecture ré-interprétative des datations bibliques, en considérant les &amp;quot;années&amp;quot; comme des &amp;quot;saisons égyptiennes&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &#039;&#039;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s). trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;).&amp;lt;/ref&amp;gt;, suggère qu&#039;Isaac serait né quand Abraham avait environ 33 ans et Sara 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 21, 5 : &amp;quot;וְאַבְרָהָם, בֶּן־מֵאָה שָׁנָה, בְּהִוָּלֵד לוֹ אֶת־יִצְחָק בְּנוֹ.&amp;quot;, &#039;&#039;« Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils. »&#039;&#039; (soit 33 ans révolus s&#039;il s&#039;agit de 100 ans nilotiques). Genèse 17, 17 avait précédemment précisé dans le récit, au moment de l&#039;annonce de la conception d&#039;Isaac, que &#039;&#039;« Abraham tomba sur sa face, il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? »&#039;&#039; texte qui donnerait à Sara l&#039;âge de 30 ans si son âge est compté dans le texte biblique en années nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, Isaac est associé aux &amp;quot;[[prémices]]&amp;quot; d&#039;Abraham, impliquant qu&#039;il devait être offert&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs traditions juives et lectures midrashiques ou chrétiennes ultérieures à l&#039;écriture du texte biblique ont établi une correspondance symbolique entre Isaac et les prémices — en particulier à cause de son « offrande » sur le mont Moriah (Genèse 22) et du fait qu’il soit le fils promis né « contre toute attente ». Les &amp;quot;prémices&amp;quot; sont citées en Exode 23,16, Lévitique 23,9–14, Deutéronome 26,1–11, sans jamais mentionner Isaac. Mais dans le judaïsme ancien et rabbinique, plusieurs midrashim relisent l’épisode du « ligotage d’Isaac » (&#039;&#039;ʿAqedat Yiṣḥaq&#039;&#039;) comme une offrande représentative ou comme les “premiers fruits” de la foi d’Abraham. C&#039;est le cas du Targum Pseudo-Jonathan, dans lequel il est écrit au sujet de Genèse 22,14 : « … &#039;&#039;Sur cette montagne, Abraham offrit Isaac son fils, et sur cette montagne les générations offriront leurs prémices&#039;&#039;. » C&#039;est celui aussi du Midrash Rabbah, en 56:10 au sujet de Genèse et dans lequel Abraham dit : « &#039;&#039;Que cela te soit compté comme si j’avais offert toutes les générations en prémices devant toi.&#039;&#039; » Le &#039;&#039;ʿAqedah&#039;&#039; est ici compris comme l’offrande des “premiers fruits” de la descendance d’Abraham, Isaac étant le premier-né de la promesse. Le Nouveau Testament de son côté ne relie pas directement Isaac à la fête juive des prémices, mais emploie le langage des “premiers-nés” et des “prémices” à propos de Jésus, en s’inspirant de ces traditions. Dans Hébreux 11,17–19, l&#039;apôtre Paul affirme que « &#039;&#039;par la foi, Abraham offrit Isaac, le fils unique … il pensait que Dieu pouvait même le ressusciter d’entre les morts.&#039;&#039; » Isaac est figure de résurrection, thème des prémices de la vie nouvelle. En 1 Corinthiens 15,20, le même Paul déclare : « &#039;&#039;Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de ceux qui sont morts.&#039;&#039; » Paul relie la résurrection du Christ (qui a lieu le lendemain du sabbat de la Pâque — même jour que la fête des prémices) à la typologie d’Isaac (le fils offert et rendu à la vie). Ainsi, dans la théologie chrétienne, Isaac devient une préfiguration du Christ, et le Christ, les véritables prémices.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et la littérature apocryphe le lie d&#039;ailleurs aux fêtes des prémices&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés 22, il est question d&#039;Isaac et Ishmaël qui seraient venus du &amp;quot;puits du Serment&amp;quot; pour célébrer la fête des semaines — c’est-à-dire la fête des &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de la moisson — chez Abraham, leur père ; dans ce même livre (Jubilés 22.3-4) il est ajouté qu&#039;Isaac offrit un holocauste. De plus, dans Jubilés 35 (qui traite de la fête des prémices en lien avec Abraham) on trouve aussi la mention de la « fête des premiers fruits » dans le contexte du patriarche Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette interprétation alignerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] sa naissance, et son sacrifice ultérieur à l&#039;âge de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte biblique lui-même ne donne pas explicitement son âge à ce moment. Dans &#039;&#039;&#039;Genèse Rabbah 56:8, l&#039;&#039;&#039;e midrash relie directement la mort de Sarah (Genèse 23, 1) à l’épisode du sacrifice d’Isaac (Genèse 22). Comme Sarah meurt à 127 ans, et qu’elle a 90 ans à la naissance d’Isaac (Genèse 17:17, 21:5), on conclut : 127 – 90 = 37 ans. Donc Isaac aurait 37 ans au moment de l’Akedah. Dans Genèse Rabbah 58:5, il est écrit que « &#039;&#039;lorsque Sarah apprit la nouvelle [du sacrifice], son âme s’envola et elle mourut.&#039;&#039; » Cette tradition repose sur l’idée que Sarah meurt &#039;&#039;&#039;en entendant&#039;&#039;&#039; que son fils a (failli ?) être sacrifié, ce qui fait du sacrifice d’Isaac l’événement immédiatement précédent sa mort.  Au XIe siècle, Rachi reprend explicitement ce raisonnement dans un commentaire sur sur Genèse 23, 2 : « &#039;&#039;L’Aqédah eut lieu juste avant la mort de Sarah, car elle mourut en apprenant ce qui s’était passé avec son fils Isaac.&#039;&#039; » Si l&#039;on applique la théorie d&#039;Allan Arsmann pour l&#039;âge supposé d&#039;Isaac, on obtient pour 37 années nilotiques un sacrifice opéré plutôt à l&#039;âge 12 ans révolus. Flavius Josèphe quant à lui, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 13, 2), considère qu&#039;Isaac avait 24 ans : « ἦν δὲ ὁ Ἰσαὰκ τότε ἐτῶν εἴκοσι πέντε », ce qui correspondrait à 8 années si les 24 sont nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;, avec les thèmes de [[renouvellement]] et de sacrifice rituel abordés dans les textes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sacrifice ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Isaac (sacrifice d&#039;)|Sacrifice d&#039;Isaac]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac, tel qu&#039;il est expliqué dans la Bible, a été décrypté par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] comme une exigence formulée par un roi, perçu comme une incarnation de [[Baal]], pour sceller une alliance militaire. [[Abraham]] aurait selon l&#039;auteur effectivement procédé à l&#039;immolation de son fils premier-né, une pratique encore courante selon lui à cette époque. À la suite de cet acte, Abraham aurait expérimenté un &amp;quot;[[effet Phoenix]]&amp;quot;, un [[renouvellement]] par lequel il serait devenu Isaac, absorbant l&#039;identité de son fils sacrifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques ultérieurs à ce sacrifice et concernant Isaac se réfèreraient ainsi, selon Arsmann, à cet Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot;, sa propre vie d&#039;actions s&#039;étant arrêtée après le sacrifice. Des indices dans les textes, comme le nom de &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé et le fait qu&#039;Abraham revienne seul de la montagne après l&#039;événement, sont interprétés comme des preuves de la réalisation effective du sacrifice&amp;lt;ref&amp;gt;Dans une vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 rediffusant une conférence de Thomas Römer intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s), le chercheur spécialiste de la Bible et membre du Collège de France évoque lui aussi ce point, à savoir le retour solitaire d&#039;Abraham depuis le lieu du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La tradition du bélier substitué est considérée par Allan Arsmann comme une modification ultérieure du texte, probablement par Abraham lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann est qu&#039;Abraham serait l&#039;auteur de la Genèse (cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=256s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, visant à substituer l&#039;acceptation spirituelle du sacrifice à sa réalisation physique et marquant une évolution vers la condamnation de ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mariage d&#039;Isaac ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bénédiction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Isaac comme Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère dans ses écrits et vidéos que l&#039;Isaac adulte fut en fait son père Abraham lui-même, &amp;quot;un [[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; selon les hypothèses originales d&#039;Arsmann. Cette idée expliquerait comment [[Jacob]] a pu être considéré dans certains textes comme le &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés, chapitre 22, Jacob est clairement appelé &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;. Cette appellation peut cependant symboliquement se rapporter, comme cela est formulé ou sous-entendu dans le reste de la tradition biblique, qu&#039;à l&#039;héritage d&#039;Abraham reçu jusqu&#039;à Jacob. Dans Exode 2:24 (et passages ultérieurs), il est écrit : « &#039;&#039;Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob&#039;&#039;… » Allan Arsmann de son côté va jusqu&#039;à émettre l&#039;idée, sans en avoir la certitude cependant, que les trois personnages puissent n&#039;être qu&#039;une seule et même personne, renouvelée deux fois, voire trois en la personne de Joseph également (cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 35, pp. 615-634, et tout particulièrement les pages 632-633). Ces différents renouvellements du même Abraham pourraient éclairer, selon Arsmann, la formulation &amp;quot;Dieu d&#039;Abraham, d&#039;Isaac et de Jacob&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, alors qu&#039;il est présenté dans la Bible et la plupart des textes sacrés comme celui d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnage effacé et passif ===&lt;br /&gt;
Isaac est dépeint dans la Bible comme un patriarche extrêmement discret et effacé, une sorte d&#039;&amp;quot;image grise de son père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;analyse d&#039;Isaac et de sa relation post-sacrifice avec Abraham est longuement détaillée dans la vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann intitulée &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et ISsaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s). Les conclusions d&#039;Arsmann dans cette vidéo dépeignent Isaac comme une figure étrangement effacée après l&#039;épisode du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ses actions sont principalement des répétitions de celles d&#039;Abraham, le montrant comme plus faible et moins autonome&amp;lt;ref&amp;gt;Thomas Römer note lui aussi le peu de relief du personnage d&#039;Isaac adulte dans la Bible, dans la vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique citée plus haut en note et rediffusant une conférence du chercheur intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mariage imposé ===&lt;br /&gt;
Isaac est le seul personnage de la tradition biblique à qui son mariage a été imposé par son père, Abraham, sans qu&#039;il ait son mot à dire&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 24:1‑4, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac parmi sa parenté. En Genèse 24:15‑27, le serviteur rencontre Rébecca au puits et prie pour un signe. En Genèse 24:50‑60, la famille de Rébecca accepte la demande de mariage. En Genèse 24:61‑67, Rébecca part avec le serviteur, rencontre Isaac, et « elle se donna à lui pour épouse » (v.67). En résumé, le mariage d’Isaac avec Rébecca est décrit dans ce chapitre comme étant arrangé par Abraham via son serviteur. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique était pourtant nuancée dans la culture mésopotamienne et des premiers temps bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Bien que les mariages arrangés par les pères aient largement existé en Mésopotamie (cf. des tablettes de Mari et d’Ur recelant des contrats matrimoniaux, ou dans le code d&#039;Hammurabi, 1700 av JC), ceux-ci semblent avoir été plus fréquents dans les zones urbaines ou administratives, moins chez les tribus nomades qui valorisaient la négociation entre individus et clans. Certains spécialistes (ex. Yitzhak Avishur, Richard Friedman) notent que les récits patriarcaux bibliques pourraient refléter une fusion de coutumes urbaines et rurales, et que la liberté de la future épouse n’était pas systématiquement exclue. Mais les propos sont ici à nuancer, car si la Bible donne à voir parfois une volonté d&#039;union des futurs époux, qui apparaît surtout dans des gestes ou des choix personnels, cette volonté demeure tout de même toujours sous contrôle familial (cf. Jacob et Rachel, Moïse et Séphora, Ruth et Boaz.)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Héritier spirituel roux (Jacob) ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;Isaac fût le fils biologique d&#039;Abraham, [[Jacob]], qui &amp;quot;était roux&amp;quot; selon l&#039;affirmation d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Ce détail est évoqué par Allan Arsmann dans son volume 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 4 p. 128.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est présenté dans le récit biblique comme l&#039;héritier spirituel direct de la religion d&#039;Abraham. Cet argument relierait selon son hypothèse la caractéristique des cheveux roux à l&#039;héritier spirituel, soulignant potentiellement un contraste avec Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Bible pourtant, seule la couleur des cheveux d&#039;Esaü est mentionnée comme étant rousse : « &#039;&#039;Le premier sortit, tout roux, couvert d’un duvet comme un manteau ; on l’appela Ésaü.&#039;&#039; » (Genèse 25:25). Pour Jacob, il est simplement signalé que « &#039;&#039;Après lui sortit son frère, avec ses mains tenant le talon de son frère ; il fut appelé Jacob.&#039;&#039; » (Genèse 25:26). Cependant, certaines traditions juives et extrabibliques (ex. Midrash Rabbah, Gen. 65:2‑5 ou Pirkei de Rabbi Eliezer, ch. 25-26) le décrivent parfois comme ayant des cheveux et la peau clairs, pour créer un contraste symbolique avec Ésaü, ou pour des raisons de typologie narrative.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Non-retour d&#039;Isaac après le sacrifice ===&lt;br /&gt;
Dans le récit biblique du sacrifice, après l&#039;épreuve, il est noté qu&#039;&amp;quot;Abraham revint vers ses deux serviteurs&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 22:19 : &amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham retourna&#039;&#039;&#039; vers ses serviteurs ; ils se levèrent et s’en allèrent ensemble à Beer-Schéba. Car Abraham demeurait à Beer-Schéba.&#039;&#039;&amp;quot; (version Louis Segond, 1910).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;absence de mention du retour d&#039;Isaac avec Abraham est interprétée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un indice textuel direct prouvant selon lui qu&#039;Isaac n&#039;est jamais revenu de la montagne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par unn Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 607-608, et la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; comme surnom de Yahvé ===&lt;br /&gt;
Yahvé est surnommé &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; dans la Bible. Les sources soutiennent que ce nom n&#039;aurait pas été approprié si Dieu avait sauvé Isaac, suggérant plutôt qu&#039;il a été sacrifié, car un &amp;quot;Sauveur d&#039;Isaac&amp;quot; aurait été plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 581-614.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le sacrifice d&#039;Isaac selon Moïse et les Hébreux ===&lt;br /&gt;
Le rite mosaïque des deux boucs, où l&#039;un est exilé et l&#039;autre brûlé en holocauste, est interprété comme symbolisant les deux fils d&#039;Abraham (Ismaël et Isaac). Cela implique que Moïse et les Hébreux de l&#039;époque croyaient qu&#039;Isaac avait été sacrifié par Abraham&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Ibid.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; dans les anciennes Bibles ===&lt;br /&gt;
Les versions grecques les plus anciennes de la Bible (comme la Septante) utilisent le verbe &amp;quot;phéidomaï&amp;quot; (épargner) dans le récit du sacrifice d&#039;Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la version grecque de la Genèse (Septante, LXX) au chapitre 22, verset 12, on trouve le verbe &#039;&#039;&#039;φεῖσον/οὐκ ἐφείσω&#039;&#039;&#039; (forme de φεῖδομαι / φεῖσον) qui signifie « épargner ». Voici le texte grec concerné : « &#039;&#039;Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου ἐπὶ τὸ παιδάριον, μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν· νῦν γὰρ ἔγνων ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ, καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου τοῦ ἀγαπητοῦ δι’ ἐμέ.&#039;&#039; » (Genèse 22:12 LXX). Le texte hébreu (Massorétique, MT) écrit de son côté : וַיֹּאמֶר, &#039;&#039;&#039;לֹא תִגְלֶה יָדְךָ אֶל־הַנַּעַר וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה;&#039;&#039;&#039; עַתָּה יָדַעְתִּי כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה, וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ מִמֶּנִּי׃ (Genèse 22:12 MT), où &#039;&#039;&#039;לֹא חָשַׁכְתָּ&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;lo chashakhta&#039;&#039;) signifie « tu n’as pas retenu / tu n’as pas épargné » Le terme hébreu semble donc correspondre au grec &amp;quot;οὐκ ἐφείσω&amp;quot; dans la Septante. La nuance grecque accentue l’idée de &#039;&#039;&#039;ne pas ménager / ne pas laisser mourir&#039;&#039;&#039;, proche du sens hébreu. C’est l’un des rares passages de la LXX où &#039;&#039;&#039;φεῖδομαι&#039;&#039;&#039; apparaît dans un contexte de sacrifice humain interrompu. En français littéral, cela donnerait : &amp;quot;&#039;&#039;Il dit&#039;&#039; (וַיֹּאמֶר/Εἶπεν) &#039;&#039;Ne tends pas ta main&#039;&#039; (לֹא תִגְלֶה יָדְךָ)/ &#039;&#039;n’élève pas ta main&#039;&#039; (Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου)  &#039;&#039;contre le garçon&#039;&#039; (אֶל־הַנַּעַר)/ &#039;&#039;contre l’enfant&#039;&#039; (ἐπὶ τὸ παιδάριον) &#039;&#039;et ne lui fais rien&#039;&#039; (וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה)/ &#039;&#039;et ne lui fais pas autre chose&#039;&#039; (μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν), &#039;&#039;maintenant&#039;&#039; (עַתָּה / νῦν) &#039;&#039;je sais&#039;&#039; (יָדַעְתִּי) / j’ai reconnu (ἔγνων) &#039;&#039;que tu crains Dieu&#039;&#039; (כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה) / &#039;&#039;que tu es craignant Dieu&#039;&#039; (ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ) &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;et tu n’as pas épargné ton fils&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ&#039;&#039;&#039; / &#039;&#039;&#039;καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου&#039;&#039;&#039;), &#039;&#039;ton unique&#039;&#039; (אֶת־יְחִידְךָ) / &#039;&#039;ton bien-aimé&#039;&#039; (τοῦ ἀγαπητοῦ).&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] voit dans la formule &amp;quot;car tu n&#039;as pas épargné ton fils&amp;quot; les vestiges du texte biblique archaïque, auquel se seraient superposées les modifications et corrections ultérieures dont celle du &amp;quot;bélier&amp;quot; de remplacement, sorte de &amp;quot;deus ex machina&amp;quot; que le roi Josias aurait fait ajouter ultérieurement dans le texte biblique dans le cadre de ses réformes religieuses et pour dissimuler les anciennes pratiques sacrificielles devenues proscrites. Cette phrase indique formellement pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que le sacrifice a originellement et historiquement bien eu lieu, ce qu&#039;affirment certains textes&amp;lt;ref&amp;gt;Certaines traditions rabbiniques tardives évoquent qu’Isaac aurait été « comme » sacrifié, voire qu’il serait mort et ressuscité : par exemple le midrash intitulé &#039;&#039;Les cendres d’Isaac&#039;&#039; mentionne que, bien qu’Isaac ne soit pas mort selon le texte, « &#039;&#039;l’Écriture l’entend comme s’il était mort&#039;&#039; ». Des chercheurs comme Jon D. Levenson soutiennent l&#039;hypothèse selon laquelle la tradition juive ancienne envisageait la possibilité qu’Isaac fût réellement offert comme sacrifice, sans certitude historique cependant. Le bibliste, exégète et philologue Thomas Römer laisse également planer le doute dans sa conférence à l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confusion des actions entre Abraham et Isaac. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait remarquer qu&#039;il existe des textes, apocryphes et textes sacrés juifs, qui attribuent indifféremment les actions d&#039;Abraham à Isaac. Par exemple, Isaac est décrit comme recreusant les puits de son père et leur donnant les mêmes noms, ce qui laisse entendre selon lui une confusion, voire une fusion des personnages&amp;lt;ref&amp;gt;Etrangement en effet, dans Genèse 26 :18 il est mentionné qu&#039; « &#039;&#039;Isaac creusa de nouveau les puits d’eau que les serviteurs de son père Abraham avaient creusés aux jours d’Abraham son père, que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il appela les noms de ces puits selon les noms que son père leur avait donnés.&#039;&#039; » Ici, l’action est explicitement identifiée : Isaac « refait » les puits qu’Abraham avait creusés. Le Livre des Jubilés (chapitre 21:19-22) dans ses versions éthiopienne/latine mentionne les mêmes faits. Les commentaires rabbiniques modernes (ex. dans les ressources de Chabad) parlent de l’acte d’Isaac comme de « refaire » ou « suivre » les traces de son père Abraham, non seulement sur les puits mais dans la trajectoire spirituelle : « &#039;&#039;Tout ce qu’Abraham a fait, Isaac le fait aussi&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contexte anthropophage des cultes ayant influencé Abraham. ===&lt;br /&gt;
Les divinités ayant influencé Abraham provenaient de cultes caractérisés par des pratiques anthropophages. Des mythes sumériens décrivent Enki/[[Ea]] (associé à [[Yahvé]]) mangeant ses enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; mettant en scène deux grandes divinités - Enki maître de la sagesse, le &amp;quot;porteur d&#039;eau&amp;quot;, et sa parèdre Ninhursag appelée aussi Ninmah -, Enki consomme huit plantes (issues de son sperme) que Ninhursag a plantées. Il est ensuite maudit et huit de ses organes sont touchés par la maladie. Mais toutes les tablettes évoquant ce mythe sont fragmentaires, et même si le mythe d&#039;&#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; existe en plusieurs versions (Nippur, Ur), toutes comportent des lacunes.&amp;lt;/ref&amp;gt; et insinuent la nécessité de sacrifices d&#039;enfants, renforçant le cadre anthropophagique du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confirmation directe du sacrifice d&#039;Abraham. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] est formel, pour lui les sources affirment explicitement qu&#039;Abraham a bien &amp;quot;sacrifié son fils&amp;quot;. Il souligne que cette réalité, bien que tragique, doit être considérée dans toute sa dimension historique, pour honorer la mémoire d&#039;Isaac comme victime réelle et sacrificielle antique, ainsi que celle de la multitude des autres victimes de sacrifices similaires, effectués en nombre dans le cadre des rituels dédiés aux cycles de [[renouvellement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=685</id>
		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T22:53:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]]) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, portail des vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=684</id>
		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T22:52:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]]) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T22:50:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
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| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]]) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/forum/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=682</id>
		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T22:49:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Le Séjour en Égypte et l&amp;#039;Influence Osirienne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes. [...] Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta [[Ur]] et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;[[Isaac]]. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en [[holocauste]]. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham &#039;&#039;&#039;n&#039;&#039;&#039;&#039;a &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;pas&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. l&#039;article de Wikipedia &amp;quot;Théophanie&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophanie#:~:text=Une%20th%C3%A9ophanie%20(du%20grec%20ancien,et%20de%20la%20th%C3%A9ologie%20chr%C3%A9tienne.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un &amp;quot;[[renouvellement]] cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de [[Jacob]] (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, [[Sarah]], la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant [[Ismaël]] exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Yom Kippour&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour.&amp;lt;/ref&amp;gt; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de [[Jacob]] (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par [[renouvellement]]) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui seraient les descendants génétiques d&#039;Abraham et joueront un rôle crucial lors de l&#039;[[Correspondance historique : L&#039;Exode|Exode]]. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination [[hyksôs]] en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène expliquerait les identités bibliques doubles comme celles de Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu sous son nom un renouveau &amp;quot;dynamique&amp;quot; comme l&#039;a été la personnalité de Jacob : il serait resté profondément marqué par le traumatisme du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/forum/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=681</id>
		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T22:34:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Terakh|Thrah]] (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Sarah]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Agar]]&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes. [...] Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou [[āšipu]]. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta Ur et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;Isaac. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en holocauste. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham n&#039;a &#039;&#039;pas&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par Allan Arsmann comme un &amp;quot;renouvellement cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de Jacob (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, Sarah, la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant Ismaël exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour Allan Arsmann, Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de Jacob (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par renouvellement) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui sont les descendants génétiques d&#039;Abraham et qui joueront un rôle crucial lors de l&#039;Exode. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination hyksôs en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène explique les identités doubles comme Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu un renouveau aussi &amp;quot;dynamique&amp;quot; que Jacob. Il serait resté profondément marqué par le sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/forum/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Āšipu</title>
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		<updated>2025-11-02T22:32:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : Page créée avec « &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;ATTENTION : texte généré par l&amp;#039;IA&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;  Le rôle et la nature des &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Asipu&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (souvent orthographié &amp;quot;achip&amp;quot; dans les transcriptions) dans le contexte de l&amp;#039;Antiquité mésopotamienne et de leurs liens potentiels avec les personnages bibliques, notamment Abraham.  Voici les points clés concernant les Asipu, d&amp;#039;après Allan Arsmann :  • &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Définition et Rôle&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; :     ◦ Les Asipu étaient des &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;prêtres mésopotamiens&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; en akkadien.     ◦ Leur... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;ATTENTION : texte généré par l&#039;IA&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rôle et la nature des &#039;&#039;&#039;Asipu&#039;&#039;&#039; (souvent orthographié &amp;quot;achip&amp;quot; dans les transcriptions) dans le contexte de l&#039;Antiquité mésopotamienne et de leurs liens potentiels avec les personnages bibliques, notamment Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les points clés concernant les Asipu, d&#039;après Allan Arsmann :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Définition et Rôle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu étaient des &#039;&#039;&#039;prêtres mésopotamiens&#039;&#039;&#039; en akkadien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Leur rôle principal était celui d&#039;&#039;&#039;&#039;exorcistes&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ils étaient des &#039;&#039;&#039;maîtres dans la gestion, la protection et parfois même la création de textes sacrés&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Compétences et Attributs&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu étaient des &#039;&#039;&#039;polyglottes&#039;&#039;&#039; capables de lire et d&#039;écrire dans plusieurs langues, y compris quatre langues différentes pour les plus compétents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ils étaient &#039;&#039;&#039;très versés dans les écritures sacrées&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Contrairement à d&#039;autres clergés, les Asipu avaient une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;vision intérieure des divinités&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui était &amp;quot;complètement dominante&amp;quot; chez eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le &#039;&#039;&#039;corbeau&#039;&#039;&#039; était un symbole important associé à l&#039;ordre des Asipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Hiérarchie et Services&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il existait une &#039;&#039;&#039;hiérarchie&#039;&#039;&#039; parmi les Asipu : les moins connus s&#039;occupaient des &amp;quot;mots communs de tout un chacun&amp;quot; au sein de la population, tandis que l&#039;élite se consacrait aux &amp;quot;grands rites, à la santé des têtes couronnées et à l&#039;interprétation de leurs rêves&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Étant non affiliés à une dévotion particulière, ils pouvaient &#039;&#039;&#039;prêter leurs services à tous les autres cultes&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Pratiques et Rites&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;élite des exorcistes mésopotamiens (Asipu) était &#039;&#039;&#039;très liée au culte d&#039;Ishtar&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ils introduisaient des &#039;&#039;&#039;prostituées sacrées&#039;&#039;&#039; dans les temples et auprès des rois pour organiser l&#039;initiation de ces rois et réaliser les rituels des grandes fêtes religieuses, qui étaient souvent des &#039;&#039;&#039;exorcismes collectifs&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu organisaient les &amp;quot;grandes importances d&#039;exorcisme collectif de l&#039;époque, les principaux rites&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Lien avec Abraham et la Bible&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La thèse d&#039;Allan Arsmann est que le personnage biblique d&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham correspond en tous points à un Asipu mésopotamien&#039;&#039;&#039;, ses actions étant &amp;quot;banales&amp;quot; pour ce type de prêtre ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Abraham est décrit comme un exorciste mésopotamien, dont la profession s&#039;inscrit dans un contexte sacerdotal reconnu par les instances extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu étaient sous le &#039;&#039;&#039;patronage du dieu sumérien Ea&#039;&#039;&#039;, que Arsmann identifie au dieu biblique Yahvé. Il affirme que si Abraham était un exorciste mésopotamien, alors Yahvé était très probablement le dieu Ea, patron de tous les exorcistes mésopotamiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les actions d&#039;Abraham et Sarah, replacées dans le contexte ancien, deviennent cohérentes avec les clichés des actions connues pour ce type de personnage à ces époques. Arsmann souligne qu&#039;Abraham a mis en place les rites et fondements nécessaires à la civilisation, un mode de fonctionnement collectif développé par le culte du dieu sumérien Ea.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Allan Arsmann développe en détail le rôle et la nature des &#039;&#039;&#039;Asipu&#039;&#039;&#039; (souvent orthographié &amp;quot;achip&amp;quot; dans les transcriptions) dans le contexte de l&#039;Antiquité mésopotamienne et de leurs liens potentiels avec les personnages bibliques, notamment Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les points clés concernant les Asipu, d&#039;après Allan Arsmann :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Définition et Rôle&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu étaient des &#039;&#039;&#039;prêtres mésopotamiens&#039;&#039;&#039; en akkadien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Leur rôle principal était celui d&#039;&#039;&#039;&#039;exorcistes&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ils étaient des &#039;&#039;&#039;maîtres dans la gestion, la protection et parfois même la création de textes sacrés&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Compétences et Attributs&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu étaient des &#039;&#039;&#039;polyglottes&#039;&#039;&#039; capables de lire et d&#039;écrire dans plusieurs langues, y compris quatre langues différentes pour les plus compétents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ils étaient &#039;&#039;&#039;très versés dans les écritures sacrées&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Contrairement à d&#039;autres clergés, les Asipu avaient une &amp;quot;&#039;&#039;&#039;vision intérieure des divinités&#039;&#039;&#039;&amp;quot; qui était &amp;quot;complètement dominante&amp;quot; chez eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le &#039;&#039;&#039;corbeau&#039;&#039;&#039; était un symbole important associé à l&#039;ordre des Asipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Hiérarchie et Services&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il existait une &#039;&#039;&#039;hiérarchie&#039;&#039;&#039; parmi les Asipu : les moins connus s&#039;occupaient des &amp;quot;mots communs de tout un chacun&amp;quot; au sein de la population, tandis que l&#039;élite se consacrait aux &amp;quot;grands rites, à la santé des têtes couronnées et à l&#039;interprétation de leurs rêves&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Étant non affiliés à une dévotion particulière, ils pouvaient &#039;&#039;&#039;prêter leurs services à tous les autres cultes&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Pratiques et Rites&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;élite des exorcistes mésopotamiens (Asipu) était &#039;&#039;&#039;très liée au culte d&#039;Ishtar&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ils introduisaient des &#039;&#039;&#039;prostituées sacrées&#039;&#039;&#039; dans les temples et auprès des rois pour organiser l&#039;initiation de ces rois et réaliser les rituels des grandes fêtes religieuses, qui étaient souvent des &#039;&#039;&#039;exorcismes collectifs&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu organisaient les &amp;quot;grandes importances d&#039;exorcisme collectif de l&#039;époque, les principaux rites&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Lien avec Abraham et la Bible&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La thèse d&#039;Allan Arsmann est que le personnage biblique d&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham correspond en tous points à un Asipu mésopotamien&#039;&#039;&#039;, ses actions étant &amp;quot;banales&amp;quot; pour ce type de prêtre ancien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Abraham est décrit comme un exorciste mésopotamien, dont la profession s&#039;inscrit dans un contexte sacerdotal reconnu par les instances extérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les Asipu étaient sous le &#039;&#039;&#039;patronage du dieu sumérien Ea&#039;&#039;&#039;, que Arsmann identifie au dieu biblique Yahvé. Il affirme que si Abraham était un exorciste mésopotamien, alors Yahvé était très probablement le dieu Ea, patron de tous les exorcistes mésopotamiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les acti&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ons d&#039;Abraham et Sarah, replacées dans le contexte ancien, deviennent cohérentes avec les clichés des actions connues pour ce type de personnage à ces époques. Arsmann souligne qu&#039;Abraham a mis en place les rites et fondements nécessaires à la civilisation, un mode de fonctionnement collectif développé par le culte du dieu sumérien Ea.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<updated>2025-11-02T22:30:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Ismaël]]&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme [[Sarah|Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée &amp;quot;princesse&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de [[Noé]] et [[Hénoch]]&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes&amp;lt;ref&amp;gt;Dans plusieurs de ses vidéos, Allan Arsmann présente le personnage de Noé comme un possible ancien roi sumérien. Ansi, sans sa vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;identité d&#039;Adam élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f93AQ6d5kIA&amp;amp;t=5s), il affirme que les fils de Noé sont des rois dans le pays de Sumer. Il ajoute que Noé, le père de ces rois sumériens, est lui aussi un roi sumérien, ce qui est considéré comme une certitude archéologique due à la découverte des versions de culture sumérienne du texte du déluge. Dans &#039;&#039;L&#039;identité historique de Yahvé - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=7xGUzpC3z9M&amp;amp;t=81s), l&#039;auteur mentionne les fils de Noé en tant que rois de la région de Sumer. Il y rappelle que le personnage de Noé est lié au texte sumérien du déluge, dans lequel il est nommé Utnapishtim, un prêtre dévoué au dieu sumérien Ea (lequel serait l&#039;origine de Yahvé, selon l&#039;hypothèse développée). Enfin, dans la vidéo &#039;&#039;Éléments de convergence entre l&#039;Histoire et le texte biblique de la Genèse - L&#039;enquête d&#039;un asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=S675jKqOpbU&amp;amp;t=5s), Arsmann précise que l&#039;histoire de la construction de l&#039;arche de Noé avait eu lieu dans le contexte de la fête religieuse de l&#039;Akitu, qui fait partie du rituel de la Hiérogamie, un rite qui initiait les rois et les rendait proches des dieux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de différents cultes, non familiaux&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la tradition du judaïsme ancien (et ensuite dans le christianisme et l’islam), Térah (ou Téraḥ), père d’Abraham, était fabricant d’idoles dans Ur des Chaldéens. Cette idée n’apparaît pas dans le texte biblique canonique (la Genèse n’en parle pas directement), mais elle est bien attestée dans les textes midrashiques, apocryphes et coraniques. La Bible évoque ce fait rapidement en Josué 24:2, mais il est davantage détaillé dans le Midrash Bereshit Rabbah (Genèse Rabbah 38:13), Livre des Jubilés (12:1–14), le Midrash Tanḥuma (Lekh Lekha 6). Le Coran en fait également mention (Sourate 6:74). Cette activité de Térakh tenait au fait que les exorcistes du dieu Ea (Enki) dont il était membre, appelés āšipu, intervenaient pour toutes sortes de rituels d’exorcisme, purification ou guérison, même lorsque les démons ou les divinités invoquées n’appartenaient pas directement au panthéon d’Ea. Ea était considéré comme le patron suprême de la magie rituelle, et ses prêtres agissaient donc au nom des autres dieux également. Ainsi, même si les āšipu invoquaient principalement Ea, ils le faisaient aussi pour Marduk, Shamash, Nabu, Ishtar, Nergal, et d’autres dieux selon la nature du mal. Ea est toujours présenté comme celui qui « enseigne » les rituels, même lorsqu’ils concernent d’autres divinités. (voir Jean Bottéro, &#039;&#039;Mésopotamie : la religion&#039;&#039;, éd. Gallimard, 1992, p. 159–164 ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals,&#039;&#039; 2011, vol. 1, introduction pp. 7–12 ; Markham J. Geller, &#039;&#039;Healing Magic and Evil Demons: Canonical Udug-hul Incantations&#039;&#039;, 2016, p. 19–24).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 11: 28–31 situe Abraham à Ur des Chaldéens et à Harran, deux centres suméro-akkadiens d’une culture lettrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ur et Harran étaient des villes de scribes, de prêtres et d’archives (temples du dieu-lune Nanna/Sîn). Genèse 12–25 montre un Abraham qui négocie des traités, compte, mesure, achète des terres (Genèse 23), correspond avec des souverains étrangers. Ces indices impliquent un haut degré de culture pour un chef de clan, bien que le texte biblique ne parle jamais concrètement d’alphabétisation ni d’enseignement formel pour Abraham. C&#039;est dans le Livre des &#039;&#039;Jubilés&#039;&#039;, texte apocryphe du IIᵉ s. av. J.-C. trouvé à Qumrân, qu&#039;il est écrit qu&#039;« Abram commença à comprendre les erreurs du monde », « fut instruit dans les livres de ses pères », et « apprit à lire et à écrire. » (chap. 11–12). En 12:25–27 de la version éthiopienne, on peut lire qu&#039; « &#039;&#039;Il lut les livres de ses pères et ne s’égara pas dans leurs erreurs.&#039;&#039; » dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; écrites au 1er siècle de notre ère, ch. I, 7–8, Flavius Josèphe, s’appuyant sur des traditions rabbiniques anciennes, écrit qu&#039; « &#039;&#039;Abram surpassait tous les autres par sa sagesse et sa connaissance des choses célestes. [...] Il transmit aux Égyptiens la science des astres qu’il avait reçue des Chaldéens.&#039;&#039; » Cette science que possédait Abraham est également mentionnée dans le &#039;&#039;Midrash Bereshit Rabbah&#039;&#039; (ch. 38–39), et certains passages du &#039;&#039;Talmud Bavli&#039;&#039; (Baba Batra 91a), où Abraham est présenté comme connaissant « &#039;&#039;les livres des générations antérieures&#039;&#039; », ce qui signifie qu&#039;il lisait et interprétait des textes sacrés anciens, donc qu’il maîtrisait l’écriture et la lecture.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;[[Ur]] et traduisit à [[Haran]] étaient très probablement écrits en sumérien&amp;lt;ref&amp;gt;Voir article Wikipedia &amp;quot;Sumérien&amp;quot;, [https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sum%C3%A9rien#:~:text=Le%20sum%C3%A9rien%20(en%20sum%C3%A9rien%20EME,l&#039;Antiquit%C3%A9%20en%20Basse%20M%C3%A9sopotamie.].&amp;lt;/ref&amp;gt;, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;[[Eden]] et du [[Déluge]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;[[Exorcistes|exorciste]], comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Ce thème ne vient pas directement de la Bible canonique, mais de textes apocryphes juifs et chrétiens (notamment &#039;&#039;l’Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;), et il a été développé dans des midrashim et commentaires ésotériques. L’Apocalypse d’Abraham (texte juif apocalyptique, Ier–IIe siècle ap. J.-C.) est le seul texte ancien connu qui décrit le jeune Abraham chassant les oiseaux : « &#039;&#039;Alors les oiseaux descendirent sur les cadavres&#039;&#039; [des animaux du sacrifice], &#039;&#039;et je les chassai. Et la voix de l’ange m’appela des cieux : &amp;quot;Abraham, Abraham !&amp;quot; Et je répondis : &amp;quot;Voici, me voici.&#039;&#039;&amp;quot; » (8:1–3). Ce passage réécrit et amplifie Genèse 15:11 : « &#039;&#039;Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.&#039;&#039; » Dans la Genèse rabbinique (Bereshit Rabbah 44:13), les rabbins interprètent les « oiseaux de proie » comme les nations hostiles ou les forces démoniaques cherchant à détruire l’alliance : « &#039;&#039;Les oiseaux descendaient sur les morceaux, mais Abram les chassa : ce sont les puissances du mal que le juste repousse.&#039;&#039; » Abram devient ici gardien du sacrifice, c’est-à-dire protecteur du lieu saint contre les forces impures, une fonction analogue à celle d’un exorciste dans la culture mésopotamienne. Dans la symbolique ancienne, chasser les oiseaux impurs (notamment les corbeaux, oiseaux charognards associés aux démons et à la mort) équivallait à éloigner les esprits malveillants, protéger un rituel sacré (ici, l’alliance du sacrifice), purifier l’espace sacré. C’est exactement ce que faisait un āšipu (exorciste mésopotamien) : il purifiait les lieux sacrés, repoussait les mauvais présages, et chassait les démons symbolisés par des animaux ou des oiseaux. Dans la culture mésopotamienne, les oiseaux de proie et les corbeaux symbolisaient souvent les messagers des enfers (Nergal, Lamashtu, etc.), ou les signes de malheur que les prêtres exorcistes (&#039;&#039;āšipu&#039;&#039;) devaient éloigner. Le fait qu’Abraham « chasse les oiseaux » sur un autel sacrificiel correspond exactement à une fonction d’exorciste-protecteur dans le rituel : il protège le sacrifice contre la souillure, comme tout āšipu chassait rituellement les oiseaux ou symboles de mort pendant la purification (cf. Tzvi Abusch, &amp;quot;The Witchcraft Series Maqlû&amp;quot;, 2011, p. 14–18). Certains commentaires kabbalistiques médiévaux (inspirés du &#039;&#039;Sefer ha-Zohar&#039;&#039;) reprennent ce thème : les oiseaux symbolisent les démons venus troubler l’alliance entre Dieu et Abraham. Le fait qu’Abraham les « chasse » montre sa domination sur les puissances de l’ombre, un attribut d’exorciste spirituel : « Abraham sépara la lumière des ténèbres lorsqu’il repoussa les oiseaux impurs, car il connaissait les secrets des mondes supérieurs. » (&#039;&#039;Zohar&#039;&#039; I, 86b–87a). Le Coran contient un passage très proche symboliquement, où Abraham dialogue avec Dieu sur la résurrection des morts : « [Abraham dit :] &#039;&#039;Seigneur, montre-moi comment Tu ressuscites les morts.&#039;&#039; [...] &#039;&#039;Dieu dit : “Prends quatre oiseaux, apprivoise-les, puis place sur chaque montagne un fragment d’eux, puis appelle-les, ils viendront à toi en hâte.&#039;&#039;” » (Coran 2:260). Les tafsîr (exégèses musulmanes) interprètent cela comme une preuve du pouvoir spirituel d’Abraham sur les créatures, une maîtrise de la vie, de la mort et des esprits, parfois associée à une fonction de “chasseur d’esprits” (cf. &#039;&#039;Al-Tabarî, Tafsîr sur 2:260 ; Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ān al-‘Aẓīm&#039;&#039;). Dans certains commentaires soufis, Abraham est présenté comme celui qui “rappelle les âmes égarées à la vie divine”, une forme spirituelle d’exorcisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce don était partagé par ses ascendants depuis Adam&amp;lt;ref&amp;gt;L’idée qu’Adam était un āšipu ne figure nulle part dans la Bible canonique, ni dans le Coran. Elle apparaît uniquement dans certaines traditions ésotériques juives et dans des études comparatives modernes sur les cultures mésopotamiennes et bibliques. L’association d’Adam avec un rôle d’āšipu vient de l’observation qu&#039;Adam, dans la tradition biblique, est chargé de dominer les animaux et de nommer toutes les créatures (Genèse 2:19–20). Dans la culture mésopotamienne, le premier homme (ou héros civilisateur) a souvent un rôle similaire : il est initiateur de rituels, exorciste et médiateur entre l’humain et le divin, exactement comme l’āšipu. Certains textes, comme le &#039;&#039;Livre des Jubilés&#039;&#039; (2e siècle av. J.-C. – 1er siècle ap. J.-C.), présentent Adam comme ayant reçu des enseignements divins sur les noms, les plantes et les animaux, ce qui évoque indirectement la fonction d’un exorciste ou d’un prêtre ritualiste. Dans certains midrashim ésotériques tardifs (XIIe–XIVe siècle), Adam est décrit comme un prêtre initié, qui connaissait les incantations, les noms des anges et des démons, ce qui est très proche du rôle d’un āšipu : le &#039;&#039;Sefer HaBahir&#039;&#039; (XIe–XIIe siècle) et certains passages du &#039;&#039;Zohar&#039;&#039; évoquent Adam comme initiateur de rites de purification et de connaissance des esprits. Certains chercheurs, dans une perspective comparatiste, ont proposé que l’image d’Adam puisse refléter la fonction sacerdotale/rituelle mésopotamienne : Jean Bottéro (in &#039;&#039;Religion in Ancient Mesopotamia&#039;&#039;, 2001) souligne que la figure de l’homme primordial dans les traditions sumériennes et akkadiennes (Adapa, Enki) a des fonctions de sage, exorciste et gardien rituel. Michael Fishbane, dans &#039;&#039;Biblical Myth and Rabbinic Mythmaking&#039;&#039; (1993), note que certaines traditions juives ont transposé les fonctions de l’āšipu à Adam, notamment dans l’idée que l’homme était gardien du jardin et maître des esprits. Ainsi, Adam a la connaissance d&#039;un āšipu (il maîtrise le nom des animaux, des plantes, des secrets divins comme un āšipu avec les incantations et les rituels), a la fonction d&#039;un āšipu (il est le gardien du Jardin, il repousse le chaos comme un āšipu protège des lieux sacrés et chasse les démons), il a le rôle d&#039;un āšipu (il est le Médiateur entre Dieu et l’humanité), il revêt le symbolisme d&#039;un āšipu (il chasse le serpent et maîtriser le mal, comme un āšipu exorcise les démons et les influences impures). Voir aussi R. Rubinkiewicz (éd.), &#039;&#039;Apocalypse d’Abraham&#039;&#039;, in &#039;&#039;Old Testament Pseudepigrapha&#039;&#039;, vol. 1, 1983. En outre, dans la Mésopotamie antique, la fonction d’āšipu était souvent héréditaire (bien que non exclusivement) : les textes cunéiformes et les inscriptions administratives montrent en effet que les āšipu faisaient partie de dynasties sacerdotales. Le poste était transmis de père en fils dans certaines familles, comme pour d’autres fonctions sacerdotales (ex. &#039;&#039;ṭupšarru&#039;&#039;, scribes, ou &#039;&#039;kalû&#039;&#039;, lamentateurs). L’apprentissage combinait formation à l’école du temple et transmission orale au sein de la famille. Ceci laisserait entendre que la lignée d&#039;Adam à Abraham en passant par Noé ait en effet pu être une lignée d&#039;āšipus (cf. A. R. George, &#039;&#039;House most high: the temples of ancient Mesopotamia&#039;&#039;, Eisenbrauns, 1993, qui mentionne des lignées de prêtres à Nippur et Ur ; Tzvi Abusch &amp;amp; Daniel Schwemer, &#039;&#039;Corpus of Mesopotamian Anti-Witchcraft Rituals&#039;&#039;, Brill, 2011–2016, qui note que les āšipu étaient souvent recrutés parmi des familles déjà impliquées dans le culte d’Ea/Enki ; Francesca Rochberg, &#039;&#039;The Heavenly Writing&#039;&#039;, Cambridge, 2004, qui évoque la transmission des compétences rituelles et de divination dans les familles sacerdotales.)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il était également associé à [[Ea]], le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou &#039;&#039;[[Asipu|ašipu]]&#039;&#039;. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l&#039;article Wikipedia intitulé &amp;quot;Ea (dieu)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ea_(dieu).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta Ur et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;Isaac. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en holocauste. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham n&#039;a &#039;&#039;pas&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par Allan Arsmann comme un &amp;quot;renouvellement cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de Jacob (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, Sarah, la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant Ismaël exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour Allan Arsmann, Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de Jacob (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par renouvellement) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui sont les descendants génétiques d&#039;Abraham et qui joueront un rôle crucial lors de l&#039;Exode. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination hyksôs en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène explique les identités doubles comme Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu un renouveau aussi &amp;quot;dynamique&amp;quot; que Jacob. Il serait resté profondément marqué par le sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/forum/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<updated>2025-11-02T22:24:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
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| ✨[[Chronologie des évènements bibliques]] • [[Manethon]] • [[Flavius Josèphe]] • [[Hérodote]] • [[Plutarque]]&lt;br /&gt;
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| [[Miracles]] • [[Miracle de la multiplication des pains]] • [[Tentation du Christ dans le désert]] • [[Résurrection]] • [[Miracle des noces de Cana]] • [[Evangiles]] • [[Crèche]] • [[Nativité]] •&lt;br /&gt;
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| ✨[[Jésus-Christ]] • [[Marie]] • [[Pierre]] • [[Marie Madeleine (de Magdala)]] • [[Jean le Baptiste]] • [[Apôtres]] • [[Disciples]] • [[Hillel Hazaken|Hillel]]  • [[Joachim]]  • [[Zacharie (père de Jean le Baptiste)]]  • [[Joseph d&#039;Arimatie]] • [[Joseph (père de Jésus)]] • [[Nicodème]] • [[Paul]] • [[Nathanaël]] • [[Lazare]] • [[Joachim]] • [[Anne (mère de Marie)]] • [[Anne (prophétesse)]] • [[mages (&amp;quot;rois&amp;quot;)]] • [[Elisabeth]]&lt;br /&gt;
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| [[Genèse]] • [[Arche de Noé]] • [[Déluge]] • [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte|Correspondance historique : L&#039;entrée des Hébreux en Egypte]] • [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]] • [[Correspondance historique: L&#039;esclavage des hébreux|Correspondance historique : l&#039;esclavage des Hébreux]] • [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Correspondance historique : Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Correspondance historique: La dixième plaie|Correspondance historique : La dixième plaie]] [[La dixième plaie|• dixième plaie]]   [[La dixième plaie|•]] [[Le massacre des Innocents]] • [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]  • [[Plaies d&#039;Egypte]] • [[Correspondance historique : L&#039;Exode]] • [[Passage de la Mer Rouge]] • [[Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les chars de Pharaon|Correspondance historique : Les chars de Pharaon]] • [[Correspondance historique: La chute de Jéricho|Correspondance historique : La chute de Jéricho]] • [[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]  • [[Arbre de Vie]]  • [[Arche d&#039;alliance]] • [[Babel (tour de)]] • [[Babylone]] • [[Canaan]] • [[Eden]] • [[Faute originelle]] • [[Isaac (sacrifice d&#039;)]] • [[Pentateuque]]  • [[Livre de Job]] • [[Livre de Tobie]] • [[Livre de Jonas]] • [[Cantique des Cantiques]] • [[Qoelet (livre de l&#039;Ecclésiaste)]] • [[les Dix Commandements]] • [[Miracle de la manne]] • [[Loi des Prémices]]  [[La dixième plaie|•]]&lt;br /&gt;
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| [[Adam]] • [[Ève]] • [[Hénoch]] • [[Noé]] • [[Caïn]] • [[Abel]] • [[Terakh]] • ✨[[Abraham]] • ✨[[Isaac]] • [[Sarah]] • [[Agar]] • [[Ismaël]] • [[Josué]] • ✨[[Moïse]] • 🔴[[Yahvé]] • [[Baal]] • [[Jacob]]  • [[Aaron]] • [[Ashera / Astarté]] • [[Adonis]] • [[David]] • [[Josias]] • [[Diable]] • [[Rois bibliques (chronologie)]] • [[Salomon]] • [[Satan]] • [[Prophètes]]  • [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]] • [[Lucifer]] • [[Satan]] • [[Zacharie (prêtre du Temple)]] • [[Samson]] • [[Abimélek]] • [[Melkisédek]] • [[Esther]] • [[Dalila]] • [[Bethsabée]]&lt;br /&gt;
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| [[Paradis]] • [[Enfer]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt; • [[Circoncision]] • [[Le nom de Moïse]] • [[Prémices]] • [[Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Syncrétisme Baal/Yahvé]] • [[âne (symbole)]] • [[Anges]] • [[boeuf (symbole)]] • [[colombe (symbole)]] • [[corbeau (symbole)]] • [[Démons]] • [[Désert]] • [[Serpent biblique]] • [[Temple de Jérusalem]] • [[figuier (symbole)]] • [[Jourdain (dans l&#039;Ancien Testament)|Jourdain]] • [[lion (symbole)]] • [[palmier (symbole)]] • [[serpent (symbole)]] • [[veau (symbole)]] • [[mer (du Temple)]] • [[séraphins]]  • [[chérubins]] • [[aigle (symbole)]] • [[lèpre (symbole)]]• [[pain (symbole)]] • [[blé (symbole)]] • [[or (symbole)]] • [[Cananéens]] • [[fléaux (symbole)]]&lt;br /&gt;
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| [[Odyssée]] • [[Iliade]]  • [[Théogonie]] • [[Les 12 travaux d&#039;Hercules]] • [[Titanomachie]] • [[Hymnes homériques]] • [[Enfers|Enfer]][[Enfers|s]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Kronos]] • [[Hermès]] • [[Circé]] • [[Créatures]] • [[Zeus]] • [[Dionysos]] • [[Aphrodite]] • [[Apollon]] • [[Homère]] • [[Ulysse]] • [[Hadès]] • [[Héra]] • [[Homère]] • [[Thémis]] • [[Artémis]] • [[Athéna]] • [[Déméter]]  • [[Perséphone]] • [[Arès]] • [[Eros]] • [[Minos]] • [[Minotaure]] • [[sacrifice d&#039;Iphigénie]] • [[Tantale]] • [[Prométhée]] • [[Pan]] • [[Orphée]] • [[Adonis]]  • [[Achille]] • [[Poséidon]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Olympiens]] • [[Titans]] • [[Minoens]] • [[Ambroisie]] • [[Knossos]]&lt;br /&gt;
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| [[Livre des morts]] • [[Textes des pyramides]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[āšipu]] • [[asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|                                                                                                                                               &#039;&#039;&#039;Antiquité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|[[Mesopotamie]] • [[Mystères (religions à ...)]] • [[Delphes]] • [[Corinthe]] • [[Pythie]] • [[Poisson (symbole)]] • [[miel (symbole)]] • [[vin (symbole)]] • [[polythéisme]] • [[Ur]] • [[Uruk]] • [[Assur]] • [[Haran]] • [[Alexandre le Grand]] • [[Darius]] • [[Xerxes]] • [[Ambroisie]] • [[Vénus|Vénus •]] [[Evhémère]] • [[Esséniens]] • [[Tertullien]]&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Veda]] • [[Râmâyana]] • [[Mahâbhârata]] • [[Edda]] • [[Popul Vuh]] • [[Coran]] • [[Islam]] • [[Zoroastrisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Odin]] • [[Idunn]] • [[Shiva]] • [[Bouddha]] • [[Cernunos]] • [[Mohamed (Muhammad)]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Temples]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=677</id>
		<title>Portail</title>
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		<updated>2025-11-02T21:29:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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| [[Genèse]] • [[Arche de Noé]] • [[Déluge]] • [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte|Correspondance historique : L&#039;entrée des Hébreux en Egypte]] • [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]] • [[Correspondance historique: L&#039;esclavage des hébreux|Correspondance historique : l&#039;esclavage des Hébreux]] • [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Correspondance historique : Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Correspondance historique: La dixième plaie|Correspondance historique : La dixième plaie]] [[La dixième plaie|• dixième plaie]]   [[La dixième plaie|•]] [[Le massacre des Innocents]] • [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]  • [[Plaies d&#039;Egypte]] • [[Correspondance historique : L&#039;Exode]] • [[Passage de la Mer Rouge]] • [[Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les chars de Pharaon|Correspondance historique : Les chars de Pharaon]] • [[Correspondance historique: La chute de Jéricho|Correspondance historique : La chute de Jéricho]] • [[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]  • [[Arbre de Vie]]  • [[Arche d&#039;alliance]] • [[Babel (tour de)]] • [[Babylone]] • [[Canaan]] • [[Eden]] • [[Faute originelle]] • [[Isaac (sacrifice d&#039;)]] • [[Pentateuque]]  • [[Livre de Job]] • [[Livre de Tobie]] • [[Livre de Jonas]] • [[Cantique des Cantiques]] • [[Qoelet (livre de l&#039;Ecclésiaste)]] • [[les Dix Commandements]] • [[Miracle de la manne]] • [[Loi des Prémices]]  [[La dixième plaie|•]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Adam]] • [[Ève]] • [[Hénoch]] • [[Noé]] • [[Caïn]] • [[Abel]] • [[Terakh]] • ✨[[Abraham]] • ✨[[Isaac]] • [[Sarah]] • [[Agar]] • [[Ismaël]] • [[Josué]] • ✨[[Moïse]] • 🔴[[Yahvé]] • [[Baal]] • [[Jacob]]  • [[Aaron]] • [[Ashera / Astarté]] • [[Adonis]] • [[David]] • [[Josias]] • [[Diable]] • [[Rois bibliques (chronologie)]] • [[Salomon]] • [[Satan]] • [[Prophètes]]  • [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]] • [[Lucifer]] • [[Satan]] • [[Zacharie (prêtre du Temple)]] • [[Samson]] • [[Abimélek]] • [[Melkisédek]] • [[Esther]] • [[Dalila]] • [[Bethsabée]]&lt;br /&gt;
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| [[Paradis]] • [[Enfer]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt; • [[Circoncision]] • [[Le nom de Moïse]] • [[Prémices]] • [[Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Syncrétisme Baal/Yahvé]] • [[âne (symbole)]] • [[Anges]] • [[boeuf (symbole)]] • [[colombe (symbole)]] • [[corbeau (symbole)]] • [[Démons]] • [[Désert]] • [[Serpent biblique]] • [[Temple de Jérusalem]] • [[figuier (symbole)]] • [[Jourdain (dans l&#039;Ancien Testament)|Jourdain]] • [[lion (symbole)]] • [[palmier (symbole)]] • [[serpent (symbole)]] • [[veau (symbole)]] • [[mer (du Temple)]] • [[séraphins]]  • [[chérubins]] • [[aigle (symbole)]] • [[lèpre (symbole)]]• [[pain (symbole)]] • [[blé (symbole)]] • [[or (symbole)]] • [[Cananéens]] • [[fléaux (symbole)]]&lt;br /&gt;
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| [[Odyssée]] • [[Iliade]]  • [[Théogonie]] • [[Les 12 travaux d&#039;Hercules]] • [[Titanomachie]] • [[Hymnes homériques]] • [[Enfers|Enfer]][[Enfers|s]]&lt;br /&gt;
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| [[Olympiens]] • [[Titans]] • [[Minoens]] • [[Ambroisie]] • [[Knossos]]&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Livre des morts]] • [[Textes des pyramides]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Osiris]] • [[Isis]] • [[Seth]] • [[Apopi]] • [[Horus]] • [[Apopi III]] • [[Ahmôsis Ier]] • [[Kamosis]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Hyksôs]] • [[momification]] • [[Sémites]]&lt;br /&gt;
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! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[Asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|[[Mesopotamie]] • [[Mystères (religions à ...)]] • [[Delphes]] • [[Corinthe]] • [[Pythie]] • [[Poisson (symbole)]] • [[miel (symbole)]] • [[vin (symbole)]] • [[polythéisme]] • [[Ur]] • [[Uruk]] • [[Assur]] • [[Haran]] • [[Alexandre le Grand]] • [[Darius]] • [[Xerxes]] • [[Ambroisie]] • [[Vénus|Vénus •]] [[Evhémère]] • [[Esséniens]] • [[Tertullien]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Veda]] • [[Râmâyana]] • [[Mahâbhârata]] • [[Edda]] • [[Popul Vuh]] • [[Coran]] • [[Islam]] • [[Zoroastrisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Odin]] • [[Idunn]] • [[Shiva]] • [[Bouddha]] • [[Cernunos]] • [[Mohamed (Muhammad)]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Temples]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=676</id>
		<title>Portail</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=676"/>
		<updated>2025-11-02T21:24:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Miracles]] • [[Miracle de la multiplication des pains]] • [[Tentation du Christ dans le désert]] • [[Résurrection]] • [[Miracle des noces de Cana]] • [[Evangiles]] • [[Crèche]] • [[Nativité]] •&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| ✨[[Jésus-Christ]] • [[Marie]] • [[Pierre]] • [[Marie Madeleine (de Magdala)]] • [[Jean le Baptiste]] • [[Apôtres]] • [[Disciples]] • [[Hillel Hazaken|Hillel]]  • [[Joachim]]  • [[Zacharie (père de Jean le Baptiste)]]  • [[Joseph d&#039;Arimatie]] • [[Joseph (père de Jésus)]] • [[Nicodème]] • [[Paul]] • [[Nathanaël]] • [[Lazare]] • [[Joachim]] • [[Anne (mère de Marie)]] • [[Anne (prophétesse)]] • [[mages (&amp;quot;rois&amp;quot;)]] • [[Elisabeth]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| ✨[[Apocalypse]] • [[Baptême]] • [[Bethléem]] • [[Pharisiens]] • [[Sadducéens]] • [[Jourdain (dans le Nouveau Testament)|Jourdain]] • [[Trinité]] • [[Nazareth]] • [[Eucaristie|Eucharistie]] • [[christ]] • [[Jésus &amp;quot;le Christ&amp;quot;]] • [[Nouvel Adam]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
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À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=675</id>
		<title>Portail</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=675"/>
		<updated>2025-11-02T21:19:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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| [[Anthropophagie]] • [[Pédo-anthropophagie]] • [[Preuves d&#039;un cannibalisme généralisé]] • [[Prostitution sacrée]] • [[Prostituées sacrées]] • [[Frazer (James George)|Frazer]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Miracles]] • [[Miracle de la multiplication des pains]] • [[Tentation du Christ dans le désert]] • [[Résurrection]] • [[Miracle des noces de Cana]] • [[Evangiles]] • [[Crèche]] • [[Nativité]] •&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| ✨[[Jésus-Christ]] • [[Marie]] • [[Pierre]] • [[Marie Madeleine (de Magdala)]] • [[Jean le Baptiste]] • [[Apôtres]] • [[Disciples]] • [[Hillel Hazaken|Hillel]]  • [[Joachim]]  • [[Zacharie (père de Jean le Baptiste)]]  • [[Joseph d&#039;Arimatie]] • [[Joseph (père de Jésus)]] • [[Nicodème]] • [[Paul]] • [[Nathanaël]] • [[Lazare]] • [[Joachim]] • [[Anne (mère de Marie)]] • [[Anne (prophétesse)]] • [[mages (&amp;quot;rois&amp;quot;)]] • [[Elisabeth]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| ✨[[Apocalypse]] • [[Baptême]] • [[Bethléem]] • [[Pharisiens]] • [[Sadducéens]] • [[Jourdain (dans le Nouveau Testament)|Jourdain]] • [[Trinité]] • [[Nazareth]] • [[Eucaristie|Eucharistie]] • [[christ]] • [[Jésus &amp;quot;le Christ&amp;quot;]] • [[Nouvel Adam]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Genèse]] • [[Arche de Noé]] • [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte|Correspondance historique : L&#039;entrée des Hébreux en Egypte]] • [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]] • [[Correspondance historique: L&#039;esclavage des hébreux|Correspondance historique : l&#039;esclavage des Hébreux]] • [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Correspondance historique : Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Correspondance historique: La dixième plaie|Correspondance historique : La dixième plaie]] [[La dixième plaie|• dixième plaie]]   [[La dixième plaie|•]] [[Le massacre des Innocents]] • [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]  • [[Plaies d&#039;Egypte]] • [[Correspondance historique : L&#039;Exode]] • [[Passage de la Mer Rouge]] • [[Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les chars de Pharaon|Correspondance historique : Les chars de Pharaon]] • [[Correspondance historique: La chute de Jéricho|Correspondance historique : La chute de Jéricho]] • [[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]  • [[Arbre de Vie]]  • [[Arche d&#039;alliance]] • [[Babel (tour de)]] • [[Babylone]] • [[Canaan]] • [[Eden]] • [[Faute originelle]] • [[Isaac (sacrifice d&#039;)]] • [[Pentateuque]]  • [[Livre de Job]] • [[Livre de Tobie]] • [[Livre de Jonas]] • [[Cantique des Cantiques]] • [[Qoelet (livre de l&#039;Ecclésiaste)]] • [[les Dix Commandements]] • [[Miracle de la manne]] • [[Loi des Prémices]]  [[La dixième plaie|•]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
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[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<updated>2025-11-02T19:41:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
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| [[Genèse]] • [[Arche de Noé]] • [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte|Correspondance historique : L&#039;entrée des Hébreux en Egypte]] • [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]] • [[Correspondance historique: L&#039;esclavage des hébreux|Correspondance historique : l&#039;esclavage des Hébreux]] • [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Correspondance historique : Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Correspondance historique: La dixième plaie|Correspondance historique : La dixième plaie]] [[La dixième plaie|• dixième plaie]]   [[La dixième plaie|•]] [[Le massacre des Innocents]] • [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]  • [[Plaies d&#039;Egypte]] • [[Correspondance historique : L&#039;Exode]] • [[Passage de la Mer Rouge]] • [[Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les chars de Pharaon|Correspondance historique : Les chars de Pharaon]] • [[Correspondance historique: La chute de Jéricho|Correspondance historique : La chute de Jéricho]] • [[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]  • [[Arbre de Vie]]  • [[Arche d&#039;alliance]] • [[Babel (tour de)]] • [[Babylone]] • [[Canaan]] • [[Eden]] • [[Faute originelle]] • [[Isaac (sacrifice d&#039;)]] • [[Pentateuque]]  • [[Livre de Job]] • [[Livre de Tobie]] • [[Livre de Jonas]] • [[Cantique des Cantiques]] • [[Qoelet (livre de l&#039;Ecclésiaste)]] • [[les Dix Commandements]] • [[Miracle de la manne]] • [[Loi des Prémices]]  [[La dixième plaie|•]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Adam]] • [[Ève]] • [[Hénoch]] • [[Noé]] • [[Caïn]] • [[Abel]] • [[Terakh]] • ✨[[Abraham]] • ✨[[Isaac]] • [[Sarah]] • [[Josué]] • ✨[[Moïse]] • 🔴[[Yahvé]] • [[Baal]] • [[Jacob]]  • [[Aaron]] • [[Ashera / Astarté]] • [[Adonis]] • [[David]] • [[Josias]] • [[Diable]] • [[Rois bibliques (chronologie)]] • [[Salomon]] • [[Satan]] • [[Prophètes]]  • [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]] • [[Lucifer]] • [[Satan]] • [[Zacharie (prêtre du Temple)]] • [[Samson]] • [[Abimélek]] • [[Melkisédek]] • [[Esther]] • [[Dalila]] • [[Bethsabée]]&lt;br /&gt;
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| [[Paradis]] • [[Enfer]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt; • [[Circoncision]] • [[Le nom de Moïse]] • [[Prémices]] • [[Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Syncrétisme Baal/Yahvé]] • [[âne (symbole)]] • [[Anges]] • [[boeuf (symbole)]] • [[colombe (symbole)]] • [[corbeau (symbole)]] • [[Démons]] • [[Désert]] • [[Serpent biblique]] • [[Temple de Jérusalem]] • [[figuier (symbole)]] • [[Jourdain (dans l&#039;Ancien Testament)|Jourdain]] • [[lion (symbole)]] • [[palmier (symbole)]] • [[serpent (symbole)]] • [[veau (symbole)]] • [[mer (du Temple)]] • [[séraphins]]  • [[chérubins]] • [[aigle (symbole)]] • [[lèpre (symbole)]]• [[pain (symbole)]] • [[blé (symbole)]] • [[or (symbole)]] • [[Cananéens]] • [[fléaux (symbole)]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Odyssée]] • [[Iliade]]  • [[Théogonie]] • [[Les 12 travaux d&#039;Hercules]] • [[Titanomachie]] • [[Hymnes homériques]] • [[Enfers|Enfer]][[Enfers|s]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Kronos]] • [[Hermès]] • [[Circé]] • [[Créatures]] • [[Zeus]] • [[Dionysos]] • [[Aphrodite]] • [[Apollon]] • [[Homère]] • [[Ulysse]] • [[Hadès]] • [[Héra]] • [[Homère]] • [[Thémis]] • [[Artémis]] • [[Athéna]] • [[Déméter]]  • [[Perséphone]] • [[Arès]] • [[Eros]] • [[Minos]] • [[Minotaure]] • [[sacrifice d&#039;Iphigénie]] • [[Tantale]] • [[Prométhée]] • [[Pan]] • [[Orphée]] • [[Adonis]]  • [[Achille]] • [[Poséidon]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Olympiens]] • [[Titans]] • [[Minoens]] • [[Ambroisie]] • [[Knossos]]&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Osiris]] • [[Isis]] • [[Seth]] • [[Apopi]] • [[Horus]] • [[Apopi III]] • [[Ahmôsis Ier]] • [[Kamosis]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[Asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
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* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<updated>2025-11-02T19:40:50Z</updated>

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| [[Psychologie du cannibalisme]] • [[Tabou]] • [[Refoulement]] • [[Effet Phoenix]] • [[Sublimation]] • [[Substitution]] • [[Renouvellement]] • [[Essentialisme]]  • [[pains]] • [[pierres]] • [[feu sacré]] • [[foudre]]&lt;br /&gt;
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| [[Anthropophagie]] • [[Pédo-anthropophagie]] • [[Preuves d&#039;un cannibalisme généralisé]] • [[Prostitution sacrée]] • [[Prostituées sacrées]] • [[Frazer (James George)|Frazer]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Miracles]] • [[Miracle de la multiplication des pains]] • [[Tentation du Christ dans le désert]] • [[Résurrection]] • [[Miracle des noces de Cana]] • [[Evangiles]] • [[Crèche]] • [[Nativité]] •&lt;br /&gt;
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| ✨[[Jésus-Christ]] • [[Marie]] • [[Pierre]] • [[Marie Madeleine (de Magdala)]] • [[Jean le Baptiste]] • [[Apôtres]] • [[Disciples]] • [[Hillel Hazaken|Hillel]]  • [[Joachim]]  • [[Zacharie (père de Jean le Baptiste)]]  • [[Joseph d&#039;Arimatie]] • [[Joseph (père de Jésus)]] • [[Nicodème]] • [[Paul]] • [[Nathanaël]] • [[Lazare]] • [[Joachim]] • [[Anne (mère de Marie)]] • [[Anne (prophétesse)]] • [[mages (&amp;quot;rois&amp;quot;)]] • [[Elisabeth]]&lt;br /&gt;
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|}&lt;br /&gt;
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| [[Genèse]] • [[Arche de Noé]] • [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte|Correspondance historique : L&#039;entrée des Hébreux en Egypte]] • [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]] • [[Correspondance historique: L&#039;esclavage des hébreux|Correspondance historique : l&#039;esclavage des Hébreux]] • [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les travaux sur le site de Pi Ramsès|Correspondance historique : Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Correspondance historique: La dixième plaie|Correspondance historique : La dixième plaie]] [[La dixième plaie|• dixième plaie]]   [[La dixième plaie|•]] [[Le massacre des Innocents]] • [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]  • [[Plaies d&#039;Egypte]] • [[Correspondance historique : L&#039;Exode]] • [[Passage de la Mer Rouge]] • [[Correspondance historique : La mort du pharaon dans la Bible]] • [[Correspondance historique: Les chars de Pharaon|Correspondance historique : Les chars de Pharaon]] • [[Correspondance historique: La chute de Jéricho|Correspondance historique : La chute de Jéricho]] • [[Arbre de la connaissance du Bien et du Mal]]  • [[Arbre de Vie]]  • [[Arche d&#039;alliance]] • [[Babel (tour de)]] • [[Babylone]] • [[Canaan]] • [[Eden]] • [[Faute originelle]] • [[Isaac (sacrifice d&#039;)]] • [[Pentateuque]]  • [[Livre de Job]] • [[Livre de Tobie]] • [[Livre de Jonas]] • [[Cantique des Cantiques]] • [[Qoelet (livre de l&#039;Ecclésiaste)]] • [[les Dix Commandements]] • [[Miracle de la manne]] • [[Loi des Prémices]]  [[La dixième plaie|•]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Adam]] • [[Ève]] • [[Hénoch|Hénoc]] • [[Noé]] • [[Caïn]] • [[Abel]] • [[Terakh]] • ✨[[Abraham]] • ✨[[Isaac]] • [[Sarah]] • [[Josué]] • ✨[[Moïse]] • 🔴[[Yahvé]] • [[Baal]] • [[Jacob]]  • [[Aaron]] • [[Ashera / Astarté]] • [[Adonis]] • [[David]] • [[Josias]] • [[Diable]] • [[Rois bibliques (chronologie)]] • [[Salomon]] • [[Satan]] • [[Prophètes]]  • [[Joseph (fils de Jacob)|Joseph]] • [[Lucifer]] • [[Satan]] • [[Zacharie (prêtre du Temple)]] • [[Samson]] • [[Abimélek]] • [[Melkisédek]] • [[Esther]] • [[Dalila]] • [[Bethsabée]]&lt;br /&gt;
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| [[Paradis]] • [[Enfer]]&amp;lt;nowiki/&amp;gt; • [[Circoncision]] • [[Le nom de Moïse]] • [[Prémices]] • [[Les travaux sur le site de Pi Ramsès]] • [[Syncrétisme Baal/Yahvé]] • [[âne (symbole)]] • [[Anges]] • [[boeuf (symbole)]] • [[colombe (symbole)]] • [[corbeau (symbole)]] • [[Démons]] • [[Désert]] • [[Serpent biblique]] • [[Temple de Jérusalem]] • [[figuier (symbole)]] • [[Jourdain (dans l&#039;Ancien Testament)|Jourdain]] • [[lion (symbole)]] • [[palmier (symbole)]] • [[serpent (symbole)]] • [[veau (symbole)]] • [[mer (du Temple)]] • [[séraphins]]  • [[chérubins]] • [[aigle (symbole)]] • [[lèpre (symbole)]]• [[pain (symbole)]] • [[blé (symbole)]] • [[or (symbole)]] • [[Cananéens]] • [[fléaux (symbole)]]&lt;br /&gt;
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| [[Olympiens]] • [[Titans]] • [[Minoens]] • [[Ambroisie]] • [[Knossos]]&lt;br /&gt;
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| [[Livre des morts]] • [[Textes des pyramides]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Osiris]] • [[Isis]] • [[Seth]] • [[Apopi]] • [[Horus]] • [[Apopi III]] • [[Ahmôsis Ier]] • [[Kamosis]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Hyksôs]] • [[momification]] • [[Sémites]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[Asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;height:1em;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|                                                                                                                                               &#039;&#039;&#039;Antiquité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|[[Mesopotamie]] • [[Mystères (religions à ...)]] • [[Delphes]] • [[Corinthe]] • [[Pythie]] • [[Poisson (symbole)]] • [[miel (symbole)]] • [[vin (symbole)]] • [[polythéisme]] • [[Ur]] • [[Uruk]] • [[Assur]] • [[Alexandre le Grand]] • [[Darius]] • [[Xerxes]] • [[Ambroisie]] • [[Vénus|Vénus •]] [[Evhémère]] • [[Esséniens]] • [[Tertullien]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Veda]] • [[Râmâyana]] • [[Mahâbhârata]] • [[Edda]] • [[Popul Vuh]] • [[Coran]] • [[Islam]] • [[Zoroastrisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Odin]] • [[Idunn]] • [[Shiva]] • [[Bouddha]] • [[Cernunos]] • [[Mohamed (Muhammad)]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Temples]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Ur&amp;diff=672</id>
		<title>Ur</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Ur&amp;diff=672"/>
		<updated>2025-11-02T19:30:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;ATTENTION : texte généré à l’aide de l’IA&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Allan Arsmann, la ville d&#039;&#039;&#039;&#039;Ur&#039;&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Ur (Mésopotamie)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ur_(M%C3%A9sopotamie).&amp;lt;/ref&amp;gt; &#039;&#039;&#039;a joué un rôle fondamental et multiple&#039;&#039;&#039; pour Abraham et dans la Bible, agissant comme un &#039;&#039;&#039;point d&#039;ancrage géographique, culturel et religieux&#039;&#039;&#039; essentiel pour comprendre les origines du peuple hébreu et de leur culte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les principaux aspects de son importance :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Lieu d&#039;origine d&#039;Abraham et de ses ancêtres&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La Bible affirme sans conteste qu&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham venait de la ville sumérienne d&#039;Ur&#039;&#039;&#039;, une ville aujourd&#039;hui bien connue des archéologues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Abraham est né et a grandi à Ur, et ses ancêtres y vécurent pendant plusieurs générations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Arsmann souligne que les premiers textes bibliques sont saturés de références sumériennes, incluant des rois et des villes sumériennes, ce qui ancre Adam et Ève dans le passé de la vieille Sumer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Foyer du culte de Yahvé et d&#039;Ea&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ur était une &#039;&#039;&#039;ville sumérienne dédiée à la lune&#039;&#039;&#039;, dont le dieu tutélaire était le dieu sumérien Nanar (alias Sin en akkadien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Arsmann établit une &#039;&#039;&#039;identité entre le dieu biblique Yahvé et le dieu sumérien Ea (ou Yahoo/Iya)&#039;&#039;&#039;. Ce culte d&#039;Ea/Yahoo/Iya était directement issu de Mésopotamie, où il était vénéré, et Abraham vénérait déjà ce dieu alors qu&#039;il vivait à Ur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;archéologie confirme l&#039;existence d&#039;un dieu nommé Yahoo/Iya à Ur, qui arbore tous les attributs du Dieu de la Genèse et possédait un temple dans la cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le nom &amp;quot;Yahoo&amp;quot; se traduisait en sumérien par &amp;quot;jaillissement de l&#039;eau&amp;quot; et Ea était associé à l&#039;eau, à la sagesse et à l&#039;esprit, des attributs retrouvés dans la Genèse pour le dieu biblique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les puits étaient considérés comme les &amp;quot;yeux du dieu de l&#039;abîme d&#039;eau souterraine&amp;quot; à Ur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Centre du culte de la déesse Ishtar (Ève)&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ À l&#039;époque d&#039;Abraham, Ur était l&#039;un des &#039;&#039;&#039;principaux foyers du culte d&#039;Ishtar&#039;&#039;&#039;, la déesse de la prostitution sacrée et l&#039;une des divinités féminines les plus vénérées de l&#039;Antiquité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ishtar (identifiée à Ève par Arsmann) et le roi Dumuzi (identifié à Adam) étaient les principaux exécutants du &#039;&#039;&#039;rituel de la hiérogamie&#039;&#039;&#039;, qui était le fondement de la fonction royale et de la civilisation sumérienne naissante, et Ur était un centre majeur de ce culte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les plus importantes prêtresses du culte d&#039;Ishtar étaient installées à Ur à cette période. Arsmann suggère que Sarah, l&#039;épouse d&#039;Abraham, était une prostituée sacrée vouée à Ishtar, une pratique courante pour les femmes stériles à Ur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Lieu de naissance de l&#039;écriture et de la civilisation&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Ur, en tant que cité sumérienne, est intrinsèquement liée à l&#039;&#039;&#039;&#039;invention de l&#039;écriture&#039;&#039;&#039; et au début de l&#039;histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Le dieu Ea (Yahvé) était considéré comme le dieu sumérien de la sagesse et de l&#039;écriture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Les prêtres d&#039;Ea avaient la responsabilité de créer et protéger les textes sacrés, suggérant que les premiers textes sacrés pourraient être issus de son culte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Contexte du calendrier lunaire&#039;&#039;&#039; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La ville d&#039;Ur était si dédiée au dieu de la lune que son administration utilisait un &#039;&#039;&#039;calendrier lunaire&#039;&#039;&#039;, expliquant les &amp;quot;années&amp;quot; extraordinaires attribuées aux personnages bibliques comme Adam (900 ans correspondant à des cycles lunaires et non solaires).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé, pour Allan Arsmann, Ur n&#039;est pas seulement le point de départ géographique d&#039;Abraham, mais une &#039;&#039;&#039;ville clé pour comprendre la toile de fond religieuse et culturelle des premiers récits bibliques&#039;&#039;&#039;. C&#039;est le lieu où se sont entremêlés les cultes et les pratiques qui, selon lui, ont façonné les figures d&#039;Abraham, Yahvé, Adam, et Ève, et qui sont essentielles pour déchiffrer le sens profond et souvent symbolique des textes anciens. Ur est un témoignage archéologique de la fiabilité des textes bibliques lorsqu&#039;ils sont contextualisés correctement&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=671</id>
		<title>Abraham</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=671"/>
		<updated>2025-11-02T19:29:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Voir aussi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Thrah (père)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Sarah&amp;lt;br /&amp;gt;Agar&amp;lt;br /&amp;gt;Ketourah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ismaël&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Renouvelé en&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Ur (Mésopotamie)&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ur_(M%C3%A9sopotamie).&amp;lt;/ref&amp;gt; en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme Sara&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 20:12 (trad. Segond 1910) : « &#039;&#039;De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme.&#039;&#039; » Cela signifie qu&#039;Abraham et Sarah ont le même père, mais pas la même mère, autrement dit qu&#039;ils sont demi-frère et demi-sœur. En Genèse 11:29, il est écrit que « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca&#039;&#039;. » Si le texte ne mentionne pas ici de lien de parenté direct entre Abram et Saraï, certains commentateurs juifs (notamment Rachi) relèvent que Jisca pourrait être Saraï elle-même, ce qui ferait d’elle une nièce d’Abraham (fille de son frère Haran). Certains midrashim (par ex. &#039;&#039;Bereshit Rabbah 40:4&#039;&#039;) identifient également Saraï à Jisca fille de Haran, donc nièce d’Abraham. Flavius Josèphe, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (Livre I, chap. 12), écrit lui aussi que « &#039;&#039;Abram épousa Sara, sa nièce, fille de son frère Haran.&#039;&#039; ». Si le Coran ne mentionne aucun lien de parenté, certains hadiths et commentaires musulmans classiques (notamment chez Tabari ou Ibn Kathîr) reprennent l’idée que Sarah était la cousine ou la nièce d’Abraham, mais pas sa demi-sœur.&amp;lt;/ref&amp;gt;, appelée princesse&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 17:15-16, Dieu dit à Abraham : &amp;quot;&#039;&#039;Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sarah. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.&#039;&#039; » (trad. Segond 1910). En hébreu, Saraï (שָׂרַי) signifie littéralement « ma princesse » (forme possessive, « princesse à moi »), tandis que Sarah (שָׂרָה) signifie « princesse » ou « noble femme », &#039;&#039;&#039;sans possessif&#039;&#039;&#039;. Dieu enlève donc le « -ï » (le suffixe possessif « ma ») pour élargir sa dignité : elle n’est plus &#039;&#039;la princesse d’Abraham&#039;&#039;, mais &#039;&#039;une princesse pour des peuples&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Genèse 11:29 : « &#039;&#039;Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor, Milca, fille de Haran, père de Milca et père de Jisca.&#039;&#039; » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En hébreu, מִלְכָּה (Milkah) vient de la racine מ־ל־ך (&#039;&#039;m-l-k&#039;&#039;), qui signifie « régner », « être roi ». Le mot מֶלֶך (&#039;&#039;melek&#039;&#039;) signifie roi,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et מַלְכָּה (&#039;&#039;malkah&#039;&#039;) signifie reine. Par conséquent, Milkah ou Malkah veut dire littéralement « Reine », ou « femme royale », ou encore « celle qui règne ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il est également considéré comme un descendant de Noé et Hénoch&amp;lt;ref&amp;gt;La filiation d’Abraham à Noé (et indirectement à Hénoch) est explicitement établie dans la Genèse (5, 9, 10 et 11), puis confirmée et développée dans plusieurs traditions juives, chrétiennes et islamiques. Selon le texte biblique lui-même, Abraham est le 10ᵉ descendant de Noé et le 20ᵉ descendant d’Adam. Hénoch (חֲנוֹךְ / Ḥanôkh), 7ᵉ depuis Adam, est l’arrière-grand-père de Noé. Par conséquent, Abraham descend indirectement d’Hénoch, via la lignée de Noé et de Sem. Dans les Targums (traductions araméennes de la Torah), la lignée d’Abraham depuis Sem est rappelée comme gage de sa sainteté et de sa mission. Le Livre des Jubilés (texte apocryphe juif, IIᵉ siècle av. J.-C.) insiste sur la pureté de la lignée depuis Hénoch et Noé, expliquant que la &#039;&#039;justice d’Abraham&#039;&#039; découle de celle d’Hénoch et de Noé : « &#039;&#039;Abraham fut le dixième depuis Noé, et il marcha dans la justice comme Hénoch.&#039;&#039; » (Jubilés 10:17 ; 19:9). Flavius Josèphe, dans ses &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 6–7), donne la même lignée en suivant la Genèse. Le Nouveau Testament reprend cette généalogie dans l’Évangile selon Luc (3:23–38), où l’on remonte la lignée de Jésus jusqu’à Adam. Le Coran ne donne pas de généalogie complète, mais les commentateurs classiques (comme Al-Tabarî, Ibn Kathîr, Al-Tha‘labî) s’appuient sur la Bible et la tradition juive pour préciser la lignée d’Ibrâhîm (Abraham) : &#039;&#039;« Ibrâhîm fils de Târah (Térach), fils de Nahûr, fils de Sârûgh, fils de Râ‘û, fils de Fâliq (Péleg), fils de ‘Âbir (Éber), fils de Shâlih (Shelah), fils d’Arfakhshad, fils de Sâm (Sem), fils de Nûh (Noé).&#039;&#039; »&amp;lt;/ref&amp;gt;, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, [[Terakh]], exerçait un sacerdoce à [[Ur]], servant des idoles de cultes extérieurs, non familiaux. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;Ur et traduisit à Haran étaient très probablement écrits en sumérien, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;Éden et du Déluge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;exorciste, comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;. Ce don était partagé par ses ascendants jusqu&#039;à Adam. Il était également associé à Éa, le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou &#039;&#039;ašipu&#039;&#039;. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta Ur et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;Isaac. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en holocauste. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham n&#039;a &#039;&#039;pas&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par Allan Arsmann comme un &amp;quot;renouvellement cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de Jacob (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, Sarah, la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant Ismaël exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour Allan Arsmann, Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de Jacob (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par renouvellement) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui sont les descendants génétiques d&#039;Abraham et qui joueront un rôle crucial lors de l&#039;Exode. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination hyksôs en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène explique les identités doubles comme Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu un renouveau aussi &amp;quot;dynamique&amp;quot; que Jacob. Il serait resté profondément marqué par le sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/forum/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Portail&amp;diff=670</id>
		<title>Portail</title>
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		<updated>2025-11-02T19:27:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Olympiens]] • [[Titans]] • [[Minoens]] • [[Ambroisie]] • [[Knossos]]&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Livre des morts]] • [[Textes des pyramides]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Osiris]] • [[Isis]] • [[Seth]] • [[Apopi]] • [[Horus]] • [[Apopi III]] • [[Ahmôsis Ier]] • [[Kamosis]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Hyksôs]] • [[momification]] • [[Sémites]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Mythologie sumérienne]] • [[L’Épopée de Gilgamesh|L&#039;Epopée de Gilgamesh]]  • [[Enuma Elis]] • [[Atrahasis]] • [[Descente d&#039;Inanna aux Enfers]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Figures &amp;amp; personnages&lt;br /&gt;
| [[Ea]] • [[Ishtar]] • [[Dumuzi]] • [[Marduk]] • [[Uta-Napishtim]] • [[Inanna]] • [[Baal]] • [[Tammuz]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Déluge]] • [[Apsû]] • [[Asipu]] • [[Exorcistes]] • [[Vivants]] • [[Ziggurat]] • [[serpent (symbole)]] • [[feu (symbole)]] • [[fléaux (symbole)]] • &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;height:1em;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| [[Sociétés totémiques]] • [[Sociétés primitives]]  • [[Chamanisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|                                                                                                                                               &#039;&#039;&#039;Antiquité&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|[[Mesopotamie]] • [[Mystères (religions à ...)]] • [[Delphes]] • [[Corinthe]] • [[Pythie]] • [[Poisson (symbole)]] • [[miel (symbole)]] • [[vin (symbole)]] • [[polythéisme]] • [[Ur]] • [[Uruk]] • [[Assur]] • [[Alexandre le Grand]] • [[Darius]] • [[Xerxes]] • [[Ambroisie]] • [[Vénus|Vénus •]] [[Evhémère]] • [[Esséniens]] • [[Tertullien]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; background:#e6e0ff;&amp;quot; | Autres mythologies&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;width:15% | Mythes &amp;amp; Récits&lt;br /&gt;
| [[Veda]] • [[Râmâyana]] • [[Mahâbhârata]] • [[Edda]] • [[Popul Vuh]] • [[Coran]] • [[Islam]] • [[Zoroastrisme]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| [[Odin]] • [[Idunn]] • [[Shiva]] • [[Bouddha]] • [[Cernunos]] • [[Mohamed (Muhammad)]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; | Thèmes, peuples &amp;amp; symboles&lt;br /&gt;
| [[Temples]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À classer :&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : L&#039;entrée des hébreux en Égypte]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Les rêves du Pharaon dans la Bible]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : La tempête (dix plaies)]]&lt;br /&gt;
* [[Correspondance historique : Le passage de la mer rouge]]&lt;br /&gt;
* [[L&#039;identité historique du culte de Yahvé durant la période Mésopotamienne]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Aide à la rédaction]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Abraham&amp;diff=669</id>
		<title>Abraham</title>
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		<updated>2025-11-02T18:08:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Abraham&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne.jpg|alt=Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne|340x340px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Le sacrifice d&#039;Isaac - Philippe de Champaigne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjoint&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ismaël&amp;lt;br /&amp;gt;[[Isaac]]&amp;lt;br /&amp;gt;Zimran&amp;lt;br /&amp;gt;Yokshan&amp;lt;br /&amp;gt;Medan&amp;lt;br /&amp;gt;Madian&amp;lt;br /&amp;gt;Ishbak&amp;lt;br /&amp;gt;Shouah&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Isaac]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham est universellement reconnu comme le père fondateur des trois plus grandes religions monothéistes du monde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Abraham&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. D&#039;origine sacerdotale et aristocratique mésopotamienne, selon les hypothèses du chercheur indépendant [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] son expérience en Egypte et du sacrifice de son fils l&#039;amènera à réformer son culte. Il se [[Renouvellement|renouvellera]] ensuite, selon les conclusions d&#039;Arsmann, en [[Isaac]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Origines en Chaldée ====&lt;br /&gt;
Abraham est né à [[Ur]] en Chaldée, une ville sumérienne qui, au fil du temps, est devenue akkadienne puis babylonienne, et qui avait connu un renouveau sumérien peu avant son époque. Sa famille était d&#039;un caractère aristocratique, comme en témoigne la pratique de la consanguinité et les titres associés à ses proches, tels que sa femme Sara, appelée princesse, et sa belle-sœur Milkah, dont le nom signifie reine. Il est également considéré comme un descendant de Noé et Hénoch, des figures royales probablement sumériennes ou anté-sumériennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son père, Térakh, exerçait un sacerdoce à Ur, servant des idoles de cultes extérieurs, non familiaux. Abraham a lui-même grandi dans cette famille sacerdotale. Il fut éduqué par son père et savait lire et écrire, une compétence rare et significative à l&#039;époque. Il maîtrisait plusieurs langues, dont le babylonien (sa langue natale), le cananéen, l&#039;égyptien, et le sumérien, qu&#039;il étudia et traduisit. Les &amp;quot;livres de ses pères&amp;quot; qu&#039;il emporta d&#039;Ur et traduisit à Haran étaient très probablement écrits en sumérien, la plus ancienne langue écrite connue, et pourraient constituer les plus anciens textes de la Bible, y compris les épisodes de l&#039;Éden et du Déluge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son jeune âge, Abraham manifesta des talents qui le liaient à un rôle d&#039;exorciste, comme sa capacité à &amp;quot;chasser les corbeaux&amp;quot;, une activité symbolique associée à la &amp;quot;vocation d&#039;Abraham&amp;quot;. Ce don était partagé par ses ascendants jusqu&#039;à Adam. Il était également associé à Éa, le dieu sumérien civilisateur, et s&#039;employait à propager des techniques agricoles, telles que l&#039;invention de la charrue, ce qui renforce son lien avec les exorcistes ou &#039;&#039;ašipu&#039;&#039;. Abraham vénérait Éa comme son dieu patron, une entité transcendante et incorporelle, bien que ce dieu fût également vénéré sous une forme extérieure, liée à l&#039;eau et ayant des temples. Yahvé, le Dieu biblique, est identifié à Éa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Séjour en Égypte et l&#039;Influence Osirienne ====&lt;br /&gt;
Abraham quitta Ur et se rendit en Égypte, non seulement à cause d&#039;une famine, mais aussi par désir de profiter de l&#039;abondance du pays et, surtout, pour s&#039;entretenir de religion avec les prêtres égyptiens. Ce séjour, qui aurait duré environ sept ans, fut une expérience marquante qui transforma profondément ses croyances. Pendant les deux dernières années, il vécut au palais du pharaon en tant que beau-frère. Sa stature était celle d&#039;un &amp;quot;roitelet&amp;quot; ou plus, interagissant avec d&#039;autres rois sur un pied d&#039;égalité. Des historiens antiques affirment qu&#039;Abraham régna à Damas et vint en conquérant de Chaldée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;influence égyptienne sur Abraham et le culte de Yahvé est significative. La circoncision, par exemple, une pratique nouvelle pour les serviteurs d&#039;Abraham, fut adoptée par Yahvé comme marque d&#039;alliance peu après le retour d&#039;Abraham d&#039;Égypte. Des textes apocryphes décrivent un échange de &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; entre des dignitaires égyptiens et Abraham, dont l&#039;un était potentiellement un prêtre du dieu Horus. La vie d&#039;Abraham et Sara elle-même présente des parallèles frappants avec le mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]] : ils sont frère et sœur, mari et femme, ont des difficultés à concevoir, mais donnent naissance à un enfant &amp;quot;miraculé&amp;quot; alors qu&#039;Abraham est décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot; (symboliquement). La Bible, en ne mentionnant pas ces emprunts, aurait subi des modifications volontaires au fil des refontes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abraham avait connaissance des dangers de son voyage en Égypte, y compris le risque que sa femme soit prise par le pharaon et qu&#039;il soit tué. Un rêve qu&#039;il fit, symbolisant sa vie et celle de Sara (cèdre et palmier), lui avait en partie révélé ces événements. Malgré cela, il poursuivit son chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le Sacrifice d&#039;Isaac et la Renaissance d&#039;Abraham ====&lt;br /&gt;
Le moment le plus important de la vie d&#039;Abraham est le sacrifice d&#039;Isaac. Yahvé ordonna à Abraham d&#039;offrir Isaac, son fils unique, en holocauste. Abraham se leva tôt, prépara le bois et le couteau, et ligota Isaac sur l&#039;autel, se préparant à l&#039;immoler. Abraham a bien exécuté l&#039;ordre divin : &amp;quot;Parce que tu as exécuté cet ordre, que tu ne m&#039;as pas refusé ton fils unique&amp;quot;. Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; est utilisé dans les Bibles grecques et par les Pères de l&#039;Église, soulignant qu&#039;Abraham n&#039;a &#039;&#039;pas&#039;&#039; épargné son fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est décrit comme un &amp;quot;enfant&amp;quot; ou &amp;quot;garçonnet&amp;quot;, ayant à peine huit ans selon la conversion des &amp;quot;années nilotiques&amp;quot; (saisons égyptiennes). Le fait qu&#039;Isaac porte le bois de son propre bûcher est qualifié de &amp;quot;vicieux&amp;quot; et &amp;quot;immonde&amp;quot;. Le récit du bélier substitué et de l&#039;ange intervenant est présenté comme un ajout ultérieur, destiné à &amp;quot;gommer&amp;quot; la réalité du sacrifice. Abraham lui-même, profondément détruit par l&#039;acte et rempli d&#039;amertume, aurait pu modifier le texte pour y insérer cette &amp;quot;théophanie&amp;quot;, cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sur sa réalisation physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac est interprété par Allan Arsmann comme un &amp;quot;renouvellement cannibalique&amp;quot;, où l&#039;identité de la victime est absorbée par le bourreau. Après le sacrifice, Abraham est décrit par l&#039;auteur comme retournant seul, sans Isaac, ce qui est considéré par lui comme un indice majeur de la mort d&#039;Isaac. La vie d&#039;Abraham &amp;quot;s&#039;arrête&amp;quot; selon lui à ce moment-là ; il devient une &amp;quot;ombre&amp;quot;. Le personnage d&#039;Isaac tel qu&#039;il apparaît ensuite dans la Bible serait donc en réalité Abraham lui-même, &amp;quot;renouvelé&amp;quot; sous le nom de son fils. L&#039;Isaac de ces textes est jugé &amp;quot;effacé&amp;quot; par Allan Arsmann, comme &amp;quot;l&#039;image grise de son père&amp;quot;, et reproduit selon lui exactement les actions d&#039;Abraham. Le fait qu&#039;il n&#039;y ait pas d&#039;Isaachites, contrairement aux descendants d&#039;Abraham (Hébreux) ou de Jacob (Israélites), appuie selon lui l&#039;idée qu&#039;Isaac n&#039;a pas eu de descendance propre. De plus, Sarah, la mère d&#039;Isaac, serait selon son hypothèse morte de chagrin peu après ce sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les traditions juives semblent confirmer implicitement le sacrifice d&#039;Isaac, notamment à travers le rite mosaïque des &amp;quot;deux boucs&amp;quot; (représentant Ismaël exilé et Isaac brûlé en holocauste) et la célébration annuelle de la fête du &amp;quot;Grand Pardon&amp;quot; en son honneur. Le surnom &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé renforcerait cette interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Héritage et Influence ====&lt;br /&gt;
Pour Allan Arsmann, Abraham, devenu symboliquement Isaac, continue d&#039;influencer le récit biblique. Il est le père de Jacob (qui, selon l&#039;auteur, est aussi son fils par renouvellement) et l&#039;ancêtre d&#039;un groupe de soixante-dix &amp;quot;anciens&amp;quot; qui sont les descendants génétiques d&#039;Abraham et qui joueront un rôle crucial lors de l&#039;Exode. Ces &amp;quot;anciens&amp;quot; sont décrits comme la &amp;quot;maison de Jacob&amp;quot; et sont les premiers Sémites à avoir profité de la domination hyksôs en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;histoire d&#039;Abraham et des patriarches est, selon l&#039;hypothèse posée par Allan Arsmann, ponctuée de &amp;quot;renouvellements&amp;quot; où les pères consomment leurs fils et en adoptent l&#039;identité, permettant de prolonger leur vie et leur pouvoir. Ce phénomène explique les identités doubles comme Moïse/Josué et David/Salomon. Cependant Allan Arsmann note qu&#039;Abraham, bien que célèbre sous le nom d&#039;Isaac, n&#039;a pas connu un renouveau aussi &amp;quot;dynamique&amp;quot; que Jacob. Il serait resté profondément marqué par le sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d&#039;Abraham est donc selon Allan Arsmann un témoignage des pratiques anthropophages de l&#039;Antiquité, une &amp;quot;horreur&amp;quot; qui fut plus tard selon lui niée ou édulcorée dans les textes sacrés. La &amp;quot;Justice divine&amp;quot; de Yahvé, en exigeant le sacrifice des premiers-nés, serait une manifestation de cette idéologie primitive. Le Christ, par contraste, est présenté comme celui qui s&#039;est manifesté pour mettre fin à ces sacrifices et détruire les &amp;quot;œuvres du Diable&amp;quot;, prônant une acceptation symbolique plutôt qu&#039;une réalisation physique des offrandes. L&#039;acte de &amp;quot;renouvellement&amp;quot; d&#039;Abraham, par le sacrifice d&#039;Isaac, aurait été une étape vers cette compréhension christique de la miséricorde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que la Bible ne mentionne pas explicitement la mort d&#039;Abraham après le sacrifice d&#039;Isaac, l&#039;auteur note que son rôle actif diminue fortement. Il est écrit qu&#039;il avait 175 &amp;quot;années&amp;quot; (58 &amp;quot;années nilotiques&amp;quot;). Le terme &amp;quot;ancêtre&amp;quot; prend donc selon lui un sens psychique et symbolique, plutôt que génétique, pour ceux qui ont &amp;quot;mangé&amp;quot; ces figures du passé et ainsi absorbé leur histoire. La vie d&#039;Abraham, de sa naissance à sa disparition du récit actif, serait donc une chronique de transformations, d&#039;influences culturelles et de l&#039;évolution des concepts religieux d&#039;une manière qui défie les interprétations dogmatiques traditionnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Preuves archéologiques générales et le discrédit de la Bible ====&lt;br /&gt;
La Bible a longtemps été la cible d&#039;un scepticisme &amp;quot;étrangement&amp;quot; et &amp;quot;systématiquement&amp;quot; plus élevé que pour d&#039;autres textes anciens. Cependant, l&#039;archéologie a depuis apporté des &amp;quot;milliers de preuves de la validité historique&amp;quot; du document : des villes bibliques comme Jéricho, Aï, Assur, Ur en Chaldée (patrie d&#039;Abraham), et même la plaine de Sumer, jadis considérées comme mythologiques, ont toutes été exhumées et confirmées, souvent à l&#039;emplacement décrit par la Bible. Le peuple d&#039;Israël lui-même, dont l&#039;existence fut niée par la science, est aujourd&#039;hui attesté par des documents tels que la stèle de Mérenptah. Allan Arsmann affirme que, sur de nombreux points, la Bible a été &amp;quot;l&#039;un des témoignages historiques les plus fiables et pertinents de toute la Terre&amp;quot;. Ce contexte général de confirmation archéologique renforce la crédibilité des récits liés à Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Récit du Déluge et origines sumériennes de la Genèse ====&lt;br /&gt;
Le récit de l&#039;arche de Noé, l&#039;un des plus anciens textes de la Bible et précédant Abraham, présente un parallèle irréfutable avec l&#039;Épopée de Gilgamesh, un texte sumérien deux mille ans plus ancien. Bien que les noms et certaines modifications théologiques (passage du polythéisme au monothéisme) existent, la &amp;quot;moelle&amp;quot; du récit est restée fidèle. Cette persistance du fond du texte à travers les âges et les manipulations atteste de l&#039;ancienneté et de la robustesse des récits bibliques, y compris ceux d&#039;Abraham. La Genèse biblique est d&#039;origine mésopotamienne, plus précisément sumérienne ou de mouvance sumérienne, ce qui est étayé par la provenance d&#039;Abraham d&#039;Ur en Chaldée (une ville sumérienne) et la présence de lieux mésopotamiens dans ses premiers chapitres (Babel, Assur, Uruk).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le séjour d&#039;Abraham en Égypte et l&#039;intégration de rites osiriens ====&lt;br /&gt;
La Bible décrit un bref séjour d&#039;Abraham en Égypte en raison d&#039;une famine. Allan Arsmann démontre que ce séjour, d&#039;une durée d&#039;environ sept ans (confirmée par le recoupement de diverses informations temporelles et des textes apocryphes comme le Livre des Jubilés), fut un &amp;quot;choc culturel gigantesque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;La circoncision :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur affirme que la circoncision, exigée par Yahvé peu après la sortie d&#039;Abraham d&#039;Égypte, est un emprunt direct du culte osirien égyptien, où elle existait depuis mille ans. L&#039;idée qu&#039;Abraham ait &amp;quot;par hasard&amp;quot; réinventé le même rite est jugée statistiquement impossible. Le fait que la Bible ne l&#039;avoue jamais explicitement suggère une refonte volontaire du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Témoignages directs de contact religieux :&#039;&#039;&#039; Des textes apocryphes, comme &amp;quot;L&#039;apocryphe de la Genèse&amp;quot;, décrivent qu&#039;Abraham reçut &amp;quot;sagesse et vérité&amp;quot; de dignitaires égyptiens, dont un prêtre d&#039;Horus. Flavius Josèphe, dont les chroniques s&#039;appuient sur des Bibles hébraïques plus complètes que celles parvenues jusqu&#039;à nous, confirme que le pharaon &amp;quot;mit en relation&amp;quot; Abraham avec les &amp;quot;plus grands savants des Égyptiens&amp;quot;. Le fait que les prêtres osiriens ne pouvaient converser de leurs mystères qu&#039;avec d&#039;autres initiés circoncis renforce l&#039;idée de l&#039;initiation d&#039;Abraham à la religion égyptienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que prêtre exorciste (Ašipu) ====&lt;br /&gt;
Allan Arsmann soutient qu&#039;Abraham était un prêtre, plus précisément un Ašipu, ou exorciste, un statut archéologiquement attesté en Mésopotamie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Maîtrise de l&#039;écriture et polyglottisme :&#039;&#039;&#039; Abraham savait lire et écrire plusieurs langues (babylonien, cananéen, égyptien, et probablement le sumérien ancien) et a même traduit des textes sacrés de ses ancêtres. Le fait qu&#039;il connaisse et traduise le sumérien, une langue morte pour les intellectuels de l&#039;époque, indique des compétences exceptionnelles et une fonction sacerdotale, car l&#039;écriture était une prérogative corporative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Famille sacerdotale :&#039;&#039;&#039; Son père, Terah, exerçait un sacerdoce à Ur, et il servait plusieurs dieux, ce qui était une spécificité des Ašipus en Mésopotamie. La fonction sacerdotale étant héréditaire, Abraham le devint aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Exorcisme et guérison du pharaon :&#039;&#039;&#039; Le récit apocryphe où Abraham guérit le pharaon des &amp;quot;mauvais esprits&amp;quot; envoyés par Yahvé correspond parfaitement à la fonction d&#039;exorciste, qui n&#039;était pas attribuée à d&#039;autres prêtres mésopotamiens. Le pharaon lui-même s&#039;adresse à Abraham pour cette opération, prouvant sa notoriété en la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Yahvé identifié à Ea, dieu patron des exorcistes :&#039;&#039;&#039; L&#039;auteur établit l&#039;identité entre Yahvé et le dieu sumérien Éa, démontrée par de multiples points communs. Or, Éa est le dieu patron des exorcistes. Cette connexion renforce considérablement l&#039;hypothèse qu&#039;Abraham était un Ašipu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ &#039;&#039;&#039;Autres indices convergents :&#039;&#039;&#039; Les exorcistes étaient les seuls à cumuler hautes compétences d&#039;écriture et fonction sacerdotale. Abraham chassait symboliquement les corbeaux (exorcisme), analysait les rêves, inventa et perfectionna la charrue (tâche des exorcistes), fabriquait des idoles (pratique des exorcistes), et avait une vision profondément intérieure de la religion, comme les exorcistes. L&#039;accumulation de ces &amp;quot;centaines d&#039;indices&amp;quot; rend l&#039;hypothèse de l&#039;Ašipu &amp;quot;la plus probable&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Abraham en tant que roi et le &amp;quot;roi-berger&amp;quot; ====&lt;br /&gt;
La Bible contient de nombreux indices, tant dans le vocabulaire que la symbolique (le &amp;quot;berger&amp;quot;), suggérant qu&#039;Abraham était un roi, ou au moins un &amp;quot;roitelet&amp;quot;. Il dialogue exclusivement avec d&#039;autres rois qui le nomment &amp;quot;Seigneur&amp;quot;. Josèphe affirme qu&#039;Abraham régna à Damas avec une armée. Le symbole du &amp;quot;berger&amp;quot;, associé à Abraham et ses descendants, était le symbole du roi dans la culture sumérienne d&#039;où provient le texte biblique. Cette royauté est également &amp;quot;prouvée archéologiquement&amp;quot; pour d&#039;autres patriarches comme Jacob (qui fut pharaon Hyksôs) et Noé (roi sumérien dans l&#039;Épopée de Gilgamesh), ce qui rend le statut royal d&#039;Adam et Abraham cohérent dans ce contexte de &amp;quot;naissance de la civilisation&amp;quot; liée à une autorité royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le renouvellement cannibale et la modification des textes ====&lt;br /&gt;
L&#039;auteur développe l&#039;idée que l&#039;anthropophagie et la pédo-anthropophagie sont des thèmes centraux, bien que refoulés et symbolisés, dans toute la Bible. Abraham lui-même est présenté comme ayant &amp;quot;sacrifié son fils premier-né&amp;quot; (Ismaël, puis Isaac). Le surnom de Yahvé, &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot;, est cité comme une preuve supplémentaire du sacrifice d&#039;Isaac. Abraham, après avoir commis l&#039;acte de sacrifice, aurait modifié le texte sacré pour y intégrer une théophanie (la vision de l&#039;agneau substitutif), cherchant à mettre l&#039;accent sur l&#039;acceptation du sacrifice plutôt que sa réalisation physique. Cette modification des textes par Abraham fut un &amp;quot;sublime évolution&amp;quot; et une &amp;quot;vérité perdue&amp;quot;. Le renouvellement cannibale implique que les personnages bibliques (comme Jacob et Joseph) se sont &amp;quot;renouvelés&amp;quot; en mangeant leurs descendants, ce qui explique les continuités et les confusions d&#039;identité dans le texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://paradeigma.be/forum/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Isaac</title>
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		<updated>2025-11-02T18:00:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Isaac&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Mont Moriah (?) ; Guérar ou Beer‑Léa selon les textes bibliques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]] (père)&amp;lt;br /&amp;gt;[[Sarah]] (mère)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Rébecca]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Esaü&amp;lt;br /&amp;gt;[[Jacob]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est un patriarche biblique et le fils d&#039;[[Abraham]]&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. article Wikipedia &amp;quot;Isaac&amp;quot;, https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon ses propres recherches, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, conclut qu&#039;il est sacrifié en holocauste dans le cadre d&#039;un rituel de renouvellement par Abraham à l&#039;age de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance &amp;quot;miraculeuse&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
La naissance d&#039;Isaac, fils d&#039;[[Abraham]] et de [[Sarah]], peut être interprétée dans les sources selon une double lecture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, sa conception est considérée comme miraculeuse, intervenant alors que ses parents étaient très âgés (Abraham aurait eu plus de cent ans et Sara 90 ans) et qu&#039;Abraham était décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant l&#039;âge d&#039;Abraham et de Sarah, voir Genèse 17, 17 : « &#039;&#039;Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ?&#039;&#039; » Ici, l’âge d’Abraham (100 ans) et celui de Sara (90 ans) sont explicitement donnés au moment de l’annonce de la naissance d’Isaac. Genèse 21, 5 : « &#039;&#039;Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils.&#039;&#039; » Ce verset confirme que selon les stricts mots du texte biblique, au moment de la naissance d’Isaac, Abraham avait 100 ans. Plus tard, plusieurs auteurs chrétiens reliront cet épisode pour en souligner la foi d’Abraham malgré sa vieillesse : Paul, dans sa lettre aux Romains (4, 19), explique que « &#039;&#039;sans faiblir dans la foi, il considéra son corps déjà usé — puisqu’il avait près de cent ans — et celui de Sara, déjà atteint par la vieillesse&#039;&#039;. » Ici, Paul parle du corps &amp;quot;déjà usé&amp;quot; d’Abraham, littéralement dans certaines traductions : « &#039;&#039;son corps déjà comme mort&#039;&#039; » (&#039;&#039;nekromenon&#039;&#039;, en grec). C’est probablement de ce passage que vient la formule « Abraham était déjà mort » (dans le sens de &amp;quot;biologiquement incapable d’avoir des enfants&amp;quot;). Le même Paul, dans son épître aux Hébreux (11, 11–12) indique que « &#039;&#039;c’est par la foi que Sara elle-même, bien qu’elle fût stérile et déjà avancée en âge, obtint la possibilité d’être mère, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait promis. C’est pourquoi, d’un seul homme déjà marqué par la mort, naquit une descendance nombreuse comme les étoiles du ciel…&#039;&#039; » L&#039;expression explicite : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;d’un seul homme déjà marqué par la mort&#039;&#039; »&#039;&#039;&#039; est parfois traduite par « &#039;&#039;presque mort&#039;&#039; », selon les traductions.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce récit est comparé au mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]], qui eurent également un enfant miraculeusement alors qu&#039;Osiris était déjà défunt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, une lecture ré-interprétative des datations bibliques, en considérant les &amp;quot;années&amp;quot; comme des &amp;quot;saisons égyptiennes&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &#039;&#039;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s). trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;).&amp;lt;/ref&amp;gt;, suggère qu&#039;Isaac serait né quand Abraham avait environ 33 ans et Sara 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 21, 5 : &amp;quot;וְאַבְרָהָם, בֶּן־מֵאָה שָׁנָה, בְּהִוָּלֵד לוֹ אֶת־יִצְחָק בְּנוֹ.&amp;quot;, &#039;&#039;« Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils. »&#039;&#039; (soit 33 ans révolus s&#039;il s&#039;agit de 100 ans nilotiques). Genèse 17, 17 avait précédemment précisé dans le récit, au moment de l&#039;annonce de la conception d&#039;Isaac, que &#039;&#039;« Abraham tomba sur sa face, il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? »&#039;&#039; texte qui donnerait à Sara l&#039;âge de 30 ans si son âge est compté dans le texte biblique en années nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, Isaac est associé aux &amp;quot;[[prémices]]&amp;quot; d&#039;Abraham, impliquant qu&#039;il devait être offert&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs traditions juives et lectures midrashiques ou chrétiennes ultérieures à l&#039;écriture du texte biblique ont établi une correspondance symbolique entre Isaac et les prémices — en particulier à cause de son « offrande » sur le mont Moriah (Genèse 22) et du fait qu’il soit le fils promis né « contre toute attente ». Les &amp;quot;prémices&amp;quot; sont citées en Exode 23,16, Lévitique 23,9–14, Deutéronome 26,1–11, sans jamais mentionner Isaac. Mais dans le judaïsme ancien et rabbinique, plusieurs midrashim relisent l’épisode du « ligotage d’Isaac » (&#039;&#039;ʿAqedat Yiṣḥaq&#039;&#039;) comme une offrande représentative ou comme les “premiers fruits” de la foi d’Abraham. C&#039;est le cas du Targum Pseudo-Jonathan, dans lequel il est écrit au sujet de Genèse 22,14 : « … &#039;&#039;Sur cette montagne, Abraham offrit Isaac son fils, et sur cette montagne les générations offriront leurs prémices&#039;&#039;. » C&#039;est celui aussi du Midrash Rabbah, en 56:10 au sujet de Genèse et dans lequel Abraham dit : « &#039;&#039;Que cela te soit compté comme si j’avais offert toutes les générations en prémices devant toi.&#039;&#039; » Le &#039;&#039;ʿAqedah&#039;&#039; est ici compris comme l’offrande des “premiers fruits” de la descendance d’Abraham, Isaac étant le premier-né de la promesse. Le Nouveau Testament de son côté ne relie pas directement Isaac à la fête juive des prémices, mais emploie le langage des “premiers-nés” et des “prémices” à propos de Jésus, en s’inspirant de ces traditions. Dans Hébreux 11,17–19, l&#039;apôtre Paul affirme que « &#039;&#039;par la foi, Abraham offrit Isaac, le fils unique … il pensait que Dieu pouvait même le ressusciter d’entre les morts.&#039;&#039; » Isaac est figure de résurrection, thème des prémices de la vie nouvelle. En 1 Corinthiens 15,20, le même Paul déclare : « &#039;&#039;Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de ceux qui sont morts.&#039;&#039; » Paul relie la résurrection du Christ (qui a lieu le lendemain du sabbat de la Pâque — même jour que la fête des prémices) à la typologie d’Isaac (le fils offert et rendu à la vie). Ainsi, dans la théologie chrétienne, Isaac devient une préfiguration du Christ, et le Christ, les véritables prémices.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et la littérature apocryphe le lie d&#039;ailleurs aux fêtes des prémices&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés 22, il est question d&#039;Isaac et Ishmaël qui seraient venus du &amp;quot;puits du Serment&amp;quot; pour célébrer la fête des semaines — c’est-à-dire la fête des &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de la moisson — chez Abraham, leur père ; dans ce même livre (Jubilés 22.3-4) il est ajouté qu&#039;Isaac offrit un holocauste. De plus, dans Jubilés 35 (qui traite de la fête des prémices en lien avec Abraham) on trouve aussi la mention de la « fête des premiers fruits » dans le contexte du patriarche Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette interprétation alignerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] sa naissance, et son sacrifice ultérieur à l&#039;âge de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte biblique lui-même ne donne pas explicitement son âge à ce moment. Dans &#039;&#039;&#039;Genèse Rabbah 56:8, l&#039;&#039;&#039;e midrash relie directement la mort de Sarah (Genèse 23, 1) à l’épisode du sacrifice d’Isaac (Genèse 22). Comme Sarah meurt à 127 ans, et qu’elle a 90 ans à la naissance d’Isaac (Genèse 17:17, 21:5), on conclut : 127 – 90 = 37 ans. Donc Isaac aurait 37 ans au moment de l’Akedah. Dans Genèse Rabbah 58:5, il est écrit que « &#039;&#039;lorsque Sarah apprit la nouvelle [du sacrifice], son âme s’envola et elle mourut.&#039;&#039; » Cette tradition repose sur l’idée que Sarah meurt &#039;&#039;&#039;en entendant&#039;&#039;&#039; que son fils a (failli ?) être sacrifié, ce qui fait du sacrifice d’Isaac l’événement immédiatement précédent sa mort.  Au XIe siècle, Rachi reprend explicitement ce raisonnement dans un commentaire sur sur Genèse 23, 2 : « &#039;&#039;L’Aqédah eut lieu juste avant la mort de Sarah, car elle mourut en apprenant ce qui s’était passé avec son fils Isaac.&#039;&#039; » Si l&#039;on applique la théorie d&#039;Allan Arsmann pour l&#039;âge supposé d&#039;Isaac, on obtient pour 37 années nilotiques un sacrifice opéré plutôt à l&#039;âge 12 ans révolus. Flavius Josèphe quant à lui, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 13, 2), considère qu&#039;Isaac avait 24 ans : « ἦν δὲ ὁ Ἰσαὰκ τότε ἐτῶν εἴκοσι πέντε », ce qui correspondrait à 8 années si les 24 sont nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;, avec les thèmes de [[renouvellement]] et de sacrifice rituel abordés dans les textes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sacrifice ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Isaac (sacrifice d&#039;)|Sacrifice d&#039;Isaac]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac, tel qu&#039;il est expliqué dans la Bible, a été décrypté par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] comme une exigence formulée par un roi, perçu comme une incarnation de [[Baal]], pour sceller une alliance militaire. [[Abraham]] aurait selon l&#039;auteur effectivement procédé à l&#039;immolation de son fils premier-né, une pratique encore courante selon lui à cette époque. À la suite de cet acte, Abraham aurait expérimenté un &amp;quot;[[effet Phoenix]]&amp;quot;, un [[renouvellement]] par lequel il serait devenu Isaac, absorbant l&#039;identité de son fils sacrifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques ultérieurs à ce sacrifice et concernant Isaac se réfèreraient ainsi, selon Arsmann, à cet Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot;, sa propre vie d&#039;actions s&#039;étant arrêtée après le sacrifice. Des indices dans les textes, comme le nom de &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé et le fait qu&#039;Abraham revienne seul de la montagne après l&#039;événement, sont interprétés comme des preuves de la réalisation effective du sacrifice&amp;lt;ref&amp;gt;Dans une vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 rediffusant une conférence de Thomas Römer intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s), le chercheur spécialiste de la Bible et membre du Collège de France évoque lui aussi ce point, à savoir le retour solitaire d&#039;Abraham depuis le lieu du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La tradition du bélier substitué est considérée par Allan Arsmann comme une modification ultérieure du texte, probablement par Abraham lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann est qu&#039;Abraham serait l&#039;auteur de la Genèse (cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=256s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, visant à substituer l&#039;acceptation spirituelle du sacrifice à sa réalisation physique et marquant une évolution vers la condamnation de ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mariage d&#039;Isaac ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bénédiction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Isaac comme Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère dans ses écrits et vidéos que l&#039;Isaac adulte fut en fait son père Abraham lui-même, &amp;quot;un [[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; selon les hypothèses originales d&#039;Arsmann. Cette idée expliquerait comment [[Jacob]] a pu être considéré dans certains textes comme le &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés, chapitre 22, Jacob est clairement appelé &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;. Cette appellation peut cependant symboliquement se rapporter, comme cela est formulé ou sous-entendu dans le reste de la tradition biblique, qu&#039;à l&#039;héritage d&#039;Abraham reçu jusqu&#039;à Jacob. Dans Exode 2:24 (et passages ultérieurs), il est écrit : « &#039;&#039;Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob&#039;&#039;… » Allan Arsmann de son côté va jusqu&#039;à émettre l&#039;idée, sans en avoir la certitude cependant, que les trois personnages puissent n&#039;être qu&#039;une seule et même personne, renouvelée deux fois, voire trois en la personne de Joseph également (cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 35, pp. 615-634, et tout particulièrement les pages 632-633). Ces différents renouvellements du même Abraham pourraient éclairer, selon Arsmann, la formulation &amp;quot;Dieu d&#039;Abraham, d&#039;Isaac et de Jacob&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, alors qu&#039;il est présenté dans la Bible et la plupart des textes sacrés comme celui d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnage effacé et passif ===&lt;br /&gt;
Isaac est dépeint dans la Bible comme un patriarche extrêmement discret et effacé, une sorte d&#039;&amp;quot;image grise de son père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;analyse d&#039;Isaac et de sa relation post-sacrifice avec Abraham est longuement détaillée dans la vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann intitulée &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et ISsaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s). Les conclusions d&#039;Arsmann dans cette vidéo dépeignent Isaac comme une figure étrangement effacée après l&#039;épisode du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ses actions sont principalement des répétitions de celles d&#039;Abraham, le montrant comme plus faible et moins autonome&amp;lt;ref&amp;gt;Thomas Römer note lui aussi le peu de relief du personnage d&#039;Isaac adulte dans la Bible, dans la vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique citée plus haut en note et rediffusant une conférence du chercheur intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mariage imposé ===&lt;br /&gt;
Isaac est le seul personnage de la tradition biblique à qui son mariage a été imposé par son père, Abraham, sans qu&#039;il ait son mot à dire&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 24:1‑4, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac parmi sa parenté. En Genèse 24:15‑27, le serviteur rencontre Rébecca au puits et prie pour un signe. En Genèse 24:50‑60, la famille de Rébecca accepte la demande de mariage. En Genèse 24:61‑67, Rébecca part avec le serviteur, rencontre Isaac, et « elle se donna à lui pour épouse » (v.67). En résumé, le mariage d’Isaac avec Rébecca est décrit dans ce chapitre comme étant arrangé par Abraham via son serviteur. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique était pourtant nuancée dans la culture mésopotamienne et des premiers temps bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Bien que les mariages arrangés par les pères aient largement existé en Mésopotamie (cf. des tablettes de Mari et d’Ur recelant des contrats matrimoniaux, ou dans le code d&#039;Hammurabi, 1700 av JC), ceux-ci semblent avoir été plus fréquents dans les zones urbaines ou administratives, moins chez les tribus nomades qui valorisaient la négociation entre individus et clans. Certains spécialistes (ex. Yitzhak Avishur, Richard Friedman) notent que les récits patriarcaux bibliques pourraient refléter une fusion de coutumes urbaines et rurales, et que la liberté de la future épouse n’était pas systématiquement exclue. Mais les propos sont ici à nuancer, car si la Bible donne à voir parfois une volonté d&#039;union des futurs époux, qui apparaît surtout dans des gestes ou des choix personnels, cette volonté demeure tout de même toujours sous contrôle familial (cf. Jacob et Rachel, Moïse et Séphora, Ruth et Boaz.)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Héritier spirituel roux (Jacob) ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;Isaac fût le fils biologique d&#039;Abraham, [[Jacob]], qui &amp;quot;était roux&amp;quot; selon l&#039;affirmation d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Ce détail est évoqué par Allan Arsmann dans son volume 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 4 p. 128.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est présenté dans le récit biblique comme l&#039;héritier spirituel direct de la religion d&#039;Abraham. Cet argument relierait selon son hypothèse la caractéristique des cheveux roux à l&#039;héritier spirituel, soulignant potentiellement un contraste avec Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Bible pourtant, seule la couleur des cheveux d&#039;Esaü est mentionnée comme étant rousse : « &#039;&#039;Le premier sortit, tout roux, couvert d’un duvet comme un manteau ; on l’appela Ésaü.&#039;&#039; » (Genèse 25:25). Pour Jacob, il est simplement signalé que « &#039;&#039;Après lui sortit son frère, avec ses mains tenant le talon de son frère ; il fut appelé Jacob.&#039;&#039; » (Genèse 25:26). Cependant, certaines traditions juives et extrabibliques (ex. Midrash Rabbah, Gen. 65:2‑5 ou Pirkei de Rabbi Eliezer, ch. 25-26) le décrivent parfois comme ayant des cheveux et la peau clairs, pour créer un contraste symbolique avec Ésaü, ou pour des raisons de typologie narrative.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Non-retour d&#039;Isaac après le sacrifice ===&lt;br /&gt;
Dans le récit biblique du sacrifice, après l&#039;épreuve, il est noté qu&#039;&amp;quot;Abraham revint vers ses deux serviteurs&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 22:19 : &amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham retourna&#039;&#039;&#039; vers ses serviteurs ; ils se levèrent et s’en allèrent ensemble à Beer-Schéba. Car Abraham demeurait à Beer-Schéba.&#039;&#039;&amp;quot; (version Louis Segond, 1910).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;absence de mention du retour d&#039;Isaac avec Abraham est interprétée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un indice textuel direct prouvant selon lui qu&#039;Isaac n&#039;est jamais revenu de la montagne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par unn Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 607-608, et la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; comme surnom de Yahvé ===&lt;br /&gt;
Yahvé est surnommé &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; dans la Bible. Les sources soutiennent que ce nom n&#039;aurait pas été approprié si Dieu avait sauvé Isaac, suggérant plutôt qu&#039;il a été sacrifié, car un &amp;quot;Sauveur d&#039;Isaac&amp;quot; aurait été plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 581-614.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le sacrifice d&#039;Isaac selon Moïse et les Hébreux ===&lt;br /&gt;
Le rite mosaïque des deux boucs, où l&#039;un est exilé et l&#039;autre brûlé en holocauste, est interprété comme symbolisant les deux fils d&#039;Abraham (Ismaël et Isaac). Cela implique que Moïse et les Hébreux de l&#039;époque croyaient qu&#039;Isaac avait été sacrifié par Abraham&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Ibid.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; dans les anciennes Bibles ===&lt;br /&gt;
Les versions grecques les plus anciennes de la Bible (comme la Septante) utilisent le verbe &amp;quot;phéidomaï&amp;quot; (épargner) dans le récit du sacrifice d&#039;Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la version grecque de la Genèse (Septante, LXX) au chapitre 22, verset 12, on trouve le verbe &#039;&#039;&#039;φεῖσον/οὐκ ἐφείσω&#039;&#039;&#039; (forme de φεῖδομαι / φεῖσον) qui signifie « épargner ». Voici le texte grec concerné : « &#039;&#039;Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου ἐπὶ τὸ παιδάριον, μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν· νῦν γὰρ ἔγνων ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ, καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου τοῦ ἀγαπητοῦ δι’ ἐμέ.&#039;&#039; » (Genèse 22:12 LXX). Le texte hébreu (Massorétique, MT) écrit de son côté : וַיֹּאמֶר, &#039;&#039;&#039;לֹא תִגְלֶה יָדְךָ אֶל־הַנַּעַר וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה;&#039;&#039;&#039; עַתָּה יָדַעְתִּי כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה, וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ מִמֶּנִּי׃ (Genèse 22:12 MT), où &#039;&#039;&#039;לֹא חָשַׁכְתָּ&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;lo chashakhta&#039;&#039;) signifie « tu n’as pas retenu / tu n’as pas épargné » Le terme hébreu semble donc correspondre au grec &amp;quot;οὐκ ἐφείσω&amp;quot; dans la Septante. La nuance grecque accentue l’idée de &#039;&#039;&#039;ne pas ménager / ne pas laisser mourir&#039;&#039;&#039;, proche du sens hébreu. C’est l’un des rares passages de la LXX où &#039;&#039;&#039;φεῖδομαι&#039;&#039;&#039; apparaît dans un contexte de sacrifice humain interrompu. En français littéral, cela donnerait : &amp;quot;&#039;&#039;Il dit&#039;&#039; (וַיֹּאמֶר/Εἶπεν) &#039;&#039;Ne tends pas ta main&#039;&#039; (לֹא תִגְלֶה יָדְךָ)/ &#039;&#039;n’élève pas ta main&#039;&#039; (Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου)  &#039;&#039;contre le garçon&#039;&#039; (אֶל־הַנַּעַר)/ &#039;&#039;contre l’enfant&#039;&#039; (ἐπὶ τὸ παιδάριον) &#039;&#039;et ne lui fais rien&#039;&#039; (וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה)/ &#039;&#039;et ne lui fais pas autre chose&#039;&#039; (μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν), &#039;&#039;maintenant&#039;&#039; (עַתָּה / νῦν) &#039;&#039;je sais&#039;&#039; (יָדַעְתִּי) / j’ai reconnu (ἔγνων) &#039;&#039;que tu crains Dieu&#039;&#039; (כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה) / &#039;&#039;que tu es craignant Dieu&#039;&#039; (ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ) &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;et tu n’as pas épargné ton fils&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ&#039;&#039;&#039; / &#039;&#039;&#039;καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου&#039;&#039;&#039;), &#039;&#039;ton unique&#039;&#039; (אֶת־יְחִידְךָ) / &#039;&#039;ton bien-aimé&#039;&#039; (τοῦ ἀγαπητοῦ).&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] voit dans la formule &amp;quot;car tu n&#039;as pas épargné ton fils&amp;quot; les vestiges du texte biblique archaïque, auquel se seraient superposées les modifications et corrections ultérieures dont celle du &amp;quot;bélier&amp;quot; de remplacement, sorte de &amp;quot;deus ex machina&amp;quot; que le roi Josias aurait fait ajouter ultérieurement dans le texte biblique dans le cadre de ses réformes religieuses et pour dissimuler les anciennes pratiques sacrificielles devenues proscrites. Cette phrase indique formellement pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que le sacrifice a originellement et historiquement bien eu lieu, ce qu&#039;affirment certains textes&amp;lt;ref&amp;gt;Certaines traditions rabbiniques tardives évoquent qu’Isaac aurait été « comme » sacrifié, voire qu’il serait mort et ressuscité : par exemple le midrash intitulé &#039;&#039;Les cendres d’Isaac&#039;&#039; mentionne que, bien qu’Isaac ne soit pas mort selon le texte, « &#039;&#039;l’Écriture l’entend comme s’il était mort&#039;&#039; ». Des chercheurs comme Jon D. Levenson soutiennent l&#039;hypothèse selon laquelle la tradition juive ancienne envisageait la possibilité qu’Isaac fût réellement offert comme sacrifice, sans certitude historique cependant. Le bibliste, exégète et philologue Thomas Römer laisse également planer le doute dans sa conférence à l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confusion des actions entre Abraham et Isaac. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait remarquer qu&#039;il existe des textes, apocryphes et textes sacrés juifs, qui attribuent indifféremment les actions d&#039;Abraham à Isaac. Par exemple, Isaac est décrit comme recreusant les puits de son père et leur donnant les mêmes noms, ce qui laisse entendre selon lui une confusion, voire une fusion des personnages&amp;lt;ref&amp;gt;Etrangement en effet, dans Genèse 26 :18 il est mentionné qu&#039; « &#039;&#039;Isaac creusa de nouveau les puits d’eau que les serviteurs de son père Abraham avaient creusés aux jours d’Abraham son père, que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il appela les noms de ces puits selon les noms que son père leur avait donnés.&#039;&#039; » Ici, l’action est explicitement identifiée : Isaac « refait » les puits qu’Abraham avait creusés. Le Livre des Jubilés (chapitre 21:19-22) dans ses versions éthiopienne/latine mentionne les mêmes faits. Les commentaires rabbiniques modernes (ex. dans les ressources de Chabad) parlent de l’acte d’Isaac comme de « refaire » ou « suivre » les traces de son père Abraham, non seulement sur les puits mais dans la trajectoire spirituelle : « &#039;&#039;Tout ce qu’Abraham a fait, Isaac le fait aussi&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contexte anthropophage des cultes ayant influencé Abraham. ===&lt;br /&gt;
Les divinités ayant influencé Abraham provenaient de cultes caractérisés par des pratiques anthropophages. Des mythes sumériens décrivent Enki/[[Ea]] (associé à [[Yahvé]]) mangeant ses enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; mettant en scène deux grandes divinités - Enki maître de la sagesse, le &amp;quot;porteur d&#039;eau&amp;quot;, et sa parèdre Ninhursag appelée aussi Ninmah -, Enki consomme huit plantes (issues de son sperme) que Ninhursag a plantées. Il est ensuite maudit et huit de ses organes sont touchés par la maladie. Mais toutes les tablettes évoquant ce mythe sont fragmentaires, et même si le mythe d&#039;&#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; existe en plusieurs versions (Nippur, Ur), toutes comportent des lacunes.&amp;lt;/ref&amp;gt; et insinuent la nécessité de sacrifices d&#039;enfants, renforçant le cadre anthropophagique du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confirmation directe du sacrifice d&#039;Abraham. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] est formel, pour lui les sources affirment explicitement qu&#039;Abraham a bien &amp;quot;sacrifié son fils&amp;quot;. Il souligne que cette réalité, bien que tragique, doit être considérée dans toute sa dimension historique, pour honorer la mémoire d&#039;Isaac comme victime réelle et sacrificielle antique, ainsi que celle de la multitude des autres victimes de sacrifices similaires, effectués en nombre dans le cadre des rituels dédiés aux cycles de [[renouvellement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Jacob&amp;diff=667</id>
		<title>Jacob</title>
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		<updated>2025-11-01T12:46:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Preuves archéologiques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;ATTENTION : texte généré à partir de l&#039;IA&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Allan Arsmann dépeint le personnage de Jacob comme une figure &#039;&#039;&#039;historique et symbolique complexe&#039;&#039;&#039;, bien loin de l&#039;image traditionnelle, en s&#039;appuyant sur des recoupements archéologiques et textuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les principaux renseignements qu&#039;il fournit sur Jacob :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Une figure royale et historique :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob est un &#039;&#039;&#039;personnage biblique éminemment important&#039;&#039;&#039;, qui est en réalité &#039;&#039;&#039;Jacob-El&#039;&#039;&#039;, un &#039;&#039;&#039;pharaon historique&#039;&#039;&#039; de la période des Hyksos en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Preuves archéologiques ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;:  [[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]]&amp;lt;/div&amp;gt;   ◦ Il est l&#039;une des figures qui témoigne de la &#039;&#039;&#039;crédibilité du texte biblique&#039;&#039;&#039; et de sa &#039;&#039;&#039;concordance avec l&#039;histoire archéologique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Bien que la Bible ne le précise pas directement, Jacob &#039;&#039;&#039;est mort en Égypte et a été embaumé et enterré comme un pharaon&#039;&#039;&#039;, selon un rite funéraire spécifique (40 jours de natron et 70 jours de deuil collectif) qui était l&#039;apanage des pharaons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;image de Jacob en tant que &amp;quot;berger&amp;quot; est &#039;&#039;&#039;symbolique et correspond à son statut de roi&#039;&#039;&#039; à cette époque. Le mot &amp;quot;Hyksos&amp;quot; lui-même, en grec, signifie &amp;quot;rois et pasteurs des pays étrangers&amp;quot;, et le hiéroglyphe de la houlette du pasteur est présent dans ce terme, attestant de cette signification royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob, comme Abraham, &#039;&#039;&#039;ne parle qu&#039;avec des rois&#039;&#039;&#039; dans la Bible (à l&#039;exception de sa propre famille), ce qui renforce son statut royal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Sa famille est également décrite comme étant &#039;&#039;&#039;au sommet du pouvoir en Égypte&#039;&#039;&#039; à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Positionnement chronologique :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;entrée de Jacob en Égypte, avec toute sa maison, a eu lieu sous le règne du pharaon Apachnan, qui fut le seul pharaon Hyksos à contrôler toute l&#039;Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Cette entrée correspond à la fin du règne d&#039;Apachnan, autour de &#039;&#039;&#039;1610 av. J.-C.&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Cette date &#039;&#039;&#039;coïncide parfaitement&#039;&#039;&#039; avec le positionnement du pharaon historique nommé Jacob Sut, qui est situé dans cette très courte période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Cette synchronisation entre le Jacob biblique et le Jacob pharaonique est une &#039;&#039;&#039;preuve historique avérée et fiable&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Selon Arsmann, la durée de 430 ans mentionnée dans la Bible entre le début des pérégrinations des Hébreux et l&#039;Exode doit être comprise en &#039;&#039;&#039;années nilotiques&#039;&#039;&#039; (cycles de 4 mois) et non en années solaires. Ce chiffre se réfère aux pérégrinations depuis Abraham et non Jacob, ce qui permet de positionner correctement la chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Symbolisme et psychologie :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob incarne la &#039;&#039;&#039;&amp;quot;concurrence exacerbée&amp;quot;&#039;&#039;&#039; et est présenté comme le principal adepte d&#039;un culte où Yahvé est le &amp;quot;sommet absolu de cette concurrence&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Dès sa naissance (et même &#039;&#039;in utero&#039;&#039;), Jacob manifeste cette concurrence en essayant de &amp;quot;tirer son frère vers le bas&amp;quot; pour le supplanter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La &#039;&#039;&#039;&amp;quot;scala de Jacob&amp;quot; (échelle de Jacob)&#039;&#039;&#039;, telle qu&#039;il la perçoit, n&#039;est pas une &amp;quot;porte magique&amp;quot; vers Dieu, mais une représentation de l&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;quot;échelle de la vie&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, de la &#039;&#039;&#039;&amp;quot;pyramide alimentaire du vivant&amp;quot;&#039;&#039;&#039; et des &amp;quot;liens trophiques&amp;quot; inhérents au fonctionnement biologique. C&#039;est une révélation fondamentale pour l&#039;humanité, marquant les débuts de la compréhension des rouages secrets du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob est un personnage qui, par sa vision, a contribué à l&#039;évolution de la compréhension humaine de la concurrence et de la place de l&#039;homme dans la nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Famille et liens avec d&#039;autres patriarches :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob est le fils de Joseph et l&#039;arrière-petit-fils d&#039;Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il est le &#039;&#039;&#039;père symbolique&#039;&#039;&#039; du peuple qui portera son nom, Israël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La relation de Yahvé avec Jacob est &#039;&#039;&#039;spécifique&#039;&#039;&#039;, différente de celle avec Abraham ou Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob, tout comme Abraham, offre des &amp;quot;prémices&amp;quot; (premiers-nés) à Yahvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé, pour Allan Arsmann, Jacob n&#039;est pas un simple berger, mais un roi puissant, un pharaon historique dont la vie et le symbolisme sont intrinsèquement liés à la compréhension des origines de l&#039;humanité, de la compétition et du culte de Yahvé.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<title>Jacob</title>
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		<updated>2025-11-01T12:46:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;ATTENTION : texte généré à partir de l&#039;IA&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Allan Arsmann dépeint le personnage de Jacob comme une figure &#039;&#039;&#039;historique et symbolique complexe&#039;&#039;&#039;, bien loin de l&#039;image traditionnelle, en s&#039;appuyant sur des recoupements archéologiques et textuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les principaux renseignements qu&#039;il fournit sur Jacob :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Une figure royale et historique :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob est un &#039;&#039;&#039;personnage biblique éminemment important&#039;&#039;&#039;, qui est en réalité &#039;&#039;&#039;Jacob-El&#039;&#039;&#039;, un &#039;&#039;&#039;pharaon historique&#039;&#039;&#039; de la période des Hyksos en Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Preuves archéologiques ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;:  [https://paradeigma.be/wiki/Isaac_(sacrifice_d&#039;)][[Correspondance historique: un Pharaon nommé Jacob|Correspondance historique : un Pharaon nommé Jacob]]&amp;lt;/div&amp;gt;   ◦ Il est l&#039;une des figures qui témoigne de la &#039;&#039;&#039;crédibilité du texte biblique&#039;&#039;&#039; et de sa &#039;&#039;&#039;concordance avec l&#039;histoire archéologique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Bien que la Bible ne le précise pas directement, Jacob &#039;&#039;&#039;est mort en Égypte et a été embaumé et enterré comme un pharaon&#039;&#039;&#039;, selon un rite funéraire spécifique (40 jours de natron et 70 jours de deuil collectif) qui était l&#039;apanage des pharaons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;image de Jacob en tant que &amp;quot;berger&amp;quot; est &#039;&#039;&#039;symbolique et correspond à son statut de roi&#039;&#039;&#039; à cette époque. Le mot &amp;quot;Hyksos&amp;quot; lui-même, en grec, signifie &amp;quot;rois et pasteurs des pays étrangers&amp;quot;, et le hiéroglyphe de la houlette du pasteur est présent dans ce terme, attestant de cette signification royale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob, comme Abraham, &#039;&#039;&#039;ne parle qu&#039;avec des rois&#039;&#039;&#039; dans la Bible (à l&#039;exception de sa propre famille), ce qui renforce son statut royal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Sa famille est également décrite comme étant &#039;&#039;&#039;au sommet du pouvoir en Égypte&#039;&#039;&#039; à cette période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Positionnement chronologique :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ L&#039;entrée de Jacob en Égypte, avec toute sa maison, a eu lieu sous le règne du pharaon Apachnan, qui fut le seul pharaon Hyksos à contrôler toute l&#039;Égypte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Cette entrée correspond à la fin du règne d&#039;Apachnan, autour de &#039;&#039;&#039;1610 av. J.-C.&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Cette date &#039;&#039;&#039;coïncide parfaitement&#039;&#039;&#039; avec le positionnement du pharaon historique nommé Jacob Sut, qui est situé dans cette très courte période.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Cette synchronisation entre le Jacob biblique et le Jacob pharaonique est une &#039;&#039;&#039;preuve historique avérée et fiable&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Selon Arsmann, la durée de 430 ans mentionnée dans la Bible entre le début des pérégrinations des Hébreux et l&#039;Exode doit être comprise en &#039;&#039;&#039;années nilotiques&#039;&#039;&#039; (cycles de 4 mois) et non en années solaires. Ce chiffre se réfère aux pérégrinations depuis Abraham et non Jacob, ce qui permet de positionner correctement la chronologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Symbolisme et psychologie :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob incarne la &#039;&#039;&#039;&amp;quot;concurrence exacerbée&amp;quot;&#039;&#039;&#039; et est présenté comme le principal adepte d&#039;un culte où Yahvé est le &amp;quot;sommet absolu de cette concurrence&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Dès sa naissance (et même &#039;&#039;in utero&#039;&#039;), Jacob manifeste cette concurrence en essayant de &amp;quot;tirer son frère vers le bas&amp;quot; pour le supplanter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La &#039;&#039;&#039;&amp;quot;scala de Jacob&amp;quot; (échelle de Jacob)&#039;&#039;&#039;, telle qu&#039;il la perçoit, n&#039;est pas une &amp;quot;porte magique&amp;quot; vers Dieu, mais une représentation de l&#039;&#039;&#039;&#039;&amp;quot;échelle de la vie&amp;quot;&#039;&#039;&#039;, de la &#039;&#039;&#039;&amp;quot;pyramide alimentaire du vivant&amp;quot;&#039;&#039;&#039; et des &amp;quot;liens trophiques&amp;quot; inhérents au fonctionnement biologique. C&#039;est une révélation fondamentale pour l&#039;humanité, marquant les débuts de la compréhension des rouages secrets du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob est un personnage qui, par sa vision, a contribué à l&#039;évolution de la compréhension humaine de la concurrence et de la place de l&#039;homme dans la nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• &#039;&#039;&#039;Famille et liens avec d&#039;autres patriarches :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob est le fils de Joseph et l&#039;arrière-petit-fils d&#039;Abraham.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Il est le &#039;&#039;&#039;père symbolique&#039;&#039;&#039; du peuple qui portera son nom, Israël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ La relation de Yahvé avec Jacob est &#039;&#039;&#039;spécifique&#039;&#039;&#039;, différente de celle avec Abraham ou Moïse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   ◦ Jacob, tout comme Abraham, offre des &amp;quot;prémices&amp;quot; (premiers-nés) à Yahvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé, pour Allan Arsmann, Jacob n&#039;est pas un simple berger, mais un roi puissant, un pharaon historique dont la vie et le symbolisme sont intrinsèquement liés à la compréhension des origines de l&#039;humanité, de la compétition et du culte de Yahvé.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
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		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Isaac&amp;diff=665</id>
		<title>Isaac</title>
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		<updated>2025-11-01T12:42:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Naissance &amp;quot;miraculeuse&amp;quot; */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Isaac&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Ribera - Isaac y Jacob, P001118 (cropped).jpg|alt=Détail de Isaac et Jacob - José de Ribera (1634)|332x332px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Détail de Isaac et Jacob - José de Ribera (1634)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Naissance&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Campement d&#039;Abraham en Canaan (Mamré/Hébron ?)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Décès&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Mont Moriah (?) ; Guérar ou Beer‑Léa selon les textes bibliques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]] (père)&amp;lt;br /&amp;gt;[[Sarah]] (mère)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Rébecca]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Esaü&amp;lt;br /&amp;gt;[[Jacob]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est un patriarche biblique et le fils d&#039;[[Abraham]]. Selon ses propres recherches, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, conclut qu&#039;il est sacrifié en holocauste dans le cadre d&#039;un rituel de renouvellement par Abraham à l&#039;age de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance &amp;quot;miraculeuse&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
La naissance d&#039;Isaac, fils d&#039;[[Abraham]] et de [[Sarah]], peut être interprétée dans les sources selon une double lecture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, sa conception est considérée comme miraculeuse, intervenant alors que ses parents étaient très âgés (Abraham aurait eu plus de cent ans et Sara 90 ans) et qu&#039;Abraham était décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant l&#039;âge d&#039;Abraham et de Sarah, voir Genèse 17, 17 : « &#039;&#039;Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ?&#039;&#039; » Ici, l’âge d’Abraham (100 ans) et celui de Sara (90 ans) sont explicitement donnés au moment de l’annonce de la naissance d’Isaac. Genèse 21, 5 : « &#039;&#039;Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils.&#039;&#039; » Ce verset confirme que selon les stricts mots du texte biblique, au moment de la naissance d’Isaac, Abraham avait 100 ans. Plus tard, plusieurs auteurs chrétiens reliront cet épisode pour en souligner la foi d’Abraham malgré sa vieillesse : Paul, dans sa lettre aux Romains (4, 19), explique que « &#039;&#039;sans faiblir dans la foi, il considéra son corps déjà usé — puisqu’il avait près de cent ans — et celui de Sara, déjà atteint par la vieillesse&#039;&#039;. » Ici, Paul parle du corps &amp;quot;déjà usé&amp;quot; d’Abraham, littéralement dans certaines traductions : « &#039;&#039;son corps déjà comme mort&#039;&#039; » (&#039;&#039;nekromenon&#039;&#039;, en grec). C’est probablement de ce passage que vient la formule « Abraham était déjà mort » (dans le sens de &amp;quot;biologiquement incapable d’avoir des enfants&amp;quot;). Le même Paul, dans son épître aux Hébreux (11, 11–12) indique que « &#039;&#039;c’est par la foi que Sara elle-même, bien qu’elle fût stérile et déjà avancée en âge, obtint la possibilité d’être mère, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait promis. C’est pourquoi, d’un seul homme déjà marqué par la mort, naquit une descendance nombreuse comme les étoiles du ciel…&#039;&#039; » L&#039;expression explicite : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;d’un seul homme déjà marqué par la mort&#039;&#039; »&#039;&#039;&#039; est parfois traduite par « &#039;&#039;presque mort&#039;&#039; », selon les traductions.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce récit est comparé au mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]], qui eurent également un enfant miraculeusement alors qu&#039;Osiris était déjà défunt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, une lecture ré-interprétative des datations bibliques, en considérant les &amp;quot;années&amp;quot; comme des &amp;quot;saisons égyptiennes&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &#039;&#039;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s). trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;).&amp;lt;/ref&amp;gt;, suggère qu&#039;Isaac serait né quand Abraham avait environ 33 ans et Sara 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 21, 5 : &amp;quot;וְאַבְרָהָם, בֶּן־מֵאָה שָׁנָה, בְּהִוָּלֵד לוֹ אֶת־יִצְחָק בְּנוֹ.&amp;quot;, &#039;&#039;« Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils. »&#039;&#039; (soit 33 ans révolus s&#039;il s&#039;agit de 100 ans nilotiques). Genèse 17, 17 avait précédemment précisé dans le récit, au moment de l&#039;annonce de la conception d&#039;Isaac, que &#039;&#039;« Abraham tomba sur sa face, il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? »&#039;&#039; texte qui donnerait à Sara l&#039;âge de 30 ans si son âge est compté dans le texte biblique en années nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, Isaac est associé aux &amp;quot;[[prémices]]&amp;quot; d&#039;Abraham, impliquant qu&#039;il devait être offert&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs traditions juives et lectures midrashiques ou chrétiennes ultérieures à l&#039;écriture du texte biblique ont établi une correspondance symbolique entre Isaac et les prémices — en particulier à cause de son « offrande » sur le mont Moriah (Genèse 22) et du fait qu’il soit le fils promis né « contre toute attente ». Les &amp;quot;prémices&amp;quot; sont citées en Exode 23,16, Lévitique 23,9–14, Deutéronome 26,1–11, sans jamais mentionner Isaac. Mais dans le judaïsme ancien et rabbinique, plusieurs midrashim relisent l’épisode du « ligotage d’Isaac » (&#039;&#039;ʿAqedat Yiṣḥaq&#039;&#039;) comme une offrande représentative ou comme les “premiers fruits” de la foi d’Abraham. C&#039;est le cas du Targum Pseudo-Jonathan, dans lequel il est écrit au sujet de Genèse 22,14 : « … &#039;&#039;Sur cette montagne, Abraham offrit Isaac son fils, et sur cette montagne les générations offriront leurs prémices&#039;&#039;. » C&#039;est celui aussi du Midrash Rabbah, en 56:10 au sujet de Genèse et dans lequel Abraham dit : « &#039;&#039;Que cela te soit compté comme si j’avais offert toutes les générations en prémices devant toi.&#039;&#039; » Le &#039;&#039;ʿAqedah&#039;&#039; est ici compris comme l’offrande des “premiers fruits” de la descendance d’Abraham, Isaac étant le premier-né de la promesse. Le Nouveau Testament de son côté ne relie pas directement Isaac à la fête juive des prémices, mais emploie le langage des “premiers-nés” et des “prémices” à propos de Jésus, en s’inspirant de ces traditions. Dans Hébreux 11,17–19, l&#039;apôtre Paul affirme que « &#039;&#039;par la foi, Abraham offrit Isaac, le fils unique … il pensait que Dieu pouvait même le ressusciter d’entre les morts.&#039;&#039; » Isaac est figure de résurrection, thème des prémices de la vie nouvelle. En 1 Corinthiens 15,20, le même Paul déclare : « &#039;&#039;Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de ceux qui sont morts.&#039;&#039; » Paul relie la résurrection du Christ (qui a lieu le lendemain du sabbat de la Pâque — même jour que la fête des prémices) à la typologie d’Isaac (le fils offert et rendu à la vie). Ainsi, dans la théologie chrétienne, Isaac devient une préfiguration du Christ, et le Christ, les véritables prémices.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et la littérature apocryphe le lie d&#039;ailleurs aux fêtes des prémices&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés 22, il est question d&#039;Isaac et Ishmaël qui seraient venus du &amp;quot;puits du Serment&amp;quot; pour célébrer la fête des semaines — c’est-à-dire la fête des &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de la moisson — chez Abraham, leur père ; dans ce même livre (Jubilés 22.3-4) il est ajouté qu&#039;Isaac offrit un holocauste. De plus, dans Jubilés 35 (qui traite de la fête des prémices en lien avec Abraham) on trouve aussi la mention de la « fête des premiers fruits » dans le contexte du patriarche Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette interprétation alignerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] sa naissance, et son sacrifice ultérieur à l&#039;âge de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte biblique lui-même ne donne pas explicitement son âge à ce moment. Dans &#039;&#039;&#039;Genèse Rabbah 56:8, l&#039;&#039;&#039;e midrash relie directement la mort de Sarah (Genèse 23, 1) à l’épisode du sacrifice d’Isaac (Genèse 22). Comme Sarah meurt à 127 ans, et qu’elle a 90 ans à la naissance d’Isaac (Genèse 17:17, 21:5), on conclut : 127 – 90 = 37 ans. Donc Isaac aurait 37 ans au moment de l’Akedah. Dans Genèse Rabbah 58:5, il est écrit que « &#039;&#039;lorsque Sarah apprit la nouvelle [du sacrifice], son âme s’envola et elle mourut.&#039;&#039; » Cette tradition repose sur l’idée que Sarah meurt &#039;&#039;&#039;en entendant&#039;&#039;&#039; que son fils a (failli ?) être sacrifié, ce qui fait du sacrifice d’Isaac l’événement immédiatement précédent sa mort.  Au XIe siècle, Rachi reprend explicitement ce raisonnement dans un commentaire sur sur Genèse 23, 2 : « &#039;&#039;L’Aqédah eut lieu juste avant la mort de Sarah, car elle mourut en apprenant ce qui s’était passé avec son fils Isaac.&#039;&#039; » Si l&#039;on applique la théorie d&#039;Allan Arsmann pour l&#039;âge supposé d&#039;Isaac, on obtient pour 37 années nilotiques un sacrifice opéré plutôt à l&#039;âge 12 ans révolus. Flavius Josèphe quant à lui, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 13, 2), considère qu&#039;Isaac avait 24 ans : « ἦν δὲ ὁ Ἰσαὰκ τότε ἐτῶν εἴκοσι πέντε », ce qui correspondrait à 8 années si les 24 sont nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;, avec les thèmes de [[renouvellement]] et de sacrifice rituel abordés dans les textes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sacrifice ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Isaac (sacrifice d&#039;)|Sacrifice d&#039;Isaac]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac, tel qu&#039;il est expliqué dans la Bible, a été décrypté par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] comme une exigence formulée par un roi, perçu comme une incarnation de [[Baal]], pour sceller une alliance militaire. [[Abraham]] aurait selon l&#039;auteur effectivement procédé à l&#039;immolation de son fils premier-né, une pratique encore courante selon lui à cette époque. À la suite de cet acte, Abraham aurait expérimenté un &amp;quot;[[effet Phoenix]]&amp;quot;, un [[renouvellement]] par lequel il serait devenu Isaac, absorbant l&#039;identité de son fils sacrifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques ultérieurs à ce sacrifice et concernant Isaac se réfèreraient ainsi, selon Arsmann, à cet Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot;, sa propre vie d&#039;actions s&#039;étant arrêtée après le sacrifice. Des indices dans les textes, comme le nom de &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé et le fait qu&#039;Abraham revienne seul de la montagne après l&#039;événement, sont interprétés comme des preuves de la réalisation effective du sacrifice&amp;lt;ref&amp;gt;Dans une vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 rediffusant une conférence de Thomas Römer intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s), le chercheur spécialiste de la Bible et membre du Collège de France évoque lui aussi ce point, à savoir le retour solitaire d&#039;Abraham depuis le lieu du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La tradition du bélier substitué est considérée par Allan Arsmann comme une modification ultérieure du texte, probablement par Abraham lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann est qu&#039;Abraham serait l&#039;auteur de la Genèse (cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=256s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, visant à substituer l&#039;acceptation spirituelle du sacrifice à sa réalisation physique et marquant une évolution vers la condamnation de ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mariage d&#039;Isaac ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bénédiction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Isaac comme Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère dans ses écrits et vidéos que l&#039;Isaac adulte fut en fait son père Abraham lui-même, &amp;quot;un [[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; selon les hypothèses originales d&#039;Arsmann. Cette idée expliquerait comment [[Jacob]] a pu être considéré dans certains textes comme le &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés, chapitre 22, Jacob est clairement appelé &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;. Cette appellation peut cependant symboliquement se rapporter, comme cela est formulé ou sous-entendu dans le reste de la tradition biblique, qu&#039;à l&#039;héritage d&#039;Abraham reçu jusqu&#039;à Jacob. Dans Exode 2:24 (et passages ultérieurs), il est écrit : « &#039;&#039;Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob&#039;&#039;… » Allan Arsmann de son côté va jusqu&#039;à émettre l&#039;idée, sans en avoir la certitude cependant, que les trois personnages puissent n&#039;être qu&#039;une seule et même personne, renouvelée deux fois, voire trois en la personne de Joseph également (cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 35, pp. 615-634, et tout particulièrement les pages 632-633). Ces différents renouvellements du même Abraham pourraient éclairer, selon Arsmann, la formulation &amp;quot;Dieu d&#039;Abraham, d&#039;Isaac et de Jacob&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, alors qu&#039;il est présenté dans la Bible et la plupart des textes sacrés comme celui d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnage effacé et passif ===&lt;br /&gt;
Isaac est dépeint dans la Bible comme un patriarche extrêmement discret et effacé, une sorte d&#039;&amp;quot;image grise de son père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;analyse d&#039;Isaac et de sa relation post-sacrifice avec Abraham est longuement détaillée dans la vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann intitulée &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et ISsaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s). Les conclusions d&#039;Arsmann dans cette vidéo dépeignent Isaac comme une figure étrangement effacée après l&#039;épisode du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ses actions sont principalement des répétitions de celles d&#039;Abraham, le montrant comme plus faible et moins autonome&amp;lt;ref&amp;gt;Thomas Römer note lui aussi le peu de relief du personnage d&#039;Isaac adulte dans la Bible, dans la vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique citée plus haut en note et rediffusant une conférence du chercheur intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mariage imposé ===&lt;br /&gt;
Isaac est le seul personnage de la tradition biblique à qui son mariage a été imposé par son père, Abraham, sans qu&#039;il ait son mot à dire&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 24:1‑4, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac parmi sa parenté. En Genèse 24:15‑27, le serviteur rencontre Rébecca au puits et prie pour un signe. En Genèse 24:50‑60, la famille de Rébecca accepte la demande de mariage. En Genèse 24:61‑67, Rébecca part avec le serviteur, rencontre Isaac, et « elle se donna à lui pour épouse » (v.67). En résumé, le mariage d’Isaac avec Rébecca est décrit dans ce chapitre comme étant arrangé par Abraham via son serviteur. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique était pourtant nuancée dans la culture mésopotamienne et des premiers temps bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Bien que les mariages arrangés par les pères aient largement existé en Mésopotamie (cf. des tablettes de Mari et d’Ur recelant des contrats matrimoniaux, ou dans le code d&#039;Hammurabi, 1700 av JC), ceux-ci semblent avoir été plus fréquents dans les zones urbaines ou administratives, moins chez les tribus nomades qui valorisaient la négociation entre individus et clans. Certains spécialistes (ex. Yitzhak Avishur, Richard Friedman) notent que les récits patriarcaux bibliques pourraient refléter une fusion de coutumes urbaines et rurales, et que la liberté de la future épouse n’était pas systématiquement exclue. Mais les propos sont ici à nuancer, car si la Bible donne à voir parfois une volonté d&#039;union des futurs époux, qui apparaît surtout dans des gestes ou des choix personnels, cette volonté demeure tout de même toujours sous contrôle familial (cf. Jacob et Rachel, Moïse et Séphora, Ruth et Boaz.)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Héritier spirituel roux (Jacob) ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;Isaac fût le fils biologique d&#039;Abraham, [[Jacob]], qui &amp;quot;était roux&amp;quot; selon l&#039;affirmation d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Ce détail est évoqué par Allan Arsmann dans son volume 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 4 p. 128.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est présenté dans le récit biblique comme l&#039;héritier spirituel direct de la religion d&#039;Abraham. Cet argument relierait selon son hypothèse la caractéristique des cheveux roux à l&#039;héritier spirituel, soulignant potentiellement un contraste avec Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Bible pourtant, seule la couleur des cheveux d&#039;Esaü est mentionnée comme étant rousse : « &#039;&#039;Le premier sortit, tout roux, couvert d’un duvet comme un manteau ; on l’appela Ésaü.&#039;&#039; » (Genèse 25:25). Pour Jacob, il est simplement signalé que « &#039;&#039;Après lui sortit son frère, avec ses mains tenant le talon de son frère ; il fut appelé Jacob.&#039;&#039; » (Genèse 25:26). Cependant, certaines traditions juives et extrabibliques (ex. Midrash Rabbah, Gen. 65:2‑5 ou Pirkei de Rabbi Eliezer, ch. 25-26) le décrivent parfois comme ayant des cheveux et la peau clairs, pour créer un contraste symbolique avec Ésaü, ou pour des raisons de typologie narrative.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Non-retour d&#039;Isaac après le sacrifice ===&lt;br /&gt;
Dans le récit biblique du sacrifice, après l&#039;épreuve, il est noté qu&#039;&amp;quot;Abraham revint vers ses deux serviteurs&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 22:19 : &amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham retourna&#039;&#039;&#039; vers ses serviteurs ; ils se levèrent et s’en allèrent ensemble à Beer-Schéba. Car Abraham demeurait à Beer-Schéba.&#039;&#039;&amp;quot; (version Louis Segond, 1910).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;absence de mention du retour d&#039;Isaac avec Abraham est interprétée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un indice textuel direct prouvant selon lui qu&#039;Isaac n&#039;est jamais revenu de la montagne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par unn Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 607-608, et la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; comme surnom de Yahvé ===&lt;br /&gt;
Yahvé est surnommé &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; dans la Bible. Les sources soutiennent que ce nom n&#039;aurait pas été approprié si Dieu avait sauvé Isaac, suggérant plutôt qu&#039;il a été sacrifié, car un &amp;quot;Sauveur d&#039;Isaac&amp;quot; aurait été plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 581-614.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le sacrifice d&#039;Isaac selon Moïse et les Hébreux ===&lt;br /&gt;
Le rite mosaïque des deux boucs, où l&#039;un est exilé et l&#039;autre brûlé en holocauste, est interprété comme symbolisant les deux fils d&#039;Abraham (Ismaël et Isaac). Cela implique que Moïse et les Hébreux de l&#039;époque croyaient qu&#039;Isaac avait été sacrifié par Abraham&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Ibid.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; dans les anciennes Bibles ===&lt;br /&gt;
Les versions grecques les plus anciennes de la Bible (comme la Septante) utilisent le verbe &amp;quot;phéidomaï&amp;quot; (épargner) dans le récit du sacrifice d&#039;Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la version grecque de la Genèse (Septante, LXX) au chapitre 22, verset 12, on trouve le verbe &#039;&#039;&#039;φεῖσον/οὐκ ἐφείσω&#039;&#039;&#039; (forme de φεῖδομαι / φεῖσον) qui signifie « épargner ». Voici le texte grec concerné : « &#039;&#039;Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου ἐπὶ τὸ παιδάριον, μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν· νῦν γὰρ ἔγνων ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ, καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου τοῦ ἀγαπητοῦ δι’ ἐμέ.&#039;&#039; » (Genèse 22:12 LXX). Le texte hébreu (Massorétique, MT) écrit de son côté : וַיֹּאמֶר, &#039;&#039;&#039;לֹא תִגְלֶה יָדְךָ אֶל־הַנַּעַר וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה;&#039;&#039;&#039; עַתָּה יָדַעְתִּי כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה, וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ מִמֶּנִּי׃ (Genèse 22:12 MT), où &#039;&#039;&#039;לֹא חָשַׁכְתָּ&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;lo chashakhta&#039;&#039;) signifie « tu n’as pas retenu / tu n’as pas épargné » Le terme hébreu semble donc correspondre au grec &amp;quot;οὐκ ἐφείσω&amp;quot; dans la Septante. La nuance grecque accentue l’idée de &#039;&#039;&#039;ne pas ménager / ne pas laisser mourir&#039;&#039;&#039;, proche du sens hébreu. C’est l’un des rares passages de la LXX où &#039;&#039;&#039;φεῖδομαι&#039;&#039;&#039; apparaît dans un contexte de sacrifice humain interrompu. En français littéral, cela donnerait : &amp;quot;&#039;&#039;Il dit&#039;&#039; (וַיֹּאמֶר/Εἶπεν) &#039;&#039;Ne tends pas ta main&#039;&#039; (לֹא תִגְלֶה יָדְךָ)/ &#039;&#039;n’élève pas ta main&#039;&#039; (Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου)  &#039;&#039;contre le garçon&#039;&#039; (אֶל־הַנַּעַר)/ &#039;&#039;contre l’enfant&#039;&#039; (ἐπὶ τὸ παιδάριον) &#039;&#039;et ne lui fais rien&#039;&#039; (וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה)/ &#039;&#039;et ne lui fais pas autre chose&#039;&#039; (μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν), &#039;&#039;maintenant&#039;&#039; (עַתָּה / νῦν) &#039;&#039;je sais&#039;&#039; (יָדַעְתִּי) / j’ai reconnu (ἔγνων) &#039;&#039;que tu crains Dieu&#039;&#039; (כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה) / &#039;&#039;que tu es craignant Dieu&#039;&#039; (ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ) &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;et tu n’as pas épargné ton fils&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ&#039;&#039;&#039; / &#039;&#039;&#039;καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου&#039;&#039;&#039;), &#039;&#039;ton unique&#039;&#039; (אֶת־יְחִידְךָ) / &#039;&#039;ton bien-aimé&#039;&#039; (τοῦ ἀγαπητοῦ).&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] voit dans la formule &amp;quot;car tu n&#039;as pas épargné ton fils&amp;quot; les vestiges du texte biblique archaïque, auquel se seraient superposées les modifications et corrections ultérieures dont celle du &amp;quot;bélier&amp;quot; de remplacement, sorte de &amp;quot;deus ex machina&amp;quot; que le roi Josias aurait fait ajouter ultérieurement dans le texte biblique dans le cadre de ses réformes religieuses et pour dissimuler les anciennes pratiques sacrificielles devenues proscrites. Cette phrase indique formellement pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que le sacrifice a originellement et historiquement bien eu lieu, ce qu&#039;affirment certains textes&amp;lt;ref&amp;gt;Certaines traditions rabbiniques tardives évoquent qu’Isaac aurait été « comme » sacrifié, voire qu’il serait mort et ressuscité : par exemple le midrash intitulé &#039;&#039;Les cendres d’Isaac&#039;&#039; mentionne que, bien qu’Isaac ne soit pas mort selon le texte, « &#039;&#039;l’Écriture l’entend comme s’il était mort&#039;&#039; ». Des chercheurs comme Jon D. Levenson soutiennent l&#039;hypothèse selon laquelle la tradition juive ancienne envisageait la possibilité qu’Isaac fût réellement offert comme sacrifice, sans certitude historique cependant. Le bibliste, exégète et philologue Thomas Römer laisse également planer le doute dans sa conférence à l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confusion des actions entre Abraham et Isaac. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait remarquer qu&#039;il existe des textes, apocryphes et textes sacrés juifs, qui attribuent indifféremment les actions d&#039;Abraham à Isaac. Par exemple, Isaac est décrit comme recreusant les puits de son père et leur donnant les mêmes noms, ce qui laisse entendre selon lui une confusion, voire une fusion des personnages&amp;lt;ref&amp;gt;Etrangement en effet, dans Genèse 26 :18 il est mentionné qu&#039; « &#039;&#039;Isaac creusa de nouveau les puits d’eau que les serviteurs de son père Abraham avaient creusés aux jours d’Abraham son père, que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il appela les noms de ces puits selon les noms que son père leur avait donnés.&#039;&#039; » Ici, l’action est explicitement identifiée : Isaac « refait » les puits qu’Abraham avait creusés. Le Livre des Jubilés (chapitre 21:19-22) dans ses versions éthiopienne/latine mentionne les mêmes faits. Les commentaires rabbiniques modernes (ex. dans les ressources de Chabad) parlent de l’acte d’Isaac comme de « refaire » ou « suivre » les traces de son père Abraham, non seulement sur les puits mais dans la trajectoire spirituelle : « &#039;&#039;Tout ce qu’Abraham a fait, Isaac le fait aussi&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contexte anthropophage des cultes ayant influencé Abraham. ===&lt;br /&gt;
Les divinités ayant influencé Abraham provenaient de cultes caractérisés par des pratiques anthropophages. Des mythes sumériens décrivent Enki/[[Ea]] (associé à [[Yahvé]]) mangeant ses enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; mettant en scène deux grandes divinités - Enki maître de la sagesse, le &amp;quot;porteur d&#039;eau&amp;quot;, et sa parèdre Ninhursag appelée aussi Ninmah -, Enki consomme huit plantes (issues de son sperme) que Ninhursag a plantées. Il est ensuite maudit et huit de ses organes sont touchés par la maladie. Mais toutes les tablettes évoquant ce mythe sont fragmentaires, et même si le mythe d&#039;&#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; existe en plusieurs versions (Nippur, Ur), toutes comportent des lacunes.&amp;lt;/ref&amp;gt; et insinuent la nécessité de sacrifices d&#039;enfants, renforçant le cadre anthropophagique du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confirmation directe du sacrifice d&#039;Abraham. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] est formel, pour lui les sources affirment explicitement qu&#039;Abraham a bien &amp;quot;sacrifié son fils&amp;quot;. Il souligne que cette réalité, bien que tragique, doit être considérée dans toute sa dimension historique, pour honorer la mémoire d&#039;Isaac comme victime réelle et sacrificielle antique, ainsi que celle de la multitude des autres victimes de sacrifices similaires, effectués en nombre dans le cadre des rituels dédiés aux cycles de [[renouvellement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>78.120.145.110</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.archeopsie.org/index.php?title=Isaac&amp;diff=664</id>
		<title>Isaac</title>
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		<updated>2025-11-01T12:33:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;78.120.145.110 : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| style=&amp;quot;width:22em; font-size:90%; border:1px solid #a2a9b1; background:#f8f9fa; float:right; margin:0 0 1em 1em;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:1.35em; background:#eaecf0; padding:0.4em;&amp;quot; | Isaac&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.4em;&amp;quot; | [[Fichier:Ribera - Isaac y Jacob, P001118 (cropped).jpg|alt=Détail de Isaac et Jacob - José de Ribera (1634)|332x332px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; font-size:85%; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Détail de Isaac et Jacob - José de Ribera (1634)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; padding:0.25em 0.6em;&amp;quot; | &#039;&#039;Biographie&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Titre&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Patriarche&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Naissance&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Campement d&#039;Abraham en Canaan (Mamré/Hébron ?)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; width:45%; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Décès&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Mont Moriah (?) ; Guérar ou Beer‑Léa selon les textes bibliques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Ascendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]] (père)&amp;lt;br /&amp;gt;[[Sarah]] (mère)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Conjointe&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Rébecca]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Descendants&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Esaü&amp;lt;br /&amp;gt;[[Jacob]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;row&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:left; background:#eaecf0; padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | Successeur de&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;padding:0.3em 0.6em;&amp;quot; | [[Abraham]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isaac est un patriarche biblique et le fils d&#039;[[Abraham]]. Selon ses propres recherches, [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]], chercheur indépendant qui développe une pensée originale sur les textes anciens, conclut qu&#039;il est sacrifié en holocauste dans le cadre d&#039;un rituel de renouvellement par Abraham à l&#039;age de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étymologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance &amp;quot;miraculeuse&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
La naissance d&#039;Isaac, fils d&#039;[[Abraham]] et de [[Sarah]], peut être interprétée dans les sources selon une double lecture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, sa conception est considérée comme miraculeuse, intervenant alors que ses parents étaient très âgés (Abraham aurait eu plus de cent ans et Sara 90 ans) et qu&#039;Abraham était décrit comme &amp;quot;déjà mort&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant l&#039;âge d&#039;Abraham et de Sarah, voir Genèse 17, 17 : « &#039;&#039;Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son cœur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ?&#039;&#039; » Ici, l’âge d’Abraham (100 ans) et celui de Sara (90 ans) sont explicitement donnés au moment de l’annonce de la naissance d’Isaac. Genèse 21, 5 : « &#039;&#039;Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils.&#039;&#039; » Ce verset confirme que selon les stricts mots du texte biblique, au moment de la naissance d’Isaac, Abraham avait 100 ans. Plus tard, plusieurs auteurs chrétiens reliront cet épisode pour en souligner la foi d’Abraham malgré sa vieillesse : Paul, dans sa lettre aux Romains (4, 19), explique que « &#039;&#039;sans faiblir dans la foi, il considéra son corps déjà usé — puisqu’il avait près de cent ans — et celui de Sara, déjà atteint par la vieillesse&#039;&#039;. » Ici, Paul parle du corps &amp;quot;déjà usé&amp;quot; d’Abraham, littéralement dans certaines traductions : « &#039;&#039;son corps déjà comme mort&#039;&#039; » (&#039;&#039;nekromenon&#039;&#039;, en grec). C’est probablement de ce passage que vient la formule « Abraham était déjà mort » (dans le sens de &amp;quot;biologiquement incapable d’avoir des enfants&amp;quot;). Le même Paul, dans son épître aux Hébreux (11, 11–12) indique que « &#039;&#039;c’est par la foi que Sara elle-même, bien qu’elle fût stérile et déjà avancée en âge, obtint la possibilité d’être mère, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait promis. C’est pourquoi, d’un seul homme déjà marqué par la mort, naquit une descendance nombreuse comme les étoiles du ciel…&#039;&#039; » L&#039;expression explicite : &#039;&#039;&#039;« &#039;&#039;d’un seul homme déjà marqué par la mort&#039;&#039; »&#039;&#039;&#039; est parfois traduite par « &#039;&#039;presque mort&#039;&#039; », selon les traductions.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce récit est comparé au mythe d&#039;[[Osiris]] et [[Isis]], qui eurent également un enfant miraculeusement alors qu&#039;Osiris était déjà défunt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, une lecture ré-interprétative des datations bibliques, en considérant les &amp;quot;années&amp;quot; comme des &amp;quot;saisons égyptiennes&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Concernant les &amp;quot;années&amp;quot; décomptées dans la Bible, Allan Arsmann montre dans ses différents travaux qu&#039;il s&#039;agit en fait d&#039;années &amp;quot;nilotiques&amp;quot;, à savoir des cycles de 4 mois, liés aux crues du Nil. Cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 1, ch. 15 pp. 379-401, et sa vidéo YouTube &#039;&#039;La date de l&#039;Exode élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=f0yUnCZ2GM4&amp;amp;t=73s). trois autres vidéos de l&#039;auteur évoquent cet aspect des datations bibliques : &amp;quot;L&#039;identité secrète de Moïse - élucidée par un Asperger&amp;quot; (relative à la mort de Josué), &amp;quot;L&#039;identité entre Abraham &amp;amp; Isaac - élucidée par un Asperger&amp;quot; pour l&#039;application aux âges d&#039;Abraham et Isaac, et &amp;quot;Potentiels enjeux ecientiques à venir dans les anciens textes sacrés et le texte de la Genèse&amp;quot; où l&#039;auteur souligne que les années lunaires étaient utilisées pour le début de la Genèse et les années nilotiques pour la période mosaïque. (Portail des vidéos : &amp;lt;nowiki&amp;gt;https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&amp;lt;/nowiki&amp;gt;).&amp;lt;/ref&amp;gt;, suggère qu&#039;Isaac serait né quand Abraham avait environ 33 ans et Sara 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 21, 5 : &amp;quot;וְאַבְרָהָם, בֶּן־מֵאָה שָׁנָה, בְּהִוָּלֵד לוֹ אֶת־יִצְחָק בְּנוֹ.&amp;quot;, &#039;&#039;« Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils. »&#039;&#039; (soit 33 ans révolus s&#039;il s&#039;agit de 100 ans nilotiques). Genèse 17, 17 avait précédemment précisé dans le récit, au moment de l&#039;annonce de la conception d&#039;Isaac, que &#039;&#039;« Abraham tomba sur sa face, il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? »&#039;&#039; texte qui donnerait à Sara l&#039;âge de 30 ans si son âge est compté dans le texte biblique en années nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, Isaac est associé aux &amp;quot;[[prémices]]&amp;quot; d&#039;Abraham, impliquant qu&#039;il devait être offert&amp;lt;ref&amp;gt;Plusieurs traditions juives et lectures midrashiques ou chrétiennes ultérieures à l&#039;écriture du texte biblique ont établi une correspondance symbolique entre Isaac et les prémices — en particulier à cause de son « offrande » sur le mont Moriah (Genèse 22) et du fait qu’il soit le fils promis né « contre toute attente ». Les &amp;quot;prémices&amp;quot; sont citées en Exode 23,16, Lévitique 23,9–14, Deutéronome 26,1–11, sans jamais mentionner Isaac. Mais dans le judaïsme ancien et rabbinique, plusieurs midrashim relisent l’épisode du « ligotage d’Isaac » (&#039;&#039;ʿAqedat Yiṣḥaq&#039;&#039;) comme une offrande représentative ou comme les “premiers fruits” de la foi d’Abraham. C&#039;est le cas du Targum Pseudo-Jonathan, dans lequel il est écrit au sujet de Genèse 22,14 : « … &#039;&#039;Sur cette montagne, Abraham offrit Isaac son fils, et sur cette montagne les générations offriront leurs prémices&#039;&#039;. » C&#039;est celui aussi du Midrash Rabbah, en 56:10 au sujet de Genèse et dans lequel Abraham dit : « &#039;&#039;Que cela te soit compté comme si j’avais offert toutes les générations en prémices devant toi.&#039;&#039; » Le &#039;&#039;ʿAqedah&#039;&#039; est ici compris comme l’offrande des “premiers fruits” de la descendance d’Abraham, Isaac étant le premier-né de la promesse. Le Nouveau Testament de son côté ne relie pas directement Isaac à la fête juive des prémices, mais emploie le langage des “premiers-nés” et des “prémices” à propos de Jésus, en s’inspirant de ces traditions. Dans Hébreux 11,17–19, l&#039;apôtre Paul affirme que « &#039;&#039;par la foi, Abraham offrit Isaac, le fils unique … il pensait que Dieu pouvait même le ressusciter d’entre les morts.&#039;&#039; » Isaac est figure de résurrection, thème des prémices de la vie nouvelle. En 1 Corinthiens 15,20, le même Paul déclare : « &#039;&#039;Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de ceux qui sont morts.&#039;&#039; » Paul relie la résurrection du Christ (qui a lieu le lendemain du sabbat de la Pâque — même jour que la fête des prémices) à la typologie d’Isaac (le fils offert et rendu à la vie). Ainsi, dans la théologie chrétienne, Isaac devient une préfiguration du Christ, et le Christ, les véritables prémices.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et la littérature apocryphe le lie d&#039;ailleurs aux fêtes des prémices&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés 22, il est question d&#039;Isaac et Ishmaël qui seraient venus du &amp;quot;puits du Serment&amp;quot; pour célébrer la fête des semaines — c’est-à-dire la fête des &#039;&#039;&#039;prémices&#039;&#039;&#039; de la moisson — chez Abraham, leur père ; dans ce même livre (Jubilés 22.3-4) il est ajouté qu&#039;Isaac offrit un holocauste. De plus, dans Jubilés 35 (qui traite de la fête des prémices en lien avec Abraham) on trouve aussi la mention de la « fête des premiers fruits » dans le contexte du patriarche Abraham.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette interprétation alignerait selon [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] sa naissance, et son sacrifice ultérieur à l&#039;âge de huit ans&amp;lt;ref&amp;gt;Le texte biblique lui-même ne donne pas explicitement son âge à ce moment. Dans &#039;&#039;&#039;Genèse Rabbah 56:8, l&#039;&#039;&#039;e midrash relie directement la mort de Sarah (Genèse 23, 1) à l’épisode du sacrifice d’Isaac (Genèse 22). Comme Sarah meurt à 127 ans, et qu’elle a 90 ans à la naissance d’Isaac (Genèse 17:17, 21:5), on conclut : 127 – 90 = 37 ans. Donc Isaac aurait 37 ans au moment de l’Akedah. Dans Genèse Rabbah 58:5, il est écrit que « &#039;&#039;lorsque Sarah apprit la nouvelle [du sacrifice], son âme s’envola et elle mourut.&#039;&#039; » Cette tradition repose sur l’idée que Sarah meurt &#039;&#039;&#039;en entendant&#039;&#039;&#039; que son fils a (failli ?) être sacrifié, ce qui fait du sacrifice d’Isaac l’événement immédiatement précédent sa mort.  Au XIe siècle, Rachi reprend explicitement ce raisonnement dans un commentaire sur sur Genèse 23, 2 : « &#039;&#039;L’Aqédah eut lieu juste avant la mort de Sarah, car elle mourut en apprenant ce qui s’était passé avec son fils Isaac.&#039;&#039; » Si l&#039;on applique la théorie d&#039;Allan Arsmann pour l&#039;âge supposé d&#039;Isaac, on obtient pour 37 années nilotiques un sacrifice opéré plutôt à l&#039;âge 12 ans révolus. Flavius Josèphe quant à lui, dans les &#039;&#039;Antiquités judaïques&#039;&#039; (I, 13, 2), considère qu&#039;Isaac avait 24 ans : « ἦν δὲ ὁ Ἰσαὰκ τότε ἐτῶν εἴκοσι πέντε », ce qui correspondrait à 8 années si les 24 sont nilotiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;, avec les thèmes de renouvellement et de sacrifice rituel abordés dans les textes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sacrifice ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;display:flow-root;margin:.6em 0 1em 1.6em;padding:.35em .6em;background:#fbfbfc;border-top:1px solid #eaecf0;border-bottom:1px solid #eaecf0;font-size:100%;line-height:1.45;&amp;quot;&amp;gt;🔎 Article détaillé&amp;amp;nbsp;: [[Isaac (sacrifice d&#039;)|Sacrifice d&#039;Isaac]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sacrifice d&#039;Isaac, tel qu&#039;il est expliqué dans la Bible, a été décrypté par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] comme une exigence formulée par un roi, perçu comme une incarnation de [[Baal]], pour sceller une alliance militaire. [[Abraham]] aurait selon l&#039;auteur effectivement procédé à l&#039;immolation de son fils premier-né, une pratique encore courante selon lui à cette époque. À la suite de cet acte, Abraham aurait expérimenté un &amp;quot;[[effet Phoenix]]&amp;quot;, un [[renouvellement]] par lequel il serait devenu Isaac, absorbant l&#039;identité de son fils sacrifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récits bibliques ultérieurs à ce sacrifice et concernant Isaac se réfèreraient ainsi, selon Arsmann, à cet Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot;, sa propre vie d&#039;actions s&#039;étant arrêtée après le sacrifice. Des indices dans les textes, comme le nom de &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; donné à Yahvé et le fait qu&#039;Abraham revienne seul de la montagne après l&#039;événement, sont interprétés comme des preuves de la réalisation effective du sacrifice&amp;lt;ref&amp;gt;Dans une vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 rediffusant une conférence de Thomas Römer intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s), le chercheur spécialiste de la Bible et membre du Collège de France évoque lui aussi ce point, à savoir le retour solitaire d&#039;Abraham depuis le lieu du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La tradition du bélier substitué est considérée par Allan Arsmann comme une modification ultérieure du texte, probablement par Abraham lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;hypothèse d&#039;Allan Arsmann est qu&#039;Abraham serait l&#039;auteur de la Genèse (cf. vidéo YouTube &#039;&#039;L&#039;origine sacerdotale d&#039;Abraham - élucidée par un Asperger&#039;&#039;, https://www.youtube.com/watch?v=H0zenAbomn0&amp;amp;t=256s).&amp;lt;/ref&amp;gt;, visant à substituer l&#039;acceptation spirituelle du sacrifice à sa réalisation physique et marquant une évolution vers la condamnation de ces pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mariage d&#039;Isaac ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bénédiction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Démonstration textuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Isaac comme Abraham &amp;quot;renouvelé&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] suggère dans ses écrits et vidéos que l&#039;Isaac adulte fut en fait son père Abraham lui-même, &amp;quot;un [[Renouvellement|renouvelé]]&amp;quot; selon les hypothèses originales d&#039;Arsmann. Cette idée expliquerait comment [[Jacob]] a pu être considéré dans certains textes comme le &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Dans Jubilés, chapitre 22, Jacob est clairement appelé &amp;quot;fils d&#039;Abraham&amp;quot;. Cette appellation peut cependant symboliquement se rapporter, comme cela est formulé ou sous-entendu dans le reste de la tradition biblique, qu&#039;à l&#039;héritage d&#039;Abraham reçu jusqu&#039;à Jacob. Dans Exode 2:24 (et passages ultérieurs), il est écrit : « &#039;&#039;Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob&#039;&#039;… » Allan Arsmann de son côté va jusqu&#039;à émettre l&#039;idée, sans en avoir la certitude cependant, que les trois personnages puissent n&#039;être qu&#039;une seule et même personne, renouvelée deux fois, voire trois en la personne de Joseph également (cf. &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, vol. 3 ch. 35, pp. 615-634, et tout particulièrement les pages 632-633). Ces différents renouvellements du même Abraham pourraient éclairer, selon Arsmann, la formulation &amp;quot;Dieu d&#039;Abraham, d&#039;Isaac et de Jacob&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, alors qu&#039;il est présenté dans la Bible et la plupart des textes sacrés comme celui d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnage effacé et passif ===&lt;br /&gt;
Isaac est dépeint dans la Bible comme un patriarche extrêmement discret et effacé, une sorte d&#039;&amp;quot;image grise de son père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;L&#039;analyse d&#039;Isaac et de sa relation post-sacrifice avec Abraham est longuement détaillée dans la vidéo YouTube d&#039;Allan Arsmann intitulée &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et ISsaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s). Les conclusions d&#039;Arsmann dans cette vidéo dépeignent Isaac comme une figure étrangement effacée après l&#039;épisode du sacrifice.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ses actions sont principalement des répétitions de celles d&#039;Abraham, le montrant comme plus faible et moins autonome&amp;lt;ref&amp;gt;Thomas Römer note lui aussi le peu de relief du personnage d&#039;Isaac adulte dans la Bible, dans la vidéo YouTube de l&#039;Académie Royale de Belgique citée plus haut en note et rediffusant une conférence du chercheur intitulée &#039;&#039;Le sacrifice du fils d’Abraham et les sacrifices humains dans le Levant ancien&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY&amp;amp;t=2150s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mariage imposé ===&lt;br /&gt;
Isaac est le seul personnage de la tradition biblique à qui son mariage a été imposé par son père, Abraham, sans qu&#039;il ait son mot à dire&amp;lt;ref&amp;gt;En Genèse 24:1‑4, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac parmi sa parenté. En Genèse 24:15‑27, le serviteur rencontre Rébecca au puits et prie pour un signe. En Genèse 24:50‑60, la famille de Rébecca accepte la demande de mariage. En Genèse 24:61‑67, Rébecca part avec le serviteur, rencontre Isaac, et « elle se donna à lui pour épouse » (v.67). En résumé, le mariage d’Isaac avec Rébecca est décrit dans ce chapitre comme étant arrangé par Abraham via son serviteur. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette pratique était pourtant nuancée dans la culture mésopotamienne et des premiers temps bibliques&amp;lt;ref&amp;gt;Bien que les mariages arrangés par les pères aient largement existé en Mésopotamie (cf. des tablettes de Mari et d’Ur recelant des contrats matrimoniaux, ou dans le code d&#039;Hammurabi, 1700 av JC), ceux-ci semblent avoir été plus fréquents dans les zones urbaines ou administratives, moins chez les tribus nomades qui valorisaient la négociation entre individus et clans. Certains spécialistes (ex. Yitzhak Avishur, Richard Friedman) notent que les récits patriarcaux bibliques pourraient refléter une fusion de coutumes urbaines et rurales, et que la liberté de la future épouse n’était pas systématiquement exclue. Mais les propos sont ici à nuancer, car si la Bible donne à voir parfois une volonté d&#039;union des futurs époux, qui apparaît surtout dans des gestes ou des choix personnels, cette volonté demeure tout de même toujours sous contrôle familial (cf. Jacob et Rachel, Moïse et Séphora, Ruth et Boaz.)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Héritier spirituel roux (Jacob) ===&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;Isaac fût le fils biologique d&#039;Abraham, [[Jacob]], qui &amp;quot;était roux&amp;quot; selon l&#039;affirmation d&#039;[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]]&amp;lt;ref&amp;gt;Ce détail est évoqué par Allan Arsmann dans son volume 2 de &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, ch. 4 p. 128.&amp;lt;/ref&amp;gt;, est présenté dans le récit biblique comme l&#039;héritier spirituel direct de la religion d&#039;Abraham. Cet argument relierait selon son hypothèse la caractéristique des cheveux roux à l&#039;héritier spirituel, soulignant potentiellement un contraste avec Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Bible pourtant, seule la couleur des cheveux d&#039;Esaü est mentionnée comme étant rousse : « &#039;&#039;Le premier sortit, tout roux, couvert d’un duvet comme un manteau ; on l’appela Ésaü.&#039;&#039; » (Genèse 25:25). Pour Jacob, il est simplement signalé que « &#039;&#039;Après lui sortit son frère, avec ses mains tenant le talon de son frère ; il fut appelé Jacob.&#039;&#039; » (Genèse 25:26). Cependant, certaines traditions juives et extrabibliques (ex. Midrash Rabbah, Gen. 65:2‑5 ou Pirkei de Rabbi Eliezer, ch. 25-26) le décrivent parfois comme ayant des cheveux et la peau clairs, pour créer un contraste symbolique avec Ésaü, ou pour des raisons de typologie narrative.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Non-retour d&#039;Isaac après le sacrifice ===&lt;br /&gt;
Dans le récit biblique du sacrifice, après l&#039;épreuve, il est noté qu&#039;&amp;quot;Abraham revint vers ses deux serviteurs&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Genèse 22:19 : &amp;quot;&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Abraham retourna&#039;&#039;&#039; vers ses serviteurs ; ils se levèrent et s’en allèrent ensemble à Beer-Schéba. Car Abraham demeurait à Beer-Schéba.&#039;&#039;&amp;quot; (version Louis Segond, 1910).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;absence de mention du retour d&#039;Isaac avec Abraham est interprétée par [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] comme un indice textuel direct prouvant selon lui qu&#039;Isaac n&#039;est jamais revenu de la montagne&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par unn Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 607-608, et la vidéo YouTube de l&#039;auteur, &#039;&#039;L&#039;identité entre Abraham et Isaac - élucidée par un Asperger&#039;&#039; (https://www.youtube.com/watch?v=i-16yZENcws&amp;amp;t=5s).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; comme surnom de Yahvé ===&lt;br /&gt;
Yahvé est surnommé &amp;quot;Terreur d&#039;Isaac&amp;quot; dans la Bible. Les sources soutiennent que ce nom n&#039;aurait pas été approprié si Dieu avait sauvé Isaac, suggérant plutôt qu&#039;il a été sacrifié, car un &amp;quot;Sauveur d&#039;Isaac&amp;quot; aurait été plus logique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, éd. Paradeigma, vol. 3, ch. 34 pp. 581-614.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le sacrifice d&#039;Isaac selon Moïse et les Hébreux ===&lt;br /&gt;
Le rite mosaïque des deux boucs, où l&#039;un est exilé et l&#039;autre brûlé en holocauste, est interprété comme symbolisant les deux fils d&#039;Abraham (Ismaël et Isaac). Cela implique que Moïse et les Hébreux de l&#039;époque croyaient qu&#039;Isaac avait été sacrifié par Abraham&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Ibid.&#039;&#039;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le verbe &amp;quot;épargner&amp;quot; dans les anciennes Bibles ===&lt;br /&gt;
Les versions grecques les plus anciennes de la Bible (comme la Septante) utilisent le verbe &amp;quot;phéidomaï&amp;quot; (épargner) dans le récit du sacrifice d&#039;Isaac&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la version grecque de la Genèse (Septante, LXX) au chapitre 22, verset 12, on trouve le verbe &#039;&#039;&#039;φεῖσον/οὐκ ἐφείσω&#039;&#039;&#039; (forme de φεῖδομαι / φεῖσον) qui signifie « épargner ». Voici le texte grec concerné : « &#039;&#039;Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου ἐπὶ τὸ παιδάριον, μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν· νῦν γὰρ ἔγνων ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ, καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου τοῦ ἀγαπητοῦ δι’ ἐμέ.&#039;&#039; » (Genèse 22:12 LXX). Le texte hébreu (Massorétique, MT) écrit de son côté : וַיֹּאמֶר, &#039;&#039;&#039;לֹא תִגְלֶה יָדְךָ אֶל־הַנַּעַר וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה;&#039;&#039;&#039; עַתָּה יָדַעְתִּי כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה, וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ מִמֶּנִּי׃ (Genèse 22:12 MT), où &#039;&#039;&#039;לֹא חָשַׁכְתָּ&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;lo chashakhta&#039;&#039;) signifie « tu n’as pas retenu / tu n’as pas épargné » Le terme hébreu semble donc correspondre au grec &amp;quot;οὐκ ἐφείσω&amp;quot; dans la Septante. La nuance grecque accentue l’idée de &#039;&#039;&#039;ne pas ménager / ne pas laisser mourir&#039;&#039;&#039;, proche du sens hébreu. C’est l’un des rares passages de la LXX où &#039;&#039;&#039;φεῖδομαι&#039;&#039;&#039; apparaît dans un contexte de sacrifice humain interrompu. En français littéral, cela donnerait : &amp;quot;&#039;&#039;Il dit&#039;&#039; (וַיֹּאמֶר/Εἶπεν) &#039;&#039;Ne tends pas ta main&#039;&#039; (לֹא תִגְלֶה יָדְךָ)/ &#039;&#039;n’élève pas ta main&#039;&#039; (Μὴ ἐπιβάλῃς τὴν χεῖρά σου)  &#039;&#039;contre le garçon&#039;&#039; (אֶל־הַנַּעַר)/ &#039;&#039;contre l’enfant&#039;&#039; (ἐπὶ τὸ παιδάριον) &#039;&#039;et ne lui fais rien&#039;&#039; (וְלֹא תַעֲשֵׂה בוֹ מְאוּמָה)/ &#039;&#039;et ne lui fais pas autre chose&#039;&#039; (μηδὲ ποιήσῃς αὐτῷ μηδέν), &#039;&#039;maintenant&#039;&#039; (עַתָּה / νῦν) &#039;&#039;je sais&#039;&#039; (יָדַעְתִּי) / j’ai reconnu (ἔγνων) &#039;&#039;que tu crains Dieu&#039;&#039; (כִּי יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה) / &#039;&#039;que tu es craignant Dieu&#039;&#039; (ὅτι φοβῇ τὸν θεὸν σύ) &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;et tu n’as pas épargné ton fils&#039;&#039;&#039;&#039;&#039; (&#039;&#039;&#039;וְלֹא חָשַׁכְתָּ אֶת־בִּנְךָ&#039;&#039;&#039; / &#039;&#039;&#039;καὶ οὐκ ἐφείσω τοῦ υἱοῦ σου&#039;&#039;&#039;), &#039;&#039;ton unique&#039;&#039; (אֶת־יְחִידְךָ) / &#039;&#039;ton bien-aimé&#039;&#039; (τοῦ ἀγαπητοῦ).&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;. [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] voit dans la formule &amp;quot;car tu n&#039;as pas épargné ton fils&amp;quot; les vestiges du texte biblique archaïque, auquel se seraient superposées les modifications et corrections ultérieures dont celle du &amp;quot;bélier&amp;quot; de remplacement, sorte de &amp;quot;deus ex machina&amp;quot; que le roi Josias aurait fait ajouter ultérieurement dans le texte biblique dans le cadre de ses réformes religieuses et pour dissimuler les anciennes pratiques sacrificielles devenues proscrites. Cette phrase indique formellement pour [[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Arsmann]] que le sacrifice a originellement et historiquement bien eu lieu, ce qu&#039;affirment certains textes&amp;lt;ref&amp;gt;Certaines traditions rabbiniques tardives évoquent qu’Isaac aurait été « comme » sacrifié, voire qu’il serait mort et ressuscité : par exemple le midrash intitulé &#039;&#039;Les cendres d’Isaac&#039;&#039; mentionne que, bien qu’Isaac ne soit pas mort selon le texte, « &#039;&#039;l’Écriture l’entend comme s’il était mort&#039;&#039; ». Des chercheurs comme Jon D. Levenson soutiennent l&#039;hypothèse selon laquelle la tradition juive ancienne envisageait la possibilité qu’Isaac fût réellement offert comme sacrifice, sans certitude historique cependant. Le bibliste, exégète et philologue Thomas Römer laisse également planer le doute dans sa conférence à l&#039;Académie Royale de Belgique de 2024 (https://www.youtube.com/watch?v=hYrDjG7SMYY).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confusion des actions entre Abraham et Isaac. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] fait remarquer qu&#039;il existe des textes, apocryphes et textes sacrés juifs, qui attribuent indifféremment les actions d&#039;Abraham à Isaac. Par exemple, Isaac est décrit comme recreusant les puits de son père et leur donnant les mêmes noms, ce qui laisse entendre selon lui une confusion, voire une fusion des personnages&amp;lt;ref&amp;gt;Etrangement en effet, dans Genèse 26 :18 il est mentionné qu&#039; « &#039;&#039;Isaac creusa de nouveau les puits d’eau que les serviteurs de son père Abraham avaient creusés aux jours d’Abraham son père, que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham ; et il appela les noms de ces puits selon les noms que son père leur avait donnés.&#039;&#039; » Ici, l’action est explicitement identifiée : Isaac « refait » les puits qu’Abraham avait creusés. Le Livre des Jubilés (chapitre 21:19-22) dans ses versions éthiopienne/latine mentionne les mêmes faits. Les commentaires rabbiniques modernes (ex. dans les ressources de Chabad) parlent de l’acte d’Isaac comme de « refaire » ou « suivre » les traces de son père Abraham, non seulement sur les puits mais dans la trajectoire spirituelle : « &#039;&#039;Tout ce qu’Abraham a fait, Isaac le fait aussi&#039;&#039; ».&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contexte anthropophage des cultes ayant influencé Abraham. ===&lt;br /&gt;
Les divinités ayant influencé Abraham provenaient de cultes caractérisés par des pratiques anthropophages. Des mythes sumériens décrivent Enki/[[Ea]] (associé à [[Yahvé]]) mangeant ses enfants&amp;lt;ref&amp;gt;Dans le mythe sumérien &#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; mettant en scène deux grandes divinités - Enki maître de la sagesse, le &amp;quot;porteur d&#039;eau&amp;quot;, et sa parèdre Ninhursag appelée aussi Ninmah -, Enki consomme huit plantes (issues de son sperme) que Ninhursag a plantées. Il est ensuite maudit et huit de ses organes sont touchés par la maladie. Mais toutes les tablettes évoquant ce mythe sont fragmentaires, et même si le mythe d&#039;&#039;&#039;Enki et Ninhursag&#039;&#039; existe en plusieurs versions (Nippur, Ur), toutes comportent des lacunes.&amp;lt;/ref&amp;gt; et insinuent la nécessité de sacrifices d&#039;enfants, renforçant le cadre anthropophagique du sacrifice d&#039;Isaac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Confirmation directe du sacrifice d&#039;Abraham. ===&lt;br /&gt;
[[Présentation des travaux d&#039;Allan Arsmann|Allan Arsmann]] est formel, pour lui les sources affirment explicitement qu&#039;Abraham a bien &amp;quot;sacrifié son fils&amp;quot;. Il souligne que cette réalité, bien que tragique, doit être considérée dans toute sa dimension historique, pour honorer la mémoire d&#039;Isaac comme victime réelle et sacrificielle antique, ainsi que celle de la multitude des autres victimes de sacrifices similaires, effectués en nombre dans le cadre des rituels dédiés aux cycles de [[renouvellement]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039;, tomes 1 à 6, éd. Paradeigma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
- Allan Arsmann, vidéos de la chaîne YouTube &#039;&#039;La Bible lue par un Asperger&#039;&#039; : https://www.youtube.com/@allanarsmann5904/videos&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, site de l&#039;auteur : https://paradeigma.be/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Paradeigma, forum des abonnés : https://paradeigma.be/forum/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Page Patreon de l&#039;auteur : https://www.patreon.com/c/AllanArsmann02/posts&lt;/div&gt;</summary>
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